Sous le Soleil brûlant
- Betanaelle
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Re: Sous le Soleil brûlant
Dernier message de la page précédente :
Alors si tu regardes mon premier post du topic que j'ai édité, il y a la liste complète avec les dates de toutes les aventures.Ce qui te permettra de voir où en sont mes joueurs par rapport à ce que j'ai posté, environ 22 séances pour le chapitre 3 du Livre 4
En un an on était à 43 parties de 3 heures les dimanches soir il me semble.
Zedafty doit mieux le savoir il note tout.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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ronin44
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Re: Sous le Soleil brûlant
Oups merci, je vais voir. En tous cas super les compte rendu !
- Zedafty
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Re: Sous le Soleil brûlant
Absolument !
Merci Beta !
Zed suit attentivement ce que dit le MD et prend des notes pour savoir où en est le groupe et toujours pouvoir aider si besoin (que ce soit les règles du jeu ou les évènements passés)
Et dimanche prochain, demain, 4 février 2024, notre exceptionnel Maître du jeu et expert inconditionnel de Dark Sun Betanaelle devrait animer la 59ème séance de jeu depuis le 11 septembre 2022 (et non, ça ne s'invente pas...).
En espérant avoir répondu correctement à la question posée
Pour qui serait intéressé·e pour assister ou participer, à voir avec le Maître
Merci Beta !
Zed suit attentivement ce que dit le MD et prend des notes pour savoir où en est le groupe et toujours pouvoir aider si besoin (que ce soit les règles du jeu ou les évènements passés)
Et dimanche prochain, demain, 4 février 2024, notre exceptionnel Maître du jeu et expert inconditionnel de Dark Sun Betanaelle devrait animer la 59ème séance de jeu depuis le 11 septembre 2022 (et non, ça ne s'invente pas...).
En espérant avoir répondu correctement à la question posée
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Dernière édition par Zedafty le Sam 3 Fév 2024 14:16, édité 1 fois.
« Les Dieux ne jouent pas aux dés. » — Elminster
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ronin44
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Re: Sous le Soleil brûlant
Lol merci, ultra précis !
Je voulais juste avoir une udée de la durée d'un telle campagne et jugé de la possibilité d'un truc du genre pour moi. en tous cas merci d'avoir repondu
Je voulais juste avoir une udée de la durée d'un telle campagne et jugé de la possibilité d'un truc du genre pour moi. en tous cas merci d'avoir repondu
- Betanaelle
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Livre 4 - Chapitre 4 – Visite chez les tareks (1 jour)
Chapitre 4 – Visite chez les tareks (1 jour)
Le lendemain deux inix furent préparés pour aller rejoindre la tribu des Groggond. En dehors de Tommy et d’un autre cavalier, seul Kankal, Tobi, Gallus, Tekqharil, Alâa et Grendel avait été invités.
Le voyage à dos d’inix était rapide, les animaux peu chargés et la tribu Tarek pas si loin que ça, en une demi-journée de voyage dans les amas rocheux et les contreforts de la cordillère ils arrivèrent à l’entrée de la vallée principale qui était le début de leur zone d’influence. Tekqharil les avait suivis en courant.
Des combattants Tarek en gardaient les passages contre les intrusions de giths ou d’autres créatures non souhaitées.
Une fois arrivés devant les gardes, ces derniers leur indiquèrent le chemin.
Ils étaient arrivés au plus proche de la montagne, qui surplombait la vallée de plusieurs milliers de mètres de haut. Contre les parois, on pouvait voir des tentes faites en peau, d’autres étaient faites avec des montants en os de grandes créatures, ils apprendraient plus tard que c’étaient des wyvernes, les grands reptiles volants de la cordillère.
Une grande partie de la tribu était là, car ils sont répartis sur une grande distance, ce n’est pas un vrai village. De plus les Tareks ne construisent pas des maisons en pierre, car ce sont des adeptes de la terre et que pour eux ce serait un sacrilège de déplacer une pierre, ou de la tailler.
Particulièrement belliqueuses, les tribus tareks sont réputées pour attaquer pratiquement tous ceux qu’ils rencontrent et avoir une haine tenace envers tous les magiciens sans distinction. Pour cette raison, ils haïssent les elfes tout particulièrement, car ces derniers sont des adeptes de la magie. Ils haïssent autant les giths, mais principalement parce que ces derniers cherchent à leur prendre les régions montagneuses où ils habitent. Ils ne respectent que la force physique et les prêtres élémentaires, même ceux qui ne sont pas de la terre.
Traziuk, le chef de la tribu, n’était pas l’archétype du guerrier tarek grand et puissant, il était plus petit et moins musclé que ceux qui l’entouraient. Et quand on sait que les combats pour devenir chef se font souvent à mort, cela montrait toute l’étendue de ses compétences en combat. En fait, Traziuk est un psioniste métabolicien, et ses capacités de combattant sont décuplées grâce à ses pouvoirs.
Il s’approcha du groupe de Tommy, il tenait dans la main un bol en bois. Derrière lui se tenaient deux Tareks mâles, dont un avait comme tatouage sur son torse nu le symbole de la terre, et une femelle. À côté de la femme, se tenait une autre femelle, plus jeune, qui avait aussi le symbole de la terre sur sa poitrine et qui tenait une peau en cuir contenant un liquide.
Traziuk : « Venez invités, venez boire le kla en guise d’amitié. » Il tendit alors le bol à Tommy, qui but entièrement le liquide, dont quelques gouttes blanches coulèrent sur sa barbe et qu’il essuya de la manche.
Kankal les avaient prévenus, le kla était du lait de zygra fermenté et partiellement caillé, boisson forte, au goût rance, elle devait être bue en une seule fois pour ne pas risquer une crise diplomatique. Seul Tekqharil en serait exempté, du fait qu’il n’avait pas de lèvres. La boisson était très nourrissante en dépit de son fort taux d’alcool.
Traziuk avait récupéré le bol, l’avait rempli et il le donna à Kankal.
Traziuk : « Bon retour dans ta tribu. » Kankal but d’un trait tout le kla, puis il fit claquer sa langue sur son palais. Les autres Tareks saluèrent le geste d’un claquement de langue, cela devait certainement être une réponse rituelle.
Ce fut au tour du cavalier du second inix, puis de Gallus et de Tobi, qui ne manqua pas de faire claquer sa langue sous l’approbation des Tareks. Puis ce fut le tour d’Alâa qui but sans sourciller.
Traziuk : « Voici Ganto, un de mes adjoints et un guerrier et voici Garziuk mon autre adjoint, elle est une rôdeuse et ma sœur jumelle. Voici Tramator notre chaman de la terre et Nival son apprentie, sœur jumelle de Kankal. »
À son tour Tommy fit les présentations
Tommy : « Voici Eliss, un monteur d’inix, mon second dans les caravanes. Grendel le demi-elfe est un rôdeur, il est en faction à l’avant-poste. Kankal que tu connais déjà. Le guerrier mante s’appelle Tekqharil et c’est un psychotranslateur, le petite-gens s’appelle Tobi, c’est aussi un rôdeur. Voici un humain du nom de Gallus, c’est un sage qui habite à Tyr, il est venu pour étudier la forêt. Et pour finir cette jeune fille s’appelle Alâa. »
Une fois les présentations faites, ils furent invités à un repas pendant lequel Tommy et Traziuk allaient discuter affaire.
Pendant que tout le monde s’approchait du feu de camp sur lequel un gros animal était en train de cuire, Kankal s’était approché de Nival. Les deux Tareks posèrent leurs têtes l’une contre l’autre et restèrent ainsi quelques instants. C’est ainsi que des jumeaux se saluent. Plus tard, pendant le repas, Kankal expliqua ce fait à ses amis.
Les femmes tareks ont toujours des jumeaux comme enfants, n’en avoir qu’un seul est rare et plutôt mal perçu. En général le chaman vient inspecter l’enfant pour voir s’il n’y a pas quelque chose qui cloche. Dans ces cas, la mort est administrée rapidement. Les tares physiques sont mal vues par ce peuple guerrier. Il est en revanche plus rare que ce soient des vrais jumeaux qui viennent au monde, mais dans ce cas ils sont fêtés car ayant certainement un don exceptionnel. Les femmes tareks ont une grossesse courte de seulement six mois, ce qui ne les empêches pas de se battre jusqu’au jour de l’accouchement.
Kankal raconta la célèbre histoire de Nirv’n, qui pendant un combat contre des giths mit au monde deux garçons, Cast’r et Poll’x, retourna au combat et quand le combat fut terminé, elle retourna auprès des deux enfants pour les allaiter.
Avoir des jumeaux mâles étant le summum de la féminité pour les Tareks, des filles étant le summum de la masculinité pour les pères.
La viande était succulente, et pendant le repas Traziuk expliqua qu’il y avait des attaques de plus en plus fréquentes de giths, que toute la tribu était en alerte et qu’il serait donc difficile de pouvoir faire du troc avec l’avant-poste tant que cette situation perdurerait. Qu’il aimerait pouvoir exterminer les giths, mais qu’il ne savait pas où se trouvait leur campement.
Tommy : « Envoyons des éclaireurs, pourquoi pas Grendel et Garziuk, qui connaissent le mieux cette région. J’ai besoin de Tobi pour aller voir les petite-gens de la forêt. Il suffit de leur donner des provisions pour quelques jours et dès qu’ils ont découvert où se trouvent les giths, nous aviserons. »
Traziuk était d’accord, il approuva et donna des ordres pour qu’on amène des provisions aux deux rôdeurs.
Le repas terminé, l’accord tacite entre les deux chefs fut conclu par une dernière tournée de kla. Les inix furent à nouveau montés par les membres de la maison Wavir et de Garziuk qui les accompagna une partie du chemin.
Arrivée à l’embranchement vers le défilé, les deux rôdeurs descendirent et continuèrent leur chemin vers le sud.
Ils furent de retour à l’avant-poste en fin de journée et n’ayant pas particulièrement faim, sauf Tobi toujours affamé après un voyage, s’installèrent autour de Vouin qui raconta comment les Wavir découvrirent le passage dans la Cordillère et y installèrent un avant-poste.
Vouin : « Un ancien membre de l’expédition était un petite-gens du nom de Xanatu. Il avait été attrapé dans la Cordillère au sud de Tyr et avait été envoyé dans l’arène de la ville comme esclave gladiateur. Ayant réussi à s’enfuir – grâce à ses capacités psioniques – il se cacha dans une caravane Wavir en partance de la ville. Quand la caravane fut attaquée par des pillards, il sortit de sa cachette et réussit à tuer le chef des pillards, ce qui mit fin à l’attaque. Reconnaissant le chef de la caravane lui expliqua qu’il n’avait rien à craindre des Wavir car ils ne faisaient pas d’esclavage. C’était Tabaros Wavir, l’actuel chef de la maison marchande. Le Petite-gens lui expliqua qu’il avait découvert un passage pour traverser la Cordillère à partir du Versant forestier. Qu’il pouvait leur montrer où c’était si on le laissait partir une fois arrivés. C’est comme ça que la première expédition débuta.
Actuellement seul Tabaros et moi sommes encore en vie de cette expédition d’origine. Xanatu est devenu le chef de la tribu des colibris et c’est maintenant son fils Burgadala qui la dirige. Xanatu est mort il y a une dizaine d’année environ.
Cela fait maintenant cinquante ans que le passage a été découvert. Et quand on a décidé d’y créer l’avant-poste quelques temps après, je suis revenu avec Belma et quelques bons compagnons et je ne l’ai plus quitté. »
Belma : « Tu oublies de dire que je suis venu avec notre fils et que s’occuper de vous tous, plus d’un enfant, dans des conditions précaires, sous des tentes et bien ce n’était pas évident. »
Vouin : « Oui, heureusement qu’il y a une trentaine d’années un ermite est venu dans le défilé, il s’est installé dans une grotte vers le milieu du passage. Un psioniste de Balic, télépathe très puissant, mais d’une nature bienveillante. Un ancien noble qui en avait assez des magouilles politiques à ce que j’ai cru comprendre. En trente années de connaissances il en a très peu dit. Il nous a bien aidé quand même, il est toujours là quand on a besoin de lui.»
Belma : « Toujours là surtout quand il y a de bonne chose à manger. Trifanel c’est son nom, et s’il aime bien la viande, il raffole littéralement des œufs. Sur ce, tout le monde va aller se coucher, demain on va aller chercher un aprig chez les petite-gens, et il faut partir tôt. »
Le lendemain deux inix furent préparés pour aller rejoindre la tribu des Groggond. En dehors de Tommy et d’un autre cavalier, seul Kankal, Tobi, Gallus, Tekqharil, Alâa et Grendel avait été invités.
Le voyage à dos d’inix était rapide, les animaux peu chargés et la tribu Tarek pas si loin que ça, en une demi-journée de voyage dans les amas rocheux et les contreforts de la cordillère ils arrivèrent à l’entrée de la vallée principale qui était le début de leur zone d’influence. Tekqharil les avait suivis en courant.
Des combattants Tarek en gardaient les passages contre les intrusions de giths ou d’autres créatures non souhaitées.
Une fois arrivés devant les gardes, ces derniers leur indiquèrent le chemin.
Ils étaient arrivés au plus proche de la montagne, qui surplombait la vallée de plusieurs milliers de mètres de haut. Contre les parois, on pouvait voir des tentes faites en peau, d’autres étaient faites avec des montants en os de grandes créatures, ils apprendraient plus tard que c’étaient des wyvernes, les grands reptiles volants de la cordillère.
Une grande partie de la tribu était là, car ils sont répartis sur une grande distance, ce n’est pas un vrai village. De plus les Tareks ne construisent pas des maisons en pierre, car ce sont des adeptes de la terre et que pour eux ce serait un sacrilège de déplacer une pierre, ou de la tailler.
Particulièrement belliqueuses, les tribus tareks sont réputées pour attaquer pratiquement tous ceux qu’ils rencontrent et avoir une haine tenace envers tous les magiciens sans distinction. Pour cette raison, ils haïssent les elfes tout particulièrement, car ces derniers sont des adeptes de la magie. Ils haïssent autant les giths, mais principalement parce que ces derniers cherchent à leur prendre les régions montagneuses où ils habitent. Ils ne respectent que la force physique et les prêtres élémentaires, même ceux qui ne sont pas de la terre.
Traziuk, le chef de la tribu, n’était pas l’archétype du guerrier tarek grand et puissant, il était plus petit et moins musclé que ceux qui l’entouraient. Et quand on sait que les combats pour devenir chef se font souvent à mort, cela montrait toute l’étendue de ses compétences en combat. En fait, Traziuk est un psioniste métabolicien, et ses capacités de combattant sont décuplées grâce à ses pouvoirs.
Il s’approcha du groupe de Tommy, il tenait dans la main un bol en bois. Derrière lui se tenaient deux Tareks mâles, dont un avait comme tatouage sur son torse nu le symbole de la terre, et une femelle. À côté de la femme, se tenait une autre femelle, plus jeune, qui avait aussi le symbole de la terre sur sa poitrine et qui tenait une peau en cuir contenant un liquide.
Traziuk : « Venez invités, venez boire le kla en guise d’amitié. » Il tendit alors le bol à Tommy, qui but entièrement le liquide, dont quelques gouttes blanches coulèrent sur sa barbe et qu’il essuya de la manche.
Kankal les avaient prévenus, le kla était du lait de zygra fermenté et partiellement caillé, boisson forte, au goût rance, elle devait être bue en une seule fois pour ne pas risquer une crise diplomatique. Seul Tekqharil en serait exempté, du fait qu’il n’avait pas de lèvres. La boisson était très nourrissante en dépit de son fort taux d’alcool.
Traziuk avait récupéré le bol, l’avait rempli et il le donna à Kankal.
Traziuk : « Bon retour dans ta tribu. » Kankal but d’un trait tout le kla, puis il fit claquer sa langue sur son palais. Les autres Tareks saluèrent le geste d’un claquement de langue, cela devait certainement être une réponse rituelle.
Ce fut au tour du cavalier du second inix, puis de Gallus et de Tobi, qui ne manqua pas de faire claquer sa langue sous l’approbation des Tareks. Puis ce fut le tour d’Alâa qui but sans sourciller.
Traziuk : « Voici Ganto, un de mes adjoints et un guerrier et voici Garziuk mon autre adjoint, elle est une rôdeuse et ma sœur jumelle. Voici Tramator notre chaman de la terre et Nival son apprentie, sœur jumelle de Kankal. »
À son tour Tommy fit les présentations
Tommy : « Voici Eliss, un monteur d’inix, mon second dans les caravanes. Grendel le demi-elfe est un rôdeur, il est en faction à l’avant-poste. Kankal que tu connais déjà. Le guerrier mante s’appelle Tekqharil et c’est un psychotranslateur, le petite-gens s’appelle Tobi, c’est aussi un rôdeur. Voici un humain du nom de Gallus, c’est un sage qui habite à Tyr, il est venu pour étudier la forêt. Et pour finir cette jeune fille s’appelle Alâa. »
Une fois les présentations faites, ils furent invités à un repas pendant lequel Tommy et Traziuk allaient discuter affaire.
Pendant que tout le monde s’approchait du feu de camp sur lequel un gros animal était en train de cuire, Kankal s’était approché de Nival. Les deux Tareks posèrent leurs têtes l’une contre l’autre et restèrent ainsi quelques instants. C’est ainsi que des jumeaux se saluent. Plus tard, pendant le repas, Kankal expliqua ce fait à ses amis.
Les femmes tareks ont toujours des jumeaux comme enfants, n’en avoir qu’un seul est rare et plutôt mal perçu. En général le chaman vient inspecter l’enfant pour voir s’il n’y a pas quelque chose qui cloche. Dans ces cas, la mort est administrée rapidement. Les tares physiques sont mal vues par ce peuple guerrier. Il est en revanche plus rare que ce soient des vrais jumeaux qui viennent au monde, mais dans ce cas ils sont fêtés car ayant certainement un don exceptionnel. Les femmes tareks ont une grossesse courte de seulement six mois, ce qui ne les empêches pas de se battre jusqu’au jour de l’accouchement.
Kankal raconta la célèbre histoire de Nirv’n, qui pendant un combat contre des giths mit au monde deux garçons, Cast’r et Poll’x, retourna au combat et quand le combat fut terminé, elle retourna auprès des deux enfants pour les allaiter.
Avoir des jumeaux mâles étant le summum de la féminité pour les Tareks, des filles étant le summum de la masculinité pour les pères.
La viande était succulente, et pendant le repas Traziuk expliqua qu’il y avait des attaques de plus en plus fréquentes de giths, que toute la tribu était en alerte et qu’il serait donc difficile de pouvoir faire du troc avec l’avant-poste tant que cette situation perdurerait. Qu’il aimerait pouvoir exterminer les giths, mais qu’il ne savait pas où se trouvait leur campement.
Tommy : « Envoyons des éclaireurs, pourquoi pas Grendel et Garziuk, qui connaissent le mieux cette région. J’ai besoin de Tobi pour aller voir les petite-gens de la forêt. Il suffit de leur donner des provisions pour quelques jours et dès qu’ils ont découvert où se trouvent les giths, nous aviserons. »
Traziuk était d’accord, il approuva et donna des ordres pour qu’on amène des provisions aux deux rôdeurs.
Le repas terminé, l’accord tacite entre les deux chefs fut conclu par une dernière tournée de kla. Les inix furent à nouveau montés par les membres de la maison Wavir et de Garziuk qui les accompagna une partie du chemin.
Arrivée à l’embranchement vers le défilé, les deux rôdeurs descendirent et continuèrent leur chemin vers le sud.
Ils furent de retour à l’avant-poste en fin de journée et n’ayant pas particulièrement faim, sauf Tobi toujours affamé après un voyage, s’installèrent autour de Vouin qui raconta comment les Wavir découvrirent le passage dans la Cordillère et y installèrent un avant-poste.
Vouin : « Un ancien membre de l’expédition était un petite-gens du nom de Xanatu. Il avait été attrapé dans la Cordillère au sud de Tyr et avait été envoyé dans l’arène de la ville comme esclave gladiateur. Ayant réussi à s’enfuir – grâce à ses capacités psioniques – il se cacha dans une caravane Wavir en partance de la ville. Quand la caravane fut attaquée par des pillards, il sortit de sa cachette et réussit à tuer le chef des pillards, ce qui mit fin à l’attaque. Reconnaissant le chef de la caravane lui expliqua qu’il n’avait rien à craindre des Wavir car ils ne faisaient pas d’esclavage. C’était Tabaros Wavir, l’actuel chef de la maison marchande. Le Petite-gens lui expliqua qu’il avait découvert un passage pour traverser la Cordillère à partir du Versant forestier. Qu’il pouvait leur montrer où c’était si on le laissait partir une fois arrivés. C’est comme ça que la première expédition débuta.
Actuellement seul Tabaros et moi sommes encore en vie de cette expédition d’origine. Xanatu est devenu le chef de la tribu des colibris et c’est maintenant son fils Burgadala qui la dirige. Xanatu est mort il y a une dizaine d’année environ.
Cela fait maintenant cinquante ans que le passage a été découvert. Et quand on a décidé d’y créer l’avant-poste quelques temps après, je suis revenu avec Belma et quelques bons compagnons et je ne l’ai plus quitté. »
Belma : « Tu oublies de dire que je suis venu avec notre fils et que s’occuper de vous tous, plus d’un enfant, dans des conditions précaires, sous des tentes et bien ce n’était pas évident. »
Vouin : « Oui, heureusement qu’il y a une trentaine d’années un ermite est venu dans le défilé, il s’est installé dans une grotte vers le milieu du passage. Un psioniste de Balic, télépathe très puissant, mais d’une nature bienveillante. Un ancien noble qui en avait assez des magouilles politiques à ce que j’ai cru comprendre. En trente années de connaissances il en a très peu dit. Il nous a bien aidé quand même, il est toujours là quand on a besoin de lui.»
Belma : « Toujours là surtout quand il y a de bonne chose à manger. Trifanel c’est son nom, et s’il aime bien la viande, il raffole littéralement des œufs. Sur ce, tout le monde va aller se coucher, demain on va aller chercher un aprig chez les petite-gens, et il faut partir tôt. »
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:43, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 4 - Chapitre 5 : Le village de la tribu des Colibris – Attaque de Feylaar – Trifanel l’ermite (1 jour)
Chapitre 5 : Le village de la tribu des Colibris – Attaque de Feylaar – Trifanel l’ermite (1 jour)
Le lendemain, après le réveil et un rapide petit déjeuner, Belma partit au village de la tribu des Colibris avec Alâa, Gallus, Kankal, Tekqharil et Tobi. Elle voulait un aprig car c’est une excellente source de nourriture.
Ces créatures sont élevées un peu partout sur Athas. Elles sont en bas de la chaîne alimentaire. Les aprigs n’ont besoin que de peu de soins et peuvent manger presque tous les végétaux sous n’importe quelle forme, et même les déchets. Leur face ronde et leur museau plat sont parfaits pour fouiller le sol et déterrer les racines et les tubercules. Leur ouïe et leur odorat sont affûtés mais leur vision très faible. La couleur des aprigs varie du gris au marron rougeâtre et ils arborent de dures carapaces les protégeant des éléments et des prédateurs.
On en trouve à l’état sauvage dans le Versant forestier, mais ils sont extrêmement craintifs. La tribu des Colibris en a un petit troupeau élevé pour la consommation dans les cas où les chasseurs ne ramènent pas assez de gibier.
Il n’est pas facile d’aller jusqu’au village de la tribu des Colibris. En effet, les petites-gens piègent régulièrement les différents accès et il serait trop dangereux de tenter le passage tout seul sans leur aide. Aussi, il a été mis en place un système qui permet d’avertir quand les membres de l’avant-poste veulent faire du commerce, pour qu’un guide vienne les y emmener. Il suffit de déposer la veille quelques morceaux d’obsidienne au pied d’une des pierres percées pour que le lendemain un des membres de la tribu des Colibris soit là. C’est ce qu’avait fait Belma la veille pendant que Tommy et ses compagnons étaient chez les Tareks.
Un petite-gens, un adolescent, sortit d’un des petits fourrés à leur arrivée. Et en suivant un chemin un peu tortueux, il les emmena au village. Ce dernier était en fait une immense hutte dans une clairière où toute la tribu habitait, chaque famille ayant un petit coin à elle séparé par des cloisons faites de branches taillées ou tressées, de peau, voire de tissu. Dans un coin de la clairière, un enclos avec des aprigs.
Après avoir récupéré un jeune aprig, qui avait été attaché avec une corde que Belma avait emmenée, ils purent quitter le village. Et sur le chemin du retour, il décidèrent de ramasser des œufs pour le vieil ermite.
Après avoir cherché et trouvé un nid d’oiseaux dans les arbres, on décida d’y envoyer Alâa, la plus agile, et surtout capable de rétrécir son corps grâce à ses talents psioniques pour aller sur les branches les plus minces.
Alors qu’Alâa était dans l’arbre, et que Belma, Kankal, Tekqharil, Tobi et Gallus regardaient d’en bas, un bruit de course rapide se fit entendre à côté d’eux. À peine eurent-ils le temps de se retourner qu’une créature simiesque à quatre bras particulièrement massive et d’une taille supérieure à un elfe ou un thri-kreen avait percuté Kankal et lui avait assené une série de coups de poing et même tenté de le mordre. Le Tarek était à terre sous les coups de boutoir. Malgré sa grande force, il n’avait pas pu se tenir debout. Tobi avait sorti ses rasoirs de poing en os, le Thri-kreen portait deux de ses « mains » contre sa tête, vraisemblablement pour utiliser ses pouvoirs psioniques, Gallus avait commencé à recueillir l’énergie des plantes qui l’entouraient, Belma tenait fermement l’aprig qui voulait s’enfuir. Mais soudain, un énorme serpent noir aux reflets verts tomba de l’arbre sur la créature. Sa collerette était ouverte en grand et il mordit le monstre, lui injectant un venin puissant. Derrière lui se trouvait une autre de ces créatures. Légèrement plus petite, elle avait des petites mamelles et devait donc être une femelle. Elle se précipita vers le groupe, mais soudain s’arrêta net et porta sa première paire de mains vers sa grosse tête. Elle faisait un combat psychique, mais avec qui ? Tobi, Kankal, Gallus et Tekqharil se jetèrent sur elle et la tuèrent rapidement, à moins que ce fut une attaque mentale qui le fit.
De derrière un arbre sortit un homme. D’une soixantaine d’années au moins, il était barbu et avait les cheveux assez longs malgré une calvitie avancée. Il portait juste un gilet de cuir et un pantalon en cuir, les deux étaient dans un état d’usure notable, et il était pieds nus.
Belma s’écria : « Trifanel ! C’est vous qui avez bloqué cette créature ? »
L’homme souriait et on pouvait voir qu’il lui manquait une grande partie de ses dents de devant.
Trifanel : « En effet Belma, heureusement je passais par-là. J’étais à la recherche d’œufs, mais tu ne devrais pas bouger, il y a un gros cobra royal devant toi. »
Comme s’il avait compris les mots, le serpent se mit à se tordre sur lui-même. Puis on entendit des craquements. Il rétrécissait à vue d’œil. Des bras, des jambes et une tête apparurent, suivis finalement du corps entier d’Alâa.
Alâa : « Aïe ! J’ai dû me transformer encore ! J’ai faim ! Mais je suis sans vêtement en plus ! »
Elle grimpa à nouveau l’arbre, comme si elle était poursuivie par une terrifiante créature. Tout le monde se regroupa dessous tandis que Belma faisait les présentations tout en cherchant à voir ce qui se passait dans les branches.
Trifanel : « Une petite psychométabolicienne on dirait. Elle me fait penser à Traziuk, en beaucoup plus petit il est vrai, et en plus mignon aussi. »
Au bout de quelques minutes, Alâa redescendit. Elle avait récupéré ses vêtements qui étaient restés coincés dans les branches pendant sa transformation. Elle tenait aussi un œuf dans une de ses mains, ce qui ne semblait pas la gêner du tout pour descendre de l’arbre.
Alâa : « Désolé, il y en avait d’autres, mais je les ai mangés, j’avais trop faim. Voilà pour vous. » Elle tendit l’œuf à Trifanel qui le récupéra.
Trifanel : « Je te remercie. Je penche plutôt pour un talent natif, car tu as du mal à le maîtriser. Regarde bien, je vais te montrer l’objet le plus magnifique que la nature nous ait donné. L’épine de cactus ! »
Piqué dans son gilet, il prit une épine de cactus longue de cinq centimètres qu’il utilisa pour percer l’œuf, qu’il goba goulûment.
Tobi : « Qu’est-ce qu’on fait de la viande ? Ce n’est pas bien de gâcher ça ! »
Gallus : « Kankal n’a pas l’air en forme, il serre les dents et il est tout pâle. »
Trifanel : « Si on pouvait aller dans la tribu des Groggond, ils pourraient le soigner. Et cuire la viande, aussi. Il nous faudrait un psychotranslateur ! »
Tekqharil : « Je vais ouvrir un trou de ver. Il faudrait s’approcher des créatures pour les prendre avec nous. »
Belma : « Moi je vais rentrer sans vous, on m’attend pour préparer le repas à l’avant-poste. »
Une fois arrivé à la tribu des Groggond, Trifanel parla aux Tareks, qui préviennent Traziuk. Tous deux allèrent chercher Nival. Pendant que Kankal était soigné par sa sœur jumelle, les membres du clan qui étaient là en profitèrent pour préparer la viande et récupérer la peau. Trifanel appela ces créatures des feylaars. Doués de capacités psioniques, les feylaars ont de plus une grande force physique et sont un des plus terribles dangers du Versant forestier avec les aïs et les kirres.
Pendant le repas, l’ermite demande à Traziuk ce qu’il pense des capacités que possède Alâa. Et après avoir écouté la jeune fille, il en conclut que c’est effectivement un pouvoir psychométabolique qui ressemble au métamorphisme mais en diffère sur certains points. Ce serait donc un talent natif, mais unique, étrangement puissant et pour l’instant difficile à contrôler. Il ajouta qu’Alâa pourrait sans doute y parvenir quand elle aura gagné en maturité.
Ils apprirent également que Traziuk était à l’origine un talent natif, qu’il a rencontré Trifanel alors qu’il était en mauvaise posture face à des giths, que le futur ermite l’avait aidé dans son combat et par la suite lui avait fait une chirurgie psychique pour qu’il devienne un vrai psioniste.
Ils passèrent la nuit dans le camp des Tareks et le lendemain Tekqharil créa à nouveau un trou de ver pour retourner à l’avant-poste.
Le lendemain, après le réveil et un rapide petit déjeuner, Belma partit au village de la tribu des Colibris avec Alâa, Gallus, Kankal, Tekqharil et Tobi. Elle voulait un aprig car c’est une excellente source de nourriture.
Ces créatures sont élevées un peu partout sur Athas. Elles sont en bas de la chaîne alimentaire. Les aprigs n’ont besoin que de peu de soins et peuvent manger presque tous les végétaux sous n’importe quelle forme, et même les déchets. Leur face ronde et leur museau plat sont parfaits pour fouiller le sol et déterrer les racines et les tubercules. Leur ouïe et leur odorat sont affûtés mais leur vision très faible. La couleur des aprigs varie du gris au marron rougeâtre et ils arborent de dures carapaces les protégeant des éléments et des prédateurs.
On en trouve à l’état sauvage dans le Versant forestier, mais ils sont extrêmement craintifs. La tribu des Colibris en a un petit troupeau élevé pour la consommation dans les cas où les chasseurs ne ramènent pas assez de gibier.
Il n’est pas facile d’aller jusqu’au village de la tribu des Colibris. En effet, les petites-gens piègent régulièrement les différents accès et il serait trop dangereux de tenter le passage tout seul sans leur aide. Aussi, il a été mis en place un système qui permet d’avertir quand les membres de l’avant-poste veulent faire du commerce, pour qu’un guide vienne les y emmener. Il suffit de déposer la veille quelques morceaux d’obsidienne au pied d’une des pierres percées pour que le lendemain un des membres de la tribu des Colibris soit là. C’est ce qu’avait fait Belma la veille pendant que Tommy et ses compagnons étaient chez les Tareks.
Un petite-gens, un adolescent, sortit d’un des petits fourrés à leur arrivée. Et en suivant un chemin un peu tortueux, il les emmena au village. Ce dernier était en fait une immense hutte dans une clairière où toute la tribu habitait, chaque famille ayant un petit coin à elle séparé par des cloisons faites de branches taillées ou tressées, de peau, voire de tissu. Dans un coin de la clairière, un enclos avec des aprigs.
Après avoir récupéré un jeune aprig, qui avait été attaché avec une corde que Belma avait emmenée, ils purent quitter le village. Et sur le chemin du retour, il décidèrent de ramasser des œufs pour le vieil ermite.
Après avoir cherché et trouvé un nid d’oiseaux dans les arbres, on décida d’y envoyer Alâa, la plus agile, et surtout capable de rétrécir son corps grâce à ses talents psioniques pour aller sur les branches les plus minces.
Alors qu’Alâa était dans l’arbre, et que Belma, Kankal, Tekqharil, Tobi et Gallus regardaient d’en bas, un bruit de course rapide se fit entendre à côté d’eux. À peine eurent-ils le temps de se retourner qu’une créature simiesque à quatre bras particulièrement massive et d’une taille supérieure à un elfe ou un thri-kreen avait percuté Kankal et lui avait assené une série de coups de poing et même tenté de le mordre. Le Tarek était à terre sous les coups de boutoir. Malgré sa grande force, il n’avait pas pu se tenir debout. Tobi avait sorti ses rasoirs de poing en os, le Thri-kreen portait deux de ses « mains » contre sa tête, vraisemblablement pour utiliser ses pouvoirs psioniques, Gallus avait commencé à recueillir l’énergie des plantes qui l’entouraient, Belma tenait fermement l’aprig qui voulait s’enfuir. Mais soudain, un énorme serpent noir aux reflets verts tomba de l’arbre sur la créature. Sa collerette était ouverte en grand et il mordit le monstre, lui injectant un venin puissant. Derrière lui se trouvait une autre de ces créatures. Légèrement plus petite, elle avait des petites mamelles et devait donc être une femelle. Elle se précipita vers le groupe, mais soudain s’arrêta net et porta sa première paire de mains vers sa grosse tête. Elle faisait un combat psychique, mais avec qui ? Tobi, Kankal, Gallus et Tekqharil se jetèrent sur elle et la tuèrent rapidement, à moins que ce fut une attaque mentale qui le fit.
De derrière un arbre sortit un homme. D’une soixantaine d’années au moins, il était barbu et avait les cheveux assez longs malgré une calvitie avancée. Il portait juste un gilet de cuir et un pantalon en cuir, les deux étaient dans un état d’usure notable, et il était pieds nus.
Belma s’écria : « Trifanel ! C’est vous qui avez bloqué cette créature ? »
L’homme souriait et on pouvait voir qu’il lui manquait une grande partie de ses dents de devant.
Trifanel : « En effet Belma, heureusement je passais par-là. J’étais à la recherche d’œufs, mais tu ne devrais pas bouger, il y a un gros cobra royal devant toi. »
Comme s’il avait compris les mots, le serpent se mit à se tordre sur lui-même. Puis on entendit des craquements. Il rétrécissait à vue d’œil. Des bras, des jambes et une tête apparurent, suivis finalement du corps entier d’Alâa.
Alâa : « Aïe ! J’ai dû me transformer encore ! J’ai faim ! Mais je suis sans vêtement en plus ! »
Elle grimpa à nouveau l’arbre, comme si elle était poursuivie par une terrifiante créature. Tout le monde se regroupa dessous tandis que Belma faisait les présentations tout en cherchant à voir ce qui se passait dans les branches.
Trifanel : « Une petite psychométabolicienne on dirait. Elle me fait penser à Traziuk, en beaucoup plus petit il est vrai, et en plus mignon aussi. »
Au bout de quelques minutes, Alâa redescendit. Elle avait récupéré ses vêtements qui étaient restés coincés dans les branches pendant sa transformation. Elle tenait aussi un œuf dans une de ses mains, ce qui ne semblait pas la gêner du tout pour descendre de l’arbre.
Alâa : « Désolé, il y en avait d’autres, mais je les ai mangés, j’avais trop faim. Voilà pour vous. » Elle tendit l’œuf à Trifanel qui le récupéra.
Trifanel : « Je te remercie. Je penche plutôt pour un talent natif, car tu as du mal à le maîtriser. Regarde bien, je vais te montrer l’objet le plus magnifique que la nature nous ait donné. L’épine de cactus ! »
Piqué dans son gilet, il prit une épine de cactus longue de cinq centimètres qu’il utilisa pour percer l’œuf, qu’il goba goulûment.
Tobi : « Qu’est-ce qu’on fait de la viande ? Ce n’est pas bien de gâcher ça ! »
Gallus : « Kankal n’a pas l’air en forme, il serre les dents et il est tout pâle. »
Trifanel : « Si on pouvait aller dans la tribu des Groggond, ils pourraient le soigner. Et cuire la viande, aussi. Il nous faudrait un psychotranslateur ! »
Tekqharil : « Je vais ouvrir un trou de ver. Il faudrait s’approcher des créatures pour les prendre avec nous. »
Belma : « Moi je vais rentrer sans vous, on m’attend pour préparer le repas à l’avant-poste. »
Une fois arrivé à la tribu des Groggond, Trifanel parla aux Tareks, qui préviennent Traziuk. Tous deux allèrent chercher Nival. Pendant que Kankal était soigné par sa sœur jumelle, les membres du clan qui étaient là en profitèrent pour préparer la viande et récupérer la peau. Trifanel appela ces créatures des feylaars. Doués de capacités psioniques, les feylaars ont de plus une grande force physique et sont un des plus terribles dangers du Versant forestier avec les aïs et les kirres.
Pendant le repas, l’ermite demande à Traziuk ce qu’il pense des capacités que possède Alâa. Et après avoir écouté la jeune fille, il en conclut que c’est effectivement un pouvoir psychométabolique qui ressemble au métamorphisme mais en diffère sur certains points. Ce serait donc un talent natif, mais unique, étrangement puissant et pour l’instant difficile à contrôler. Il ajouta qu’Alâa pourrait sans doute y parvenir quand elle aura gagné en maturité.
Ils apprirent également que Traziuk était à l’origine un talent natif, qu’il a rencontré Trifanel alors qu’il était en mauvaise posture face à des giths, que le futur ermite l’avait aidé dans son combat et par la suite lui avait fait une chirurgie psychique pour qu’il devienne un vrai psioniste.
Ils passèrent la nuit dans le camp des Tareks et le lendemain Tekqharil créa à nouveau un trou de ver pour retourner à l’avant-poste.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:43, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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- Race : Thri-kreen
- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 4 - Chapitre 6 – Retour à l’avant-poste (3 jours)
Chapitre 6 – Retour à l’avant-poste (3 jours)
Les deux jours suivants sont besogneux, tout le monde doit travailler. Soit pour chercher du fourrage et de l’eau pour les animaux de bât et remplir la citerne de l’avant-poste, soit pour aider à transporter les pupes de bois à la limite du désert en attendant que la caravane Wavir qui doit les transporter arrive d’Alataruk.
En fonction des aptitudes physiques, chacun est mis à contribution.
À la fin du second jour, la caravane arrive à l’endroit prévu. Ce qui correspond aussi au retour des deux rôdeurs, Garziuk et Grendel.
Le soir, Traziuk et Tremator arrivent à l’avant-poste avec les deux rôdeurs. Pour ménager la susceptibilité concernant le fait que de nombreuses pierres ont été bougées de leur place pour construire le bâtiment, ce qui est un sacrilège pour les tareks, la réunion a lieu quelques centaines de mètres avant d’arriver à l’avant-poste.
Les nouvelles des rôdeurs sont assez simples. À une journée de marche de l’avant-poste, dans la Cordillère, il y a une grotte qui est taboue pour les tareks. Par le passé, les prêtres de la terre ont décrété que dans cette grotte les esprits de la terre ce sont mis en colère, et donc qu’il ne faut pas y aller.
La raison de la colère des esprits n’est pas claire. Peut-être y a-t-il eu profanation, soit par des humains, soit par des giths.
Depuis, elle porte le nom de Grotte des esprits en colère pour les tareks. C’est pour cette raison que la tribu des Groggond, qui à l’origine vivait de ce côté de la Cordillère, a dû remonter plus au nord, à l’endroit qu’elle occupe actuellement.
Les deux rôdeurs ont vu un regroupement particulièrement important de giths à l’entrée de la grotte, au moins une centaine. Il y a un campement à l’extérieur de la grotte, mais aussi à l’intérieur.
Traziuk explique qu’il ne peut pas laisser ces créatures continuer à saccager la terre, sans compter qu’elles sont trop proches de sa tribu et qu’elles font des incursions de plus en plus fréquentes.
Elles chercheront tôt ou tard à s’attaquer à l’avant-poste, qu’elles ne semblent pas avoir détecté.
Tommy est conscient de la relative faiblesse de l’avant-poste. Même s’il est bien protégé, un harcèlement de la part des giths finirait par emmener la fin.
Il propose donc d’utiliser tous ses archers, il en a dix à l’avant-poste et une dizaine dans la caravane, qui bien placés en hauteur feraient pleuvoir des flèches sur les giths. Il attaquerait ensuite de flanc avec ses trois inix pendant que les tareks descendraient des montagnes pour enfoncer les giths qui seraient déjà bien amochés et surtout totalement désorganisés.
Traziuk trouve l’idée excellente, mais il n’oublie pas qu’il y a l’entrée de la grotte, dans laquelle les giths pourraient se réfugier, et les en sortir serait compliqué et surtout gourmand en combattants.
De plus, l’autre souci est la logistique nécessaire pour transporter autant de monde. Il a vu à l’œuvre les pouvoirs du psioniste thri-kreen et pense que c’est la meilleure solution pour dans un premier temps emmener tout le monde à proximité immédiate de la grotte, puis dans un second temps téléporter devant l’entrée de la grotte un groupe très puisant pour empêcher la retraite des giths.
Tommy est d’accord, il avait déjà pensé aux capacités du thri-kreen et trouve excellente l’idée d’envoyer un groupe pour bloquer l’entrée de la grotte. Reste à savoir qui en serait capable.
Tekqharil prévient qu’il lui faudra du repos pour récupérer l’énergie mentale nécessaire, car il peut créer des trous de vers, mais pas plus de deux par jours.
Après finalisation des derniers détails, un repas est servi à tous avant de se quitter, car dès le lendemain, il faudra déplacer les troupes pour être en position d’attaque, au petit matin du surlendemain.
Ne connaissant pas l’endroit où se trouve la grotte, Tekqharil va devoir y aller lui-même, c’est le seul moyen pour lui de créer un trou de ver au plus proche de l’endroit voulu sans risquer un accident.
Bien que l’endroit soit à une journée de marche d’un humanoïde, ce n’est rien pour lui. Non seulement les thri-kreens ne dorment pas, mais ils sont capables de se déplacer bien plus rapidement qu’eux.
Après avoir reçu les indications nécessaires de la part de Grendel pour s’y rendre, il quitte le groupe et leur donne rendez-vous le lendemain au camp des tareks.
Le lendemain, Tommy va rejoindre le camp des tareks en inix et kanks avec les gardes de l’avant-poste ainsi que Grendel, Gatling, Tobi, Gallus et Kankal, puis il se dirige vers la caravane pour y récupérer ses autres gardes. Il emmène avec lui également un demi-géant du nom de Gubbr’ach qui les suit à pied.
Pendant ce temps, Tekqharil, qui a trouvé la grotte, se téléporte dans le camp des tareks et attend tranquillement l’arrivée des derniers Wavir. En début de soirée, une fois que tous les Wavir sont arrivés, il créé un trou de ver à proximité de la grotte pour y faire parvenir la plus grosse partie des tareks dirigée par Garziuk et les archers Wavir avec Grendel qui les commande.
Le lendemain matin à l’aube, ce sera le tour des inix et de la force brute qui devra bloquer l’entrée de la grotte ; Traziuk, Tremator, Grendel, Gubbr’ach, Ganto et Tekqharil.
Demain on gagne ou on meurt, telle est la dure loi sur Athas.
Les deux jours suivants sont besogneux, tout le monde doit travailler. Soit pour chercher du fourrage et de l’eau pour les animaux de bât et remplir la citerne de l’avant-poste, soit pour aider à transporter les pupes de bois à la limite du désert en attendant que la caravane Wavir qui doit les transporter arrive d’Alataruk.
En fonction des aptitudes physiques, chacun est mis à contribution.
À la fin du second jour, la caravane arrive à l’endroit prévu. Ce qui correspond aussi au retour des deux rôdeurs, Garziuk et Grendel.
Le soir, Traziuk et Tremator arrivent à l’avant-poste avec les deux rôdeurs. Pour ménager la susceptibilité concernant le fait que de nombreuses pierres ont été bougées de leur place pour construire le bâtiment, ce qui est un sacrilège pour les tareks, la réunion a lieu quelques centaines de mètres avant d’arriver à l’avant-poste.
Les nouvelles des rôdeurs sont assez simples. À une journée de marche de l’avant-poste, dans la Cordillère, il y a une grotte qui est taboue pour les tareks. Par le passé, les prêtres de la terre ont décrété que dans cette grotte les esprits de la terre ce sont mis en colère, et donc qu’il ne faut pas y aller.
La raison de la colère des esprits n’est pas claire. Peut-être y a-t-il eu profanation, soit par des humains, soit par des giths.
Depuis, elle porte le nom de Grotte des esprits en colère pour les tareks. C’est pour cette raison que la tribu des Groggond, qui à l’origine vivait de ce côté de la Cordillère, a dû remonter plus au nord, à l’endroit qu’elle occupe actuellement.
Les deux rôdeurs ont vu un regroupement particulièrement important de giths à l’entrée de la grotte, au moins une centaine. Il y a un campement à l’extérieur de la grotte, mais aussi à l’intérieur.
Traziuk explique qu’il ne peut pas laisser ces créatures continuer à saccager la terre, sans compter qu’elles sont trop proches de sa tribu et qu’elles font des incursions de plus en plus fréquentes.
Elles chercheront tôt ou tard à s’attaquer à l’avant-poste, qu’elles ne semblent pas avoir détecté.
Tommy est conscient de la relative faiblesse de l’avant-poste. Même s’il est bien protégé, un harcèlement de la part des giths finirait par emmener la fin.
Il propose donc d’utiliser tous ses archers, il en a dix à l’avant-poste et une dizaine dans la caravane, qui bien placés en hauteur feraient pleuvoir des flèches sur les giths. Il attaquerait ensuite de flanc avec ses trois inix pendant que les tareks descendraient des montagnes pour enfoncer les giths qui seraient déjà bien amochés et surtout totalement désorganisés.
Traziuk trouve l’idée excellente, mais il n’oublie pas qu’il y a l’entrée de la grotte, dans laquelle les giths pourraient se réfugier, et les en sortir serait compliqué et surtout gourmand en combattants.
De plus, l’autre souci est la logistique nécessaire pour transporter autant de monde. Il a vu à l’œuvre les pouvoirs du psioniste thri-kreen et pense que c’est la meilleure solution pour dans un premier temps emmener tout le monde à proximité immédiate de la grotte, puis dans un second temps téléporter devant l’entrée de la grotte un groupe très puisant pour empêcher la retraite des giths.
Tommy est d’accord, il avait déjà pensé aux capacités du thri-kreen et trouve excellente l’idée d’envoyer un groupe pour bloquer l’entrée de la grotte. Reste à savoir qui en serait capable.
Tekqharil prévient qu’il lui faudra du repos pour récupérer l’énergie mentale nécessaire, car il peut créer des trous de vers, mais pas plus de deux par jours.
Après finalisation des derniers détails, un repas est servi à tous avant de se quitter, car dès le lendemain, il faudra déplacer les troupes pour être en position d’attaque, au petit matin du surlendemain.
Ne connaissant pas l’endroit où se trouve la grotte, Tekqharil va devoir y aller lui-même, c’est le seul moyen pour lui de créer un trou de ver au plus proche de l’endroit voulu sans risquer un accident.
Bien que l’endroit soit à une journée de marche d’un humanoïde, ce n’est rien pour lui. Non seulement les thri-kreens ne dorment pas, mais ils sont capables de se déplacer bien plus rapidement qu’eux.
Après avoir reçu les indications nécessaires de la part de Grendel pour s’y rendre, il quitte le groupe et leur donne rendez-vous le lendemain au camp des tareks.
Le lendemain, Tommy va rejoindre le camp des tareks en inix et kanks avec les gardes de l’avant-poste ainsi que Grendel, Gatling, Tobi, Gallus et Kankal, puis il se dirige vers la caravane pour y récupérer ses autres gardes. Il emmène avec lui également un demi-géant du nom de Gubbr’ach qui les suit à pied.
Pendant ce temps, Tekqharil, qui a trouvé la grotte, se téléporte dans le camp des tareks et attend tranquillement l’arrivée des derniers Wavir. En début de soirée, une fois que tous les Wavir sont arrivés, il créé un trou de ver à proximité de la grotte pour y faire parvenir la plus grosse partie des tareks dirigée par Garziuk et les archers Wavir avec Grendel qui les commande.
Le lendemain matin à l’aube, ce sera le tour des inix et de la force brute qui devra bloquer l’entrée de la grotte ; Traziuk, Tremator, Grendel, Gubbr’ach, Ganto et Tekqharil.
Demain on gagne ou on meurt, telle est la dure loi sur Athas.
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"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 4 - Chapitre 7 – La bataille et retour à l’avant-poste qui a été attaqué (1 jour)
Chapitre 7 – La bataille et retour à l’avant-poste qui a été attaqué (1 jour)
À la levée du jour, alors que dans le campement gith on commençait à se réveiller, les ordres furent donnés par Traziuk et Tommy pour engager le combat suivant le plan prévu.
Il y avait une trentaine d’archers provenant des Wavir, ils étaient tous dirigés par Grendel ; le demi-elfe était un archer très compétent. Parmi les Wavir en provenance de la caravane, il y avait un étrange personnage aux cheveux rouges et aux yeux charbon, un demi-elfe du nom de Shabaka. C’était un prêtre du feu, et alors que les archers se préparaient à tirer, il avait allumé une torche qu’il avait plantée devant lui puis il créa des petites boules de feu dans ses mains qu’il lança en direction des tentes des giths, faites de toiles grossières et de cuir. Les petites boules explosèrent sur les tentes, les enflammant et parfois enflammant les giths qui y dormaient. La panique commença à prendre rapidement dans le campement, les giths sont naturellement chaotiques et superstitieux.
Les archers devaient tirer par salves, et Grendel donna l’ordre de tirer dès que la panique due au feu fit sortir les giths des tentes. Puis il fit un mouvement de la tête en direction du thri-kreen qui se trouvait à l’arrière, ce qui était le signal pour que Tekqharil utilise son pouvoir psionique et créé un trou de ver pour arriver devant l’entrée de la grotte. Les plus puissants des guerriers tareks et Wavir devaient bloquer ce passage. Les autres tareks n’attendaient que ça. Ils chargèrent en hurlant, passant entre les archers pour descendre sur le campement. Au même moment, les trois inix surgirent sur le flanc, refermant l’impitoyable piège.
Dès que les archers avaient commencé leurs tirs, Shabaka avait récupéré une grosse arbalète posée à côté de lui. Il utilisait des carreaux à pointe d’obsidienne, chaque pointe était consciencieusement trempée dans une fiole d’huile, puis enflammée à la torche avant que le projectile ne soit tiré sur les giths.
Avant que les tareks chargent, dès que le prêtre du feu avait lancé ses flammes, Nival s’était mise à chanter. Elle avait demandé l’assistance aux puissances de la Terre, pour donner agressivité et courage aux membres de son peuple qui s’étaient jetés dans la bataille.
Gallus et Tobi étaient avec Tommy sur un inix, le rôdeur avait sa fronde prête et un gros sac de pierres à disposition. Gallus avait utilisé un sortilège d’agrandissement pour que l’inix sur lequel il était soit encore plus puissant.
Devant l’entrée de la grotte se trouvaient Traziuk, Tremator, Grendel, Gubbr’ach, Ganto, Kankal et Tekqharil. Ils n’étaient que sept, mais leur puissance combinée était redoutable. Les tareks étaient armés de leur armes tribales, Grendel de son trikal et Gubbr’ash de son lotulis. La danse de mort allait commencer également de leur côté.
Même s’ils étaient inférieurs en nombre de moitié par rapport aux giths, la désorganisation de ces derniers, leur surprise et le fait qu’ils étaient pris en tenaille, ne laissaient plus beaucoup de doute sur l’issue du combat. Les flèches avaient déjà fait beaucoup de blessés et de morts quand la charge des tareks arriva. Ceux qui étaient les plus éloignés essayèrent de s’enfuir, mais les trois inix et leurs énormes queues leur bloquaient le passage.
Finalement, ceux qui eurent le plus de combativité furent ceux qui étaient devant l’entrée de la grotte. À l’intérieur, il y avait les chefs giths et leurs gardes du corps, et ils étaient meilleurs combattants. Mais cela ne dura pas très longtemps. Enfoncés par la force brute des tareks, du demi-géant et de la mûl, ils furent eux aussi rapidement tués.
Une grande clameur secoua les tareks, ils se frappaient tous la poitrine en rythme pendant que Tremator scandait des paroles rocailleuses dans leur langue gutturale. Puis, aussi soudainement que cela avait commencé, ils s’arrêtèrent tous ensemble. Les archers s’étaient levés et avaient applaudi, tout en se congratulant. Les cavaliers Wavir, quant à eux, essayaient de calmer les inix, qui avaient été un peu trop excités par le combat.
Puis Tremator et Nival s’approchèrent des Tareks gisant au sol, pour porter secours aux blessés les plus graves. Shabaka vint les rejoindre, et tout en prodiguant des soins curatifs ne put s’empêcher de dire.
Shabaka : « Si j’avais assez de combustible, je brûlerais tous ces corps. »
Tremator : « Frère du feu, nous avons une autre méthode dans les montagnes. Nous allons laisser ces corps à la terre, nous reviendrons seulement quand elle aura été nourrie. »
C’est à ce moment qu’une sorte de cri se fit entendre du fond de la grotte, poussé par un petit vent. C’était angoissant et triste à la fois.
Tremator : « Vous voyez ! La terre accepte la purification par le don du sang des giths. Il est temps de partir maintenant. »
Pendant que tout le monde se rapprochait pour pouvoir passer à travers le portail qu’allait ouvrir le thri-kreen, Gatlingparla à Kankal.
Gratling : « Il y a un passage au fond de la grotte, je l’ai bien vu, pas besoin de torche, je suis une mûl, mon héritage nain me permet de voir dans le noir. »
Kankal : « Je te crois, le vent vient bien de quelque part. »
⁂ Pendant ce temps à l’avant-poste 10, Trifanel était venu rejoindre Belma, Vouin et Alâa. Les filles étaient en train de préparer le repas pour le retour des combattants, pendant que Vouin et Trifanel préparaient quelques bandages pour les blessés.
Soudain, un énorme bruit sourd se fit entendre ; un craquement de bois et de pierres qui s’effondrent. Cela venait de la barrière à l’entrée.
Le temps de se précipiter aux fenêtres, un second coup se fit entendre et ils purent voir une énorme créature bipède, recouverte d’une carapace de peau épaisse.
Un braxat ! En plein jour !
Cette espèce de monstre préfère les attaques surprises la nuit, le voir en plein jour n’en était pas moins effrayant. Aussi grand et large qu’un demi-géant, il a une peau extrêmement dure, qui résiste aux armes de bois, d’os et de pierre. Seul l’acier est vraiment efficace contre lui, ou les armes magiques. Celui-ci tenait une énorme massue faite d’un tronc d’arbre de deux mètres de long dans sa main droite. Intelligents, rusés et maléfiques, les braxats utilisent leurs capacités psioniques pour affaiblir leurs proies avant de les attaquer.
Trifanel : « Je vais l’attaquer psychiquement, ça le ralentira un peu. Vouin balance lui toutes les caillasses que tu peux, ça aussi ça le ralentira. Belma, ta hache antique, toi seule pourra le blesser. »
Belma : « C’est toujours aux femmes de terminer le travail, qu’est-ce que vous ferez si nous n’étions pas là !»
Elle sortit de sous son tablier de cuir ce qu’elle appelait son “viandard”. C’était une hache de bataille naine à un fer, dont le manche avait été raccourci pour être utilisé à une seule main et surtout pour pouvoir être caché sous un vêtement ample. L’acier brillait comme s’il venait d’être travaillé. Belma disait qu’il n’était pas magique, mais d’excellente qualité. Elle récupéra rapidement le manche d’un mètre qu’elle pouvait emboîter pour que l’arme reprenne sa taille d’origine. Puis elle ouvrit la porte pour s’engouffrer dans les escaliers de pierre qui menaient à la cour de l’avant-poste, là où se trouvait actuellement le braxat, tout en invectivant le monstre.
Belma : « Tête de rascasse*, tu viens saccager mon fort ! Tu vas comprendre qu’il reste deux nains dans la place. »
Tout en disant ça elle vit des pierres s’envoler vers le monstre qui le percutèrent en plein visage.
Elle ne remarqua même pas qu’Alâa l’avait suivie, puis dépassée, car avait utilisé son pouvoir caméléon et que ses pieds agiles ne faisaient aucun bruit même en courant. Belma avait son focus sur le braxat et sur la protection de l’avant-poste.
Alâa grimpa sur la barrière du premier enclos, se jeta dedans en faisant une roulade, puis courut vers le mur d’enceinte qu’elle escalada prestement avant de sauter de l’autre côté. Elle allait pouvoir attaquer dans le dos, et se prépara au lancement d’un sortilège.
La naine balança sa hache qui se tailla un chemin dans la chair de la jambe et fit beugler le monstre de douleur et de rage. Et pendant qu’il cherchait qui l’avait blessé pour lui assener un coup de son gourdin, Alâa lui lança un projectile magique toujours en étant masquée grâce à son pouvoir caméléon. Il finit par viser la naine, et lança sa masse sur elle, mais les pierres qu’il recevait et les attaques télépathiques devaient certainement le gêner, car il la rata de peu.
Belma était focus sur le braxat, elle connaissait sa dangerosité, et était prête à lui balancer un autre coup de hache tout en évitant ses coups, mais surtout elle se méfiait de son crachat acide ; elle avait vu les cicatrices sur le corps de Gatling que lui avait faites un tel monstre quand elle était gladiatrice à Balic.
Alâa n’était pas dans le même état. Le stress lié au combat, le fait qu’elle ait activé son pouvoir psionique de caméléon, qu’elle sentait son amie Belma en danger ; tout cela déclencha la transformation ophidienne. Le serpent voulait mordre, instiller son poison mortel pour faire disparaître la menace. Le corps de la jeune fille se comprima et son pouvoir caméléon s’arrêta quand l’esprit primitif du serpent prit possession de son corps. Le cobra royal aux écailles noires et vertes, long de plus de trois mètres commença à s’approcher de l’imposant braxat. Son ocelle de détection de la chaleur recherchait l’endroit le plus chaud, le point le plus sensible, celui où le sang passe le plus pour que le poison face le plus vite effet. C’était du pur instinct de son cerveau reptilien, des milliers d’années d’évolution pour un maximum d’efficacité.
À l’arrière du genou se trouvait une artère, juste sous la peau. Et même si cette dernière était épaisse, les fins crochets de trois centimètres de long n’eurent aucun mal à y pénétrer et à y injecter le poison mortel.
La douleur de la morsure n’était pas très forte en elle-même, mais les effets de la neurotoxine, oui. Le serpent ne s’était pas totalement reculé quand le braxat opéra brusquement un demi-tour et utilisa son souffle acide vers le sol, aspergeant par la même occasion le serpent qui se tordit de douleur pendant que ses écailles fondaient sous l’effet corrosif du produit qui noircissait également la zone pierreuse.
Le serpent sifflait de rage et de douleur tout en commençant un rapide retour en arrière pour se retransformer en jeune fille. Le monstre, lui, était comme groggy. Il tituba. Sa jambe qui a avait été mordue se plia sous lui et il s’affala sur le dos. Belma eut heureusement le temps de reculer pour ne pas se faire écraser. Les petits yeux porcins de la créature se firent vitreux quand sa poitrine arrêta de se soulever alors qu’il mourait.
Alâa gisait au sol en hurlant. Elle était nue, ses vêtements étaient visibles à quelques mètres, là où elle s’était transformée. Aucune blessure n’était visible sur son corps. Pourtant, elle hurlait de douleur.
Belma enjamba difficilement le corps du braxat pour s’approcher d’Alâa, guidée par les cris de la jeune fille. Après avoir posé sa hache à terre, elle tourna le corps d’Alâa pour chercher une quelconque blessure, mais ne trouva rien.
Trifanel et Vouin étaient descendus eux aussi après avoir vu l’effondrement du monstre, chacun prétextant que c’était grâce à ses talents psioniques que c’était arrivé.
La naine les entendit parler et elle leur hurla dessus.
Belma : « Espèces de couillons des lunes, vous allez vous bouger le tafanàri et venir ici pour m’aider avec la pitchoune. »
Elle était passablement énervée pour jurer de la sorte avec des expressions typique des nains de Ledopulus Sud. Mais ça fit activer les deux garçons, même si l’un avait du mal à cause de ses vieux genoux, et l’autre à cause de sa taille.
Vouin : « Mais pourquoi elle est nue ? »
Trifanel : « Parce qu’elle s’est encore transformée en serpent ! Décidément cette petite est vraiment terrible. Et je suis sûr qu’elle a réussi à mordre le braxat, ce qui l’a tué aussi sec. Elle a bien réussi à tuer un feylaar, qui sont tout aussi robustes. »
Belma : « C’est sûrement ça, je l’ai déjà vue faire contre les feylaars, mais ce n’est pas normal qu’elle soit dans cet état, je vais la prendre et la ramener là-haut et l’installer dans notre chambre. Vouin tu ramasses ses vêtements et ma hache. Trifanel tu vas calmer sa douleur, et on va attendre que les autres rentrent derrière une porte bien fermée. Allez zou, bouléguant vous deux ! Et arrêtez de la regarder avec vos yeux de satyres. »
Trifanel s’exécuta et Alâa s’endormit aussitôt.
Vouin avait encore assez d’énergie mentale pour faire une grande poussée télékinétique sur le braxat afin de le déplacer un peu sur le côté de sorte que Belma puisse passer en transportant Alâa. La naine était assez forte pour la porter, même si les pieds traînaient au sol. Puis il regarda Trifanel.
Vouin : « Peuchère ! Me faire traiter de satyre par ma femme, je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver. »
Trifanel : « Quès aco ? C’est ça l’expression de chez vous pour demander ce que c’est ? »
Vouin : « Vé c’est ça. Et bien c’est péjoratif, ça veut dire que l’on regarde d’un peu trop près les jeunes filles, mais impossible de savoir d’où vient l’expression. C’est utilisé depuis des milliers d’années par les femmes naines. C’est misère. »
Trifanel ouvrit une discussion télépathique avec Vouin, pour ne pas subir les foudres de Belma
Trifanel : « C’est vrai qu’elle est très mignonne, j’aimais bien les femmes nerveuses et pas trop épaisses quand j’étais plus jeune. »
Vouin : « Je préfère les belles coucourdes de ma femme, la plupart des humaines sont trop souvent maigrichonnes, c’est moins consommable. » Pensa-t-il tout en montrant une image mentale de seins opulents.
Trifanel fit une moue de dégoût.
⁂ Teqkharil ouvrit un trou de ver pour ramener tous les combattants vers le territoire des tareks. À partir de là, l’équipage de la caravane retourna à pied vers le chariot. Traziuk remercia Tommy, et Teqkharil ouvrit un second portail pour ramener les inix et leur équipage, ainsi que les vingt archers.
De retour à l’avant-poste, ils constatèrent que ce dernier avait été attaqué, le mur et la porte d’enceinte étaient en partie détruits, le corps d’un braxat gisait à terre, et des traces de brûlures causées par de l’acide étaient également visibles sur le sol.
Ayant vu le corps du terrible prédateur, Gatling se précipita à l’étage du fort pour voir ce qu’il s’y passait.
Tommy, les gardes, mais aussi Tekqharil, Kankal, Gallus, Tobi, Grendel et Shabaka, qui était venu avec eux, se posaient des questions.
Tommy : « Il va falloir nettoyer tout ça maintenant, je vais essayer de faire passer les inix par-dessus pour les mettre au parc. »
Tobi : « Est-ce que ça se mange ? »
Tekqharil : « Pas aimé manger ce que pas chasser ! »
Grendel : « Je n’ai jamais essayé, faut dire que j’ai toujours évité le plus possible d’en rencontrer. Faut demander à Gatling, elle connaît très bien ce type de créatures, une partie de son armure est faite avec du cuir de braxat. »
Gallus : « Un mélange entre un mammifère et un lézard, à part la peau, il n’y a rien d’intéressant à récupérer sur cette bestiole. »
Shabaka : « Trop gros pour être brûlé ici. »
Gatling redescendit rapidement, elle avait la hache en acier de Belma en main.
Gatling : « Bon, tout est sous contrôle là-haut m’ont-ils dit. Ils nous expliqueront ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Pour l’instant j’aurai besoin d’aide pour récupérer un morceau de son cuir, je vais faire un complément à mon armure. Après ça on le découpera pour déplacer les morceaux loin de l’avant-poste. Et non Tobi, il ne vaut mieux pas le manger. Sa chair n’est pas très bonne et peut rendre malade un humanoïde, même cuite. Et il a été empoisonné par Alâa. Mais si les thri-kreen n’ont pas de problème avec ça. »
Ils passèrent tout le reste de la journée à découper d’abord la peau du braxat, puis le reste de son corps, tronçon par tronçon. Quand il ne resta que le tronc, ils l’attachèrent pour le traîner. Gatling et Kankal eurent besoin de leur force combinée pour déplacer le morceau de barbaque. Les morceaux furent éparpillés un peu partout, suivant les indications de Grendel, mais à plusieurs kilomètres de l’avant-poste.
Grendel : « Comme ça les charognards ne s’approcheront pas de l’avant-poste. »
Ils durent nettoyer aussi le reste de sang à l’endroit où le braxat était tombé et où il avait été découpé.
Pendant ce temps, Vouin et les gardes avaient commencé à redresser la barrière et à remettre en place une partie des pierres. Puis le soir arriva et tous rentrèrent pour aller prendre un repas bien mérité, et surtout avoir des informations concernant ce qu’il s’était passé.
Belma raconta l’histoire. Que pendant qu’elle attaquait physiquement le braxat et que Vouin et Trifanel utilisaient leurs pouvoirs psi, Alâa s’était transformée en serpent. Qu’elle avait réussi à mordre la créature et à l’empoisonner, mais que le serpent avait été brûlé par l’acide. Qu’elle s’était retransformée mais qu’elle souffrait horriblement, bien que sa forme humaine n’ait pas été blessée. Que Trifanel l’avait endormie pour la soulager, mais qu’il était inquiet. Et qu’actuellement elle dormait dans sa chambre.
Tommy en profita pour présenter Shabaka à l’équipe de l’avant-poste. C’était un prêtre du feu demi-elfe qui voulait voir la Cordillère, aussi s’était-il engagé pour le trajet jusqu’à l’avant-poste. Il demanda également à Kankal, Gallus, Tekqharil et Tobi s’ils voulaient rester eux-aussi, car son prochain passage serait dans trois mois environ.
Ces derniers décidèrent de rester trois mois à l’avant-poste pour avoir le temps d’explorer les environs.
*Insulte utilisée par les nains de Ledopolus Sud, dont le sens d’origine s’est perdu avec le temps, mais qui fait référence à un visage particulièrement ingrat.
À la levée du jour, alors que dans le campement gith on commençait à se réveiller, les ordres furent donnés par Traziuk et Tommy pour engager le combat suivant le plan prévu.
Il y avait une trentaine d’archers provenant des Wavir, ils étaient tous dirigés par Grendel ; le demi-elfe était un archer très compétent. Parmi les Wavir en provenance de la caravane, il y avait un étrange personnage aux cheveux rouges et aux yeux charbon, un demi-elfe du nom de Shabaka. C’était un prêtre du feu, et alors que les archers se préparaient à tirer, il avait allumé une torche qu’il avait plantée devant lui puis il créa des petites boules de feu dans ses mains qu’il lança en direction des tentes des giths, faites de toiles grossières et de cuir. Les petites boules explosèrent sur les tentes, les enflammant et parfois enflammant les giths qui y dormaient. La panique commença à prendre rapidement dans le campement, les giths sont naturellement chaotiques et superstitieux.
Les archers devaient tirer par salves, et Grendel donna l’ordre de tirer dès que la panique due au feu fit sortir les giths des tentes. Puis il fit un mouvement de la tête en direction du thri-kreen qui se trouvait à l’arrière, ce qui était le signal pour que Tekqharil utilise son pouvoir psionique et créé un trou de ver pour arriver devant l’entrée de la grotte. Les plus puissants des guerriers tareks et Wavir devaient bloquer ce passage. Les autres tareks n’attendaient que ça. Ils chargèrent en hurlant, passant entre les archers pour descendre sur le campement. Au même moment, les trois inix surgirent sur le flanc, refermant l’impitoyable piège.
Dès que les archers avaient commencé leurs tirs, Shabaka avait récupéré une grosse arbalète posée à côté de lui. Il utilisait des carreaux à pointe d’obsidienne, chaque pointe était consciencieusement trempée dans une fiole d’huile, puis enflammée à la torche avant que le projectile ne soit tiré sur les giths.
Avant que les tareks chargent, dès que le prêtre du feu avait lancé ses flammes, Nival s’était mise à chanter. Elle avait demandé l’assistance aux puissances de la Terre, pour donner agressivité et courage aux membres de son peuple qui s’étaient jetés dans la bataille.
Gallus et Tobi étaient avec Tommy sur un inix, le rôdeur avait sa fronde prête et un gros sac de pierres à disposition. Gallus avait utilisé un sortilège d’agrandissement pour que l’inix sur lequel il était soit encore plus puissant.
Devant l’entrée de la grotte se trouvaient Traziuk, Tremator, Grendel, Gubbr’ach, Ganto, Kankal et Tekqharil. Ils n’étaient que sept, mais leur puissance combinée était redoutable. Les tareks étaient armés de leur armes tribales, Grendel de son trikal et Gubbr’ash de son lotulis. La danse de mort allait commencer également de leur côté.
Même s’ils étaient inférieurs en nombre de moitié par rapport aux giths, la désorganisation de ces derniers, leur surprise et le fait qu’ils étaient pris en tenaille, ne laissaient plus beaucoup de doute sur l’issue du combat. Les flèches avaient déjà fait beaucoup de blessés et de morts quand la charge des tareks arriva. Ceux qui étaient les plus éloignés essayèrent de s’enfuir, mais les trois inix et leurs énormes queues leur bloquaient le passage.
Finalement, ceux qui eurent le plus de combativité furent ceux qui étaient devant l’entrée de la grotte. À l’intérieur, il y avait les chefs giths et leurs gardes du corps, et ils étaient meilleurs combattants. Mais cela ne dura pas très longtemps. Enfoncés par la force brute des tareks, du demi-géant et de la mûl, ils furent eux aussi rapidement tués.
Une grande clameur secoua les tareks, ils se frappaient tous la poitrine en rythme pendant que Tremator scandait des paroles rocailleuses dans leur langue gutturale. Puis, aussi soudainement que cela avait commencé, ils s’arrêtèrent tous ensemble. Les archers s’étaient levés et avaient applaudi, tout en se congratulant. Les cavaliers Wavir, quant à eux, essayaient de calmer les inix, qui avaient été un peu trop excités par le combat.
Puis Tremator et Nival s’approchèrent des Tareks gisant au sol, pour porter secours aux blessés les plus graves. Shabaka vint les rejoindre, et tout en prodiguant des soins curatifs ne put s’empêcher de dire.
Shabaka : « Si j’avais assez de combustible, je brûlerais tous ces corps. »
Tremator : « Frère du feu, nous avons une autre méthode dans les montagnes. Nous allons laisser ces corps à la terre, nous reviendrons seulement quand elle aura été nourrie. »
C’est à ce moment qu’une sorte de cri se fit entendre du fond de la grotte, poussé par un petit vent. C’était angoissant et triste à la fois.
Tremator : « Vous voyez ! La terre accepte la purification par le don du sang des giths. Il est temps de partir maintenant. »
Pendant que tout le monde se rapprochait pour pouvoir passer à travers le portail qu’allait ouvrir le thri-kreen, Gatlingparla à Kankal.
Gratling : « Il y a un passage au fond de la grotte, je l’ai bien vu, pas besoin de torche, je suis une mûl, mon héritage nain me permet de voir dans le noir. »
Kankal : « Je te crois, le vent vient bien de quelque part. »
⁂ Pendant ce temps à l’avant-poste 10, Trifanel était venu rejoindre Belma, Vouin et Alâa. Les filles étaient en train de préparer le repas pour le retour des combattants, pendant que Vouin et Trifanel préparaient quelques bandages pour les blessés.
Soudain, un énorme bruit sourd se fit entendre ; un craquement de bois et de pierres qui s’effondrent. Cela venait de la barrière à l’entrée.
Le temps de se précipiter aux fenêtres, un second coup se fit entendre et ils purent voir une énorme créature bipède, recouverte d’une carapace de peau épaisse.
Un braxat ! En plein jour !
Cette espèce de monstre préfère les attaques surprises la nuit, le voir en plein jour n’en était pas moins effrayant. Aussi grand et large qu’un demi-géant, il a une peau extrêmement dure, qui résiste aux armes de bois, d’os et de pierre. Seul l’acier est vraiment efficace contre lui, ou les armes magiques. Celui-ci tenait une énorme massue faite d’un tronc d’arbre de deux mètres de long dans sa main droite. Intelligents, rusés et maléfiques, les braxats utilisent leurs capacités psioniques pour affaiblir leurs proies avant de les attaquer.
Trifanel : « Je vais l’attaquer psychiquement, ça le ralentira un peu. Vouin balance lui toutes les caillasses que tu peux, ça aussi ça le ralentira. Belma, ta hache antique, toi seule pourra le blesser. »
Belma : « C’est toujours aux femmes de terminer le travail, qu’est-ce que vous ferez si nous n’étions pas là !»
Elle sortit de sous son tablier de cuir ce qu’elle appelait son “viandard”. C’était une hache de bataille naine à un fer, dont le manche avait été raccourci pour être utilisé à une seule main et surtout pour pouvoir être caché sous un vêtement ample. L’acier brillait comme s’il venait d’être travaillé. Belma disait qu’il n’était pas magique, mais d’excellente qualité. Elle récupéra rapidement le manche d’un mètre qu’elle pouvait emboîter pour que l’arme reprenne sa taille d’origine. Puis elle ouvrit la porte pour s’engouffrer dans les escaliers de pierre qui menaient à la cour de l’avant-poste, là où se trouvait actuellement le braxat, tout en invectivant le monstre.
Belma : « Tête de rascasse*, tu viens saccager mon fort ! Tu vas comprendre qu’il reste deux nains dans la place. »
Tout en disant ça elle vit des pierres s’envoler vers le monstre qui le percutèrent en plein visage.
Elle ne remarqua même pas qu’Alâa l’avait suivie, puis dépassée, car avait utilisé son pouvoir caméléon et que ses pieds agiles ne faisaient aucun bruit même en courant. Belma avait son focus sur le braxat et sur la protection de l’avant-poste.
Alâa grimpa sur la barrière du premier enclos, se jeta dedans en faisant une roulade, puis courut vers le mur d’enceinte qu’elle escalada prestement avant de sauter de l’autre côté. Elle allait pouvoir attaquer dans le dos, et se prépara au lancement d’un sortilège.
La naine balança sa hache qui se tailla un chemin dans la chair de la jambe et fit beugler le monstre de douleur et de rage. Et pendant qu’il cherchait qui l’avait blessé pour lui assener un coup de son gourdin, Alâa lui lança un projectile magique toujours en étant masquée grâce à son pouvoir caméléon. Il finit par viser la naine, et lança sa masse sur elle, mais les pierres qu’il recevait et les attaques télépathiques devaient certainement le gêner, car il la rata de peu.
Belma était focus sur le braxat, elle connaissait sa dangerosité, et était prête à lui balancer un autre coup de hache tout en évitant ses coups, mais surtout elle se méfiait de son crachat acide ; elle avait vu les cicatrices sur le corps de Gatling que lui avait faites un tel monstre quand elle était gladiatrice à Balic.
Alâa n’était pas dans le même état. Le stress lié au combat, le fait qu’elle ait activé son pouvoir psionique de caméléon, qu’elle sentait son amie Belma en danger ; tout cela déclencha la transformation ophidienne. Le serpent voulait mordre, instiller son poison mortel pour faire disparaître la menace. Le corps de la jeune fille se comprima et son pouvoir caméléon s’arrêta quand l’esprit primitif du serpent prit possession de son corps. Le cobra royal aux écailles noires et vertes, long de plus de trois mètres commença à s’approcher de l’imposant braxat. Son ocelle de détection de la chaleur recherchait l’endroit le plus chaud, le point le plus sensible, celui où le sang passe le plus pour que le poison face le plus vite effet. C’était du pur instinct de son cerveau reptilien, des milliers d’années d’évolution pour un maximum d’efficacité.
À l’arrière du genou se trouvait une artère, juste sous la peau. Et même si cette dernière était épaisse, les fins crochets de trois centimètres de long n’eurent aucun mal à y pénétrer et à y injecter le poison mortel.
La douleur de la morsure n’était pas très forte en elle-même, mais les effets de la neurotoxine, oui. Le serpent ne s’était pas totalement reculé quand le braxat opéra brusquement un demi-tour et utilisa son souffle acide vers le sol, aspergeant par la même occasion le serpent qui se tordit de douleur pendant que ses écailles fondaient sous l’effet corrosif du produit qui noircissait également la zone pierreuse.
Le serpent sifflait de rage et de douleur tout en commençant un rapide retour en arrière pour se retransformer en jeune fille. Le monstre, lui, était comme groggy. Il tituba. Sa jambe qui a avait été mordue se plia sous lui et il s’affala sur le dos. Belma eut heureusement le temps de reculer pour ne pas se faire écraser. Les petits yeux porcins de la créature se firent vitreux quand sa poitrine arrêta de se soulever alors qu’il mourait.
Alâa gisait au sol en hurlant. Elle était nue, ses vêtements étaient visibles à quelques mètres, là où elle s’était transformée. Aucune blessure n’était visible sur son corps. Pourtant, elle hurlait de douleur.
Belma enjamba difficilement le corps du braxat pour s’approcher d’Alâa, guidée par les cris de la jeune fille. Après avoir posé sa hache à terre, elle tourna le corps d’Alâa pour chercher une quelconque blessure, mais ne trouva rien.
Trifanel et Vouin étaient descendus eux aussi après avoir vu l’effondrement du monstre, chacun prétextant que c’était grâce à ses talents psioniques que c’était arrivé.
La naine les entendit parler et elle leur hurla dessus.
Belma : « Espèces de couillons des lunes, vous allez vous bouger le tafanàri et venir ici pour m’aider avec la pitchoune. »
Elle était passablement énervée pour jurer de la sorte avec des expressions typique des nains de Ledopulus Sud. Mais ça fit activer les deux garçons, même si l’un avait du mal à cause de ses vieux genoux, et l’autre à cause de sa taille.
Vouin : « Mais pourquoi elle est nue ? »
Trifanel : « Parce qu’elle s’est encore transformée en serpent ! Décidément cette petite est vraiment terrible. Et je suis sûr qu’elle a réussi à mordre le braxat, ce qui l’a tué aussi sec. Elle a bien réussi à tuer un feylaar, qui sont tout aussi robustes. »
Belma : « C’est sûrement ça, je l’ai déjà vue faire contre les feylaars, mais ce n’est pas normal qu’elle soit dans cet état, je vais la prendre et la ramener là-haut et l’installer dans notre chambre. Vouin tu ramasses ses vêtements et ma hache. Trifanel tu vas calmer sa douleur, et on va attendre que les autres rentrent derrière une porte bien fermée. Allez zou, bouléguant vous deux ! Et arrêtez de la regarder avec vos yeux de satyres. »
Trifanel s’exécuta et Alâa s’endormit aussitôt.
Vouin avait encore assez d’énergie mentale pour faire une grande poussée télékinétique sur le braxat afin de le déplacer un peu sur le côté de sorte que Belma puisse passer en transportant Alâa. La naine était assez forte pour la porter, même si les pieds traînaient au sol. Puis il regarda Trifanel.
Vouin : « Peuchère ! Me faire traiter de satyre par ma femme, je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver. »
Trifanel : « Quès aco ? C’est ça l’expression de chez vous pour demander ce que c’est ? »
Vouin : « Vé c’est ça. Et bien c’est péjoratif, ça veut dire que l’on regarde d’un peu trop près les jeunes filles, mais impossible de savoir d’où vient l’expression. C’est utilisé depuis des milliers d’années par les femmes naines. C’est misère. »
Trifanel ouvrit une discussion télépathique avec Vouin, pour ne pas subir les foudres de Belma
Trifanel : « C’est vrai qu’elle est très mignonne, j’aimais bien les femmes nerveuses et pas trop épaisses quand j’étais plus jeune. »
Vouin : « Je préfère les belles coucourdes de ma femme, la plupart des humaines sont trop souvent maigrichonnes, c’est moins consommable. » Pensa-t-il tout en montrant une image mentale de seins opulents.
Trifanel fit une moue de dégoût.
⁂ Teqkharil ouvrit un trou de ver pour ramener tous les combattants vers le territoire des tareks. À partir de là, l’équipage de la caravane retourna à pied vers le chariot. Traziuk remercia Tommy, et Teqkharil ouvrit un second portail pour ramener les inix et leur équipage, ainsi que les vingt archers.
De retour à l’avant-poste, ils constatèrent que ce dernier avait été attaqué, le mur et la porte d’enceinte étaient en partie détruits, le corps d’un braxat gisait à terre, et des traces de brûlures causées par de l’acide étaient également visibles sur le sol.
Ayant vu le corps du terrible prédateur, Gatling se précipita à l’étage du fort pour voir ce qu’il s’y passait.
Tommy, les gardes, mais aussi Tekqharil, Kankal, Gallus, Tobi, Grendel et Shabaka, qui était venu avec eux, se posaient des questions.
Tommy : « Il va falloir nettoyer tout ça maintenant, je vais essayer de faire passer les inix par-dessus pour les mettre au parc. »
Tobi : « Est-ce que ça se mange ? »
Tekqharil : « Pas aimé manger ce que pas chasser ! »
Grendel : « Je n’ai jamais essayé, faut dire que j’ai toujours évité le plus possible d’en rencontrer. Faut demander à Gatling, elle connaît très bien ce type de créatures, une partie de son armure est faite avec du cuir de braxat. »
Gallus : « Un mélange entre un mammifère et un lézard, à part la peau, il n’y a rien d’intéressant à récupérer sur cette bestiole. »
Shabaka : « Trop gros pour être brûlé ici. »
Gatling redescendit rapidement, elle avait la hache en acier de Belma en main.
Gatling : « Bon, tout est sous contrôle là-haut m’ont-ils dit. Ils nous expliqueront ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Pour l’instant j’aurai besoin d’aide pour récupérer un morceau de son cuir, je vais faire un complément à mon armure. Après ça on le découpera pour déplacer les morceaux loin de l’avant-poste. Et non Tobi, il ne vaut mieux pas le manger. Sa chair n’est pas très bonne et peut rendre malade un humanoïde, même cuite. Et il a été empoisonné par Alâa. Mais si les thri-kreen n’ont pas de problème avec ça. »
Ils passèrent tout le reste de la journée à découper d’abord la peau du braxat, puis le reste de son corps, tronçon par tronçon. Quand il ne resta que le tronc, ils l’attachèrent pour le traîner. Gatling et Kankal eurent besoin de leur force combinée pour déplacer le morceau de barbaque. Les morceaux furent éparpillés un peu partout, suivant les indications de Grendel, mais à plusieurs kilomètres de l’avant-poste.
Grendel : « Comme ça les charognards ne s’approcheront pas de l’avant-poste. »
Ils durent nettoyer aussi le reste de sang à l’endroit où le braxat était tombé et où il avait été découpé.
Pendant ce temps, Vouin et les gardes avaient commencé à redresser la barrière et à remettre en place une partie des pierres. Puis le soir arriva et tous rentrèrent pour aller prendre un repas bien mérité, et surtout avoir des informations concernant ce qu’il s’était passé.
Belma raconta l’histoire. Que pendant qu’elle attaquait physiquement le braxat et que Vouin et Trifanel utilisaient leurs pouvoirs psi, Alâa s’était transformée en serpent. Qu’elle avait réussi à mordre la créature et à l’empoisonner, mais que le serpent avait été brûlé par l’acide. Qu’elle s’était retransformée mais qu’elle souffrait horriblement, bien que sa forme humaine n’ait pas été blessée. Que Trifanel l’avait endormie pour la soulager, mais qu’il était inquiet. Et qu’actuellement elle dormait dans sa chambre.
Tommy en profita pour présenter Shabaka à l’équipe de l’avant-poste. C’était un prêtre du feu demi-elfe qui voulait voir la Cordillère, aussi s’était-il engagé pour le trajet jusqu’à l’avant-poste. Il demanda également à Kankal, Gallus, Tekqharil et Tobi s’ils voulaient rester eux-aussi, car son prochain passage serait dans trois mois environ.
Ces derniers décidèrent de rester trois mois à l’avant-poste pour avoir le temps d’explorer les environs.
*Insulte utilisée par les nains de Ledopolus Sud, dont le sens d’origine s’est perdu avec le temps, mais qui fait référence à un visage particulièrement ingrat.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:42, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 4 - Chapitre 8 : La forteresse du Griffon (arrivée de Ildorn avec son perso Shabaka) (1 jour)
Chapitre 8 : La forteresse du Griffon (arrivée de Ildorn avec son perso Shabaka) (1 jour)
Le lendemain matin, Alâa finit par sortir de la chambre des nains. Elle a les traits tirés, les cernes sous les yeux, comme si elle avait mal dormi. Mais surtout sa démarche est lente, indiquant qu’elle souffre toujours.
Ses amis viennent la voir et elle esquisse un petit sourire, pour leur signifier que tout va bien.
Shabaka est présenté à Alâa et elle demande qu’on lui parle du combat contre les giths. Après avoir eu le récit d’un peu tout le monde, Tekqharil, tout aussi curieux que la jeune fille, propose de créer un trou de ver en direction de la forteresse dans la muraille sur la Cordillère, du côté opposé à l’avant-poste. Tout le monde est partant pour faire le voyage et le thri-kreen utilise ses pouvoirs en créant un trou de ver.
Une fois arrivé sur la plateforme, Shabaka allume une lampe à huile qui ne le quitte jamais, tous peuvent voir de leurs yeux ce que Tobi leur a expliqué après y avoir fait une petite excursion pendue par les pieds.
L’ouverture de la caverne dans la paroi mesure environ vingt-cinq mètres de large sur une hauteur de six mètres et pour une profondeur de huit mètres. De chaque côté il y a une tour maçonnée carrée, avec une porte en bois et des meurtrières. Le sol a été aplani et on peut même apercevoir par endroits des dalles en pierre posées sur le sol. Du côté opposé à l’ouverture dans la paroi il y a trois passages assez larges. Au milieu de la plateforme on peut voir une sorte de cheminée en tuiles d’argile au-dessus d’un foyer d’un mètre de haut fait en briques d’argile. À côté se trouve un bloc de pierre sur lequel est posé une enclume en fer, et non loin des marteaux et des pinces de métal. À quatre ou cinq mètres de là vers le côté gauche, et face à une des entrées, se trouvent les squelettes enchevêtrés de deux énormes créatures, un oiseau géant et un autre de type félin, reconnaissable à ses griffes rétractiles.
Cela faisait à peine quelques instants que Alâa, Gallus, Kankal, Shabaka, Tekqharil et Tobi étaient arrivés lorsqu’ils entendirent tous une voix qui leur parlait. Ils arrivaient à comprendre ce qu’elle disait, pourtant le langage leur semblait inconnu.
Le raaig : « Seules les personnes animées de bons sentiments sont autorisées à rentrer dans le sanctuaire de Tzaht. Les neutres peuvent partir ou rester immobiles. Les mauvais doivent fuir ou mourir. Tout manquement à ces règles entraînera votre mort. »
Alâa ne fut qu’à moitié surprise quand elle entendit ces paroles.
Alâa : « Faites exactement ce qu’il dit, si c’est ce que je pense, c’est le gardien du temple d’un ancien dieu oublié et il protège ce sanctuaire contre les intrus. Ils sont la plupart du temps invisibles, quand on les voit c’est qu’ils vous attaquent. »
Du côté opposé à l’enclume, là où il y avait un des passages qui allait à l’intérieur de la montagne, on pouvait voir une lumière bleutée à une certaine distance. Alâa se dirigea donc vers la lumière, suivie de Shabaka et de Tobi, laissant Gallus, Kankal et Tekqharil à l’endroit où ils étaient quand ils avaient entendu la voix.
Le couloir n’était pas éclairé, mais grâce à la lampe à huile et en ayant comme point de mire cette lumière étrange il était facile de le parcourir. Au bout d’une dizaine de mètres ils arrivèrent à un croisement. À droite un escalier montait, le couloir était aussi plus étroit. À gauche un escalier descendait, lui aussi de la même largeur. Les deux semblaient taillés dans la roche. De l’autre côté, là d’où provenait la lumière, ils commencèrent à apercevoir la pièce éclairée.
C’étaient des sortes d’éclairs lumineux, bleus et blancs, qui provenaient d’une table en pierre d’une hauteur d’un mètre et d’une largeur de deux mètres. Derrière cette table il y avait une alcôve dans laquelle se trouvait une statue qui représentait une créature polymorphe. La partie inférieure était le corps d’un serpent, lequel était surmonté par un buste humain avec deux bras. La tête était celle d’un aigle, et la créature avait une paire d’ailes dans le dos.
Alâa la reconnut instantanément, c’était la même figure qui se trouvait à Tyr, ou plutôt sous Tyr, dans l’ancien temple sous la place des Ombres, là où les préservateurs de l’Alliance voilée de Tyr se réunissaient parfois et où l’être polymorphe était peint sur les vitraux.
On lui avait expliqué que c’était la représentation d’un ancien dieu que les humains adoraient autrefois. C’était apparemment un dieu pourvoyeur de pluie.
Ils arrivèrent tous les trois dans la pièce. Elle mesurait neuf mètres de large sur six mètres de profondeur. À droite et à gauche il y avait une série de quatre colonnes. L’alcôve faisait un demi-cercle de deux mètres de rayon. La hauteur de la pièce devait être entre deux mètres vingt et deux mètres trente.
Il y avait aussi une porte en bois, fermée, à gauche de l’alcôve. Sur la table de pierre, ils pouvaient voir, admiratifs, ce qui brillait. C’était une épée en acier, une arme à deux mains, éblouissante, qui était la source principale de lumière de la pièce. La statue derrière elle semblait prendre vie à chaque éclair qui en sortait. Il y avait aussi une bougie allumée sur la table.
Alâa : « Ne touchez pas à l’épée ! Il doit y avoir un gardien. »
Tobi et Shabaka, qui s’étaient approchés, reculèrent d’un pas. C’est à ce moment qu’il apparut soudainement devant la porte.
C’était un humanoïde, mais il était entièrement recouvert de métal des pieds à la tête. L’armure était elle aussi magnifiquement ouvragée. Il portait un heaume qui avait la forme d’une tête d’aigle, ressemblant pour beaucoup à celle de la statue. Il tenait dans sa main droite une hache de bataille naine à un seul fer. L’arme était elle aussi magnifique.
Une partie de son casque était mobile, il la souleva pour laisser découvrir son visage, celui d’un homme entre quarante et cinquante ans, avec une barbe poivre et sel.
Lumlane : « Je suis Lumlane de Tailleroc, chevalier au service de Tzaht, gardien de la passe des griffons et maître de la Forteresse du Griffon. Que faite-vous dans ce sanctuaire oublié ? Recherchez-vous sa protection ? Parlez sans mensonge, je détecterai toute malfaisance commise ici. »
Alâa : « Nous te saluons chevalier, nous n’avons pas besoin pour l’instant de ta protection. Nous habitons de l’autre côté de la passe et nous sommes venus visiter cette forteresse en pensant qu’il n’y avait plus personne. On me nomme Alâa, mais mon vrai prénom est Nissani. »
Tobi : « Moi je suis Tobi un petite-gens habitant au nord de la Cordillère en voyage pour explorer la région. C’est quoi les squelettes d’animaux qu’on a vus dehors ? »
Shabaka : « Je suis Shabaka, demi-elfe et prêtre du feu. Qu’est-ce que c’est que cette épée ? »
Lumlane : « C’est un griffon, un animal magnifique, mélange d’un félin et d’un aigle. Les griffons étaient nos montures volantes pour protéger le défilé. L’épée s’appelle le doigt de Tzaht, une épée que j’ai forgée pendant des années. Un jour elle a été bénie par le dieu en recevant un éclair. Je la garde sur son autel pour le remercier de son don en attendant de l’utiliser pour protéger son temple. »
Lumlane dévisagea Alâa comme s’il lisait en elle.
Lumlane : « Es-tu une enfant de Tzaht ? Es-tu blessée ? »
Alâa : « Je suis une Yuan-ti, je ne sais pas s’ils sont les enfants de Tzaht, parce qu’ils sont maléfiques et que ton dieu ne l’est pas. Mais je ne le suis pas et je veux les combattre. Oui, une partie de moi a été blessée, mais personne ne peut la soigner car elle est enfouie trop profondément. »
Le raaig posa sa hache sur la table de pierre et enleva ses gants de cuir et de métal, il prit les mains d’Alâa et récita une petite litanie.
Lumlane : « Par les pouvoirs que Tzaht m’a donnés, j’appose les mains sur une de ses enfants qui recherche sa lumière, qu’il fasse qu’elle la trouve. »
Une chaleur se dégagea des mains du raaig quand il prononça sa prière et Alâa soudain ne ressentit plus de douleur.
Alâa : « Incroyable, tu as réussi à me soigner. »
Lumlane : « J’ai le pouvoir de guérir par apposition des mains. »
Après avoir remis ses gants et récupéré sa hache, il redevint invisible.
Lumlane : « Vous devriez rejoindre vos amis. »
Ils retournèrent sur l’esplanade, où ils firent un compte rendu rapide aux trois qui les attendaient. Puis ils entendirent à nouveau la voix du raaig.
Lumlane : « Si vous protégez la passe entre les montagnes je vais vous donner des armes. Rentrez dans la caverne de droite, au fond vous trouverez une réserve. Choisissez une seule arme. »
Ils se dirigèrent tous ensemble vers la grotte et effectivement il y avait bien une réserve tout au bout, remplie d’armes de métal. Chacun d’entre eux récupéra ce qui l’intéressait, une épée courte, une dague, une lance… Les armes étaient recouvertes de rouille.
Lumlane : « Les armes sont un peu vieilles, elles mériteraient un retour à la forge. Si vous me ramenez du charbon je pourrais les reforger. Maintenant vous devez quitter ce sanctuaire, vous pouvez prendre la porte à côté de la tour droite, elle vous emmènera sur un chemin qui longe la montagne. »
La porte était ancienne elle aussi, elle donnait sur un couloir de quatre mètres de long fermé au bout par un pan de mur.
Alâa : « Il doit y avoir un passage secret, je vais chercher comment l’ouvrir. »
Il fallait pousser sur une pierre, ce qui débloquait la porte dans un cliquetis et la déplaçait de quelques centimètres.
Kankal : « Faites place, je vais l’ouvrir en grand. »
De ses grands bras il exerça une pression sur la porte qui se déplaça lentement jusqu’à s’ouvrir à moitié, laissant le passage libre. Elle donnait sur un sentier, vraisemblablement taillé à même la roche, qui longeait la paroi et partait vers l’ouest en direction de la forêt. On pouvait voir le chemin qui serpentait tout en descendant.
Gallus : « Incroyable, on ne voit rien d’en bas. C’est vraiment un travail bien fait. »
Shabaka : « Le charbon ça n’est pas très compliqué à faire, il faut principalement du bois et du feu et il faut enfermer tout ça dans la terre. »
Tekqharil marchait lentement sur le chemin étroit.
Tekqharil : « Je peux créer un autre portail si vous le désirez, ça serait plus sûr. »
Shabaka : « Non, on s’approche de la forêt, c’est trop beau à voir tous ces arbres. »
Ils marchèrent en descendant lentement sur plusieurs kilomètres jusqu’à atteindre la limite de la forêt, dans une zone que Loona la druidesse petite-gens leur avait indiquée. Puis ils rebroussèrent chemin pour rejoindre l’avant-poste.
Arrivés à l’avant-poste ils racontèrent ce qu’ils avaient fait et vu. Quelle ne fut pas la surprise pour Vouin d’apprendre qu’une personne qui porte le même nom que lui se trouvait en face à seulement quelques kilomètres.
Le lendemain matin, Alâa finit par sortir de la chambre des nains. Elle a les traits tirés, les cernes sous les yeux, comme si elle avait mal dormi. Mais surtout sa démarche est lente, indiquant qu’elle souffre toujours.
Ses amis viennent la voir et elle esquisse un petit sourire, pour leur signifier que tout va bien.
Shabaka est présenté à Alâa et elle demande qu’on lui parle du combat contre les giths. Après avoir eu le récit d’un peu tout le monde, Tekqharil, tout aussi curieux que la jeune fille, propose de créer un trou de ver en direction de la forteresse dans la muraille sur la Cordillère, du côté opposé à l’avant-poste. Tout le monde est partant pour faire le voyage et le thri-kreen utilise ses pouvoirs en créant un trou de ver.
Une fois arrivé sur la plateforme, Shabaka allume une lampe à huile qui ne le quitte jamais, tous peuvent voir de leurs yeux ce que Tobi leur a expliqué après y avoir fait une petite excursion pendue par les pieds.
L’ouverture de la caverne dans la paroi mesure environ vingt-cinq mètres de large sur une hauteur de six mètres et pour une profondeur de huit mètres. De chaque côté il y a une tour maçonnée carrée, avec une porte en bois et des meurtrières. Le sol a été aplani et on peut même apercevoir par endroits des dalles en pierre posées sur le sol. Du côté opposé à l’ouverture dans la paroi il y a trois passages assez larges. Au milieu de la plateforme on peut voir une sorte de cheminée en tuiles d’argile au-dessus d’un foyer d’un mètre de haut fait en briques d’argile. À côté se trouve un bloc de pierre sur lequel est posé une enclume en fer, et non loin des marteaux et des pinces de métal. À quatre ou cinq mètres de là vers le côté gauche, et face à une des entrées, se trouvent les squelettes enchevêtrés de deux énormes créatures, un oiseau géant et un autre de type félin, reconnaissable à ses griffes rétractiles.
Cela faisait à peine quelques instants que Alâa, Gallus, Kankal, Shabaka, Tekqharil et Tobi étaient arrivés lorsqu’ils entendirent tous une voix qui leur parlait. Ils arrivaient à comprendre ce qu’elle disait, pourtant le langage leur semblait inconnu.
Le raaig : « Seules les personnes animées de bons sentiments sont autorisées à rentrer dans le sanctuaire de Tzaht. Les neutres peuvent partir ou rester immobiles. Les mauvais doivent fuir ou mourir. Tout manquement à ces règles entraînera votre mort. »
Alâa ne fut qu’à moitié surprise quand elle entendit ces paroles.
Alâa : « Faites exactement ce qu’il dit, si c’est ce que je pense, c’est le gardien du temple d’un ancien dieu oublié et il protège ce sanctuaire contre les intrus. Ils sont la plupart du temps invisibles, quand on les voit c’est qu’ils vous attaquent. »
Du côté opposé à l’enclume, là où il y avait un des passages qui allait à l’intérieur de la montagne, on pouvait voir une lumière bleutée à une certaine distance. Alâa se dirigea donc vers la lumière, suivie de Shabaka et de Tobi, laissant Gallus, Kankal et Tekqharil à l’endroit où ils étaient quand ils avaient entendu la voix.
Le couloir n’était pas éclairé, mais grâce à la lampe à huile et en ayant comme point de mire cette lumière étrange il était facile de le parcourir. Au bout d’une dizaine de mètres ils arrivèrent à un croisement. À droite un escalier montait, le couloir était aussi plus étroit. À gauche un escalier descendait, lui aussi de la même largeur. Les deux semblaient taillés dans la roche. De l’autre côté, là d’où provenait la lumière, ils commencèrent à apercevoir la pièce éclairée.
C’étaient des sortes d’éclairs lumineux, bleus et blancs, qui provenaient d’une table en pierre d’une hauteur d’un mètre et d’une largeur de deux mètres. Derrière cette table il y avait une alcôve dans laquelle se trouvait une statue qui représentait une créature polymorphe. La partie inférieure était le corps d’un serpent, lequel était surmonté par un buste humain avec deux bras. La tête était celle d’un aigle, et la créature avait une paire d’ailes dans le dos.
Alâa la reconnut instantanément, c’était la même figure qui se trouvait à Tyr, ou plutôt sous Tyr, dans l’ancien temple sous la place des Ombres, là où les préservateurs de l’Alliance voilée de Tyr se réunissaient parfois et où l’être polymorphe était peint sur les vitraux.
On lui avait expliqué que c’était la représentation d’un ancien dieu que les humains adoraient autrefois. C’était apparemment un dieu pourvoyeur de pluie.
Ils arrivèrent tous les trois dans la pièce. Elle mesurait neuf mètres de large sur six mètres de profondeur. À droite et à gauche il y avait une série de quatre colonnes. L’alcôve faisait un demi-cercle de deux mètres de rayon. La hauteur de la pièce devait être entre deux mètres vingt et deux mètres trente.
Il y avait aussi une porte en bois, fermée, à gauche de l’alcôve. Sur la table de pierre, ils pouvaient voir, admiratifs, ce qui brillait. C’était une épée en acier, une arme à deux mains, éblouissante, qui était la source principale de lumière de la pièce. La statue derrière elle semblait prendre vie à chaque éclair qui en sortait. Il y avait aussi une bougie allumée sur la table.
Alâa : « Ne touchez pas à l’épée ! Il doit y avoir un gardien. »
Tobi et Shabaka, qui s’étaient approchés, reculèrent d’un pas. C’est à ce moment qu’il apparut soudainement devant la porte.
C’était un humanoïde, mais il était entièrement recouvert de métal des pieds à la tête. L’armure était elle aussi magnifiquement ouvragée. Il portait un heaume qui avait la forme d’une tête d’aigle, ressemblant pour beaucoup à celle de la statue. Il tenait dans sa main droite une hache de bataille naine à un seul fer. L’arme était elle aussi magnifique.
Une partie de son casque était mobile, il la souleva pour laisser découvrir son visage, celui d’un homme entre quarante et cinquante ans, avec une barbe poivre et sel.
Lumlane : « Je suis Lumlane de Tailleroc, chevalier au service de Tzaht, gardien de la passe des griffons et maître de la Forteresse du Griffon. Que faite-vous dans ce sanctuaire oublié ? Recherchez-vous sa protection ? Parlez sans mensonge, je détecterai toute malfaisance commise ici. »
Alâa : « Nous te saluons chevalier, nous n’avons pas besoin pour l’instant de ta protection. Nous habitons de l’autre côté de la passe et nous sommes venus visiter cette forteresse en pensant qu’il n’y avait plus personne. On me nomme Alâa, mais mon vrai prénom est Nissani. »
Tobi : « Moi je suis Tobi un petite-gens habitant au nord de la Cordillère en voyage pour explorer la région. C’est quoi les squelettes d’animaux qu’on a vus dehors ? »
Shabaka : « Je suis Shabaka, demi-elfe et prêtre du feu. Qu’est-ce que c’est que cette épée ? »
Lumlane : « C’est un griffon, un animal magnifique, mélange d’un félin et d’un aigle. Les griffons étaient nos montures volantes pour protéger le défilé. L’épée s’appelle le doigt de Tzaht, une épée que j’ai forgée pendant des années. Un jour elle a été bénie par le dieu en recevant un éclair. Je la garde sur son autel pour le remercier de son don en attendant de l’utiliser pour protéger son temple. »
Lumlane dévisagea Alâa comme s’il lisait en elle.
Lumlane : « Es-tu une enfant de Tzaht ? Es-tu blessée ? »
Alâa : « Je suis une Yuan-ti, je ne sais pas s’ils sont les enfants de Tzaht, parce qu’ils sont maléfiques et que ton dieu ne l’est pas. Mais je ne le suis pas et je veux les combattre. Oui, une partie de moi a été blessée, mais personne ne peut la soigner car elle est enfouie trop profondément. »
Le raaig posa sa hache sur la table de pierre et enleva ses gants de cuir et de métal, il prit les mains d’Alâa et récita une petite litanie.
Lumlane : « Par les pouvoirs que Tzaht m’a donnés, j’appose les mains sur une de ses enfants qui recherche sa lumière, qu’il fasse qu’elle la trouve. »
Une chaleur se dégagea des mains du raaig quand il prononça sa prière et Alâa soudain ne ressentit plus de douleur.
Alâa : « Incroyable, tu as réussi à me soigner. »
Lumlane : « J’ai le pouvoir de guérir par apposition des mains. »
Après avoir remis ses gants et récupéré sa hache, il redevint invisible.
Lumlane : « Vous devriez rejoindre vos amis. »
Ils retournèrent sur l’esplanade, où ils firent un compte rendu rapide aux trois qui les attendaient. Puis ils entendirent à nouveau la voix du raaig.
Lumlane : « Si vous protégez la passe entre les montagnes je vais vous donner des armes. Rentrez dans la caverne de droite, au fond vous trouverez une réserve. Choisissez une seule arme. »
Ils se dirigèrent tous ensemble vers la grotte et effectivement il y avait bien une réserve tout au bout, remplie d’armes de métal. Chacun d’entre eux récupéra ce qui l’intéressait, une épée courte, une dague, une lance… Les armes étaient recouvertes de rouille.
Lumlane : « Les armes sont un peu vieilles, elles mériteraient un retour à la forge. Si vous me ramenez du charbon je pourrais les reforger. Maintenant vous devez quitter ce sanctuaire, vous pouvez prendre la porte à côté de la tour droite, elle vous emmènera sur un chemin qui longe la montagne. »
La porte était ancienne elle aussi, elle donnait sur un couloir de quatre mètres de long fermé au bout par un pan de mur.
Alâa : « Il doit y avoir un passage secret, je vais chercher comment l’ouvrir. »
Il fallait pousser sur une pierre, ce qui débloquait la porte dans un cliquetis et la déplaçait de quelques centimètres.
Kankal : « Faites place, je vais l’ouvrir en grand. »
De ses grands bras il exerça une pression sur la porte qui se déplaça lentement jusqu’à s’ouvrir à moitié, laissant le passage libre. Elle donnait sur un sentier, vraisemblablement taillé à même la roche, qui longeait la paroi et partait vers l’ouest en direction de la forêt. On pouvait voir le chemin qui serpentait tout en descendant.
Gallus : « Incroyable, on ne voit rien d’en bas. C’est vraiment un travail bien fait. »
Shabaka : « Le charbon ça n’est pas très compliqué à faire, il faut principalement du bois et du feu et il faut enfermer tout ça dans la terre. »
Tekqharil marchait lentement sur le chemin étroit.
Tekqharil : « Je peux créer un autre portail si vous le désirez, ça serait plus sûr. »
Shabaka : « Non, on s’approche de la forêt, c’est trop beau à voir tous ces arbres. »
Ils marchèrent en descendant lentement sur plusieurs kilomètres jusqu’à atteindre la limite de la forêt, dans une zone que Loona la druidesse petite-gens leur avait indiquée. Puis ils rebroussèrent chemin pour rejoindre l’avant-poste.
Arrivés à l’avant-poste ils racontèrent ce qu’ils avaient fait et vu. Quelle ne fut pas la surprise pour Vouin d’apprendre qu’une personne qui porte le même nom que lui se trouvait en face à seulement quelques kilomètres.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:42, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 4 - Chapitre 9 – Chasse aux baazrags (2 jours)
Chapitre 9 – Chasse aux baazrags (2 jours)
Après un conciliabule, la meilleure solution qu’ils trouvent est de récupérer du bois dans la forêt et de l’emmener à la Forteresse du Griffon. Mais pour ne pas se mettre à dos les petites-gens de la tribu des Colibris, ils comptent faire un échange avec de la nourriture. Grendel leur propose une petite partie de chasse ; il a repéré un groupe d’une dizaine de baazrags, mais ne pense pas pouvoir en tuer plus de deux avant que les autres ne s’enfuient, mais avec leur aide, ils pourraient sûrement tous les abattre. Cela ferait donc de la nourriture pour plusieurs jours pour l’avant-poste et une partie pourrait être échangée.
Pendant la chasse, ils tombent sur la petite troupe de baazrags décrite par Grendel. Tekqharil utilise ses pouvoirs psioniques : il créé un portail sous leurs pattes, ce qui en fait passer sept au travers. Manque de chance pour eux, l’autre sortie se trouve à plusieurs dizaines de mètre de haut, et la chute tue instantanément les créatures qui s’écrasent au sol. Pendant ce temps, Grendel avec son arc et Tobi avec sa fronde, tuent les trois derniers.
Tous participent au transport des baazrags jusqu’à l’avant-poste. Et une fois arrivée, toute l’équipe se met au travail pour découper et saler la nourriture pendant que Belma prépare un ragoût de baazrag avec des herbes aromatiques des montagnes. Seuls deux des braazags sont mis de côté pour être échangés avec les petites-gens.
Alors qu’un fumet particulièrement appétissant s’exhale dans la pièce principale, Trifanel fait son apparition pour participer au repas.
Pendant le repas, il est mis au courant de ce que la jeune équipe a découvert en allant dans la Forteresse du Griffon. Le raaig et l’épée magique, qui l’intéresse assez peu finalement car ce qui l’a réellement fait se redresser et poser plein de questions ce sont les griffons, du moins le squelette d’une de ses créatures, un mélange d’aigle et de félin.
Trifanel : « Cela ressemble étrangement à des aviarags ces griffons, avec la tête d’aigle en moins, mais avec une queue d’oiseau en plus. »
Tobi : « Et ça se mange des aviarags ? »
Trifanel : « Malheureux ! Manger une créature intelligente et télépathe, mais ça constituerait un crime infâme. Disons qu’ils sont en concurrence avec les wivernes qui chassent les mêmes proies, puisqu’ils vivent eux aussi dans les montagnes et que ces dernières peuvent les attaquer et les manger car elles sont beaucoup plus grosses, mais en général les aviarags s’associent à plusieurs de leur espèce pour contrer les wivernes qui elles sont solitaires. En tout cas, il y en a beaucoup dans le défilé, de part et d’autre de la Cordillère. »
Le lendemain, ils emmènent les deux baazrags qu’ils ont mis de côté pour les donner aux petites-gens de la tribu des Colibris. Puis ils attendent à côté d’une des pierres percées qu’un guide vienne les récupérer pour les emmener vers leur village.
Soudain Tobi reçoit une pierre !
Tobi : « Hé ! C’est quoi, qui est-ce ? Je viens de recevoir une pierre. »
Kankal : « Les pierres c’est bien, la terre c’est la vie. »
Ce coup-ci c’est Kankal qui reçoit une pierre, et qui s’énerve.
Kankal : « Mais qui ose ainsi profaner les pierres dans leur repos ? »
Les deux cherchent d’où peuvent provenir les tirs en regardant à droite et à gauche, mais d’autres pierres continuent à être lancées sans qu’ils puissent déterminer l’origine des tirs.
C’est Tekqharil qui trouve d’où viennent les projectiles : un enfant de la tribu des Colibris était caché dans un bosquet et s’amusait à lancer des pierres. L’effronté trouvant même qu’ils étaient très lents à réagir. Mais finalement il fait le cri d’un animal de la forêt, ce qui fait venir d’autre petites-gens avec qui Tobi parlemente pour qu’ils soient emmenés à la maison commune du village.
Ils sont reçus par Burgadala. Le chef les remercie pour la nourriture et convient de leur donner du bois avant de les inviter au repas de baazrag rôti que les femmes vont préparer. Mais en attendant que ce soit cuit, il les convie à la cérémonie des gants de feu.
Shabaka et Tobi sont tout de suite très intéressés.
Cette cérémonie est faite pour marquer le passage à l’âge adulte des membres masculins de la tribu des Colibris. Elle consiste à mettre ses deux mains dans des « gants » faits en tiges végétales tressées qu’ils appellent des luvas, lesquels sont remplis de fourmis de feu, de grosses fourmis agressives avec une piqûre extrêmement douloureuse, donnant la sensation d’une brûlure par le feu. Les jeunes doivent tenir une minute alors qu’ils se font piquer par une centaine de fourmis de chaque côté.
Pour pouvoir supporter l’atroce douleur, on enduit leurs mains dans une sorte de teinture appelée jagua, qui est faite à partir de la chair d’un fruit. Cette teinture atténue un peu la douleur.
Tobi demande alors s’il peut passer l’épreuve lui aussi, et Burgadala accepte. L’épreuve est réussie, et du coup Tobi devient membre honoraire de la tribu.
Shabaka et ravi d’être venu pour apprendre cette coutume, même si ce n’est pas ce qu’il pensait en parlant de feu.
À la suite de la cérémonie, ils sont tous invités au repas de baazrag rôti donné par Burgadala. Après le repas, ils récupèrent un énorme fagot d’un bois assez dense spécialement fourni par les petites-gens pour que le feu dure longtemps, suivant la demande de Shabaka qu’avait traduite Tobi. Seul Kankal, grâce à ses grands bras et sa force, est capable de le porter. Pour gagner du temps, Tekqharil ouvre un portail jusqu’à l’avant-poste.
De retour à l’avant-poste, les deux nains repartent avec l’équipe d’Alâa à la Forteresse du Griffon en suivant le chemin dans la montagne.
Une fois arrivés, Belma et Vouin parlent avec le raaig en langue naine. Ils semblent très émus, et leur discussion dure plusieurs minutes. Mais une fois leur conversation terminée, ils ne racontent pas ce qu’ils ont échangé.
Vouin explique que pour faire du charbon il faut brûler le bois d’une certaine façon. Il faut qu’il n’y ait pas d’air pendant qu’il brûle. Il doit donc fabriquer un four pour contenir le bois. Pour cela, il explique qu’il va utiliser ses pouvoirs psioniques pour rendre la pierre molle, le temps de la façonner comme de l’argile. Une fois cela fait, on mettra le bois dedans et on l’enflammera, puis on bouchera le four, ne laissant qu’un petit passage pour la fumée.
Kankal est assez surpris des pouvoirs psioniques de Vouin, il s’inquiète de ce que va devenir la pierre ainsi ramollie, mais Vouin le rassure en lui disant qu’elle va durcir et redevenir comme avant quand il s’arrêtera.
Comme il l’a expliqué, Vouin utilise donc ses pouvoirs psioniques pour rendre malléable la pierre de la grotte des griffons afin de fabriquer le four. Le raaig allume le feu grâce à un pouvoir psionique, au grand désarroi de Shabaka qui comptait utiliser ses pouvoirs élémentaires.
Le raaig explique qu’il va falloir attendre deux jours pour que la transformation du bois en charbon soit réussie.
Toute l’équipe retourne à l’avant-poste après que Tekqharil ait à nouveau ouvert un portail.
Après un conciliabule, la meilleure solution qu’ils trouvent est de récupérer du bois dans la forêt et de l’emmener à la Forteresse du Griffon. Mais pour ne pas se mettre à dos les petites-gens de la tribu des Colibris, ils comptent faire un échange avec de la nourriture. Grendel leur propose une petite partie de chasse ; il a repéré un groupe d’une dizaine de baazrags, mais ne pense pas pouvoir en tuer plus de deux avant que les autres ne s’enfuient, mais avec leur aide, ils pourraient sûrement tous les abattre. Cela ferait donc de la nourriture pour plusieurs jours pour l’avant-poste et une partie pourrait être échangée.
Pendant la chasse, ils tombent sur la petite troupe de baazrags décrite par Grendel. Tekqharil utilise ses pouvoirs psioniques : il créé un portail sous leurs pattes, ce qui en fait passer sept au travers. Manque de chance pour eux, l’autre sortie se trouve à plusieurs dizaines de mètre de haut, et la chute tue instantanément les créatures qui s’écrasent au sol. Pendant ce temps, Grendel avec son arc et Tobi avec sa fronde, tuent les trois derniers.
Tous participent au transport des baazrags jusqu’à l’avant-poste. Et une fois arrivée, toute l’équipe se met au travail pour découper et saler la nourriture pendant que Belma prépare un ragoût de baazrag avec des herbes aromatiques des montagnes. Seuls deux des braazags sont mis de côté pour être échangés avec les petites-gens.
Alors qu’un fumet particulièrement appétissant s’exhale dans la pièce principale, Trifanel fait son apparition pour participer au repas.
Pendant le repas, il est mis au courant de ce que la jeune équipe a découvert en allant dans la Forteresse du Griffon. Le raaig et l’épée magique, qui l’intéresse assez peu finalement car ce qui l’a réellement fait se redresser et poser plein de questions ce sont les griffons, du moins le squelette d’une de ses créatures, un mélange d’aigle et de félin.
Trifanel : « Cela ressemble étrangement à des aviarags ces griffons, avec la tête d’aigle en moins, mais avec une queue d’oiseau en plus. »
Tobi : « Et ça se mange des aviarags ? »
Trifanel : « Malheureux ! Manger une créature intelligente et télépathe, mais ça constituerait un crime infâme. Disons qu’ils sont en concurrence avec les wivernes qui chassent les mêmes proies, puisqu’ils vivent eux aussi dans les montagnes et que ces dernières peuvent les attaquer et les manger car elles sont beaucoup plus grosses, mais en général les aviarags s’associent à plusieurs de leur espèce pour contrer les wivernes qui elles sont solitaires. En tout cas, il y en a beaucoup dans le défilé, de part et d’autre de la Cordillère. »
Le lendemain, ils emmènent les deux baazrags qu’ils ont mis de côté pour les donner aux petites-gens de la tribu des Colibris. Puis ils attendent à côté d’une des pierres percées qu’un guide vienne les récupérer pour les emmener vers leur village.
Soudain Tobi reçoit une pierre !
Tobi : « Hé ! C’est quoi, qui est-ce ? Je viens de recevoir une pierre. »
Kankal : « Les pierres c’est bien, la terre c’est la vie. »
Ce coup-ci c’est Kankal qui reçoit une pierre, et qui s’énerve.
Kankal : « Mais qui ose ainsi profaner les pierres dans leur repos ? »
Les deux cherchent d’où peuvent provenir les tirs en regardant à droite et à gauche, mais d’autres pierres continuent à être lancées sans qu’ils puissent déterminer l’origine des tirs.
C’est Tekqharil qui trouve d’où viennent les projectiles : un enfant de la tribu des Colibris était caché dans un bosquet et s’amusait à lancer des pierres. L’effronté trouvant même qu’ils étaient très lents à réagir. Mais finalement il fait le cri d’un animal de la forêt, ce qui fait venir d’autre petites-gens avec qui Tobi parlemente pour qu’ils soient emmenés à la maison commune du village.
Ils sont reçus par Burgadala. Le chef les remercie pour la nourriture et convient de leur donner du bois avant de les inviter au repas de baazrag rôti que les femmes vont préparer. Mais en attendant que ce soit cuit, il les convie à la cérémonie des gants de feu.
Shabaka et Tobi sont tout de suite très intéressés.
Cette cérémonie est faite pour marquer le passage à l’âge adulte des membres masculins de la tribu des Colibris. Elle consiste à mettre ses deux mains dans des « gants » faits en tiges végétales tressées qu’ils appellent des luvas, lesquels sont remplis de fourmis de feu, de grosses fourmis agressives avec une piqûre extrêmement douloureuse, donnant la sensation d’une brûlure par le feu. Les jeunes doivent tenir une minute alors qu’ils se font piquer par une centaine de fourmis de chaque côté.
Pour pouvoir supporter l’atroce douleur, on enduit leurs mains dans une sorte de teinture appelée jagua, qui est faite à partir de la chair d’un fruit. Cette teinture atténue un peu la douleur.
Tobi demande alors s’il peut passer l’épreuve lui aussi, et Burgadala accepte. L’épreuve est réussie, et du coup Tobi devient membre honoraire de la tribu.
Shabaka et ravi d’être venu pour apprendre cette coutume, même si ce n’est pas ce qu’il pensait en parlant de feu.
À la suite de la cérémonie, ils sont tous invités au repas de baazrag rôti donné par Burgadala. Après le repas, ils récupèrent un énorme fagot d’un bois assez dense spécialement fourni par les petites-gens pour que le feu dure longtemps, suivant la demande de Shabaka qu’avait traduite Tobi. Seul Kankal, grâce à ses grands bras et sa force, est capable de le porter. Pour gagner du temps, Tekqharil ouvre un portail jusqu’à l’avant-poste.
De retour à l’avant-poste, les deux nains repartent avec l’équipe d’Alâa à la Forteresse du Griffon en suivant le chemin dans la montagne.
Une fois arrivés, Belma et Vouin parlent avec le raaig en langue naine. Ils semblent très émus, et leur discussion dure plusieurs minutes. Mais une fois leur conversation terminée, ils ne racontent pas ce qu’ils ont échangé.
Vouin explique que pour faire du charbon il faut brûler le bois d’une certaine façon. Il faut qu’il n’y ait pas d’air pendant qu’il brûle. Il doit donc fabriquer un four pour contenir le bois. Pour cela, il explique qu’il va utiliser ses pouvoirs psioniques pour rendre la pierre molle, le temps de la façonner comme de l’argile. Une fois cela fait, on mettra le bois dedans et on l’enflammera, puis on bouchera le four, ne laissant qu’un petit passage pour la fumée.
Kankal est assez surpris des pouvoirs psioniques de Vouin, il s’inquiète de ce que va devenir la pierre ainsi ramollie, mais Vouin le rassure en lui disant qu’elle va durcir et redevenir comme avant quand il s’arrêtera.
Comme il l’a expliqué, Vouin utilise donc ses pouvoirs psioniques pour rendre malléable la pierre de la grotte des griffons afin de fabriquer le four. Le raaig allume le feu grâce à un pouvoir psionique, au grand désarroi de Shabaka qui comptait utiliser ses pouvoirs élémentaires.
Le raaig explique qu’il va falloir attendre deux jours pour que la transformation du bois en charbon soit réussie.
Toute l’équipe retourne à l’avant-poste après que Tekqharil ait à nouveau ouvert un portail.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:38, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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Livre 4 - Chapitre 10 – Les aviarags (1 jour)
Chapitre 10 – Les aviarags (1 jour)
Une nuit s’est passée. Vouin décide de préparer des peaux pour en faire des soufflets. En effet, pour que la chaleur produite par le charbon soit au maximum, il faut souffler de l’air en continu dessus, c’est un des secrets de la forge. Il a remarqué qu’il y avait deux emplacements opposés pour ça dans la forge de la forteresse, mais que les soufflets ont disparu depuis, vraisemblablement détruits par l’usure du temps.
Trifanel arrive à l’avant-poste et souhaite parler à toute l’équipe qui est allée voir la forteresse du Griffon. Il a beaucoup réfléchi après avoir entendu le compte rendu de leur visite et a décidé de parler à son ami Machik. C’est un aviarag très sage qui est d’accord pour discuter avec eux s’ils le souhaitent.
Comme ils sont tous d’accord, Trifanel les emmène dans le défilé et se dirige vers une zone très rocailleuse du même côté que l’avant-poste mais à plusieurs kilomètres de celui-ci. Là, dans une gorge étroite, il marche sur quelques centaines de mètres puis le passage entre les parois s’élargit. Il leur explique qu’il n’y a pas de wiverne dans le défilé, ni de pterrax, et que c’est à cet endroit de la Cordillère que l’on trouve le plus d’aviarags.
Trifanel : « Je vais appeler Machik par télépathie, il y a juste la place pour lui ici, vous monterez l’un après l’autre et il vous emmènera dans son nid. Bon, il n’aime pas qu’on dise son nid, il appelle ça une aire. Soyez courtois avec lui, les aviarags apprécient la politesse et la courtoisie. Ils sont aussi intelligents que nous et ont tous des talents de psioniste. Un salut de la tête sera suffisant. »
Soudain, une ombre s’approcha de l’endroit où ils se trouvaient. Ils levèrent la tête et purent voir s’approcher un énorme félin au corps massif et au pelage marron clair. Sur son front on pouvait voir une paire de longues cornes légèrement courbées. Sur son dos, une paire d’ailes aux plumes d’un bleu clair et lumineux. Sur sa tête, une crinière elle aussi bleue. Et à son postérieur, une queue faite de longues plumes de la même couleur que son pelage.
Tous se poussèrent pour le laisser atterrir. D’abord parce qu’il était grand, environ deux mètres cinquante sans la queue, soit la taille d’un kyrre, et que ses ailes touchaient presque les deux parois en faisant une ombre menaçante, mais aussi parce qu’il était majestueux.
Trifanel : « Allez, à toi Alâa. »
La jeune fille salua la créature qui répondit elle aussi par un salut de la tête, puis grimpa lestement sur son dos.
Tobi fit de même, il salua l’aviarag d’un signe de tête que ce dernier lui rendit puis il fut soulevé par Trifanel qui le posa sur le dos de l’animal.
Trifanel : « Tu es plus lourd que je ne le pensais, ou ce sont mes bras qui sont moins forts qu’avant. Attendons son retour ici. » dit-il aux autres
Puis Machik sauta en l’air pendant qu’il donnait de grands coups d’ailes et commença à s’éloigner dans les airs.
Il revint seul quelques minutes plus tard, pour en récupérer un autre. Trifanel d’abord, puis Gallus, Shabaka, et enfin Kankal, grimpèrent chacun à leur tour après l’avoir salué et s’envolèrent sous les yeux à facettes de Tekqharil. Le psioniste n’était pas à l’aise de devoir s’envoler sur le dos d’un prédateur ailé, mais après avoir été contacté mentalement par Machik, il se força à monter sur l’animal, ayant eu l’assurance que « ça ne risquait rien ».
Son aire était au sommet d’un pic montagneux. C’était une grande plateforme faite de branches et d’os enchevêtrés d’environ cinq mètres de diamètre et de plusieurs mètres de haut. Ce nid devait sûrement être occupé depuis des centaines d’années. Il avait un toit, fait du corps d’une wiverne, ou plutôt de ses ossements, dont les côtes et la colonne vertébrale faisaient l’armature et dont les ailes au cuir séché formaient comme une tente qui protège du soleil impitoyable d’Athas.
La discussion s’engagea avec l’aviarag par voie télépathique. Il leur suffisait d’ouvrir leur esprit pour que les pensées chaudes et la voix grave de Machik répondent aux nombreuses questions qui lui étaient posées.
Ce qu’il racontait, c’était une histoire qui est transmise par les mères aviarags à leurs enfants. Il ne savait pas depuis combien de temps exactement l’histoire avait débuté, mais cela faisait de très nombreuses années.
« Les ancêtres des aviarags, que nous nommons les anciens, ont été créés pour servir le bien en alliant la force d’un félin, que l’on nommait lion et qui semble avoir disparu, et l’agilité de l’aigle. Conçus pour servir de montures aux humains qui devaient protéger le passage entre les montagnes, ces derniers se devaient d’avoir le cœur pur, car les anciens étaient eux-mêmes des créatures au cœur pur et ne s’abaisseraient pas à porter une personne mauvaise.
Une grande bataille eut lieu à l’ouest par-delà la forêt et les humains et les anciens partirent combattre les forces du mal.
Mais hélas, la magie noire et impie qui corrompt la terre gagna et tous les hommes disparurent sauf leur chef et sa monture. Alors l’ancien qui était la monture du chef humain mourant décida de le ramener dans son aire dans le défilé car c’est là qu’il voulait mourir auprès de son créateur disait-il. C’est dans cet endroit que se trouvaient les femelles, qui n’étaient pas parties à la guerre, car elles devaient s’occuper des jeunes. Avant de mourir, l’humain dit aux anciens : “Le très haut maître du ciel et de la pluie ne me répond plus, aussi je vais rester là en attendant que vienne sa parole. Mais vous, vous n’êtes pas obligés de rester, vous êtes libres d’aller où bon vous semble, d’y fonder famille. Je vous demande juste de vous rappeler que vous servez le bien et de ne jamais servir le mal, car le très haut maître du ciel vous a créés pour faire le bien. Allez maintenant !” Alors les anciens se parlèrent et celui qui portait l’humain leur dit : “Il est mon ami, je n’ai jamais été une simple monture pour lui, aussi je vais rester avec lui jusqu’à sa fin. En attendant prenez le vent, montez dans les cieux, cherchez-y une aire pour vivre, dès que j’aurai fini ici je vous rejoindrai.”
Mais les mères ne voulurent pas partir sans lui : “Nous resterons auprès de lui jusqu’à la fin, car c’est un homme bon et droit.”
À sa mort, l’ancien parla à nouveau : “Nous ne pouvons pas rester ce que nous sommes, les griffons doivent disparaître, car sinon les humains maléfiques chercheront à nous retrouver et à nous détruire, nous devons changer, mais sans perdre ce que nous sommes, nous sommes de la terre et c’est pourquoi nos enfants devront avoir quatre pattes, mais nous sommes aussi de l’air, alors nous devons garder nos ailes. Je sens que la magie qui nous a créés peut-être modelée suivant nos besoins car le très haut dans sa sagesse nous a laissés le libre arbitre, il était la terre et le ciel.”
Et c’est ainsi qu’Aviarag devint notre père à tous. En quelques générations ce qu’il avait dit arriva. Il eut une longue vie, bien plus longue que celle que nous avons maintenant. Il eut une grande descendance et c’est en son honneur que nous avons tous pris son nom.
Quand il sentit sa fin venir, il retourna rejoindre son ami et c’est là qu’il se trouve maintenant. C’est pourquoi cet endroit est interdit pour les aviarags, pour ne pas troubler le repos de l’ancien, notre père. »
Cela avait pris du temps pour que les différentes images soient projetées dans les esprits des personnes autour de Machik, et quand l’aviarag s’arrêta, Alâa se frottait le visage pour faire disparaître les larmes, Gallus se mouchait dans sa chemise, Tobi reniflait et toussait.
Tobi : « Fait froid dans les hauteurs dites donc ! Hum ! Hum !»
Kankal hochait la tête.
Kankal : « C’est la mort d’un vrai guerrier qui n’abandonne pas les siens. »
Shabaka : « J’aimerai bien savoir quel était cet ancien royaume disparu. »
Tekqharil : « Histoire fascinante de l’évolution. »
Tobi : « Intéressantes ces grosses griffes de wiverne, est-ce que je pourrais en avoir une ? »
Gallus : « Le dard de wiverne peut servir de composant magique. »
Trifanel : « Machik vous autorise à les prendre, après il nous ramènera au sol. »
Tekqharil : « Je préfère y aller par mes propres moyens. », dit le thri-kreen avant de disparaître.
Tobi : « Pas moi, c’était trop bien la montée, alors la descente ça va être encore mieux. »
Machik les fit descendre par le même chemin et ils rejoignirent Tekqharil qui les attendait, puis ils rentrèrent à l’avant-poste pour la nuit. Le lendemain ils devaient retourner à la forteresse du Griffon.
Une nuit s’est passée. Vouin décide de préparer des peaux pour en faire des soufflets. En effet, pour que la chaleur produite par le charbon soit au maximum, il faut souffler de l’air en continu dessus, c’est un des secrets de la forge. Il a remarqué qu’il y avait deux emplacements opposés pour ça dans la forge de la forteresse, mais que les soufflets ont disparu depuis, vraisemblablement détruits par l’usure du temps.
Trifanel arrive à l’avant-poste et souhaite parler à toute l’équipe qui est allée voir la forteresse du Griffon. Il a beaucoup réfléchi après avoir entendu le compte rendu de leur visite et a décidé de parler à son ami Machik. C’est un aviarag très sage qui est d’accord pour discuter avec eux s’ils le souhaitent.
Comme ils sont tous d’accord, Trifanel les emmène dans le défilé et se dirige vers une zone très rocailleuse du même côté que l’avant-poste mais à plusieurs kilomètres de celui-ci. Là, dans une gorge étroite, il marche sur quelques centaines de mètres puis le passage entre les parois s’élargit. Il leur explique qu’il n’y a pas de wiverne dans le défilé, ni de pterrax, et que c’est à cet endroit de la Cordillère que l’on trouve le plus d’aviarags.
Trifanel : « Je vais appeler Machik par télépathie, il y a juste la place pour lui ici, vous monterez l’un après l’autre et il vous emmènera dans son nid. Bon, il n’aime pas qu’on dise son nid, il appelle ça une aire. Soyez courtois avec lui, les aviarags apprécient la politesse et la courtoisie. Ils sont aussi intelligents que nous et ont tous des talents de psioniste. Un salut de la tête sera suffisant. »
Soudain, une ombre s’approcha de l’endroit où ils se trouvaient. Ils levèrent la tête et purent voir s’approcher un énorme félin au corps massif et au pelage marron clair. Sur son front on pouvait voir une paire de longues cornes légèrement courbées. Sur son dos, une paire d’ailes aux plumes d’un bleu clair et lumineux. Sur sa tête, une crinière elle aussi bleue. Et à son postérieur, une queue faite de longues plumes de la même couleur que son pelage.
Tous se poussèrent pour le laisser atterrir. D’abord parce qu’il était grand, environ deux mètres cinquante sans la queue, soit la taille d’un kyrre, et que ses ailes touchaient presque les deux parois en faisant une ombre menaçante, mais aussi parce qu’il était majestueux.
Trifanel : « Allez, à toi Alâa. »
La jeune fille salua la créature qui répondit elle aussi par un salut de la tête, puis grimpa lestement sur son dos.
Tobi fit de même, il salua l’aviarag d’un signe de tête que ce dernier lui rendit puis il fut soulevé par Trifanel qui le posa sur le dos de l’animal.
Trifanel : « Tu es plus lourd que je ne le pensais, ou ce sont mes bras qui sont moins forts qu’avant. Attendons son retour ici. » dit-il aux autres
Puis Machik sauta en l’air pendant qu’il donnait de grands coups d’ailes et commença à s’éloigner dans les airs.
Il revint seul quelques minutes plus tard, pour en récupérer un autre. Trifanel d’abord, puis Gallus, Shabaka, et enfin Kankal, grimpèrent chacun à leur tour après l’avoir salué et s’envolèrent sous les yeux à facettes de Tekqharil. Le psioniste n’était pas à l’aise de devoir s’envoler sur le dos d’un prédateur ailé, mais après avoir été contacté mentalement par Machik, il se força à monter sur l’animal, ayant eu l’assurance que « ça ne risquait rien ».
Son aire était au sommet d’un pic montagneux. C’était une grande plateforme faite de branches et d’os enchevêtrés d’environ cinq mètres de diamètre et de plusieurs mètres de haut. Ce nid devait sûrement être occupé depuis des centaines d’années. Il avait un toit, fait du corps d’une wiverne, ou plutôt de ses ossements, dont les côtes et la colonne vertébrale faisaient l’armature et dont les ailes au cuir séché formaient comme une tente qui protège du soleil impitoyable d’Athas.
La discussion s’engagea avec l’aviarag par voie télépathique. Il leur suffisait d’ouvrir leur esprit pour que les pensées chaudes et la voix grave de Machik répondent aux nombreuses questions qui lui étaient posées.
Ce qu’il racontait, c’était une histoire qui est transmise par les mères aviarags à leurs enfants. Il ne savait pas depuis combien de temps exactement l’histoire avait débuté, mais cela faisait de très nombreuses années.
« Les ancêtres des aviarags, que nous nommons les anciens, ont été créés pour servir le bien en alliant la force d’un félin, que l’on nommait lion et qui semble avoir disparu, et l’agilité de l’aigle. Conçus pour servir de montures aux humains qui devaient protéger le passage entre les montagnes, ces derniers se devaient d’avoir le cœur pur, car les anciens étaient eux-mêmes des créatures au cœur pur et ne s’abaisseraient pas à porter une personne mauvaise.
Une grande bataille eut lieu à l’ouest par-delà la forêt et les humains et les anciens partirent combattre les forces du mal.
Mais hélas, la magie noire et impie qui corrompt la terre gagna et tous les hommes disparurent sauf leur chef et sa monture. Alors l’ancien qui était la monture du chef humain mourant décida de le ramener dans son aire dans le défilé car c’est là qu’il voulait mourir auprès de son créateur disait-il. C’est dans cet endroit que se trouvaient les femelles, qui n’étaient pas parties à la guerre, car elles devaient s’occuper des jeunes. Avant de mourir, l’humain dit aux anciens : “Le très haut maître du ciel et de la pluie ne me répond plus, aussi je vais rester là en attendant que vienne sa parole. Mais vous, vous n’êtes pas obligés de rester, vous êtes libres d’aller où bon vous semble, d’y fonder famille. Je vous demande juste de vous rappeler que vous servez le bien et de ne jamais servir le mal, car le très haut maître du ciel vous a créés pour faire le bien. Allez maintenant !” Alors les anciens se parlèrent et celui qui portait l’humain leur dit : “Il est mon ami, je n’ai jamais été une simple monture pour lui, aussi je vais rester avec lui jusqu’à sa fin. En attendant prenez le vent, montez dans les cieux, cherchez-y une aire pour vivre, dès que j’aurai fini ici je vous rejoindrai.”
Mais les mères ne voulurent pas partir sans lui : “Nous resterons auprès de lui jusqu’à la fin, car c’est un homme bon et droit.”
À sa mort, l’ancien parla à nouveau : “Nous ne pouvons pas rester ce que nous sommes, les griffons doivent disparaître, car sinon les humains maléfiques chercheront à nous retrouver et à nous détruire, nous devons changer, mais sans perdre ce que nous sommes, nous sommes de la terre et c’est pourquoi nos enfants devront avoir quatre pattes, mais nous sommes aussi de l’air, alors nous devons garder nos ailes. Je sens que la magie qui nous a créés peut-être modelée suivant nos besoins car le très haut dans sa sagesse nous a laissés le libre arbitre, il était la terre et le ciel.”
Et c’est ainsi qu’Aviarag devint notre père à tous. En quelques générations ce qu’il avait dit arriva. Il eut une longue vie, bien plus longue que celle que nous avons maintenant. Il eut une grande descendance et c’est en son honneur que nous avons tous pris son nom.
Quand il sentit sa fin venir, il retourna rejoindre son ami et c’est là qu’il se trouve maintenant. C’est pourquoi cet endroit est interdit pour les aviarags, pour ne pas troubler le repos de l’ancien, notre père. »
Cela avait pris du temps pour que les différentes images soient projetées dans les esprits des personnes autour de Machik, et quand l’aviarag s’arrêta, Alâa se frottait le visage pour faire disparaître les larmes, Gallus se mouchait dans sa chemise, Tobi reniflait et toussait.
Tobi : « Fait froid dans les hauteurs dites donc ! Hum ! Hum !»
Kankal hochait la tête.
Kankal : « C’est la mort d’un vrai guerrier qui n’abandonne pas les siens. »
Shabaka : « J’aimerai bien savoir quel était cet ancien royaume disparu. »
Tekqharil : « Histoire fascinante de l’évolution. »
Tobi : « Intéressantes ces grosses griffes de wiverne, est-ce que je pourrais en avoir une ? »
Gallus : « Le dard de wiverne peut servir de composant magique. »
Trifanel : « Machik vous autorise à les prendre, après il nous ramènera au sol. »
Tekqharil : « Je préfère y aller par mes propres moyens. », dit le thri-kreen avant de disparaître.
Tobi : « Pas moi, c’était trop bien la montée, alors la descente ça va être encore mieux. »
Machik les fit descendre par le même chemin et ils rejoignirent Tekqharil qui les attendait, puis ils rentrèrent à l’avant-poste pour la nuit. Le lendemain ils devaient retourner à la forteresse du Griffon.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 31 Juil 2024 09:38, édité 1 fois.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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