Sous le Soleil brûlant
- Betanaelle
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Livre 7 – Altaruk, Gulg et avant-poste n°10 - Chapitre 1 – D’Altaruk vers Gulg
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Chapitre 1 – D’Altaruk vers Gulg – Caravane de deux chariots chargés de métaux (5 jours de voyage)Les deux chariots font dix mètres de large sur dix-huit mètres de long, mais si le premier n’a pas de toit, juste une grande bâche pour se protéger de la morsure de l’impitoyable soleil, le second, lui, possède un toit sur lequel se trouve une tourelle avec deux arbalètes. Pour y accéder, il faut passer par le poste de pilotage. Il y a aussi sur chacun des chariots six emplacements pour des arbalétriers, trois de chaque côté. La caravane a comme escorte des cavaliers montés sur six crodlus lourds, protégés par une barde en cuir d’inix, et dirigés par Tommy Wavir.
Le trajet est prévu sur cinq jours. Les deux premiers jours, la route va suivre la bordure de la mer pulvérulente dans une zone de landes pierreuses. Le troisième jour, elle bifurquera vers le nord et se poursuivra dans le désert avant de passer par le fort Kalvis au bout d’une journée de voyage. Enfin, il restera deux jours pour arriver à la ville de Gulg, dans la partie sud de la forêt en Croissant. Bien évidement, avec des montures rapide, il faut compter seulement trois jours de voyage.
Les deux premiers jours, le voyage se fit sous la menace de nuages de pulvre qui sont emmenés par la brise chaude de la journée en provenance de la mer pulvérulente. Outre le désagrément que cela causait aux cavaliers qui devaient se protéger de la poussière collante grâce aux chèches qu’ils avaient tous, cela pouvait masquer l’arrivée de géants en provenance des îles de la mer pulvérulente, et dans le cas présent, des îles du Grand fourchon, qui étaient les plus proches. Ces humanoïdes, ressemblant de façon grotesque à des humains, utilisaient depuis des siècles des sentiers dans la pulvre connus d’eux seul pour se déplacer d’île en île, ou pour aller en maraude dans la région des Plateaux pour faire du pillage. Mais heureusement, aucune rencontre de géants n’eut lieu. Et le troisième jour, la route prit la direction du nord pour entrer dans le désert.
À la fin du troisième jour, ils arrivèrent au Fort Kalvis, un relais marchand important, car il récupère le négoce de nombreux petits villages autour des montagnes du Mekillot et de la Grande Plaine ivoire, et qu’il sert aussi de ravitaillement en eau, car il n’y en a pas dans la Grande Plaine ivoire, qui est certainement la zone la plus désertique des Plateaux ; c’est une grande plaine de sel, les restes d’une mer depuis longtemps disparue.
Il restait encore deux jours de voyage et le trajet reprit le lendemain à travers la piste qui serpentait dans le désert en direction du nord. Vers le milieu de journée, il y eut un passage plus délicat à gérer car de gros blocs de roche se trouvaient affleurant sur le côté de la piste, et quand les chariots passèrent à côté, les rochers s’animèrent, et trois énormes créatures reptiliennes de quinze mètres de long attaquèrent les mekillots des deux chariots.
L’attaque fut soudaine et surprit tout le monde. Deux monstres s’étaient jetés sur les mekillots du premier chariot et le troisième sur un des mekillots du second. C’est l’un des conducteurs qui cria à leur vue, ce qui réveilla de sa torpeur la caravane entière.
« Hatoris ! Hatoris ! »
Les six cavaliers qui étaient avancés sur la route opérèrent un demi-tour et lancèrent leurs crodlus au galop. Le demi-géant Gubbr’ach, encore présent dans le voyage, sauta sur ses pieds et alla ouvrir la porte du second chariot, suivi par Tobi et Panumo. Zeltheris avait décidé de monter au niveau du conducteur avec son arc long.
Les mekillots, quant à eux, avaient senti les prédateurs et essayaient de donner des coups pour les chasser, mais comme ils étaient harnachés, c’était chose impossible. Cependant le harnois qui les entourait était aussi une protection, formant un bouclier face aux dents acérées.
Sur leurs trois premières attaques, une seule réussit à attraper la jambe d’un des mekillots, celui qui se trouvait à droite de la première caravane. Mais les secours étaient arrivés et les énormes créatures n’étaient finalement pas très rapides.
Les cavaliers utilisaient leurs arbalètes d’avant-bras tout en tournant autour des hatoris pour leur faire changer de cible sans toutefois s’approcher trop près des monstres.
À l’arrière, le demi-géant arriva le premier et mit un énorme coup de son trikal sur la tête de celui des hatoris qui tentait de s’attaquer à son mekillot. Et si le coup fut d’une grande violence, il ne tua pas la créature. Du haut du perchoir des conducteurs, Zeltheris utilisa son arc mais rata sa cible, qui s’était retournée vers le demi-géant.
Pendant que Tobi et Panumo couraient pour s’approcher rapidement du monstre, les conducteurs utilisaient leurs capacités psioniques pour essayer de calmer les animaux affolés.
Sur le chariot de devant, les cavaliers s’étaient rapprochés avec leurs crodlus. Ils tournaient autour des hatoris puis leurs tiraient dessus avec leurs arbalètes, histoire de les perturber dans leurs tentatives de s’en prendre aux mekillots. Les monstres essayaient de les attraper de leurs impressionnantes mâchoires, mais leurs attaques se firent dans le vide. Néanmoins, ils n’avaient pas que leur mâchoire comme attaque, un des cavaliers en eut la cruelle surprise quand un puissant coup de queue le frappa lui et son crodlu. Il en perdit l’équilibre et chuta au sol.
Une fois arrivé au contact du monstre, Panumo réussit à se jeter sur lui d’une manière peu orthodoxe, et en le touchant il lui lança un sortilège druidique qui eut pour effet de rendre l’animal complètement amorphe. Tobi et le demi-géant ne se firent pas prier pour l’achever.
Au niveau du premier chariot, le combat mené par les cavaliers avait pour objectif de détourner les énormes mâchoires des deux mekillots, mais les cavaliers aussi devaient faire attention à ne pas se faire attaquer. Apparemment, ce début de tactique mit en place par Tommy semblait efficace.
Une nouvelle rafale de carreaux d’arbalètes fut envoyée sur les hatoris. À l’arrière, le demi-géant était en rage ; il choppa Tobi par le col et se précipita sur le monstre qui était du côté gauche.Panumo se dirigea vers la droite. Zeltheris, de son côté, avait reporté son attention sur le monstre de droite, et au lieu d’utiliser son arc, elle se prépara à lancer un projectile magique qui était sûr de toucher le hatori.
Une fois arrivé au corps à corps, le demi-géant lâcha Tobi et frappa le hatori, mais un manque de coordination lui fit rater la cible. Tobi, quant à lui, put faire goûter ses griffes au monstre. Mais ce dernier réussit à porter un grand coup de mâchoires au petit-homme, lequel fut entaillé sérieusement. De l’autre côté, c’est Tommy qui ne put esquiver l’attaque de l’autre monstre et qui fut mordu.
Malgré ces désagréments, personne ne lâcha prise. Les cavaliers tirèrent à nouveau, et même si la peau écailleuse des hatoris était épaisse, il y avait toujours un ou deux carreaux qui finissaient par se planter dans leurs corps. Tobi et le demi-géant attaquèrent à nouveau, et touchèrent mortellement le hatori du côté gauche. Ils n’eurent pas le temps d’aller de l’autre côté que celui qui était à droite finit par périr également.
Tommy demanda à Panumo s’il pouvait soigner le mekillot qui avait été mordu, heureusement pas grièvement, ce que fit le druide. Le cavalier avait été commotionné, mais pas suffisamment pour l’empêcher d’effectuer son travail.
La caravane reprit donc sa route vers Gulg. Elle s’arrêta le soir pour un dernier bivouac.
La dernière journée de voyage avant d’arriver à la forêt en Croissant se passa bien plus tranquillement. Et dès que la route les fit pénétrer dans le sous-bois forestier, ils surent que le voyage était proche de se terminer.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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Livre 7 - Chapitre 2 - Commerce – Nouveaux compagnons – Retour à Altaruk
Chapitre 2 - Commerce – Nouveaux compagnons – Retour à Altaruk (1 jour à Gulg + 5 jours de voyage) (26/11/2023) (Arrivée de Lhoris et Grôm)
La caravane s’arrêta avant d’arrivée à Gulg, pas très loin de l’entrée de la ville. La reine sorcière Lalali-Puy, ne veut pas que des étrangers pénètrent dans sa ville. Celle qui se fait appeler l’oba par ses sujets, est considérée par eux comme une déesse de la forêt.
Aussi il y a des bâtiments réservés aux voyageurs, commerçant ou pas, à quelques centaines de mètres de la ville. D’ailleurs ville est un bien grand mot, tant Gulg ne ressemble à aucune autre ville des Plateaux. Son enceinte est faite d’un mur de roncier, avec des épines dures comme le métal de 2.5 à 5 cm de long, tellement dense que le bras d’un petite-gens ne passerait même pas. A l’intérieur, il y a des huttes pour les habitants. Et sur un énorme agafari est construit le palais de l’oba.
Pour le commerce, c’est le même arkhonte qui s’occupe d’une seule maison marchande. Aussi, une fois arrivée devant le comptoir de la maison Wavir, le chef du comptoir arriva pour faire l’inventaire avec Tommy, puis les différents produits furent déchargés et stockés. Le lendemain il y aurait la négociation, et seulement après ils récupèreront les marchandises qu’ils auront troqué. Tommy était intéressé par des carrus pour Ledopolus Sud, ainsi que du tissu et des noix.
Deux personnels du comptoir partiraient avec eux pour aller vers Altaruk, un mûl gladiateur du nom de Grôm et une elfe, qui faisait office de comptable et de gestionnaire, du nom de Lhoris.
Ils se présentèrent au groupe de Tommy, puis il y eu le repas du soir avant que tout le monde aille se coucher.
Le lendemain, l’arkhonte arriva pour la négociation qui prit un certain temps. Puis une fois finit il fit venir des esclaves avec les marchandises promises, et repartirent avec ceux qu’ils avaient négocié.
Il fallut faire rentrer les carrus dans le second chariot, le reste des marchandises fut mis dans le premier. Puis mettre les provisions et l’eau pour le départ le lendemain.
Ils repartirent donc à l’aube en direction du sud, reprenant la même route qu’ils avaient pris à l’aller. La première journée de voyage se fit sans encombre. Les voyageurs devaient s’occuper des carrus, leur remettre du foin et de l’eau, mais surtout il fallait ramasser leurs crottes. En effet ces excréments de forme cubique, assez solide, étaient faciles à ranger et après séchage ; ce qui était très rapide avec la chaleur des déserts, devenait le plus simple et le plus courant parmi les combustibles que l’on peut trouver sur Athas. Le bois de chauffe étant très rare, du fait même de la rareté des forêts. Alors que les carrus ; du moins dans leur forme d’élevage plus petite que celle que l’on trouve naturellement dans les contreforts montagneux du Versant Forestier, sont particulièrement abondant dans les fermes autour des villes états, et dans de nombreux petits villages.
Le deuxième jour de voyage, ils arrivèrent là où ils avaient été attaqués par les hatoris. Les créatures étaient recouvertes d’une nuée de Kes’trekels. Des oiseaux charognards et opportunistes, qui dévoraient les restes des reptiles. Tommy fit faire un écart de plusieurs dizaines de mètre aux chariots pour éviter de s’approcher trop prêt. En effet, prit individuellement ces créatures sont peureuses, mais en nombre elles s’enhardissent et sont capables d’attaquer une caravane de leurs puissants becs. Le soir ils arrivèrent au fort Kalvis, où la corvée des crottes, comme l’avait nommé Tobi repris pour les voyageurs.
La troisième journée de voyage était la dernière dans le désert, elle fut très calme, car rien de vint troubler le trajet.
Et la soirée fut elle aussi très calme, après un bon ramassage de crottes.
Le quatrième jour de voyage fut de loin le plus spécial de leur voyage. Alors qu’ils avaient quitté le désert, et que la piste serpentait dans une zone de lande rocailleuse, à seulement quelques kilomètres de la mer pulvérulente. Ils virent aux loin cinq géants du désert, dont l’un était allongé sur le sol. D’habitude belliqueux, les géants qui faisaient entre 7m et 7,50m de haut et il serait impossible de passer inaperçu, et si un combat se déclenchait, il serait perdu d’avance. Mais Tommy devait connaitre certaine chose sur les coutumes des géants, aussi il ordonna que les chariots ne bougent pas avant qu’il revienne, puis il partit avec son crodlu en direction des géants.
En s’approchant il leur parla avec les mots qu’ils connaissaient de leur langue et ces derniers lui répondirent sans faire preuve de violence.
Tommy revint alors au niveau des chariots et explique qu’ils viennent de l’île qui s’appelle le Grand fourchon toute proche et qu’un des leurs était blessé, un jeune adulte. Il aurait été attaqué par une horreur pulvérulente pendant leur traversé de la mer de pulvre. Il a proposé de les aider, et demande à Panumo qu’il soigne le géant.
Panumo étant d’accord, ils partent ensemble vers les géants. Tommy leur explique que le petit homme est un grand guérisseur. Le druide voit en effet les nombreuses blessures en cercle sur la peau épaisse du géant, mais surtout ce dernier tousse beaucoup, les traces noires autour de sa bouche et son nez, sont des preuves qu’il a respirées de la pulvre. Aussi il lance un sort de guérisons des blessures sur le géant et lui donne une de ses préparations d’herbes médicinale et si le sort ne semble pas particulièrement être efficace, les herbes elles lui font beaucoup de bien, car il finit par se relever. Tommy en profite pour demander ce que les géants font et c’est comme ça qu’il apprend qu’ils cherchent des carrus. Un troc et fait avec les géants, de cinq carrus contre des cheveux, qui sont particulièrement prisés pour faire des cordes.
De retour aux chariots, Tommy expliqua ce qu’ils avaient fait avec Panumo et demanda à Gubbr’ach de récupérer des carrus et de les emmener aux géants.
Ces derniers lui avaient parlé de vermines à détruire, mais Tommy ne comprenait pas ce que cela voulait dire. A ce moment, Lhoris se propose de faire la traduction et suit Tommy auprès des géants. Utilisant un sort de compréhension des langues, elle comprend que les géants souhaitent qu’on élimine une tribu de coureur de pulvre qui a élu domicile sur leur île.
Après en avoir discuté ensemble, les aventuriers sont d’accord et un rendez-vous est pris dans cinq jours avec les géants au même endroit.
La caravane poursuit son chemin jusqu’au bivouac du soir.
Le cinquième jour de voyage se passe tranquillement jusqu’à Altaruk où se termine leur voyage. Tommy les préviens qu’il va aller jusqu’à Ledopolus Sud afin de livrer les carrus restant, ce qui lui prendra dix jours aller et retour.
La caravane s’arrêta avant d’arrivée à Gulg, pas très loin de l’entrée de la ville. La reine sorcière Lalali-Puy, ne veut pas que des étrangers pénètrent dans sa ville. Celle qui se fait appeler l’oba par ses sujets, est considérée par eux comme une déesse de la forêt.
Aussi il y a des bâtiments réservés aux voyageurs, commerçant ou pas, à quelques centaines de mètres de la ville. D’ailleurs ville est un bien grand mot, tant Gulg ne ressemble à aucune autre ville des Plateaux. Son enceinte est faite d’un mur de roncier, avec des épines dures comme le métal de 2.5 à 5 cm de long, tellement dense que le bras d’un petite-gens ne passerait même pas. A l’intérieur, il y a des huttes pour les habitants. Et sur un énorme agafari est construit le palais de l’oba.
Pour le commerce, c’est le même arkhonte qui s’occupe d’une seule maison marchande. Aussi, une fois arrivée devant le comptoir de la maison Wavir, le chef du comptoir arriva pour faire l’inventaire avec Tommy, puis les différents produits furent déchargés et stockés. Le lendemain il y aurait la négociation, et seulement après ils récupèreront les marchandises qu’ils auront troqué. Tommy était intéressé par des carrus pour Ledopolus Sud, ainsi que du tissu et des noix.
Deux personnels du comptoir partiraient avec eux pour aller vers Altaruk, un mûl gladiateur du nom de Grôm et une elfe, qui faisait office de comptable et de gestionnaire, du nom de Lhoris.
Ils se présentèrent au groupe de Tommy, puis il y eu le repas du soir avant que tout le monde aille se coucher.
Le lendemain, l’arkhonte arriva pour la négociation qui prit un certain temps. Puis une fois finit il fit venir des esclaves avec les marchandises promises, et repartirent avec ceux qu’ils avaient négocié.
Il fallut faire rentrer les carrus dans le second chariot, le reste des marchandises fut mis dans le premier. Puis mettre les provisions et l’eau pour le départ le lendemain.
Ils repartirent donc à l’aube en direction du sud, reprenant la même route qu’ils avaient pris à l’aller. La première journée de voyage se fit sans encombre. Les voyageurs devaient s’occuper des carrus, leur remettre du foin et de l’eau, mais surtout il fallait ramasser leurs crottes. En effet ces excréments de forme cubique, assez solide, étaient faciles à ranger et après séchage ; ce qui était très rapide avec la chaleur des déserts, devenait le plus simple et le plus courant parmi les combustibles que l’on peut trouver sur Athas. Le bois de chauffe étant très rare, du fait même de la rareté des forêts. Alors que les carrus ; du moins dans leur forme d’élevage plus petite que celle que l’on trouve naturellement dans les contreforts montagneux du Versant Forestier, sont particulièrement abondant dans les fermes autour des villes états, et dans de nombreux petits villages.
Le deuxième jour de voyage, ils arrivèrent là où ils avaient été attaqués par les hatoris. Les créatures étaient recouvertes d’une nuée de Kes’trekels. Des oiseaux charognards et opportunistes, qui dévoraient les restes des reptiles. Tommy fit faire un écart de plusieurs dizaines de mètre aux chariots pour éviter de s’approcher trop prêt. En effet, prit individuellement ces créatures sont peureuses, mais en nombre elles s’enhardissent et sont capables d’attaquer une caravane de leurs puissants becs. Le soir ils arrivèrent au fort Kalvis, où la corvée des crottes, comme l’avait nommé Tobi repris pour les voyageurs.
La troisième journée de voyage était la dernière dans le désert, elle fut très calme, car rien de vint troubler le trajet.
Et la soirée fut elle aussi très calme, après un bon ramassage de crottes.
Le quatrième jour de voyage fut de loin le plus spécial de leur voyage. Alors qu’ils avaient quitté le désert, et que la piste serpentait dans une zone de lande rocailleuse, à seulement quelques kilomètres de la mer pulvérulente. Ils virent aux loin cinq géants du désert, dont l’un était allongé sur le sol. D’habitude belliqueux, les géants qui faisaient entre 7m et 7,50m de haut et il serait impossible de passer inaperçu, et si un combat se déclenchait, il serait perdu d’avance. Mais Tommy devait connaitre certaine chose sur les coutumes des géants, aussi il ordonna que les chariots ne bougent pas avant qu’il revienne, puis il partit avec son crodlu en direction des géants.
En s’approchant il leur parla avec les mots qu’ils connaissaient de leur langue et ces derniers lui répondirent sans faire preuve de violence.
Tommy revint alors au niveau des chariots et explique qu’ils viennent de l’île qui s’appelle le Grand fourchon toute proche et qu’un des leurs était blessé, un jeune adulte. Il aurait été attaqué par une horreur pulvérulente pendant leur traversé de la mer de pulvre. Il a proposé de les aider, et demande à Panumo qu’il soigne le géant.
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De retour aux chariots, Tommy expliqua ce qu’ils avaient fait avec Panumo et demanda à Gubbr’ach de récupérer des carrus et de les emmener aux géants.
Ces derniers lui avaient parlé de vermines à détruire, mais Tommy ne comprenait pas ce que cela voulait dire. A ce moment, Lhoris se propose de faire la traduction et suit Tommy auprès des géants. Utilisant un sort de compréhension des langues, elle comprend que les géants souhaitent qu’on élimine une tribu de coureur de pulvre qui a élu domicile sur leur île.
Après en avoir discuté ensemble, les aventuriers sont d’accord et un rendez-vous est pris dans cinq jours avec les géants au même endroit.
La caravane poursuit son chemin jusqu’au bivouac du soir.
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Livre 7 - Chapitre 3 – Préparatifs pour l’aventure dans l’île du Grand fourchon – Les coureurs de pulvre
Chapitre 3 – Préparatifs pour l’aventure dans l’île du Grand fourchon – Les coureurs de pulvre (04/12/2023 au 10/12/2023) (2 jours de préparatifs + 3 jours de voyage + 2 journées sur place + 3 jours pour retourner à Altaruk)
En vue de préparer leur rencontre avec les coureurs de pulvre, ils décident de passer dans une taverne, Tobi leur payant de la bière de kank, il ne restera plus qu’à trouver un ancien matelot sur skimmer, les voiliers qui se déplacent sur la mer pulvérulente, et qui connaît un peu les coureurs de pulvre et de discuter avec lui pour avoir des renseignements.
Après avoir posé la question au tavernier, ce dernier leur indique une table ou trois hommes, visiblement des gardes de caravane, sont en train de discuter en buvant du vin.
C’est Lhoris qui s’y colle, elle demande qu’on paye à boire aux gardes et ces derniers la remercie en l’invitant à leur table où elle leur pose plusieurs questions concernant les créatures qu’ils vont devoir combattre. Le marin explique que ces créatures vivent toujours à proximité de la mer pulvérulente, soit dans les îles, soit dans le désert. Que ce sont des maraudeurs qui n’attaquent que s’ils sont à trois contre un. Et qu’ils se jettent sur leurs proies en cherchant à les submergé par le nombre grâce à leur vitesse incroyable. Mais qu’ils sont trouillards et s’enfuient s’ils ne sont pas en surnombre. Mais surtout qu’ils adorent la chair des elfes, qu’ils attaquent en priorité.
Après avoir refusé l’invitation du marin de rester à sa table, Lhoris retourne auprès de Tobi, Zeltheris, Panumo et Grôm, pour discuter des différentes tactiques qu’ils pourraient utiliser. Et ils décident d’acheter le matériel nécessaire à leur expédition, outre d’eau, rations, lanterne, huile et corde.
Ils ont deux jours de marche avant d’arriver à leur rendez-vous avec les géants, aussi partent-ils deux jours plus tôt.
Le trajet se passe sans problème et ils arrivent à l’endroit prévu. Ils n’attendent pas longtemps et voient arriver quatre géants. Ces derniers les prennent sur leurs épaules et retournent vers l’île du Grand forchon d’où ils étaient partis, en marchant dans la pulvre.
Les géants vivent soit dans des maisons construites en pierre, soit dans des grottes, ils sont environ trente sur toute l’île.
Ils ont des carrus qu’ils ont laissé à pâturer dans l’île, ils sont plus grands que les carrus qui sont dans les fermes humaines, environ trois mètres de long.
Ils les emmènent devant l’entrée d’une grotte, très grande, une grotte de géant. Tout au fond un long couloir qui mène à un cellier, à une température stable, où sont entreposés des sortes de pierres que les géants appellent « formes », fait à partir du lait des carrus.
Deux failles dans la caverne sont bloquées d’une grosse pierre chacune. Ils apprennent que c’est par là que passe les coureurs de pulvre.
Aussi ils demandent aux géants que l’on déplace une des pierres, celle dans la première salle et ils attendent en surveillant pour voir ce qu’il se passe.
Alors que le jour commence à finir, ils aperçoivent sortant de la faille, quatre créatures de petites tailles, ressemblant à des lézards qui marchent sur deux pattes. Deux sont sans armes, mais un possède une sarbacane et une dague, l’autre une fronde et une dague
Le combat s’engage alors, Panumo redoublant de sortilèges druidique pour tenter d’immobiliser les créatures, Tobi et Grôm attaquant au corps à corps et Zeltheris utilisant son arc. Les coureurs de pulvre sont très rapides, rendant le combat plus imprévisible. Mais heureusement, les créatures n’ont pas une grande résistance et finissent par succomber.
Une fouille révèle qu’ils possèdent tous des pièces de céramiques et des tesselles, qu’on appelle plus simplement cérames et décimes. Et ils récupèrent quinze décimes et treize cérames.
Après le combat, Panumo étant épuisé, il décide de dormir et on demande de faire un tour de garde. C’est Lhoris qui commence son tour de garde, elle utilise une corde pour créer une espace magique au-dessus. Elle y grimpe pour surveiller l’entrée, à l’abris des coureurs de pulvre. Peu de temps après, elle voit un autre coureur de pulvre sortir du passage. Il a une sarbacane et une dague en os, et se dirige vers le fond de la grotte. Elle appelle Tobi, Grôm et Zeltheris, pour qu’ils se réveillent et prenne en chasse la créature. Tobi et Grôm commence à suivre la créature, prêt à la frapper, quant à Zeltheris elle attend d’avoir une opportunité d’utiliser son arc.
Tobi et Grôm se rapprochent, ils attaquent, mais dans le noir seul Tobi réussit à frapper avec une de ses griffes de poings, Grôm ratant son attaque car la créature avait déjà bougé. En fait elle s’enfuyait pour retourner dans le passage par où elle était venue.
Zeltheris attendait ce moment pour lui tirer deux flèches dans le dos, qui la tuèrent.
Le reste de la nuit fut calme, tout le monde put se reposer et le lendemain les géants vinrent les voir pour savoir s’ils avaient pu tuer des « vermines ».
Les géants furent satisfaits des cinq corps et décidèrent que ça serait un bon repas pour la journée, Tobi et Panumo étaient d’accord et même Zeltheris et Grôm goutèrent à la chair un peu fade des coureurs de pulvre. Lhoris elle refusa, préférant utiliser une ses rations.
Les géants demandèrent quand est-ce que les vermines seraient toutes tuées. C’est à ce moment-là que les aventuriers décidèrent de rentrer dans le petit passage pour l’explorer.
Le tunnel est assez étroit, c’est une sorte de faille dans la roche d’environ un mètre de large. Tobi s’est mis en avant, il n’est pas gêné dans le passage du fait de sa petite taille naturelle, de plus il peut mettre en avant ses capacités de pistage et de détection, il est suivi par Grôm, le mûl ne peut pas se battre dans le couloir, mais il pourra rentrer en action si besoin en protégeant le rodeur du fait de sa grande taille, en troisième positon vient Panumo, avec la lanterne allumé qui éclaire les deux combattants en tête du groupe, il est suivit de Zeltheris, qui avec son grand arc peut tenter de tirer au-dessus des autres, En queue se trouve Lhoris, l’elfe étant la plus fragile.
Au bout d’une dizaine de mettre ils arrivent dans une salle circulaire de quatre mètres de diamètre, complètement vide. Tobi après avoir effectué une recherche de traces dans la salle, constate que c’est de là que venait les quatre premiers coureurs de pulvre qu’ils avaient affronté, et qu’un cinquième est arrivé par le passage de l’autre côté et a traversé la pièce.
Ils décident donc de continuer leur progression dans le couloir de l’autre côté de la salle. Le couloir fait environ une dizaine de mètre de long et après avoir tourné en se dirigeant vers le nord pour arriver sur une sorte de petite salle avec un pilier au milieu totalement vide. Le couloir continuant de l’autre côté de la salle, il se poursuit sur quatre mètres pour donner sur une autre salle de six mètres de long sur quatre mètres de large. La salle est également vide et un autre couloir poursuit son chemin vers le nord.
Ils continuent donc leurs progressions par ce couloir qui les emmènent dans une petite salle de deux, trois mètres de large sur six mètres de long. Il y a trois coureurs de pulvre dans la salle, mais dès qu’ils voient le groupe d’aventuriers, ils s’enfuient par un tunnel à l’opposé.
Ils les suivent et arrivent dans une grande salle d’environ dix mètres de diamètre. Il y a deux autres tunnels dans cette pièce un nord-est et un autre à l’ouest, mais surtout il y a dix coureurs de pulvre qui bloquent le passage vers le tunnel du nord-est. Pendant une minute il a un échange mutuel de projectiles, l’arc de Zeltheris et la fronde de Panumo, contre des sarbacanes et une fronde des coureurs de pulvre. Les projectiles de la demi-elfe font mouche, mais une fléchette vient également toucher Grôm.
Après ce premier échange, trois coureurs de pulvre sortirent via le passage à l’ouest. Ils étaient beaucoup plus gros que les autres leurs tailles étant d’environ 1,50 m. Le plus gros avait dans ses mains une hache de bataille en fer, les autres étaient sans armes.
La situation étant devenu plus délicate soudain, au vu du nombre de créatures en présence, aussi Panumo eu une idée.
« Vite retournons dans la salle précédente, j’ai une idée, on va faire les griller dans le couloir. »
Ils se précipitèrent dans le couloir en direction de l’autre salle, Panumo lançant par terre plusieurs fioles d’huile sur tout le chemin. Les créatures les avaient suivis et les auraient rattrapés mais le druide lança également sa lampe huile, ce qui embrasa le couloir rempli de coureurs de pulvre.
Les trois plus gros étaient les premiers, vraisemblablement le chef et ses gardes du corps, suivit du reste de la troupe. Quand l’huile prit feu, une grande partie des coureurs de pulvre en subirent les effets. Ceux qui n’était pas rentré dans le couloir s’enfuirent.
Pour être certain de faire un maximum de dégâts, Panumo lança un sortilège d’immobilisation sur les trois plus gros qui était sorti du couloir et étaient rentrés dans la salle. Seul un des gardes du corps s’arrêta, les flammes le brulant mortellement. Le chef à la hache était trop prêt pour s’arrêter, Zeltheris encocha une flèche empoisonnée qui se planta dans le corps écailleux. S’en était fini pour le chef.
Une partie des coureurs de pulvre avaient péri sous les flammes, en plus du chef et d’un de ses gardes du corps, ils trouvèrent quatre autres corps dans le couloir. Les morts furent fouillés et délestés de leurs pièces de céramiques et décimes qu’ils possédaient.
Ils poursuivirent alors leurs recherches, retournant dans la grande salle qui était vide, le passage de gauche menait à une salle plus petite, vraisemblablement le repaire du chef et de ses sbires. Ils s’engagèrent alors dans l’autre passage qui descendait sur une vingtaine de mètres pour arriver dans une petite pièce de trois mètres de diamètre, au sol humide. En grattant Tobi compris que l’on pouvait récupérer de l’eau ici. Il y avait du côté opposé un autre passage, qui remontait sur vingt-cinq mètres et qui déboucha sur une salle beaucoup plus grande de douze mètres de long, sur six mètres de large dans sa partie la plus étroite et huit mètres dans sa partie la plus large.
Face à eux, 11 coureurs de pulvre, dont une bonne partie portaient les traces de brulures. Ils étaient regroupés au fond de la salle, devant l’entrée d’un passage. La première minute se fit par un échange de projectiles, Tobi et Grôm reçurent chacun une fléchette d’os, Tobi rata sa cible, mais les flèches de Zeltheris firent mouche, pendant que l’elfe Lhoris lançait un sortilège qui fit s’endormir trois reptiliens.
Panumo avait commencé à chanter une prière, mais c’est à nouveau l’elfe qui fut la plus rapide, elle sortit de sa poche un petit morceau de verre qu’elle agita dans l’air devant elle et une lumière colorée et changeante apparu au milieu de la pièce, en direction des coureurs de pulvre. Fasciner par la magie lumineuse, tous ceux qui n’étaient pas endormis se retrouvèrent complètement hypnotisés.
Sans défense, Tobi, Panumo et Grôm allèrent au contact pour terminer le travail, trikal, rasoir de poings ou dague, ils furent aidés par Zeltheris qui encochait ses flèches et tirait. Au bout de deux minutes, ils n’y avaient plus rien à tuer, et Lhoris arrêta ses gestes. Après une fouille rapide pour récupérer quelques dizaines de pièces.
Ils s’engagèrent dans le couloir, qui était extrêmement long, ils marchèrent ainsi sur plus de trente mètres, pour arriver dans un cul de sac, ou plutôt devant une grosse pierre qui barrait le passage. Tobi huma l’air et s’exclama :
« Ça sent le ‘fourme’ ! On a dû arriver du côté de la réserve des géants »
Mais comme le passage était bloqué ils durent rebrousser chemin pour sortir du réseau de tunnels et cavernes.
Après avoir prévenu les géants de la réussite de l’extermination de la vermine, ces derniers leurs demandent de ramener les corps pour faire un bon repas et ils préparent un grand feu de bouses de carrus pour faire cuire les coureurs de pulvre. Les autres géants de l’île sont invités au repas et donne à chacun des aventuriers une gemme. Petite pour les géants, mais énorme pour eux.
Le lendemain les géants les ramènent à proximité de la route vers Altaruk, qu’ils regagnent après trois jours de voyage.
Llhoris décida de rester à Altaruk, la vie aventureuse étant trop dangereuse à son gout pour l’instant.
En vue de préparer leur rencontre avec les coureurs de pulvre, ils décident de passer dans une taverne, Tobi leur payant de la bière de kank, il ne restera plus qu’à trouver un ancien matelot sur skimmer, les voiliers qui se déplacent sur la mer pulvérulente, et qui connaît un peu les coureurs de pulvre et de discuter avec lui pour avoir des renseignements.
Après avoir posé la question au tavernier, ce dernier leur indique une table ou trois hommes, visiblement des gardes de caravane, sont en train de discuter en buvant du vin.
C’est Lhoris qui s’y colle, elle demande qu’on paye à boire aux gardes et ces derniers la remercie en l’invitant à leur table où elle leur pose plusieurs questions concernant les créatures qu’ils vont devoir combattre. Le marin explique que ces créatures vivent toujours à proximité de la mer pulvérulente, soit dans les îles, soit dans le désert. Que ce sont des maraudeurs qui n’attaquent que s’ils sont à trois contre un. Et qu’ils se jettent sur leurs proies en cherchant à les submergé par le nombre grâce à leur vitesse incroyable. Mais qu’ils sont trouillards et s’enfuient s’ils ne sont pas en surnombre. Mais surtout qu’ils adorent la chair des elfes, qu’ils attaquent en priorité.
Après avoir refusé l’invitation du marin de rester à sa table, Lhoris retourne auprès de Tobi, Zeltheris, Panumo et Grôm, pour discuter des différentes tactiques qu’ils pourraient utiliser. Et ils décident d’acheter le matériel nécessaire à leur expédition, outre d’eau, rations, lanterne, huile et corde.
Ils ont deux jours de marche avant d’arriver à leur rendez-vous avec les géants, aussi partent-ils deux jours plus tôt.
Le trajet se passe sans problème et ils arrivent à l’endroit prévu. Ils n’attendent pas longtemps et voient arriver quatre géants. Ces derniers les prennent sur leurs épaules et retournent vers l’île du Grand forchon d’où ils étaient partis, en marchant dans la pulvre.
Les géants vivent soit dans des maisons construites en pierre, soit dans des grottes, ils sont environ trente sur toute l’île.
Ils ont des carrus qu’ils ont laissé à pâturer dans l’île, ils sont plus grands que les carrus qui sont dans les fermes humaines, environ trois mètres de long.
Ils les emmènent devant l’entrée d’une grotte, très grande, une grotte de géant. Tout au fond un long couloir qui mène à un cellier, à une température stable, où sont entreposés des sortes de pierres que les géants appellent « formes », fait à partir du lait des carrus.
Deux failles dans la caverne sont bloquées d’une grosse pierre chacune. Ils apprennent que c’est par là que passe les coureurs de pulvre.
Aussi ils demandent aux géants que l’on déplace une des pierres, celle dans la première salle et ils attendent en surveillant pour voir ce qu’il se passe.
Alors que le jour commence à finir, ils aperçoivent sortant de la faille, quatre créatures de petites tailles, ressemblant à des lézards qui marchent sur deux pattes. Deux sont sans armes, mais un possède une sarbacane et une dague, l’autre une fronde et une dague
Le combat s’engage alors, Panumo redoublant de sortilèges druidique pour tenter d’immobiliser les créatures, Tobi et Grôm attaquant au corps à corps et Zeltheris utilisant son arc. Les coureurs de pulvre sont très rapides, rendant le combat plus imprévisible. Mais heureusement, les créatures n’ont pas une grande résistance et finissent par succomber.
Une fouille révèle qu’ils possèdent tous des pièces de céramiques et des tesselles, qu’on appelle plus simplement cérames et décimes. Et ils récupèrent quinze décimes et treize cérames.
Après le combat, Panumo étant épuisé, il décide de dormir et on demande de faire un tour de garde. C’est Lhoris qui commence son tour de garde, elle utilise une corde pour créer une espace magique au-dessus. Elle y grimpe pour surveiller l’entrée, à l’abris des coureurs de pulvre. Peu de temps après, elle voit un autre coureur de pulvre sortir du passage. Il a une sarbacane et une dague en os, et se dirige vers le fond de la grotte. Elle appelle Tobi, Grôm et Zeltheris, pour qu’ils se réveillent et prenne en chasse la créature. Tobi et Grôm commence à suivre la créature, prêt à la frapper, quant à Zeltheris elle attend d’avoir une opportunité d’utiliser son arc.
Tobi et Grôm se rapprochent, ils attaquent, mais dans le noir seul Tobi réussit à frapper avec une de ses griffes de poings, Grôm ratant son attaque car la créature avait déjà bougé. En fait elle s’enfuyait pour retourner dans le passage par où elle était venue.
Zeltheris attendait ce moment pour lui tirer deux flèches dans le dos, qui la tuèrent.
Le reste de la nuit fut calme, tout le monde put se reposer et le lendemain les géants vinrent les voir pour savoir s’ils avaient pu tuer des « vermines ».
Les géants furent satisfaits des cinq corps et décidèrent que ça serait un bon repas pour la journée, Tobi et Panumo étaient d’accord et même Zeltheris et Grôm goutèrent à la chair un peu fade des coureurs de pulvre. Lhoris elle refusa, préférant utiliser une ses rations.
Les géants demandèrent quand est-ce que les vermines seraient toutes tuées. C’est à ce moment-là que les aventuriers décidèrent de rentrer dans le petit passage pour l’explorer.
Le tunnel est assez étroit, c’est une sorte de faille dans la roche d’environ un mètre de large. Tobi s’est mis en avant, il n’est pas gêné dans le passage du fait de sa petite taille naturelle, de plus il peut mettre en avant ses capacités de pistage et de détection, il est suivi par Grôm, le mûl ne peut pas se battre dans le couloir, mais il pourra rentrer en action si besoin en protégeant le rodeur du fait de sa grande taille, en troisième positon vient Panumo, avec la lanterne allumé qui éclaire les deux combattants en tête du groupe, il est suivit de Zeltheris, qui avec son grand arc peut tenter de tirer au-dessus des autres, En queue se trouve Lhoris, l’elfe étant la plus fragile.
Au bout d’une dizaine de mettre ils arrivent dans une salle circulaire de quatre mètres de diamètre, complètement vide. Tobi après avoir effectué une recherche de traces dans la salle, constate que c’est de là que venait les quatre premiers coureurs de pulvre qu’ils avaient affronté, et qu’un cinquième est arrivé par le passage de l’autre côté et a traversé la pièce.
Ils décident donc de continuer leur progression dans le couloir de l’autre côté de la salle. Le couloir fait environ une dizaine de mètre de long et après avoir tourné en se dirigeant vers le nord pour arriver sur une sorte de petite salle avec un pilier au milieu totalement vide. Le couloir continuant de l’autre côté de la salle, il se poursuit sur quatre mètres pour donner sur une autre salle de six mètres de long sur quatre mètres de large. La salle est également vide et un autre couloir poursuit son chemin vers le nord.
Ils continuent donc leurs progressions par ce couloir qui les emmènent dans une petite salle de deux, trois mètres de large sur six mètres de long. Il y a trois coureurs de pulvre dans la salle, mais dès qu’ils voient le groupe d’aventuriers, ils s’enfuient par un tunnel à l’opposé.
Ils les suivent et arrivent dans une grande salle d’environ dix mètres de diamètre. Il y a deux autres tunnels dans cette pièce un nord-est et un autre à l’ouest, mais surtout il y a dix coureurs de pulvre qui bloquent le passage vers le tunnel du nord-est. Pendant une minute il a un échange mutuel de projectiles, l’arc de Zeltheris et la fronde de Panumo, contre des sarbacanes et une fronde des coureurs de pulvre. Les projectiles de la demi-elfe font mouche, mais une fléchette vient également toucher Grôm.
Après ce premier échange, trois coureurs de pulvre sortirent via le passage à l’ouest. Ils étaient beaucoup plus gros que les autres leurs tailles étant d’environ 1,50 m. Le plus gros avait dans ses mains une hache de bataille en fer, les autres étaient sans armes.
La situation étant devenu plus délicate soudain, au vu du nombre de créatures en présence, aussi Panumo eu une idée.
« Vite retournons dans la salle précédente, j’ai une idée, on va faire les griller dans le couloir. »
Ils se précipitèrent dans le couloir en direction de l’autre salle, Panumo lançant par terre plusieurs fioles d’huile sur tout le chemin. Les créatures les avaient suivis et les auraient rattrapés mais le druide lança également sa lampe huile, ce qui embrasa le couloir rempli de coureurs de pulvre.
Les trois plus gros étaient les premiers, vraisemblablement le chef et ses gardes du corps, suivit du reste de la troupe. Quand l’huile prit feu, une grande partie des coureurs de pulvre en subirent les effets. Ceux qui n’était pas rentré dans le couloir s’enfuirent.
Pour être certain de faire un maximum de dégâts, Panumo lança un sortilège d’immobilisation sur les trois plus gros qui était sorti du couloir et étaient rentrés dans la salle. Seul un des gardes du corps s’arrêta, les flammes le brulant mortellement. Le chef à la hache était trop prêt pour s’arrêter, Zeltheris encocha une flèche empoisonnée qui se planta dans le corps écailleux. S’en était fini pour le chef.
Une partie des coureurs de pulvre avaient péri sous les flammes, en plus du chef et d’un de ses gardes du corps, ils trouvèrent quatre autres corps dans le couloir. Les morts furent fouillés et délestés de leurs pièces de céramiques et décimes qu’ils possédaient.
Ils poursuivirent alors leurs recherches, retournant dans la grande salle qui était vide, le passage de gauche menait à une salle plus petite, vraisemblablement le repaire du chef et de ses sbires. Ils s’engagèrent alors dans l’autre passage qui descendait sur une vingtaine de mètres pour arriver dans une petite pièce de trois mètres de diamètre, au sol humide. En grattant Tobi compris que l’on pouvait récupérer de l’eau ici. Il y avait du côté opposé un autre passage, qui remontait sur vingt-cinq mètres et qui déboucha sur une salle beaucoup plus grande de douze mètres de long, sur six mètres de large dans sa partie la plus étroite et huit mètres dans sa partie la plus large.
Face à eux, 11 coureurs de pulvre, dont une bonne partie portaient les traces de brulures. Ils étaient regroupés au fond de la salle, devant l’entrée d’un passage. La première minute se fit par un échange de projectiles, Tobi et Grôm reçurent chacun une fléchette d’os, Tobi rata sa cible, mais les flèches de Zeltheris firent mouche, pendant que l’elfe Lhoris lançait un sortilège qui fit s’endormir trois reptiliens.
Panumo avait commencé à chanter une prière, mais c’est à nouveau l’elfe qui fut la plus rapide, elle sortit de sa poche un petit morceau de verre qu’elle agita dans l’air devant elle et une lumière colorée et changeante apparu au milieu de la pièce, en direction des coureurs de pulvre. Fasciner par la magie lumineuse, tous ceux qui n’étaient pas endormis se retrouvèrent complètement hypnotisés.
Sans défense, Tobi, Panumo et Grôm allèrent au contact pour terminer le travail, trikal, rasoir de poings ou dague, ils furent aidés par Zeltheris qui encochait ses flèches et tirait. Au bout de deux minutes, ils n’y avaient plus rien à tuer, et Lhoris arrêta ses gestes. Après une fouille rapide pour récupérer quelques dizaines de pièces.
Ils s’engagèrent dans le couloir, qui était extrêmement long, ils marchèrent ainsi sur plus de trente mètres, pour arriver dans un cul de sac, ou plutôt devant une grosse pierre qui barrait le passage. Tobi huma l’air et s’exclama :
« Ça sent le ‘fourme’ ! On a dû arriver du côté de la réserve des géants »
Mais comme le passage était bloqué ils durent rebrousser chemin pour sortir du réseau de tunnels et cavernes.
Après avoir prévenu les géants de la réussite de l’extermination de la vermine, ces derniers leurs demandent de ramener les corps pour faire un bon repas et ils préparent un grand feu de bouses de carrus pour faire cuire les coureurs de pulvre. Les autres géants de l’île sont invités au repas et donne à chacun des aventuriers une gemme. Petite pour les géants, mais énorme pour eux.
Le lendemain les géants les ramènent à proximité de la route vers Altaruk, qu’ils regagnent après trois jours de voyage.
Llhoris décida de rester à Altaruk, la vie aventureuse étant trop dangereuse à son gout pour l’instant.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Localisation : Colombes
- Version de D&D préférée : AD&D2
- Univers de D&D préféré : Dark Sun
- Race : Thri-kreen
- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 7 - Chapitre 4 - Retour à l'avant-poste 10
Chapitre 4 – Retour à l’avant-poste 10 (5 jours) (17/12/2023)
Une fois arrivée à Alatruk, ils se rendirent directement dans la zone Wavir pour attendre l’arrivée de la caravane de Tommy qui revenait de Ledopolus Sud.
Dès son arrivée, Tommy les prévint qu’il faudrait attendre une journée avant de pouvoir repartir, le temps de vider cette caravane et de préparer les inixs et les kanks pour le voyage. En effet, ces animaux sont les mieux adaptés pour un voyage plutôt rapide dans une région montagneuse, avec des amas rocheux et de la landes rocailleuses. Le chariot qui vient tous les trois mois, ne peut pas aller jusqu’à l’avant-poste car il n’y a pas de route, et Il doit s’arrêter après la traversée du désert car il ne peut facilement poursuivre sa route dans des landes rocailleuses.
Une fois les trois inixs et les trois kanks préparés, sellés et harnachés, Tommy et deux autres cavaliers montèrent sur leurs kanks respectifs, puis ce fut au tour des trois dresseurs d’inixs de monter dans leurs palanquins. Tobi et Panumo montèrent ensemble, Zeltheris et Grôm montèrent chacun dans un autre inix.
La première moitié du voyage était rapide, car elle empruntait une route habituelle, puis il fallait traverser une partie de désert, pour enfin arriver dans une zone de landes rocailleuses jusqu’à l’avant-poste 10.
Ils mirent en tout quatre jours pour y arriver.
Une fois arrivée les présentations furent faite avec les habitants de l’avant-poste, d’abord les résidents permanent, Belma Brisefer, Vouin de Tailleroc, Grendel, Gatling et les hommes d’armes qui ne restent que 3 mois maximum.
Puis il se dirigèrent vers le premier étage pour prendre le repas qu’avait préparé Belma. Une fois arrivé dans la salle commune, Tommy reprit la parole.
« Mais j’ai une autre surprise pour vous tous. Le chariot arrivera dans trois jours, j’ai quelques peu de retard sur mon rythme mensuel de passage, mais surtout il emmène un nouveau résidant à l’avant-poste qui a un profil intéressant. Un demi-géant ! »
Une fois arrivée à Alatruk, ils se rendirent directement dans la zone Wavir pour attendre l’arrivée de la caravane de Tommy qui revenait de Ledopolus Sud.
Dès son arrivée, Tommy les prévint qu’il faudrait attendre une journée avant de pouvoir repartir, le temps de vider cette caravane et de préparer les inixs et les kanks pour le voyage. En effet, ces animaux sont les mieux adaptés pour un voyage plutôt rapide dans une région montagneuse, avec des amas rocheux et de la landes rocailleuses. Le chariot qui vient tous les trois mois, ne peut pas aller jusqu’à l’avant-poste car il n’y a pas de route, et Il doit s’arrêter après la traversée du désert car il ne peut facilement poursuivre sa route dans des landes rocailleuses.
Une fois les trois inixs et les trois kanks préparés, sellés et harnachés, Tommy et deux autres cavaliers montèrent sur leurs kanks respectifs, puis ce fut au tour des trois dresseurs d’inixs de monter dans leurs palanquins. Tobi et Panumo montèrent ensemble, Zeltheris et Grôm montèrent chacun dans un autre inix.
La première moitié du voyage était rapide, car elle empruntait une route habituelle, puis il fallait traverser une partie de désert, pour enfin arriver dans une zone de landes rocailleuses jusqu’à l’avant-poste 10.
Ils mirent en tout quatre jours pour y arriver.
Une fois arrivée les présentations furent faite avec les habitants de l’avant-poste, d’abord les résidents permanent, Belma Brisefer, Vouin de Tailleroc, Grendel, Gatling et les hommes d’armes qui ne restent que 3 mois maximum.
Puis il se dirigèrent vers le premier étage pour prendre le repas qu’avait préparé Belma. Une fois arrivé dans la salle commune, Tommy reprit la parole.
« Mais j’ai une autre surprise pour vous tous. Le chariot arrivera dans trois jours, j’ai quelques peu de retard sur mon rythme mensuel de passage, mais surtout il emmène un nouveau résidant à l’avant-poste qui a un profil intéressant. Un demi-géant ! »
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Livre 7 - Chapitre 5 – Ramassage du bois - Gubbr’ach le demi-géant (4 jours) – En attendant Alâa (53 jours) – Le retour
Chapitre 5 – Ramassage du bois - Gubbr’ach le demi-géant (4 jours) – En attendant Alâa (53 jours) – Le retour d’Alâa (07/01/2024) (Arrivée de GAYAL avec son personnage Gubbr’ach)
[HRP : Le demi-géant a toujours été présent dans les précédentes aventures, mais c’était à l’origine un PNJ, qui n’avait même pas de nom. Aussi quand GAYAL a créé son perso et qu’il a voulu faire un demi-géant, je lui ai proposé de l’associer comme Background au demi-géant des précédentes aventures, ce qu’il a accepté. J’ai rajouter son nom dans les différents comptes rendus de campagne dans lesquels il se trouvait (qui n’était pas encore mis sur le DDD) et le tour était joué. ]
C’est ainsi que fut annoncer l’arrivée de Gubbr’ash. Ce dernier avait dans le passé participé à la bataille contre les giths devant la grotte des esprits en colère. Et il venait régulièrement dans le chariot pour y mettre les pupes de bois.
Ces derniers temps, il avait été dans le même chariot que Tobi, Zeltheris, Panumo et par la suite Grôm.
Il avait été fortement influencé par Tobi, qui ne craignait pas de se jeter sur les monstres, en dépit de sa petite taille, du moins par rapport à lui.
Aussi avait-il demandé à Tommy de les rejoindre à l’avant-poste.
Ce dernier en bon négociant, y voyait une double opportunité, protéger l’avant-poste, mais aussi permettre le transport des pupes de façon régulièrement, ce qui ferait gagner du temps par la suite.
Mais avant l’arrivée du chariot, il fallait d’abord aller dans la forêt couper les arbres qui avaient été marqués par les petites-gens de la tribu des colibris, puis les transporter vers le lieu de rendez-vous du chariot, grâce aux inixs.
Le chariot ne pouvait pas s’approcher devant l’avant-poste, car il n’y avait aucune route possible. En effet, devant l’entrée du défilé qui mène au versant forestier, entre les montagnes de la cordillère, se dresse un grand champ de rocher, obstruant totalement le passage pour tout type de véhicule, à l’exception de quelques animaux capables de passer, comme les inixs et les kanks.
Finalement c’est après avoir terminé avec le transbordement du bois, que le demi-géant pu rejoindre à pied l’avant-poste, escorté par Tommy, ses cavaliers et ses inixs.
Les présentations furent faites auprès de Belma, Vouin, Gatling et Grendel. Puis Vouin montra dans l’entrepôt un endroit qui avait été réservé pour lui, car d’une hauteur de plafond de quatre mètres, c’était le seul endroit couvert où il pouvait s’installer.
Les journées de travail étaient régulièrement les mêmes, il fallait aller chercher de la nourriture et de l’eau pour les quelques carrus qui vivaient dans un grand enclos à proximité de du bâtiment principal, réserve de nourriture dans le cas ou Grendel ne ramenait pas suffisamment de gibier. De temps en temps, ils allaient voir la tribu des Groggond, les Tareks qui se trouvaient un peu plus au nord dans la cordillère, pour y ramener des peaux de sygra et de la viande séchée.
Ou bien c’était vers le petites-gens, avec qui ils troquaient, de l’obsidienne et des tissus, contre des noix ou des arbres à couper.
Vouin avait une grande scie en métal, qu’il cachait dans l’entrepôt et qui était utilisé en temps normal pour couper les arbres et Grôm et Gubbr’ash firent des merveilles de rapidité avec.
Pendant ce temps, Panumo était parti dans les montagnes, à la recherche de sa future réserve, une zone qu’il devrait protéger et où il tirait ses pouvoirs druidiques.
Le soir Vouin avait raconté une énième fois comment la maison Wavir avait découvert le passage dans la cordillère, grâce à un petite-gens du nom de Xanatu, le père de l’actuel chef de la tribu des colibris.
Ils avaient parlé aussi de la forteresse du griffon, qui se trouvait face à l’avant-poste, de l’autre côté du défilé, dans la continuité de la cordillère. L’étrange endroit était le repaire d’un esprit, reliquat d’un ancien passé d’il y a plus de deux milles ans. Et qui avait été un défenseur du bien et de la loi dans cette époque lointaine. Étrangement, c’était aussi un ancêtre de Vouin. Comme quoi Athas est petit finalement.
Ils avaient parlé également d’Alâa, qui était parti rejoindre un temple dans le Versant Forestier. La jeune fille avait les cheveux noirs avec des reflets verts, des yeux dorés et était plutôt maigrichonne. Mais elle était une femme serpent, et le temple était une ziggourat dédiée aux deux lunes, un culte ancien et lui aussi disparu de nos jours. Cependant, elle y avait trouvé des membres de son espèce, des créatures mi-homme, mi-serpent, très âgé, mais malgré leurs aspects effrayants qui étaient d’une nature bienveillante.
Tous ceux qui la connaissait se languissait son retour. Par sa vivacité, autant par l’esprit que par le corps. Par sa gentillesse, elle avait marqué les habitants de l’avant-poste, pas seulement ses amis qu’étaient Tobi, Zeltheris et Panumo.
Après le retour de Panumo, ils eurent droit à la visite de l’ermite Trifanel, toujours intéressé par la pitance de Belma.
Ce dernier est un psioniste télépathe confirmé, qui a des compétences dans la préparation des gemmes. Aussi Panumo, Tobi, Grôm et Zeltheris lui donnèrent-ils leurs gemmes pour qu’ils les expertisent.
Pour cela, il dû aller récupérer une partie des objets qui avaient été ramenés de la grotte des esprits en colère et qui avaient été stockés à la forteresse du griffon. Loupe, burin et petit marteau de bronze pour tailler correctement les gemmes et en tirer le meilleur.
Au bout de trente jours il y eu un autre passage de Tommy, pour récupérer les pupes de bois qui avaient été ramenés de la forêt. Tommy demanda des nouvelles d’Alâa, mais personne ne l’avait encore revu.
Tobi s’embrouillait avec ses doigts en cherchant à compter, mais Panumo lui en était sûr, dans une vingtaine de jours elle devrait arriver.
Le reste des jours suivants ce fit comme les précédents, taches diverses pour la vie courante de l’avant-poste.
Au bout d’une vingtaine de jours les gardes devant l’entrée firent soudain du bruit.
« Hé ! Mais c’est Alâa qui est de retour ! Eh bien mince alors c’est incroyable comme tu as changé et en bien en plus, ça pique même les yeux. »
A ces mots les membres de l’avant-poste sortirent tous du bâtiment pour aller accueillir la jeune fille. Mais ils furent surpris de voir apparaître une jeune femme, d’environ vingt-cinq ans, d’une grande taille car elle mesurait maintenant 1,80 m et devait peser plus de 65kg. Mais si son visage avait muri et ses cheveux avaient poussés, leurs couleurs noires aux reflets verts et ses yeux dorés ne laissaient pas l’ombre d’un doute, c’était bien Alâa.
Les effusions furent nombreuses, Alâa serra tout le monde sur sa poitrine, maintenant celle d’une vraie femme. Elle était habillée d’une jupe de cuir, d’une brassière en cuir, elle avait sa ceinture de cordes tressées à la taille, une dague en forme de croissant de lune dans un fourreau de cuir à la taille, la dague de son père dans un brassard de cuir sur le bras gauche et dans son dos un grand sac qui était entouré d’une peau de kirre et dans lequel on pouvait voir les poignées de deux épées, un arc et des flèches. Elle était pieds nues, car elle avait perdu ses sandales et était globalement recouverte de terre jusqu’aux genoux.
Belma dit enfin « Et ben, j’ai laissé partir une gamine et voilà que je récupère une femme. En attendant que tu nous racontes tout ça, on va se faire un bon repas. »
[HRP : Le demi-géant a toujours été présent dans les précédentes aventures, mais c’était à l’origine un PNJ, qui n’avait même pas de nom. Aussi quand GAYAL a créé son perso et qu’il a voulu faire un demi-géant, je lui ai proposé de l’associer comme Background au demi-géant des précédentes aventures, ce qu’il a accepté. J’ai rajouter son nom dans les différents comptes rendus de campagne dans lesquels il se trouvait (qui n’était pas encore mis sur le DDD) et le tour était joué. ]
C’est ainsi que fut annoncer l’arrivée de Gubbr’ash. Ce dernier avait dans le passé participé à la bataille contre les giths devant la grotte des esprits en colère. Et il venait régulièrement dans le chariot pour y mettre les pupes de bois.
Ces derniers temps, il avait été dans le même chariot que Tobi, Zeltheris, Panumo et par la suite Grôm.
Il avait été fortement influencé par Tobi, qui ne craignait pas de se jeter sur les monstres, en dépit de sa petite taille, du moins par rapport à lui.
Aussi avait-il demandé à Tommy de les rejoindre à l’avant-poste.
Ce dernier en bon négociant, y voyait une double opportunité, protéger l’avant-poste, mais aussi permettre le transport des pupes de façon régulièrement, ce qui ferait gagner du temps par la suite.
Mais avant l’arrivée du chariot, il fallait d’abord aller dans la forêt couper les arbres qui avaient été marqués par les petites-gens de la tribu des colibris, puis les transporter vers le lieu de rendez-vous du chariot, grâce aux inixs.
Le chariot ne pouvait pas s’approcher devant l’avant-poste, car il n’y avait aucune route possible. En effet, devant l’entrée du défilé qui mène au versant forestier, entre les montagnes de la cordillère, se dresse un grand champ de rocher, obstruant totalement le passage pour tout type de véhicule, à l’exception de quelques animaux capables de passer, comme les inixs et les kanks.
Finalement c’est après avoir terminé avec le transbordement du bois, que le demi-géant pu rejoindre à pied l’avant-poste, escorté par Tommy, ses cavaliers et ses inixs.
Les présentations furent faites auprès de Belma, Vouin, Gatling et Grendel. Puis Vouin montra dans l’entrepôt un endroit qui avait été réservé pour lui, car d’une hauteur de plafond de quatre mètres, c’était le seul endroit couvert où il pouvait s’installer.
Les journées de travail étaient régulièrement les mêmes, il fallait aller chercher de la nourriture et de l’eau pour les quelques carrus qui vivaient dans un grand enclos à proximité de du bâtiment principal, réserve de nourriture dans le cas ou Grendel ne ramenait pas suffisamment de gibier. De temps en temps, ils allaient voir la tribu des Groggond, les Tareks qui se trouvaient un peu plus au nord dans la cordillère, pour y ramener des peaux de sygra et de la viande séchée.
Ou bien c’était vers le petites-gens, avec qui ils troquaient, de l’obsidienne et des tissus, contre des noix ou des arbres à couper.
Vouin avait une grande scie en métal, qu’il cachait dans l’entrepôt et qui était utilisé en temps normal pour couper les arbres et Grôm et Gubbr’ash firent des merveilles de rapidité avec.
Pendant ce temps, Panumo était parti dans les montagnes, à la recherche de sa future réserve, une zone qu’il devrait protéger et où il tirait ses pouvoirs druidiques.
Le soir Vouin avait raconté une énième fois comment la maison Wavir avait découvert le passage dans la cordillère, grâce à un petite-gens du nom de Xanatu, le père de l’actuel chef de la tribu des colibris.
Ils avaient parlé aussi de la forteresse du griffon, qui se trouvait face à l’avant-poste, de l’autre côté du défilé, dans la continuité de la cordillère. L’étrange endroit était le repaire d’un esprit, reliquat d’un ancien passé d’il y a plus de deux milles ans. Et qui avait été un défenseur du bien et de la loi dans cette époque lointaine. Étrangement, c’était aussi un ancêtre de Vouin. Comme quoi Athas est petit finalement.
Ils avaient parlé également d’Alâa, qui était parti rejoindre un temple dans le Versant Forestier. La jeune fille avait les cheveux noirs avec des reflets verts, des yeux dorés et était plutôt maigrichonne. Mais elle était une femme serpent, et le temple était une ziggourat dédiée aux deux lunes, un culte ancien et lui aussi disparu de nos jours. Cependant, elle y avait trouvé des membres de son espèce, des créatures mi-homme, mi-serpent, très âgé, mais malgré leurs aspects effrayants qui étaient d’une nature bienveillante.
Tous ceux qui la connaissait se languissait son retour. Par sa vivacité, autant par l’esprit que par le corps. Par sa gentillesse, elle avait marqué les habitants de l’avant-poste, pas seulement ses amis qu’étaient Tobi, Zeltheris et Panumo.
Après le retour de Panumo, ils eurent droit à la visite de l’ermite Trifanel, toujours intéressé par la pitance de Belma.
Ce dernier est un psioniste télépathe confirmé, qui a des compétences dans la préparation des gemmes. Aussi Panumo, Tobi, Grôm et Zeltheris lui donnèrent-ils leurs gemmes pour qu’ils les expertisent.
Pour cela, il dû aller récupérer une partie des objets qui avaient été ramenés de la grotte des esprits en colère et qui avaient été stockés à la forteresse du griffon. Loupe, burin et petit marteau de bronze pour tailler correctement les gemmes et en tirer le meilleur.
Au bout de trente jours il y eu un autre passage de Tommy, pour récupérer les pupes de bois qui avaient été ramenés de la forêt. Tommy demanda des nouvelles d’Alâa, mais personne ne l’avait encore revu.
Tobi s’embrouillait avec ses doigts en cherchant à compter, mais Panumo lui en était sûr, dans une vingtaine de jours elle devrait arriver.
Le reste des jours suivants ce fit comme les précédents, taches diverses pour la vie courante de l’avant-poste.
Au bout d’une vingtaine de jours les gardes devant l’entrée firent soudain du bruit.
« Hé ! Mais c’est Alâa qui est de retour ! Eh bien mince alors c’est incroyable comme tu as changé et en bien en plus, ça pique même les yeux. »
A ces mots les membres de l’avant-poste sortirent tous du bâtiment pour aller accueillir la jeune fille. Mais ils furent surpris de voir apparaître une jeune femme, d’environ vingt-cinq ans, d’une grande taille car elle mesurait maintenant 1,80 m et devait peser plus de 65kg. Mais si son visage avait muri et ses cheveux avaient poussés, leurs couleurs noires aux reflets verts et ses yeux dorés ne laissaient pas l’ombre d’un doute, c’était bien Alâa.
Les effusions furent nombreuses, Alâa serra tout le monde sur sa poitrine, maintenant celle d’une vraie femme. Elle était habillée d’une jupe de cuir, d’une brassière en cuir, elle avait sa ceinture de cordes tressées à la taille, une dague en forme de croissant de lune dans un fourreau de cuir à la taille, la dague de son père dans un brassard de cuir sur le bras gauche et dans son dos un grand sac qui était entouré d’une peau de kirre et dans lequel on pouvait voir les poignées de deux épées, un arc et des flèches. Elle était pieds nues, car elle avait perdu ses sandales et était globalement recouverte de terre jusqu’aux genoux.
Belma dit enfin « Et ben, j’ai laissé partir une gamine et voilà que je récupère une femme. En attendant que tu nous racontes tout ça, on va se faire un bon repas. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 7 -Chapitre6 - Alâa histoires d’Athas et histoire des yuan-ti – Prochaines aventures
Chapitre 6 – Alâa histoires d’Athas et histoire des yuan-ti – Prochaines aventures (14/01/2024) (6 jours)
Récit d’Alâa :
« Avant toute chose il faut que je vous explique comment la race des yuan-ti a été créé. C’était il y a très longtemps, bien avant que les nouvelles races arrivent. C’était ce qu’on appelle l’âge bleu, ou Athas était presque entièrement recouverte d’eau et où le soleil était lui-même de couleur bleu. A cette époque vivait les ancêtres des petite-gens, on les appelle les maîtres de la nature, car leurs savoirs étaient sans aucun mesure avec ce qu’il y a aujourd’hui. Ils étaient capables de faire pousser des bateaux, des maisons, leurs objets de tous les jours étaient vivants. Oui vous entendez bien vivants. Et pourtant il n’y avait ni magie, ni psionique à cette époque-là. Sur l’eau poussait des plantes, qui servaient de maison et de nourriture aux maîtres de la nature, ils pêchaient sûrement aussi. Ils vivaient sur des îles de plantes flottantes. A cette époque il existait même les ancêtres des Thri-kreen, qui vivaient eux aussi sur des îles flottantes. Et il y avait aussi des serpents qui vivaient dans l’eau et se reproduisait dans les plantes.
Mais certains maîtres de la nature renégats et maléfiques décidèrent de transformer ces serpents pour en faire leurs serviteurs et c’est comme ça que la race des yuan-ti fut créée. A l’origine ces yuan-ti étaient très bête, à peine mieux que des animaux. Ils avaient des bras et ne faisaient que les basses besognes pour leurs maîtres petite-gens.
Mais quand les autres maîtres de la nature s’en aperçurent, il y a eu une guerre entre eux, car on ne devait pas exploiter la nature pour s’en enrichir au dépend des autres créatures. La guerre fut terrible, tous les maîtres renégats furent tués et les yuan-ti pourchassés pour être éliminés car considérés comme abominations. Mais quelques-uns purent s’enfuir assez loin et se reproduire, les plus rapide, les plus fort, les plus intelligent, ils étaient libres de faire ce qu’ils voulaient et décidèrent de rester cacher loin des petite-gens, en attendant leurs heures. »
Tobi était très fier du récit de son ami, et n’arrêtait de pousser des petits cris à chaque nouvel exploit de ses ancêtres.
La jeune femme poursuivit son récit.
« Mais malheureusement pour l’âge bleu, les petits maîtres de la nature voulurent avoir de plus en plus de plantes et inventèrent un produit pour les faire pousser qui allait précipiter la fin de leur pouvoir. Ce produit corrompait les plantes, les détruisaient en contaminant les autres, c’est ce qu’ils ont appelé la marée brune. Elle se répandait par contact, de plantes en plantes, d’îles flottantes en îles flottantes et risquait de détruire entièrement toute la vie sur Athas. Alors les plus sages d’entre eux se réunirent pour trouver une solution à ce problème. Ils construisirent la Tour d’Ivoire, ou plutôt la firent pousser dans une région qui n’était pas sous l’eau et qui se trouve à l’est de Tyr, après les montagnes du mékillot et la grande plaine d’ivoire. Ils fabriquèrent un objet, une sorte de lentille et utilisèrent la puissance du soleil bleu pour envoyer un rayon sur Athas pour détruire la marée brune. Oui ! cela à fonctionner, mais en échange, le soleil a changé, il est devenu un soleil jaune. Mais surtout une grande partie de l’eau à disparu sous les effets du rayon solaire, révélant plein de surface terrestre. Finalement la terre fut colonisée par les maîtres de la nature, mais aussi par les plantes aquatiques qui devinrent terrestre. Petit à petit, les plantes envahirent tout l’espace ainsi découvert, c’est pourquoi on appelle cette période l’âge vert. C’est à cette période aussi que les nouvelles races apparurent, Humains, Nains, Elfes, Gnomes, et d’autres depuis disparus … Les religions apparurent également parmi ses nouvelles races, mais surtout la psionique, c’est la grande époque des psionistes qui était bien plus puissant dans ces temps-là. Mais que sont devenus les yuan-ti ? Ils ont prospéré et changé. Ils ont grandi et sont devenus plus intelligent, mais leurs maîtres maléfiques qui les avaient créés avaient déteint sur eux, ils étaient devenus aussi mauvais qu’eu voire pire. Esclavagistes, ils torturaient et mangeait toutes les autres races qu’ils croisaient, car ils pensaient être mieux que tous les autres. Ils apprirent les psioniques de leurs esclaves, pour être encore plus fort et dangereux. C’est à ce moment qu’ils mirent au point leur organisation, les chefs seraient les abominations ceux qui étaient les plus proche des serpents, puis les métis, qui bien qu’ayant une anatomie générale identique aux humanoïdes, gardaient encore des traits ophidiens, comme la peau à écailles et la tête de serpent, et enfin ceux qu’ils appelaient les sangs purs, peut-être par ironie, ceux qui avait un aspect physique identique à un humain. Mais au fur et a mesure que les nouvelles races prospéraient les maîtres de la nature au contraire s’éloignèrent de plus en plus des affaires du monde, ils allèrent vivre dans la forêt et leur savoir déclina petit à petit jusqu’à maintenant ou il a totalement disparu. Je suis désolé Tobi, Panumo, mais c’est la vérité. »
Tobi était particulièrement attristé.
Tobi : « Je suis sûr qu’il reste encore des maîtres de la nature quelques part, on n’a juste pas trouvé où ils sont c’est tout. »
Alâa sourit à son ami et repris son récit.
« Peut-être ! Toujours est-il que plusieurs milliers d’années plus tard, mais toujours dans l’âge vert, la magie fut découverte. La magie préservatrice et profanatrice commença elles aussi à se répandre car des écoles existaient, reprenant le principe des écoles de psionistes, pour apprendre cette nouvelle discipline. Les yuan-ti acquirent à leur tour ce savoir grâce aux humanoïdes qu’ils attrapaient et qui devenaient leurs esclaves. Mais ce n’est pas la seule chose qui se répandit, car les jeunes races avaient des dieux, des entités certainement d’origine extra athasienne, qui avait peut-être été attiré quand les maîtres de la nature avaient utilisé la tour d’ivoire. Toujours est-il que certain de ces dieux étaient bons. Oui réellement bon, aussi bon que peut l’être Trifanel, toujours prêt à apporter son aide. Altruiste et généreux. Et ceux qui les adoraient devenaient comme eux bon et généreux. Aussi, même esclave ils n’en voulaient pas aux yuan-ti, au contraire ils les exhortaient à arrêter de faire le mal. Car leurs dieux étaient eux aussi à moitié des serpents. Au bout d’un certain temps qui fut certainement très long, certain yuan-ti changèrent. Ils commençaient à ne plus accepter leur société qu’ils jugeaient cruelle et immorale. Et finirent pas la quitter, et s’enfuirent en emmenant avec eux les esclaves qu’ils libérèrent. Bien que pourchasser, ils réussirent à disparaître aux yeux des autres et allèrent rejoindre un havre de paix, un endroit où toutes les créatures étaient les bienvenues si elles ne cherchaient pas à faire du mal aux autres. C’était une grande ville dans la région que l’on nomme maintenant les Hinterlands. Une ville faite par des humains et des thri-kreen, qui était dirigée par un maitre psioniste thri-kreen et un avangion. Ce dernier et un être d’une très grande bonté et aux grands pouvoirs magiques de préservation de la nature, dont on ne sait que peu de chose hélas. Là ils en apprirent plus sur les dieux des humains et en particulier de Ral et Guthay, filles du dieu Tzaht, le même que celui que vénère Lumlane dans la forteresse du Griffon. Ces deux déesses vivent chacune sur une des lunes qui portent leurs noms. Et comme les humains les représentaient avec la moitié du corps comme étant celui d’un serpent, ils décidèrent pour certain d’entre eux de devenir des prêtres de Ral et Guthay, pour d’autre de devenir des préservateurs ou des psionistes, puis ils construisirent avec l’aide des humains qui étaient eux même des prêtes de Ral et Guthay, un temple et des bâtiments dans une zone qui va devenir le Versant Forestier. Par la suite à la demande des déesses, ils vont construire une ziggourat qui sera le temple spécifique aux yuan-ti.
Malheureusement, la guerre fut déclenchée par Rajaat. Dans sa folie le premier des sorciers avait décidé que les nouvelles races devaient être détruites. Mais qu’il fallait d’abord éliminer toutes les écoles de magie préservatrice. Puis ce fut le tour de la cité de paix des Thri-kreen et des humains qui fut entièrement rasé et pour finir ses champions s’attaquèrent aux nouvelles races. Bien sûr cela dura longtemps, très longtemps même, plusieurs centaines d’années certainement avant que ça cesse, on ne sait pas trop pour qu’elle raison. On sait que c’est au moment où est arrivé le Dragon de Tyr et ou les Roi-Sorciers prirent possession des dernières villes qui restait debout et ou Rajaat a disparu de la surface d’Athas. C’est pendant cette guerre que le soleil changea encore une fois, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Certain pense que c’est à cause des massacres, que le soleil a voulu se venger. Mais je ne le crois pas. Souvenez-vous de ce que je vous ai dit, quand les maîtres de la nature ont utilisé la première fois la Tour d’Ivoire, le soleil passa du bleu au jaune et bien je pense que quelqu’un en a fait de même à ce moment-là. Mais c’est aussi à ce moment que les prêtres humains, perdirent contact avec leurs divinités, celui qui a utilisé la Tour d’Ivoire, sciemment ou pas, a coupé les accès spirituels entre les dieux et les nouvelles races. Seul subsiste les accès aux plans des élémentaires pour de futur prêtre. Mais dans leur sagesse Ral et Guthay avaient demandé que l’on construise la ziggourat, qui leur permet quelques fois dans l’année de prend contact avec leurs prêtres. Le temps passa et petit à petit les humains et les yuan-ti qui vivaient autour de la ziggourat disparurent. Cela fait plus de deux milles ans et il ne reste que cinq yuan-ti et ces cinq-là m’attendait. »
Alâa s’arrête pour voir l’effet sur les personnes de l’avant-poste qui écoutait son récit. Après avoir attendu quelques instants que tout le monde se calme, elle reprend.
« Oui, vous avez bien entendu, ils m’attendaient. D’ailleurs Panumo et Tobi peuvent vous le confirmez. Des fresques sont visibles à l’intérieur de la ziggourat et sur l’une d’entre elle on nous voit, Tobi, Panumo, Tekqharil, Gallus, Li-Khâan un pterran que nous avons rencontré chez les petites-gens, et moi. Tout ça paraissait incroyable, ils connaissaient même mon nom ! Il y a trois prêtres, un de la terre, un de l’air et un de l’eau, un psioniste et un préservateur, qui est d’ailleurs le plus vieux de tous. Les trois prêtres sont ce que l’on appelle des abominations, ils ont une forme générale de serpents géants, avec un buste, des bras humanoïde et une tête de serpent, ils ont la peau entièrement faite d’écaille de serpent, en tout ils mesurent dans les cinq à six mètres. Mais le prêtre de l’eau n’a pas de bras et il est plus grand, enfin plus long on va dire. Les deux autres sont ce que l’on appelle des métis, ils ont un corps de la taille d’un humain, avec des bras et des jambes, la seule différence c’est qu’ils ont une peau de serpent et une tête de serpent. Mais ils sont tous bienveillant et nous on accueillit avec joie. Seulement comme vous le savez quand je vous ai quitté, j’avais la taille et la forme d’une humaine de quinze ans, ors j’en ai réellement vingt-cinq. Oui je sais, je ne vous l’ai jamais dit, mais ça n’aurait pas servi à grand-chose, sauf à vous montrer suspicieux envers mon égard. La raison de cet état vient du fait que mon père, bien qu’étant un yuan-ti sang pur comme moi, m’a toujours nourri sans excès on va dire. C’était suffisant pour vivre, et pour grandir, mais plus lentement que la normale. Et le problème qu’avait les prêtres, c’est que pour eux j’étais l’élu, le futur guide du peuple yuan-ti, la future reine et prêtresse de Ral et Guthay. Mais pour subir l’initiation je devais être physiquement beaucoup plus adulte, plus grande et plus lourde. »
Pendant les explications, Tobi et Panumo hochaient de la tête pour appuyer le récit de la jeune femme.
« Aussi il a été décidé que je devais passer à un régime alimentaire plus important, avec des grosses rations de viande. En même temps je devais parfaire mes connaissances sur les trois éléments, l’eau, l’air et la terre. J’ai donc dû passer un mois avec chacun des trois prêtres et c’est avec celui de l’eau que j’ai commencé mes apprentissages. Il s’appelle Ossokolo et il est physiquement étrange, en effet il n’a pas de bras. Ce n’est pas très grave vu qu’il passe le plus clair de son temps dans le lac qui se trouve à côté de la ziggourat. Oui vous avez entendu un lac ! Une très grande étendu d’eau si vous préférez, plusieurs centaines de mètres de large et plusieurs kilomètres de long. Il est rempli par plein de petits ruisseaux qui viennent de la forêt. Il n’est pas très profond, je crois que la partie la plus profonde doit faire quatre à cinq mètres. Et il y a plein de poissons dedans. Qu’est-ce que c’est ? Des créatures qui vivent dans l’eau pardi– Alâa mime avec la main. C’est bon le poisson, c’est vraiment un met fabuleux. Mais pour en manger il faut chasser sous l’eau, aussi Ossokolo m’a demandé de me transformer en serpent et d’aller dans l’eau. Eh bien c’est quand même une sensation spéciale la première fois qu’on y entre dedans, mais c’est très agréable l’eau. Puis il m’a demandé de me souvenir, comment les ancêtres des yuan-ti vivaient, en nageant dans l’eau et en y chassant. J’ai trouvé ça facile de nager sous forme de serpent, de goûter l’eau avec ma langue et surtout de sentir la pression sur mon corps. Bien sur je ne peux pas rester longtemps dans l’eau, parce que si on y est bien au début, au bout d’un moment on a froid et il faut sortir pour se réchauffer au soleil avant de pouvoir y retourner, sinon on s’endort et on se noie. C’est comme ça que j’ai appris que l’eau capte la chaleur. Puis j’ai commencé à attraper des poissons. Ils ont une peau écailleuse et brillante pour certains, d’autres ont la peau plus foncée et vivent plutôt au fond. C’est très rapide ces créatures, on a l’impression qu’elles volent dans l’eau , elles se déplacent grâce à leur queue qui s’agite rapidement. Nous ne sommes pas assez rapides pour les attraper à la nage, il faut être plus malin, se faire oublier, passer pour des morceaux de bois qui flottent et plus d’un seul coup les mordre et le poison fait le reste. Pendant trente jours je suis restée avec Ossokolo, nous étions la plupart du temps dans l’eau où au bord du lac au soleil à nous réchauffer. J’ai appris à sentir les élémentaires de l’eau, à attendre leurs voix. Ils me demandaient de m’ouvrir à eux, mais je ne le devais pas, pas encore du moins. L’eau est la source de vie, elle s’évapore au soleil et retombe en pluie ou en brouillard le soir, elle alimente les arbres qui l’évapore grâce à leur feuille, pour lui permettre là encore de faire du brouillard ou de la pluie, un cycle qui maintient la forêt en vie. Au bout d’un mois un événement qui au départ m’a paru inquiétant m’est arrivée. À la suite du régime de poisson j’ai commencé à prendre un peu de gras, mais un bout jour, alors que je m’étais transformé en serpent j’ai senti ma peau se craquelée. Au début j’étais effrayée, mais Ossokolo m’a rassuré, il m’a dit que c’était normal, que je muais, comme tous les serpents, et comme les premiers yuan-ti, les abominations ou les métis. Pourtant je n’avais jamais mué jusqu’à présent, j’avais grandi comme les humains. J’ai dû me reposer au soleil après ça, pour que ma peau de serpent se durcisse, puis je suis redevenu humaine et j’avais grandi, je le sentais.
Après le prêtre de l’eau c’est avec le prêtre de l’air que je suis allée pour un mois. Il s’appelle Ussushu et il est très grand et très mince. Il m’a demandé d’essayer de me souvenir, quel était les pensées des premiers yuan-ti quand ils ont été libre. La liberté c’est le premier des biens qu’un individu a dès sa naissance, et la reprendre et le pire des crimes. Pour mieux ressentir les vents et les esprits des vents, nous nous sommes déplacés au-delà du Versant Forestier. D’abord dans la Cordillère, quand le soleil du matin réchauffe l’air et que celui-ci s’élève, poussant sur leurs ailes cela permet aux grandes créatures volantes de décoller. D’autres fois nous allâmes dans les Hinterlands, où il n’y a pas d’arbres pour empêcher le vent de souffler, où il n’y a pas de montagnes, où vivent libres des clans de Thri-kreen et des mékillots sauvages entre autres. Ussushu me fabriqua un arc, un grand arc, mais pas aussi grand et puissant que le sien, bien qu’il soit grand quand même. Et il m’apprit à l’utiliser, puis à chasser avec. Je n’étais pas obligé de me transformer tout le temps en serpent, mais de temps en temps pour la chasse c’était nécessaire. Avec ma langue de serpent j’ai appris à repérer les différentes odeurs dans l’air. Puis quand j’ai maîtrisé la chose, j’arrivais à transformer juste ma langue ce qui est très pratique pour apprécier son environnement. Il m’expliqua que les Thri-kreen eux aussi sentaient leur environnement, mais qu’ils utilisaient leurs antennes qui avaient pour eux la même fonction que la langue pour les serpents ; ou les lézards qui sont très proche. Nous chassions, de nombreux animaux différents, pour que je puisse manger plus que de coutume. Bien évidemment, il m’est arrivée la même chose qu’avec Ossokolo, j’ai dû muer ce qui m’a encore fait grandir. Et dans la brise du soir, Ussushu me demandait de sentir les esprits élémentaires de l’air, d’entendre leurs suppliques, mais de résister à la tentation de leurs répondre.
Au bout d’un mois je suis revenue à la ziggourat du Temple des Deux Lunes et là je fus prise sous l’assistance d’Essassare, le prêtre de la Terre. Il me demanda de ressentir la terre sous mes pieds ou sous mon ventre, car nous avions été modifiés pour pouvoir nous y déplacer plus facilement. Je devais le suivre dans la Forêt ou nous sommes allés chasser, parfois sous forme de serpent, d’autre fois sous forme humaine. Je devais sentir le passage des animaux, trouver ce qu’ils y avaient fait, apprendre à reconnaître leurs passages, leurs nourritures, car tout cela venait de la Terre. Le premier des maillons était l’herbe qui y pousse, puis les plantes et les arbres, certains animaux mangeaient des plantes, et ils étaient mangé eux-même par d’autres plus gros, Les plantes qui poussaient dans la terre étaient le premier maillon de la vie. La terre était nourricière et quand on mourrait, on se décomposait pour l’enrichir. Il me demandait de ressentir les esprits de la terre qui cherchaient à m’attirer à eux, mais je devais résister. Après avoir mué à nouveau, j’étais devenue plus grande et plus résistante, le temps de l’initiation finale était arrivée, j’étais prête. Après être retourné au temple, les trois prêtres sont allés au second étage , là où se trouve les statues des deux déesses, ils ont commencé un rituel. Avant de les rejoindre j’eus le temps de discuter un peu avec Issipala, un vieux métis yuan-ti qui est un mage préservateur, il savait que je pratiquais l’art des arcanes et que je n’étais plus tout à fait débutante, aussi m’avait-il préparé trois parchemins contenant des sortilèges puissant que je connaissais pas, je pourrai les étudier plus tard. Quand à Assasha, le plus jeune des yuan-ti et un métis lui aussi, c’est un psioniste clairsentient, il m’a proposé d’apprendre à ouvrir mon esprit pour pouvoir lancer une sonde vers d’autre esprit quand j’aurai fini l’initiation. Puis je suis moi aussi allée au deuxième étage de la ziggourat rejoindre mes amis les trois prêtres élémentaires. Il y a une statue de chacune des déesses dans deux des coins opposés de la pièce, et au milieu un pilier qui passe par un trou dans le plafond et va s’arrêter à l’étage supérieur dans une pièce qui est un concentrateur et dont les murs sont recouverts d’obsidienne verte, la même dont est faite ma dague, et qui viennent directement des deux lunes comme il m’a été dit par les prêtres. Au dessus du concentrateur se trouve le dernier étage de la ziggourat, c’est un dôme bien rond, avec des trous à différent endroit qui permettent aux lunes de se projeter à l’intérieur mais uniquement si elles ont la bonne position dans le ciel qui correspond aux emplacements. Entre les deux étages il y a une lentille d’obsidienne de couleur jaune, elle aussi vient des lunes. Le seul moyen pour entrer dans le concentrateur et de me transformer en serpent et de monter à la colonne, une fois fait je reprenais ma forme humaine et restais debout en attendant le début de l’initiation. »
Alâa s’était mise debout les bras écartées, devant l’assemblée abasourdit par toutes ces explications. Ses yeux s’étaient mis à briller et elle continua son récit,
« Soudain, un maelstrom d’énergie envahit la pièce ou je me trouvais, mais pas seulement, les plans de l’eau, de l’air et de la terre s’était ouvert en même temps autour de moi, et j’entendais hurler dans ma tête les créatures qui y vivaient, qui me voulaient, chacune essayant de m’arracher aux autres, mon cœur s’était affolé, je n’étais pas sous l’eau, c’est l’eau qui était dans mes poumons, le vent voulait m’arracher tous les membres en me tirant dans tous les sens et la terre me frappait de ses cailloux sur tout le corps. En même temps je les ai entendu, Ral et Guthay, leurs voix étaient apaisantes et graves, elles me disaient de me calmer, qu’elle seraient là pour moi si moi je serai là pour elles. C’est à ce moment là que j’ai fait un pacte avec elles et que j’ai reçu en même temps les pouvoirs sur l’eau, l’air et la terre des plans élémentaires, pendant qu’elles me donnaient les pouvoirs sur le cosmos. Cela dura une minute, mais certainement la plus longue que j’ai connu, puis tout s’arrêta et je me retrouvais debout sur la colonne, les muscles complètement tétanisés, comme si j’étais resté debout immobile durant des jours. Après avoir réussi à me transformer, je redescendis pour rejoindre les trois prêtres qui m’attendaient et qui m’aidèrent à quitter la ziggourat. C’est après ça que Essassare me donna la dague que j’ai à la ceinture, elle est faite d’un cristal d’obsidienne vert et a des pouvoirs magiques, elle s’illumine quand je la tiens comme si c’était une lanterne. »
Elle sort la dague de son fourreau et illumine la pièce commune de sa lumière, puis la pose par terre ou elle s’éteint. Finalement elle la reprend et la remet dans son étui de cuir.
« Elle est très tranchante m’a-t-on dit, elle coupe tout ce qui est vivant et déchire ce qui est mort, seul le métal semble l’arrêter. Je suis restée après ça que quelques jours, le temps de m’équiper pour revenir ici, d’apprendre la technique de la sonde de la part du psioniste, le vieux mage m’avait donné des sortilèges pour plus tard, Ussushu m’a donné une vingtaine de flèches dont la pointe est faite dans un os de queue de kirre pour mon arc. J’ai traversé la forêt sans m’arrêter pour vous rejoindre et me voici. »
La soirée était déjà bien avancé quand Alâa arrêta de parler, tous étaient abasourdis par le long récit et tout ce que cela pouvait impliquer. Nombreuses furent les questions, elle essaya au mieux d’y répondre avant que tous aillent se coucher.
En privé, dans la pièce du haut où ils dorment, Alâa prend à part le petit groupe d’aventurier, Grôm, Gubbr'ash, Panumo, Tobi, Zeltheris.
Alâa : « Les ziggourat semblent avoir des capacités de concentration d’énergie magique. A Tyr quand nous y étions, nous avons vu ce qu’il s’est passé quand de la fumée est sortie de la ziggourat, c’était un phénomène de profanation qui a consommé la vie des personnes qui étaient dans les gradins, certainement pour que Kalak le Tyran se soigne. Moi j’ai réussi à accéder à différents plans et énergie grâce à la Ziggourat du Temple des Deux Lunes. Je sais qu’il y a une ziggourat à Kalidnay, même qu’elle a explosé, tuant tous les habitants y compris le Roi-Sorcier Kalid-Ma, J’aimerai bien y aller pour en savoir plus. Ce n’est pas très loin de la où nous sommes, on pourrait y aller et revenir ? Qu’en pensez-vous ? »
En dessinant une carte imaginaire sur le sol, elle montra différent lieu,
Alâa : « Voilà l’avant-poste, par là on sort de la cordillère pour allez vers le sud, on passe à coté du fort Adros, on poursuit au sud vers l’oasis perdu et en dessous c’est Kalidnay ! »
Panumo : « J’aimerai bien visité cette oasis ! »
Zeltheris : « On devrait trouver des plantes étranges dans ce coin là ! »
Gubbr’ach : « Moi aussi je veux monter dans une ziggourat ! »
Grôm : « Qui dit voyage, dit aventures, moi ça me va ! »
Tobi : « Je trouverai la piste pas de problème, nous les descendants des Maîtres de la Nature avons encore plein de savoir des anciens. »
Alâa : « Bien ! On en parlera à Tommy à son prochain passage. Zeltheris, je t’apprendrai de nouveaux sortilèges que j’ai trouvé dans un vieux grimoire en attendant, ça devrait t’intéresser.»
Zeltheris : « Super, ça étoffera mes compétences. »
Récit d’Alâa :
« Avant toute chose il faut que je vous explique comment la race des yuan-ti a été créé. C’était il y a très longtemps, bien avant que les nouvelles races arrivent. C’était ce qu’on appelle l’âge bleu, ou Athas était presque entièrement recouverte d’eau et où le soleil était lui-même de couleur bleu. A cette époque vivait les ancêtres des petite-gens, on les appelle les maîtres de la nature, car leurs savoirs étaient sans aucun mesure avec ce qu’il y a aujourd’hui. Ils étaient capables de faire pousser des bateaux, des maisons, leurs objets de tous les jours étaient vivants. Oui vous entendez bien vivants. Et pourtant il n’y avait ni magie, ni psionique à cette époque-là. Sur l’eau poussait des plantes, qui servaient de maison et de nourriture aux maîtres de la nature, ils pêchaient sûrement aussi. Ils vivaient sur des îles de plantes flottantes. A cette époque il existait même les ancêtres des Thri-kreen, qui vivaient eux aussi sur des îles flottantes. Et il y avait aussi des serpents qui vivaient dans l’eau et se reproduisait dans les plantes.
Mais certains maîtres de la nature renégats et maléfiques décidèrent de transformer ces serpents pour en faire leurs serviteurs et c’est comme ça que la race des yuan-ti fut créée. A l’origine ces yuan-ti étaient très bête, à peine mieux que des animaux. Ils avaient des bras et ne faisaient que les basses besognes pour leurs maîtres petite-gens.
Mais quand les autres maîtres de la nature s’en aperçurent, il y a eu une guerre entre eux, car on ne devait pas exploiter la nature pour s’en enrichir au dépend des autres créatures. La guerre fut terrible, tous les maîtres renégats furent tués et les yuan-ti pourchassés pour être éliminés car considérés comme abominations. Mais quelques-uns purent s’enfuir assez loin et se reproduire, les plus rapide, les plus fort, les plus intelligent, ils étaient libres de faire ce qu’ils voulaient et décidèrent de rester cacher loin des petite-gens, en attendant leurs heures. »
Tobi était très fier du récit de son ami, et n’arrêtait de pousser des petits cris à chaque nouvel exploit de ses ancêtres.
La jeune femme poursuivit son récit.
« Mais malheureusement pour l’âge bleu, les petits maîtres de la nature voulurent avoir de plus en plus de plantes et inventèrent un produit pour les faire pousser qui allait précipiter la fin de leur pouvoir. Ce produit corrompait les plantes, les détruisaient en contaminant les autres, c’est ce qu’ils ont appelé la marée brune. Elle se répandait par contact, de plantes en plantes, d’îles flottantes en îles flottantes et risquait de détruire entièrement toute la vie sur Athas. Alors les plus sages d’entre eux se réunirent pour trouver une solution à ce problème. Ils construisirent la Tour d’Ivoire, ou plutôt la firent pousser dans une région qui n’était pas sous l’eau et qui se trouve à l’est de Tyr, après les montagnes du mékillot et la grande plaine d’ivoire. Ils fabriquèrent un objet, une sorte de lentille et utilisèrent la puissance du soleil bleu pour envoyer un rayon sur Athas pour détruire la marée brune. Oui ! cela à fonctionner, mais en échange, le soleil a changé, il est devenu un soleil jaune. Mais surtout une grande partie de l’eau à disparu sous les effets du rayon solaire, révélant plein de surface terrestre. Finalement la terre fut colonisée par les maîtres de la nature, mais aussi par les plantes aquatiques qui devinrent terrestre. Petit à petit, les plantes envahirent tout l’espace ainsi découvert, c’est pourquoi on appelle cette période l’âge vert. C’est à cette période aussi que les nouvelles races apparurent, Humains, Nains, Elfes, Gnomes, et d’autres depuis disparus … Les religions apparurent également parmi ses nouvelles races, mais surtout la psionique, c’est la grande époque des psionistes qui était bien plus puissant dans ces temps-là. Mais que sont devenus les yuan-ti ? Ils ont prospéré et changé. Ils ont grandi et sont devenus plus intelligent, mais leurs maîtres maléfiques qui les avaient créés avaient déteint sur eux, ils étaient devenus aussi mauvais qu’eu voire pire. Esclavagistes, ils torturaient et mangeait toutes les autres races qu’ils croisaient, car ils pensaient être mieux que tous les autres. Ils apprirent les psioniques de leurs esclaves, pour être encore plus fort et dangereux. C’est à ce moment qu’ils mirent au point leur organisation, les chefs seraient les abominations ceux qui étaient les plus proche des serpents, puis les métis, qui bien qu’ayant une anatomie générale identique aux humanoïdes, gardaient encore des traits ophidiens, comme la peau à écailles et la tête de serpent, et enfin ceux qu’ils appelaient les sangs purs, peut-être par ironie, ceux qui avait un aspect physique identique à un humain. Mais au fur et a mesure que les nouvelles races prospéraient les maîtres de la nature au contraire s’éloignèrent de plus en plus des affaires du monde, ils allèrent vivre dans la forêt et leur savoir déclina petit à petit jusqu’à maintenant ou il a totalement disparu. Je suis désolé Tobi, Panumo, mais c’est la vérité. »
Tobi était particulièrement attristé.
Tobi : « Je suis sûr qu’il reste encore des maîtres de la nature quelques part, on n’a juste pas trouvé où ils sont c’est tout. »
Alâa sourit à son ami et repris son récit.
« Peut-être ! Toujours est-il que plusieurs milliers d’années plus tard, mais toujours dans l’âge vert, la magie fut découverte. La magie préservatrice et profanatrice commença elles aussi à se répandre car des écoles existaient, reprenant le principe des écoles de psionistes, pour apprendre cette nouvelle discipline. Les yuan-ti acquirent à leur tour ce savoir grâce aux humanoïdes qu’ils attrapaient et qui devenaient leurs esclaves. Mais ce n’est pas la seule chose qui se répandit, car les jeunes races avaient des dieux, des entités certainement d’origine extra athasienne, qui avait peut-être été attiré quand les maîtres de la nature avaient utilisé la tour d’ivoire. Toujours est-il que certain de ces dieux étaient bons. Oui réellement bon, aussi bon que peut l’être Trifanel, toujours prêt à apporter son aide. Altruiste et généreux. Et ceux qui les adoraient devenaient comme eux bon et généreux. Aussi, même esclave ils n’en voulaient pas aux yuan-ti, au contraire ils les exhortaient à arrêter de faire le mal. Car leurs dieux étaient eux aussi à moitié des serpents. Au bout d’un certain temps qui fut certainement très long, certain yuan-ti changèrent. Ils commençaient à ne plus accepter leur société qu’ils jugeaient cruelle et immorale. Et finirent pas la quitter, et s’enfuirent en emmenant avec eux les esclaves qu’ils libérèrent. Bien que pourchasser, ils réussirent à disparaître aux yeux des autres et allèrent rejoindre un havre de paix, un endroit où toutes les créatures étaient les bienvenues si elles ne cherchaient pas à faire du mal aux autres. C’était une grande ville dans la région que l’on nomme maintenant les Hinterlands. Une ville faite par des humains et des thri-kreen, qui était dirigée par un maitre psioniste thri-kreen et un avangion. Ce dernier et un être d’une très grande bonté et aux grands pouvoirs magiques de préservation de la nature, dont on ne sait que peu de chose hélas. Là ils en apprirent plus sur les dieux des humains et en particulier de Ral et Guthay, filles du dieu Tzaht, le même que celui que vénère Lumlane dans la forteresse du Griffon. Ces deux déesses vivent chacune sur une des lunes qui portent leurs noms. Et comme les humains les représentaient avec la moitié du corps comme étant celui d’un serpent, ils décidèrent pour certain d’entre eux de devenir des prêtres de Ral et Guthay, pour d’autre de devenir des préservateurs ou des psionistes, puis ils construisirent avec l’aide des humains qui étaient eux même des prêtes de Ral et Guthay, un temple et des bâtiments dans une zone qui va devenir le Versant Forestier. Par la suite à la demande des déesses, ils vont construire une ziggourat qui sera le temple spécifique aux yuan-ti.
Malheureusement, la guerre fut déclenchée par Rajaat. Dans sa folie le premier des sorciers avait décidé que les nouvelles races devaient être détruites. Mais qu’il fallait d’abord éliminer toutes les écoles de magie préservatrice. Puis ce fut le tour de la cité de paix des Thri-kreen et des humains qui fut entièrement rasé et pour finir ses champions s’attaquèrent aux nouvelles races. Bien sûr cela dura longtemps, très longtemps même, plusieurs centaines d’années certainement avant que ça cesse, on ne sait pas trop pour qu’elle raison. On sait que c’est au moment où est arrivé le Dragon de Tyr et ou les Roi-Sorciers prirent possession des dernières villes qui restait debout et ou Rajaat a disparu de la surface d’Athas. C’est pendant cette guerre que le soleil changea encore une fois, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Certain pense que c’est à cause des massacres, que le soleil a voulu se venger. Mais je ne le crois pas. Souvenez-vous de ce que je vous ai dit, quand les maîtres de la nature ont utilisé la première fois la Tour d’Ivoire, le soleil passa du bleu au jaune et bien je pense que quelqu’un en a fait de même à ce moment-là. Mais c’est aussi à ce moment que les prêtres humains, perdirent contact avec leurs divinités, celui qui a utilisé la Tour d’Ivoire, sciemment ou pas, a coupé les accès spirituels entre les dieux et les nouvelles races. Seul subsiste les accès aux plans des élémentaires pour de futur prêtre. Mais dans leur sagesse Ral et Guthay avaient demandé que l’on construise la ziggourat, qui leur permet quelques fois dans l’année de prend contact avec leurs prêtres. Le temps passa et petit à petit les humains et les yuan-ti qui vivaient autour de la ziggourat disparurent. Cela fait plus de deux milles ans et il ne reste que cinq yuan-ti et ces cinq-là m’attendait. »
Alâa s’arrête pour voir l’effet sur les personnes de l’avant-poste qui écoutait son récit. Après avoir attendu quelques instants que tout le monde se calme, elle reprend.
« Oui, vous avez bien entendu, ils m’attendaient. D’ailleurs Panumo et Tobi peuvent vous le confirmez. Des fresques sont visibles à l’intérieur de la ziggourat et sur l’une d’entre elle on nous voit, Tobi, Panumo, Tekqharil, Gallus, Li-Khâan un pterran que nous avons rencontré chez les petites-gens, et moi. Tout ça paraissait incroyable, ils connaissaient même mon nom ! Il y a trois prêtres, un de la terre, un de l’air et un de l’eau, un psioniste et un préservateur, qui est d’ailleurs le plus vieux de tous. Les trois prêtres sont ce que l’on appelle des abominations, ils ont une forme générale de serpents géants, avec un buste, des bras humanoïde et une tête de serpent, ils ont la peau entièrement faite d’écaille de serpent, en tout ils mesurent dans les cinq à six mètres. Mais le prêtre de l’eau n’a pas de bras et il est plus grand, enfin plus long on va dire. Les deux autres sont ce que l’on appelle des métis, ils ont un corps de la taille d’un humain, avec des bras et des jambes, la seule différence c’est qu’ils ont une peau de serpent et une tête de serpent. Mais ils sont tous bienveillant et nous on accueillit avec joie. Seulement comme vous le savez quand je vous ai quitté, j’avais la taille et la forme d’une humaine de quinze ans, ors j’en ai réellement vingt-cinq. Oui je sais, je ne vous l’ai jamais dit, mais ça n’aurait pas servi à grand-chose, sauf à vous montrer suspicieux envers mon égard. La raison de cet état vient du fait que mon père, bien qu’étant un yuan-ti sang pur comme moi, m’a toujours nourri sans excès on va dire. C’était suffisant pour vivre, et pour grandir, mais plus lentement que la normale. Et le problème qu’avait les prêtres, c’est que pour eux j’étais l’élu, le futur guide du peuple yuan-ti, la future reine et prêtresse de Ral et Guthay. Mais pour subir l’initiation je devais être physiquement beaucoup plus adulte, plus grande et plus lourde. »
Pendant les explications, Tobi et Panumo hochaient de la tête pour appuyer le récit de la jeune femme.
« Aussi il a été décidé que je devais passer à un régime alimentaire plus important, avec des grosses rations de viande. En même temps je devais parfaire mes connaissances sur les trois éléments, l’eau, l’air et la terre. J’ai donc dû passer un mois avec chacun des trois prêtres et c’est avec celui de l’eau que j’ai commencé mes apprentissages. Il s’appelle Ossokolo et il est physiquement étrange, en effet il n’a pas de bras. Ce n’est pas très grave vu qu’il passe le plus clair de son temps dans le lac qui se trouve à côté de la ziggourat. Oui vous avez entendu un lac ! Une très grande étendu d’eau si vous préférez, plusieurs centaines de mètres de large et plusieurs kilomètres de long. Il est rempli par plein de petits ruisseaux qui viennent de la forêt. Il n’est pas très profond, je crois que la partie la plus profonde doit faire quatre à cinq mètres. Et il y a plein de poissons dedans. Qu’est-ce que c’est ? Des créatures qui vivent dans l’eau pardi– Alâa mime avec la main. C’est bon le poisson, c’est vraiment un met fabuleux. Mais pour en manger il faut chasser sous l’eau, aussi Ossokolo m’a demandé de me transformer en serpent et d’aller dans l’eau. Eh bien c’est quand même une sensation spéciale la première fois qu’on y entre dedans, mais c’est très agréable l’eau. Puis il m’a demandé de me souvenir, comment les ancêtres des yuan-ti vivaient, en nageant dans l’eau et en y chassant. J’ai trouvé ça facile de nager sous forme de serpent, de goûter l’eau avec ma langue et surtout de sentir la pression sur mon corps. Bien sur je ne peux pas rester longtemps dans l’eau, parce que si on y est bien au début, au bout d’un moment on a froid et il faut sortir pour se réchauffer au soleil avant de pouvoir y retourner, sinon on s’endort et on se noie. C’est comme ça que j’ai appris que l’eau capte la chaleur. Puis j’ai commencé à attraper des poissons. Ils ont une peau écailleuse et brillante pour certains, d’autres ont la peau plus foncée et vivent plutôt au fond. C’est très rapide ces créatures, on a l’impression qu’elles volent dans l’eau , elles se déplacent grâce à leur queue qui s’agite rapidement. Nous ne sommes pas assez rapides pour les attraper à la nage, il faut être plus malin, se faire oublier, passer pour des morceaux de bois qui flottent et plus d’un seul coup les mordre et le poison fait le reste. Pendant trente jours je suis restée avec Ossokolo, nous étions la plupart du temps dans l’eau où au bord du lac au soleil à nous réchauffer. J’ai appris à sentir les élémentaires de l’eau, à attendre leurs voix. Ils me demandaient de m’ouvrir à eux, mais je ne le devais pas, pas encore du moins. L’eau est la source de vie, elle s’évapore au soleil et retombe en pluie ou en brouillard le soir, elle alimente les arbres qui l’évapore grâce à leur feuille, pour lui permettre là encore de faire du brouillard ou de la pluie, un cycle qui maintient la forêt en vie. Au bout d’un mois un événement qui au départ m’a paru inquiétant m’est arrivée. À la suite du régime de poisson j’ai commencé à prendre un peu de gras, mais un bout jour, alors que je m’étais transformé en serpent j’ai senti ma peau se craquelée. Au début j’étais effrayée, mais Ossokolo m’a rassuré, il m’a dit que c’était normal, que je muais, comme tous les serpents, et comme les premiers yuan-ti, les abominations ou les métis. Pourtant je n’avais jamais mué jusqu’à présent, j’avais grandi comme les humains. J’ai dû me reposer au soleil après ça, pour que ma peau de serpent se durcisse, puis je suis redevenu humaine et j’avais grandi, je le sentais.
Après le prêtre de l’eau c’est avec le prêtre de l’air que je suis allée pour un mois. Il s’appelle Ussushu et il est très grand et très mince. Il m’a demandé d’essayer de me souvenir, quel était les pensées des premiers yuan-ti quand ils ont été libre. La liberté c’est le premier des biens qu’un individu a dès sa naissance, et la reprendre et le pire des crimes. Pour mieux ressentir les vents et les esprits des vents, nous nous sommes déplacés au-delà du Versant Forestier. D’abord dans la Cordillère, quand le soleil du matin réchauffe l’air et que celui-ci s’élève, poussant sur leurs ailes cela permet aux grandes créatures volantes de décoller. D’autres fois nous allâmes dans les Hinterlands, où il n’y a pas d’arbres pour empêcher le vent de souffler, où il n’y a pas de montagnes, où vivent libres des clans de Thri-kreen et des mékillots sauvages entre autres. Ussushu me fabriqua un arc, un grand arc, mais pas aussi grand et puissant que le sien, bien qu’il soit grand quand même. Et il m’apprit à l’utiliser, puis à chasser avec. Je n’étais pas obligé de me transformer tout le temps en serpent, mais de temps en temps pour la chasse c’était nécessaire. Avec ma langue de serpent j’ai appris à repérer les différentes odeurs dans l’air. Puis quand j’ai maîtrisé la chose, j’arrivais à transformer juste ma langue ce qui est très pratique pour apprécier son environnement. Il m’expliqua que les Thri-kreen eux aussi sentaient leur environnement, mais qu’ils utilisaient leurs antennes qui avaient pour eux la même fonction que la langue pour les serpents ; ou les lézards qui sont très proche. Nous chassions, de nombreux animaux différents, pour que je puisse manger plus que de coutume. Bien évidemment, il m’est arrivée la même chose qu’avec Ossokolo, j’ai dû muer ce qui m’a encore fait grandir. Et dans la brise du soir, Ussushu me demandait de sentir les esprits élémentaires de l’air, d’entendre leurs suppliques, mais de résister à la tentation de leurs répondre.
Au bout d’un mois je suis revenue à la ziggourat du Temple des Deux Lunes et là je fus prise sous l’assistance d’Essassare, le prêtre de la Terre. Il me demanda de ressentir la terre sous mes pieds ou sous mon ventre, car nous avions été modifiés pour pouvoir nous y déplacer plus facilement. Je devais le suivre dans la Forêt ou nous sommes allés chasser, parfois sous forme de serpent, d’autre fois sous forme humaine. Je devais sentir le passage des animaux, trouver ce qu’ils y avaient fait, apprendre à reconnaître leurs passages, leurs nourritures, car tout cela venait de la Terre. Le premier des maillons était l’herbe qui y pousse, puis les plantes et les arbres, certains animaux mangeaient des plantes, et ils étaient mangé eux-même par d’autres plus gros, Les plantes qui poussaient dans la terre étaient le premier maillon de la vie. La terre était nourricière et quand on mourrait, on se décomposait pour l’enrichir. Il me demandait de ressentir les esprits de la terre qui cherchaient à m’attirer à eux, mais je devais résister. Après avoir mué à nouveau, j’étais devenue plus grande et plus résistante, le temps de l’initiation finale était arrivée, j’étais prête. Après être retourné au temple, les trois prêtres sont allés au second étage , là où se trouve les statues des deux déesses, ils ont commencé un rituel. Avant de les rejoindre j’eus le temps de discuter un peu avec Issipala, un vieux métis yuan-ti qui est un mage préservateur, il savait que je pratiquais l’art des arcanes et que je n’étais plus tout à fait débutante, aussi m’avait-il préparé trois parchemins contenant des sortilèges puissant que je connaissais pas, je pourrai les étudier plus tard. Quand à Assasha, le plus jeune des yuan-ti et un métis lui aussi, c’est un psioniste clairsentient, il m’a proposé d’apprendre à ouvrir mon esprit pour pouvoir lancer une sonde vers d’autre esprit quand j’aurai fini l’initiation. Puis je suis moi aussi allée au deuxième étage de la ziggourat rejoindre mes amis les trois prêtres élémentaires. Il y a une statue de chacune des déesses dans deux des coins opposés de la pièce, et au milieu un pilier qui passe par un trou dans le plafond et va s’arrêter à l’étage supérieur dans une pièce qui est un concentrateur et dont les murs sont recouverts d’obsidienne verte, la même dont est faite ma dague, et qui viennent directement des deux lunes comme il m’a été dit par les prêtres. Au dessus du concentrateur se trouve le dernier étage de la ziggourat, c’est un dôme bien rond, avec des trous à différent endroit qui permettent aux lunes de se projeter à l’intérieur mais uniquement si elles ont la bonne position dans le ciel qui correspond aux emplacements. Entre les deux étages il y a une lentille d’obsidienne de couleur jaune, elle aussi vient des lunes. Le seul moyen pour entrer dans le concentrateur et de me transformer en serpent et de monter à la colonne, une fois fait je reprenais ma forme humaine et restais debout en attendant le début de l’initiation. »
Alâa s’était mise debout les bras écartées, devant l’assemblée abasourdit par toutes ces explications. Ses yeux s’étaient mis à briller et elle continua son récit,
« Soudain, un maelstrom d’énergie envahit la pièce ou je me trouvais, mais pas seulement, les plans de l’eau, de l’air et de la terre s’était ouvert en même temps autour de moi, et j’entendais hurler dans ma tête les créatures qui y vivaient, qui me voulaient, chacune essayant de m’arracher aux autres, mon cœur s’était affolé, je n’étais pas sous l’eau, c’est l’eau qui était dans mes poumons, le vent voulait m’arracher tous les membres en me tirant dans tous les sens et la terre me frappait de ses cailloux sur tout le corps. En même temps je les ai entendu, Ral et Guthay, leurs voix étaient apaisantes et graves, elles me disaient de me calmer, qu’elle seraient là pour moi si moi je serai là pour elles. C’est à ce moment là que j’ai fait un pacte avec elles et que j’ai reçu en même temps les pouvoirs sur l’eau, l’air et la terre des plans élémentaires, pendant qu’elles me donnaient les pouvoirs sur le cosmos. Cela dura une minute, mais certainement la plus longue que j’ai connu, puis tout s’arrêta et je me retrouvais debout sur la colonne, les muscles complètement tétanisés, comme si j’étais resté debout immobile durant des jours. Après avoir réussi à me transformer, je redescendis pour rejoindre les trois prêtres qui m’attendaient et qui m’aidèrent à quitter la ziggourat. C’est après ça que Essassare me donna la dague que j’ai à la ceinture, elle est faite d’un cristal d’obsidienne vert et a des pouvoirs magiques, elle s’illumine quand je la tiens comme si c’était une lanterne. »
Elle sort la dague de son fourreau et illumine la pièce commune de sa lumière, puis la pose par terre ou elle s’éteint. Finalement elle la reprend et la remet dans son étui de cuir.
« Elle est très tranchante m’a-t-on dit, elle coupe tout ce qui est vivant et déchire ce qui est mort, seul le métal semble l’arrêter. Je suis restée après ça que quelques jours, le temps de m’équiper pour revenir ici, d’apprendre la technique de la sonde de la part du psioniste, le vieux mage m’avait donné des sortilèges pour plus tard, Ussushu m’a donné une vingtaine de flèches dont la pointe est faite dans un os de queue de kirre pour mon arc. J’ai traversé la forêt sans m’arrêter pour vous rejoindre et me voici. »
La soirée était déjà bien avancé quand Alâa arrêta de parler, tous étaient abasourdis par le long récit et tout ce que cela pouvait impliquer. Nombreuses furent les questions, elle essaya au mieux d’y répondre avant que tous aillent se coucher.
En privé, dans la pièce du haut où ils dorment, Alâa prend à part le petit groupe d’aventurier, Grôm, Gubbr'ash, Panumo, Tobi, Zeltheris.
Alâa : « Les ziggourat semblent avoir des capacités de concentration d’énergie magique. A Tyr quand nous y étions, nous avons vu ce qu’il s’est passé quand de la fumée est sortie de la ziggourat, c’était un phénomène de profanation qui a consommé la vie des personnes qui étaient dans les gradins, certainement pour que Kalak le Tyran se soigne. Moi j’ai réussi à accéder à différents plans et énergie grâce à la Ziggourat du Temple des Deux Lunes. Je sais qu’il y a une ziggourat à Kalidnay, même qu’elle a explosé, tuant tous les habitants y compris le Roi-Sorcier Kalid-Ma, J’aimerai bien y aller pour en savoir plus. Ce n’est pas très loin de la où nous sommes, on pourrait y aller et revenir ? Qu’en pensez-vous ? »
En dessinant une carte imaginaire sur le sol, elle montra différent lieu,
Alâa : « Voilà l’avant-poste, par là on sort de la cordillère pour allez vers le sud, on passe à coté du fort Adros, on poursuit au sud vers l’oasis perdu et en dessous c’est Kalidnay ! »
Panumo : « J’aimerai bien visité cette oasis ! »
Zeltheris : « On devrait trouver des plantes étranges dans ce coin là ! »
Gubbr’ach : « Moi aussi je veux monter dans une ziggourat ! »
Grôm : « Qui dit voyage, dit aventures, moi ça me va ! »
Tobi : « Je trouverai la piste pas de problème, nous les descendants des Maîtres de la Nature avons encore plein de savoir des anciens. »
Alâa : « Bien ! On en parlera à Tommy à son prochain passage. Zeltheris, je t’apprendrai de nouveaux sortilèges que j’ai trouvé dans un vieux grimoire en attendant, ça devrait t’intéresser.»
Zeltheris : « Super, ça étoffera mes compétences. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 7 - Chapitre 7 - Départ vers Kalidnay en passant par l’oasis perdue (21/01/2024) (4 jours)
Chapitre 7 – Départ vers Kalidnay en passant par l’oasis perdue (21/01/2024) (4 jours)
Ils attendirent l’arrivée de Tommy et de la caravane, pour aider à transporter le bois mais aussi pour expliquer ce qu’ils avaient en tête.
Le négociant connaissait l’appel de l’aventure, au lieu de le réprimer, il préférait le canaliser, surtout quand il considérait avoir de bon élément. C’était une méthode qui avait fait ces preuves, après tout, son aïeul était un ancien esclave devenu aventurier, qui s’était enrichi grâce à la découverte d’un trésor des anciens.
L’homme passait sa main dans sa barbe, c’était un signe chez lui d’une profonde réflexion, entre calcul à court, moyen et long terme, risques, profits ou perte. Mais finalement il acquiesça.
« Je ne voudrai pas avoir d’ennui avec la tribu des oreilles percées, ton oncle aussi étrange que ça puisse être pour un elfe semble beaucoup tenir à toi Alâa. Et je n’ai pas trop envie non plus que la tribu des colibris via son chef et sa druidesse me prennent rigueurs si Tobi et Panumo avaient un accident de voyage. Mais avec Gubbr’ach et Grôm, sans oublier les talents de Zeltheris je pense que vous pouvez revenir en entier. Aussi je vous déposerai à proximité du Fort Adros, à charge pour vous d’aller à Kalidnay à pied. A une journée de marche de Kalidnay il y a le fort Thêtys, qui appartient à la maison Wavir, vous pourrez y trouver refuge et assistance, dans la limite de sa sécurité. Tiens Alâa, prend cette pièce de céramique au blason des Wavir, elle te servira pour être reconnu là-bas. Tu demanderas Bartoche le Mûl. Ce n’est pas un mûl, mais il est aussi chauve qu’un mûl d’où son surnom. Il est assez brut de décoffrage, mais c’est un excellent chef et combattant. »
Quand ils s’approchèrent de la route qui menait au Fort Adros, la porte arrière du chariot fut ouverte, mais il ne s’arrêta pas. Gubbr’ash malgré sa taille et son poids était plus agile qu’il ne pouvait paraître, il sauta en marche, opéra un demi-tour et récupéra en vol les deux petit-gens qui l’avait suivi et qu’il déposa sur ses épaules. Grôm suivit en faisant un roulé boulé typique des gladiateurs, le trikal en main prêt à frapper dès qu’il fut sur ses jambes, Zeltheris le suivit en sautant dans le sable à sa suite. Alâa fut la dernière à descendre du chariot, elle donna l’impression de marcher dans l’air, puis se retrouva sur le sable dans le même mouvement. Ils saluèrent de la main les gardes sur le chariot, les conducteurs d’inix et Tommy sur son kank et se dirigèrent vers le sud, dans quelques kilomètres ils seront au fort Adros.
Cinq pièces de céramique pour le repas et la nuit, dans une salle commune, c’était relativement cher, surtout vu la qualité du repas, mais l’eau fournit avec était précieuse, aussi ils prirent chacun un petit complément de viande séché de leur réserve.
Le lendemain ils s’éloignèrent du fort en direction le sud, ils marchèrent toute la journée malgré la chaleur, car ils avaient prévu de ne pas se restreindre sur l’eau et de refaire le plein à l’oasis perdue. Le soir, ils mangèrent sur leur ration et s’installèrent pour dormir.
Alâa avait mis sur son dos la peau de kirre pour se protéger du froid nocturne du désert.
« Je vais surveiller vu que je ne dors pas et que j’y vois sous les lunes comme en plein jour » Dit-elle en regardant ses amis, ses yeux dorés étaient encore plus brillants que dans la journée. Dès l’apparition des lunes elle avait levé ses deux mains vers le ciel, tout en marmonnant dans la langue yuan-ti, vraisemblablement des prières. Elle fit plusieurs fois le tour du camp, totalement silencieuse, semblant flotter sur le sable, tout en regardant dans diverses directions. Elle passa sa main sur les cordelettes de sa ceinture, répétant à voix basse quelques formules magiques. Alors que la nuit approchait de sa fin, elle réveilla doucement les endormis.
« Debout, prenez vos armes, des animaux sauvages sont proches de nous, je ne sais pas ce que c’est mais ça nous encercle et ça ne va pas tarder à nous attaquer. »
Après s’être mis en cercle autour de Panumo, ils n’eurent pas longtemps à attendre avant de voir débarquer de tous les côtés six créatures reptiliennes, avec une énorme mâchoire et une crête sur le long du dos.
« Des J’hakars ! » dirent de concert Zeltheris, Panumo et Gubbr’ash.
« Attention ! Quand ils attrapent un membre, ils ne lâchent plus, au contraire ils chercheront à vous faire tomber avant de tous se jeter sur vous. » Expliqua le demi-géant.
Ils sont rapides et surprirent tout le monde, Zeltheris eux le temps de lancer un sortilège de sommeil au moment où ils attaquèrent, deux d’entre eux s’endormirent aussitôt, les quatre autres essayèrent de s’en prendre à Grôm, Tobi et Gubbr’ash. Un seul réussi son attaque, et ce fut sur une des jambes du demi-géant qu’il saisit violemment malgré la protection et il se mit à tirer dessus, mais en vain. Tobi utilisa sa fronde, sur l’un des deux monstres en face de Gubbr’ash. Grôm frappa celui qui était face à lui mais le rata. Alâa lança alors elle aussi un sortilège de sommeil et les deux j’hakars facent à Grôm et Tobi s’endormirent. Le demi-géant frappa à son tour et donna un coup terrible de son lotulis, qui coupa presque en deux le reptile, quand Panumo lança un sortilège de peau d’écorce sur le mûl.
Les j’hakars debout furent surpris par le fait que la moitié d’entre eux étaient endormi et l’un était mort, ils perdirent l’initiative, Gröm frappa celui à terre, qui bien que blessé ce réveilla, alors les deux jeunes femmes eurent la même idée et de leurs mains partirent des projectiles magiques dans sa direction, Grôm n’eut qu’à finir le travail d’un coup puissant de son Trikal. Il n’en restait plus qu’un debout, que Tobi attaqua avec ses griffes de poings pendant que Panumo utilisait sa fronde, ils le blessèrent chacun, mais la créature riposta, sans toucher personne. Ce fut alors au demi-géant de porter un coup qui avec sa force coupa proprement en deux le monstre, il essaya de se retourner dans un même mouvement pour tenter de toucher celui qui était endormi derrière lui, mais le coup manqua.
Les trois j’hakars endormis par la magie furent exécutés proprement et simplement.
Pendant que Tobi découpait la viande dans les corps reptiliens qui gisaient au sol, il ne faut rien gâcher disait-il toujours. Panumo chercha à soigner le demi-géant, mais son sortilège ne fit pas beaucoup d’effet.
« Je m’en charge, les lunes sont encore présente dans le ciel » Dit Alâa, en tendant une de ses mains vers les deux astres lumineux. Elle termina de guérir la blessure du gladiateur.
Le soleil sombre commença à darder ses premiers rayons de soleil de la journée, ils se préparèrent tous au départ pour se diriger à l’est, vers le l’oasis perdu, en plein milieu d’une plaine désertique salée.
« Ouais je vais pouvoir saler la viande dit Tobi, en voyant au loin le blanc laiteux du sol.
Après une journée de marche, ils commencèrent à apercevoir du vert au loin, c’était l’oasis. Une petite forêt de pin entouré d’une étendue herbeuse. L’endroit était étrangement calme, et au milieu de la forêt se trouvait un geyser d’eau douce qui fumait, s’il n’était pas très haut, il était continu, et une petite rivière serpentait vers le nord. L’eau était chaude au plus proche du geyser, mais se refroidissait assez vite en s’éloignant.
Ils s’installèrent pour le bivouac et avant que la nuit arrive Zeltheris et Panumo s’en allèrent fouiller la forêt à la recherche d’herbes. La demi-elfe revint bredouille au bout d’une heure de recherche.
« Il n’y a rien de vénéneux ici, tout est vraiment propre. » dit-elle dépité.
Panumo eux beaucoup plus de chance, il trouvait de nombreuses plantes et quelques lichens intéressant, qu’il mettait avec un sourire dans sa musette, soudain, on entendit des cris d’animaux, des gazouillis d’oiseau. Toutes personnes qui les entendraient, ne penseraient pas à autre choses, mais pour Panumo ce n’étaient pas seulement des cris d’animaux, mais un langage ancien, qu’il avait appris de son mentor quand il avait voulu poursuivre la voie du druidisme. La langue secrète des druides. Il y avait un druide dans l’oasis ! Ce qui n’était pas une mauvaise chose en soit, au moins celui-ci serait protégé au cas ou d’infame profanateur viendrait pour le profaner. Mais c’était surtout le fait de rencontrer un au membre de son ordre qui le ravissait, tant ces rencontres étaient rares, surtout en dehors du Versant Forestier.
Mais Panumo ne s’attendait certainement pas à ce qu’il allait voir. Une créature insectoïde de plus de deux mètres de haut sortir de derrière un arbre, ou de dedans, il n’était plus très sûr tellement que son cœur c’était emballé en voyant que la créature chitineuse était de couleur vert foncé entrecoupé de bande de vert plus clair.
« Je suis Durwadala, druidesse de cette oasis petit frère. » C’était une Thri-kreen, mais de couleur verte, s’il n’avait pas déjà vu un Trin auparavant, il aurait pu s’y méprendre.
« Demande à ta meute de ne pas faire de feu. Prenez de l’eau juste ce dont vous avez besoin. »
« Heu ! Je suis Panumo, druide dans la cordillère grande sœur et ne t’inquiète pas je leur ai bien expliqué comment ils doivent se comporter. Nous allons dès demain dans l’ancienne ville au sud de l’oasis pour l’explorer, mais nous n’y resterons pas longtemps. Nous repasserons certainement dans quelques jours. »
Bien sûr, ils avaient parlé tous les deux en druidique et la thri-kreen approuva de la tête.
Panumo retourna au campement, aussi vite que ses jambes pouvaient le permettre. Puis ils se souvint que personne ne savait allumer un feu, ce qui le calma un quart de seconde. Mais les deux préservatrices pourraient utiliser un sortilège trop puissant et capable de mettre le feu à la forêt, ce qui mettrait en rogne Durwadala qui tuerait certainement tout le monde et le garderait à la fin pour le manger encore vivant.
Heureusement en arrivant, il trouva ses amis en train de manger tranquillement un morceau de viande sécher, Tobi était en train d’étaler le sel sur la carcasse d’un J’heral qu’ils avaient emmené, Gubbr’ach était presque endormi, le dos appuyer sur le tronc d’un pin. Alâa le regarda fixement.
« Un problème Panumo ? »
« Non tout va bien, tout va très bien, j’ai même trouvé des herbes médicinales. »
Ils se reposèrent d’un sommeil tranquille, seule Alâa était restée éveillée, pour surveiller le campement. Et la nuit fut très calme.
Le lendemain, ils repartirent vers le sud, leurs gourdes, outres et tonneau ayant été rempli d’eau la veille, ils étaient prêts pour la dernière partie du voyage, traverser à nouveau le désert de sel pour arriver à Kalidnay après une demi-journée de marche
Ils attendirent l’arrivée de Tommy et de la caravane, pour aider à transporter le bois mais aussi pour expliquer ce qu’ils avaient en tête.
Le négociant connaissait l’appel de l’aventure, au lieu de le réprimer, il préférait le canaliser, surtout quand il considérait avoir de bon élément. C’était une méthode qui avait fait ces preuves, après tout, son aïeul était un ancien esclave devenu aventurier, qui s’était enrichi grâce à la découverte d’un trésor des anciens.
L’homme passait sa main dans sa barbe, c’était un signe chez lui d’une profonde réflexion, entre calcul à court, moyen et long terme, risques, profits ou perte. Mais finalement il acquiesça.
« Je ne voudrai pas avoir d’ennui avec la tribu des oreilles percées, ton oncle aussi étrange que ça puisse être pour un elfe semble beaucoup tenir à toi Alâa. Et je n’ai pas trop envie non plus que la tribu des colibris via son chef et sa druidesse me prennent rigueurs si Tobi et Panumo avaient un accident de voyage. Mais avec Gubbr’ach et Grôm, sans oublier les talents de Zeltheris je pense que vous pouvez revenir en entier. Aussi je vous déposerai à proximité du Fort Adros, à charge pour vous d’aller à Kalidnay à pied. A une journée de marche de Kalidnay il y a le fort Thêtys, qui appartient à la maison Wavir, vous pourrez y trouver refuge et assistance, dans la limite de sa sécurité. Tiens Alâa, prend cette pièce de céramique au blason des Wavir, elle te servira pour être reconnu là-bas. Tu demanderas Bartoche le Mûl. Ce n’est pas un mûl, mais il est aussi chauve qu’un mûl d’où son surnom. Il est assez brut de décoffrage, mais c’est un excellent chef et combattant. »
Quand ils s’approchèrent de la route qui menait au Fort Adros, la porte arrière du chariot fut ouverte, mais il ne s’arrêta pas. Gubbr’ash malgré sa taille et son poids était plus agile qu’il ne pouvait paraître, il sauta en marche, opéra un demi-tour et récupéra en vol les deux petit-gens qui l’avait suivi et qu’il déposa sur ses épaules. Grôm suivit en faisant un roulé boulé typique des gladiateurs, le trikal en main prêt à frapper dès qu’il fut sur ses jambes, Zeltheris le suivit en sautant dans le sable à sa suite. Alâa fut la dernière à descendre du chariot, elle donna l’impression de marcher dans l’air, puis se retrouva sur le sable dans le même mouvement. Ils saluèrent de la main les gardes sur le chariot, les conducteurs d’inix et Tommy sur son kank et se dirigèrent vers le sud, dans quelques kilomètres ils seront au fort Adros.
Cinq pièces de céramique pour le repas et la nuit, dans une salle commune, c’était relativement cher, surtout vu la qualité du repas, mais l’eau fournit avec était précieuse, aussi ils prirent chacun un petit complément de viande séché de leur réserve.
Le lendemain ils s’éloignèrent du fort en direction le sud, ils marchèrent toute la journée malgré la chaleur, car ils avaient prévu de ne pas se restreindre sur l’eau et de refaire le plein à l’oasis perdue. Le soir, ils mangèrent sur leur ration et s’installèrent pour dormir.
Alâa avait mis sur son dos la peau de kirre pour se protéger du froid nocturne du désert.
« Je vais surveiller vu que je ne dors pas et que j’y vois sous les lunes comme en plein jour » Dit-elle en regardant ses amis, ses yeux dorés étaient encore plus brillants que dans la journée. Dès l’apparition des lunes elle avait levé ses deux mains vers le ciel, tout en marmonnant dans la langue yuan-ti, vraisemblablement des prières. Elle fit plusieurs fois le tour du camp, totalement silencieuse, semblant flotter sur le sable, tout en regardant dans diverses directions. Elle passa sa main sur les cordelettes de sa ceinture, répétant à voix basse quelques formules magiques. Alors que la nuit approchait de sa fin, elle réveilla doucement les endormis.
« Debout, prenez vos armes, des animaux sauvages sont proches de nous, je ne sais pas ce que c’est mais ça nous encercle et ça ne va pas tarder à nous attaquer. »
Après s’être mis en cercle autour de Panumo, ils n’eurent pas longtemps à attendre avant de voir débarquer de tous les côtés six créatures reptiliennes, avec une énorme mâchoire et une crête sur le long du dos.
« Des J’hakars ! » dirent de concert Zeltheris, Panumo et Gubbr’ash.
« Attention ! Quand ils attrapent un membre, ils ne lâchent plus, au contraire ils chercheront à vous faire tomber avant de tous se jeter sur vous. » Expliqua le demi-géant.
Ils sont rapides et surprirent tout le monde, Zeltheris eux le temps de lancer un sortilège de sommeil au moment où ils attaquèrent, deux d’entre eux s’endormirent aussitôt, les quatre autres essayèrent de s’en prendre à Grôm, Tobi et Gubbr’ash. Un seul réussi son attaque, et ce fut sur une des jambes du demi-géant qu’il saisit violemment malgré la protection et il se mit à tirer dessus, mais en vain. Tobi utilisa sa fronde, sur l’un des deux monstres en face de Gubbr’ash. Grôm frappa celui qui était face à lui mais le rata. Alâa lança alors elle aussi un sortilège de sommeil et les deux j’hakars facent à Grôm et Tobi s’endormirent. Le demi-géant frappa à son tour et donna un coup terrible de son lotulis, qui coupa presque en deux le reptile, quand Panumo lança un sortilège de peau d’écorce sur le mûl.
Les j’hakars debout furent surpris par le fait que la moitié d’entre eux étaient endormi et l’un était mort, ils perdirent l’initiative, Gröm frappa celui à terre, qui bien que blessé ce réveilla, alors les deux jeunes femmes eurent la même idée et de leurs mains partirent des projectiles magiques dans sa direction, Grôm n’eut qu’à finir le travail d’un coup puissant de son Trikal. Il n’en restait plus qu’un debout, que Tobi attaqua avec ses griffes de poings pendant que Panumo utilisait sa fronde, ils le blessèrent chacun, mais la créature riposta, sans toucher personne. Ce fut alors au demi-géant de porter un coup qui avec sa force coupa proprement en deux le monstre, il essaya de se retourner dans un même mouvement pour tenter de toucher celui qui était endormi derrière lui, mais le coup manqua.
Les trois j’hakars endormis par la magie furent exécutés proprement et simplement.
Pendant que Tobi découpait la viande dans les corps reptiliens qui gisaient au sol, il ne faut rien gâcher disait-il toujours. Panumo chercha à soigner le demi-géant, mais son sortilège ne fit pas beaucoup d’effet.
« Je m’en charge, les lunes sont encore présente dans le ciel » Dit Alâa, en tendant une de ses mains vers les deux astres lumineux. Elle termina de guérir la blessure du gladiateur.
Le soleil sombre commença à darder ses premiers rayons de soleil de la journée, ils se préparèrent tous au départ pour se diriger à l’est, vers le l’oasis perdu, en plein milieu d’une plaine désertique salée.
« Ouais je vais pouvoir saler la viande dit Tobi, en voyant au loin le blanc laiteux du sol.
Après une journée de marche, ils commencèrent à apercevoir du vert au loin, c’était l’oasis. Une petite forêt de pin entouré d’une étendue herbeuse. L’endroit était étrangement calme, et au milieu de la forêt se trouvait un geyser d’eau douce qui fumait, s’il n’était pas très haut, il était continu, et une petite rivière serpentait vers le nord. L’eau était chaude au plus proche du geyser, mais se refroidissait assez vite en s’éloignant.
Ils s’installèrent pour le bivouac et avant que la nuit arrive Zeltheris et Panumo s’en allèrent fouiller la forêt à la recherche d’herbes. La demi-elfe revint bredouille au bout d’une heure de recherche.
« Il n’y a rien de vénéneux ici, tout est vraiment propre. » dit-elle dépité.
Panumo eux beaucoup plus de chance, il trouvait de nombreuses plantes et quelques lichens intéressant, qu’il mettait avec un sourire dans sa musette, soudain, on entendit des cris d’animaux, des gazouillis d’oiseau. Toutes personnes qui les entendraient, ne penseraient pas à autre choses, mais pour Panumo ce n’étaient pas seulement des cris d’animaux, mais un langage ancien, qu’il avait appris de son mentor quand il avait voulu poursuivre la voie du druidisme. La langue secrète des druides. Il y avait un druide dans l’oasis ! Ce qui n’était pas une mauvaise chose en soit, au moins celui-ci serait protégé au cas ou d’infame profanateur viendrait pour le profaner. Mais c’était surtout le fait de rencontrer un au membre de son ordre qui le ravissait, tant ces rencontres étaient rares, surtout en dehors du Versant Forestier.
Mais Panumo ne s’attendait certainement pas à ce qu’il allait voir. Une créature insectoïde de plus de deux mètres de haut sortir de derrière un arbre, ou de dedans, il n’était plus très sûr tellement que son cœur c’était emballé en voyant que la créature chitineuse était de couleur vert foncé entrecoupé de bande de vert plus clair.
« Je suis Durwadala, druidesse de cette oasis petit frère. » C’était une Thri-kreen, mais de couleur verte, s’il n’avait pas déjà vu un Trin auparavant, il aurait pu s’y méprendre.
« Demande à ta meute de ne pas faire de feu. Prenez de l’eau juste ce dont vous avez besoin. »
« Heu ! Je suis Panumo, druide dans la cordillère grande sœur et ne t’inquiète pas je leur ai bien expliqué comment ils doivent se comporter. Nous allons dès demain dans l’ancienne ville au sud de l’oasis pour l’explorer, mais nous n’y resterons pas longtemps. Nous repasserons certainement dans quelques jours. »
Bien sûr, ils avaient parlé tous les deux en druidique et la thri-kreen approuva de la tête.
Panumo retourna au campement, aussi vite que ses jambes pouvaient le permettre. Puis ils se souvint que personne ne savait allumer un feu, ce qui le calma un quart de seconde. Mais les deux préservatrices pourraient utiliser un sortilège trop puissant et capable de mettre le feu à la forêt, ce qui mettrait en rogne Durwadala qui tuerait certainement tout le monde et le garderait à la fin pour le manger encore vivant.
Heureusement en arrivant, il trouva ses amis en train de manger tranquillement un morceau de viande sécher, Tobi était en train d’étaler le sel sur la carcasse d’un J’heral qu’ils avaient emmené, Gubbr’ach était presque endormi, le dos appuyer sur le tronc d’un pin. Alâa le regarda fixement.
« Un problème Panumo ? »
« Non tout va bien, tout va très bien, j’ai même trouvé des herbes médicinales. »
Ils se reposèrent d’un sommeil tranquille, seule Alâa était restée éveillée, pour surveiller le campement. Et la nuit fut très calme.
Le lendemain, ils repartirent vers le sud, leurs gourdes, outres et tonneau ayant été rempli d’eau la veille, ils étaient prêts pour la dernière partie du voyage, traverser à nouveau le désert de sel pour arriver à Kalidnay après une demi-journée de marche
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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Livre 8 - Kalidnay - Chapitre 1 - La ville - la ziggourat(28/01/2024 – 04/02/2024) (2 jours)
Chapitre 1 – La ville – la ziggourat (28/01/2024 – 04/02/2024) (2 jours)
Les ruines de Kalidnay se dressent devant vous dans le crépuscule rougeoyant, entourées d’un nuage de poussière. Vous avez déjà dépassé des bâtiments en ruine et de petites fortifications, les anciens champs et les défenses de la ville. Éparpillés le long de la route, vous apercevez des centaines de squelettes (des soldats, des marchands, des esclaves et des artisans avec leurs outils et leurs armes). Dans une ancienne auberge, vous trouvez des bols et des assiettes remplis de poussière, disposés pour un festin, avec les fêtards affalés sur leurs sièges. Ce qui est arrivé à Kalidnay a frappé rapidement et sans prévenir. La cité est presque entièrement détruite, mais on peut encore distinguer la forme imposante d’une ziggourat sombre au centre de la ville.
La plupart des bâtiments de Kalidnay sont des tas de décombres, mais certaines structures sont encore intactes. Dans les zones en ruines, un bâtiment sur quatre ou cinq a conservé sa forme originale. La plupart des rues et des ruelles sont encombrées de gravats et seules les grandes avenues sont encore praticables (bien sûr, les décombres peuvent être escaladés, mais c’est une façon fastidieuse et dangereuse de se déplacer).
Les murs de la ville sont toujours debout, mais il y a plusieurs portions effondrées. Au plus haut, le mur mesure 12 m de haut et 7,5 m d’épaisseur. Le centre de la ville a été envahi par les mauvaises herbes et les broussailles, à l’exception du palais et de la ziggourat. *
Alâa demande alors à Tobi de chercher des traces de créatures qui pourraient se trouver dans la ville en ruine, on n’est jamais trop prudent.
Le rôdeur se met alors à examiner la rue où ils se trouvent, regardant attentivement le sol. Se déplaçant en mimant ce qu’il découvre. Les sauts d’un lapin athasien, les pas simiesques d’un gith, le pas lourd d’une créature quadrupède, le fouissement du museau d’un autre.
Tobi :« Alors il y a du lapin et du baazrag, assez normal dans cette zone de steppe. Du gith aussi, ceux-là ils sont vraiment partout et aussi un animal possédant quatre pattes, assez lourd au vu des empreintes, avec des griffes très prononcées, surtout des pattes arrière. Vu l’espacement et la longueur, je dirai que c’est un tembo. »
Ce n’étaient pas que des bonnes nouvelles, croiser le croquemitaine athasien, l’une des créatures les plus haïs avec les belgoïs, n’était pas très amusant. Les gladiateurs avaient bandé instinctivement leurs muscles au nom de l’affreuse bête qui était souvent envoyée contre eux dans l’arène, Zeltheris avait eu des frissons dans le dos, elle savait que ces immondes bêtes étaient capables de voler les enfant elfes directement dans leur campement la nuit, sans se faire prendre, Panumo n’avait pas bronché, vraisemblablement parce qu’il venait de la forêt et qu’il ne devait pas savoir ce que c’était. Alâa haussa à peine un sourcil, c’était juste une information de plus, mais elle remarqua quand même que le druide ne semblait pas inquiet.
Alâa :« Les tembo ne sont pas des simples animaux, on m’a raconté que les champions de Rajaat avant de devenir les rois-sorciers, ont créé ces prédateurs sans pitié pour les aider dans leur lutte génocidaire. Les tembos ont été conçus pour renifler et arracher les personnes les plus aimées par les adversaires de leurs maîtres. Rien ne met fin à un désaccord dans une colonie tyrienne aussi rapidement que la rumeur de l'approche d'un tembo. Tout le monde, quelle que soit sa race, sa culture ou ses préjugés, méprise les tembos. Le tembo tue pour se nourrir et pour le plaisir. Bien qu'intelligent et capable de parler, il ne montre aucun remords et son rire glacial résonne dans l'âme. Il faudra rester sur nos gardes la nuit et trouver un endroit sûr pour dormir, avec une seule entrée facile à surveiller. » Dit-elle de manière chirurgicale.
Gubbr’ach :« Même pas peur ! j’en ai coupé un en deux une fois et d’un seul coup. » Répliqua le demi-géant.
Grôm :« Il doit certainement y avoir un puits quelques part dans cette ville, mais avec tout ce fatras, ça va être compliqué de le chercher. » Siffla le mûl.
Panumo : « On a assez d’eau pour tenir deux jours ici, pas la peine de s’en occuper. Alâa et moi on pourra en créer si besoin. » Répondit le druide.
Zeltheris : « Allons vers la ziggourat en premier. » Dit-elle en montrant le bâtiment du doigt, visible de loin car étant le seul bâtiment aussi haut.
Après avoir marché dans les rues encombrées de gravats, tous leur sens aux aguets et les armes à la main, ils finirent par arriver dans une zone ouverte, séparé du reste de la ville par des remparts plus petits que ceux qu’ils avaient déjà vu en arrivant. Les remparts étaient effondrés en grande partis. Ce devait la cité interdite, la zone réservée du roi-sorcier Kalid-Ma. Outre la ziggourat, il y avait derrière elle, ce qui restait de l’arène, en grande partie effondré également au niveau des gradins et sur le côté le palais royal plutôt en bon état.
La ziggourat fait plus de trente mètres de haut, il y a onze paliers de trois mètres jusqu’au sommet. La face nord semble intacte, mais sur le côté ouest est visible une balafre de plus d’un mètre de large et qui se poursuit presque jusqu’au sommet de l’édifice. Sur la face sud il y a deux grandes portes de bronze de trois mètres de large sur cinq mètres de haut, entre lesquelles passent l’escalier qui montent vers le sommet. Sur le côté est, là aussi il y a une grande fissure. C’est comme si un coup d’une épée gigantesque l’avait percée de part en part.
Les portes principales s’ouvrent sur un grand hall rempli de statues et de plaques honorifiques couvertes de poussière et défigurées par des graffitis. Certaine des statues ont été brisées, elles représentent des guerriers, à l’exception des deux plus grosses au fond de la pièce, qui représente un homme aux traites sévères avec une couronne sur la tête, Kalid-Ma roi-sorcier de Kalidnay.
Alâa se mit à explorer les murs, passant le bout de ses doigts sur la paroi, elle finit par découvrir un passage secret sur le mur qui se trouvait à côté de la statue de gauche. C’était une petite salle vide mais sans poussière, elle n’avait pas dû être trouvé par les pillards. Aussi elle continua à chercher une autre sortie, qu’elle découvrit rapidement et qui ouvrait sur un escalier en colimaçon qui montait vers le sommet du bâtiment.
Grubb’ach se proposa pour aller voir, même si le passage lui semblait bas de plafond, Grôm voulait aussi aller voir, il le précéda car il n’était pas gêné par sa taille. Il n’y avait aucune fenêtre mais les escaliers étaient illuminés par une lumière inconnue des deux gladiateurs. Au bout d’un long moment ils arrivèrent devant une porte de pierre, que Grôm poussa assez facilement. Elle donnait accès au sommet de la ziggourat et s’ouvrait à la base d’un grand autel de pierre. De là-haut on avait une vue imprenable sur toute la cité. Le demi-géant était trop large pour passer. Ils redescendirent finalement pour aller expliquer aux autres ce qu’ils ont vu.
Alâa était sure qu’il y avait un autre passage, aussi ils se mirent tous à explorer les murs, finalement elle découvrit derrière la seconde statue un passage secret. Après l’avoir ouvert, elle l’explora et il menait au bout d’un petit couloir à un mur qui était lui aussi un passage secret. Après l’avoir ouvert ils se retrouvèrent dans une grande salle, deux fois plus grande que la précédente, entouré d’étagères sur trois mètres de haut et au milieu se trouvait deux grandes tables. Les murs sur les côtés, étaient éventrés et correspondaient bien aux fissures visibles de l’extérieur. La pièce était recouverte de poussières et de gravas, les étagères étaient vides. Les pillards avaient dû passer par les fissures et avaient entièrement vidé les richesses qu’il y avait eu dedans.
Alâa était perplexe, ça ne correspondait pas à ce qu’elle s’imaginait, si elle comparait à la ziggourat du temple des deux lunes. Elle expliqua ses doutes à ses amis, car pour elle il devait y avoir autre chose. Vu que c’était impossible que ça soit sur les murs, elle commença à sonder le sol, mais difficile d’y voir quelque chose avec cette poussière. En grattant le sol ils finirent par mettre au jour une dalle rempli de symboles et d’une écriture inconnue, en vérifiant de plus prêt elle s’aperçut que c’était là aussi un passage secret. Mais ces symboles qu’on apercevait l’inquiétait.
Alâa :« J’aimerai bien savoir ce que c’est avant d’essayer d’ouvrir, qui sait ce qu’un roi-sorcier a pu préparer comme maléfice. Il faut que je mémorise un sortilège pour pouvoir lire cette écriture et un autre pour voir si c’est magique. J’en ai pour deux tiers d’une heure. »
Elle s’assit puis passa ses doigts sur une des cordelettes de sa ceinture tout en marmonnant à voix basse. Chacune de ces cordelettes tressées, avec des nœuds ou des petites perles, étaient un sortilège. L’ensemble constituait son livre de sorts caché. Elle avait aussi sous ses longs cheveux, huit nattes fines, elles aussi tressés avec des perles, qui était ces sorts de secours au cas où elle n’aurait plus sa ceinture.
Ce manège dura vingt minutes, puis elle se leva et lança un sortilège de détection de ma magie, et indiqua qu’en effet c’était magique. Elle lança après un sort de compréhension des langues et elle put lire ce qu’il y avait d’écrit.
Cela parlait d’un rituel de renaissance, pour faire naître un morg. C’était sûrement une infâme monstruosité du roi-sorcier Kalid-Ma.
Panumo : « Il faudrait en savoir plus, si c’est maléfique par exemple. »
Alâa : « Oui, et s’il y a aussi une écriture magique car je n’arrive pas à tout comprendre. Mais pour ça il faudra revenir demain, car je n’ai plus assez d’énergie pour mémoriser un sortilège de lecture de la magie et toi aussi tu vas devoir changer de sortilège et demander un nouveau à ton esprit tellurien. Il vaut mieux aller se reposer. On reviendra plus tard dans la nuit. »
Tobi : « Il faut manger aussi. » Grôm et Gubbr’ach acquiescèrent de la tête.
Zeltheris : « On a qu’à aller dans le palais qui semble en bon état. »
Étant tous d’accord, ils sortirent de la ziggourat pour aller visiter le palais.
Lui aussi avait été pillé, il n’y avait que des salles vides, mais les murs étaient en bon état et on trouvait des salles avec qu’un seul passage.
Panumo : « Ce sera plus facile pour se défendre si on s’installe dans une pièce comme ça et puis je vais mettre un sortilège de gardien. » En faisant les gestes nécessaires tout en psalmodiant devant l’entrée de la pièce.
Après le repas, pendant que les autres se reposait, Alâa sortit pour s’approcher d’une fenêtre, Guthay était visible, aussi elle pria et sentit en elle l’énergie spirituelle qui lui octroyait l’accès à de nouveaux sorts. Puis elle se mit en mode surveillance à côté de la porte, sa peau de kirre sur le dos.
*Extrait de La maison marchande Amketch
Les ruines de Kalidnay se dressent devant vous dans le crépuscule rougeoyant, entourées d’un nuage de poussière. Vous avez déjà dépassé des bâtiments en ruine et de petites fortifications, les anciens champs et les défenses de la ville. Éparpillés le long de la route, vous apercevez des centaines de squelettes (des soldats, des marchands, des esclaves et des artisans avec leurs outils et leurs armes). Dans une ancienne auberge, vous trouvez des bols et des assiettes remplis de poussière, disposés pour un festin, avec les fêtards affalés sur leurs sièges. Ce qui est arrivé à Kalidnay a frappé rapidement et sans prévenir. La cité est presque entièrement détruite, mais on peut encore distinguer la forme imposante d’une ziggourat sombre au centre de la ville.
La plupart des bâtiments de Kalidnay sont des tas de décombres, mais certaines structures sont encore intactes. Dans les zones en ruines, un bâtiment sur quatre ou cinq a conservé sa forme originale. La plupart des rues et des ruelles sont encombrées de gravats et seules les grandes avenues sont encore praticables (bien sûr, les décombres peuvent être escaladés, mais c’est une façon fastidieuse et dangereuse de se déplacer).
Les murs de la ville sont toujours debout, mais il y a plusieurs portions effondrées. Au plus haut, le mur mesure 12 m de haut et 7,5 m d’épaisseur. Le centre de la ville a été envahi par les mauvaises herbes et les broussailles, à l’exception du palais et de la ziggourat. *
Alâa demande alors à Tobi de chercher des traces de créatures qui pourraient se trouver dans la ville en ruine, on n’est jamais trop prudent.
Le rôdeur se met alors à examiner la rue où ils se trouvent, regardant attentivement le sol. Se déplaçant en mimant ce qu’il découvre. Les sauts d’un lapin athasien, les pas simiesques d’un gith, le pas lourd d’une créature quadrupède, le fouissement du museau d’un autre.
Tobi :« Alors il y a du lapin et du baazrag, assez normal dans cette zone de steppe. Du gith aussi, ceux-là ils sont vraiment partout et aussi un animal possédant quatre pattes, assez lourd au vu des empreintes, avec des griffes très prononcées, surtout des pattes arrière. Vu l’espacement et la longueur, je dirai que c’est un tembo. »
Ce n’étaient pas que des bonnes nouvelles, croiser le croquemitaine athasien, l’une des créatures les plus haïs avec les belgoïs, n’était pas très amusant. Les gladiateurs avaient bandé instinctivement leurs muscles au nom de l’affreuse bête qui était souvent envoyée contre eux dans l’arène, Zeltheris avait eu des frissons dans le dos, elle savait que ces immondes bêtes étaient capables de voler les enfant elfes directement dans leur campement la nuit, sans se faire prendre, Panumo n’avait pas bronché, vraisemblablement parce qu’il venait de la forêt et qu’il ne devait pas savoir ce que c’était. Alâa haussa à peine un sourcil, c’était juste une information de plus, mais elle remarqua quand même que le druide ne semblait pas inquiet.
Alâa :« Les tembo ne sont pas des simples animaux, on m’a raconté que les champions de Rajaat avant de devenir les rois-sorciers, ont créé ces prédateurs sans pitié pour les aider dans leur lutte génocidaire. Les tembos ont été conçus pour renifler et arracher les personnes les plus aimées par les adversaires de leurs maîtres. Rien ne met fin à un désaccord dans une colonie tyrienne aussi rapidement que la rumeur de l'approche d'un tembo. Tout le monde, quelle que soit sa race, sa culture ou ses préjugés, méprise les tembos. Le tembo tue pour se nourrir et pour le plaisir. Bien qu'intelligent et capable de parler, il ne montre aucun remords et son rire glacial résonne dans l'âme. Il faudra rester sur nos gardes la nuit et trouver un endroit sûr pour dormir, avec une seule entrée facile à surveiller. » Dit-elle de manière chirurgicale.
Gubbr’ach :« Même pas peur ! j’en ai coupé un en deux une fois et d’un seul coup. » Répliqua le demi-géant.
Grôm :« Il doit certainement y avoir un puits quelques part dans cette ville, mais avec tout ce fatras, ça va être compliqué de le chercher. » Siffla le mûl.
Panumo : « On a assez d’eau pour tenir deux jours ici, pas la peine de s’en occuper. Alâa et moi on pourra en créer si besoin. » Répondit le druide.
Zeltheris : « Allons vers la ziggourat en premier. » Dit-elle en montrant le bâtiment du doigt, visible de loin car étant le seul bâtiment aussi haut.
Après avoir marché dans les rues encombrées de gravats, tous leur sens aux aguets et les armes à la main, ils finirent par arriver dans une zone ouverte, séparé du reste de la ville par des remparts plus petits que ceux qu’ils avaient déjà vu en arrivant. Les remparts étaient effondrés en grande partis. Ce devait la cité interdite, la zone réservée du roi-sorcier Kalid-Ma. Outre la ziggourat, il y avait derrière elle, ce qui restait de l’arène, en grande partie effondré également au niveau des gradins et sur le côté le palais royal plutôt en bon état.
La ziggourat fait plus de trente mètres de haut, il y a onze paliers de trois mètres jusqu’au sommet. La face nord semble intacte, mais sur le côté ouest est visible une balafre de plus d’un mètre de large et qui se poursuit presque jusqu’au sommet de l’édifice. Sur la face sud il y a deux grandes portes de bronze de trois mètres de large sur cinq mètres de haut, entre lesquelles passent l’escalier qui montent vers le sommet. Sur le côté est, là aussi il y a une grande fissure. C’est comme si un coup d’une épée gigantesque l’avait percée de part en part.
Les portes principales s’ouvrent sur un grand hall rempli de statues et de plaques honorifiques couvertes de poussière et défigurées par des graffitis. Certaine des statues ont été brisées, elles représentent des guerriers, à l’exception des deux plus grosses au fond de la pièce, qui représente un homme aux traites sévères avec une couronne sur la tête, Kalid-Ma roi-sorcier de Kalidnay.
Alâa se mit à explorer les murs, passant le bout de ses doigts sur la paroi, elle finit par découvrir un passage secret sur le mur qui se trouvait à côté de la statue de gauche. C’était une petite salle vide mais sans poussière, elle n’avait pas dû être trouvé par les pillards. Aussi elle continua à chercher une autre sortie, qu’elle découvrit rapidement et qui ouvrait sur un escalier en colimaçon qui montait vers le sommet du bâtiment.
Grubb’ach se proposa pour aller voir, même si le passage lui semblait bas de plafond, Grôm voulait aussi aller voir, il le précéda car il n’était pas gêné par sa taille. Il n’y avait aucune fenêtre mais les escaliers étaient illuminés par une lumière inconnue des deux gladiateurs. Au bout d’un long moment ils arrivèrent devant une porte de pierre, que Grôm poussa assez facilement. Elle donnait accès au sommet de la ziggourat et s’ouvrait à la base d’un grand autel de pierre. De là-haut on avait une vue imprenable sur toute la cité. Le demi-géant était trop large pour passer. Ils redescendirent finalement pour aller expliquer aux autres ce qu’ils ont vu.
Alâa était sure qu’il y avait un autre passage, aussi ils se mirent tous à explorer les murs, finalement elle découvrit derrière la seconde statue un passage secret. Après l’avoir ouvert, elle l’explora et il menait au bout d’un petit couloir à un mur qui était lui aussi un passage secret. Après l’avoir ouvert ils se retrouvèrent dans une grande salle, deux fois plus grande que la précédente, entouré d’étagères sur trois mètres de haut et au milieu se trouvait deux grandes tables. Les murs sur les côtés, étaient éventrés et correspondaient bien aux fissures visibles de l’extérieur. La pièce était recouverte de poussières et de gravas, les étagères étaient vides. Les pillards avaient dû passer par les fissures et avaient entièrement vidé les richesses qu’il y avait eu dedans.
Alâa était perplexe, ça ne correspondait pas à ce qu’elle s’imaginait, si elle comparait à la ziggourat du temple des deux lunes. Elle expliqua ses doutes à ses amis, car pour elle il devait y avoir autre chose. Vu que c’était impossible que ça soit sur les murs, elle commença à sonder le sol, mais difficile d’y voir quelque chose avec cette poussière. En grattant le sol ils finirent par mettre au jour une dalle rempli de symboles et d’une écriture inconnue, en vérifiant de plus prêt elle s’aperçut que c’était là aussi un passage secret. Mais ces symboles qu’on apercevait l’inquiétait.
Alâa :« J’aimerai bien savoir ce que c’est avant d’essayer d’ouvrir, qui sait ce qu’un roi-sorcier a pu préparer comme maléfice. Il faut que je mémorise un sortilège pour pouvoir lire cette écriture et un autre pour voir si c’est magique. J’en ai pour deux tiers d’une heure. »
Elle s’assit puis passa ses doigts sur une des cordelettes de sa ceinture tout en marmonnant à voix basse. Chacune de ces cordelettes tressées, avec des nœuds ou des petites perles, étaient un sortilège. L’ensemble constituait son livre de sorts caché. Elle avait aussi sous ses longs cheveux, huit nattes fines, elles aussi tressés avec des perles, qui était ces sorts de secours au cas où elle n’aurait plus sa ceinture.
Ce manège dura vingt minutes, puis elle se leva et lança un sortilège de détection de ma magie, et indiqua qu’en effet c’était magique. Elle lança après un sort de compréhension des langues et elle put lire ce qu’il y avait d’écrit.
Cela parlait d’un rituel de renaissance, pour faire naître un morg. C’était sûrement une infâme monstruosité du roi-sorcier Kalid-Ma.
Panumo : « Il faudrait en savoir plus, si c’est maléfique par exemple. »
Alâa : « Oui, et s’il y a aussi une écriture magique car je n’arrive pas à tout comprendre. Mais pour ça il faudra revenir demain, car je n’ai plus assez d’énergie pour mémoriser un sortilège de lecture de la magie et toi aussi tu vas devoir changer de sortilège et demander un nouveau à ton esprit tellurien. Il vaut mieux aller se reposer. On reviendra plus tard dans la nuit. »
Tobi : « Il faut manger aussi. » Grôm et Gubbr’ach acquiescèrent de la tête.
Zeltheris : « On a qu’à aller dans le palais qui semble en bon état. »
Étant tous d’accord, ils sortirent de la ziggourat pour aller visiter le palais.
Lui aussi avait été pillé, il n’y avait que des salles vides, mais les murs étaient en bon état et on trouvait des salles avec qu’un seul passage.
Panumo : « Ce sera plus facile pour se défendre si on s’installe dans une pièce comme ça et puis je vais mettre un sortilège de gardien. » En faisant les gestes nécessaires tout en psalmodiant devant l’entrée de la pièce.
Après le repas, pendant que les autres se reposait, Alâa sortit pour s’approcher d’une fenêtre, Guthay était visible, aussi elle pria et sentit en elle l’énergie spirituelle qui lui octroyait l’accès à de nouveaux sorts. Puis elle se mit en mode surveillance à côté de la porte, sa peau de kirre sur le dos.
*Extrait de La maison marchande Amketch
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 8 - Chapitre 2 – Le morg (1 jour) (04/02/2024)
Chapitre 2 – Le morg (1 jour) (04/02/2024)
Les lunes éclairaient le ciel nocturne et ils purent se déplacer sans encombres jusqu’à la ziggourat. De toute façon, Alâa y voyait sous les lunes comme en plein jour grâce à ses pouvoirs cléricaux, et elle menait le groupe. Une fois arrivé, Tobi prit la peine d’allumer une des deux lanternes en leur possession, car l’intérieur était très sombre, exception faite de la lumière lunaire qui passait par les fissures.
Gubbr’ach et Grôm firent de la place en poussant les deux grands bureaux sur les côtés avant de finirent de dégager entièrement le sol, tâche partiellement commencée dans la journée, pour enlever tous les gravats et poussières qu’il pouvait y avoir.
La dalle en pierre gravée de runes et de symboles mesurait deux mètres sur deux.
Alâa lança un sort de lecture de la magie. Et effectivement une partie des écritures étaient magiques. Elles parlaient de nécromancie et de magie profanatrice, d’ouverture d’un passage vers le gris.
Était-ce la raison de la construction de la ziggourat ? Était-ce cette ouverture qui avait anéanti la population de la ville ? Cela ne ressemblait pas à ce qu’il s’était passé à Tyr, bien qu’elle n’ait pas pu voir l’intérieur de la ziggourat de Kalak jusqu’à présent. Elle était perplexe, mais expliqua ce qu’elle en pensait à ses amis.
« Tu arrêtes de faire du bruit avec ton ventre Tobi, ce n’est pas l’heure de manger. » dit Panumo.
« Mais mon ventre ne fait rien du tout ! C’est toi qui n’arrêtes pas de murmurer, comme si tu parlais à ton esprit de la montagne. En plus on dirait un hej-kin qui parle. C’est flippant, vraiment. » lui répondit Tobi
« Chut ! Silence vous deux. » Alâa avait froncé les sourcils, tout en leur faisant un geste de la main pour se taire. Puis elle se pencha sur la dalle et y colla son oreille et finit par dire :
« Cela vient d’en dessous, il y a quelqu’un qui parle. Je ne comprends pas ce qu’il dit, car sa langue m’est étrangère. Je vais lancer à nouveau un sortilège de compréhension des langues et voir ce qu’il veut. »
Après avoir fait ce qu’elle avait dit, et parlé dans une autre langue pendant quelques instants, elle expliqua la situation.
« C’est un homme qui est enfermé. Il dit s’appeler Sekdo Azeg. Il n’arrive pas à ouvrir la trappe, car il y a un verrou magique dessus. Il nous demande de l’aide pour qu’on le fasse sortir. »
« C’est sûrement un monstre d’une autre dimension couvert d’yeux et de tentacules, prêt à nous dévorer. Il vaut mieux partir d’ici. Tu lui dis qu’on va revenir, mais on ne reviendra jamais. » répliqua Panumo d’un ton apeuré.
« C’est certainement un idiot de psioniste qui s’est trompé de chemin lors de sa téléportation. Normal, ça ne mange qu’un œuf par semaine et un fruit tous les deux jours. Sans viande, ils sont bons à rien. Pas comme Tekqheril, qui mangeait de la viande, lui. » dit tobi.
« Je vais lancer une détection du mal. » dit Alâa.
Après avoir lancé le sortilège clérical, elle leur expliqua que la chose en dessous était effectivement maléfique.
« Aie ! Aie ! Aie ! C’est assurément un mort-vivant, comme dans la grotte des hej-kins. Je hais ces créatures. Je suis aussi d’accord pour partir. » répondit la demi-elfe.
Le mûl et le demi-géant haussèrent les épaules, en agrippant fermement leurs armes.
Alâa reprit sa discussion avec ce qui se trouvait sous la dalle.
« Il nous promet de ne pas nous faire du mal, il sera trop content d’être libéré de là-dessous m’a-t-il dit. »
« Je ne le crois pas, les gens d’en dessous sont tous des menteurs patentés, tout le monde sait ça ! » s’exprima avec force Panumo.
« Et bien tu n’as qu’à lancer un sortilège de zone de vérité et je lui redemande ce qu’il compte faire une fois dehors. » lui dit Alâa.
« Pas idiot, je vais faire ça. » lui dit le druide en commençant à réciter les paroles qui correspondaient au sortilège.
Ce qui fut dit fut fait. Une fois le sortilège lancé, Alâa continua à parler avec Sekdo Azeg un petit moment, puis se tourna vers le druide.
Alâa : « Alors Panumo ? »
Panumo : « Il dit la vérité. »
Alâa : « Je pourrais lancer un sortilège de dissipation de la magie, car Issapala m’a donné un parchemin pour l’apprendre plus tard. Ce serait idiot que je l’utilise maintenant, surtout qu’on peut essayer de forcer le verrou, on a Gubbr’ach et Grôm. »
Tobi : « Et moi aussi je suis là, je peux utiliser mes talents natifs d’augmentation de la force. »
Alâa : « Bien, je préviens Sekdo Azeg de ce qu’on va faire. »
Alâa, grâce à la magie, continua à parler pendant quelques instants à celui qui était prisonnier.
« Bon, il nous aidera de son côté. Il m’a dit qu’il était un guerrier et que sa force plus la nôtre devrait suffire. Allez Gubbr’ach, en avant. »
Le demi-géant ne se fit pas prier, c’est comme s’il attendait enfin de refaire étalage de sa force. Il s’accroupit et posa ses deux mains sur la dalle de pierre, puis poussa, poussa, mais rien ne se passait alors que les veines du cou du gladiateur commençaient à grossir et son visage à rougir.
« Grôm, vient l’aider ! » cria Alâa.
Le mûl se jeta lui aussi sur la dalle, Tobi était déjà en train de serrer les poings, en se concentrant pour activer son talent sauvage. Mais toujours rien. La trappe ne bougeait toujours pas sous les efforts conjugués des deux gladiateurs. Enfin, Tobi se mit lui aussi à pousser, puis Alâa et Zeltheris se rajoutèrent sans qu’il ne se passe la moindre chose. Finalement, Panumo trouva un petit coin pour pousser, et enfin on entendit un grincement de la pierre qui avait commencé à bouger d’un millimètre, puis de deux, lentement au début, plus rapidement ensuite.
Panumo exultait « Voyez la puissance incarnée de mes montagnes dans moi-même ! Admirez la puissance des druides ! »
La trappe continuait à s’ouvrir de plus en plus vite. Et quand elle fut ouverte en entier, une aura maléfique et glaçante pire que la mort sortit d’en dessous pendant qu’une tête émergeait.
C’était un être humain, il avait les cheveux gris attachés avec un catogan. Ses traits étaient desséchés et presque momifiés, sa peau avait une pâleur brun-gris, indiquant qu’il était manifestement mort. Ses yeux étaient entièrement noirs, ce qui donnait l’impression qu’il n’en avait pas. L’aura glaçante de terreur prit tout le monde à la gorge. Seule Alâa résistait, alors que ses compagnons s’enfuyaient en se précipitant hors de la ziggourat.
Mais ses jambes n’arrêtaient pas de trembler pendant que l’homme sortait de la trappe avec une grâce surnaturelle et sans faire le moindre bruit. Il était pieds nus, vêtu simplement d’une jupe et d’un veston de cuir sans manche recouvert de petites pointes cloutées. Il tenait à la main une épée longue de bronze, d’une forme ancienne, mais dans un très bon état. Son corps semblait un peu émacié, mais pas squelettique.
« N’aie pas peur, j’ai promis de ne rien vous faire, et je tiens toujours mes promesses. Mais dis-moi, qui êtes-vous et que faites-vous ici ? »
Sa voix était grave, comme s’il avait la gorge sèche, ce qui devait certainement être le cas. C’était évidemment un mort-vivant. Aveuglée qu’elle était par sa quête de connaissances, elle n’avait pas réfléchi plus que ça avant de se mettre dans une situation très compliquée. Personne ne pouvait survivre plus de deux cents ans dans une pièce fermée sans être animé par une magie nécromantique liée au gris.
« Je m’appelle Alâa, et c’est moi qui ai demandé à mes amis de me suivre ici, à Kalidnay. Je voulais explorer la ziggourat pour voir de quelle façon elle fonctionnait. Je suis une préservatrice et une prêtresse des Deux Lunes. Et j’ai quelques autres talents dans d’autres domaines. Et toi, qu’es-tu donc ? »
« Je suis un morg. Un serviteur éternel. Mais c’est étrange, je croyais que les prêtres des anciens dieux n’existaient plus, qu’ils avaient disparu quand les champions de Rajaat étaient devenus des rois-sorciers. Sais-tu te battre ? Je vois la poignée d’une épée qui sort de ton sac. Et ça fait longtemps que je n’ai pas croisé le fer, m’accorderas-tu ce petit plaisir ? » Sa phrase à peine terminée, il sortit une longue langue noire de sa bouche, qu’il passa goulûment sur ses lèvres.
« Hum, même si j’ai appris à me battre avec un guerrier elfe, je suis loin d’avoir les compétences d’un vrai guerrier. Je préfère utiliser mes talents à distance ou en discrétion. Je ne vais pas souvent au contact, sauf par nécessité ou sous une autre forme. Mais je croyais que tu n’allais pas nous tuer. »
« Hahaha ! Les guerriers elfes jouent sur la vitesse et la souplesse. Non, je l’ai promis. Et si tuer ne me pose plus de problèmes depuis bien longtemps, ma parole m’est précieuse. Je ne te tuerai pas pour plusieurs raisons. Tu as le courage de rester ici pour protéger tes amis. J’aime cette attitude loyale, j’ai toujours fait de même avec mes hommes. Tu es certainement plus intelligente que tu veux le faire croire, et tu es très belle aussi. Ce serait dommage de te tuer sans en apprendre plus de toi. Mais surtout parce que ma parole a déjà été engagée envers toi. Et ne t’inquiète pas, je ne pense pas que tu puisses me blesser. »
« Bien. Dans ce cas… »
Elle posa son sac à terre et en sortit son épée longue en acier. Bien que n’étant pas magique, elle était d’excellente qualité et n’avait pas beaucoup vieilli malgré ses deux mille ans. De plus, elle était parfaitement équilibrée, comme si elle avait été faite pour elle ; ce qui était possible finalement, mais personne au temple de l’avait confirmé, ni infirmé d’ailleurs.
Sekdo Azeg fit un salut complexe avec son épée. Alâa se contenta de la lever sur sa tête la pointe en avant en position de combat, comme le lui avait appris Korvat – pas de fioriture, si tu sors ton épée c’est pour sauver ta vie, alors ne salue pas et pointe la vers ton ennemi, soit prête à attaquer tout de suite, qu’il sache que tu vendras chèrement ta peau.
Elle attaqua à la gorge, mais c’était une feinte ; elle fit un moulinet comme pour parer un coup et poursuivit en retournant sa lame vers lui tout en cherchant son ventre. Le morg para le coup, il s’était déplacé sur le côté et dans le même mouvement de son arme il poussa l’épée de la jeune femme avec une force que l’on n’aurait pas devinée en le voyant plutôt mince, ce qui obligea Alâa à se tourner sur ses pieds pour garder ses appuis. Et dans un mouvement de retour il tapa avec le plat de l’épée sur ses fesses.
« Aie ! » Elle cria plus de surprise que de douleur. Elle sentit l’envie de se transformer, mais la repoussa. Son cerveau était à plein régime. Pas d’utilisation de son pouvoir caméléon, il ne fallait pas dévoiler tous ses tours, surtout face à une créature pareille. Sa dague pulsait sur son ventre, elle sentait la magie cléricale qui voulait trancher la chair morte. Mais là aussi il ne fallait pas l’utiliser. Après tout, c’était un jeu pour lui, et il semblait réellement sincère.
Elle fit un geste de la main au mort-vivant et retourna vers son sac pour récupérer son épée courte avant de revenir se mettre en place face à lui. Il avait tranquillement attendu, son épée nonchalamment posée sur son épaule, qu’Alâa revienne. Elle se remit en position, les deux épées toujours pointées devant elle. Les lames commencèrent à tournoyer. Elle accéléra à une vitesse folle, rendant imprévisible l’arrivée d’une des lames et produisant en même temps un mur devant elle, sans compter qu’elle était capable de frapper avec les deux épées en même temps.
Sekdo Azeg s’était remis en position en attendant les attaques, son visage ne révélait rien de ses pensées. Quand elle attaqua soudain, ses deux lames partirent dans un mouvement de ciseau. Mais il para facilement chacun des coups dans un mouvement circulaire de son arme, puis se déplaça sur le côté et frappa à nouveau sur une des fesses d’Alâa.
« Grrr ! » Un son plutôt animal sortit de sa gorge, une autre envie de mordre et de se transformer en serpent se manifesta par un long frisson sur le corps.
Le morg souriait. « Allons, arrêtons là. C’est pas mal ce que tu fais, mais visiblement tu n’as pas encore le niveau pour te mesurer à moi. Mais c’est très bien, vraiment. Technique elfe, en effet. Vitesse et précision. Manque un peu de force. Mais j’imagine que ça permet d’occuper son adversaire pendant qu’une dague lui arrive dans le dos. »
Alâa : « Une flèche ou un sortilège. Je n’aime pas lancer les dagues. Je préfère le corps à corps avec. »
Azeg : « J’aime aussi le corps à corps. Mais pas la magie. C’est fourbe, même si c’est puissant. On se bat avec ses moyens dirons-nous. J’aurais tant aimé un vrai combat face à des guerriers. »
Alâa : « Ton aura funeste de morg leur a infligé une peur malsaine et surnaturelle. C’est bien dommage, deux d’entre eux sont des gladiateurs. Ils auraient certainement accepté ton offre. »
Azeg : « Je peux la contenir si je veux. »
Alâa : « Bonne chose que de savoir se maîtriser. Je vais voir mes amis et je reviens te voir pour te dire s’ils sont d’accord. Et où. »
Pendant qu’elle récupérait ses affaires, le morg lui répondit.
« Mais toi aussi tu es capable de te maîtriser belle dame, je l’ai remarqué. Tu es intrigante et intéressante comme personne. Pour une autre renaissance, c’est plutôt bienvenu. Je ne bougerai pas d’ici, je t’attendrai. »
Avant de sortir, elle hocha la tête en direction du mort-vivant, puis sortit de la ziggourat pour retourner vers le palais.
Une fois arrivée dans la chambre où ils avaient commencé la nuit, elle retrouva ses amis sur le pied de guerre, les armes brandies, prêts à frapper.
« Hé ! Ce n’est que moi, pas d’inquiétude. »
« J’ai cru qu’il t’avait tuée et mangée. » répondit Tobi, soulagé.
« Il s’appelle Zekdo Azeg. Le mort-vivant je veux dire. Et c’est un morg. Je ne lui ai pas demandé encore comment il est devenu cette créature, mais ce serait Kalid-Ma qui l’aurait fait renaître comme il m’a dit, dans cet état. Ce serait une sorte de remerciement éternel pour une grande loyauté. Et s’il est maléfique, c’est certain, il est aussi très loyal. Sa parole a de l’importance pour lui. »
« Je n’aime pas les morts-vivants. » dit Zeltheris.
« Oui, je comprends. On ne peut pas les empoisonner, en effet. Mais il s’est tellement ennuyé dans son tombeau qu’il m’a demandé s’il pouvait faire un petit combat amical contre vous deux. » Elle pointa Grôm et Gubbr’ach du doigt.
Tout penauds, ces deux derniers se regardèrent.
« Oui, pourquoi pas un combat d’entraînement. » dit le demi-géant.
« Mais on ne va pas partir en courant encore une fois en le voyant ? » s’inquiéta le mûl.
« Non, il m’a dit être capable de contrôler cette aura de frayeur qu’il dégage. » dit Alâa sur un ton neutre, se voulant rassurante.
« Mais non, il ne faut pas y aller, enfuyons-nous maintenant tant que nous le pouvons. Il va tous nous tuer, puis nous manger, nous serons maudits pour l’éternité, nos corps ne pourront pas ensemencer la terre nourricière. Aie ! Aie ! Aie ! » s’exclama Panumo.
« J’ai donné ma parole que je retournerai le voir pour le prévenir. Tobi qu’en penses-tu ? »
« Oui, pourquoi pas. Mais moi je ne participe pas à ce genre de combat. Je veux bien regarder en revanche. »
« Bon, reposez-vous. Je vais monter la garde le reste de la nuit. J’irai le voir dans la journée pour le prévenir. »
La nuit s’était terminée sans problème. Alâa était revenue dans la pièce où dormaient encore ses amis. Elle posa la peau de kirre avec ses affaires et alla se préparer un petit morceau de viande en attendant que tous soient sortis de leur sommeil. Quand ce fut le cas, elle les prévint qu’elle allait voir le morg à la ziggourat. Elle prit juste son épée longue en plus de la dague lunaire, on n’est jamais assez prudent.
Une fois arrivée dans la ziggourat, elle appela Sekdo Azeg. Le soleil traversait la fissure du coté est et la salle était illuminée. Ce dernier sortit de la pièce inférieure sans aucun bruit, mais il avait mis sa main sur son visage pour s’abriter du soleil qui semblait l’aveugler.
Sekdo Azeg : « Le soleil ne me blesse pas, mais il m’éblouit. La nuit je n’ai pas ce problème, j’y vois parfaitement à la lumière des lunes et des étoiles. Alors, est-ce qu’ils ont accepté ? »
Alâa : « Tout comme moi. Et comme je n’ai pas réellement besoin de dormir, je suis active aussi bien de jour que de nuit. Oui, ils sont d’accord. »
Sekdo Azeg : « Nous avons ces points-là en commun alors. Rendez-vous dans l’arène ce soir dès que le soleil se couchera. »
Alâa : « Très bien. À ce soir. » Alâa retourna au palais pour les prévenir de l’heure et de l’endroit.
Ils étaient arrivés avant que le soleil ne se couche. Alâa, Tobi, Panumo et Zeltheris s’étaient installés à une dizaine de mètres des deux gladiateurs qui attendaient l’arrivée du morg en faisant des passes avec leurs armes. Grôm avait son trikal en main et Gubbr’ach son lotulis.
Sekdo Azeg arriva un petit peu avant que le soleil ne disparaisse du ciel d’Athas. Il avait juste son épée longue en bronze et était habillé de la même façon que la veille. Et comme il l’avait promis, aucune aura de terreur n’émanait de lui.
Il les salua de son étrange salut antique et se mit en position face à eux. Les deux gladiateurs le saluèrent également, en se frappant du poing la poitrine, puis le combat commença.
Le mort-vivant ignora complètement le mûl pour se concentrer sur le demi-géant, qu’il attaqua rapidement avec son arme et qu’il toucha deux fois. Il esquiva sans difficultés le coup que Gubbr’ach lui mit, mais fut légèrement touché par le trikal de Grôm. Au round suivant, il continua sur cette tactique et mit rapidement hors de combat le demi-géant d’un coup bien ajusté sur la rotule qui le fit s’écrouler à terre, puis il se retourna face à Grôm et lui porta deux coups, un du plat de l’épée, qui lui donna une ouverture pour le frapper à la tête du pommeau, ce qui le mit K.O.
Azeg sourit, puis sa langue noire sortit de sa bouche pour se lécher les lèvres.
Sekdo Azeg : « Un peu court pour l’instant. Il vous reste de l’entraînement à faire, gladiateurs. » dit-il pendant que ses adversaires se relevaient. « Demi-géant, ton lotulis est de fabrication grossière. Il se trouve que j’en ai dans mon stock que je n’utilise pas. Les lames sont en bronze et je t’en fais cadeau. Venez avec moi. »
Sur ces mots, il s’en alla en direction de la ziggourat, suivi par le groupe d’aventuriers.
Une fois arrivé, il descendit par l’escalier qu’ils avaient tous aidé à débloquer. D’en haut, on pouvait voir qu’il y avait de la lumière, vraisemblablement magique, qui illuminait une grande pièce de quatre mètres sur cinq. On pouvait y voir deux portes. Une en bronze qui était fermée, une autre en bois qui était ouverte. C’est de là qu’il sortit avec dans la main un lotulis entièrement en bronze.
Il le donna à Gubbr’ach en lui demandant de se montrer digne d’une arme des temps anciens.
Alâa : « Nous partirons demain. Nous allons vers l’est où il y a un fort avec des alliés. J’ai vu ce que je voulais voir et mes amis ne souhaitent pas rester plus dans les ruines de Kalidnay. Que vas-tu faire, Sekdo Azeg, maintenant que tu es libre ? »
Azeg : « Et bien je vais rester un peu ici. Peut-être remettre l’arène en état. »
Alâa : « Mon ami rôdeur a détecté des traces de giths et de tembos, cela devrait t’occuper un peu. Je saurai te retrouver si tu restes ici. »
Azeg : « Revenez quand vous serez plus forts, je croiserai le fer avec plaisir avec vous. »
Le groupe quitta le mort-vivant pour aller se reposer dans l’ancien palais. Demain ils se dirigeront vers le fort Thétys.
Les lunes éclairaient le ciel nocturne et ils purent se déplacer sans encombres jusqu’à la ziggourat. De toute façon, Alâa y voyait sous les lunes comme en plein jour grâce à ses pouvoirs cléricaux, et elle menait le groupe. Une fois arrivé, Tobi prit la peine d’allumer une des deux lanternes en leur possession, car l’intérieur était très sombre, exception faite de la lumière lunaire qui passait par les fissures.
Gubbr’ach et Grôm firent de la place en poussant les deux grands bureaux sur les côtés avant de finirent de dégager entièrement le sol, tâche partiellement commencée dans la journée, pour enlever tous les gravats et poussières qu’il pouvait y avoir.
La dalle en pierre gravée de runes et de symboles mesurait deux mètres sur deux.
Alâa lança un sort de lecture de la magie. Et effectivement une partie des écritures étaient magiques. Elles parlaient de nécromancie et de magie profanatrice, d’ouverture d’un passage vers le gris.
Était-ce la raison de la construction de la ziggourat ? Était-ce cette ouverture qui avait anéanti la population de la ville ? Cela ne ressemblait pas à ce qu’il s’était passé à Tyr, bien qu’elle n’ait pas pu voir l’intérieur de la ziggourat de Kalak jusqu’à présent. Elle était perplexe, mais expliqua ce qu’elle en pensait à ses amis.
« Tu arrêtes de faire du bruit avec ton ventre Tobi, ce n’est pas l’heure de manger. » dit Panumo.
« Mais mon ventre ne fait rien du tout ! C’est toi qui n’arrêtes pas de murmurer, comme si tu parlais à ton esprit de la montagne. En plus on dirait un hej-kin qui parle. C’est flippant, vraiment. » lui répondit Tobi
« Chut ! Silence vous deux. » Alâa avait froncé les sourcils, tout en leur faisant un geste de la main pour se taire. Puis elle se pencha sur la dalle et y colla son oreille et finit par dire :
« Cela vient d’en dessous, il y a quelqu’un qui parle. Je ne comprends pas ce qu’il dit, car sa langue m’est étrangère. Je vais lancer à nouveau un sortilège de compréhension des langues et voir ce qu’il veut. »
Après avoir fait ce qu’elle avait dit, et parlé dans une autre langue pendant quelques instants, elle expliqua la situation.
« C’est un homme qui est enfermé. Il dit s’appeler Sekdo Azeg. Il n’arrive pas à ouvrir la trappe, car il y a un verrou magique dessus. Il nous demande de l’aide pour qu’on le fasse sortir. »
« C’est sûrement un monstre d’une autre dimension couvert d’yeux et de tentacules, prêt à nous dévorer. Il vaut mieux partir d’ici. Tu lui dis qu’on va revenir, mais on ne reviendra jamais. » répliqua Panumo d’un ton apeuré.
« C’est certainement un idiot de psioniste qui s’est trompé de chemin lors de sa téléportation. Normal, ça ne mange qu’un œuf par semaine et un fruit tous les deux jours. Sans viande, ils sont bons à rien. Pas comme Tekqheril, qui mangeait de la viande, lui. » dit tobi.
« Je vais lancer une détection du mal. » dit Alâa.
Après avoir lancé le sortilège clérical, elle leur expliqua que la chose en dessous était effectivement maléfique.
« Aie ! Aie ! Aie ! C’est assurément un mort-vivant, comme dans la grotte des hej-kins. Je hais ces créatures. Je suis aussi d’accord pour partir. » répondit la demi-elfe.
Le mûl et le demi-géant haussèrent les épaules, en agrippant fermement leurs armes.
Alâa reprit sa discussion avec ce qui se trouvait sous la dalle.
« Il nous promet de ne pas nous faire du mal, il sera trop content d’être libéré de là-dessous m’a-t-il dit. »
« Je ne le crois pas, les gens d’en dessous sont tous des menteurs patentés, tout le monde sait ça ! » s’exprima avec force Panumo.
« Et bien tu n’as qu’à lancer un sortilège de zone de vérité et je lui redemande ce qu’il compte faire une fois dehors. » lui dit Alâa.
« Pas idiot, je vais faire ça. » lui dit le druide en commençant à réciter les paroles qui correspondaient au sortilège.
Ce qui fut dit fut fait. Une fois le sortilège lancé, Alâa continua à parler avec Sekdo Azeg un petit moment, puis se tourna vers le druide.
Alâa : « Alors Panumo ? »
Panumo : « Il dit la vérité. »
Alâa : « Je pourrais lancer un sortilège de dissipation de la magie, car Issapala m’a donné un parchemin pour l’apprendre plus tard. Ce serait idiot que je l’utilise maintenant, surtout qu’on peut essayer de forcer le verrou, on a Gubbr’ach et Grôm. »
Tobi : « Et moi aussi je suis là, je peux utiliser mes talents natifs d’augmentation de la force. »
Alâa : « Bien, je préviens Sekdo Azeg de ce qu’on va faire. »
Alâa, grâce à la magie, continua à parler pendant quelques instants à celui qui était prisonnier.
« Bon, il nous aidera de son côté. Il m’a dit qu’il était un guerrier et que sa force plus la nôtre devrait suffire. Allez Gubbr’ach, en avant. »
Le demi-géant ne se fit pas prier, c’est comme s’il attendait enfin de refaire étalage de sa force. Il s’accroupit et posa ses deux mains sur la dalle de pierre, puis poussa, poussa, mais rien ne se passait alors que les veines du cou du gladiateur commençaient à grossir et son visage à rougir.
« Grôm, vient l’aider ! » cria Alâa.
Le mûl se jeta lui aussi sur la dalle, Tobi était déjà en train de serrer les poings, en se concentrant pour activer son talent sauvage. Mais toujours rien. La trappe ne bougeait toujours pas sous les efforts conjugués des deux gladiateurs. Enfin, Tobi se mit lui aussi à pousser, puis Alâa et Zeltheris se rajoutèrent sans qu’il ne se passe la moindre chose. Finalement, Panumo trouva un petit coin pour pousser, et enfin on entendit un grincement de la pierre qui avait commencé à bouger d’un millimètre, puis de deux, lentement au début, plus rapidement ensuite.
Panumo exultait « Voyez la puissance incarnée de mes montagnes dans moi-même ! Admirez la puissance des druides ! »
La trappe continuait à s’ouvrir de plus en plus vite. Et quand elle fut ouverte en entier, une aura maléfique et glaçante pire que la mort sortit d’en dessous pendant qu’une tête émergeait.
C’était un être humain, il avait les cheveux gris attachés avec un catogan. Ses traits étaient desséchés et presque momifiés, sa peau avait une pâleur brun-gris, indiquant qu’il était manifestement mort. Ses yeux étaient entièrement noirs, ce qui donnait l’impression qu’il n’en avait pas. L’aura glaçante de terreur prit tout le monde à la gorge. Seule Alâa résistait, alors que ses compagnons s’enfuyaient en se précipitant hors de la ziggourat.
Mais ses jambes n’arrêtaient pas de trembler pendant que l’homme sortait de la trappe avec une grâce surnaturelle et sans faire le moindre bruit. Il était pieds nus, vêtu simplement d’une jupe et d’un veston de cuir sans manche recouvert de petites pointes cloutées. Il tenait à la main une épée longue de bronze, d’une forme ancienne, mais dans un très bon état. Son corps semblait un peu émacié, mais pas squelettique.
« N’aie pas peur, j’ai promis de ne rien vous faire, et je tiens toujours mes promesses. Mais dis-moi, qui êtes-vous et que faites-vous ici ? »
Sa voix était grave, comme s’il avait la gorge sèche, ce qui devait certainement être le cas. C’était évidemment un mort-vivant. Aveuglée qu’elle était par sa quête de connaissances, elle n’avait pas réfléchi plus que ça avant de se mettre dans une situation très compliquée. Personne ne pouvait survivre plus de deux cents ans dans une pièce fermée sans être animé par une magie nécromantique liée au gris.
« Je m’appelle Alâa, et c’est moi qui ai demandé à mes amis de me suivre ici, à Kalidnay. Je voulais explorer la ziggourat pour voir de quelle façon elle fonctionnait. Je suis une préservatrice et une prêtresse des Deux Lunes. Et j’ai quelques autres talents dans d’autres domaines. Et toi, qu’es-tu donc ? »
« Je suis un morg. Un serviteur éternel. Mais c’est étrange, je croyais que les prêtres des anciens dieux n’existaient plus, qu’ils avaient disparu quand les champions de Rajaat étaient devenus des rois-sorciers. Sais-tu te battre ? Je vois la poignée d’une épée qui sort de ton sac. Et ça fait longtemps que je n’ai pas croisé le fer, m’accorderas-tu ce petit plaisir ? » Sa phrase à peine terminée, il sortit une longue langue noire de sa bouche, qu’il passa goulûment sur ses lèvres.
« Hum, même si j’ai appris à me battre avec un guerrier elfe, je suis loin d’avoir les compétences d’un vrai guerrier. Je préfère utiliser mes talents à distance ou en discrétion. Je ne vais pas souvent au contact, sauf par nécessité ou sous une autre forme. Mais je croyais que tu n’allais pas nous tuer. »
« Hahaha ! Les guerriers elfes jouent sur la vitesse et la souplesse. Non, je l’ai promis. Et si tuer ne me pose plus de problèmes depuis bien longtemps, ma parole m’est précieuse. Je ne te tuerai pas pour plusieurs raisons. Tu as le courage de rester ici pour protéger tes amis. J’aime cette attitude loyale, j’ai toujours fait de même avec mes hommes. Tu es certainement plus intelligente que tu veux le faire croire, et tu es très belle aussi. Ce serait dommage de te tuer sans en apprendre plus de toi. Mais surtout parce que ma parole a déjà été engagée envers toi. Et ne t’inquiète pas, je ne pense pas que tu puisses me blesser. »
« Bien. Dans ce cas… »
Elle posa son sac à terre et en sortit son épée longue en acier. Bien que n’étant pas magique, elle était d’excellente qualité et n’avait pas beaucoup vieilli malgré ses deux mille ans. De plus, elle était parfaitement équilibrée, comme si elle avait été faite pour elle ; ce qui était possible finalement, mais personne au temple de l’avait confirmé, ni infirmé d’ailleurs.
Sekdo Azeg fit un salut complexe avec son épée. Alâa se contenta de la lever sur sa tête la pointe en avant en position de combat, comme le lui avait appris Korvat – pas de fioriture, si tu sors ton épée c’est pour sauver ta vie, alors ne salue pas et pointe la vers ton ennemi, soit prête à attaquer tout de suite, qu’il sache que tu vendras chèrement ta peau.
Elle attaqua à la gorge, mais c’était une feinte ; elle fit un moulinet comme pour parer un coup et poursuivit en retournant sa lame vers lui tout en cherchant son ventre. Le morg para le coup, il s’était déplacé sur le côté et dans le même mouvement de son arme il poussa l’épée de la jeune femme avec une force que l’on n’aurait pas devinée en le voyant plutôt mince, ce qui obligea Alâa à se tourner sur ses pieds pour garder ses appuis. Et dans un mouvement de retour il tapa avec le plat de l’épée sur ses fesses.
« Aie ! » Elle cria plus de surprise que de douleur. Elle sentit l’envie de se transformer, mais la repoussa. Son cerveau était à plein régime. Pas d’utilisation de son pouvoir caméléon, il ne fallait pas dévoiler tous ses tours, surtout face à une créature pareille. Sa dague pulsait sur son ventre, elle sentait la magie cléricale qui voulait trancher la chair morte. Mais là aussi il ne fallait pas l’utiliser. Après tout, c’était un jeu pour lui, et il semblait réellement sincère.
Elle fit un geste de la main au mort-vivant et retourna vers son sac pour récupérer son épée courte avant de revenir se mettre en place face à lui. Il avait tranquillement attendu, son épée nonchalamment posée sur son épaule, qu’Alâa revienne. Elle se remit en position, les deux épées toujours pointées devant elle. Les lames commencèrent à tournoyer. Elle accéléra à une vitesse folle, rendant imprévisible l’arrivée d’une des lames et produisant en même temps un mur devant elle, sans compter qu’elle était capable de frapper avec les deux épées en même temps.
Sekdo Azeg s’était remis en position en attendant les attaques, son visage ne révélait rien de ses pensées. Quand elle attaqua soudain, ses deux lames partirent dans un mouvement de ciseau. Mais il para facilement chacun des coups dans un mouvement circulaire de son arme, puis se déplaça sur le côté et frappa à nouveau sur une des fesses d’Alâa.
« Grrr ! » Un son plutôt animal sortit de sa gorge, une autre envie de mordre et de se transformer en serpent se manifesta par un long frisson sur le corps.
Le morg souriait. « Allons, arrêtons là. C’est pas mal ce que tu fais, mais visiblement tu n’as pas encore le niveau pour te mesurer à moi. Mais c’est très bien, vraiment. Technique elfe, en effet. Vitesse et précision. Manque un peu de force. Mais j’imagine que ça permet d’occuper son adversaire pendant qu’une dague lui arrive dans le dos. »
Alâa : « Une flèche ou un sortilège. Je n’aime pas lancer les dagues. Je préfère le corps à corps avec. »
Azeg : « J’aime aussi le corps à corps. Mais pas la magie. C’est fourbe, même si c’est puissant. On se bat avec ses moyens dirons-nous. J’aurais tant aimé un vrai combat face à des guerriers. »
Alâa : « Ton aura funeste de morg leur a infligé une peur malsaine et surnaturelle. C’est bien dommage, deux d’entre eux sont des gladiateurs. Ils auraient certainement accepté ton offre. »
Azeg : « Je peux la contenir si je veux. »
Alâa : « Bonne chose que de savoir se maîtriser. Je vais voir mes amis et je reviens te voir pour te dire s’ils sont d’accord. Et où. »
Pendant qu’elle récupérait ses affaires, le morg lui répondit.
« Mais toi aussi tu es capable de te maîtriser belle dame, je l’ai remarqué. Tu es intrigante et intéressante comme personne. Pour une autre renaissance, c’est plutôt bienvenu. Je ne bougerai pas d’ici, je t’attendrai. »
Avant de sortir, elle hocha la tête en direction du mort-vivant, puis sortit de la ziggourat pour retourner vers le palais.
Une fois arrivée dans la chambre où ils avaient commencé la nuit, elle retrouva ses amis sur le pied de guerre, les armes brandies, prêts à frapper.
« Hé ! Ce n’est que moi, pas d’inquiétude. »
« J’ai cru qu’il t’avait tuée et mangée. » répondit Tobi, soulagé.
« Il s’appelle Zekdo Azeg. Le mort-vivant je veux dire. Et c’est un morg. Je ne lui ai pas demandé encore comment il est devenu cette créature, mais ce serait Kalid-Ma qui l’aurait fait renaître comme il m’a dit, dans cet état. Ce serait une sorte de remerciement éternel pour une grande loyauté. Et s’il est maléfique, c’est certain, il est aussi très loyal. Sa parole a de l’importance pour lui. »
« Je n’aime pas les morts-vivants. » dit Zeltheris.
« Oui, je comprends. On ne peut pas les empoisonner, en effet. Mais il s’est tellement ennuyé dans son tombeau qu’il m’a demandé s’il pouvait faire un petit combat amical contre vous deux. » Elle pointa Grôm et Gubbr’ach du doigt.
Tout penauds, ces deux derniers se regardèrent.
« Oui, pourquoi pas un combat d’entraînement. » dit le demi-géant.
« Mais on ne va pas partir en courant encore une fois en le voyant ? » s’inquiéta le mûl.
« Non, il m’a dit être capable de contrôler cette aura de frayeur qu’il dégage. » dit Alâa sur un ton neutre, se voulant rassurante.
« Mais non, il ne faut pas y aller, enfuyons-nous maintenant tant que nous le pouvons. Il va tous nous tuer, puis nous manger, nous serons maudits pour l’éternité, nos corps ne pourront pas ensemencer la terre nourricière. Aie ! Aie ! Aie ! » s’exclama Panumo.
« J’ai donné ma parole que je retournerai le voir pour le prévenir. Tobi qu’en penses-tu ? »
« Oui, pourquoi pas. Mais moi je ne participe pas à ce genre de combat. Je veux bien regarder en revanche. »
« Bon, reposez-vous. Je vais monter la garde le reste de la nuit. J’irai le voir dans la journée pour le prévenir. »
La nuit s’était terminée sans problème. Alâa était revenue dans la pièce où dormaient encore ses amis. Elle posa la peau de kirre avec ses affaires et alla se préparer un petit morceau de viande en attendant que tous soient sortis de leur sommeil. Quand ce fut le cas, elle les prévint qu’elle allait voir le morg à la ziggourat. Elle prit juste son épée longue en plus de la dague lunaire, on n’est jamais assez prudent.
Une fois arrivée dans la ziggourat, elle appela Sekdo Azeg. Le soleil traversait la fissure du coté est et la salle était illuminée. Ce dernier sortit de la pièce inférieure sans aucun bruit, mais il avait mis sa main sur son visage pour s’abriter du soleil qui semblait l’aveugler.
Sekdo Azeg : « Le soleil ne me blesse pas, mais il m’éblouit. La nuit je n’ai pas ce problème, j’y vois parfaitement à la lumière des lunes et des étoiles. Alors, est-ce qu’ils ont accepté ? »
Alâa : « Tout comme moi. Et comme je n’ai pas réellement besoin de dormir, je suis active aussi bien de jour que de nuit. Oui, ils sont d’accord. »
Sekdo Azeg : « Nous avons ces points-là en commun alors. Rendez-vous dans l’arène ce soir dès que le soleil se couchera. »
Alâa : « Très bien. À ce soir. » Alâa retourna au palais pour les prévenir de l’heure et de l’endroit.
Ils étaient arrivés avant que le soleil ne se couche. Alâa, Tobi, Panumo et Zeltheris s’étaient installés à une dizaine de mètres des deux gladiateurs qui attendaient l’arrivée du morg en faisant des passes avec leurs armes. Grôm avait son trikal en main et Gubbr’ach son lotulis.
Sekdo Azeg arriva un petit peu avant que le soleil ne disparaisse du ciel d’Athas. Il avait juste son épée longue en bronze et était habillé de la même façon que la veille. Et comme il l’avait promis, aucune aura de terreur n’émanait de lui.
Il les salua de son étrange salut antique et se mit en position face à eux. Les deux gladiateurs le saluèrent également, en se frappant du poing la poitrine, puis le combat commença.
Le mort-vivant ignora complètement le mûl pour se concentrer sur le demi-géant, qu’il attaqua rapidement avec son arme et qu’il toucha deux fois. Il esquiva sans difficultés le coup que Gubbr’ach lui mit, mais fut légèrement touché par le trikal de Grôm. Au round suivant, il continua sur cette tactique et mit rapidement hors de combat le demi-géant d’un coup bien ajusté sur la rotule qui le fit s’écrouler à terre, puis il se retourna face à Grôm et lui porta deux coups, un du plat de l’épée, qui lui donna une ouverture pour le frapper à la tête du pommeau, ce qui le mit K.O.
Azeg sourit, puis sa langue noire sortit de sa bouche pour se lécher les lèvres.
Sekdo Azeg : « Un peu court pour l’instant. Il vous reste de l’entraînement à faire, gladiateurs. » dit-il pendant que ses adversaires se relevaient. « Demi-géant, ton lotulis est de fabrication grossière. Il se trouve que j’en ai dans mon stock que je n’utilise pas. Les lames sont en bronze et je t’en fais cadeau. Venez avec moi. »
Sur ces mots, il s’en alla en direction de la ziggourat, suivi par le groupe d’aventuriers.
Une fois arrivé, il descendit par l’escalier qu’ils avaient tous aidé à débloquer. D’en haut, on pouvait voir qu’il y avait de la lumière, vraisemblablement magique, qui illuminait une grande pièce de quatre mètres sur cinq. On pouvait y voir deux portes. Une en bronze qui était fermée, une autre en bois qui était ouverte. C’est de là qu’il sortit avec dans la main un lotulis entièrement en bronze.
Il le donna à Gubbr’ach en lui demandant de se montrer digne d’une arme des temps anciens.
Alâa : « Nous partirons demain. Nous allons vers l’est où il y a un fort avec des alliés. J’ai vu ce que je voulais voir et mes amis ne souhaitent pas rester plus dans les ruines de Kalidnay. Que vas-tu faire, Sekdo Azeg, maintenant que tu es libre ? »
Azeg : « Et bien je vais rester un peu ici. Peut-être remettre l’arène en état. »
Alâa : « Mon ami rôdeur a détecté des traces de giths et de tembos, cela devrait t’occuper un peu. Je saurai te retrouver si tu restes ici. »
Azeg : « Revenez quand vous serez plus forts, je croiserai le fer avec plaisir avec vous. »
Le groupe quitta le mort-vivant pour aller se reposer dans l’ancien palais. Demain ils se dirigeront vers le fort Thétys.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 8 - Chapitre 3 Fort Thétys (1 jour) (11/02/2024)
Chapitre 3 – Fort Thétys (1 jour) (11/02/2024)
Une journée entière de marche à travers une zone de steppe mais en limite du désert salé fut nécessaire avant d’arriver au fort Thétys. D’abord les montagnes firent leur apparition et en s’approchant ils finirent par distinguer la silhouette trapue du fort.
Les forts de la maison Wavir se ressemblent tous, ce qui est pratique quand une garnison est déplacée d’un fort à l’autre, les hommes d’armes et les négociants retrouvent instantanément leurs marques dans le bâtiment.
Devant le fort il y avait quelques maisons faites en pisé, vraisemblablement pour des petits artisans non directement affiliés à la maison Wavir mais travaillant avec elle. Des charpentiers pour réparer les chariots, ou des fabricants d’outils, d’armes ou d’armures. Quelques enclos de pierre pour y enfermer des animaux, vraisemblablement pour des pasteurs nomades.
Le fort faisait environ une cinquantaine de mètres de large sur soixante mètres de long. Aux angles, quatre tours de sept mètres cinquante de haut, entourés de remparts de quatre mètres cinquante de haut. Une porte à double battant de six mètres de large était la seule entrée visible. Faite de bois et de plaques de métal, elle avait été construite pour résister assez longtemps à une attaque de grande envergure.
La porte était à moitié ouverte et les gardes sur les remparts étaient déjà prévenus de leur arrivée car une petite troupe de gardes armés de lances les attendait devant l’entrée pendant que ceux qui étaient sur les remparts pointaient de méchantes arbalètes sur eux.
Alâa s’était proposée pour discuter avec le personnel du fort, aussi elle expliqua aux gardes qu’ils venaient de l’avant-poste 10 et qu’ils voulaient parler à Bartoche le mûl. Après avoir montré la marque que leur avait donnée Tommy, les gardes les firent entrer et les emmenèrent devant le donjon, un bâtiment plus petit au centre du fort, et c’est là qu’ils rencontrèrent le chef du fort.
C’était un humain d’une cinquantaine d’années et de taille et corpulence moyennes, la peau burinée par le soleil, totalement imberbe, mais c’était bien un humain. Ce genre de mutation était fréquente sur Athas, on pouvait trouver des personnes avec un bras plus long que l’autre, des rayures sur la peau, ou toute autre bizarrerie.
Après avoir vu la pièce de monnaie fournie par Tommy, il s’enquit de savoir si tout se passait normalement à l’avant-poste 10 et du pourquoi ils en étaient partis.
Alâa était passée maître dans l’art de donner des explications convaincantes sans mentir, mais sans tout raconter.
Elle fit donc une réponse assez basique sur le désir de prospection pour trouver de nouveaux débouchés que Tommy avait approuvé, ajoutant qu’ils étaient passé par l’oasis et par Kalidnay juste par commodité, pour refaire le plein d’eau et chercher quelques animaux à chasser. Alâa conclut en disant qu’ils étaient passés au fort pour proposer leurs services avant de repartir à l’avant-poste 10.
Durant la discussion, Bartoche expliqua qu’il y avait eu des attaques de giths sur une tribu de pasteurs nomades il y a quelques jours, quand ils étaient passés dans une des oasis qui se trouvent à l’est à une journée de marche du fort. Ce qui est peu fréquent car les giths restent le plus souvent dans les régions montagneuses et ne s’aventurent que rarement dans des zones désertiques. Il avait bien envoyé une troupe de cavaliers sur des kanks, mais quand ils furent arrivés aux oasis ils n’ont rien vu de spécial et ont pensé que les giths étaient retournés dans leurs montagnes.
Alâa : « On pourrait y aller, j’ai la chance d’avoir deux petites-gens avec moi et vous savez à quel point ce sont de bons pisteurs. S’il y a quelque chose à découvrir, on le découvrira. Et soit on réduit la menace, soit on revient vous prévenir. »
Bartoche : « Oui, pourquoi pas. C’est une bonne idée. Je vais vous montrer sur un plan où se trouvent les deux oasis. »
Tobi : « Et surtout, n’oubliez pas que ce sera nous qui ferons cette mission. Il faut qu’on reconnaisse nos compétences à leur juste valeur. C’est une question d’honneur et de renommée. »
Bartoche : « Heu oui, d’accord, je n’y manquerai pas. » Visiblement décontenancé par la demande de Tobi, Bartoche acquiesça et jeta un regard chargé d’inquiétude vers Alâa. La jeune femme fit un oui de la tête, ce qui sembla le soulager.
Bartoche : « Allez manger à la taverne, prenez un bon repas. Demain vous aurez une bonne journée de marche. Et demandez à un garde qu’il vous montre les baraquements pour vous reposer. » Tout en disant cela, il montra l’entrée d’un bâtiment à côté de la porte principale et rentra en grommelant dans le donjon.
Alâa sourit en comprenant de quoi il en retournait.
Tobi : « Oui, j’ai très faim. C’est très bien d’y avoir pensé. C’est un brave homme ce mûl. »
Une journée entière de marche à travers une zone de steppe mais en limite du désert salé fut nécessaire avant d’arriver au fort Thétys. D’abord les montagnes firent leur apparition et en s’approchant ils finirent par distinguer la silhouette trapue du fort.
Les forts de la maison Wavir se ressemblent tous, ce qui est pratique quand une garnison est déplacée d’un fort à l’autre, les hommes d’armes et les négociants retrouvent instantanément leurs marques dans le bâtiment.
Devant le fort il y avait quelques maisons faites en pisé, vraisemblablement pour des petits artisans non directement affiliés à la maison Wavir mais travaillant avec elle. Des charpentiers pour réparer les chariots, ou des fabricants d’outils, d’armes ou d’armures. Quelques enclos de pierre pour y enfermer des animaux, vraisemblablement pour des pasteurs nomades.
Le fort faisait environ une cinquantaine de mètres de large sur soixante mètres de long. Aux angles, quatre tours de sept mètres cinquante de haut, entourés de remparts de quatre mètres cinquante de haut. Une porte à double battant de six mètres de large était la seule entrée visible. Faite de bois et de plaques de métal, elle avait été construite pour résister assez longtemps à une attaque de grande envergure.
La porte était à moitié ouverte et les gardes sur les remparts étaient déjà prévenus de leur arrivée car une petite troupe de gardes armés de lances les attendait devant l’entrée pendant que ceux qui étaient sur les remparts pointaient de méchantes arbalètes sur eux.
Alâa s’était proposée pour discuter avec le personnel du fort, aussi elle expliqua aux gardes qu’ils venaient de l’avant-poste 10 et qu’ils voulaient parler à Bartoche le mûl. Après avoir montré la marque que leur avait donnée Tommy, les gardes les firent entrer et les emmenèrent devant le donjon, un bâtiment plus petit au centre du fort, et c’est là qu’ils rencontrèrent le chef du fort.
C’était un humain d’une cinquantaine d’années et de taille et corpulence moyennes, la peau burinée par le soleil, totalement imberbe, mais c’était bien un humain. Ce genre de mutation était fréquente sur Athas, on pouvait trouver des personnes avec un bras plus long que l’autre, des rayures sur la peau, ou toute autre bizarrerie.
Après avoir vu la pièce de monnaie fournie par Tommy, il s’enquit de savoir si tout se passait normalement à l’avant-poste 10 et du pourquoi ils en étaient partis.
Alâa était passée maître dans l’art de donner des explications convaincantes sans mentir, mais sans tout raconter.
Elle fit donc une réponse assez basique sur le désir de prospection pour trouver de nouveaux débouchés que Tommy avait approuvé, ajoutant qu’ils étaient passé par l’oasis et par Kalidnay juste par commodité, pour refaire le plein d’eau et chercher quelques animaux à chasser. Alâa conclut en disant qu’ils étaient passés au fort pour proposer leurs services avant de repartir à l’avant-poste 10.
Durant la discussion, Bartoche expliqua qu’il y avait eu des attaques de giths sur une tribu de pasteurs nomades il y a quelques jours, quand ils étaient passés dans une des oasis qui se trouvent à l’est à une journée de marche du fort. Ce qui est peu fréquent car les giths restent le plus souvent dans les régions montagneuses et ne s’aventurent que rarement dans des zones désertiques. Il avait bien envoyé une troupe de cavaliers sur des kanks, mais quand ils furent arrivés aux oasis ils n’ont rien vu de spécial et ont pensé que les giths étaient retournés dans leurs montagnes.
Alâa : « On pourrait y aller, j’ai la chance d’avoir deux petites-gens avec moi et vous savez à quel point ce sont de bons pisteurs. S’il y a quelque chose à découvrir, on le découvrira. Et soit on réduit la menace, soit on revient vous prévenir. »
Bartoche : « Oui, pourquoi pas. C’est une bonne idée. Je vais vous montrer sur un plan où se trouvent les deux oasis. »
Tobi : « Et surtout, n’oubliez pas que ce sera nous qui ferons cette mission. Il faut qu’on reconnaisse nos compétences à leur juste valeur. C’est une question d’honneur et de renommée. »
Bartoche : « Heu oui, d’accord, je n’y manquerai pas. » Visiblement décontenancé par la demande de Tobi, Bartoche acquiesça et jeta un regard chargé d’inquiétude vers Alâa. La jeune femme fit un oui de la tête, ce qui sembla le soulager.
Bartoche : « Allez manger à la taverne, prenez un bon repas. Demain vous aurez une bonne journée de marche. Et demandez à un garde qu’il vous montre les baraquements pour vous reposer. » Tout en disant cela, il montra l’entrée d’un bâtiment à côté de la porte principale et rentra en grommelant dans le donjon.
Alâa sourit en comprenant de quoi il en retournait.
Tobi : « Oui, j’ai très faim. C’est très bien d’y avoir pensé. C’est un brave homme ce mûl. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 8 - Chapitre 4 – Chasse aux giths dans les oasis (2 jours) (11/02/2024 et 18/02/2024)
Chapitre 4 – Chasse aux giths dans les oasis (2 jours) (11/02/2024 et 18/02/2024)
Après être parti à l’aube et avoir passé une journée de marche vers l’est, le petit groupe arriva dans une petite oasis à proximité d’une route de passage pour les caravanes.
En arrivant, ils découvrirent un cercle de profanation noirâtre, heureusement loin du plan d’eau. Tobi mit ses compétences en pratique et découvrit que plusieurs jours auparavant il y avait eu le passage de plusieurs gith dans cette oasis, les traces semblaient indiquer qu’ils s’étaient dirigés vers le sud.
Comme c’était le soir, ils décidèrent de passer la nuit sur place et Alâa, comme à son habitude, se mit à surveiller l’oasis pendant que les autres dormaient.
Vers le milieu de la nuit, elle aperçut l’arrivée d’une douzaine de giths en provenance du sud et réveilla la petite troupe.
Ils se mirent en position, cachés par les plantes de l’oasis, prêts à recevoir les créatures. Alâa en profita pour lancer vapeur colorée, ce qui lui permit d’hypnotiser cinq giths, mais elle dut garder le contrôle du sortilège pour les garder dans cet état et ne put pas participer au combat.
Zeltheris lança deux flèches empoisonnées qui firent mouche et qui tuèrent deux giths. Puis ce fut au tour de Gubbr’ach d’utiliser son dejada, la pierre qu’il lança en pleine tête tua net un autre gith. Grôm et Tobi se jetèrent ensuite dans la mêlée, et ce dernier trancha un gith de ses griffes de poing, laissant son adversaire se vider de son sang, quand le mûl, quant à lui, utilisait son trikal pour presque en décapiter un autre. Les deux derniers giths attaquèrent le demi-géant, mais un seul réussit à le blesser. En retour, il fut tué d’un coup de lotulis. Quant au dernier, ce furent Tobi et Grôm qui finirent de s’en occuper.
Les cinq qui étaient sous l’emprise du sort de vapeur colorée furent faits prisonniers et attachés. Dans un premier temps, Panumo souhaita qu’on les tue. Mais Alâa n’était pas d’accord pour tuer des prisonniers, surtout qu’elle souhaitait avoir des informations. Panumo lança alors un sortilège de lecture de l’esprit et Alâa un sort de compréhension des langues. Ils apprirent qu’un profanateur avait fait prisonnier un chaman gith, un prêtre de la terre qui commandait leur troupe. Les giths ayant prêté allégeance au profanateur escomptaient tuer le chaman lentement en le torturant. Mais la dissension régnait parmi les giths, et certains étaient partis au sud, vers la seconde oasis, avec leurs prisonniers et les provisions d’animaux qu’ils avaient tués lors de leur attaque contre les patres nomades.
Les aventuriers cherchèrent à savoir lesquels des prisonniers giths étaient pour le prêtre, et lesquels étaient pour le profanateur. Ils s’avéra que trois étaient pour le prêtre de la terre et deux étaient pour le profanateur.
Ceux qui étaient pour le prêtre se dirent prêts à aider si les aventuriers voulaient tuer le profanateur et tous ceux qui étaient avec ce dernier.
Sachant la nature peu fiable des giths, la question méritait d’être posée. Alâa pensait que pour vingt-quatre heures la nature chaotique des giths pouvait être fixée sur l’entreprise de sauver leur chaman, mais que passé ce délai, le risque serait plus grand qu’ils se retournent contre eux.
Finalement, ils acceptèrent le marché et libérèrent ceux qui étaient pour le chaman. Ces derniers allèrent récupérer leurs armes et revinrent pour tuer les deux autres avant de piller tous les cadavres de leurs congénères.
Ils passèrent la nuit dans l’oasis et le lendemain se dirigèrent au sud, vers l’autre oasis.
Après une journée de marche, ils arrivèrent en début de soirée en vue de la petite oasis. Ils se camouflèrent dans les parties rocheuses du terrain pour s’approcher le plus possible sans se faire voir. L’oasis faisait environ une trentaine de mètres de diamètre, autour d’une pièce d’eau de dix mètres de diamètre. Arrivés à environ une trentaine de mètres de la partie végétalisée, ils purent voir qu’il y avait un petit campement sommaire ; une tente de peau, un petit foyer et plus d’une vingtaine de giths qui étaient installés tout autour de la tente. Attaché à un arbre proche de l’eau se trouvait un autre gith. Visible sur sa poitrine, le symbole de la terre était peint, ou tatoué, difficile à dire à cette distance.
Alâa se proposa d’aller libérer le chaman gith, de le ramener au niveau du groupe et de décider après ce qu’il convenait de faire de mieux. Son idée était d’attirer le profanateur pour que Zeltheris puisse lui tirer dessus avec son arc et ses flèches empoisonnées. Ainsi, l’utilisation de sa magie profanatrice serait évitée. Il resterait les autres giths à combattre, mais avec de meilleures chances qu’avec le profanateur vivant. Tout le monde accepta et Alâa se déshabilla entièrement. Puis elle utilisa son pouvoir caméléon tout en s’approchant de l’oasis. Elle disparut à la vue du groupe, mais au bout de quelques secondes, Tobi entendit un léger bruit d’eau.
« Elle s’est transformée en serpent pour nager jusqu’au chaman. » dit Tobi aux autres.
« Elle peut réellement faire ça ? » s’exclama Grôm.
« Moins fort, Grôm. Bien sûr, tu crois qu’elle se promènerait la nuit toute nue juste pour le plaisir d’avoir froid ? » lui dit Zeltheris.
Pendant ce temps, le grand serpent noir sortait de la mare boueuse pour se mettre devant le gith, attaché et bâillonné, qui écarquillait les yeux en se demandant si son heure n’était pas finalement arrivée. Il avait de nombreuses blessures sur le corps et la carapace qu’ont tous les giths sur le dos lui avait été enlevée.
Elle se retransforma, puis trempa sa main dans la boue le long de la mare et dessina sur son ventre le symbole de la terre. Le gith fit un signe de la tête pour dire qu’il comprenait, alors elle s’occupa des liens en cuir. Une fois libéré, et après avoir vérifié d’un œil qu’aucun des autres giths ne les regardait, elle s’éloigna en tenant le prêtre, jusqu’à rejoindre le groupe caché.
« Parles-tu notre langue ? » lui dit-elle une fois arrivée tout en récupérant ses affaires et en s’habillant.
« Oui, je suis Ak’tan et je parle la langue des marchands. »
« Bien. Nous sommes venus pour combattre et tuer le profanateur. Nous aideras-tu contre lui, même s’il faut tuer les autres giths ? »
« Oui, la protection de la terre est plus importante. »
« Parfait. Voici Panumo, un druide de la Cordillère. Voici Zeltheris, une barde qui n’aime pas les profanateurs, ses flèches empoisonnées vont nous aider à le tuer. Voici Tobi, un rôdeur des montagnes du Nord. Voici Grôm et Gubbr’ach, d’anciens gladiateurs. Et moi je suis Alâa, prêtresse des deux lunes, je suis liée à la terre, à l’air et à l’eau. »
« Je vais faire apparaître un ou plusieurs élémentaires mineurs et les envoyer dans le campement, ça devrait le faire sortir de la tente. » dit Ak’tan
Une fois le plan mis au point, il ne restait plus qu’à l’appliquer. Ils avaient appris qu’il y avait en tout vingt-cinq giths. Deux groupes se mirent en place. À droite, Grôm et Gubbr’ach. Le demi-géant portait les deux petite-gens sur ses épaules. À gauche, les quatre giths, et Alâa et Zeltheris en support quelques pas en arrière. Ils s’approchèrent lentement, puis le chaman plongea ses deux mains dans la terre en récitant une supplique en langue gith. Deux créatures sortirent de terre. Vaguement humanoïdes, elles étaient faites de terre, de pierre et de sable mélangés. Elles commencèrent à se déplacer pour aller dans le campement. Les giths attroupés devant le petit feu virent apparaître les créatures et lancèrent l’alerte. C’est à ce moment qu’un gith sortit de la tente, il avait plusieurs crânes d’humains attachés à la ceinture. Voyant les créatures, il commença à invectiver les autres giths, puis il lança un sortilège : trois projectiles magiques jaillirent de ses doigts pendant que la végétation tout autour de lui noircissait. Un des élémentaires succomba et fut instantanément détruit.
Zeltheris avait maintenant sa cible en vue, les flèches partirent dans la direction du profanateur et le touchèrent. Le poison s’insinua rapidement en lui. Pris de convulsions, il tomba au sol et mourut rapidement.
Une grande partie des giths s’était regroupée, aussi Alâa en profita pour lancer un sortilège en plein sur eux. Un nuage se matérialisa et son odeur infecte attaqua le nez, les yeux et la gorge des giths qui se trouvaient à l’intérieur et qui commencèrent à tousser. C’était un nuage puant. Et sur les douze giths qu’il englobait, seuls trois purent en sortir sans en subir les effets, mais les neuf autres furent atteints, ils cherchèrent à en sortir mais ne purent plus pendant un temps s’occuper de leurs ennemis.
À droite, Grôm et Gubbr’ach rentrèrent dans le combat. Tobi en profita pour se jeter sur un gith. Panumo utilisa un sortilège d’immobilisation et trois giths se retrouvèrent dans l’incapacité de se battre. Les coups pleuvaient sur les créatures.
De l’autre côté, les quatre giths et Alâa n’étaient pas en reste d’attaques. La jeune femme avait sorti son épée longue et son épée courte pour se battre. Le chaman utilisait ses griffes. Quant à ses trois acolytes, ils frappaient avec leurs épieux.
Zeltheris faisait du support avec ses flèches empoisonnées.
Les giths commencèrent à perdre rapidement des combattants. Chaque coup que portait le demi-géant était synonyme de mort et chaque flèche empoisonnée également.
Malgré cela, les giths essayaient de se défendre, et ce fut principalement Grôm et le chaman qui en firent les frais.
Au second round de mêlée, le demi-géant en tua deux, Grôm et Tobi un chacun. De l’autre côté aussi il y eut des ennemis qui moururent. Mais là aussi, Grôm et le chaman furent touchés, ce qui obligea ce dernier à se soigner.
Il y eut encore un troisième puis un quatrième round de combat. À droite, tous les giths furent tués et les combattants purent avancer pour prendre en tenaille ceux qui restaient de l’autre côté. Pris entre deux feux, ils n’eurent aucune chance.
C’est à ce moment là que les neuf giths qui avaient été incapacités à cause du nuage puant purent s’approcher du groupe pour prendre part au combat.
Voyant les corps des autres membres de leur groupe, il y eut un moment de flottement parmi eux. Le chaman de la terre en profita pour les apostropher dans leur langue. Finalement, le courage leur fit défaut, ou peut-être fut-ce un soudain excès de sagesse, car ils firent amende honorable devant le chaman. Par la gestuelle, les aventuriers comprirent que les giths n’étaient pour rien dans les tueries et que tout était de la faute du profanateur. Le combat cessa donc.
Il fallait panser les plaies des blessés. Grôm avait été touché plusieurs fois et ses blessures étaient sérieuses. Aussi, Alâa l’invita à se tremper dans l’eau de l’oasis pendant qu’elle le soignait.
Grôm : « Tu es sûre de ce que tu fais ? »
Alâa, souriante : « Oui, bien sûr. Les sortilèges de guérison sont plus performants quand ils sont faits par des prêtres de l’eau, dans l’eau. Et j’ai cette affinité. » Grôm ressortit complètement guéri.
« À toi Ak’tan ! » Alâa s’était retournée vers le chaman gith. Ce dernier croassa dans la langue des marchands.
Ak’tan : « Hors de question de toucher de l’eau. »
« Très bien, comme tu le souhaites. » Elle ramassa de la terre de l’oasis et frotta le corps du gith tout en psalmodiant le sort de guérison.
Panumo : « Comment ça se fait qu’il y ait un profanateur chez les giths ? »
Ak’tan : « C’est chose rare, mais pas impossible, comme les chamans de la terre d’ailleurs. C’est le signe de la Horde. Une prophétie gith dit que tous les cent onze ans des profanateurs réunissent les giths dans une grande armée, connue sous le nom de la Horde, et que s’ensuivent de grands pillages et de grandes destructions. En tant que gith, je trouve l’idée intéressante. Mais en tant que chaman, non. La terre doit être préservée. Les puissances me l’ordonnent. »
Tobi : « Ils viennent d’où ces profanateurs ? »
Ak’tan : « Je ne sais pas, mais j’ai appris qu’il y en avait un dans la ville en ruine, à côté du désert de sel à deux jours de marche. »
Alâa : « Et toi, que comptes-tu faire ? «
Ak’tan : « Je retourne dans les montagnes au nord des deux oasis. Nous y resterons pendant la Horde. »
Alâa : « Très bien. Nous, nous retournerons au fort. Nos chemins se sépareront demain. En attendant, que tout le monde se couche et se repose. Je vais surveiller le campement pour la nuit, même si je doute que quoi que ce soit vienne nous déranger. »
Après être parti à l’aube et avoir passé une journée de marche vers l’est, le petit groupe arriva dans une petite oasis à proximité d’une route de passage pour les caravanes.
En arrivant, ils découvrirent un cercle de profanation noirâtre, heureusement loin du plan d’eau. Tobi mit ses compétences en pratique et découvrit que plusieurs jours auparavant il y avait eu le passage de plusieurs gith dans cette oasis, les traces semblaient indiquer qu’ils s’étaient dirigés vers le sud.
Comme c’était le soir, ils décidèrent de passer la nuit sur place et Alâa, comme à son habitude, se mit à surveiller l’oasis pendant que les autres dormaient.
Vers le milieu de la nuit, elle aperçut l’arrivée d’une douzaine de giths en provenance du sud et réveilla la petite troupe.
Ils se mirent en position, cachés par les plantes de l’oasis, prêts à recevoir les créatures. Alâa en profita pour lancer vapeur colorée, ce qui lui permit d’hypnotiser cinq giths, mais elle dut garder le contrôle du sortilège pour les garder dans cet état et ne put pas participer au combat.
Zeltheris lança deux flèches empoisonnées qui firent mouche et qui tuèrent deux giths. Puis ce fut au tour de Gubbr’ach d’utiliser son dejada, la pierre qu’il lança en pleine tête tua net un autre gith. Grôm et Tobi se jetèrent ensuite dans la mêlée, et ce dernier trancha un gith de ses griffes de poing, laissant son adversaire se vider de son sang, quand le mûl, quant à lui, utilisait son trikal pour presque en décapiter un autre. Les deux derniers giths attaquèrent le demi-géant, mais un seul réussit à le blesser. En retour, il fut tué d’un coup de lotulis. Quant au dernier, ce furent Tobi et Grôm qui finirent de s’en occuper.
Les cinq qui étaient sous l’emprise du sort de vapeur colorée furent faits prisonniers et attachés. Dans un premier temps, Panumo souhaita qu’on les tue. Mais Alâa n’était pas d’accord pour tuer des prisonniers, surtout qu’elle souhaitait avoir des informations. Panumo lança alors un sortilège de lecture de l’esprit et Alâa un sort de compréhension des langues. Ils apprirent qu’un profanateur avait fait prisonnier un chaman gith, un prêtre de la terre qui commandait leur troupe. Les giths ayant prêté allégeance au profanateur escomptaient tuer le chaman lentement en le torturant. Mais la dissension régnait parmi les giths, et certains étaient partis au sud, vers la seconde oasis, avec leurs prisonniers et les provisions d’animaux qu’ils avaient tués lors de leur attaque contre les patres nomades.
Les aventuriers cherchèrent à savoir lesquels des prisonniers giths étaient pour le prêtre, et lesquels étaient pour le profanateur. Ils s’avéra que trois étaient pour le prêtre de la terre et deux étaient pour le profanateur.
Ceux qui étaient pour le prêtre se dirent prêts à aider si les aventuriers voulaient tuer le profanateur et tous ceux qui étaient avec ce dernier.
Sachant la nature peu fiable des giths, la question méritait d’être posée. Alâa pensait que pour vingt-quatre heures la nature chaotique des giths pouvait être fixée sur l’entreprise de sauver leur chaman, mais que passé ce délai, le risque serait plus grand qu’ils se retournent contre eux.
Finalement, ils acceptèrent le marché et libérèrent ceux qui étaient pour le chaman. Ces derniers allèrent récupérer leurs armes et revinrent pour tuer les deux autres avant de piller tous les cadavres de leurs congénères.
Ils passèrent la nuit dans l’oasis et le lendemain se dirigèrent au sud, vers l’autre oasis.
Après une journée de marche, ils arrivèrent en début de soirée en vue de la petite oasis. Ils se camouflèrent dans les parties rocheuses du terrain pour s’approcher le plus possible sans se faire voir. L’oasis faisait environ une trentaine de mètres de diamètre, autour d’une pièce d’eau de dix mètres de diamètre. Arrivés à environ une trentaine de mètres de la partie végétalisée, ils purent voir qu’il y avait un petit campement sommaire ; une tente de peau, un petit foyer et plus d’une vingtaine de giths qui étaient installés tout autour de la tente. Attaché à un arbre proche de l’eau se trouvait un autre gith. Visible sur sa poitrine, le symbole de la terre était peint, ou tatoué, difficile à dire à cette distance.
Alâa se proposa d’aller libérer le chaman gith, de le ramener au niveau du groupe et de décider après ce qu’il convenait de faire de mieux. Son idée était d’attirer le profanateur pour que Zeltheris puisse lui tirer dessus avec son arc et ses flèches empoisonnées. Ainsi, l’utilisation de sa magie profanatrice serait évitée. Il resterait les autres giths à combattre, mais avec de meilleures chances qu’avec le profanateur vivant. Tout le monde accepta et Alâa se déshabilla entièrement. Puis elle utilisa son pouvoir caméléon tout en s’approchant de l’oasis. Elle disparut à la vue du groupe, mais au bout de quelques secondes, Tobi entendit un léger bruit d’eau.
« Elle s’est transformée en serpent pour nager jusqu’au chaman. » dit Tobi aux autres.
« Elle peut réellement faire ça ? » s’exclama Grôm.
« Moins fort, Grôm. Bien sûr, tu crois qu’elle se promènerait la nuit toute nue juste pour le plaisir d’avoir froid ? » lui dit Zeltheris.
Pendant ce temps, le grand serpent noir sortait de la mare boueuse pour se mettre devant le gith, attaché et bâillonné, qui écarquillait les yeux en se demandant si son heure n’était pas finalement arrivée. Il avait de nombreuses blessures sur le corps et la carapace qu’ont tous les giths sur le dos lui avait été enlevée.
Elle se retransforma, puis trempa sa main dans la boue le long de la mare et dessina sur son ventre le symbole de la terre. Le gith fit un signe de la tête pour dire qu’il comprenait, alors elle s’occupa des liens en cuir. Une fois libéré, et après avoir vérifié d’un œil qu’aucun des autres giths ne les regardait, elle s’éloigna en tenant le prêtre, jusqu’à rejoindre le groupe caché.
« Parles-tu notre langue ? » lui dit-elle une fois arrivée tout en récupérant ses affaires et en s’habillant.
« Oui, je suis Ak’tan et je parle la langue des marchands. »
« Bien. Nous sommes venus pour combattre et tuer le profanateur. Nous aideras-tu contre lui, même s’il faut tuer les autres giths ? »
« Oui, la protection de la terre est plus importante. »
« Parfait. Voici Panumo, un druide de la Cordillère. Voici Zeltheris, une barde qui n’aime pas les profanateurs, ses flèches empoisonnées vont nous aider à le tuer. Voici Tobi, un rôdeur des montagnes du Nord. Voici Grôm et Gubbr’ach, d’anciens gladiateurs. Et moi je suis Alâa, prêtresse des deux lunes, je suis liée à la terre, à l’air et à l’eau. »
« Je vais faire apparaître un ou plusieurs élémentaires mineurs et les envoyer dans le campement, ça devrait le faire sortir de la tente. » dit Ak’tan
Une fois le plan mis au point, il ne restait plus qu’à l’appliquer. Ils avaient appris qu’il y avait en tout vingt-cinq giths. Deux groupes se mirent en place. À droite, Grôm et Gubbr’ach. Le demi-géant portait les deux petite-gens sur ses épaules. À gauche, les quatre giths, et Alâa et Zeltheris en support quelques pas en arrière. Ils s’approchèrent lentement, puis le chaman plongea ses deux mains dans la terre en récitant une supplique en langue gith. Deux créatures sortirent de terre. Vaguement humanoïdes, elles étaient faites de terre, de pierre et de sable mélangés. Elles commencèrent à se déplacer pour aller dans le campement. Les giths attroupés devant le petit feu virent apparaître les créatures et lancèrent l’alerte. C’est à ce moment qu’un gith sortit de la tente, il avait plusieurs crânes d’humains attachés à la ceinture. Voyant les créatures, il commença à invectiver les autres giths, puis il lança un sortilège : trois projectiles magiques jaillirent de ses doigts pendant que la végétation tout autour de lui noircissait. Un des élémentaires succomba et fut instantanément détruit.
Zeltheris avait maintenant sa cible en vue, les flèches partirent dans la direction du profanateur et le touchèrent. Le poison s’insinua rapidement en lui. Pris de convulsions, il tomba au sol et mourut rapidement.
Une grande partie des giths s’était regroupée, aussi Alâa en profita pour lancer un sortilège en plein sur eux. Un nuage se matérialisa et son odeur infecte attaqua le nez, les yeux et la gorge des giths qui se trouvaient à l’intérieur et qui commencèrent à tousser. C’était un nuage puant. Et sur les douze giths qu’il englobait, seuls trois purent en sortir sans en subir les effets, mais les neuf autres furent atteints, ils cherchèrent à en sortir mais ne purent plus pendant un temps s’occuper de leurs ennemis.
À droite, Grôm et Gubbr’ach rentrèrent dans le combat. Tobi en profita pour se jeter sur un gith. Panumo utilisa un sortilège d’immobilisation et trois giths se retrouvèrent dans l’incapacité de se battre. Les coups pleuvaient sur les créatures.
De l’autre côté, les quatre giths et Alâa n’étaient pas en reste d’attaques. La jeune femme avait sorti son épée longue et son épée courte pour se battre. Le chaman utilisait ses griffes. Quant à ses trois acolytes, ils frappaient avec leurs épieux.
Zeltheris faisait du support avec ses flèches empoisonnées.
Les giths commencèrent à perdre rapidement des combattants. Chaque coup que portait le demi-géant était synonyme de mort et chaque flèche empoisonnée également.
Malgré cela, les giths essayaient de se défendre, et ce fut principalement Grôm et le chaman qui en firent les frais.
Au second round de mêlée, le demi-géant en tua deux, Grôm et Tobi un chacun. De l’autre côté aussi il y eut des ennemis qui moururent. Mais là aussi, Grôm et le chaman furent touchés, ce qui obligea ce dernier à se soigner.
Il y eut encore un troisième puis un quatrième round de combat. À droite, tous les giths furent tués et les combattants purent avancer pour prendre en tenaille ceux qui restaient de l’autre côté. Pris entre deux feux, ils n’eurent aucune chance.
C’est à ce moment là que les neuf giths qui avaient été incapacités à cause du nuage puant purent s’approcher du groupe pour prendre part au combat.
Voyant les corps des autres membres de leur groupe, il y eut un moment de flottement parmi eux. Le chaman de la terre en profita pour les apostropher dans leur langue. Finalement, le courage leur fit défaut, ou peut-être fut-ce un soudain excès de sagesse, car ils firent amende honorable devant le chaman. Par la gestuelle, les aventuriers comprirent que les giths n’étaient pour rien dans les tueries et que tout était de la faute du profanateur. Le combat cessa donc.
Il fallait panser les plaies des blessés. Grôm avait été touché plusieurs fois et ses blessures étaient sérieuses. Aussi, Alâa l’invita à se tremper dans l’eau de l’oasis pendant qu’elle le soignait.
Grôm : « Tu es sûre de ce que tu fais ? »
Alâa, souriante : « Oui, bien sûr. Les sortilèges de guérison sont plus performants quand ils sont faits par des prêtres de l’eau, dans l’eau. Et j’ai cette affinité. » Grôm ressortit complètement guéri.
« À toi Ak’tan ! » Alâa s’était retournée vers le chaman gith. Ce dernier croassa dans la langue des marchands.
Ak’tan : « Hors de question de toucher de l’eau. »
« Très bien, comme tu le souhaites. » Elle ramassa de la terre de l’oasis et frotta le corps du gith tout en psalmodiant le sort de guérison.
Panumo : « Comment ça se fait qu’il y ait un profanateur chez les giths ? »
Ak’tan : « C’est chose rare, mais pas impossible, comme les chamans de la terre d’ailleurs. C’est le signe de la Horde. Une prophétie gith dit que tous les cent onze ans des profanateurs réunissent les giths dans une grande armée, connue sous le nom de la Horde, et que s’ensuivent de grands pillages et de grandes destructions. En tant que gith, je trouve l’idée intéressante. Mais en tant que chaman, non. La terre doit être préservée. Les puissances me l’ordonnent. »
Tobi : « Ils viennent d’où ces profanateurs ? »
Ak’tan : « Je ne sais pas, mais j’ai appris qu’il y en avait un dans la ville en ruine, à côté du désert de sel à deux jours de marche. »
Alâa : « Et toi, que comptes-tu faire ? «
Ak’tan : « Je retourne dans les montagnes au nord des deux oasis. Nous y resterons pendant la Horde. »
Alâa : « Très bien. Nous, nous retournerons au fort. Nos chemins se sépareront demain. En attendant, que tout le monde se couche et se repose. Je vais surveiller le campement pour la nuit, même si je doute que quoi que ce soit vienne nous déranger. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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