Sous le Soleil brûlant
- Betanaelle
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Livre 8 - Chapitre 4 – Chasse aux giths dans les oasis (2 jours) (11/02/2024 et 18/02/2024)
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Chapitre 4 – Chasse aux giths dans les oasis (2 jours) (11/02/2024 et 18/02/2024)Après être parti à l’aube et avoir passé une journée de marche vers l’est, le petit groupe arriva dans une petite oasis à proximité d’une route de passage pour les caravanes.
En arrivant, ils découvrirent un cercle de profanation noirâtre, heureusement loin du plan d’eau. Tobi mit ses compétences en pratique et découvrit que plusieurs jours auparavant il y avait eu le passage de plusieurs gith dans cette oasis, les traces semblaient indiquer qu’ils s’étaient dirigés vers le sud.
Comme c’était le soir, ils décidèrent de passer la nuit sur place et Alâa, comme à son habitude, se mit à surveiller l’oasis pendant que les autres dormaient.
Vers le milieu de la nuit, elle aperçut l’arrivée d’une douzaine de giths en provenance du sud et réveilla la petite troupe.
Ils se mirent en position, cachés par les plantes de l’oasis, prêts à recevoir les créatures. Alâa en profita pour lancer vapeur colorée, ce qui lui permit d’hypnotiser cinq giths, mais elle dut garder le contrôle du sortilège pour les garder dans cet état et ne put pas participer au combat.
Zeltheris lança deux flèches empoisonnées qui firent mouche et qui tuèrent deux giths. Puis ce fut au tour de Gubbr’ach d’utiliser son dejada, la pierre qu’il lança en pleine tête tua net un autre gith. Grôm et Tobi se jetèrent ensuite dans la mêlée, et ce dernier trancha un gith de ses griffes de poing, laissant son adversaire se vider de son sang, quand le mûl, quant à lui, utilisait son trikal pour presque en décapiter un autre. Les deux derniers giths attaquèrent le demi-géant, mais un seul réussit à le blesser. En retour, il fut tué d’un coup de lotulis. Quant au dernier, ce furent Tobi et Grôm qui finirent de s’en occuper.
Les cinq qui étaient sous l’emprise du sort de vapeur colorée furent faits prisonniers et attachés. Dans un premier temps, Panumo souhaita qu’on les tue. Mais Alâa n’était pas d’accord pour tuer des prisonniers, surtout qu’elle souhaitait avoir des informations. Panumo lança alors un sortilège de lecture de l’esprit et Alâa un sort de compréhension des langues. Ils apprirent qu’un profanateur avait fait prisonnier un chaman gith, un prêtre de la terre qui commandait leur troupe. Les giths ayant prêté allégeance au profanateur escomptaient tuer le chaman lentement en le torturant. Mais la dissension régnait parmi les giths, et certains étaient partis au sud, vers la seconde oasis, avec leurs prisonniers et les provisions d’animaux qu’ils avaient tués lors de leur attaque contre les patres nomades.
Les aventuriers cherchèrent à savoir lesquels des prisonniers giths étaient pour le prêtre, et lesquels étaient pour le profanateur. Ils s’avéra que trois étaient pour le prêtre de la terre et deux étaient pour le profanateur.
Ceux qui étaient pour le prêtre se dirent prêts à aider si les aventuriers voulaient tuer le profanateur et tous ceux qui étaient avec ce dernier.
Sachant la nature peu fiable des giths, la question méritait d’être posée. Alâa pensait que pour vingt-quatre heures la nature chaotique des giths pouvait être fixée sur l’entreprise de sauver leur chaman, mais que passé ce délai, le risque serait plus grand qu’ils se retournent contre eux.
Finalement, ils acceptèrent le marché et libérèrent ceux qui étaient pour le chaman. Ces derniers allèrent récupérer leurs armes et revinrent pour tuer les deux autres avant de piller tous les cadavres de leurs congénères.
Ils passèrent la nuit dans l’oasis et le lendemain se dirigèrent au sud, vers l’autre oasis.
Après une journée de marche, ils arrivèrent en début de soirée en vue de la petite oasis. Ils se camouflèrent dans les parties rocheuses du terrain pour s’approcher le plus possible sans se faire voir. L’oasis faisait environ une trentaine de mètres de diamètre, autour d’une pièce d’eau de dix mètres de diamètre. Arrivés à environ une trentaine de mètres de la partie végétalisée, ils purent voir qu’il y avait un petit campement sommaire ; une tente de peau, un petit foyer et plus d’une vingtaine de giths qui étaient installés tout autour de la tente. Attaché à un arbre proche de l’eau se trouvait un autre gith. Visible sur sa poitrine, le symbole de la terre était peint, ou tatoué, difficile à dire à cette distance.
Alâa se proposa d’aller libérer le chaman gith, de le ramener au niveau du groupe et de décider après ce qu’il convenait de faire de mieux. Son idée était d’attirer le profanateur pour que Zeltheris puisse lui tirer dessus avec son arc et ses flèches empoisonnées. Ainsi, l’utilisation de sa magie profanatrice serait évitée. Il resterait les autres giths à combattre, mais avec de meilleures chances qu’avec le profanateur vivant. Tout le monde accepta et Alâa se déshabilla entièrement. Puis elle utilisa son pouvoir caméléon tout en s’approchant de l’oasis. Elle disparut à la vue du groupe, mais au bout de quelques secondes, Tobi entendit un léger bruit d’eau.
« Elle s’est transformée en serpent pour nager jusqu’au chaman. » dit Tobi aux autres.
« Elle peut réellement faire ça ? » s’exclama Grôm.
« Moins fort, Grôm. Bien sûr, tu crois qu’elle se promènerait la nuit toute nue juste pour le plaisir d’avoir froid ? » lui dit Zeltheris.
Pendant ce temps, le grand serpent noir sortait de la mare boueuse pour se mettre devant le gith, attaché et bâillonné, qui écarquillait les yeux en se demandant si son heure n’était pas finalement arrivée. Il avait de nombreuses blessures sur le corps et la carapace qu’ont tous les giths sur le dos lui avait été enlevée.
Elle se retransforma, puis trempa sa main dans la boue le long de la mare et dessina sur son ventre le symbole de la terre. Le gith fit un signe de la tête pour dire qu’il comprenait, alors elle s’occupa des liens en cuir. Une fois libéré, et après avoir vérifié d’un œil qu’aucun des autres giths ne les regardait, elle s’éloigna en tenant le prêtre, jusqu’à rejoindre le groupe caché.
« Parles-tu notre langue ? » lui dit-elle une fois arrivée tout en récupérant ses affaires et en s’habillant.
« Oui, je suis Ak’tan et je parle la langue des marchands. »
« Bien. Nous sommes venus pour combattre et tuer le profanateur. Nous aideras-tu contre lui, même s’il faut tuer les autres giths ? »
« Oui, la protection de la terre est plus importante. »
« Parfait. Voici Panumo, un druide de la Cordillère. Voici Zeltheris, une barde qui n’aime pas les profanateurs, ses flèches empoisonnées vont nous aider à le tuer. Voici Tobi, un rôdeur des montagnes du Nord. Voici Grôm et Gubbr’ach, d’anciens gladiateurs. Et moi je suis Alâa, prêtresse des deux lunes, je suis liée à la terre, à l’air et à l’eau. »
« Je vais faire apparaître un ou plusieurs élémentaires mineurs et les envoyer dans le campement, ça devrait le faire sortir de la tente. » dit Ak’tan
Une fois le plan mis au point, il ne restait plus qu’à l’appliquer. Ils avaient appris qu’il y avait en tout vingt-cinq giths. Deux groupes se mirent en place. À droite, Grôm et Gubbr’ach. Le demi-géant portait les deux petite-gens sur ses épaules. À gauche, les quatre giths, et Alâa et Zeltheris en support quelques pas en arrière. Ils s’approchèrent lentement, puis le chaman plongea ses deux mains dans la terre en récitant une supplique en langue gith. Deux créatures sortirent de terre. Vaguement humanoïdes, elles étaient faites de terre, de pierre et de sable mélangés. Elles commencèrent à se déplacer pour aller dans le campement. Les giths attroupés devant le petit feu virent apparaître les créatures et lancèrent l’alerte. C’est à ce moment qu’un gith sortit de la tente, il avait plusieurs crânes d’humains attachés à la ceinture. Voyant les créatures, il commença à invectiver les autres giths, puis il lança un sortilège : trois projectiles magiques jaillirent de ses doigts pendant que la végétation tout autour de lui noircissait. Un des élémentaires succomba et fut instantanément détruit.
Zeltheris avait maintenant sa cible en vue, les flèches partirent dans la direction du profanateur et le touchèrent. Le poison s’insinua rapidement en lui. Pris de convulsions, il tomba au sol et mourut rapidement.
Une grande partie des giths s’était regroupée, aussi Alâa en profita pour lancer un sortilège en plein sur eux. Un nuage se matérialisa et son odeur infecte attaqua le nez, les yeux et la gorge des giths qui se trouvaient à l’intérieur et qui commencèrent à tousser. C’était un nuage puant. Et sur les douze giths qu’il englobait, seuls trois purent en sortir sans en subir les effets, mais les neuf autres furent atteints, ils cherchèrent à en sortir mais ne purent plus pendant un temps s’occuper de leurs ennemis.
À droite, Grôm et Gubbr’ach rentrèrent dans le combat. Tobi en profita pour se jeter sur un gith. Panumo utilisa un sortilège d’immobilisation et trois giths se retrouvèrent dans l’incapacité de se battre. Les coups pleuvaient sur les créatures.
De l’autre côté, les quatre giths et Alâa n’étaient pas en reste d’attaques. La jeune femme avait sorti son épée longue et son épée courte pour se battre. Le chaman utilisait ses griffes. Quant à ses trois acolytes, ils frappaient avec leurs épieux.
Zeltheris faisait du support avec ses flèches empoisonnées.
Les giths commencèrent à perdre rapidement des combattants. Chaque coup que portait le demi-géant était synonyme de mort et chaque flèche empoisonnée également.
Malgré cela, les giths essayaient de se défendre, et ce fut principalement Grôm et le chaman qui en firent les frais.
Au second round de mêlée, le demi-géant en tua deux, Grôm et Tobi un chacun. De l’autre côté aussi il y eut des ennemis qui moururent. Mais là aussi, Grôm et le chaman furent touchés, ce qui obligea ce dernier à se soigner.
Il y eut encore un troisième puis un quatrième round de combat. À droite, tous les giths furent tués et les combattants purent avancer pour prendre en tenaille ceux qui restaient de l’autre côté. Pris entre deux feux, ils n’eurent aucune chance.
C’est à ce moment là que les neuf giths qui avaient été incapacités à cause du nuage puant purent s’approcher du groupe pour prendre part au combat.
Voyant les corps des autres membres de leur groupe, il y eut un moment de flottement parmi eux. Le chaman de la terre en profita pour les apostropher dans leur langue. Finalement, le courage leur fit défaut, ou peut-être fut-ce un soudain excès de sagesse, car ils firent amende honorable devant le chaman. Par la gestuelle, les aventuriers comprirent que les giths n’étaient pour rien dans les tueries et que tout était de la faute du profanateur. Le combat cessa donc.
Il fallait panser les plaies des blessés. Grôm avait été touché plusieurs fois et ses blessures étaient sérieuses. Aussi, Alâa l’invita à se tremper dans l’eau de l’oasis pendant qu’elle le soignait.
Grôm : « Tu es sûre de ce que tu fais ? »
Alâa, souriante : « Oui, bien sûr. Les sortilèges de guérison sont plus performants quand ils sont faits par des prêtres de l’eau, dans l’eau. Et j’ai cette affinité. » Grôm ressortit complètement guéri.
« À toi Ak’tan ! » Alâa s’était retournée vers le chaman gith. Ce dernier croassa dans la langue des marchands.
Ak’tan : « Hors de question de toucher de l’eau. »
« Très bien, comme tu le souhaites. » Elle ramassa de la terre de l’oasis et frotta le corps du gith tout en psalmodiant le sort de guérison.
Panumo : « Comment ça se fait qu’il y ait un profanateur chez les giths ? »
Ak’tan : « C’est chose rare, mais pas impossible, comme les chamans de la terre d’ailleurs. C’est le signe de la Horde. Une prophétie gith dit que tous les cent onze ans des profanateurs réunissent les giths dans une grande armée, connue sous le nom de la Horde, et que s’ensuivent de grands pillages et de grandes destructions. En tant que gith, je trouve l’idée intéressante. Mais en tant que chaman, non. La terre doit être préservée. Les puissances me l’ordonnent. »
Tobi : « Ils viennent d’où ces profanateurs ? »
Ak’tan : « Je ne sais pas, mais j’ai appris qu’il y en avait un dans la ville en ruine, à côté du désert de sel à deux jours de marche. »
Alâa : « Et toi, que comptes-tu faire ? «
Ak’tan : « Je retourne dans les montagnes au nord des deux oasis. Nous y resterons pendant la Horde. »
Alâa : « Très bien. Nous, nous retournerons au fort. Nos chemins se sépareront demain. En attendant, que tout le monde se couche et se repose. Je vais surveiller le campement pour la nuit, même si je doute que quoi que ce soit vienne nous déranger. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 8 - Chapitre 5 – Retour au fort Thétys et à Kalidnay, le tembo (1 jour) (25/02/2024)
Chapitre 5 – Retour au fort Thétys et à Kalidnay, le tembo(1 jour) (25/02/2024)
Le lendemain, après avoir fait le plein d’eau, les deux groupes se séparèrent, les giths allant au nord, les aventuriers allant au nord-ouest.
Le voyage se fit sans encombre, mais leur réserve de nourriture était épuisée quand il arrivèrent au fort Thétys. Les gardes les firent entrer et ils allèrent directement voir Bartoche.
Après avoir discuté avec le chef du fort de ce qu’ils avaient fait et des informations obtenues auprès du chaman, Bartoche leur expliqua qu’une des patrouilles avait vu des giths au loin en direction de l’oasis perdue il y a deux jours. Alâa pensait judicieux de retourner à Kalidnay pour essayer d’en apprendre plus sur cette menace, et si possible de l’éliminer avant qu’elle ne prenne de l’ampleur.
Bartoche les envoya manger à la taverne avant d’aller se reposer.
Le lendemain, Bartoche leur proposa de prendre trois jours de vivre pour leur mission. Zeltheris en profita pour faire le plein de flèches, elle en acheta vingt-quatre pour remplacer toutes celles qu’elle avait perdues. Elle demanda au magasinier s’il avait des herbes pour faire du poison de barde, mais le pauvre bougre devint tout blanc et secoua négativement la tête.
Le trajet pour Kalidnay se fit sans encombre, les aventuriers se dirigèrent directement vers la ziggourat pour rencontrer Sekdo Azeg. Le morg était dans son souterrain et vint à leur rencontre aussi silencieusement que d’habitude. Après avoir salué les aventuriers, une discussion s’engagea avec eux. Après lui avoir expliqué leur retour dans la ville, il leur dit qu’en effet, le lendemain de leur départ, il avait visité la ville et était tombé sur un bâtiment rempli de giths, pas très loin d’un des puits au nord-est de la ville. Il en avait tué quelques-uns, mais une grande partie avait réussi à s’enfuir.
Sur ce fait, les aventuriers décidèrent de passer la nuit dans le palais, et le lendemain de partir à la poursuite des giths.
Ils s’installèrent dans la même pièce que la dernière fois. Et après avoir mangé, ils se couchèrent, à l’exception d’Alâa qui monta la garde. Comme à son habitude, elle s’était recouverte de la peau de kirre qui lui servait de couverture, et déambulait dans le couloir devant la chambre où ses amis se reposaient. Le couloir entourait un petit jardin avec une ancienne fontaine, ou un bassin, au milieu. Les deux lunes étaient visibles dans le ciel étoilé et la jeune femme parlait tout bas en tendant les mains vers les deux incarnations des déesses Ral et Guthay. Soudain, ses sens l’avertirent d’un danger, un bruit de griffes sur le sol peut-être.
Alâa opéra un demi-tour et rentra en silence dans la chambre où elle avertit ses compagnons endormis.
« Vite, réveillez-vous ! J’ai entendu un bruit, il y a une créature qui rôde dans le couloir. »
Les guerriers se placèrent devant, faisant front, Panumo, Zeltheris et Alâa étaient juste derrière eux.
Un grognement se fit entendre à l’entrée de la pièce, mais impossible de voir d’où venait le bruit.
Panumo lança un sort de lumière à l’entrée de la pièce, les ombres de la nuit disparurent à cet endroit, révélant une créature.
De la taille de Tobi ou Panumo, elle était trapue, une véritable boule de muscles sous une peau plissée et sans poils de couleur ambrée. De son museau carré sortaient des dents impressionnantes, elle avait de longues griffes sur ses quatre pattes, et ses oreilles tournaient dans tous les sens.
Un tembo !
Le croquemitaine d’Athas était en vadrouille et cherchait de la chair fraîche.
Tout le monde connaissait une histoire de tembo. Ces créatures n’avaient pas leur pareil pour s’infiltrer dans les camps nomades ou dans les maisons des nobles pour y voler les enfants afin de les dévorer dans la nuit tout en hurlant dans un rire démoniaque. Leur vue était médiocre, mais leur odorat et leur ouïe exceptionnelles. L’histoire disait que ces monstres avaient été créés par les champions de Rajaat pour mieux terroriser leurs ennemis.
Capable de parler et d’utiliser des capacités psioniques, ils sont intelligents, rusés, et totalement imprévisible quand ils combattent.
Alâa, qui en avait déjà vu dans l’arène de Tyr, les prévint.
« Attention, il ne faut pas qu’il saute, il utiliserait toutes ses griffes sur vous. »
Elle fit quelques passes avec les mains et pointa son doigt sur le tembo. Deux projectiles magiques jaillirent, touchant le monstre, ce qui le fit grogner de colère. Grôm avait pris sa hache ancienne qui avait été trouvée dans la grotte des géants. Il frappa, provoquant une grande entaille sur la créature qui lui fonça dessus. Elle lui asséna un coup de griffes, mais il réussit à esquiver l’autre patte et la morsure. Mais outre la blessure infligée par le coup de griffes, il ressentit une violente douleur et eut la surprise de voir que la blessure qu’il avait faite au monstre s’était partiellement refermée. Le tembo avait drainé une partie de sa vie pour se soigner.
Tobi et Gubbr’ach frappèrent, mais ils ratèrent chacun leurs coups. Quant à Zeltheris, elle essaya bien de lui tirer dessus avec son arc, mais elle le rata.
Alâa sortit la dague lunaire de son fourreau, l’arme était rapide à utiliser et, surtout, son tranchant était redoutable.
Sans surprise, elle fut la plus rapide. La dague lacéra le monstre d’une méchante estafilade. Pendant ce temps, Panumo préparait un sortilège, puis un ordre claqua dans la pièce : « Couché ! »
La créature s’allongea au sol et Gubbr’ach, surpris, rata son attaque du fait de sa grande taille, ce que ne fit pas Tobi, car la créature était maintenant juste en dessous de lui : il la trucida avec ses griffes de poing.
« Allez-vous reposer, je retourne monter la garde pour le reste de la nuit. » dit Alâa en attrapant le tembo et en le tirant lentement sur le sol poussiéreux. Elle le tira ainsi jusqu’au petit jardin.
Puis elle se remit en faction, son épée longue à portée de main.
Le lendemain, après avoir fait le plein d’eau, les deux groupes se séparèrent, les giths allant au nord, les aventuriers allant au nord-ouest.
Le voyage se fit sans encombre, mais leur réserve de nourriture était épuisée quand il arrivèrent au fort Thétys. Les gardes les firent entrer et ils allèrent directement voir Bartoche.
Après avoir discuté avec le chef du fort de ce qu’ils avaient fait et des informations obtenues auprès du chaman, Bartoche leur expliqua qu’une des patrouilles avait vu des giths au loin en direction de l’oasis perdue il y a deux jours. Alâa pensait judicieux de retourner à Kalidnay pour essayer d’en apprendre plus sur cette menace, et si possible de l’éliminer avant qu’elle ne prenne de l’ampleur.
Bartoche les envoya manger à la taverne avant d’aller se reposer.
Le lendemain, Bartoche leur proposa de prendre trois jours de vivre pour leur mission. Zeltheris en profita pour faire le plein de flèches, elle en acheta vingt-quatre pour remplacer toutes celles qu’elle avait perdues. Elle demanda au magasinier s’il avait des herbes pour faire du poison de barde, mais le pauvre bougre devint tout blanc et secoua négativement la tête.
Le trajet pour Kalidnay se fit sans encombre, les aventuriers se dirigèrent directement vers la ziggourat pour rencontrer Sekdo Azeg. Le morg était dans son souterrain et vint à leur rencontre aussi silencieusement que d’habitude. Après avoir salué les aventuriers, une discussion s’engagea avec eux. Après lui avoir expliqué leur retour dans la ville, il leur dit qu’en effet, le lendemain de leur départ, il avait visité la ville et était tombé sur un bâtiment rempli de giths, pas très loin d’un des puits au nord-est de la ville. Il en avait tué quelques-uns, mais une grande partie avait réussi à s’enfuir.
Sur ce fait, les aventuriers décidèrent de passer la nuit dans le palais, et le lendemain de partir à la poursuite des giths.
Ils s’installèrent dans la même pièce que la dernière fois. Et après avoir mangé, ils se couchèrent, à l’exception d’Alâa qui monta la garde. Comme à son habitude, elle s’était recouverte de la peau de kirre qui lui servait de couverture, et déambulait dans le couloir devant la chambre où ses amis se reposaient. Le couloir entourait un petit jardin avec une ancienne fontaine, ou un bassin, au milieu. Les deux lunes étaient visibles dans le ciel étoilé et la jeune femme parlait tout bas en tendant les mains vers les deux incarnations des déesses Ral et Guthay. Soudain, ses sens l’avertirent d’un danger, un bruit de griffes sur le sol peut-être.
Alâa opéra un demi-tour et rentra en silence dans la chambre où elle avertit ses compagnons endormis.
« Vite, réveillez-vous ! J’ai entendu un bruit, il y a une créature qui rôde dans le couloir. »
Les guerriers se placèrent devant, faisant front, Panumo, Zeltheris et Alâa étaient juste derrière eux.
Un grognement se fit entendre à l’entrée de la pièce, mais impossible de voir d’où venait le bruit.
Panumo lança un sort de lumière à l’entrée de la pièce, les ombres de la nuit disparurent à cet endroit, révélant une créature.
De la taille de Tobi ou Panumo, elle était trapue, une véritable boule de muscles sous une peau plissée et sans poils de couleur ambrée. De son museau carré sortaient des dents impressionnantes, elle avait de longues griffes sur ses quatre pattes, et ses oreilles tournaient dans tous les sens.
Un tembo !
Le croquemitaine d’Athas était en vadrouille et cherchait de la chair fraîche.
Tout le monde connaissait une histoire de tembo. Ces créatures n’avaient pas leur pareil pour s’infiltrer dans les camps nomades ou dans les maisons des nobles pour y voler les enfants afin de les dévorer dans la nuit tout en hurlant dans un rire démoniaque. Leur vue était médiocre, mais leur odorat et leur ouïe exceptionnelles. L’histoire disait que ces monstres avaient été créés par les champions de Rajaat pour mieux terroriser leurs ennemis.
Capable de parler et d’utiliser des capacités psioniques, ils sont intelligents, rusés, et totalement imprévisible quand ils combattent.
Alâa, qui en avait déjà vu dans l’arène de Tyr, les prévint.
« Attention, il ne faut pas qu’il saute, il utiliserait toutes ses griffes sur vous. »
Elle fit quelques passes avec les mains et pointa son doigt sur le tembo. Deux projectiles magiques jaillirent, touchant le monstre, ce qui le fit grogner de colère. Grôm avait pris sa hache ancienne qui avait été trouvée dans la grotte des géants. Il frappa, provoquant une grande entaille sur la créature qui lui fonça dessus. Elle lui asséna un coup de griffes, mais il réussit à esquiver l’autre patte et la morsure. Mais outre la blessure infligée par le coup de griffes, il ressentit une violente douleur et eut la surprise de voir que la blessure qu’il avait faite au monstre s’était partiellement refermée. Le tembo avait drainé une partie de sa vie pour se soigner.
Tobi et Gubbr’ach frappèrent, mais ils ratèrent chacun leurs coups. Quant à Zeltheris, elle essaya bien de lui tirer dessus avec son arc, mais elle le rata.
Alâa sortit la dague lunaire de son fourreau, l’arme était rapide à utiliser et, surtout, son tranchant était redoutable.
Sans surprise, elle fut la plus rapide. La dague lacéra le monstre d’une méchante estafilade. Pendant ce temps, Panumo préparait un sortilège, puis un ordre claqua dans la pièce : « Couché ! »
La créature s’allongea au sol et Gubbr’ach, surpris, rata son attaque du fait de sa grande taille, ce que ne fit pas Tobi, car la créature était maintenant juste en dessous de lui : il la trucida avec ses griffes de poing.
« Allez-vous reposer, je retourne monter la garde pour le reste de la nuit. » dit Alâa en attrapant le tembo et en le tirant lentement sur le sol poussiéreux. Elle le tira ainsi jusqu’au petit jardin.
Puis elle se remit en faction, son épée longue à portée de main.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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Livre 8 - Chapitre 6 – La Horde – Le Dragon – Les jozhals (2 jours) (03/03/2024)
Chapitre 6 – La Horde – Le Dragon – Les jozhals (2 jours) (03/03/2024)
Le lendemain, après un rapide repas, ils décidèrent d’aller voir où se trouve le puits au nord-est de la ville. C’était là qu’avait été vu les giths pour la dernière fois, il semblait logique d’aller y jeter un œil. Ils étaient quand même sur leurs gardes en passant dans les rues abandonnées, parsemées de décombres et des ossements des anciens habitants de Kalidnay. Finalement, le puits fut trouvé.
Construit en maçonnerie faite de grosses pierres de taille, il avait même un toit en briques partiellement effondré. Une grande poutre en bois d’agafari sur laquelle une corde avait été passée et au bout de la laquelle un sac de cuir était accroché surplombait la construction, le sac devait servir à remonter l’eau. La corde et le sac de cuir étaient de qualité moyenne, mais encore en bon état ; ils avaient certainement été mis là par les giths.
Face au puits, il y avait une maison encore debout et en bon état malgré le fait que la porte et les fenêtres étaient inexistantes. Autour de l’entrée, il y avait les corps de plusieurs giths, chacun tué par le coup d’une arme tranchante. À l’intérieur, dans la première pièce, il y en avait d’autres.
Tobi examinait les traces autour de la maison tout en comptant le nombre de corps. Et après avoir consacré plusieurs minutes à la tâche, il fit un compte rendu de ce qui avait dû se passer.
Tobi : « Quand Sekdo Azeg est arrivé il a forcément dû les surprendre, vous savez comment il marche sans un bruit. Brrrr ! Il a d’abord tué les quatre gardes à l’entrée de la maison, puis il y est entré. Il a continué à les attaquer, il y en quatre autres dans cette pièce. Les autres, quand ils sont descendus des étages et qu’ils l’ont vu, ils ont eu peur. Ils ont dû remonter en courant et ils ont sauté par les fenêtres. Après, ils se sont enfuis. »
Alâa : « Très bien ! En avant dans ce cas, allons chasser le gith. »
Ils quittèrent donc Kalidnay et suivirent les traces que montrait Tobi et qui se dirigeaient vers l’oasis perdue.
Arrivé à la mi-journée, ils parvinrent en vue de l’oasis perdue et les traces indiquaient que les giths s’étaient directement dirigés vers le bassin central, certainement pour prendre de l’eau.
Des branches étaient cassées parmi les pins par là où étaient passés les giths, ce qui fit réagir Panumo.
« Ils vont avoir des problèmes ces saligauds ! »
Et au bout d’une centaine de mètres, un enchevêtrement de racines sur des corps de giths fut visible.
Panumo : « Je savais qu’ils allaient avoir des ennuis. » dit-il en souriant.
Puis il se mit à pousser des cris d’animaux de toutes sortes pendant une bonne minute et en retour on entendit d’autres cris.
Panumo : « Une sœur druidesse va venir, n’ayez pas peur en la voyant. »
Sortant du tronc d’un grand pin, une créature chitineuse avec une carapace verte apparut. Vu qu’elle se tenait sur deux pattes et qu’elle avait quatre bras, tout le monde en déduisit que c’était un kreen, mais d’une espèce inconnue à cause de sa couleur verte et de sa tête triangulaire dont les deux yeux se trouvaient aux extrémités supérieures.
Panumo : « C’est Durwadala, elle protège l’oasis. Je vais lui demander ce qu’il s’est passé ici. »
Après avoir discuté dans la langue des druides, Panumo expliqua qu’il y a un jour ces giths sont venus et ont commencé à saccager l’oasis. Durwadala a commencé à lancer un sortilège d’enchevêtrement, qui lui a permis d’en attraper six. Puis elle a lancé croissances d’épines, ce qui les a ralentis et blessés. Enfin, elle en a attaqué deux en sortant des arbres. Les autres se sont enfuis vers l’est quand ils ont vu le déchaînement de violence. Après, elle est revenue tuer ceux qui étaient prisonniers des racines.
Le druide expliqua à sa collègue qu’ils étaient à leur poursuite depuis la ville au sud et qu’ils allaient continuer à les traquer, jusqu’à tous les tuer.
Durwadala souhaita bonne chasse à Panumo et sa meute en faisant des gestes complexes avec ses deux bras.
Gubbr’ach en avait profité pour remplir son tonneau dans le bassin d’eau pure de l’oasis. Attitude pragmatique, car ne comprenant rien à ce qui se disait, autant pour lui faire quelque chose d’utile. Il revint quand la kreen verte eut fini de faire des gestes bizarres.
Panumo : « Elle nous remercie de ce que nous faisons pour l’oasis et me souhaite une bonne chance pour diriger ma meute de chasse contre les giths. Elle a tout de suite deviné que c’était moi le chef et que bientôt j’aurai une armée à mes ordres et que j’irai détruire tous les profanateurs. »
Alâa mit une petite tape sur la tête de Panumo « Arrête de rêver, remonte sur Gubbr’ach et continuons notre chemin vers l’est, ils ont un jour d’avance je te rappelle. »
Penaud, le druide reprit sa place sous le sourire goguenard de Tobi.
À l’est, c’était la direction vers la chaîne de montagnes qui à partir du fort Thétys continuait vers le nord et faisait un demi-cercle autour de l’oasis à une distance d’une trentaine de kilomètres environ.
Les traces étaient faciles à suivre, elles filaient tout droit sur les montagnes. Les giths ne prenaient aucune précaution particulière pour les cacher. Vers le milieu de l’après-midi, ils arrivèrent dans une zone de landes rocailleuses qui s’étendait sur environ cinq kilomètres avant d’arriver à la montagne.
L’environnement favorisait Tobi puisqu’il était originaire de ce type de territoire. Aussi n’eut-il aucun mal pour suivre la piste qui se dirigeait bien vers les montagnes visibles devant eux.
Une fois arrivé devant les contrefort montagneux, Tobi découvrit les restes d’un camp très récent, avec un feu et des restes de lapins.
Il demanda à Grubb’ach de le descendre et fit une inspection plus poussée.
Tobi : « Ils ont passé la nuit précédente et une partie de la journée ici. Ils devaient être à court de nourriture, ils ont chassé du lapin. Ils sont repartis en milieu de journée. À cette heure, ils doivent être au sommet de la montagne. Ils vont sûrement faire une halte. Qu’est-ce qu’on fait Alâa ? On passe la nuit ici ? »
Alâa : « Je serais pour faire l’ascension cette nuit. On leur tombera dessus au petit matin. Il suffira de tuer le profanateur. Je suis sûre que les autres, dans l’état où ils sont, morg en premier, druidesse thri-kreen en second, et nous en troisième, n’ont aucune chance de résister, même si en nombre nous sommes moins nombreux qu’eux. Qu’en pensez-vous ? »
Grôm : « Je ne suis pas fatigué, alors partant. »
Gubbr’ach : « La montagne c’est vivifiant, ça m’a toujours donné envie de tuer du gith. »
Tobi : « Chasse au lapin, chasse au gith, tout pareil. »
Zeltheris : « Mon arc s’ennuie, il a faim de profanateurs. Faute d’arkhontes, je m’en contenterai. Mais c’est dommage, j’aurais bien cherché des plantes ici. »
Panumo : « On y va alors, je n’aime pas qu’un profanateur vienne sur une montagne, même si ce n’est pas la mienne. »
C’est tout en grignotant un peu de viande séchée qu’ils firent l’ascension. Alâa avait mis sa peau de kirre sur son dos et sorti sa dague lunaire qui irradiait dans la nuit comme une lampe à huile, ou une torche, et ses yeux brillaient comme ceux d’un chasseur nocturne. Elle était devant, suivie de Grôm et de Zeltheris, Gubbr’ach fermant la marche.
La montée fut lente, c’était presque l’aube quand ils arrivèrent en vue d’un col entre deux pics. Ils avancèrent accroupis et le plus silencieusement possible, en espérant tomber sur les giths endormis. Mais personne n’était visible.
Le soleil se leva et ils virent que de l’autre côté il y avait un plateau de landes rocailleuses, entièrement entouré de montagne. Au milieu de ce plateau, il y avait un nombre de tentes incroyable. Et venant de plusieurs passes, des giths à la queue leu leu qui descendaient des montagnes pour se joindre aux autres.
C’était donc ça la Horde !
Plusieurs centaines de giths, des dizaines de tribus, au moins un millier d’humanoïdes était regroupé.
Ils voyaient même en dessous d’eux le groupe qu’ils traquaient descendre de la montagne pour rejoindre les autres.
Grôm : « Bon alors, on y va ou pas ? »
Panumo : « Mais tu es fou ! Ils sont trop nombreux. »
Alâa : « Trop tard pour eux, on va rester un peu ici pour voir ce qu’il se passe. On pourra peut-être prévenir le fort Thétys s’ils arrivent dessus. »
Somme toute, le spectacle était grandiose. Et c’est fascinés qu’ils regardaient s’approcher du village de tentes tous ces giths en file indienne.
En milieu de matinée, tous les giths étaient arrivés à destination. Ils s’étaient réunis au centre, dans une sorte d’esplanade. On les voyait de loin, grotesques créatures qui s’agitaient en levant leur lance.
Alâa, Panumo et Tobi, furent soudain alertés par quelque chose dans le ciel.
Une petite tache noire en premier lieu, venant de l’est, mais qui grossissait à mesure que le temps passait. C’était long et semblait serpenter dans l’air. Ils alertèrent leurs amis.
Et au bout de quelques minutes de suspens, ce que tout le monde redoutait arriva.
Le Dragon !
Oui. Le Dragon de Tyr lui-même. En chair, en os, en griffes et en destruction incarnée.
Panumo, Zeltheris : « Cachez-vous ! Cachez-vous ! »
Le dragon s’approcha pour se mettre au-dessus de la foule des giths, à une cinquantaine de mètres de hauteur. On aperçut quelques boules de feu qui partaient dans sa direction. Peine perdue, ça ne lui faisait rien du tout. Il avait une boule noire et brillante dans une de ses pattes et de l’autre il fit un geste vers les giths.
Une sorte de lumière verdâtre et de la fumée jaune apparurent là ou se trouvaient les giths, qui instantanément furent transformés en poussière.
La boule était entourée de fumée jaune, un peu comme celle qui sortait de la pyramide d’obsidienne dans l’arène de Tyr, le jour où Kalak avait été tué. La fumée disparut et le monstre avala la boule.
Puis il opéra un demi-tour et rebroussa chemin pour se diriger vers l’est, de là où il était arrivé.
Tout le monde était sans voix. Et tous se posaient des questions. Comment a-t-il su ? Pourquoi les tuer ?
On posa la question à Alâa, qui à la fois fascinée et terrifiée par tant de puissance, n’avait pas bougé de sa position et continuait à contempler le triste spectacle, même si c’était de loin.
Alâa : « Je ne suis pas une spécialiste de la magie de profanation, ni du dragon. Mais je peux essayer de répondre. Depuis plus de deux mille ans qu’il existe, il a dû avoir connaissance de ce phénomène qui se produit tous les cent onze ans. Il vient faire son marché funeste en récupérant l’énergie vitale des giths. Si on y réfléchit bien, c’est peut-être même lui qui par un moyen quelconque a créé ce phénomène. Quant à savoir pourquoi… Je pense qu’il emmagasine l’essence vitale dans la sphère d’obsidienne, et qu’il pourra l’utiliser plus tard, car le dragon consomme la vie directement, pas les plantes, et il n’a pas toujours mille créatures prêtes à être sacrifiées. Il faudra bien que je repasse à Tyr pour parler avec les mages de l’Alliance voilée, j’ai plein de questions en suspens. »
Tobi : « Moi ça m’a donné faim. Je vais chasser pour trouver un bon repas frais. J’ai trouvé des traces intéressantes de baazrag. »
Le rôdeur s’éloigna du camp et commença à fureter aux alentour, sa fronde en main. Il finit par trouver ce qu’il cherchait quand on entendit le vrombissement de la fronde qui tournoyait dans les airs et un impact sur quelque chose de dur.
Tobi : « Un peu d’aide pour ramener la bestiole ! »
Grôm partit le rejoindre pour ramener le baazrag pendant qu’Alâa alla ramasser tout ce qu’elle pouvait trouver comme matériaux combustibles afin de faire un feu pour cuire une partie de la viande.
Après avoir mangé et bu, Tobi, Panumo et Zeltheris s’assoupirent entre deux rochers un peu à l’ombre de l’impitoyable soleil. Alâa était dans ses pensées, assise contre un rocher tout en passant ses doigts sur les nombreuses franges de sa ceinture qui étaient chacune un de ses sortilèges. Grôm inspectait la carapace du baazrag, peut-être pensait-il que ça pouvait faire une bonne protection. Gubbr’ach était lui aussi dans ses pensées, le demi-géant avait tellement eu envie de dérouiller du gith qu’il en était devenu apathique de les avoir vus se faire exécuter par le dragon.
Soudain, Alâa cria tout en se redressant.
Alâa : « Ma dague ! Où est passée ma dague ? »
Ses lèvres se mirent à bouger pendant quelques secondes puis elle se mit à regarder autour d’elle, et s’arrêta dans une direction.
Alâa : « Elle est là ! Mais elle bouge ! Quelque chose me l’a volée ! »
Elle se précipita dans la direction qu’elle fixait, sautant de rocher en rocher avec l’aisance d’un zygra, puis se jeta sur le voleur, qui semblait se confondre avec les rochers environnants.
Alâa : « Un peu d’aide ! »
Gubbr’ach fut le plus rapide, il se jeta mais manqua Alâa et son opposant, qui aurait dans le cas contraire certainement été réduit à l’état de carpette sanguinolente. Tous ces bruits réveillèrent les trois endormis qui, s’approchant avec leurs affaires, ne savaient pas trop de quoi il en retournait.
Grôm avait suivi Alâa, et c’est lestement qu’il arriva au niveau de la jeune femme, tendant les mains pour essayer d’attraper le voleur. Il remarqua que les jambes d’Alâa avaient déjà fusionné en un corps serpentin pour tenter de s’enrouler autour d’une créature difficile à définir.
Soudain, un halo se matérialisa devant Alâa et Grôm.
Alâa : « Il cherche à créer un passage psionique pour s’enfuir, tiens le bien Grôm. »
Ils tinrent bon et au bout d’une minute le passage devant eux disparut. Mais soudain, un autre passage s’ouvrit sous eux, et ils tombèrent.
Voyant leurs amis disparaître dans le passage apparu sous eux, Gubbr’ach, suivi de Tobi, Panumo et Zeltheris, s’y jetèrent aussi, certainement désespérés.
C’est en plein désert qu’ils atterrirent tous.
Alâa et Grôm tenaient fermement un jozhal qui s’agrippait ferment à la dague lunaire et qui cherchait à s’enfuir. Et malgré sa petite taille, la créature poussait si fort sur ses pattes tout en couinant d’une voix nasillarde qu’elle avait réussi à entraîner ses poursuivants quelques mètres plus loin. Chose heureuse, car ce fut au tour de Gubbr’ach de débarquer, et il s’écrasa comme un gros sac par terre, ce qui les aurait certainement écrabouillés sous son poids. Le demi-géant fut suivi de Tobi, Panumo et Zeltheris qui lui tombèrent sur le ventre.
Le demi-géant déposa rapidement ses amis à côté de lui et se leva prestement pour voir ce qu’il se passait. Mais lorsqu’il s’approcha du groupe emmêlé, deux autres jozhals arrivèrent également.
Jozhal 1 : « C’est magique, c’est à moi, à moi ! »
Alâa : « Rends-moi ma dague, ou je vais m’énerver pour de bon ! »
Jozhal 2 : « Pam, rends la dague, même si elle est magique. Ça ne sert à rien de s’énerver, on va trouver une solution. »
Jozhal 3 : « Pourquoi tu ne m’as pas laissé ouvrir le portail Pim ? Tu sais bien que tu foires tous tes pouvoirs psioniques. »
Jozhal 2 : « J’ai oublié Poum. Je crois qu’on est, heu… perdus ! »
Le lendemain, après un rapide repas, ils décidèrent d’aller voir où se trouve le puits au nord-est de la ville. C’était là qu’avait été vu les giths pour la dernière fois, il semblait logique d’aller y jeter un œil. Ils étaient quand même sur leurs gardes en passant dans les rues abandonnées, parsemées de décombres et des ossements des anciens habitants de Kalidnay. Finalement, le puits fut trouvé.
Construit en maçonnerie faite de grosses pierres de taille, il avait même un toit en briques partiellement effondré. Une grande poutre en bois d’agafari sur laquelle une corde avait été passée et au bout de la laquelle un sac de cuir était accroché surplombait la construction, le sac devait servir à remonter l’eau. La corde et le sac de cuir étaient de qualité moyenne, mais encore en bon état ; ils avaient certainement été mis là par les giths.
Face au puits, il y avait une maison encore debout et en bon état malgré le fait que la porte et les fenêtres étaient inexistantes. Autour de l’entrée, il y avait les corps de plusieurs giths, chacun tué par le coup d’une arme tranchante. À l’intérieur, dans la première pièce, il y en avait d’autres.
Tobi examinait les traces autour de la maison tout en comptant le nombre de corps. Et après avoir consacré plusieurs minutes à la tâche, il fit un compte rendu de ce qui avait dû se passer.
Tobi : « Quand Sekdo Azeg est arrivé il a forcément dû les surprendre, vous savez comment il marche sans un bruit. Brrrr ! Il a d’abord tué les quatre gardes à l’entrée de la maison, puis il y est entré. Il a continué à les attaquer, il y en quatre autres dans cette pièce. Les autres, quand ils sont descendus des étages et qu’ils l’ont vu, ils ont eu peur. Ils ont dû remonter en courant et ils ont sauté par les fenêtres. Après, ils se sont enfuis. »
Alâa : « Très bien ! En avant dans ce cas, allons chasser le gith. »
Ils quittèrent donc Kalidnay et suivirent les traces que montrait Tobi et qui se dirigeaient vers l’oasis perdue.
Arrivé à la mi-journée, ils parvinrent en vue de l’oasis perdue et les traces indiquaient que les giths s’étaient directement dirigés vers le bassin central, certainement pour prendre de l’eau.
Des branches étaient cassées parmi les pins par là où étaient passés les giths, ce qui fit réagir Panumo.
« Ils vont avoir des problèmes ces saligauds ! »
Et au bout d’une centaine de mètres, un enchevêtrement de racines sur des corps de giths fut visible.
Panumo : « Je savais qu’ils allaient avoir des ennuis. » dit-il en souriant.
Puis il se mit à pousser des cris d’animaux de toutes sortes pendant une bonne minute et en retour on entendit d’autres cris.
Panumo : « Une sœur druidesse va venir, n’ayez pas peur en la voyant. »
Sortant du tronc d’un grand pin, une créature chitineuse avec une carapace verte apparut. Vu qu’elle se tenait sur deux pattes et qu’elle avait quatre bras, tout le monde en déduisit que c’était un kreen, mais d’une espèce inconnue à cause de sa couleur verte et de sa tête triangulaire dont les deux yeux se trouvaient aux extrémités supérieures.
Panumo : « C’est Durwadala, elle protège l’oasis. Je vais lui demander ce qu’il s’est passé ici. »
Après avoir discuté dans la langue des druides, Panumo expliqua qu’il y a un jour ces giths sont venus et ont commencé à saccager l’oasis. Durwadala a commencé à lancer un sortilège d’enchevêtrement, qui lui a permis d’en attraper six. Puis elle a lancé croissances d’épines, ce qui les a ralentis et blessés. Enfin, elle en a attaqué deux en sortant des arbres. Les autres se sont enfuis vers l’est quand ils ont vu le déchaînement de violence. Après, elle est revenue tuer ceux qui étaient prisonniers des racines.
Le druide expliqua à sa collègue qu’ils étaient à leur poursuite depuis la ville au sud et qu’ils allaient continuer à les traquer, jusqu’à tous les tuer.
Durwadala souhaita bonne chasse à Panumo et sa meute en faisant des gestes complexes avec ses deux bras.
Gubbr’ach en avait profité pour remplir son tonneau dans le bassin d’eau pure de l’oasis. Attitude pragmatique, car ne comprenant rien à ce qui se disait, autant pour lui faire quelque chose d’utile. Il revint quand la kreen verte eut fini de faire des gestes bizarres.
Panumo : « Elle nous remercie de ce que nous faisons pour l’oasis et me souhaite une bonne chance pour diriger ma meute de chasse contre les giths. Elle a tout de suite deviné que c’était moi le chef et que bientôt j’aurai une armée à mes ordres et que j’irai détruire tous les profanateurs. »
Alâa mit une petite tape sur la tête de Panumo « Arrête de rêver, remonte sur Gubbr’ach et continuons notre chemin vers l’est, ils ont un jour d’avance je te rappelle. »
Penaud, le druide reprit sa place sous le sourire goguenard de Tobi.
À l’est, c’était la direction vers la chaîne de montagnes qui à partir du fort Thétys continuait vers le nord et faisait un demi-cercle autour de l’oasis à une distance d’une trentaine de kilomètres environ.
Les traces étaient faciles à suivre, elles filaient tout droit sur les montagnes. Les giths ne prenaient aucune précaution particulière pour les cacher. Vers le milieu de l’après-midi, ils arrivèrent dans une zone de landes rocailleuses qui s’étendait sur environ cinq kilomètres avant d’arriver à la montagne.
L’environnement favorisait Tobi puisqu’il était originaire de ce type de territoire. Aussi n’eut-il aucun mal pour suivre la piste qui se dirigeait bien vers les montagnes visibles devant eux.
Une fois arrivé devant les contrefort montagneux, Tobi découvrit les restes d’un camp très récent, avec un feu et des restes de lapins.
Il demanda à Grubb’ach de le descendre et fit une inspection plus poussée.
Tobi : « Ils ont passé la nuit précédente et une partie de la journée ici. Ils devaient être à court de nourriture, ils ont chassé du lapin. Ils sont repartis en milieu de journée. À cette heure, ils doivent être au sommet de la montagne. Ils vont sûrement faire une halte. Qu’est-ce qu’on fait Alâa ? On passe la nuit ici ? »
Alâa : « Je serais pour faire l’ascension cette nuit. On leur tombera dessus au petit matin. Il suffira de tuer le profanateur. Je suis sûre que les autres, dans l’état où ils sont, morg en premier, druidesse thri-kreen en second, et nous en troisième, n’ont aucune chance de résister, même si en nombre nous sommes moins nombreux qu’eux. Qu’en pensez-vous ? »
Grôm : « Je ne suis pas fatigué, alors partant. »
Gubbr’ach : « La montagne c’est vivifiant, ça m’a toujours donné envie de tuer du gith. »
Tobi : « Chasse au lapin, chasse au gith, tout pareil. »
Zeltheris : « Mon arc s’ennuie, il a faim de profanateurs. Faute d’arkhontes, je m’en contenterai. Mais c’est dommage, j’aurais bien cherché des plantes ici. »
Panumo : « On y va alors, je n’aime pas qu’un profanateur vienne sur une montagne, même si ce n’est pas la mienne. »
C’est tout en grignotant un peu de viande séchée qu’ils firent l’ascension. Alâa avait mis sa peau de kirre sur son dos et sorti sa dague lunaire qui irradiait dans la nuit comme une lampe à huile, ou une torche, et ses yeux brillaient comme ceux d’un chasseur nocturne. Elle était devant, suivie de Grôm et de Zeltheris, Gubbr’ach fermant la marche.
La montée fut lente, c’était presque l’aube quand ils arrivèrent en vue d’un col entre deux pics. Ils avancèrent accroupis et le plus silencieusement possible, en espérant tomber sur les giths endormis. Mais personne n’était visible.
Le soleil se leva et ils virent que de l’autre côté il y avait un plateau de landes rocailleuses, entièrement entouré de montagne. Au milieu de ce plateau, il y avait un nombre de tentes incroyable. Et venant de plusieurs passes, des giths à la queue leu leu qui descendaient des montagnes pour se joindre aux autres.
C’était donc ça la Horde !
Plusieurs centaines de giths, des dizaines de tribus, au moins un millier d’humanoïdes était regroupé.
Ils voyaient même en dessous d’eux le groupe qu’ils traquaient descendre de la montagne pour rejoindre les autres.
Grôm : « Bon alors, on y va ou pas ? »
Panumo : « Mais tu es fou ! Ils sont trop nombreux. »
Alâa : « Trop tard pour eux, on va rester un peu ici pour voir ce qu’il se passe. On pourra peut-être prévenir le fort Thétys s’ils arrivent dessus. »
Somme toute, le spectacle était grandiose. Et c’est fascinés qu’ils regardaient s’approcher du village de tentes tous ces giths en file indienne.
En milieu de matinée, tous les giths étaient arrivés à destination. Ils s’étaient réunis au centre, dans une sorte d’esplanade. On les voyait de loin, grotesques créatures qui s’agitaient en levant leur lance.
Alâa, Panumo et Tobi, furent soudain alertés par quelque chose dans le ciel.
Une petite tache noire en premier lieu, venant de l’est, mais qui grossissait à mesure que le temps passait. C’était long et semblait serpenter dans l’air. Ils alertèrent leurs amis.
Et au bout de quelques minutes de suspens, ce que tout le monde redoutait arriva.
Le Dragon !
Oui. Le Dragon de Tyr lui-même. En chair, en os, en griffes et en destruction incarnée.
Panumo, Zeltheris : « Cachez-vous ! Cachez-vous ! »
Le dragon s’approcha pour se mettre au-dessus de la foule des giths, à une cinquantaine de mètres de hauteur. On aperçut quelques boules de feu qui partaient dans sa direction. Peine perdue, ça ne lui faisait rien du tout. Il avait une boule noire et brillante dans une de ses pattes et de l’autre il fit un geste vers les giths.
Une sorte de lumière verdâtre et de la fumée jaune apparurent là ou se trouvaient les giths, qui instantanément furent transformés en poussière.
La boule était entourée de fumée jaune, un peu comme celle qui sortait de la pyramide d’obsidienne dans l’arène de Tyr, le jour où Kalak avait été tué. La fumée disparut et le monstre avala la boule.
Puis il opéra un demi-tour et rebroussa chemin pour se diriger vers l’est, de là où il était arrivé.
Tout le monde était sans voix. Et tous se posaient des questions. Comment a-t-il su ? Pourquoi les tuer ?
On posa la question à Alâa, qui à la fois fascinée et terrifiée par tant de puissance, n’avait pas bougé de sa position et continuait à contempler le triste spectacle, même si c’était de loin.
Alâa : « Je ne suis pas une spécialiste de la magie de profanation, ni du dragon. Mais je peux essayer de répondre. Depuis plus de deux mille ans qu’il existe, il a dû avoir connaissance de ce phénomène qui se produit tous les cent onze ans. Il vient faire son marché funeste en récupérant l’énergie vitale des giths. Si on y réfléchit bien, c’est peut-être même lui qui par un moyen quelconque a créé ce phénomène. Quant à savoir pourquoi… Je pense qu’il emmagasine l’essence vitale dans la sphère d’obsidienne, et qu’il pourra l’utiliser plus tard, car le dragon consomme la vie directement, pas les plantes, et il n’a pas toujours mille créatures prêtes à être sacrifiées. Il faudra bien que je repasse à Tyr pour parler avec les mages de l’Alliance voilée, j’ai plein de questions en suspens. »
Tobi : « Moi ça m’a donné faim. Je vais chasser pour trouver un bon repas frais. J’ai trouvé des traces intéressantes de baazrag. »
Le rôdeur s’éloigna du camp et commença à fureter aux alentour, sa fronde en main. Il finit par trouver ce qu’il cherchait quand on entendit le vrombissement de la fronde qui tournoyait dans les airs et un impact sur quelque chose de dur.
Tobi : « Un peu d’aide pour ramener la bestiole ! »
Grôm partit le rejoindre pour ramener le baazrag pendant qu’Alâa alla ramasser tout ce qu’elle pouvait trouver comme matériaux combustibles afin de faire un feu pour cuire une partie de la viande.
Après avoir mangé et bu, Tobi, Panumo et Zeltheris s’assoupirent entre deux rochers un peu à l’ombre de l’impitoyable soleil. Alâa était dans ses pensées, assise contre un rocher tout en passant ses doigts sur les nombreuses franges de sa ceinture qui étaient chacune un de ses sortilèges. Grôm inspectait la carapace du baazrag, peut-être pensait-il que ça pouvait faire une bonne protection. Gubbr’ach était lui aussi dans ses pensées, le demi-géant avait tellement eu envie de dérouiller du gith qu’il en était devenu apathique de les avoir vus se faire exécuter par le dragon.
Soudain, Alâa cria tout en se redressant.
Alâa : « Ma dague ! Où est passée ma dague ? »
Ses lèvres se mirent à bouger pendant quelques secondes puis elle se mit à regarder autour d’elle, et s’arrêta dans une direction.
Alâa : « Elle est là ! Mais elle bouge ! Quelque chose me l’a volée ! »
Elle se précipita dans la direction qu’elle fixait, sautant de rocher en rocher avec l’aisance d’un zygra, puis se jeta sur le voleur, qui semblait se confondre avec les rochers environnants.
Alâa : « Un peu d’aide ! »
Gubbr’ach fut le plus rapide, il se jeta mais manqua Alâa et son opposant, qui aurait dans le cas contraire certainement été réduit à l’état de carpette sanguinolente. Tous ces bruits réveillèrent les trois endormis qui, s’approchant avec leurs affaires, ne savaient pas trop de quoi il en retournait.
Grôm avait suivi Alâa, et c’est lestement qu’il arriva au niveau de la jeune femme, tendant les mains pour essayer d’attraper le voleur. Il remarqua que les jambes d’Alâa avaient déjà fusionné en un corps serpentin pour tenter de s’enrouler autour d’une créature difficile à définir.
Soudain, un halo se matérialisa devant Alâa et Grôm.
Alâa : « Il cherche à créer un passage psionique pour s’enfuir, tiens le bien Grôm. »
Ils tinrent bon et au bout d’une minute le passage devant eux disparut. Mais soudain, un autre passage s’ouvrit sous eux, et ils tombèrent.
Voyant leurs amis disparaître dans le passage apparu sous eux, Gubbr’ach, suivi de Tobi, Panumo et Zeltheris, s’y jetèrent aussi, certainement désespérés.
C’est en plein désert qu’ils atterrirent tous.
Alâa et Grôm tenaient fermement un jozhal qui s’agrippait ferment à la dague lunaire et qui cherchait à s’enfuir. Et malgré sa petite taille, la créature poussait si fort sur ses pattes tout en couinant d’une voix nasillarde qu’elle avait réussi à entraîner ses poursuivants quelques mètres plus loin. Chose heureuse, car ce fut au tour de Gubbr’ach de débarquer, et il s’écrasa comme un gros sac par terre, ce qui les aurait certainement écrabouillés sous son poids. Le demi-géant fut suivi de Tobi, Panumo et Zeltheris qui lui tombèrent sur le ventre.
Le demi-géant déposa rapidement ses amis à côté de lui et se leva prestement pour voir ce qu’il se passait. Mais lorsqu’il s’approcha du groupe emmêlé, deux autres jozhals arrivèrent également.
Jozhal 1 : « C’est magique, c’est à moi, à moi ! »
Alâa : « Rends-moi ma dague, ou je vais m’énerver pour de bon ! »
Jozhal 2 : « Pam, rends la dague, même si elle est magique. Ça ne sert à rien de s’énerver, on va trouver une solution. »
Jozhal 3 : « Pourquoi tu ne m’as pas laissé ouvrir le portail Pim ? Tu sais bien que tu foires tous tes pouvoirs psioniques. »
Jozhal 2 : « J’ai oublié Poum. Je crois qu’on est, heu… perdus ! »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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- Betanaelle
- Dracoliche
- Messages : 1487
- Inscription : Lun 18 Oct 2021 22:29
- Localisation : Colombes
- Version de D&D préférée : AD&D2
- Univers de D&D préféré : Dark Sun
- Race : Thri-kreen
- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 8 - Chapitre 7 – Perdus (1 jour) (10/03/2024)
Chapitre 7 – Perdus (1 jour) (10/03/2024)
Ils n’avaient quasiment rien, juste ce qu’ils portaient quand ils étaient passés à travers le passage psionique. Quelques armes, leurs armures pour ceux qui en avaient, mais aucune provision, ni eau.
C’est dans un sombre pétrin qu’ils se trouvaient présentement.
L’un des jozhals péta, une flatulence sonore et particulièrement malodorante.
Poum : « Sentez-moi ça mes amis ! Voilà un bon signe, je lui donne le corps et la moitié de la queue sur l’échelle du dragon. »
Pim : « Pas faux, tu t’es surpassé sur ce coup-ci. »
Pam : « Il y a de la magie par là-bas, j’en suis sûr ! » dit-il en montrant d’un doigt griffu la direction d’une petite chaîne de montagnes que l’on pouvait voir vers l’ouest.
Pim : « Il n’y a donc que la magie qui t’intéresse ? Bon, au moins avec toi on sait que c’est la vérité. Je propose d’aller à l’ouest si les mammifères sont d’accord. De toute façon il faut qu’on récupère nos capacités psioniques si on veut repartir d’ici. »
Alâa : « D’accord, mais si celui-là n’arrête pas d’essayer de me prendre ma dague je vais le manger en entier. Il verra bien si je suis un mammifère ce grossier personnage. »
Celui qui se nommait Pim et qui semblait être le chef des trois avait un médaillon monté sur une chaîne, l’ensemble étant en argent. Poum avait une petite besace, qu’il portait en bandoulière, et Pam n’avait rien du tout.
Alâa regarda ses amis.
« C’est la meilleure chose à faire, là on est à découvert, on sera sûrement mieux dans la montagne et on verra bien ce que c’est que ce truc magique. »
Ils étaient tous d’accord, aussi se mirent-ils en marche, car ils en avaient certainement jusqu’au soir avant de pouvoir arriver à l’abri des montagnes.
Ils n’avaient quasiment rien, juste ce qu’ils portaient quand ils étaient passés à travers le passage psionique. Quelques armes, leurs armures pour ceux qui en avaient, mais aucune provision, ni eau.
C’est dans un sombre pétrin qu’ils se trouvaient présentement.
L’un des jozhals péta, une flatulence sonore et particulièrement malodorante.
Poum : « Sentez-moi ça mes amis ! Voilà un bon signe, je lui donne le corps et la moitié de la queue sur l’échelle du dragon. »
Pim : « Pas faux, tu t’es surpassé sur ce coup-ci. »
Pam : « Il y a de la magie par là-bas, j’en suis sûr ! » dit-il en montrant d’un doigt griffu la direction d’une petite chaîne de montagnes que l’on pouvait voir vers l’ouest.
Pim : « Il n’y a donc que la magie qui t’intéresse ? Bon, au moins avec toi on sait que c’est la vérité. Je propose d’aller à l’ouest si les mammifères sont d’accord. De toute façon il faut qu’on récupère nos capacités psioniques si on veut repartir d’ici. »
Alâa : « D’accord, mais si celui-là n’arrête pas d’essayer de me prendre ma dague je vais le manger en entier. Il verra bien si je suis un mammifère ce grossier personnage. »
Celui qui se nommait Pim et qui semblait être le chef des trois avait un médaillon monté sur une chaîne, l’ensemble étant en argent. Poum avait une petite besace, qu’il portait en bandoulière, et Pam n’avait rien du tout.
Alâa regarda ses amis.
« C’est la meilleure chose à faire, là on est à découvert, on sera sûrement mieux dans la montagne et on verra bien ce que c’est que ce truc magique. »
Ils étaient tous d’accord, aussi se mirent-ils en marche, car ils en avaient certainement jusqu’au soir avant de pouvoir arriver à l’abri des montagnes.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 8 - Chapitre 8 – Le Sanctuaire bleu – La flaque de Durg (2 jours) (17/03/2024)
Chapitre 8 – Le Sanctuaire bleu – La flaque de Durg (2 jours) (17/03/2024)
Le désert se transforma en amas rocheux quand l’arrivée de la nuit les surprit.
Ils étaient presque tous assoiffés et déshydratés. Sur les conseils de Tobi, Alâa se mit à creuser un trou à l’aide de sa dague magique particulièrement efficace. Puis, dès que les lunes apparurent, elle lança ses sortilèges de création d’eau pendant que les assoiffés buvaient à même le sol dans la cuvette qu’elle avait préparée.
Les jozhals étant arrivés en avance, ils avaient déjà fouillé la zone et mangeaient quelques racines et tubercules qu’ils avaient trouvés.
Poum : « Les végétaux ça ne fait pas des pets odorants, c’est là le problème. »
Pim : « Ce qui est important c’est d’avoir le ventre plein. »
Pam : « Je peux voir ta dague ? »
Alâa : « Serrez-vous les uns contre les autres, je vais monter la garde avec ces trois-là. La nuit va être longue, je le sens. »
Après avoir émis un vent bruyant mais sans odeur, Poum s’approcha d’Alâa, suivi des deux autres jozhals.
Poum : « Tu sais, je pourrais identifier les pouvoirs de ta dague, je suis très fort pour ça. »
Pam : « Moi je voudrais la voir ! Son pouvoir est plus fort la nuit, je le sens. Mais promis, je ne te la prendrai pas. »
Pim : « Mes frères sont vraiment doués dans leur domaine respectif, tu devrais accepter la proposition de Poum. »
Alâa sortit la dague de son étui. La lame d’obsidienne verte irradiait une lumière jaune. On pouvait distinguer les deux lunes en son centre. Elle la garda dans la paume de sa main tendue vers Poum.
Le jozhal fouilla sa besace et en sortit un petit scarabée marron qui bougeait les pattes en essayant de s’enfuir et une petite gemme. À la vue de l’insecte, Pim s’exclama : « Tu aurais pu le dire que tu avais une friandise croustillante ! »
Poum : « Je l’ai gardée pour l’identification de la dague. Une petite composante de ma conception, bien meilleure que les vers de terre qu’on utilise normalement. »
Pam, quant à lui, regardait fasciné l’arme illuminée.
Le jozhal mit le scarabée et la gemme dans sa bouche, posa sa main gauche sur la dague, et fit des mouvements avec l’autre main au-dessus. Puis il avala le tout en baragouinant dans un langage étrange, mélange de magie arcanique et cléricale.
Poum : « C’est une sorte d’arme d’acuité. Elle est très, très tranchante. Elle a la capacité de couper presque tout, mais pas seulement ce qu’il y a dans le plan matériel primaire, elle peut aussi trancher ce qui provient des plans astral, éthéré, des ombres ou le gris. Seul le métal peut l’arrêter. Et encore, je n’en suis pas sûr. Elle s’illumine la nuit comme une torche, même si elle n’est pas en plein air. Voilà ce que j’ai appris. Bon, je suis fatigué, je vais dormir un peu. »
Après ça, il s’allongea sur le sol et s’endormit immédiatement. Et à chaque mouvement de sa respiration on entendait un sifflement.
Alâa : « Et en plus il ronfle en dormant ! »
Pim : « Non. Il pète, tout simplement. Même en dormant. »
Pam : « Tu ne dors pas comme les autres mammifères toi ? »
Alâa : « Non. Mais c’est parce que je ne suis pas vraiment un mammifère. »
Pim : « Oui, j’ai remarqué que tu ne sentais pas comme les autres. »
Elle haussa les épaules et serra ses bras autour de son corps. Elle commençait à sentir le froid et savait qu’elle serait moins attentive le reste de la nuit. Mais les deux jozhals semblaient, eux, suffisamment réveillés pour compenser ce manque.
Le reste de la nuit se passa sans problème.
Au matin, la faim était présente dans les visages des amis d’Alâa. Aussi, Tobi décida de prendre les choses en main.
Tobi : « Voyager le ventre vide, c’est quelque chose que je ne sais pas faire. Je vais aller chasser. Il doit bien y avoir du lapin ou du baazrag dans le coin. »
Zeltheris : « Je viens avec toi. »
Elle avait avec elle son arc et ses flèches. Zeltheris et Panumo étaient les deux seuls à ne pas se retrouver sans la moitié de leurs armes. De plus, la bardesse avait le pied léger et pouvait donc suivre Tobi sans bruit.
Ils commencèrent à s’éloigner du campement improvisé en direction des amas rocheux environnants.
Tobi scrutait le sol pendant que Zeltheris le suivait. Soudain, après avoir dépassé un gros caillou d’un mètre de haut et d’un mètre vingt de long, ce dernier s’anima et se jeta sur les deux chasseurs, les prenant totalement par surprise.
La créature était une chelithe, une tortue géante carnivore que l’on trouve dans la région des Plateaux, en particulier dans les zones de landes rocailleuses ou d’amas rocheux. Grâce à son mimétisme naturel et à ses capacités psioniques, elle passe complètement inaperçue et attaque par surprise. Une autre de ses particularités est qu’elle possède six pattes, dont quatre sont utilisées pour le combat, et un puissant bec corné. C’est un adversaire redoutable.
C’est Tobi qui en fit les frais. La chelithe réussit à lui mettre un coup de patte et une morsure avant qu’il puisse se retourner.
Passé l’effet de surprise, Tobi se retourna pour se mettre en position de combat. Bien qu’ayant la même taille que la créature, il était un poids plume comparé à la tortue. Aussi misa-t-il sur l’esquive, car la chelithe est quand même un peu lente. Zeltheris préféra s’éloigner, elle savait qu’elle ne pourrait pas résister aux attaques de la bête et préférait utiliser ses flèches empoisonnées à distance. Le petit-homme et la demi-elfe crièrent pour appeler leurs camarades, mais ceux-ci étaient trop loin pour arriver à temps.
Le combat s’engagea, et la chelithe fut la plus rapide. Elle attaqua Tobi encore une fois, et ce coup-ci il subit deux coups de griffes et une morsure. Il essaya bien de lui rendre la pareille avec ses griffes de poing, mais les lames glissaient sur la carapace, tout comme les flèches de Zeltheris.
Pendant ce temps, leurs amis avaient entendu leurs cris de détresse et s’étaient tous précipités dans leur direction.
En attendant qu’ils arrivent, Tobi et Zeltheris essayaient de contenir la créature. Ils furent cette fois les plus rapides. Tobi frappa et réussit à entailler une des pattes du monstre qui recula. Zeltheris en profita pour faire feu. La première flèche ripa sur la carapace. La seconde put pénétrer juste en dessous de la carapace, à côté du cou. La tortue essaya bien d’attraper la flèche avec son bec pour la retirer, mais son cou n’était pas assez flexible et long. La chelithe commença à tituber et finit par s’effondrer au sol.
Tobi : « Bien joué Zeltheris ! Le petit déjeuner est servi ! C’est bon la tortue, ça a un goût de petit carru. Bon, va falloir la dépiauter maintenant. »
La demi-elfe était très fière. Elle improvisa une petite chanson tandis qu’Alâa, Grôm, Gubbr’ach et les trois jozhals arrivaient en courant.
Zeltheris : « La tortue à l’arsenic, nous promet ce pronostic, un bon repas au feu de bois, pour ne pas mourir ici-bas ! »
Après avoir vu l’animal et les blessures de Tobi, Panumo lança un sortilège de soins des blessures légères sur son compatriote pendant que celui-ci demandait qu’on retourne la bête pour la découper proprement. Les trois jozhals étaient particulièrement excités par l’idée de manger de la tortue.
Alâa découpa l’animal en suivant les indications du rôdeur, la dague lunaire tranchant sans effort. Poum était en train de dépouiller l’animal pour récupérer des morceaux de barbaque quand Tobi et Zeltheris lui crièrent d’arrêter car la viande avait été empoisonnée. Le jozhal cracha tout ce qu’il avait mis dans sa bouche et piaffa qu’on avait voulu l’assassiner.
Pim : « Si tu n’étais pas autant un morfale, tu aurais attendu qu’on fasse le partage. On va griller la viande, ça va être bon et sans danger. »
Des bandes de viande avaient été découpées par les mains habiles d’Alâa, et la carapace avait entièrement été nettoyée. Des morceaux de viande furent déposés dessus et chaque jozhal fit apparaître une épée de flamme dans sa main. Tous trois grillèrent la viande qui exhala une bonne odeur.
Après qu’ils eurent bien mangé, il restait encore de la viande qui fut mise dans la carapace, laquelle fut transportée par le demi-géant.
Pam : « Allez, direction la montagne ! On n’a plus beaucoup de chemin à faire maintenant. »
En effet, en suivant la direction indiquée par Pam, ils arrivèrent rapidement devant l’entrée d’une grotte.
Une sorte de vestibule large de quatre mètres et long de quelques mètres emmenait à l’intérieur où la caverne s’agrandissait pour mesurer dix mètres de diamètre et cinq mètres de haut.
La grotte était entièrement recouverte de cristaux bleus lumineux de toutes tailles, suffisamment larges pour qu’il soit possible de marcher dessus sans qu’ils se brisent et sans se blesser. Au fond de la salle on pouvait voir une statue de trois mètres de haut, faite d’un seul tenant dans un énorme cristal bleu.
Elle représentait un homme et une femme elfes, chacun étant collé dos à dos, mais ne formant qu’un seul corps avec une seule paire de bras visible. Les mains avaient six doigts, dont deux pouces.
Tout le monde regardait, abasourdi, la caverne, car c’était vraiment d’une grande beauté. Puis Pam prit la parole.
Pam : « Les cristaux ne sont pas magiques, ce sont des sortilèges de lumière qui donne cet aspect à la grotte, sûrement de la lumière éternelle. »
Soudain, une voix se fit entendre par tous.
Eldana :« Je suis Eldana, gardienne du Sanctuaire bleu, certains m’appellent la guérisseuse sous la montagne. J’ai besoin de votre aide pour retrouver deux cristaux qui ont été pris dans le sanctuaire. Je sais où ils se trouvent, mais je ne peux pas quitter cet endroit. Voulez-vous bien m’aider ? »
La voix était douce, et elle parlait avec un accent indéfinissable.
Tous échangeaient des regards étonnés, humanoïdes comme reptiles.
Alâa : « Où sont-ils ? »
Eldana : « L’un se trouve à quatre-vingts kilomètres vers l’est, dans une petite étendue d’eau claire. L’autre se trouve à quatre-vingts kilomètres au sud du premier, dans une ruine dans le désert. »
Ce fut Gubbr’ach qui mit tout le monde d’accord.
Gubbr’ach : « Sans notre équipement ça sera compliqué d’aller là-bas. Il faudrait qu’on puisse le récupérer en premier. »
Pim : « Oui ! Vous les humanoïdes n’êtes pas aussi bien adaptés que nous les jozhals à la survie dans le désert. Je propose que Poum nous fasses retourner à l’endroit où nous étions, puis que Pam nous fasse revenir ici. »
Tout le monde était d’accord. Poum ouvrit un portail que tous s’empressèrent de traverser. Chacun pu récupérer ses affaires. Puis ce fut au tour de Pam de créer un passage, et ils revinrent directement à leur point de départ.
Il ne leur restait plus qu’à se diriger vers l’est, ce qui prendrait au moins deux jours de trajet.
Le voyage fut fatiguant, car ils parcoururent une quarantaine de kilomètres dans la journée, ce qui est particulièrement éprouvant sous le soleil athasien. Mais heureusement, ils ne rencontrèrent personne.
À la fin du second jour, ils virent au loin apparaître quelques arbres, ce qui est typique d’une oasis. Mais ils aperçurent aussi des tentes. Il fut décidé que les jozhals ne viendraient pas avec eux et qu’ils attendraient à bonne distance en utilisant leur capacité de camouflage et qu’ils ne viendraient aider qu’en cas de besoin.
Aussi, c’est Tobi, Zeltheris, Panumo, Grôm, Gubbr’ach et Alâa qui s’approchèrent de l’oasis en essayant d’avoir l’air le plus amical possible.
En s’approchant, ils purent dénombrer douze tentes, dont deux beaucoup plus grandes et hautes que les autres. Puis ils furent aperçus, et des tentes sortirent en tout une quarantaine de personnes. La moitié avait des arcs, l’autre des masses en os et des boucliers en chitine ou des lances à double lame, elles aussi en os. Tous portaient des armures de cuir. Un demi-géant sortit d’une des grandes tentes. Il avait un énorme gourdin en bois de plus de deux mètres de long et une armure de cuir sur laquelle on pouvait apercevoir un symbole élémentaire, celui de l’eau. Un homme, qui avait également le symbole de l’eau dessiné sur son armure, le suivait.
Alâa préféra la discussion franche, plutôt que l’entourloupe, en attendant de savoir de quoi il retournait. Vu le nombre et l’équipement des habitants de l’oasis, tout autre action aurait été un suicide. Bien sûr, il y avait le risque que ce soient des pillards. Mais ils semblaient bien organisés, ce qui est plutôt rare pour des pillards.
Les hommes de l’oasis firent quelques remarques graveleuses en voyant les deux jeunes femmes et le demi-géant s’approcha et engagea la discussion.
Durg : « Bienvenue dans mon oasis. Je suis Durg, et vous êtes dans ma flaque. » Il souriait tout en montrant le petit bassin d’eau parfaitement transparent, de dix mètres dans sa plus grande longueur, qui était le centre de de l’oasis.
Durg : « Et si vous ne comptez pas souiller mon eau, je serai ravi de vous aider du mieux que je peux. »
Alâa : « Tu es un prêtre de l’eau, n’est-ce pas ? Je m’appelle Alâa, et je suis aussi une prêtresse, mais un peu spéciale. J’ai moi-même des affinités avec l’eau, et j’ai une requête à te soumettre. »
Durg : « Je t’écoute. »
Alâa : « Nous sommes venus chercher un morceau de cristal bleu qui se trouve dans le bassin d’eau de ton oasis. Je ne sais pas comment il y est arrivé, mais le renseignement qui nous a permis d’arriver jusqu’à toi était bon, car nous ne savons même pas où nous sommes. »
Durg : « Nous sommes à environ cent kilomètres au sud-ouest de Celik, une ancienne ville qui est dirigée par la maison marchande Mareneth. Nous sommes dans la zone connue sous le nom des dunes infinies. »
Alâa : « Je n’ai jamais entendu parler de Celik, mais je vois où se trouvent les dunes sans fin. C’est en dessous de Balic et de Kalidnay. »
Durg : « C’est exactement ça. Et tu dis que dans ma flaque se trouve un cristal bleu ? »
Alâa : « Oui, et si tu le permets je peux plonger dans l’eau pour le rechercher. »
Les hommes de l’oasis s’étaient tous regroupés autour des aventuriers et de Durg depuis le début de la discussion. Aux paroles d’Alâa, il y eut à nouveau des commentaires douteux et ciblés sur la jeune femme.
« Oui, déshabilles-toi qu’on te mate un peu. » « Faudrait pas souiller l’eau avec tes vêtements… »
Gubbr’ach commença à élever la voix quand il entendit ça, en demandant fermement à ce qu’on se calme. Il avait redressé son lotulis en bronze d’une façon menaçante.
Il fut instantanément appuyé par Durg.
Durg : « Silence vous autres ! Ce sont des invités, et qui plus est, c’est une prêtresse elle aussi. Les seigneurs de l’eau me l’on dit. Tu n’auras pas besoin de te déshabiller. Je vais d’abord parler à l’eau pour voir si c’est vrai. »
L’élémentaliste se leva et s’approcha du bassin. Il se pencha dessus pour mettre sa bouche dans l’eau et il parla, dans l’eau. Ça faisait des bulles. Ça dura quelques minutes, puis il se redressa en riant.
Durg : « Tu as raison, il y a bien un cristal dans la flaque, et ça fait longtemps qu’il y est. Je vais te le ramasser. »
Il posa ses deux mains sur l’eau et récita des paroles cléricales. L’eau commença ensuite à se réduire, son niveau baissa rapidement pour arriver tout au fond. Alors, le soleil rasant du soir fit briller quelque chose que le demi-géant récupéra et ramena vers sa jeune consœur pendant que l’eau reprenait sa place dans le bassin.
Durg : « Voilà ton cristal. Je ne pensais pas trouver quelque chose dans mon oasis je dois dire. Non pas que je ne te crois pas, mais le soleil d’Athas tape sur la tête de beaucoup de personnes. »
Alâa : « Je te remercie Durg. Notre première mission est réussie. »
Durg : « Ah ! Encore une flaque à explorer ? » lui répondit-il en souriant.
Alâa : « Non. Des ruines dans le sud, à environ quatre-vingts kilomètres d’ici. »
Durg : « Hum ! C’est le début des terres mortes, un endroit maudit. Faites très attention, les morts rôdent dans ces contrées, et ils ne veulent pas du bien aux vivants. »
Alâa : « Nous ferons très attention. Nous voudrions t’acheter un peu de nourriture, pour compléter nos provisions pour un jour ou deux. »
Durg : « Dantos, mon apprenti, va te vendre ça. Vous passerez la nuit ici. Je vous invite sous ma tente, si vous supportez les ronflements. »
Alâa : « Mes amis sont déjà habitués aux ronflements de Gubbr’ach. Quant à moi, je prie Ral et Guthay la nuit. Je resterai devant la tente. »
Le désert se transforma en amas rocheux quand l’arrivée de la nuit les surprit.
Ils étaient presque tous assoiffés et déshydratés. Sur les conseils de Tobi, Alâa se mit à creuser un trou à l’aide de sa dague magique particulièrement efficace. Puis, dès que les lunes apparurent, elle lança ses sortilèges de création d’eau pendant que les assoiffés buvaient à même le sol dans la cuvette qu’elle avait préparée.
Les jozhals étant arrivés en avance, ils avaient déjà fouillé la zone et mangeaient quelques racines et tubercules qu’ils avaient trouvés.
Poum : « Les végétaux ça ne fait pas des pets odorants, c’est là le problème. »
Pim : « Ce qui est important c’est d’avoir le ventre plein. »
Pam : « Je peux voir ta dague ? »
Alâa : « Serrez-vous les uns contre les autres, je vais monter la garde avec ces trois-là. La nuit va être longue, je le sens. »
Après avoir émis un vent bruyant mais sans odeur, Poum s’approcha d’Alâa, suivi des deux autres jozhals.
Poum : « Tu sais, je pourrais identifier les pouvoirs de ta dague, je suis très fort pour ça. »
Pam : « Moi je voudrais la voir ! Son pouvoir est plus fort la nuit, je le sens. Mais promis, je ne te la prendrai pas. »
Pim : « Mes frères sont vraiment doués dans leur domaine respectif, tu devrais accepter la proposition de Poum. »
Alâa sortit la dague de son étui. La lame d’obsidienne verte irradiait une lumière jaune. On pouvait distinguer les deux lunes en son centre. Elle la garda dans la paume de sa main tendue vers Poum.
Le jozhal fouilla sa besace et en sortit un petit scarabée marron qui bougeait les pattes en essayant de s’enfuir et une petite gemme. À la vue de l’insecte, Pim s’exclama : « Tu aurais pu le dire que tu avais une friandise croustillante ! »
Poum : « Je l’ai gardée pour l’identification de la dague. Une petite composante de ma conception, bien meilleure que les vers de terre qu’on utilise normalement. »
Pam, quant à lui, regardait fasciné l’arme illuminée.
Le jozhal mit le scarabée et la gemme dans sa bouche, posa sa main gauche sur la dague, et fit des mouvements avec l’autre main au-dessus. Puis il avala le tout en baragouinant dans un langage étrange, mélange de magie arcanique et cléricale.
Poum : « C’est une sorte d’arme d’acuité. Elle est très, très tranchante. Elle a la capacité de couper presque tout, mais pas seulement ce qu’il y a dans le plan matériel primaire, elle peut aussi trancher ce qui provient des plans astral, éthéré, des ombres ou le gris. Seul le métal peut l’arrêter. Et encore, je n’en suis pas sûr. Elle s’illumine la nuit comme une torche, même si elle n’est pas en plein air. Voilà ce que j’ai appris. Bon, je suis fatigué, je vais dormir un peu. »
Après ça, il s’allongea sur le sol et s’endormit immédiatement. Et à chaque mouvement de sa respiration on entendait un sifflement.
Alâa : « Et en plus il ronfle en dormant ! »
Pim : « Non. Il pète, tout simplement. Même en dormant. »
Pam : « Tu ne dors pas comme les autres mammifères toi ? »
Alâa : « Non. Mais c’est parce que je ne suis pas vraiment un mammifère. »
Pim : « Oui, j’ai remarqué que tu ne sentais pas comme les autres. »
Elle haussa les épaules et serra ses bras autour de son corps. Elle commençait à sentir le froid et savait qu’elle serait moins attentive le reste de la nuit. Mais les deux jozhals semblaient, eux, suffisamment réveillés pour compenser ce manque.
Le reste de la nuit se passa sans problème.
Au matin, la faim était présente dans les visages des amis d’Alâa. Aussi, Tobi décida de prendre les choses en main.
Tobi : « Voyager le ventre vide, c’est quelque chose que je ne sais pas faire. Je vais aller chasser. Il doit bien y avoir du lapin ou du baazrag dans le coin. »
Zeltheris : « Je viens avec toi. »
Elle avait avec elle son arc et ses flèches. Zeltheris et Panumo étaient les deux seuls à ne pas se retrouver sans la moitié de leurs armes. De plus, la bardesse avait le pied léger et pouvait donc suivre Tobi sans bruit.
Ils commencèrent à s’éloigner du campement improvisé en direction des amas rocheux environnants.
Tobi scrutait le sol pendant que Zeltheris le suivait. Soudain, après avoir dépassé un gros caillou d’un mètre de haut et d’un mètre vingt de long, ce dernier s’anima et se jeta sur les deux chasseurs, les prenant totalement par surprise.
La créature était une chelithe, une tortue géante carnivore que l’on trouve dans la région des Plateaux, en particulier dans les zones de landes rocailleuses ou d’amas rocheux. Grâce à son mimétisme naturel et à ses capacités psioniques, elle passe complètement inaperçue et attaque par surprise. Une autre de ses particularités est qu’elle possède six pattes, dont quatre sont utilisées pour le combat, et un puissant bec corné. C’est un adversaire redoutable.
C’est Tobi qui en fit les frais. La chelithe réussit à lui mettre un coup de patte et une morsure avant qu’il puisse se retourner.
Passé l’effet de surprise, Tobi se retourna pour se mettre en position de combat. Bien qu’ayant la même taille que la créature, il était un poids plume comparé à la tortue. Aussi misa-t-il sur l’esquive, car la chelithe est quand même un peu lente. Zeltheris préféra s’éloigner, elle savait qu’elle ne pourrait pas résister aux attaques de la bête et préférait utiliser ses flèches empoisonnées à distance. Le petit-homme et la demi-elfe crièrent pour appeler leurs camarades, mais ceux-ci étaient trop loin pour arriver à temps.
Le combat s’engagea, et la chelithe fut la plus rapide. Elle attaqua Tobi encore une fois, et ce coup-ci il subit deux coups de griffes et une morsure. Il essaya bien de lui rendre la pareille avec ses griffes de poing, mais les lames glissaient sur la carapace, tout comme les flèches de Zeltheris.
Pendant ce temps, leurs amis avaient entendu leurs cris de détresse et s’étaient tous précipités dans leur direction.
En attendant qu’ils arrivent, Tobi et Zeltheris essayaient de contenir la créature. Ils furent cette fois les plus rapides. Tobi frappa et réussit à entailler une des pattes du monstre qui recula. Zeltheris en profita pour faire feu. La première flèche ripa sur la carapace. La seconde put pénétrer juste en dessous de la carapace, à côté du cou. La tortue essaya bien d’attraper la flèche avec son bec pour la retirer, mais son cou n’était pas assez flexible et long. La chelithe commença à tituber et finit par s’effondrer au sol.
Tobi : « Bien joué Zeltheris ! Le petit déjeuner est servi ! C’est bon la tortue, ça a un goût de petit carru. Bon, va falloir la dépiauter maintenant. »
La demi-elfe était très fière. Elle improvisa une petite chanson tandis qu’Alâa, Grôm, Gubbr’ach et les trois jozhals arrivaient en courant.
Zeltheris : « La tortue à l’arsenic, nous promet ce pronostic, un bon repas au feu de bois, pour ne pas mourir ici-bas ! »
Après avoir vu l’animal et les blessures de Tobi, Panumo lança un sortilège de soins des blessures légères sur son compatriote pendant que celui-ci demandait qu’on retourne la bête pour la découper proprement. Les trois jozhals étaient particulièrement excités par l’idée de manger de la tortue.
Alâa découpa l’animal en suivant les indications du rôdeur, la dague lunaire tranchant sans effort. Poum était en train de dépouiller l’animal pour récupérer des morceaux de barbaque quand Tobi et Zeltheris lui crièrent d’arrêter car la viande avait été empoisonnée. Le jozhal cracha tout ce qu’il avait mis dans sa bouche et piaffa qu’on avait voulu l’assassiner.
Pim : « Si tu n’étais pas autant un morfale, tu aurais attendu qu’on fasse le partage. On va griller la viande, ça va être bon et sans danger. »
Des bandes de viande avaient été découpées par les mains habiles d’Alâa, et la carapace avait entièrement été nettoyée. Des morceaux de viande furent déposés dessus et chaque jozhal fit apparaître une épée de flamme dans sa main. Tous trois grillèrent la viande qui exhala une bonne odeur.
Après qu’ils eurent bien mangé, il restait encore de la viande qui fut mise dans la carapace, laquelle fut transportée par le demi-géant.
Pam : « Allez, direction la montagne ! On n’a plus beaucoup de chemin à faire maintenant. »
En effet, en suivant la direction indiquée par Pam, ils arrivèrent rapidement devant l’entrée d’une grotte.
Une sorte de vestibule large de quatre mètres et long de quelques mètres emmenait à l’intérieur où la caverne s’agrandissait pour mesurer dix mètres de diamètre et cinq mètres de haut.
La grotte était entièrement recouverte de cristaux bleus lumineux de toutes tailles, suffisamment larges pour qu’il soit possible de marcher dessus sans qu’ils se brisent et sans se blesser. Au fond de la salle on pouvait voir une statue de trois mètres de haut, faite d’un seul tenant dans un énorme cristal bleu.
Elle représentait un homme et une femme elfes, chacun étant collé dos à dos, mais ne formant qu’un seul corps avec une seule paire de bras visible. Les mains avaient six doigts, dont deux pouces.
Tout le monde regardait, abasourdi, la caverne, car c’était vraiment d’une grande beauté. Puis Pam prit la parole.
Pam : « Les cristaux ne sont pas magiques, ce sont des sortilèges de lumière qui donne cet aspect à la grotte, sûrement de la lumière éternelle. »
Soudain, une voix se fit entendre par tous.
Eldana :« Je suis Eldana, gardienne du Sanctuaire bleu, certains m’appellent la guérisseuse sous la montagne. J’ai besoin de votre aide pour retrouver deux cristaux qui ont été pris dans le sanctuaire. Je sais où ils se trouvent, mais je ne peux pas quitter cet endroit. Voulez-vous bien m’aider ? »
La voix était douce, et elle parlait avec un accent indéfinissable.
Tous échangeaient des regards étonnés, humanoïdes comme reptiles.
Alâa : « Où sont-ils ? »
Eldana : « L’un se trouve à quatre-vingts kilomètres vers l’est, dans une petite étendue d’eau claire. L’autre se trouve à quatre-vingts kilomètres au sud du premier, dans une ruine dans le désert. »
Ce fut Gubbr’ach qui mit tout le monde d’accord.
Gubbr’ach : « Sans notre équipement ça sera compliqué d’aller là-bas. Il faudrait qu’on puisse le récupérer en premier. »
Pim : « Oui ! Vous les humanoïdes n’êtes pas aussi bien adaptés que nous les jozhals à la survie dans le désert. Je propose que Poum nous fasses retourner à l’endroit où nous étions, puis que Pam nous fasse revenir ici. »
Tout le monde était d’accord. Poum ouvrit un portail que tous s’empressèrent de traverser. Chacun pu récupérer ses affaires. Puis ce fut au tour de Pam de créer un passage, et ils revinrent directement à leur point de départ.
Il ne leur restait plus qu’à se diriger vers l’est, ce qui prendrait au moins deux jours de trajet.
Le voyage fut fatiguant, car ils parcoururent une quarantaine de kilomètres dans la journée, ce qui est particulièrement éprouvant sous le soleil athasien. Mais heureusement, ils ne rencontrèrent personne.
À la fin du second jour, ils virent au loin apparaître quelques arbres, ce qui est typique d’une oasis. Mais ils aperçurent aussi des tentes. Il fut décidé que les jozhals ne viendraient pas avec eux et qu’ils attendraient à bonne distance en utilisant leur capacité de camouflage et qu’ils ne viendraient aider qu’en cas de besoin.
Aussi, c’est Tobi, Zeltheris, Panumo, Grôm, Gubbr’ach et Alâa qui s’approchèrent de l’oasis en essayant d’avoir l’air le plus amical possible.
En s’approchant, ils purent dénombrer douze tentes, dont deux beaucoup plus grandes et hautes que les autres. Puis ils furent aperçus, et des tentes sortirent en tout une quarantaine de personnes. La moitié avait des arcs, l’autre des masses en os et des boucliers en chitine ou des lances à double lame, elles aussi en os. Tous portaient des armures de cuir. Un demi-géant sortit d’une des grandes tentes. Il avait un énorme gourdin en bois de plus de deux mètres de long et une armure de cuir sur laquelle on pouvait apercevoir un symbole élémentaire, celui de l’eau. Un homme, qui avait également le symbole de l’eau dessiné sur son armure, le suivait.
Alâa préféra la discussion franche, plutôt que l’entourloupe, en attendant de savoir de quoi il retournait. Vu le nombre et l’équipement des habitants de l’oasis, tout autre action aurait été un suicide. Bien sûr, il y avait le risque que ce soient des pillards. Mais ils semblaient bien organisés, ce qui est plutôt rare pour des pillards.
Les hommes de l’oasis firent quelques remarques graveleuses en voyant les deux jeunes femmes et le demi-géant s’approcha et engagea la discussion.
Durg : « Bienvenue dans mon oasis. Je suis Durg, et vous êtes dans ma flaque. » Il souriait tout en montrant le petit bassin d’eau parfaitement transparent, de dix mètres dans sa plus grande longueur, qui était le centre de de l’oasis.
Durg : « Et si vous ne comptez pas souiller mon eau, je serai ravi de vous aider du mieux que je peux. »
Alâa : « Tu es un prêtre de l’eau, n’est-ce pas ? Je m’appelle Alâa, et je suis aussi une prêtresse, mais un peu spéciale. J’ai moi-même des affinités avec l’eau, et j’ai une requête à te soumettre. »
Durg : « Je t’écoute. »
Alâa : « Nous sommes venus chercher un morceau de cristal bleu qui se trouve dans le bassin d’eau de ton oasis. Je ne sais pas comment il y est arrivé, mais le renseignement qui nous a permis d’arriver jusqu’à toi était bon, car nous ne savons même pas où nous sommes. »
Durg : « Nous sommes à environ cent kilomètres au sud-ouest de Celik, une ancienne ville qui est dirigée par la maison marchande Mareneth. Nous sommes dans la zone connue sous le nom des dunes infinies. »
Alâa : « Je n’ai jamais entendu parler de Celik, mais je vois où se trouvent les dunes sans fin. C’est en dessous de Balic et de Kalidnay. »
Durg : « C’est exactement ça. Et tu dis que dans ma flaque se trouve un cristal bleu ? »
Alâa : « Oui, et si tu le permets je peux plonger dans l’eau pour le rechercher. »
Les hommes de l’oasis s’étaient tous regroupés autour des aventuriers et de Durg depuis le début de la discussion. Aux paroles d’Alâa, il y eut à nouveau des commentaires douteux et ciblés sur la jeune femme.
« Oui, déshabilles-toi qu’on te mate un peu. » « Faudrait pas souiller l’eau avec tes vêtements… »
Gubbr’ach commença à élever la voix quand il entendit ça, en demandant fermement à ce qu’on se calme. Il avait redressé son lotulis en bronze d’une façon menaçante.
Il fut instantanément appuyé par Durg.
Durg : « Silence vous autres ! Ce sont des invités, et qui plus est, c’est une prêtresse elle aussi. Les seigneurs de l’eau me l’on dit. Tu n’auras pas besoin de te déshabiller. Je vais d’abord parler à l’eau pour voir si c’est vrai. »
L’élémentaliste se leva et s’approcha du bassin. Il se pencha dessus pour mettre sa bouche dans l’eau et il parla, dans l’eau. Ça faisait des bulles. Ça dura quelques minutes, puis il se redressa en riant.
Durg : « Tu as raison, il y a bien un cristal dans la flaque, et ça fait longtemps qu’il y est. Je vais te le ramasser. »
Il posa ses deux mains sur l’eau et récita des paroles cléricales. L’eau commença ensuite à se réduire, son niveau baissa rapidement pour arriver tout au fond. Alors, le soleil rasant du soir fit briller quelque chose que le demi-géant récupéra et ramena vers sa jeune consœur pendant que l’eau reprenait sa place dans le bassin.
Durg : « Voilà ton cristal. Je ne pensais pas trouver quelque chose dans mon oasis je dois dire. Non pas que je ne te crois pas, mais le soleil d’Athas tape sur la tête de beaucoup de personnes. »
Alâa : « Je te remercie Durg. Notre première mission est réussie. »
Durg : « Ah ! Encore une flaque à explorer ? » lui répondit-il en souriant.
Alâa : « Non. Des ruines dans le sud, à environ quatre-vingts kilomètres d’ici. »
Durg : « Hum ! C’est le début des terres mortes, un endroit maudit. Faites très attention, les morts rôdent dans ces contrées, et ils ne veulent pas du bien aux vivants. »
Alâa : « Nous ferons très attention. Nous voudrions t’acheter un peu de nourriture, pour compléter nos provisions pour un jour ou deux. »
Durg : « Dantos, mon apprenti, va te vendre ça. Vous passerez la nuit ici. Je vous invite sous ma tente, si vous supportez les ronflements. »
Alâa : « Mes amis sont déjà habitués aux ronflements de Gubbr’ach. Quant à moi, je prie Ral et Guthay la nuit. Je resterai devant la tente. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Betanaelle
- Dracoliche
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- Inscription : Lun 18 Oct 2021 22:29
- Localisation : Colombes
- Version de D&D préférée : AD&D2
- Univers de D&D préféré : Dark Sun
- Race : Thri-kreen
- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 8 - Chapitre 9 – Le dhaot – Les spectres étincelants (2 jours) (24/03/2024)
Chapitre 9 – Le dhaot – Les spectres étincelants (2 jours) (24/03/2024)
Le lendemain, ils saluèrent Durg et se dirigèrent vers le sud. En chemin, ils furent rejoints par les jozhals qui ne cachèrent pas leur déception lorsqu’ils s’aperçurent que le cristal n’était pas magique.
Le voyage se déroula sans encombre pour la première journée, et la nuit fut également tranquille. La deuxième journée se passa elle aussi sans incident. En fin de journée, ils s’arrêtèrent pour le bivouac à la limite entre les dunes et des amas rocheux et pensaient ne plus être très loin de l’endroit présumé où se trouvait le second cristal.
Panumo, voulant savoir s’il y avait des cadavres à proximité, décida de lancer le sortilège cairn noir, ce qui devait lui prendre une heure. Et alors que Tobi faisait un tour d’inspection autour du camp, celui-ci eut la surprise de voir un petite-gens sortir inopinément de derrière un rocher et de lui faire des gestes de la main.
Tobi : « Hé ! Mais qu’est-ce que tu fais là toi ? Viens par ici. » lui dit-il dans sa langue maternelle.
Il avait l’air d’avoir erré depuis des semaines, si ce n’est plus, en survivant du mieux qu’il pouvait. Il portait un pantalon court et un gilet de cuir. Une expression triste marquait son visage poussiéreux et en sueur.
Le petite-gens s’approcha silencieusement de Tobi et ce dernier s’aperçut qu’il y avait un problème, car il était à moitié translucide.
Tobi : « Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ? »
Karti : « Je suis Karti. Je veux rentrer chez moi. Est-ce que tu peux me ramener dans le Versant forestier ? »
Tobi : « Oui, c’est d’accord. Mais d’abord mes amis et moi on a quelque chose à faire dans le coin. On cherche une sorte de ruine où il y a un cristal bleu. »
Karti : « C’est là où je suis, et ce n’est pas un bon endroit. Il y fait froid et noir. Et il n’y a pas d’arbre vivant. C’est par-là, à dix kilomètres. » Le spectre montrait le sud.
Tobi : « On va y aller demain, promis. »
Karti : « Merci mon frère, merci. »
Le spectre devint invisible et disparut soudain de la vue de Tobi. Ce dernier s’en retourna au bivouac.
Après avoir terminé son incantation, Panumo assura qu’il n’y avait pas de cadavre dans un rayon de six kilomètres : « Promis juré ! Le sortilège du cairn noir est très précis, surtout quand c’est moi qui le lance. »
C’est à ce moment-là que Tobi arriva. Il avait entendu les paroles de Panumo et annonça : « Ce qu’on recherche se trouve à dix kilomètres au sud de notre position, et il y a au moins un cadavre là-bas. »
Panumo : « Comment tu sais ça, toi ? »
Tobi : « C’est simple. J’ai ramassé des pierres blanches. Je me suis frotté le derrière avec. J’ai craché dessus et hop ! Je l’ai su. »
Il souriait de la bonne blague qu’il venait de faire au druide.
Tobi : « Non, en fait j’ai fait une rencontre spéciale. » Puis il raconta sa rencontre avec le spectre.
Alâa : « C’est un dhaot, un esprit qui n’a pas trouvé le repos car il est mort loin de chez lui. Il erre indéfiniment tant qu’un vivant n’a pas ramené ses restes pour l’enterrer là où il vivait. Certains sont plus insistants que d’autres. Ils peuvent faire peur avec des rêves et des cauchemars, mais c’est tout. On va le retrouver et le ramener, le pauvre. »
Le reste de la nuit se passa normalement et au matin le dhaot revint. Apparu à une dizaine de mètres des aventuriers, il leur montra la direction du sud en parlant dans la langue des petites-gens.
Karti : « Par-là ! Par-là ! Vite ! Vite ! » traduisit Tobi.
Le dhaot précédait le groupe d’aventuriers accompagné des jozhals. Ils marchèrent une heure environ jusqu’à arriver dans une zone d’amas rocheux lugubre et par endroit recouverte d’une fine pellicule noire et brillante. Au loin, sous le soleil du début de matinée, on pouvait apercevoir une barre noire à l’horizon qui brillait sous la lumière de l’astre. Les terres mortes n’étaient pas très loin, et des effluves du magma qui avait créé l’obsidienne qui recouvrait désormais la zone étaient parvenues jusqu’ici.
Devant les aventuriers se dressait un tertre d’une dizaine de mètres de haut, entouré d’arbres morts, noirs, à moitié calcinés et partiellement recouverts d’obsidienne. Il y avait aussi une douzaine de trous qui menaient à l’intérieur de la petite colline.
L’endroit était sinistre et triste. Pam était néanmoins excité.
Pam : « Il y a un truc magique là-dedans, je le sens. Argh ! »
Soudain, des spectres jaillirent des trous en criant. De petits êtres enveloppés de lumière rougeoyante voletaient dans les airs. Mesurant environ soixante à quatre-vingt-dix centimètres de haut, il y avait au sommet de leur forme translucide une tête de petite taille, avec de très grandes oreilles pointues, de longs cheveux flottants et des dents pointues.
Affamés des vivants, ils se précipitèrent sur les aventuriers.
Karti avait disparu et les jozhals opérèrent un demi-tour pour s’enfuir en courant.
La mêlée s’engagea. Chacun des aventuriers fut attaqué par deux des créatures qui étaient très rapides. Panumo utilisa un sort de bénédiction sur ses pierres de fronde, Tobi usa de ses griffes, Gubbr’ach de son lotulis, Grôm de sa hache, Alâa sortit sa dague, Zeltheris recula et prépara son arc. Les créatures attaquèrent en premier. Seul Grôm et Gubbr’ach furent mordus. Et quand ce fut au tour du groupe de répliquer, seule Alâa trancha une des têtes avec sa dague, ce qui fit disparaître la créature dans une gerbe lumineuse. Gubbr’ach toucha la forme spectrale, mais le coup ne lui fit aucun dégât. Une des flèches de Zeltheris parvint néanmoins à toucher un crâne et occasionner des dommages.
Alâa : « Visez les têtes ! Elles sont solides, pas comme le reste du corps. »
La précision avait de l’importance, et les aventuriers prirent l’avantage à ce moment-là. Alâa trancha le second mort-vivant qui était sur elle, et là aussi ce fut dans une gerbe de lumière. Tobi put en toucher un autre, ainsi que Gubbr’ach. Deux petits crânes tombèrent au sol. Panumo lança une de ses pierres qui toucha. Quant à Zeltheris, elle avait opté finalement pour la magie. Les deux projectiles magiques fusèrent de ses mains et touchèrent les deux monstres qui cherchaient à la mordre.
Les spectres répliquèrent. Gubbr’ach fut mordu, ainsi que Grôm. Mais s’il ne se passa rien de spécial pour le demi-géant. Le mûl, quant à lui, se retrouva paralysé et chuta au sol, sous les cris de joie des deux monstres qui allaient faire ripaille. Les autres créatures ratèrent leurs attaques.
Excités par l’odeur du sang, les deux morts-vivants se jetèrent sur Grôm et le mordirent chacun sauvagement. En retour, Alâa et Zeltheris les détruisirent pendant que Tobi, Panumo et Gubbr’ach terminaient les leurs.
Zeltheris : « Quelles petites cochonneries ces choses lumineuses ! »
Alâa : « Lumineuses et maudites. »
Il fallut plusieurs minutes pour que Grôm récupère de la paralysie. Le mûl fut soigné par Panumo alors qu’il n’avait pas encore recouvré sa mobilité.
Le dhaot était revenu. Toujours suppliant, il montrait du doigt un des trous tout en pleurnichant.
Karti : « Dans ce trou, c’est là que je suis. Ramenez-moi vite… »
Les jozhals aussi finirent par revenir.
Les trous mesuraient un mètre de diamètre et à peine un mètre de longueur. Ils emmenaient sur une pièce unique, ronde, de deux mètres de diamètre.
Pendant ce temps, Zeltheris inspectait les crânes. Plus petits que ceux des petite-gens, les crânes étaient allongés, mais avec des orbites remplies de moisissures et de champignons, des dents pourries et en décomposition mais particulièrement bien aiguisées. Elle essaya de récupérer cette moisissure, mais dès qu’elle eut quitté les crânes elle partit en poussière.
Tobi s’insinua dans le trou que montrait le spectre. Il trouva des ossements qui correspondaient bien à ceux d’un petite-gens, la lanière de cuir d’une fronde en parfait état, ainsi que plusieurs pièces d’argent. Il ramena sa découverte à l’extérieur.
Pam : « Oh ! La belle fronde magique ! »
Il est vrai qu’elle était belle, faite dans la peau résistante d’un kirre, mais tannée d’une façon inconnue. Elle avait une couleur marron avec des reflets rouges.
Il y avait deux squelettes un plus loin, visiblement des humains. Leurs vêtements avaient disparu. Seuls leurs os blanchis et quelques pièces d’argent étaient visibles.
Et dans chaque trou il y avait plusieurs pièces d’argent.
Karti était de plus en plus insistant, il avait l’air encore plus terrorisé que d’habitude.
Karti : « Vite ! Vite ! Il faut y aller maintenant ! »
Tobi : « Attend, on n’a pas trouvé le cristal. »
Grôm : « Eh ! C’est vrai, qu’on n’a pas encore trouvé le cristal. »
À ce moment-là, un bruit de pas se fit entendre sur le tertre. Et un rire démoniaque fit sursauter tout le monde. Un nain complètement écorché se trouvait là. Il n’avait plus de peau. Seuls ses muscles de couleur marron étaient visibles, et ses yeux brillaient d’une lueur rouge comme si des braises s’y trouvaient. Dans une de ses mains, il tenait un cristal bleu transparent. Et dans l’autre, une hache d’obsidienne.
Trevus : « Il est à moi. À moi ! Vous ne l’aurez jamais. »
Ils étaient face à un banshee, un nain mort-vivant.
Le lendemain, ils saluèrent Durg et se dirigèrent vers le sud. En chemin, ils furent rejoints par les jozhals qui ne cachèrent pas leur déception lorsqu’ils s’aperçurent que le cristal n’était pas magique.
Le voyage se déroula sans encombre pour la première journée, et la nuit fut également tranquille. La deuxième journée se passa elle aussi sans incident. En fin de journée, ils s’arrêtèrent pour le bivouac à la limite entre les dunes et des amas rocheux et pensaient ne plus être très loin de l’endroit présumé où se trouvait le second cristal.
Panumo, voulant savoir s’il y avait des cadavres à proximité, décida de lancer le sortilège cairn noir, ce qui devait lui prendre une heure. Et alors que Tobi faisait un tour d’inspection autour du camp, celui-ci eut la surprise de voir un petite-gens sortir inopinément de derrière un rocher et de lui faire des gestes de la main.
Tobi : « Hé ! Mais qu’est-ce que tu fais là toi ? Viens par ici. » lui dit-il dans sa langue maternelle.
Il avait l’air d’avoir erré depuis des semaines, si ce n’est plus, en survivant du mieux qu’il pouvait. Il portait un pantalon court et un gilet de cuir. Une expression triste marquait son visage poussiéreux et en sueur.
Le petite-gens s’approcha silencieusement de Tobi et ce dernier s’aperçut qu’il y avait un problème, car il était à moitié translucide.
Tobi : « Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ? »
Karti : « Je suis Karti. Je veux rentrer chez moi. Est-ce que tu peux me ramener dans le Versant forestier ? »
Tobi : « Oui, c’est d’accord. Mais d’abord mes amis et moi on a quelque chose à faire dans le coin. On cherche une sorte de ruine où il y a un cristal bleu. »
Karti : « C’est là où je suis, et ce n’est pas un bon endroit. Il y fait froid et noir. Et il n’y a pas d’arbre vivant. C’est par-là, à dix kilomètres. » Le spectre montrait le sud.
Tobi : « On va y aller demain, promis. »
Karti : « Merci mon frère, merci. »
Le spectre devint invisible et disparut soudain de la vue de Tobi. Ce dernier s’en retourna au bivouac.
Après avoir terminé son incantation, Panumo assura qu’il n’y avait pas de cadavre dans un rayon de six kilomètres : « Promis juré ! Le sortilège du cairn noir est très précis, surtout quand c’est moi qui le lance. »
C’est à ce moment-là que Tobi arriva. Il avait entendu les paroles de Panumo et annonça : « Ce qu’on recherche se trouve à dix kilomètres au sud de notre position, et il y a au moins un cadavre là-bas. »
Panumo : « Comment tu sais ça, toi ? »
Tobi : « C’est simple. J’ai ramassé des pierres blanches. Je me suis frotté le derrière avec. J’ai craché dessus et hop ! Je l’ai su. »
Il souriait de la bonne blague qu’il venait de faire au druide.
Tobi : « Non, en fait j’ai fait une rencontre spéciale. » Puis il raconta sa rencontre avec le spectre.
Alâa : « C’est un dhaot, un esprit qui n’a pas trouvé le repos car il est mort loin de chez lui. Il erre indéfiniment tant qu’un vivant n’a pas ramené ses restes pour l’enterrer là où il vivait. Certains sont plus insistants que d’autres. Ils peuvent faire peur avec des rêves et des cauchemars, mais c’est tout. On va le retrouver et le ramener, le pauvre. »
Le reste de la nuit se passa normalement et au matin le dhaot revint. Apparu à une dizaine de mètres des aventuriers, il leur montra la direction du sud en parlant dans la langue des petites-gens.
Karti : « Par-là ! Par-là ! Vite ! Vite ! » traduisit Tobi.
Le dhaot précédait le groupe d’aventuriers accompagné des jozhals. Ils marchèrent une heure environ jusqu’à arriver dans une zone d’amas rocheux lugubre et par endroit recouverte d’une fine pellicule noire et brillante. Au loin, sous le soleil du début de matinée, on pouvait apercevoir une barre noire à l’horizon qui brillait sous la lumière de l’astre. Les terres mortes n’étaient pas très loin, et des effluves du magma qui avait créé l’obsidienne qui recouvrait désormais la zone étaient parvenues jusqu’ici.
Devant les aventuriers se dressait un tertre d’une dizaine de mètres de haut, entouré d’arbres morts, noirs, à moitié calcinés et partiellement recouverts d’obsidienne. Il y avait aussi une douzaine de trous qui menaient à l’intérieur de la petite colline.
L’endroit était sinistre et triste. Pam était néanmoins excité.
Pam : « Il y a un truc magique là-dedans, je le sens. Argh ! »
Soudain, des spectres jaillirent des trous en criant. De petits êtres enveloppés de lumière rougeoyante voletaient dans les airs. Mesurant environ soixante à quatre-vingt-dix centimètres de haut, il y avait au sommet de leur forme translucide une tête de petite taille, avec de très grandes oreilles pointues, de longs cheveux flottants et des dents pointues.
Affamés des vivants, ils se précipitèrent sur les aventuriers.
Karti avait disparu et les jozhals opérèrent un demi-tour pour s’enfuir en courant.
La mêlée s’engagea. Chacun des aventuriers fut attaqué par deux des créatures qui étaient très rapides. Panumo utilisa un sort de bénédiction sur ses pierres de fronde, Tobi usa de ses griffes, Gubbr’ach de son lotulis, Grôm de sa hache, Alâa sortit sa dague, Zeltheris recula et prépara son arc. Les créatures attaquèrent en premier. Seul Grôm et Gubbr’ach furent mordus. Et quand ce fut au tour du groupe de répliquer, seule Alâa trancha une des têtes avec sa dague, ce qui fit disparaître la créature dans une gerbe lumineuse. Gubbr’ach toucha la forme spectrale, mais le coup ne lui fit aucun dégât. Une des flèches de Zeltheris parvint néanmoins à toucher un crâne et occasionner des dommages.
Alâa : « Visez les têtes ! Elles sont solides, pas comme le reste du corps. »
La précision avait de l’importance, et les aventuriers prirent l’avantage à ce moment-là. Alâa trancha le second mort-vivant qui était sur elle, et là aussi ce fut dans une gerbe de lumière. Tobi put en toucher un autre, ainsi que Gubbr’ach. Deux petits crânes tombèrent au sol. Panumo lança une de ses pierres qui toucha. Quant à Zeltheris, elle avait opté finalement pour la magie. Les deux projectiles magiques fusèrent de ses mains et touchèrent les deux monstres qui cherchaient à la mordre.
Les spectres répliquèrent. Gubbr’ach fut mordu, ainsi que Grôm. Mais s’il ne se passa rien de spécial pour le demi-géant. Le mûl, quant à lui, se retrouva paralysé et chuta au sol, sous les cris de joie des deux monstres qui allaient faire ripaille. Les autres créatures ratèrent leurs attaques.
Excités par l’odeur du sang, les deux morts-vivants se jetèrent sur Grôm et le mordirent chacun sauvagement. En retour, Alâa et Zeltheris les détruisirent pendant que Tobi, Panumo et Gubbr’ach terminaient les leurs.
Zeltheris : « Quelles petites cochonneries ces choses lumineuses ! »
Alâa : « Lumineuses et maudites. »
Il fallut plusieurs minutes pour que Grôm récupère de la paralysie. Le mûl fut soigné par Panumo alors qu’il n’avait pas encore recouvré sa mobilité.
Le dhaot était revenu. Toujours suppliant, il montrait du doigt un des trous tout en pleurnichant.
Karti : « Dans ce trou, c’est là que je suis. Ramenez-moi vite… »
Les jozhals aussi finirent par revenir.
Les trous mesuraient un mètre de diamètre et à peine un mètre de longueur. Ils emmenaient sur une pièce unique, ronde, de deux mètres de diamètre.
Pendant ce temps, Zeltheris inspectait les crânes. Plus petits que ceux des petite-gens, les crânes étaient allongés, mais avec des orbites remplies de moisissures et de champignons, des dents pourries et en décomposition mais particulièrement bien aiguisées. Elle essaya de récupérer cette moisissure, mais dès qu’elle eut quitté les crânes elle partit en poussière.
Tobi s’insinua dans le trou que montrait le spectre. Il trouva des ossements qui correspondaient bien à ceux d’un petite-gens, la lanière de cuir d’une fronde en parfait état, ainsi que plusieurs pièces d’argent. Il ramena sa découverte à l’extérieur.
Pam : « Oh ! La belle fronde magique ! »
Il est vrai qu’elle était belle, faite dans la peau résistante d’un kirre, mais tannée d’une façon inconnue. Elle avait une couleur marron avec des reflets rouges.
Il y avait deux squelettes un plus loin, visiblement des humains. Leurs vêtements avaient disparu. Seuls leurs os blanchis et quelques pièces d’argent étaient visibles.
Et dans chaque trou il y avait plusieurs pièces d’argent.
Karti était de plus en plus insistant, il avait l’air encore plus terrorisé que d’habitude.
Karti : « Vite ! Vite ! Il faut y aller maintenant ! »
Tobi : « Attend, on n’a pas trouvé le cristal. »
Grôm : « Eh ! C’est vrai, qu’on n’a pas encore trouvé le cristal. »
À ce moment-là, un bruit de pas se fit entendre sur le tertre. Et un rire démoniaque fit sursauter tout le monde. Un nain complètement écorché se trouvait là. Il n’avait plus de peau. Seuls ses muscles de couleur marron étaient visibles, et ses yeux brillaient d’une lueur rouge comme si des braises s’y trouvaient. Dans une de ses mains, il tenait un cristal bleu transparent. Et dans l’autre, une hache d’obsidienne.
Trevus : « Il est à moi. À moi ! Vous ne l’aurez jamais. »
Ils étaient face à un banshee, un nain mort-vivant.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 8 - – Le banshee – Retour au sanctuaire – Retour à fort Thétys – Retour à l’avant-poste (7 jours) (07/04/2024)
Chapitre 10 – Le banshee – Retour au sanctuaire – Retour à fort Thétys – Retour à l’avant-poste (7 jours) (07/04/2024)
Totalement surpris, ils avaient tous regardé la créature qui était apparue au sommet du tertre et avaient croisé son regard brûlant de haine. Soudain, une rage folle commença à les submerger. Les deux petites-gens et le mûl résistèrent à la folie meurtrière qui s’emparaient d’eux, mais Alâa, Gubbr’ach et Zeltheris y succombèrent. Les deux femmes avaient promptement sorti leurs dagues et le demi-géant avait armé son lotulis en se plaçant en position de combat contre ses alliés.
Le banshee était descendu du tertre pour se rapprocher des aventuriers. La situation était mal engagée. Se battre à trois contre quatre n’était certainement pas ce qu’ils avaient envisagé le matin même, surtout face à la force brute de Gubbr’ach et à la dague enchantée d’Alâa. Heureusement que Zeltheris n’avait plus de poison sur sa dague…
Tobi : « Hé ! Les frères ! Vous ne pouvez pas faire quelque chose pour nos amis ? Vous voyez bien qu’ils ne sont pas dans leur état normal, ils sont comme enragés ! » dit-il tout en faisant tournoyer sa fronde.
Pim : « Immobilisation ! »
Pam : « Oui, immobilisation. »
Poum : « Immobilisa-prout ! »
Alâa fut la plus rapide, elle donna un méchant coup de dague à Grôm pendant que Panumo envoyait une de ses pierres sur le banshee. Zeltheris rata son attaque. Tobi et Grôm esquivaient les coups alliés tout en cherchant à toucher le mort-vivant. La pierre qu’envoya Tobi rebondit sur le monstre sans lui faire le moindre dégât, et ce dernier se rua sur le petit-homme et le blessa avec son arme tandis que Grôm lui assenait un coup de hache de bataille qui l’entailla. Le demi-géant, emporté par son élan, rata lui aussi son attaque sur Grôm.
Pendant ce temps, Panumo était en train de contourner le banshee avec l’intention de récupérer la pierre qu’il avait lancée. Les trois jozhals lancèrent en même temps sur chacune des personnes enragées un sortilège d’immobilisation qui les arrêta toutes les trois instantanément.
Tobi, avait pris ses griffes de poing en acier et réussit à atteindre et lacérer le banshee, mais Grôm rata son attaque. Le banshee rata également la sienne, et Panumo réussit à le toucher avec sa pierre bénite qui disparut après avoir touché le mort-vivant.
Pim : « Pierres bénites ! »
Pam : « Oui, pierres bénites. »
Poum : « Pierres béni-prout ! »
Les jozhals se mirent à ramasser plusieurs pierres sur le sol tout en marmonnant des paroles incantatoires. Puis ils lancèrent leurs pierres sur le nain. Touchée à plusieurs reprises, la créature se désagrégea entièrement pour tomber en poussière.
Tobi en profita pour ramasser la hache d’obsidienne et le cristal.
Grôm : « On a eu chaud ! »
Panumo : « Qu’est-ce qu’on fait d’eux maintenant ? »
Pam : « Oh ! La jolie dague magique ! »
Tobi : « Laisse la dague Pam ! On devrait s’enfuir avant que les autres ne soient plus immobilisés, on ne sait pas combien de temps va durer leur rage, et ils sont plus rapides que nous. »
Pim : « Parle pour toi ! » dit le jozhal en partant en courant, suivi de ses deux frères.
Panumo : « Attendez-moi ! »
Grôm : « Attendez-nous ! »
Tobi : « Vous allez vous perdre sans moi ! »
L’immobilisation prit fin avant la rage. Alâa, Gubbr’ach et Zeltheris chargèrent à la poursuite de leur infortunés compagnons. Le demi-géant faisait des enjambées énormes, il n’aurait pas fallu très longtemps avant qu’il ne rattrape les deux petites-gens. Mais la rage cessa avant, et les trois pris de folie s’arrêtèrent, hagards, pendant quelques instants.
Alâa, Gubbr’ach, Zeltheris : « Hé ! Pourquoi vous courez ? »
Tobi, Panumo et Grôm s’arrêtèrent eux aussi. Les jozhals mirent plus longtemps à s’arrêter car ils étaient déjà loin en raison de leur grande vitesse. Ils finirent quand même par opérer un demi-tour pour revenir vers le groupe d’aventuriers.
C’est à ce moment-là que l’esprit du petite-gens réapparut. Encore en partie transparent, il avait toujours un visage triste et semblait anxieux.
Karti : « Vite ! Il ne faut pas rester là. Dès que la nuit sera tombée, il reviendra. »
Tobi : « Oui, on va partir. Hé, les jozhals ! Faudrait peut-être retourner au Sanctuaire bleu maintenant qu’on a le cristal ? »
Pim était d’accord. Il demanda à Pam d’ouvrir un portail qu’ils traversèrent tous rapidement, y compris le dhaot, l’esprit fantôme. Ils se retrouvèrent à l’endroit du bivouac, mais pas directement devant l’entrée du sanctuaire. Panumo voulait absolument méditer pour pouvoir changer de sortilèges. Les autres voulaient se reposer après la journée angoissante avec les morts-vivants. Ils mangèrent donc le reste de chelithe, puis passèrent tous la nuit à se reposer, exceptions faites d’Alâa et des jozhals qui ne dormaient pas.
Le lendemain, ils se rendirent au sanctuaire. Une fois entrés, ils entendirent les paroles d’Eldana, toujours invisible, qui s’adressait à eux.
Eldana : « Je suis heureuse de votre retour. Je vois que vous avez réussi la quête que je vous ai demandée. Pouvez-vous me donner les deux cristaux maintenant ? »
Panumo cherchait comme toujours des réponses et n’était pas trop pressé de rendre les cristaux.
Panumo : « Comment savais-tu où se trouvaient les cristaux ? Est-ce qu’ils étaient là-bas depuis longtemps ? Pourquoi ne te montres-tu pas ? »
Une forme spectrale apparut alors derrière la statue et s’avança vers le groupe tout en se matérialisant.
C’était une elfe, avec de longs cheveux blonds. Elle portait une robe avec une cape et avait une grande dague et un carquois à la ceinture ainsi qu’un arc dans le dos. Elle était belle, si on aimait les elfes, et son visage était empreint de sagesse.
Eldana : « Me voici. Je sais où se trouvent les cristaux car j’ai un moyen de retrouver les objets que je connais. Et oui, cela fait très longtemps que je les recherche. »
Alâa demanda à Tobi de donner les deux cristaux à Eldana, même si Panumo n’était pas totalement d’accord.
Eldana : « Je vous remercie. »
Elle récupéra les cristaux qu’elle alla remettre en place dans le sanctuaire puis revint vers le groupe d’aventuriers. Eldana sortit des fruits bleus de sous sa cape. Elle en remit un à chacun, y compris aux jozhals.
Eldana : « Ces fruits vous soigneront si vous êtes blessés physiquement. Allez en paix maintenant. »
Elle disparut soudainement pendant que Pam s’extasiait devant la grosse prune qu’il avait dans la main.
Pam : « Par la terre nourricière, un fruit magique ! Et hop dans le sac. Héhéhé ! »
Panumo : « C’est toujours bon à prendre, mais je me demande qui est réellement cette Eldana. Peut-être est-ce une créature de la septième dimension qui cherche à faire manger des fruits empoisonnés qui transforment les gens en zombis dans le but de conquérir Athas ! »
Zeltheris : « Elle est juste ce qu’elle a dit, une guérisseuse qui fait des potions. »
Alâa : « J’ai ma petite idée sur la question. »
Tobi : « Bon, est-ce que messieurs les jozhals peuvent maintenant nous ramener de là où on est parti à cause d’eux ? Ça serait bien de rentrer. »
Tous sortirent du Sanctuaire bleu et Poum ouvrit un portail qui les ramena dans la montagne au nord du fort Thétys.
Là, ils se séparèrent. Les jhozals partirent vers l’ouest, en direction de l’oasis perdue. Quant aux aventuriers, ils partirent vers le sud, en direction du fort.
Au bout d’une journée de marche, ils furent en vue du fort. Et après y être entrés, ils allèrent voir Bartoche le mûl pour faire leur rapport.
Terre à terre, le mûl ne crut pas trop à la venue du dragon et pensait plutôt à une raie des nuages, l’un des plus terrifiants prédateurs du désert, mais bien moindre que le dragon. Qui plus est, seul le résultat l’intéressait. Savoir qu’il n’y avait plus beaucoup de giths dans la région lui suffisait.
Les aventuriers allaient pouvoir se reposer et faire le plein de nourriture et d’eau pour le retour, car il y avait bien cinq journées de voyage à bonne allure pour rejoindre l’avant-poste 10.
Gubbr’ach retourna voir les artisans à qui il avait demandé de lui fabriquer une sorte de harnais pour lui permettre d’emmener les deux petites-gens et récupéra son tonneau d’eau et de la nourriture. Finalement, tout cela ne lui coûta pas très cher. Il utilisa une partie des pièces d’argent qu’ils avaient récupérées lors de leur expédition vers les territoires proches des terres mortes.
Après une nuit de repos, ils prirent congés du fort et de Bartoche. Gubbr’ach était tout heureux de pouvoir utiliser son harnais. Les deux petites-gens n’étaient pas trop mécontents, c’était un progrès en matière de confort.
Ils avaient cinq jours de marche avant de rejoindre l’avant-poste. Et une fois à destination, beaucoup d’histoires à raconter.
Totalement surpris, ils avaient tous regardé la créature qui était apparue au sommet du tertre et avaient croisé son regard brûlant de haine. Soudain, une rage folle commença à les submerger. Les deux petites-gens et le mûl résistèrent à la folie meurtrière qui s’emparaient d’eux, mais Alâa, Gubbr’ach et Zeltheris y succombèrent. Les deux femmes avaient promptement sorti leurs dagues et le demi-géant avait armé son lotulis en se plaçant en position de combat contre ses alliés.
Le banshee était descendu du tertre pour se rapprocher des aventuriers. La situation était mal engagée. Se battre à trois contre quatre n’était certainement pas ce qu’ils avaient envisagé le matin même, surtout face à la force brute de Gubbr’ach et à la dague enchantée d’Alâa. Heureusement que Zeltheris n’avait plus de poison sur sa dague…
Tobi : « Hé ! Les frères ! Vous ne pouvez pas faire quelque chose pour nos amis ? Vous voyez bien qu’ils ne sont pas dans leur état normal, ils sont comme enragés ! » dit-il tout en faisant tournoyer sa fronde.
Pim : « Immobilisation ! »
Pam : « Oui, immobilisation. »
Poum : « Immobilisa-prout ! »
Alâa fut la plus rapide, elle donna un méchant coup de dague à Grôm pendant que Panumo envoyait une de ses pierres sur le banshee. Zeltheris rata son attaque. Tobi et Grôm esquivaient les coups alliés tout en cherchant à toucher le mort-vivant. La pierre qu’envoya Tobi rebondit sur le monstre sans lui faire le moindre dégât, et ce dernier se rua sur le petit-homme et le blessa avec son arme tandis que Grôm lui assenait un coup de hache de bataille qui l’entailla. Le demi-géant, emporté par son élan, rata lui aussi son attaque sur Grôm.
Pendant ce temps, Panumo était en train de contourner le banshee avec l’intention de récupérer la pierre qu’il avait lancée. Les trois jozhals lancèrent en même temps sur chacune des personnes enragées un sortilège d’immobilisation qui les arrêta toutes les trois instantanément.
Tobi, avait pris ses griffes de poing en acier et réussit à atteindre et lacérer le banshee, mais Grôm rata son attaque. Le banshee rata également la sienne, et Panumo réussit à le toucher avec sa pierre bénite qui disparut après avoir touché le mort-vivant.
Pim : « Pierres bénites ! »
Pam : « Oui, pierres bénites. »
Poum : « Pierres béni-prout ! »
Les jozhals se mirent à ramasser plusieurs pierres sur le sol tout en marmonnant des paroles incantatoires. Puis ils lancèrent leurs pierres sur le nain. Touchée à plusieurs reprises, la créature se désagrégea entièrement pour tomber en poussière.
Tobi en profita pour ramasser la hache d’obsidienne et le cristal.
Grôm : « On a eu chaud ! »
Panumo : « Qu’est-ce qu’on fait d’eux maintenant ? »
Pam : « Oh ! La jolie dague magique ! »
Tobi : « Laisse la dague Pam ! On devrait s’enfuir avant que les autres ne soient plus immobilisés, on ne sait pas combien de temps va durer leur rage, et ils sont plus rapides que nous. »
Pim : « Parle pour toi ! » dit le jozhal en partant en courant, suivi de ses deux frères.
Panumo : « Attendez-moi ! »
Grôm : « Attendez-nous ! »
Tobi : « Vous allez vous perdre sans moi ! »
L’immobilisation prit fin avant la rage. Alâa, Gubbr’ach et Zeltheris chargèrent à la poursuite de leur infortunés compagnons. Le demi-géant faisait des enjambées énormes, il n’aurait pas fallu très longtemps avant qu’il ne rattrape les deux petites-gens. Mais la rage cessa avant, et les trois pris de folie s’arrêtèrent, hagards, pendant quelques instants.
Alâa, Gubbr’ach, Zeltheris : « Hé ! Pourquoi vous courez ? »
Tobi, Panumo et Grôm s’arrêtèrent eux aussi. Les jozhals mirent plus longtemps à s’arrêter car ils étaient déjà loin en raison de leur grande vitesse. Ils finirent quand même par opérer un demi-tour pour revenir vers le groupe d’aventuriers.
C’est à ce moment-là que l’esprit du petite-gens réapparut. Encore en partie transparent, il avait toujours un visage triste et semblait anxieux.
Karti : « Vite ! Il ne faut pas rester là. Dès que la nuit sera tombée, il reviendra. »
Tobi : « Oui, on va partir. Hé, les jozhals ! Faudrait peut-être retourner au Sanctuaire bleu maintenant qu’on a le cristal ? »
Pim était d’accord. Il demanda à Pam d’ouvrir un portail qu’ils traversèrent tous rapidement, y compris le dhaot, l’esprit fantôme. Ils se retrouvèrent à l’endroit du bivouac, mais pas directement devant l’entrée du sanctuaire. Panumo voulait absolument méditer pour pouvoir changer de sortilèges. Les autres voulaient se reposer après la journée angoissante avec les morts-vivants. Ils mangèrent donc le reste de chelithe, puis passèrent tous la nuit à se reposer, exceptions faites d’Alâa et des jozhals qui ne dormaient pas.
Le lendemain, ils se rendirent au sanctuaire. Une fois entrés, ils entendirent les paroles d’Eldana, toujours invisible, qui s’adressait à eux.
Eldana : « Je suis heureuse de votre retour. Je vois que vous avez réussi la quête que je vous ai demandée. Pouvez-vous me donner les deux cristaux maintenant ? »
Panumo cherchait comme toujours des réponses et n’était pas trop pressé de rendre les cristaux.
Panumo : « Comment savais-tu où se trouvaient les cristaux ? Est-ce qu’ils étaient là-bas depuis longtemps ? Pourquoi ne te montres-tu pas ? »
Une forme spectrale apparut alors derrière la statue et s’avança vers le groupe tout en se matérialisant.
C’était une elfe, avec de longs cheveux blonds. Elle portait une robe avec une cape et avait une grande dague et un carquois à la ceinture ainsi qu’un arc dans le dos. Elle était belle, si on aimait les elfes, et son visage était empreint de sagesse.
Eldana : « Me voici. Je sais où se trouvent les cristaux car j’ai un moyen de retrouver les objets que je connais. Et oui, cela fait très longtemps que je les recherche. »
Alâa demanda à Tobi de donner les deux cristaux à Eldana, même si Panumo n’était pas totalement d’accord.
Eldana : « Je vous remercie. »
Elle récupéra les cristaux qu’elle alla remettre en place dans le sanctuaire puis revint vers le groupe d’aventuriers. Eldana sortit des fruits bleus de sous sa cape. Elle en remit un à chacun, y compris aux jozhals.
Eldana : « Ces fruits vous soigneront si vous êtes blessés physiquement. Allez en paix maintenant. »
Elle disparut soudainement pendant que Pam s’extasiait devant la grosse prune qu’il avait dans la main.
Pam : « Par la terre nourricière, un fruit magique ! Et hop dans le sac. Héhéhé ! »
Panumo : « C’est toujours bon à prendre, mais je me demande qui est réellement cette Eldana. Peut-être est-ce une créature de la septième dimension qui cherche à faire manger des fruits empoisonnés qui transforment les gens en zombis dans le but de conquérir Athas ! »
Zeltheris : « Elle est juste ce qu’elle a dit, une guérisseuse qui fait des potions. »
Alâa : « J’ai ma petite idée sur la question. »
Tobi : « Bon, est-ce que messieurs les jozhals peuvent maintenant nous ramener de là où on est parti à cause d’eux ? Ça serait bien de rentrer. »
Tous sortirent du Sanctuaire bleu et Poum ouvrit un portail qui les ramena dans la montagne au nord du fort Thétys.
Là, ils se séparèrent. Les jhozals partirent vers l’ouest, en direction de l’oasis perdue. Quant aux aventuriers, ils partirent vers le sud, en direction du fort.
Au bout d’une journée de marche, ils furent en vue du fort. Et après y être entrés, ils allèrent voir Bartoche le mûl pour faire leur rapport.
Terre à terre, le mûl ne crut pas trop à la venue du dragon et pensait plutôt à une raie des nuages, l’un des plus terrifiants prédateurs du désert, mais bien moindre que le dragon. Qui plus est, seul le résultat l’intéressait. Savoir qu’il n’y avait plus beaucoup de giths dans la région lui suffisait.
Les aventuriers allaient pouvoir se reposer et faire le plein de nourriture et d’eau pour le retour, car il y avait bien cinq journées de voyage à bonne allure pour rejoindre l’avant-poste 10.
Gubbr’ach retourna voir les artisans à qui il avait demandé de lui fabriquer une sorte de harnais pour lui permettre d’emmener les deux petites-gens et récupéra son tonneau d’eau et de la nourriture. Finalement, tout cela ne lui coûta pas très cher. Il utilisa une partie des pièces d’argent qu’ils avaient récupérées lors de leur expédition vers les territoires proches des terres mortes.
Après une nuit de repos, ils prirent congés du fort et de Bartoche. Gubbr’ach était tout heureux de pouvoir utiliser son harnais. Les deux petites-gens n’étaient pas trop mécontents, c’était un progrès en matière de confort.
Ils avaient cinq jours de marche avant de rejoindre l’avant-poste. Et une fois à destination, beaucoup d’histoires à raconter.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
- Betanaelle
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- Inscription : Lun 18 Oct 2021 22:29
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Livre 8 - Chapitre 11 – Retour à l’avant-poste – Les lirrs des montagnes (2 jours) (14/04/2024)
Chapitre 11 – Retour à l’avant-poste – Les lirrs des montagnes (2 jours) (14/04/2024)
Les cinq journées de voyage s’étaient passées de façon plutôt sereine, ce qui était toujours apprécié sur Athas. À leur arrivée, ils furent fêtés par tous et après le repas de Belma ils durent raconter leurs aventures.
Alâa : « Pas tout en une seule fois, sinon vous ne pourrez pas aller vous coucher. Ça ne me gêne pas de ne pas dormir, mais vous n’êtes pas faits comme moi. Alors voilà ce qu’il s’est passé au début… »
Après avoir raconté le début de leurs aventures jusqu’à Kalidnay et leur rencontre avec le mort-vivant Sekdo Azeg, Belma envoya tout le monde se coucher car « Il y en a qui doivent travailler demain. »
Gatling aurait aimé croiser le fer avec une telle créature et était intéressée pour partir là-bas si l’occasion se présentait. Grendel, qui avait écouté l’histoire avec attention, vint voir Alâa et ses compagnons d’aventures juste après.
Grendel : « J’aurai besoin de vos services pour aller traquer des lirrs des montagnes que j’ai pistés récemment. Ils ne sont pas très loin de l’avant-poste, et comme ce sont de redoutables prédateurs, je préférerais les éliminer rapidement avant qu’ils ne puissent s’attaquer à l’un de nous pendant que nous sommes à l’extérieur du fort. »
Bien sûr, ils étaient tous partants, même si peu d’entre eux avaient déjà vu un de ces redoutables lézards de près.
Grendel : « Il faudra partir à l’aube. Nous avons une à deux heures de marche avant d’y arriver. Puis il faudra se mettre à l’affût. »
Alâa : « Est-ce que ça peut attendre après-demain ? Car demain nous devons aller à l’orée de la forêt, nous avons une petite chose rapide à faire. »
Tobi : « Oui, il faut qu’on enterre un compatriote qu’on a trouvé. Mais vous aurez les explications dans la suite des histoires qu’Alâa va raconter. »
Grendel : « Pas de problème, ça peut attendre une journée. »
Le lendemain, ils se rendirent à l’orée de la forêt. Karti était avec eux sur le trajet. Il avait aperçu au loin les grands arbres et pour la première fois un sourire sur son visage spectral était visible.
Karti : « Maison ! Maison ! »
Tobi : « Je te l’avais promis. »
Le spectre désigna un arbre et tous se mirent à creuser, même Gubbr’ach. Puis, quand les os y furent déposés et recouverts de terre, ils virent le spectre s’allonger au sol à l’emplacement où avait été mis son squelette et disparaître définitivement.
Alâa : « Tobi, tu as de la saleté dans le coin des yeux. »
Tobi : « Oui ! Oui ! Saleté de terre, je m’en suis mis partout. » dit-il tout se frottant le visage, ce qui eut pour effet de mettre de la terre là où il n’y en avait pas.
Panumo : « Rentrons maintenant, il fera un excellent protecteur pour la forêt. »
Après leur retour, chacun participa aux tâches habituelles de l’avant-poste, jusqu’au soir. Et après le repas, à la veillée, Alâa continua son récit avec le fort Thétys, la poursuite des giths et la Horde.
Alâa : « La suite demain soir, car nous devons nous lever tôt pour aider Grendel à chasser des lirrs. »
Malgré les protestations des hommes, Belma eut comme toujours le dernier mot et tous allèrent se coucher, sauf Alâa qui rejoignit les gardes dehors pour leur tenir compagnie et leur raconter à eux aussi les aventures.
Le lendemain matin, Alâa alla réveiller ses amis un peu avant l’aube, pour qu’ils se préparent à partir. Quand Grendel les rejoignit dans la cour de l’avant-poste, Gubbr’ach avait mis son harnais et les deux petite-gens étaient déjà installés.
Le demi-elfe guida la compagnie le long des contreforts de la Cordillère jusqu’à arriver dans une zone d’amas rocheux où il fit un geste de la main pour prévenir de ne pas faire de bruit.
Le problème avec les lirrs, c’est qu’ils rugissent dès le début du combat, provoquant une onde sonore très puissante capable d’étourdir même un demi-géant.
Une tactique fut mise au point rapidement. Panumo lancerait un sortilège de silence sur Gubbra’ach, ce dernier pourrait donc se précipiter sur les lirrs dès qu’ils seraient visibles et, ne faisant aucun bruit, il les surprendrait. Ainsi, leurs rugissements ne lui feraient rien. Il ne resterait plus à chacun qu’à utiliser toutes ses compétences pour les attaquer ; à distance pour Grendel, Alâa, Zeltheris et Panumo, puis au contact pour Gubbr’ach, Grôm et Tobi. Ce dernier décida de partir avec le demi-géant, pour leur sauter dessus quand ils arriveraient au contact.
Cinq lirrs apparurent soudain entre les rochers. De presque deux mètres de long sur un mètre vingt de haut, ils avaient des griffes acérées sur toutes leurs pattes et leurs membres postérieurs étaient particulièrement musclés. Mais ils avaient surtout de grandes collerettes de chitine sur l’arrière du cou et sur la queue. Ces collerettes sont habituellement très colorées chez les lirrs communs, mais sur les lirrs des montagnes, elles sont ternes, de couleur marron clair, comme leur peau, pour mieux se fondre dans l’environnement.
Ils étaient à vingt mètres, et Panumo lança son sortilège sur Gubbr’ach. Le demi-géant s’élança sur les cinq lézards qui ne virent que trop tard l’arrivée de l’imposant gladiateur se précipitant sur eux.
Totalement surpris, ils se mirent instantanément à rugir dans sa direction, mais les cris n’arrêtèrent pas le colosse, il n’entendait rien, pas plus que Tobi qui ballottait sur son épaule comme un cavalier est ballotté par un inix en colère.
Zeltheris en profita pour lancer un sortilège de toile d’araignée sur le regroupement d’animaux. Le sortilège fonctionna très bien ; quatre des lirrs furent attrapés dans la masse de fils gluants, mais le dernier réussit à s’échapper en faisant un bon de plusieurs mètres de haut sur presque dix mètres de longueur.
Gubbr’ach, emporté dans son élan et parfaitement surpris par l’arrivée de la toile d’araignée, rata totalement son coup de lotulis qui frappa le sol violemment mais sans bruit. Le demi-géant se rattrapa de justesse avant de tomber dans la toile. Heureusement, Tobi put sauter au sol avant de se faire piétiner et il décida d’attaquer la créature qui s’était soustraite au sort et était libre de ses mouvements.
Grôm avait suivi avec sa hache naine, lui aussi se jeta sur celui qui était libre et le frappa. Alâa avait attendu de voir ce qu’il se passait. Elle fit une rapide passe avec ses doigts et deux projectiles magiques fusèrent dans la direction du lirr assailli ; étant libre, il était le plus dangereux pour ses amis. Grendel avait déjà bandé son arc et tira lui aussi sur la créature prise pour cible par la bande.
Le lirr n’eut pas le temps de réagir qu’il était déjà mort.
Si s’en était fini pour l’animal qui n’était pas empêtré, le combat continua cependant. Les guerriers se retournèrent contre ceux qui étaient dans la toile d’araignée. Il fallait s’approcher d’eux, et alors ils pourraient riposter.
Les coups pleuvaient et la magie aussi. Gubbr’ach fit un moulinet avec son lotulis, frappant alternativement deux lirrs. Le premier fut tué sur le coup, le second subit une blessure critique. Puis, les projectiles magiques arrivèrent sur lui et il succomba sous les missiles envoyés par Alâa et Zeltheris. Panumo lança une bénédiction sur des pierres de fronde.
Il ne restait plus que deux lirrs. Grôm frappa le troisième deux fois, et il ne le toucha qu’une fois. Mais s’étant trop rapproché, le lirr réussit à lui porter deux coups de griffes. Grendel le toucha une fois avec ses flèches.
Le round de combat suivant, Alâa put encore une fois lancer ses projectiles magiques. Grôm frappa et toucha, mais il se fit encore une fois attaquer et reçut une morsure et un coup de griffes. Tobi réussit une de ses attaques. Panumo toucha avec sa fronde, ainsi que Grendel avec ses flèches. Gubbr’ach lui aussi réussit une de ses attaques. Seule Zeltheris rata sa cible avec son arc qu’elle avait saisi entre temps. Un quatrième lézard géant succomba à ses blessures.
Le lirr restant était mal en point, il chercha à attaquer Tobi, qu’il rata, et le semi-homme finit de lui régler son compte.
Le combat prit fin, tous les lézards étaient morts.
Panumo soigna les blessures de Grôm et de Tobi. Puis, quand le sort de toile d’araignée expira, ils purent récupérer les corps des lézards. Gubbr’ach en prit trois sous le bras, Grôm et Grendel un chacun.
Tobi : « Va falloir préparer cette bonne viande en arrivant. »
Alâa : « Oui. Et ce soir je raconterai la suite de nos aventures, quand les jozhals sont arrivés et m’ont volé ma dague lunaire. »
Les cinq journées de voyage s’étaient passées de façon plutôt sereine, ce qui était toujours apprécié sur Athas. À leur arrivée, ils furent fêtés par tous et après le repas de Belma ils durent raconter leurs aventures.
Alâa : « Pas tout en une seule fois, sinon vous ne pourrez pas aller vous coucher. Ça ne me gêne pas de ne pas dormir, mais vous n’êtes pas faits comme moi. Alors voilà ce qu’il s’est passé au début… »
Après avoir raconté le début de leurs aventures jusqu’à Kalidnay et leur rencontre avec le mort-vivant Sekdo Azeg, Belma envoya tout le monde se coucher car « Il y en a qui doivent travailler demain. »
Gatling aurait aimé croiser le fer avec une telle créature et était intéressée pour partir là-bas si l’occasion se présentait. Grendel, qui avait écouté l’histoire avec attention, vint voir Alâa et ses compagnons d’aventures juste après.
Grendel : « J’aurai besoin de vos services pour aller traquer des lirrs des montagnes que j’ai pistés récemment. Ils ne sont pas très loin de l’avant-poste, et comme ce sont de redoutables prédateurs, je préférerais les éliminer rapidement avant qu’ils ne puissent s’attaquer à l’un de nous pendant que nous sommes à l’extérieur du fort. »
Bien sûr, ils étaient tous partants, même si peu d’entre eux avaient déjà vu un de ces redoutables lézards de près.
Grendel : « Il faudra partir à l’aube. Nous avons une à deux heures de marche avant d’y arriver. Puis il faudra se mettre à l’affût. »
Alâa : « Est-ce que ça peut attendre après-demain ? Car demain nous devons aller à l’orée de la forêt, nous avons une petite chose rapide à faire. »
Tobi : « Oui, il faut qu’on enterre un compatriote qu’on a trouvé. Mais vous aurez les explications dans la suite des histoires qu’Alâa va raconter. »
Grendel : « Pas de problème, ça peut attendre une journée. »
Le lendemain, ils se rendirent à l’orée de la forêt. Karti était avec eux sur le trajet. Il avait aperçu au loin les grands arbres et pour la première fois un sourire sur son visage spectral était visible.
Karti : « Maison ! Maison ! »
Tobi : « Je te l’avais promis. »
Le spectre désigna un arbre et tous se mirent à creuser, même Gubbr’ach. Puis, quand les os y furent déposés et recouverts de terre, ils virent le spectre s’allonger au sol à l’emplacement où avait été mis son squelette et disparaître définitivement.
Alâa : « Tobi, tu as de la saleté dans le coin des yeux. »
Tobi : « Oui ! Oui ! Saleté de terre, je m’en suis mis partout. » dit-il tout se frottant le visage, ce qui eut pour effet de mettre de la terre là où il n’y en avait pas.
Panumo : « Rentrons maintenant, il fera un excellent protecteur pour la forêt. »
Après leur retour, chacun participa aux tâches habituelles de l’avant-poste, jusqu’au soir. Et après le repas, à la veillée, Alâa continua son récit avec le fort Thétys, la poursuite des giths et la Horde.
Alâa : « La suite demain soir, car nous devons nous lever tôt pour aider Grendel à chasser des lirrs. »
Malgré les protestations des hommes, Belma eut comme toujours le dernier mot et tous allèrent se coucher, sauf Alâa qui rejoignit les gardes dehors pour leur tenir compagnie et leur raconter à eux aussi les aventures.
Le lendemain matin, Alâa alla réveiller ses amis un peu avant l’aube, pour qu’ils se préparent à partir. Quand Grendel les rejoignit dans la cour de l’avant-poste, Gubbr’ach avait mis son harnais et les deux petite-gens étaient déjà installés.
Le demi-elfe guida la compagnie le long des contreforts de la Cordillère jusqu’à arriver dans une zone d’amas rocheux où il fit un geste de la main pour prévenir de ne pas faire de bruit.
Le problème avec les lirrs, c’est qu’ils rugissent dès le début du combat, provoquant une onde sonore très puissante capable d’étourdir même un demi-géant.
Une tactique fut mise au point rapidement. Panumo lancerait un sortilège de silence sur Gubbra’ach, ce dernier pourrait donc se précipiter sur les lirrs dès qu’ils seraient visibles et, ne faisant aucun bruit, il les surprendrait. Ainsi, leurs rugissements ne lui feraient rien. Il ne resterait plus à chacun qu’à utiliser toutes ses compétences pour les attaquer ; à distance pour Grendel, Alâa, Zeltheris et Panumo, puis au contact pour Gubbr’ach, Grôm et Tobi. Ce dernier décida de partir avec le demi-géant, pour leur sauter dessus quand ils arriveraient au contact.
Cinq lirrs apparurent soudain entre les rochers. De presque deux mètres de long sur un mètre vingt de haut, ils avaient des griffes acérées sur toutes leurs pattes et leurs membres postérieurs étaient particulièrement musclés. Mais ils avaient surtout de grandes collerettes de chitine sur l’arrière du cou et sur la queue. Ces collerettes sont habituellement très colorées chez les lirrs communs, mais sur les lirrs des montagnes, elles sont ternes, de couleur marron clair, comme leur peau, pour mieux se fondre dans l’environnement.
Ils étaient à vingt mètres, et Panumo lança son sortilège sur Gubbr’ach. Le demi-géant s’élança sur les cinq lézards qui ne virent que trop tard l’arrivée de l’imposant gladiateur se précipitant sur eux.
Totalement surpris, ils se mirent instantanément à rugir dans sa direction, mais les cris n’arrêtèrent pas le colosse, il n’entendait rien, pas plus que Tobi qui ballottait sur son épaule comme un cavalier est ballotté par un inix en colère.
Zeltheris en profita pour lancer un sortilège de toile d’araignée sur le regroupement d’animaux. Le sortilège fonctionna très bien ; quatre des lirrs furent attrapés dans la masse de fils gluants, mais le dernier réussit à s’échapper en faisant un bon de plusieurs mètres de haut sur presque dix mètres de longueur.
Gubbr’ach, emporté dans son élan et parfaitement surpris par l’arrivée de la toile d’araignée, rata totalement son coup de lotulis qui frappa le sol violemment mais sans bruit. Le demi-géant se rattrapa de justesse avant de tomber dans la toile. Heureusement, Tobi put sauter au sol avant de se faire piétiner et il décida d’attaquer la créature qui s’était soustraite au sort et était libre de ses mouvements.
Grôm avait suivi avec sa hache naine, lui aussi se jeta sur celui qui était libre et le frappa. Alâa avait attendu de voir ce qu’il se passait. Elle fit une rapide passe avec ses doigts et deux projectiles magiques fusèrent dans la direction du lirr assailli ; étant libre, il était le plus dangereux pour ses amis. Grendel avait déjà bandé son arc et tira lui aussi sur la créature prise pour cible par la bande.
Le lirr n’eut pas le temps de réagir qu’il était déjà mort.
Si s’en était fini pour l’animal qui n’était pas empêtré, le combat continua cependant. Les guerriers se retournèrent contre ceux qui étaient dans la toile d’araignée. Il fallait s’approcher d’eux, et alors ils pourraient riposter.
Les coups pleuvaient et la magie aussi. Gubbr’ach fit un moulinet avec son lotulis, frappant alternativement deux lirrs. Le premier fut tué sur le coup, le second subit une blessure critique. Puis, les projectiles magiques arrivèrent sur lui et il succomba sous les missiles envoyés par Alâa et Zeltheris. Panumo lança une bénédiction sur des pierres de fronde.
Il ne restait plus que deux lirrs. Grôm frappa le troisième deux fois, et il ne le toucha qu’une fois. Mais s’étant trop rapproché, le lirr réussit à lui porter deux coups de griffes. Grendel le toucha une fois avec ses flèches.
Le round de combat suivant, Alâa put encore une fois lancer ses projectiles magiques. Grôm frappa et toucha, mais il se fit encore une fois attaquer et reçut une morsure et un coup de griffes. Tobi réussit une de ses attaques. Panumo toucha avec sa fronde, ainsi que Grendel avec ses flèches. Gubbr’ach lui aussi réussit une de ses attaques. Seule Zeltheris rata sa cible avec son arc qu’elle avait saisi entre temps. Un quatrième lézard géant succomba à ses blessures.
Le lirr restant était mal en point, il chercha à attaquer Tobi, qu’il rata, et le semi-homme finit de lui régler son compte.
Le combat prit fin, tous les lézards étaient morts.
Panumo soigna les blessures de Grôm et de Tobi. Puis, quand le sort de toile d’araignée expira, ils purent récupérer les corps des lézards. Gubbr’ach en prit trois sous le bras, Grôm et Grendel un chacun.
Tobi : « Va falloir préparer cette bonne viande en arrivant. »
Alâa : « Oui. Et ce soir je raconterai la suite de nos aventures, quand les jozhals sont arrivés et m’ont volé ma dague lunaire. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Betanaelle
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Livre 8 - Chapitre 12 – Préparation du départ pour Tyr – En attendant la caravane (60 jours+10 jours jusqu’à Tyr)(05/05/
Chapitre 12 – Préparation du départ pour Tyr – En attendant la caravane (60 jours + 10 jours jusqu’à Tyr) (05/05/2024)
En attendant le retour de la caravane, le travail ne manqua pas à l’avant-poste. Et les aventuriers mirent la main à la pâte en fonction de leurs compétences. Exception faite de Panumo qui était parti dans les montagnes de la Cordillère.
Panumo : « Je reviens dans quarante-cinq jours, je vais rechercher ma réserve, que je dois protéger et m’y établir. » Et le petit-homme était parti.
Alâa était passée voir le raaig dans la forteresse du Griffon et avait ramené une dague en acier pour Zeltheris, une petit bol de bronze et de nouveaux sortilèges qu’elle avait tressés pour le livre de sorts de la demi-elfe. Le reste du temps elle aidait Belma à la cuisine, soignait les petits bobos des gardes, toujours involontaires bien sûr.
Garde : « Promis juré, c’est totalement involontaire de ma part si je me suis mis un coup de marteau sur la main Alâa. » disait-il tout en louchant sur les formes quasi-parfaites de la jeune femme pendant qu’elle lui inspectait la main.
Alâa : « C’est parce que tu louches espèce de b’rohg ! Que Ral et Guthay soignent tes blessures. » Puis elle lui frappa la tête d’un coup sec.
Alâa : « Et ça c’est ma médecine pour que tu ne louches plus. Si Belma s’aperçoit que tu louches pendant le travail, je ne donne pas cher de ta carcasse. »
Garde : « Aïe ! Promis juré ! D’ailleurs ça va déjà mieux, je ne louche plus. »
Zeltheris avait privilégié les balades dans la forêt et la zone montagneuse entre l’avant-poste et la forêt. Elle y ramassait des herbes et des plantes vénéneuses, et dès qu’elle avait du temps, elle préparait de sombres mixtures épaisses, en broyant les plantes dans un petit mortier de bronze qu’Alâa lui avait ramené de la forteresse du Griffon où cela avait été stocké après avoir été ramené de la Grotte des esprits en colère. Elle plaçait le tout dans des fioles qu’elle avait ramenées de Tyr et qu’elle scellait avec un capuchon en bois recouvert de sève qui en séchant devenait noir, mais dur, préservant le poison de l’air. Surtout, la jeune barde avait bien prévenu les membres de l’avant-poste :
Zeltheris : « C’est du poison mortel, alors personne ne touche à mes affaires s’il veut vivre ! »
Ce à quoi Belma avait répondu :
Belma : « Tant que ça ne traîne ni dans ma cuisine ni dans la réserve de nourriture, tu fais ce que tu veux ma petite. »
Tobi accompagnait régulièrement Zeltheris dans ses pérégrinations en dehors des périodes où il allait chasser avec Grendel.
Tobi : « C’est pour ta protection, je ne voudrais pas que tu serves de repas à quelques petite-gens affamés, ou à une autre créature affamée d’ailleurs. »
Cela faisait à chaque fois sourire la demi-elfe, car elle lui montrait alors sa dague qui était entièrement recouverte de poison, sans compter son arc, avec une dizaine de flèches elles aussi empoisonnées. C’était devenu un sorte de jeu entre eux. D’ailleurs le rôdeur prenait quand même ce rôle au sérieux car il inspectait réellement tout autour de lui et n’hésitait pas à utiliser sa fronde contre quelques lapins ou baazrags qu’il dénichait. Il évitait juste de s’en prendre au lézard létal, prétextant que la chair n’était pas très bonne. Les deux se chamaillaient parfois quand ils trouvaient des champignons.
Zeltheris : « C’est vénéneux ! »
Tobi : « Tu n’y connais rien, rôti c’est très bon. »
Zeltheris : « Oui, mais c’est vénéneux ! »
Tobi : « Tu fais juste caca vert et liquide si tu en manges trop c’est tout, mais c’est très bon. Faut bien le rôtir surtout. »
Zeltheris : « Greuh ! »
Tobi : « Greuh ! »
Zeltheris : « On partage, tu en prends un et les autres c’est pour moi. »
Tobi : « D’accord, de toute façon il faut en manger qu’un, et bien rôti, sinon… »
Grôm et Gubbr’ach étaient principalement de corvée de bois. C’est-à-dire qu’ils allaient régulièrement en forêt pour couper un arbre, puis le débiter et le ramener à l’avant poste. Bien évidement, l’arbre avait été préalablement choisi par les petites-gens de la tribu des Colibris ou par Loona, la jeune druidesse. D’autre fois, ils pouvaient aider à la création d’enclos pour les animaux, en transportant des pierres. Sur leur temps libre, les deux gladiateurs s’entraînaient avec Gatling.
Puis Panumo est revenu, comme s’il était parti la vieille. Il avait toujours autant de feuilles dans ses cheveux.
Il ne restait plus qu’à attendre la caravane de Tommy.
Celle-ci arriva avec quelques jours d’avance, mais il fallait lui transférer ce qui était dans l’entrepôt, ce qui allait prendre deux jours au moins.
Tout le monde participa à la tâche, comme d’habitude.
Quand ce fut terminé, ce fut les adieux. Avec une certaine tristesse, car rien n’est moins sûr que les voyages dans les terres désolées et dangereuses d’Athas. Et puis Tommy leur avait dit : « Ça tombe bien que vous voulez aller à Tyr, j’ai du travail pour vous là bas. » Sans donner d’autre explications.
Il était impossible de savoir quand ils reviendraient.
Alâa : « Si les Deux Lunes le veulent, je repasserai vous voir avant la grande mission que je me suis donnée. »
Tobi : « La pitance est trop bonne, je ne peux que revenir. »
Zeltheris : « C’est un peu loin, mais les herbes valent le coup. »
Panumo : « Je repasserai en voisin. »
Grôm : « Tant qu’il y a de la bagarre, je suivrai Alâa. »
Gubbr’ach : « J’allais le dire ! »
En attendant le retour de la caravane, le travail ne manqua pas à l’avant-poste. Et les aventuriers mirent la main à la pâte en fonction de leurs compétences. Exception faite de Panumo qui était parti dans les montagnes de la Cordillère.
Panumo : « Je reviens dans quarante-cinq jours, je vais rechercher ma réserve, que je dois protéger et m’y établir. » Et le petit-homme était parti.
Alâa était passée voir le raaig dans la forteresse du Griffon et avait ramené une dague en acier pour Zeltheris, une petit bol de bronze et de nouveaux sortilèges qu’elle avait tressés pour le livre de sorts de la demi-elfe. Le reste du temps elle aidait Belma à la cuisine, soignait les petits bobos des gardes, toujours involontaires bien sûr.
Garde : « Promis juré, c’est totalement involontaire de ma part si je me suis mis un coup de marteau sur la main Alâa. » disait-il tout en louchant sur les formes quasi-parfaites de la jeune femme pendant qu’elle lui inspectait la main.
Alâa : « C’est parce que tu louches espèce de b’rohg ! Que Ral et Guthay soignent tes blessures. » Puis elle lui frappa la tête d’un coup sec.
Alâa : « Et ça c’est ma médecine pour que tu ne louches plus. Si Belma s’aperçoit que tu louches pendant le travail, je ne donne pas cher de ta carcasse. »
Garde : « Aïe ! Promis juré ! D’ailleurs ça va déjà mieux, je ne louche plus. »
Zeltheris avait privilégié les balades dans la forêt et la zone montagneuse entre l’avant-poste et la forêt. Elle y ramassait des herbes et des plantes vénéneuses, et dès qu’elle avait du temps, elle préparait de sombres mixtures épaisses, en broyant les plantes dans un petit mortier de bronze qu’Alâa lui avait ramené de la forteresse du Griffon où cela avait été stocké après avoir été ramené de la Grotte des esprits en colère. Elle plaçait le tout dans des fioles qu’elle avait ramenées de Tyr et qu’elle scellait avec un capuchon en bois recouvert de sève qui en séchant devenait noir, mais dur, préservant le poison de l’air. Surtout, la jeune barde avait bien prévenu les membres de l’avant-poste :
Zeltheris : « C’est du poison mortel, alors personne ne touche à mes affaires s’il veut vivre ! »
Ce à quoi Belma avait répondu :
Belma : « Tant que ça ne traîne ni dans ma cuisine ni dans la réserve de nourriture, tu fais ce que tu veux ma petite. »
Tobi accompagnait régulièrement Zeltheris dans ses pérégrinations en dehors des périodes où il allait chasser avec Grendel.
Tobi : « C’est pour ta protection, je ne voudrais pas que tu serves de repas à quelques petite-gens affamés, ou à une autre créature affamée d’ailleurs. »
Cela faisait à chaque fois sourire la demi-elfe, car elle lui montrait alors sa dague qui était entièrement recouverte de poison, sans compter son arc, avec une dizaine de flèches elles aussi empoisonnées. C’était devenu un sorte de jeu entre eux. D’ailleurs le rôdeur prenait quand même ce rôle au sérieux car il inspectait réellement tout autour de lui et n’hésitait pas à utiliser sa fronde contre quelques lapins ou baazrags qu’il dénichait. Il évitait juste de s’en prendre au lézard létal, prétextant que la chair n’était pas très bonne. Les deux se chamaillaient parfois quand ils trouvaient des champignons.
Zeltheris : « C’est vénéneux ! »
Tobi : « Tu n’y connais rien, rôti c’est très bon. »
Zeltheris : « Oui, mais c’est vénéneux ! »
Tobi : « Tu fais juste caca vert et liquide si tu en manges trop c’est tout, mais c’est très bon. Faut bien le rôtir surtout. »
Zeltheris : « Greuh ! »
Tobi : « Greuh ! »
Zeltheris : « On partage, tu en prends un et les autres c’est pour moi. »
Tobi : « D’accord, de toute façon il faut en manger qu’un, et bien rôti, sinon… »
Grôm et Gubbr’ach étaient principalement de corvée de bois. C’est-à-dire qu’ils allaient régulièrement en forêt pour couper un arbre, puis le débiter et le ramener à l’avant poste. Bien évidement, l’arbre avait été préalablement choisi par les petites-gens de la tribu des Colibris ou par Loona, la jeune druidesse. D’autre fois, ils pouvaient aider à la création d’enclos pour les animaux, en transportant des pierres. Sur leur temps libre, les deux gladiateurs s’entraînaient avec Gatling.
Puis Panumo est revenu, comme s’il était parti la vieille. Il avait toujours autant de feuilles dans ses cheveux.
Il ne restait plus qu’à attendre la caravane de Tommy.
Celle-ci arriva avec quelques jours d’avance, mais il fallait lui transférer ce qui était dans l’entrepôt, ce qui allait prendre deux jours au moins.
Tout le monde participa à la tâche, comme d’habitude.
Quand ce fut terminé, ce fut les adieux. Avec une certaine tristesse, car rien n’est moins sûr que les voyages dans les terres désolées et dangereuses d’Athas. Et puis Tommy leur avait dit : « Ça tombe bien que vous voulez aller à Tyr, j’ai du travail pour vous là bas. » Sans donner d’autre explications.
Il était impossible de savoir quand ils reviendraient.
Alâa : « Si les Deux Lunes le veulent, je repasserai vous voir avant la grande mission que je me suis donnée. »
Tobi : « La pitance est trop bonne, je ne peux que revenir. »
Zeltheris : « C’est un peu loin, mais les herbes valent le coup. »
Panumo : « Je repasserai en voisin. »
Grôm : « Tant qu’il y a de la bagarre, je suivrai Alâa. »
Gubbr’ach : « J’allais le dire ! »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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Livre 9 - Chapitre 1 - Vol mystérieux autour de la place de Fer – Les cryptes (du 19/05/2024 au 26/05/2024) 1 jour
Livre 9 – Enquêtes à Tyr (du 19/05/2024 –30/06/2024)
Chapitre 1 – Vol mystérieux autour de la place de Fer – Les cryptes (du 19/05/2024 au 26/05/2024) 1 jour
Toutes les entrées de la ville de Tyr se font par la porte nord, celle qui est appelée la porte des caravanes. Cette porte massive se compose de deux grandes portes, chacune d'une hauteur de 3 mètres et d'une largeur presque équivalente. Construit en bois d'agafari grossièrement taillé, assemblé à l'aide de peaux de mékillot usées par les intempéries, de goujons et de charnières en fer rouillé, le portail s’ouvre sur un tunnel qui traverse le mur de la ville.
La porte est toujours gardée par un archonte et deux guerriers demi-géants. L'archonte enregistre les noms des marchands et des étrangers qui entrent dans la ville, leur demande la raison de leur visite à Tyr et perçoit un droit de douane qui varie en fonction de la taille de la caravane. L’archonte gonfle parfois ce montant de 25 à 100 % pour se remplir les poches. Le tarif est de cinq tesselles pour chaque Erdlu ou Crodlu, d’un cérame pour chaque Inix ou Kank, et de cinq cérames pour chaque Mekillot d'une caravane. Les petits chariots (d'une capacité de 500 à 1250 kilos) ou les autres moyens de transport reçoivent une taxe de cinq cérames, tandis que la taxe sur les plus grands chariots s'élève à une pièce d’argent.
Tommy paya la taxe sans discuter avec l’archonte, mais les yeux inquisiteurs d’Alâa remarquèrent qu’il y avait quelques pièces de céramique en plus. Les bakchichs sont fréquents avec les archontes, ils sont souvent préventifs et permettent d’entretenir de bons rapports avec les gardiens de la cité.
La caravane fut déchargée et les différents matériaux, produits, ressources qui s’y trouvaient furent emmenés vers l’entrepôt Wavir sur la place du Fer ; là où se trouvent toutes les maisons marchandes les plus importantes de Tyr et quelques commerces de qualité, en passant par la voie des caravanes qui est l'artère principale qui traverse les quartiers commerçants. Cette large avenue offre aux cavaliers l'espace nécessaire pour manœuvrer au milieu des piétons et des vendeurs ambulants qui proposent leurs marchandises. Elle serpente à travers le principal quartier des marchands où elle fait le tour de la place de Fer.
Les animaux comme les mékillots sont trop gros, et trop dangereux pour rester dans la ville, ils sont emmenés à l’extérieur dans des campements prévus à cet effet. Les kanks, les crodlus, les erdlus et même des Inixs, peuvent aller dans les différentes écuries qui se trouvent à proximité de la porte des caravanes, ou pour quelques pièces de céramique, ils sont nourris et même soignés si besoin et si l'écurie a les soigneurs compétents.
Tommy devant diriger les mekillots vers la zone réservée pour eux à l’extérieur de la cité, il laissa donc les aventuriers rejoignent le comptoir Wavir, où le contremaître demi-elfe Tulmo leur expliquerait de quoi il retournait.
Le contremaître accueillit le groupe d’aventuriers et leur montra le dortoir à l’étage pour qu’ils puissent y poser leurs affaires. Puis il leur fit une visite du rez-de-chaussée, là où sont stockés la plus grande partie des produits qui arrivent par caravane. Puis il leur fit visiter le cellier, là où sont ranger les produits sensibles à la chaleur.
Tulmo : « Cela fait plusieurs mois que nous avons des vols réguliers, mais uniquement dans le cellier, du vin et des denrées alimentaires uniquement. C’est régulier, mais pas tous les jours. Nous avons tout vérifié, les gardes n’ont rien vu et ils sont chez nous depuis longtemps, on est sûr d’eux, et les portes sont bien verrouillées le soir. Nous n’avons pas décelé de trace, c’est comme si on s’était téléporté dans le cellier. On a fait venir un psioniste et il n’a rien détecté. Tommy nous a dit que vous étiez expert en matière d’esprit et de mystère, j’espère que vous allez trouver ce qu’il en retourne. »
Tobi : « Je vais chercher des traces de bestioles. »
Alaa, Grôm, Panumo, Zeltheris : « On va vérifier les murs ! »
Gubbr’ach : « Je ne passerai jamais là-dedans moi ! »
Tulmo : « Ah oui, une dernière chose. Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème, mais tous les commerçants de l’autre côté de la rue sont dans le même cas que nous. Vols réguliers, mais pas tous les jours. »
Alâa attendit que Tulmo retourne à son comptoir pour lancer un sortilège de réduction sur Gubbr’ach, ce qui le fit diminuer de taille jusqu’à faire un peu plus de deux mètres de haut, suffisant pour qu’il puisse descendre dans le cellier. Les escaliers qui y menaient étaient larges d’un mètre, suffisants pour y passer des caisses et d’autres objets de taille moyenne.
Une fois à l’intérieur, Tobi se mit à fureter le sol pendant que les autres inspectaient les étagères, les murs pendant plusieurs minutes, mais finalement ils ne trouvèrent rien qui pouvait leur donner une idée sur les vols, c’était toujours mystérieux. Ils remontèrent et discutèrent de la suite.
Alâa : « On va attendre que le sort sur Gubbr’ach cesse, puis nous irons voir ce qu'il en retourne auprès des autres commerçants avant de décider pour la suite. »
Ils acquiescèrent tous et finirent par sortir de l’entrepôt au bout de 10 minutes.
Le magasin sur lequel ils avaient finalement jeté leur dévolu était un négoce de vin précieux et de mets délicats, la maison Berkoff est connue pour une certaine rareté. Chair d’horreur pulvérulente séché, fumé, salé, œufs de lirr centenaire, foie de klar conservé dans du vinaigre sont des exemples de mets rares, mais ils ont de nombreux jambons et des vins qui maturent dans leur cave.
Le patron, un homme d’une cinquantaine d’années, ne se fait pas prier pour leur montrer le chemin. du cellier. Il leur explique même qu’il doit remonter tous les soirs ses précieuses victuailles, tellement il a peur de se les faire voler encore une fois.
La visite dans le cellier ce coup-ci est fructueuse, Tobi et Alâa découvrent qu’une des planches d’une étagère posée sur le sol se soulève et laisse apercevoir un passage qui descend dans les entrailles de la ville.
Alâa utilise sa dague lunaire comme d’une torche et descend la première, suivie de Grôm pour assurer sa protection. Ils arrivent dans une crypte. Elle a été saccagée, les ossements sont entièrement dispersés à l’intérieur et la porte en pierre qui la fermait a été fracturée par un objet contondant, vraisemblablement il y a longtemps. On peut voir de l’autre côté de la porte un long couloir.
Alâa alla chercher les autres qui attendaient dans le cellier, après avoir lancé un second sort de réduction sur Gubbr’ach, ils descendirent par le passage secret.
Il y avait plusieurs couloirs, qui menaient à des cryptes. Chacune d’entre elles se trouvait sous un commerce et on pouvait voir, creusées dans la roche, des marches qui emmenaient toutes vers eux. Ils décidèrent d’aller voir vers la partie est du couloir et au bout de quelques mètres, une étrange peur submergea les personnes qui étaient devant, c’est-à-dire, Gubrr’ach, Grôm et Alâa.
Heureusement cette dernière résista, mais les deux gladiateurs étaient assaillis d’une de leurs plus grande peur. C’est à ce moment-là que sortit de l’ombre un énorme lézard gris et noir de trois mètres de long. Plutôt massif avec de grandes griffes et une mâchoire robuste et remplie de dents aiguisées. C’était un idéophage, un monstre commun de partout sur Athas, capable d’utiliser des pouvoirs psioniques, Ils sont dangereux car ils attaquent souvent de nuit, mais il est vrai que sous terre, il est difficile de faire la différence. Les aventuriers n’eurent pas le temps de se poser des questions sur sa présence, il se se précipita sur les deux combattants. Malheureusement ces derniers étaient plus lents, car leurs esprits étaient assaillis par de sombres pensées.
Le combat commença donc et si le monstre attaquait alternativement le demi-géant et le mûl, cela ne semblait pas le gêner. Seule Zeltheris à l’arrière ne pouvait pas faire grand-chose, le couloir devant elle était encombré des autres membres de l’équipe. À l’avant, Grôm et Gubrr’ach essayaient de frapper la créature, mais elle esquivait un coup sur deux et quand ils arrivaient à la toucher, les blessures étaient visiblement moins graves et moins profondes. Cela n’était pas seulement dû au fait que les peurs qui les assaillaient retenaient leurs bras, mais à autre chose. La dague magique d’Alâa, capable de trancher dans toutes les matières organiques comme si elle n’existait pas, semblait elle aussi moins efficace.
Alâa : « Il doit utiliser un pouvoir psionique pour résister aux coups, un peu comme le prêtre Hej-kin. »
Tobi : « Je vais essayer de lui trancher les pattes, laissez-moi une petite place. »
Zeltheris : « Je ne peux pas utiliser mes flèches, c’est trop risqué. »
Gubbr’ach, peut-être grâce à sa taille plus réduite, arrivait à esquiver les attaques de l’idéophage, mais Grôm, recevait plusieurs coups de griffes et même une morsure, heureusement non venimeuse, qui commençait à être sérieuse. Heureusement les coups que le monstre recevait, même s’ils ne lui faisaient pas des dommages maximums, commencèrent petit à petit à l’affaiblir. Et quand Tobi put ajouter ses attaques, cela finit vite pour être la fin du lézard.
Les peurs cessèrent immédiatement à sa mort. Mais Grôm avait été sérieusement blessé, aussi Panumo utilisa quelque peu sa magie druidique sur lui, mais les résultats étaient médiocres. Alâa dut utiliser ses pouvoirs de prêtresse des deux lunes pour le soigner plus correctement.
Grôm : « Merci, j’ai eu chaud sur ce coup-là. »
Au fond du couloir, il y avait comme un éboulement et le passage était impossible, sauf pour une personne capable de rétrécir son corps, ou un serpent.
Alâa : « Pas envie d’y aller, je ne sais pas du tout si on retrouve un espace normal plus loin, c’est possible mais je ne suis pas un idéophage. »
Gubbr’ach : « Reste le sud à explorer alors. »
Chapitre 1 – Vol mystérieux autour de la place de Fer – Les cryptes (du 19/05/2024 au 26/05/2024) 1 jour
Toutes les entrées de la ville de Tyr se font par la porte nord, celle qui est appelée la porte des caravanes. Cette porte massive se compose de deux grandes portes, chacune d'une hauteur de 3 mètres et d'une largeur presque équivalente. Construit en bois d'agafari grossièrement taillé, assemblé à l'aide de peaux de mékillot usées par les intempéries, de goujons et de charnières en fer rouillé, le portail s’ouvre sur un tunnel qui traverse le mur de la ville.
La porte est toujours gardée par un archonte et deux guerriers demi-géants. L'archonte enregistre les noms des marchands et des étrangers qui entrent dans la ville, leur demande la raison de leur visite à Tyr et perçoit un droit de douane qui varie en fonction de la taille de la caravane. L’archonte gonfle parfois ce montant de 25 à 100 % pour se remplir les poches. Le tarif est de cinq tesselles pour chaque Erdlu ou Crodlu, d’un cérame pour chaque Inix ou Kank, et de cinq cérames pour chaque Mekillot d'une caravane. Les petits chariots (d'une capacité de 500 à 1250 kilos) ou les autres moyens de transport reçoivent une taxe de cinq cérames, tandis que la taxe sur les plus grands chariots s'élève à une pièce d’argent.
Tommy paya la taxe sans discuter avec l’archonte, mais les yeux inquisiteurs d’Alâa remarquèrent qu’il y avait quelques pièces de céramique en plus. Les bakchichs sont fréquents avec les archontes, ils sont souvent préventifs et permettent d’entretenir de bons rapports avec les gardiens de la cité.
La caravane fut déchargée et les différents matériaux, produits, ressources qui s’y trouvaient furent emmenés vers l’entrepôt Wavir sur la place du Fer ; là où se trouvent toutes les maisons marchandes les plus importantes de Tyr et quelques commerces de qualité, en passant par la voie des caravanes qui est l'artère principale qui traverse les quartiers commerçants. Cette large avenue offre aux cavaliers l'espace nécessaire pour manœuvrer au milieu des piétons et des vendeurs ambulants qui proposent leurs marchandises. Elle serpente à travers le principal quartier des marchands où elle fait le tour de la place de Fer.
Les animaux comme les mékillots sont trop gros, et trop dangereux pour rester dans la ville, ils sont emmenés à l’extérieur dans des campements prévus à cet effet. Les kanks, les crodlus, les erdlus et même des Inixs, peuvent aller dans les différentes écuries qui se trouvent à proximité de la porte des caravanes, ou pour quelques pièces de céramique, ils sont nourris et même soignés si besoin et si l'écurie a les soigneurs compétents.
Tommy devant diriger les mekillots vers la zone réservée pour eux à l’extérieur de la cité, il laissa donc les aventuriers rejoignent le comptoir Wavir, où le contremaître demi-elfe Tulmo leur expliquerait de quoi il retournait.
Le contremaître accueillit le groupe d’aventuriers et leur montra le dortoir à l’étage pour qu’ils puissent y poser leurs affaires. Puis il leur fit une visite du rez-de-chaussée, là où sont stockés la plus grande partie des produits qui arrivent par caravane. Puis il leur fit visiter le cellier, là où sont ranger les produits sensibles à la chaleur.
Tulmo : « Cela fait plusieurs mois que nous avons des vols réguliers, mais uniquement dans le cellier, du vin et des denrées alimentaires uniquement. C’est régulier, mais pas tous les jours. Nous avons tout vérifié, les gardes n’ont rien vu et ils sont chez nous depuis longtemps, on est sûr d’eux, et les portes sont bien verrouillées le soir. Nous n’avons pas décelé de trace, c’est comme si on s’était téléporté dans le cellier. On a fait venir un psioniste et il n’a rien détecté. Tommy nous a dit que vous étiez expert en matière d’esprit et de mystère, j’espère que vous allez trouver ce qu’il en retourne. »
Tobi : « Je vais chercher des traces de bestioles. »
Alaa, Grôm, Panumo, Zeltheris : « On va vérifier les murs ! »
Gubbr’ach : « Je ne passerai jamais là-dedans moi ! »
Tulmo : « Ah oui, une dernière chose. Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème, mais tous les commerçants de l’autre côté de la rue sont dans le même cas que nous. Vols réguliers, mais pas tous les jours. »
Alâa attendit que Tulmo retourne à son comptoir pour lancer un sortilège de réduction sur Gubbr’ach, ce qui le fit diminuer de taille jusqu’à faire un peu plus de deux mètres de haut, suffisant pour qu’il puisse descendre dans le cellier. Les escaliers qui y menaient étaient larges d’un mètre, suffisants pour y passer des caisses et d’autres objets de taille moyenne.
Une fois à l’intérieur, Tobi se mit à fureter le sol pendant que les autres inspectaient les étagères, les murs pendant plusieurs minutes, mais finalement ils ne trouvèrent rien qui pouvait leur donner une idée sur les vols, c’était toujours mystérieux. Ils remontèrent et discutèrent de la suite.
Alâa : « On va attendre que le sort sur Gubbr’ach cesse, puis nous irons voir ce qu'il en retourne auprès des autres commerçants avant de décider pour la suite. »
Ils acquiescèrent tous et finirent par sortir de l’entrepôt au bout de 10 minutes.
Le magasin sur lequel ils avaient finalement jeté leur dévolu était un négoce de vin précieux et de mets délicats, la maison Berkoff est connue pour une certaine rareté. Chair d’horreur pulvérulente séché, fumé, salé, œufs de lirr centenaire, foie de klar conservé dans du vinaigre sont des exemples de mets rares, mais ils ont de nombreux jambons et des vins qui maturent dans leur cave.
Le patron, un homme d’une cinquantaine d’années, ne se fait pas prier pour leur montrer le chemin. du cellier. Il leur explique même qu’il doit remonter tous les soirs ses précieuses victuailles, tellement il a peur de se les faire voler encore une fois.
La visite dans le cellier ce coup-ci est fructueuse, Tobi et Alâa découvrent qu’une des planches d’une étagère posée sur le sol se soulève et laisse apercevoir un passage qui descend dans les entrailles de la ville.
Alâa utilise sa dague lunaire comme d’une torche et descend la première, suivie de Grôm pour assurer sa protection. Ils arrivent dans une crypte. Elle a été saccagée, les ossements sont entièrement dispersés à l’intérieur et la porte en pierre qui la fermait a été fracturée par un objet contondant, vraisemblablement il y a longtemps. On peut voir de l’autre côté de la porte un long couloir.
Alâa alla chercher les autres qui attendaient dans le cellier, après avoir lancé un second sort de réduction sur Gubbr’ach, ils descendirent par le passage secret.
Il y avait plusieurs couloirs, qui menaient à des cryptes. Chacune d’entre elles se trouvait sous un commerce et on pouvait voir, creusées dans la roche, des marches qui emmenaient toutes vers eux. Ils décidèrent d’aller voir vers la partie est du couloir et au bout de quelques mètres, une étrange peur submergea les personnes qui étaient devant, c’est-à-dire, Gubrr’ach, Grôm et Alâa.
Heureusement cette dernière résista, mais les deux gladiateurs étaient assaillis d’une de leurs plus grande peur. C’est à ce moment-là que sortit de l’ombre un énorme lézard gris et noir de trois mètres de long. Plutôt massif avec de grandes griffes et une mâchoire robuste et remplie de dents aiguisées. C’était un idéophage, un monstre commun de partout sur Athas, capable d’utiliser des pouvoirs psioniques, Ils sont dangereux car ils attaquent souvent de nuit, mais il est vrai que sous terre, il est difficile de faire la différence. Les aventuriers n’eurent pas le temps de se poser des questions sur sa présence, il se se précipita sur les deux combattants. Malheureusement ces derniers étaient plus lents, car leurs esprits étaient assaillis par de sombres pensées.
Le combat commença donc et si le monstre attaquait alternativement le demi-géant et le mûl, cela ne semblait pas le gêner. Seule Zeltheris à l’arrière ne pouvait pas faire grand-chose, le couloir devant elle était encombré des autres membres de l’équipe. À l’avant, Grôm et Gubrr’ach essayaient de frapper la créature, mais elle esquivait un coup sur deux et quand ils arrivaient à la toucher, les blessures étaient visiblement moins graves et moins profondes. Cela n’était pas seulement dû au fait que les peurs qui les assaillaient retenaient leurs bras, mais à autre chose. La dague magique d’Alâa, capable de trancher dans toutes les matières organiques comme si elle n’existait pas, semblait elle aussi moins efficace.
Alâa : « Il doit utiliser un pouvoir psionique pour résister aux coups, un peu comme le prêtre Hej-kin. »
Tobi : « Je vais essayer de lui trancher les pattes, laissez-moi une petite place. »
Zeltheris : « Je ne peux pas utiliser mes flèches, c’est trop risqué. »
Gubbr’ach, peut-être grâce à sa taille plus réduite, arrivait à esquiver les attaques de l’idéophage, mais Grôm, recevait plusieurs coups de griffes et même une morsure, heureusement non venimeuse, qui commençait à être sérieuse. Heureusement les coups que le monstre recevait, même s’ils ne lui faisaient pas des dommages maximums, commencèrent petit à petit à l’affaiblir. Et quand Tobi put ajouter ses attaques, cela finit vite pour être la fin du lézard.
Les peurs cessèrent immédiatement à sa mort. Mais Grôm avait été sérieusement blessé, aussi Panumo utilisa quelque peu sa magie druidique sur lui, mais les résultats étaient médiocres. Alâa dut utiliser ses pouvoirs de prêtresse des deux lunes pour le soigner plus correctement.
Grôm : « Merci, j’ai eu chaud sur ce coup-là. »
Au fond du couloir, il y avait comme un éboulement et le passage était impossible, sauf pour une personne capable de rétrécir son corps, ou un serpent.
Alâa : « Pas envie d’y aller, je ne sais pas du tout si on retrouve un espace normal plus loin, c’est possible mais je ne suis pas un idéophage. »
Gubbr’ach : « Reste le sud à explorer alors. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Betanaelle
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Livre 9 - Chapitre 2 – Les cryptes (suite) – Morts-vivants (02/06/2024)
Chapitre 2 – Les cryptes (suite) – Morts-vivants (02/06/2024)
Le groupe poursuit son exploration en descendant le tunnel vers le sud, le demi-géant, même s’il ne fait qu’environ deux mètres mène la marche, et ils arrivent sur une sorte de place assez grande de quatre mètres sur quatre, avec une grande crypte au sud et un passage de deux mètres de large vers l’ouest. Gubbr’ach passe une tête dans l’entrée de la crypte du sud, et là aussi il y a des escaliers taillés qui montent aux étages supérieurs.
C’est donc vers l’ouest qu’ils se dirigent maintenant et au bout d’une dizaine de mètres, après avoir passé deux cryptes plus petites, ils arrivent sur un espace plus large de trois mètres sur trois. Au sud une porte en bois, au nord des gravats sont entassés contre les parois du couloir, vers l’ouest le couloir est plus étroit et au bout de quatre mètres il est bloqué par des gravats à nouveau. Autour des gravats, sous la lumière jaunâtre de la dague lunaire, on peut voir une bonne dizaine de gros rats gris.
Gubbra’ach : « Je ne pense pas que ça soit eux les voleurs ! »
Panumo : « Et s’ils étaient capables de se transformer en semi-humains, ils pourraient le faire. »
Alâa : « Non pas eux, les taris qui sont des rats bipèdes d’un mètre cinquante environ le pourraient. Mais eux sont juste de très gros rats. »
Gubbr’ach : « Je pense que le voleur est derrière cette porte, je l’ouvre et on rentre pour voir ce qu’il y a. »
Alâa : « Non attends, je ne voudrais pas qu’on se fasse attaquer par derrière par les rats. Et de plus le sortilège que je t’ai lancé va bientôt cesser. Je vais les hypnotiser et on va attendre que tu retrouves ta taille normale, puis je relancerai encore une fois réduction sur toi, mais ce sera la dernière fois aujourd’hui, je n’ai plus d’énergie magique pour le faire encore. »
Gubbr’ach : « D’accord, je leur ferai peur quand je serai à ma taille normale. »
Alâa lança un motif hypnotique et tous les rats, à l’exception d’un seul, furent instantanément hypnotisé sous l’effet des lumières captivantes, et d’ailleurs ce dernier finit par s’enfuir dans les gravats. Elle attendit les quelques minutes restantes tout en se concentrant sur le sort, le temps que le demi-géant reprenne sa taille. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle arrêta sa concentration. Au bout de deux minutes, les rats reprirent leurs esprits et Gubbr’ach fit un pas vers eux en grognant, ce qui les fit fuir. Il devait certainement y avoir des passages creusés par eux.
Alâa : « Dommage, j’en aurais bien mangé un. »
Tobi : « Le rat sauvage des montagnes c’est bon, mais ceux-là je ne sais pas. »
Alâa lança son sortilège de réduction et le demi-géant reprit une taille presque humaine.
Gubbr’ach : « Allez suivez-moi, j’ouvre ! » dit-il en poussant la porte qui n’était pas verrouillée.
La porte s’ouvrit sur une pièce sans meuble de quatre mètres sur quatre, au sud face à la porte qui venait de s’ouvrir, il y avait une autre porte, mais beaucoup plus large. En fait elle n’était pas entièrement vide, sur le côté se trouvait un humain, ou du moins ça y ressemblait beaucoup. Il était habillée d’une sorte de pantalon, aux genoux complètement troués, et d’une chemise, elle aussi en piteux état, comme si ses vêtements étaient très vieux. Sa peau était légèrement violette et il semblait sous-alimenté. Sur le dos de chaque main, il avait une longue pointe osseuse de quinze centimètres de long qui en sortait et des crocs pointus se trouvaient à la place des dents.
Une puissante aura de révulsion émanait de lui et prit à la gorge les aventuriers et tous à l’exception d’Alâa purent y résister. La jeune femme fut prise de violentes nausées, l’empêchant de se battre et même de lancer le moindre sortilège. La créature s’avança vers Gubbr’ach, qui était rentré dans la pièce, suivi de Grôm et de Tobi. Elle voulait en découdre.
Le combat s’engagea donc aussitôt, Gubbr’ach utilisait un puchik en intérieur et fut donc plus rapide, mais la créature esquiva sans peine et frappa, une des pointes entailla sérieusement le demi géant. Tobi et Grôm tentèrent aussi de le frapper après être rentrés dans la pièce et réussirent à le toucher. Panumo et Zeltheris étaient restés dehors, cette dernière utilisa sa magie pour lancer des projectiles magiques. Quant à Alâa, elle tenait toujours sa dague magique pour que la lumière fonctionne, malgré les nausées.
Soudain une voix grave, puissante et terrible se fit entendre, venant de l’autre côté de la porte.
« J’ai faim ! Apporte-moi à manger, Taness ! »
Taness : « Oui maître ! ça arrive. »
Le combat continua, et si Gubbr’ach était le plus rapide, il n’arrivait quand même pas à toucher le dénommé Taness, qui répliqua avec une grande férocité et le demi-géant en fit les frais, il reçut des coups de griffes et même une morsure. De leur côté, Tobi et Grôm arrivaient quand même à placer leurs attaques.
Tanes : « Maitre ! J’aurai besoin d’un peu d’aide. »
« J’ai faim ! Je t’envoie Gondrion, mais dépêche-toi. »
La porte du fond s’ouvrit et l’on vit apparaître dans la lumière blafarde qui illuminait la pièce une chose. Le fait que ce soit un mort-vivant ne faisait pas l’ombre d’un doute. Cette figure presque squelettique avait une peau jaune foncé tendue sur ses os et mouchetée de taches de moisissure et de taches de bile. Une expression d'agonie permanente déforme son visage et ses yeux sombres et sans vie fixent les trois combattants. Une vague de désespoir assaille soudain tous les vivants.
Heureusement les guerriers en plein combat ne furent pas sensibles aux effets. Dehors, Panumo, du fait de sa résistance de petite gens, repoussa lui aussi le désespoir. Mais pour Alâa et Zeltheris ce ne fut pas le cas, la demi-elfe voulait s’enfuir après l’apparition du quasi-squelette. Alâa ne voulait pas bouger, mais elle tremblait de tous ses membres.
Le combat continua, Gubbr’ach rata encore son attaque, Taness n’eut pas le temps d’attaquer, que Grôm réussit à lui mettre un coup de hache et Tobi un coup de ses griffes de poing qui achevèrent la créature, qui tomba au sol et se transforma en poussière.
« Ça sent la chair fraiche ! Hum ! Du mûl, du demi-géant, mais il y a autre chose. Du nabot* des montagnes, on dirait ! J’ai faim ! »
La voix venait de l’intérieur de la seconde pièce. Elle était éclairée par un moyen quelconque mais suffisant pour être vu de là où se trouvaient les aventuriers. Elle était entièrement décorée, même surchargée. Des tapis poussiéreux et élimés au sol, des tentures moisies aux murs, des caisses, des amphores, des os rongés par terre. Au fond de la pièce, on pouvait voir un énorme fauteuil de bois, recouvert de cuir de lirr, devant le fauteuil une table en bois elle aussi, avec un plateau fait en marqueterie, mélange de différentes essences de grande qualité. Sur cette table se trouvaient des couverts en argent. Et dans le fauteuil il y avait un homme, énorme. Il portait des vêtements comme seuls les nobles pouvaient se payer, ou les marchands très riches, mais ils étaient usés par le temps et tachés.
Il se leva, comme si son poids importait peu, ses yeux brillaient d’un regard affamé, le pourtour de ses lèvres étaient de couleur bleue, des taches de vin de scupernun sûrement.
« Roti ça doit être gouteux, les jambes d’abord pour commencer. Légèrement braisée, la chair ne doit pas être trop cuite. »
Tobi : « Un lézard ! Un idéophage ! Bien préparé, c’est un régal. » dit-il rapidement, craignant la réaction de l’imposant personnage.
« Oui, c’est très bon ça, la queue est bien grasse, pas trop cuite, elle fond dans la bouche. Miam ! Le reste de la chair ressemble à de l’erdlu. Emmenez-moi ce lézard que je le prépare ! »
Le personnage devant la porte n’avait pas bougé d’un centimètre jusqu’à présent, il se déplaça sur le côté et on ne le vit plus, mais on l’entendait faire quelque chose.
Tobi : « Alâa, Panumo, Zeltheris, allez chercher l’idéophage, vite. »
« Oui vite ! J’ai faim. »
Heureusement que ce n’était qu’à quelques dizaines de mètres, mais le lézard mesurait trois mètres de long et devait peser au moins cent kilos, voire plus, et les filles avaient du mal à le tirer. Panumo n’était pas d’une aide précieuse, vu qu’il tirait Alâa au lieu de tirer le corps de l’animal.
Gubbr’ach : « Je vais aller les aider, ce sera trop difficile pour elles, et je ne sais combien de temps. celui-là va patienter. »
Il laissa Tobi et Grôm face à l’imposant personnage.
Tobi : « Euh ! Maître, c’est comme ça qu’il vous avait appelé l’autre griffu ! Qui êtes-vous ? »
Faria : « Je suis maitre Faria, le commerçant, ancien négociant de la place de Fer. Alors ça vient ce lézard ? »
Grôm : « Et comment ça se fait que vous habitez ici ? »
Faria : « Un jour je ne me suis pas bien senti et je suis tombé par terre inconscient et quand je me suis réveillé j’étais ici, dans la crypte sous mon magasin. Alors j’ai pensé que Taness avait voulu me doubler et avait sûrement essayé de m’empoisonner. Je suis remonté et je l’ai attrapé, puis tué, hahaha ! Mais j’avais faim, très faim. Aussi j’ai demandé à Gondrion de me donner à manger, en échange de quoi je le laisserai diriger le magasin. Entre temps Taness était revenu d’entre les morts mais il était à mes ordres. Quant à Gondrion, à sa mort l’affaire est revenue à son fils, à charge pour lui de m’emmener à manger. Mais Gondrion est lui aussi revenu, un peu différent cependant. Hahaha ! »
Gubbr’ach arriva finalement, en portant le lézard sur son dos et le déposa devant l’entrée de la pièce. Faria le récupéra sans difficulté et le posa sur un meuble qui n’était pas visible de l’extérieur. Puis on entendit la découpe de la chair.
Faria : « Il me faudrait des condiments pour que ça soit meilleur ! »
Tobi : « J’ai des herbes des montagnes, est-ce que ça irait ? » dit-il en sortant ses herbes de sa musette et en les tendant vers Faria.
L’obèse tendit une de ses mains, un énorme battoir, avec plusieurs bagues enserrant des doigts boudinés. Il avait les ongles noirs et longs. Il récupéra les herbes qu’il porta à son nez.
Faria : « Ça sent bon, c’est parfait, je vais me régaler. »
Tobi : « On va vous laisser manger. »
Grôm : « Oui on va prendre l’air. »
Gubbr’ach : « Je vais bientôt grandir alors je préfère sortir. »
Panumo : « Les cannibales en dehors de mon peuple, je n’aime pas trop. »
Zeltheris : « Ceux qui résistent aux poisons, je les évite. »
Alâa : « Heurk ! »
Le groupe poursuit son exploration en descendant le tunnel vers le sud, le demi-géant, même s’il ne fait qu’environ deux mètres mène la marche, et ils arrivent sur une sorte de place assez grande de quatre mètres sur quatre, avec une grande crypte au sud et un passage de deux mètres de large vers l’ouest. Gubbr’ach passe une tête dans l’entrée de la crypte du sud, et là aussi il y a des escaliers taillés qui montent aux étages supérieurs.
C’est donc vers l’ouest qu’ils se dirigent maintenant et au bout d’une dizaine de mètres, après avoir passé deux cryptes plus petites, ils arrivent sur un espace plus large de trois mètres sur trois. Au sud une porte en bois, au nord des gravats sont entassés contre les parois du couloir, vers l’ouest le couloir est plus étroit et au bout de quatre mètres il est bloqué par des gravats à nouveau. Autour des gravats, sous la lumière jaunâtre de la dague lunaire, on peut voir une bonne dizaine de gros rats gris.
Gubbra’ach : « Je ne pense pas que ça soit eux les voleurs ! »
Panumo : « Et s’ils étaient capables de se transformer en semi-humains, ils pourraient le faire. »
Alâa : « Non pas eux, les taris qui sont des rats bipèdes d’un mètre cinquante environ le pourraient. Mais eux sont juste de très gros rats. »
Gubbr’ach : « Je pense que le voleur est derrière cette porte, je l’ouvre et on rentre pour voir ce qu’il y a. »
Alâa : « Non attends, je ne voudrais pas qu’on se fasse attaquer par derrière par les rats. Et de plus le sortilège que je t’ai lancé va bientôt cesser. Je vais les hypnotiser et on va attendre que tu retrouves ta taille normale, puis je relancerai encore une fois réduction sur toi, mais ce sera la dernière fois aujourd’hui, je n’ai plus d’énergie magique pour le faire encore. »
Gubbr’ach : « D’accord, je leur ferai peur quand je serai à ma taille normale. »
Alâa lança un motif hypnotique et tous les rats, à l’exception d’un seul, furent instantanément hypnotisé sous l’effet des lumières captivantes, et d’ailleurs ce dernier finit par s’enfuir dans les gravats. Elle attendit les quelques minutes restantes tout en se concentrant sur le sort, le temps que le demi-géant reprenne sa taille. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle arrêta sa concentration. Au bout de deux minutes, les rats reprirent leurs esprits et Gubbr’ach fit un pas vers eux en grognant, ce qui les fit fuir. Il devait certainement y avoir des passages creusés par eux.
Alâa : « Dommage, j’en aurais bien mangé un. »
Tobi : « Le rat sauvage des montagnes c’est bon, mais ceux-là je ne sais pas. »
Alâa lança son sortilège de réduction et le demi-géant reprit une taille presque humaine.
Gubbr’ach : « Allez suivez-moi, j’ouvre ! » dit-il en poussant la porte qui n’était pas verrouillée.
La porte s’ouvrit sur une pièce sans meuble de quatre mètres sur quatre, au sud face à la porte qui venait de s’ouvrir, il y avait une autre porte, mais beaucoup plus large. En fait elle n’était pas entièrement vide, sur le côté se trouvait un humain, ou du moins ça y ressemblait beaucoup. Il était habillée d’une sorte de pantalon, aux genoux complètement troués, et d’une chemise, elle aussi en piteux état, comme si ses vêtements étaient très vieux. Sa peau était légèrement violette et il semblait sous-alimenté. Sur le dos de chaque main, il avait une longue pointe osseuse de quinze centimètres de long qui en sortait et des crocs pointus se trouvaient à la place des dents.
Une puissante aura de révulsion émanait de lui et prit à la gorge les aventuriers et tous à l’exception d’Alâa purent y résister. La jeune femme fut prise de violentes nausées, l’empêchant de se battre et même de lancer le moindre sortilège. La créature s’avança vers Gubbr’ach, qui était rentré dans la pièce, suivi de Grôm et de Tobi. Elle voulait en découdre.
Le combat s’engagea donc aussitôt, Gubbr’ach utilisait un puchik en intérieur et fut donc plus rapide, mais la créature esquiva sans peine et frappa, une des pointes entailla sérieusement le demi géant. Tobi et Grôm tentèrent aussi de le frapper après être rentrés dans la pièce et réussirent à le toucher. Panumo et Zeltheris étaient restés dehors, cette dernière utilisa sa magie pour lancer des projectiles magiques. Quant à Alâa, elle tenait toujours sa dague magique pour que la lumière fonctionne, malgré les nausées.
Soudain une voix grave, puissante et terrible se fit entendre, venant de l’autre côté de la porte.
« J’ai faim ! Apporte-moi à manger, Taness ! »
Taness : « Oui maître ! ça arrive. »
Le combat continua, et si Gubbr’ach était le plus rapide, il n’arrivait quand même pas à toucher le dénommé Taness, qui répliqua avec une grande férocité et le demi-géant en fit les frais, il reçut des coups de griffes et même une morsure. De leur côté, Tobi et Grôm arrivaient quand même à placer leurs attaques.
Tanes : « Maitre ! J’aurai besoin d’un peu d’aide. »
« J’ai faim ! Je t’envoie Gondrion, mais dépêche-toi. »
La porte du fond s’ouvrit et l’on vit apparaître dans la lumière blafarde qui illuminait la pièce une chose. Le fait que ce soit un mort-vivant ne faisait pas l’ombre d’un doute. Cette figure presque squelettique avait une peau jaune foncé tendue sur ses os et mouchetée de taches de moisissure et de taches de bile. Une expression d'agonie permanente déforme son visage et ses yeux sombres et sans vie fixent les trois combattants. Une vague de désespoir assaille soudain tous les vivants.
Heureusement les guerriers en plein combat ne furent pas sensibles aux effets. Dehors, Panumo, du fait de sa résistance de petite gens, repoussa lui aussi le désespoir. Mais pour Alâa et Zeltheris ce ne fut pas le cas, la demi-elfe voulait s’enfuir après l’apparition du quasi-squelette. Alâa ne voulait pas bouger, mais elle tremblait de tous ses membres.
Le combat continua, Gubbr’ach rata encore son attaque, Taness n’eut pas le temps d’attaquer, que Grôm réussit à lui mettre un coup de hache et Tobi un coup de ses griffes de poing qui achevèrent la créature, qui tomba au sol et se transforma en poussière.
« Ça sent la chair fraiche ! Hum ! Du mûl, du demi-géant, mais il y a autre chose. Du nabot* des montagnes, on dirait ! J’ai faim ! »
La voix venait de l’intérieur de la seconde pièce. Elle était éclairée par un moyen quelconque mais suffisant pour être vu de là où se trouvaient les aventuriers. Elle était entièrement décorée, même surchargée. Des tapis poussiéreux et élimés au sol, des tentures moisies aux murs, des caisses, des amphores, des os rongés par terre. Au fond de la pièce, on pouvait voir un énorme fauteuil de bois, recouvert de cuir de lirr, devant le fauteuil une table en bois elle aussi, avec un plateau fait en marqueterie, mélange de différentes essences de grande qualité. Sur cette table se trouvaient des couverts en argent. Et dans le fauteuil il y avait un homme, énorme. Il portait des vêtements comme seuls les nobles pouvaient se payer, ou les marchands très riches, mais ils étaient usés par le temps et tachés.
Il se leva, comme si son poids importait peu, ses yeux brillaient d’un regard affamé, le pourtour de ses lèvres étaient de couleur bleue, des taches de vin de scupernun sûrement.
« Roti ça doit être gouteux, les jambes d’abord pour commencer. Légèrement braisée, la chair ne doit pas être trop cuite. »
Tobi : « Un lézard ! Un idéophage ! Bien préparé, c’est un régal. » dit-il rapidement, craignant la réaction de l’imposant personnage.
« Oui, c’est très bon ça, la queue est bien grasse, pas trop cuite, elle fond dans la bouche. Miam ! Le reste de la chair ressemble à de l’erdlu. Emmenez-moi ce lézard que je le prépare ! »
Le personnage devant la porte n’avait pas bougé d’un centimètre jusqu’à présent, il se déplaça sur le côté et on ne le vit plus, mais on l’entendait faire quelque chose.
Tobi : « Alâa, Panumo, Zeltheris, allez chercher l’idéophage, vite. »
« Oui vite ! J’ai faim. »
Heureusement que ce n’était qu’à quelques dizaines de mètres, mais le lézard mesurait trois mètres de long et devait peser au moins cent kilos, voire plus, et les filles avaient du mal à le tirer. Panumo n’était pas d’une aide précieuse, vu qu’il tirait Alâa au lieu de tirer le corps de l’animal.
Gubbr’ach : « Je vais aller les aider, ce sera trop difficile pour elles, et je ne sais combien de temps. celui-là va patienter. »
Il laissa Tobi et Grôm face à l’imposant personnage.
Tobi : « Euh ! Maître, c’est comme ça qu’il vous avait appelé l’autre griffu ! Qui êtes-vous ? »
Faria : « Je suis maitre Faria, le commerçant, ancien négociant de la place de Fer. Alors ça vient ce lézard ? »
Grôm : « Et comment ça se fait que vous habitez ici ? »
Faria : « Un jour je ne me suis pas bien senti et je suis tombé par terre inconscient et quand je me suis réveillé j’étais ici, dans la crypte sous mon magasin. Alors j’ai pensé que Taness avait voulu me doubler et avait sûrement essayé de m’empoisonner. Je suis remonté et je l’ai attrapé, puis tué, hahaha ! Mais j’avais faim, très faim. Aussi j’ai demandé à Gondrion de me donner à manger, en échange de quoi je le laisserai diriger le magasin. Entre temps Taness était revenu d’entre les morts mais il était à mes ordres. Quant à Gondrion, à sa mort l’affaire est revenue à son fils, à charge pour lui de m’emmener à manger. Mais Gondrion est lui aussi revenu, un peu différent cependant. Hahaha ! »
Gubbr’ach arriva finalement, en portant le lézard sur son dos et le déposa devant l’entrée de la pièce. Faria le récupéra sans difficulté et le posa sur un meuble qui n’était pas visible de l’extérieur. Puis on entendit la découpe de la chair.
Faria : « Il me faudrait des condiments pour que ça soit meilleur ! »
Tobi : « J’ai des herbes des montagnes, est-ce que ça irait ? » dit-il en sortant ses herbes de sa musette et en les tendant vers Faria.
L’obèse tendit une de ses mains, un énorme battoir, avec plusieurs bagues enserrant des doigts boudinés. Il avait les ongles noirs et longs. Il récupéra les herbes qu’il porta à son nez.
Faria : « Ça sent bon, c’est parfait, je vais me régaler. »
Tobi : « On va vous laisser manger. »
Grôm : « Oui on va prendre l’air. »
Gubbr’ach : « Je vais bientôt grandir alors je préfère sortir. »
Panumo : « Les cannibales en dehors de mon peuple, je n’aime pas trop. »
Zeltheris : « Ceux qui résistent aux poisons, je les évite. »
Alâa : « Heurk ! »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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