Inktober 2021 du DDD
- Hermes
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Re: Inktober 2021 du DDD
Dernier message de la page précédente :
Entre le "Chaos Bang" (releve par Shannon)... et "l etincelle" de @theodal, on prend une direction tres Sirkisienne.- erikdpx
- Dracoliche
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Re: Inktober 2021 du DDD
L'apprenti se maudissait d'avoir été inattentif aux leçons de magie de son maître. Il lui fallait une étincelle, juste une étincelle ...


- Feladen
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Re: Inktober 2021 du DDD
Bravo Erikspx. Ca me fait penser au dessin d’ Idees Noires avec le gars qui ne mourra pas gelé car il voit les lumières de la ville (les yeux des loups)
- Zedafty
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Re: Inktober 2021 du DDD
Les couleurs sont superbes ! Et l'expression de surprise sur le visage de l'apprenti est excellente !
- Mangor
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Re: Inktober 2021 du DDD
Une friandise fraîchement invoquée craqua sous sa dent. Hmm, doux et croustillant à souhait. La jeune mage ne regretterait décidément pas les heures passées à perfectionner ce sortilège excentrique.

28 - croustillant

28 - croustillant
- Zedafty
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Re: Inktober 2021 du DDD

Miam ! Ça croustille ! C'est pas du Crunch, ça a un goût de poulet grillé au Nuoc Mam, alors ce doit être une Moisissure jaune
(Mold, Monstrous Manual, TSR 2140, p. 255)
@Mangor : Sympa la banane serpent ! Et pratique pour y ranger ses sucreries
- anthe
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Re: Inktober 2021 du DDD
28 Croustillant
Un background pour un hobbit qui part en aventure pour la première fois. Comme pourrait le laisser supposer à tort l’écriture, le personnage peut passer pour un niais. En fait, il est simplement peu mature, spontané et naïf. L’Aventure se chargera de le déniaiser…
Désolé d’avance pour la longueur du texte qui ne cadre pas trop avec l’inktobber mais je n’ai pas su faire aussi court qu’une patte de hobbit…Donc à suivre, une histoire et un bonus…
Lire l’histoire du nœud (jour 4) pour une meilleure compréhension.
Le paillasson perdu ou De la cuisine aux sables du désert, introduction aux voyages impromptus et rencontres incongrues.
Pshhh, Pshiit, Pschiouit ! La poêle chantait, crachait et exhalait une forte odeur de saindoux grillé, d’huile de noix brûlée et de beurre charbonné.
Chronch, Chronch, non, non et non ! Ça doit faire : Cranch, et pas, Chronch !
Rageuse, la spatule vola dans la cuisine pour laisser une trace huileuse sur le portrait de mamé Pique-Poux.
Heliburn se remettait doucement de son nœud au cerveau. Il s’acharnait à retrouver la recette familiale du Paillasson de Patates Douces de sa mamé chérie. Malgré tout l’amour qu’il mettait dans ses préparations, le goût était presque satisfaisant mais le croustillant pas du tout, mais alors pas du tout.
- Comment est-ce possible ? J’ai essayé tout ce qui se fait comme huile et gras dans ce satané village !
Les nuages noirs s’amoncelaient dans son petit crâne. Le souvenir des journées migraineuses et interminables, alité dans un trou aux fenêtres calfeutrées, faillit le faire rechuter. Pour se calmer, il mâcha quelques feuilles d’ansérine conservées à l’abri de l’air dans un pot en terre cuite décoré d’inscriptions exotiques.
- Allez, qui ne tente rien n’a rien, je vais aller parler à la Vieille.
Il prit hardiment le chemin de la dernière demeure des Pique-Poux. Au passage, il ramassa une brassée de marguerites qui ornaient un trou abandonné depuis des années. Arrivé à proximité du chêne au moins millénaire qui veillait les morts, il vit qu’il était précédé par une cérémonie funèbre aux couleurs inhabituelles. Ce ne n’était pas la colombe de Yollanda qui guiderait le défunt de son dernier trou aux nuages bienveillants, mais la souris grise, brodée à la hâte sur un plaid en l’honneur de Bandobaris.
- Pourquoi, la Souris Grise ? Le défunt voulait-il échapper à quelques ennemis qui avaient déjà atteint l’au-delà ? Avait-il enfermé à double tour un trésor dans son cercueil ? Le village avait-il peur que le mort ouvre le cercueil et se transforme en zombi pour manger tout le monde ?
La migraine revenait.
Renseignements pris en chuchotant à de nombreuses oreilles de cousins et cousines par alliances d’alliances, il apprit que l’on mettait en terre un certain Wiliber Pieds-Doux. Un serrurier de métier qui avait posé ses pieds un peu partout dans le monde. Il tenait boutique à la grande ville de Faucongris et était décédé dans des circonstances étranges qu’il ne fallait pas révéler sous peine de malheur. Pour honorer ses ancêtres, le mort avait souhaité être inhumé dans son village natal. Et qu’en plus, il aurait laissé assez de liquidités pour qu’une belle collation célèbre sa mémoire.
Le temps que l’office se passe, les libations en l’honneur du défunt ne se dérouleraient pas avant une heure au moins. Il décida de poursuivre sa route vers la tombe de sa grand-mère.
Il dégagea la pierre des quelques herbes folles qui faisaient une moustache au portrait émaillé à vrai dire peu ressemblant de Mamé. Il déposa une larme et sa brassée sa marguerites.
- Mamé. Il faut que tu m’aides. J’ai besoin de ton secret. Mes paillassons sont tout ramollis. J’ai essayé tout le gras de la cuisine et résultat, Chronch et pas Cranch ! Fait un signe à ton petit Bubu, donne-moi ton secret, s’il te plait ?
Les mésanges et les rossignols chantaient mais le portrait glacé restait muet.
Son estomac grinça. Il était l’heure de se sustenter. La cérémonie voisine prenait fin et Mamé lui avait appris à ne jamais refuser des victuailles offertes. Il se rappela le doux contact du duvet de la joue de son aïeule, sécha son nez avec un mouchoir de lin bleu et prit la direction des festivités.
Devant le trou inoccupé auquel il manquait quelques fleurs, on dressait tables et bancs. Les charcutiers arrivèrent avec les saucissons chauds emmitouflés dans une pâte dorée à souhait. La foule s’amassait attiré par le fumet des entrées.
Comme il était de coutume pour une succession sans descendants, le temps que les saucisses refroidissent, les biens du disparu furent mis aux enchères.
Le mobilier, rongé par les vrillettes, trouva acquéreur à vil prix. L’argenterie partit quant à elle pour son pesant d’argent. Les habits et le linge de maison furent tout aussi prisés. La congrégation était rassurée, la recette de la vente permettrait de sortir jambons, ventrèche et fromages des caves. Les ventres et les fourchettes s’impatientaient. Les pâtissiers partirent rajouter quelques choux à la pièce montée et les boulangers lancer une fournée supplémentaire.
Le contenu de la bibliothèque fut le dernier à passer sous le marteau du bourgmestre. Il officiait avec un sérieux monastique, habillé pour l’occasion de ses braies vertes de cérémonie que retenaient des bretelles rouges aux boucles d’airain, d’une chemise bouffante safran et de son manteau de peau de castor rasé et rapiécé.
L’énoncé des livres n’excitait pas l’assemblée, rien ne concernait la boustifaille ou le maraîchage. Pour la plupart, les ouvrages décrivaient des lieux mythiques et des trésors fabuleux. Néanmoins, ils partirent pour quelques piécettes allant décorer des trous avides d’exotisme. La vente traînait en longueur, tous craignaient que la pâte des saucissons maintenant tièdes ne ramollisse trop.
Des protestations bruissèrent. Le dernier lot arriva. Sur l’estrade, la voix monocorde du bourgmestre lassé par sa longue litanie et le nez excité par la douce odeur des brochettes qui crépitaient, annonça :
- Pour finir, cet exemplaire du livre intitulé « Graisses, huiles et lubrifiants », combien m’offrez-vous ?
La foule restait muette. L’angoisse était palpable. Tous étaient tournés vers les tables où les mouches et les guêpes allaient bientôt ne rien leur laisser.
Le commissaire-priseur improvisé ouvrit le livre et lut à haute voix les gros titres.
- Graisses animales, huiles végétales, et cætera et cætera… ! En lisant cet ouvrage vous pourrez connaître toutes les huiles et les graisses du monde ! Ce livre fera de vous un érudit, un « Oléophiliste » reconnu, une sommité en quelque sorte !
A l’énoncé du contenu de l’ouvrage, une main jaillit de la foule.
- Personne d’autre ? Adjugé à Heliburn ! Pour 1 pièce de cuivre, très bon achat.
La foule acclama l’heureux et dernier acquéreur. Elle se rua vers les victuailles où on put constater que des pique-assiettes autres que des insectes avaient déjà sévi.
A l’écart de l’agitation et pas trop du buffet, grignotant une oreille de cochon grillée et croustillante à souhait, le hobbit feuilletait son achat compulsif. La page décrivait comment concentrer le gras du lait d’une créature tout droit sortie d’un conte. L’animal chargé comme une mule arborait un long cou et une énorme bosse sur le dos. La matière ainsi obtenue par le savant procédé permettait de lubrifier de petits mécanismes et d’éviter qu’ils ne fassent du bruit à l’ouverture. Le texte était accompagné d’un dessin de l’étrange quadrupède, de runes mystiques, ainsi que d’un croquis décrivant un récipient pour conserver le produit.
A la vue de ces inscriptions, le cerveau d’Heliburn fit plusieurs tours. Il se rua dans sa cuisine et chercha frénétiquement dans son fourre-tout. Il en sortit délicatement une poterie. Elle dégageait une odeur rance de beurre avarié. Les runes arrondies tracées sur la terre cuite semblaient être similaires à celles dessinées sur le livre. Il se rappela Mamé qui trempait sa grosse cuillère de bois dans ce pot pour en sortir une gelée jaunâtre et visqueuse.
- C’est ça ! C’est forcément ça le Secret !
Le lendemain, le hobbit ferma son trou. Il plaça la clef sous une pierre près d’un massif de marguerites et partit en quête de l’huile miraculeuse.
Un background pour un hobbit qui part en aventure pour la première fois. Comme pourrait le laisser supposer à tort l’écriture, le personnage peut passer pour un niais. En fait, il est simplement peu mature, spontané et naïf. L’Aventure se chargera de le déniaiser…
Désolé d’avance pour la longueur du texte qui ne cadre pas trop avec l’inktobber mais je n’ai pas su faire aussi court qu’une patte de hobbit…Donc à suivre, une histoire et un bonus…
Lire l’histoire du nœud (jour 4) pour une meilleure compréhension.
Le paillasson perdu ou De la cuisine aux sables du désert, introduction aux voyages impromptus et rencontres incongrues.
Pshhh, Pshiit, Pschiouit ! La poêle chantait, crachait et exhalait une forte odeur de saindoux grillé, d’huile de noix brûlée et de beurre charbonné.
Chronch, Chronch, non, non et non ! Ça doit faire : Cranch, et pas, Chronch !
Rageuse, la spatule vola dans la cuisine pour laisser une trace huileuse sur le portrait de mamé Pique-Poux.
Heliburn se remettait doucement de son nœud au cerveau. Il s’acharnait à retrouver la recette familiale du Paillasson de Patates Douces de sa mamé chérie. Malgré tout l’amour qu’il mettait dans ses préparations, le goût était presque satisfaisant mais le croustillant pas du tout, mais alors pas du tout.
- Comment est-ce possible ? J’ai essayé tout ce qui se fait comme huile et gras dans ce satané village !
Les nuages noirs s’amoncelaient dans son petit crâne. Le souvenir des journées migraineuses et interminables, alité dans un trou aux fenêtres calfeutrées, faillit le faire rechuter. Pour se calmer, il mâcha quelques feuilles d’ansérine conservées à l’abri de l’air dans un pot en terre cuite décoré d’inscriptions exotiques.
- Allez, qui ne tente rien n’a rien, je vais aller parler à la Vieille.
Il prit hardiment le chemin de la dernière demeure des Pique-Poux. Au passage, il ramassa une brassée de marguerites qui ornaient un trou abandonné depuis des années. Arrivé à proximité du chêne au moins millénaire qui veillait les morts, il vit qu’il était précédé par une cérémonie funèbre aux couleurs inhabituelles. Ce ne n’était pas la colombe de Yollanda qui guiderait le défunt de son dernier trou aux nuages bienveillants, mais la souris grise, brodée à la hâte sur un plaid en l’honneur de Bandobaris.
- Pourquoi, la Souris Grise ? Le défunt voulait-il échapper à quelques ennemis qui avaient déjà atteint l’au-delà ? Avait-il enfermé à double tour un trésor dans son cercueil ? Le village avait-il peur que le mort ouvre le cercueil et se transforme en zombi pour manger tout le monde ?
La migraine revenait.
Renseignements pris en chuchotant à de nombreuses oreilles de cousins et cousines par alliances d’alliances, il apprit que l’on mettait en terre un certain Wiliber Pieds-Doux. Un serrurier de métier qui avait posé ses pieds un peu partout dans le monde. Il tenait boutique à la grande ville de Faucongris et était décédé dans des circonstances étranges qu’il ne fallait pas révéler sous peine de malheur. Pour honorer ses ancêtres, le mort avait souhaité être inhumé dans son village natal. Et qu’en plus, il aurait laissé assez de liquidités pour qu’une belle collation célèbre sa mémoire.
Le temps que l’office se passe, les libations en l’honneur du défunt ne se dérouleraient pas avant une heure au moins. Il décida de poursuivre sa route vers la tombe de sa grand-mère.
Il dégagea la pierre des quelques herbes folles qui faisaient une moustache au portrait émaillé à vrai dire peu ressemblant de Mamé. Il déposa une larme et sa brassée sa marguerites.
- Mamé. Il faut que tu m’aides. J’ai besoin de ton secret. Mes paillassons sont tout ramollis. J’ai essayé tout le gras de la cuisine et résultat, Chronch et pas Cranch ! Fait un signe à ton petit Bubu, donne-moi ton secret, s’il te plait ?
Les mésanges et les rossignols chantaient mais le portrait glacé restait muet.
Son estomac grinça. Il était l’heure de se sustenter. La cérémonie voisine prenait fin et Mamé lui avait appris à ne jamais refuser des victuailles offertes. Il se rappela le doux contact du duvet de la joue de son aïeule, sécha son nez avec un mouchoir de lin bleu et prit la direction des festivités.
Devant le trou inoccupé auquel il manquait quelques fleurs, on dressait tables et bancs. Les charcutiers arrivèrent avec les saucissons chauds emmitouflés dans une pâte dorée à souhait. La foule s’amassait attiré par le fumet des entrées.
Comme il était de coutume pour une succession sans descendants, le temps que les saucisses refroidissent, les biens du disparu furent mis aux enchères.
Le mobilier, rongé par les vrillettes, trouva acquéreur à vil prix. L’argenterie partit quant à elle pour son pesant d’argent. Les habits et le linge de maison furent tout aussi prisés. La congrégation était rassurée, la recette de la vente permettrait de sortir jambons, ventrèche et fromages des caves. Les ventres et les fourchettes s’impatientaient. Les pâtissiers partirent rajouter quelques choux à la pièce montée et les boulangers lancer une fournée supplémentaire.
Le contenu de la bibliothèque fut le dernier à passer sous le marteau du bourgmestre. Il officiait avec un sérieux monastique, habillé pour l’occasion de ses braies vertes de cérémonie que retenaient des bretelles rouges aux boucles d’airain, d’une chemise bouffante safran et de son manteau de peau de castor rasé et rapiécé.
L’énoncé des livres n’excitait pas l’assemblée, rien ne concernait la boustifaille ou le maraîchage. Pour la plupart, les ouvrages décrivaient des lieux mythiques et des trésors fabuleux. Néanmoins, ils partirent pour quelques piécettes allant décorer des trous avides d’exotisme. La vente traînait en longueur, tous craignaient que la pâte des saucissons maintenant tièdes ne ramollisse trop.
Des protestations bruissèrent. Le dernier lot arriva. Sur l’estrade, la voix monocorde du bourgmestre lassé par sa longue litanie et le nez excité par la douce odeur des brochettes qui crépitaient, annonça :
- Pour finir, cet exemplaire du livre intitulé « Graisses, huiles et lubrifiants », combien m’offrez-vous ?
La foule restait muette. L’angoisse était palpable. Tous étaient tournés vers les tables où les mouches et les guêpes allaient bientôt ne rien leur laisser.
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A la vue de ces inscriptions, le cerveau d’Heliburn fit plusieurs tours. Il se rua dans sa cuisine et chercha frénétiquement dans son fourre-tout. Il en sortit délicatement une poterie. Elle dégageait une odeur rance de beurre avarié. Les runes arrondies tracées sur la terre cuite semblaient être similaires à celles dessinées sur le livre. Il se rappela Mamé qui trempait sa grosse cuillère de bois dans ce pot pour en sortir une gelée jaunâtre et visqueuse.
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- Hallacar
- Dracoliche
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Re: Inktober 2021 du DDD
bravo tous les participants
et vive les semi croustillants
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- FloP
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Re: Inktober 2021 du DDD
Pour bien comprendre toute la "finesse" du dessin suivant, je ne serai trop vous recommander la lecture du scénario le LLyr ici


- Hallacar
- Dracoliche
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Re: Inktober 2021 du DDD
oui ceux qui l'ont joué y trouve la substantifique moelle ...



