Sous le Soleil brûlant

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Betanaelle
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Livre 4 - Chapitre 19 – Retour à l’avant-poste N°10 avec plein de richesses – Une nouvelle aventure commence

Message par Betanaelle »

Dernier message de la page précédente :

Chapitre 19 – Retour à l’avant-poste N°10 avec plein de richesses – Une nouvelle aventure commence dans le Versant forestier (5 jours) [Arrivée de Panumo (joueur Elliot), Mangor absent]
Les aventuriers étaient rentrés les mains pleines à l’avant-poste 10. Des objets étranges, des livres anciens, des pièces d’argent, des cristaux, des outils plus ou moins en bon état et une étrange créature vieille de plusieurs millénaires mais ayant toujours un esprit enfantin et bienveillant.

Bien évidemment, il fallut raconter à tout le monde ce qu’il s’était passé. Belma avait préparé un ragoût d’aprig. Quoi de plus intéressant que d’écouter un captivant récit tout en mangeant.
La soirée fut longue, mais elle mit de la lumière dans les yeux de ceux qui n’avaient pas pu participer, lesquels avaient trépigné durant les récits des scènes de combat ou s’étaient émerveillés devant les cristaux.

Au cinquième jour après leur retour ; temps qui a été utilisé par les deux préservateurs pour apprendre les sorts du livres de magie des gnomes ; un druide des petite-gens du nom de Panumo est arrivé devant l’avant-poste.
Parlant la langue commune, il est venu demander de l’aide auprès de Tekqharil sur les conseils de Loona ; la druidesse du clan des Colibris.
Une tribu de petite-gens plus au nord, celle des Lézards, était attaquée par d’étranges guerriers-mantes de couleur verte qui sont particulièrement difficiles à détecter et qui déciment la tribu. Ces derniers ont dû se réfugier dans des arbres à plus de quinze mètres de hauteur pour leur échapper. Ils ont aussi mis en place de nombreux pièges tout autour de leur camp arboricole.

Comme cette tribu vit à environ une journée de marche du temple des hommes-serpents, Alâa a vu l’opportunité d’aller aider les petite-gens pour ensuite passer voir le temple.
Panumo a expliqué que les hommes-serpents étaient très discrets, s’il y en avait ! En tout cas, aucune agression envers les petites-gens n’a été faite de leur part, et personnellement il n’en a jamais vu.

« Alors s’est décidé. », dirent ensemble Alâa, Shabaka, Tekqharil et Tobi, « Nous te suivrons dans le Versant Forestier, Panumo ! »
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Livre 5 – Versant Forestier Chapitre1 - voyage vers la tribu des lézards

Message par Betanaelle »

Chapitre1 - voyage vers la tribu des lézards (23/07/2023) (Mangor absent) (4 jours)
Panumo guide les aventuriers dans la jungle verdoyante et humide du Versant forestier, ils se dirigent rapidement vers le nord.

Le premier jour de voyage, ils rencontrent un groupe d’une vingtaine d’erdlands. Les aventuriers décident de ne pas les attaquer, ils sont nombreux et pourraient se retourner contre eux. Ces oiseaux, qui ne volent pas, mesurent entre trois et quatre mètres cinquante de haut et peuvent être de redoutables adversaires à cause des griffes qu’ils ont au bout de leurs puissantes pattes et à leur bec en forme de coin. Ils ont pour l’instant assez de nourriture et attendront une meilleure opportunité.

Le deuxième jour de voyage, une tempête de pluie s’abat sur eux. Malgré l’eau qui refroidit l’atmosphère et surprend les aventuriers aucunement habitués à ce type de climat, ils continuent d’avancer en dépit du mauvais temps. Le soir, ils commencent à se plaindre des piqûres d’insectes dans la moiteur nocturne et Shabaka doit utiliser ses talents de prêtre du feu pour réussir à en allumer un, tant l’atmosphère est humide.

Le troisième jour de voyage, de nombreuses mares sont visibles sur le chemin, peut-être causées par la pluie. Tobi ne trouve pas de proie à chasser, et c’est le dernier jour de nourriture qu’ils ont avec eux.

Le quatrième jour, les aventuriers rencontrent quatorze carrus, une sorte de bovin qui vit dans le Versant forestier à l’état sauvage mais qui a été domestiquée dans la région des Plateaux. Alâa s’approche en mode caméléon et lance le sortilège de vapeur colorée, ce qui lui permet d’endormir quatre animaux. Mais seul un jeune d’environ cinquante kilos sera tué par Tobi. Les adultes seront laissés et s’enfuiront après s’être réveillés. L’animal sera rôti et fournira un bon repas, le reste étant conservé pour la dernière journée de marche.
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Livre 5 – Versant Forestier - Chapitre 2 - Prisonniers des petite-gens – Les trin (27/08/2023)

Message par Betanaelle »

Chapitre 2 – Prisonniers des petite-gens – Les trin (27/08/2023) - Arrivée de Li-Khâan (joueur Hawkless), (Mangor absent, nous préviens qu’il ne pourra plus venir jouer à cette heure) 1 jour
Il leur restait moins d’une journée de marche avant d’arriver à la tribu des Lézards. Tobi et Panumo étaient à l’avant-garde ; car ce dernier avait prévenu, les membres de la tribu des Lézards avaient mis en place de nombreux pièges pour protéger la zone où ils avaient installé leurs cabanes dans les arbres de la forêt. Tobi était aux aguets et détecta un piège, un filet qui était installé sur le chemin qu’ils prenaient. Ils purent donc l’éviter en faisant le tour.

Mais un peu plus tard sur le chemin, malgré leurs précautions, ils tombèrent dans un guet-apens qu’avaient tendu les petites-gens ; de nombreuses petites fléchettes leur furent tirées dessus. Seuls Tobi et Panumo n’étaient pas ciblés. Et rapidement, Gallus et Shabaka s’endormirent, suivis de Tekqharil, après avoir reçu plusieurs flèches. Alâa semblait insensible au poison, mais elle s’assit quand même au milieu des autres endormis.
À ce moment-là, une dizaine de petites-gens sortirent de leur cachette, et s’approchèrent en courant pour attacher les infortunés dormeurs.
Tobi et Panumo protestèrent, mais cela n’empêcha pas le saucissonnage. Au moyen de perches, sur lesquelles prirent place chacun des prisonniers, ils furent transportés au pied des huttes construites dans les arbres qui se trouvaient à une cinquantaine de mètres de distance, puis ils furent hissés et mis dans une grande cage en bambou. Le plus dur fut de faire monter Tekqharil et de le faire rentrer à l’intérieur de la cage.

Quant à Tobi et Panumo, ils furent accueillis avec honneur. N’avaient-ils pas été libérés des grandes gens et d’un infâme guerrier mante, dévoreur de petites-gens ? Ils furent amenés dans une case, où les attendait un guerrier assez jeune, qui ne devait pas avoir plus de trente ans et qui s’appelait Barbak.

(Passage traduit de la langue des petite-gens.)
Barbak : « Soyez les bienvenus, maintenant que vous avez été libérés des infâmes esclavagistes et mangeurs de petite-gens. »
Tobi : « Mais non ! Tu n’y es pas du tout, ce sont nos amis, ils sont inoffensifs envers les petites-gens. Au contraire, ils viennent vous aider. C’est n’importe quoi ! Il faut les libérer. », dit-il sur un ton véhément.
Panumo : « Il a raison Barbak, ces personnes sont amicales et ont traversé une grande partie de la forêt à ma demande. Ce sont de féroces combattants contre tes ennemis. Le guerrier mante connaît les créatures qui vous assaillent. Ce sont des trins, un peuple primitif et féroce de mantes, mais pas la même espèce que la sienne. »
Tobi : « Oui, voilà. Tekqharil est un psioniste psychotranslateur, nous avons un prêtre du feu qui a les cheveux rouges, quant aux deux autres, ils combattent les profanateurs et les créatures répugnantes, ils nous aideront aussi. »
La discussion prit plusieurs longues minutes avant que Barbak ne daigne écouter les suppliques de Tobi et Panumo et ne les emmène auprès de la cage en bamÀ l’intérieur de la cage, il y avait Gallus, Shabaka et Tekqharil qui étaient encore endormis. Alâa s’était libérée des cordes et attendait sagement. De l’autre côté de la cage, il y avait une créature reptilienne et humanoïde qui devait faire la taille d’un humain. Elle avait une queue épaisse avec une excroissance au bout en forme de feuille, quatre doigts munis de griffes aux mains et aux pieds, une longue mâchoire remplie de dents pointues et une excroissance osseuse au sommet de la tête. De plus, elle portait un pagne, ce qui montrait qu’elle n’était pas un animal.


Voyant ses amis arriver, Alâa les apostropha.
« Quand est-ce qu’on va être libéré ? Quel accueil franchement, on a été reçu à coups de fléchettes. Nos amis vont mettre combien de temps avant de se réveiller ? Ah, et la créature là, c’est un pterran, c’est rare à Tyr, mais j’ai appris que c’était du sud de la Cordillère qu’ils étaient originaires. Ils sont intelligents, mais je ne comprends rien à ce qu’il cherche à dire celui-là. Il faudra attendre que Tekqharil se réveille pour voir ce dont il en retourne. Et surtout dites leur de ne pas le manger ! Je commence à connaître les habitudes culinaires des petites-gens. »

Pendant que les trois autres se réveillaient, Panumo et Tobi durent convaincre les petites-gens que garder le pterran pour le repas du soir n’était pas forcément une excellente idée, même si de prime abord Tobi pensait que ça aurait été une expérience intéressante. Heureusement, Panumo fut plus convaincant.
Tekqharil put entrer en contact mental avec le pterran, c’était un télépathe, il s’appelait Li-Khâan.

Le reste de la journée passa en âpres discussions pour organiser le piège contre les trins. L’idée d’Alâa était de faire du thri-kreen un appât, et quand il verrait ou sentirait les créatures l’attaquer, il utiliserait son pouvoir de porte dimensionnelle pour s’enfuir, qu’il devrait bien sûr refermer derrière lui. Pendant ce temps, les jeteurs de sorts lanceraient leurs sorts les plus efficaces pour attraper les trins, comme toile d’araignée, enchevêtrement, vapeur colorée… Puis ne resterait plus qu’à leur lancer tous les projectiles possibles pour rester éloigné de leurs méchantes griffes pendant que Li-Khâan essayerait de les attaquer psychiquement.

Le plan se passa à merveille. L’un des trins fut totalement bloqué et ne put rien faire. L’autre était partiellement bloqué, il fut donc le premier à subir les attaques. Les flèches, fléchettes, pierres de fronde, projectiles magiques et attaques psioniques les tuèrent en quelques rounds.
Mission accomplie.

Barbak remercia tout le monde et s’excusa de les avoir pris pour des personnes méchantes. Les petites-gens récupérèrent une partie des corps des trins, vraisemblablement pour se faire des armures avec les morceaux de chitine.
Tout le monde retourna dans les huttes dans les arbres, où attendait Tekqharil, pas particulièrement à l’aise dans cet environnement. Un repas de fête fut servi. Les trins étaient mangeables, mais pas aussi bons que les araignées des montagnes.
Pendant le repas, ils en apprirent plus sur le temple dans la forêt. Il se trouvait à côté d’un lac, et dans ce lac il y avait un énorme serpent qui y vivait, et des créatures hybrides, mi-homme, mi-serpent, étaient parfois visibles à proximité.Le temple était tabou. Les prêtres qui avaient vécu dans la tribu dans le passé avaient toujours demandé que l’on ne s’approche pas du temple. Il se trouvait à une demi-journée de marche à l’ouest.

Après une nuit de repos, ils s’équipèrent pour la suite de leur voyage et dire au revoir à la tribu des Lézards, en emmenant avec eux Li-Khâan.
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Livre 5 - Versant Forestier - Chapitre 3 – Le temple des deux lunes ou le temple des hommes serpents

Message par Betanaelle »

Chapitre 3 – Le temple des deux lunes ou le temple des hommes serpents – (03/09/2023) (1 jour)
La traversée de la forêt fut rapide jusqu’à atteindre le lac. Long d’environ trois kilomètres sur un kilomètre de large, il fallait en faire le tour pour arriver devant le temple qui se trouvait de l’autre côté de la berge. À cette distance, on pouvait voir sa forme générale, et sa couleur jaune ressortait sur le fond vert foncé de la forêt.

Après avoir longé le lac, ils finirent par arriver à proximité du temple. Il avait la forme d’une ziggurat, mais bien plus petite que celle de Tyr. Entièrement fait en pierre d’une couleur jaunâtre, avec des sortes de reflets dessus, comme si on l’avait peinte, et qui ressemblait aux pierres peintes qui avait été découvertes dans la grotte des hej-kins.

C’est une ziggurat symétrique de base carrée avec quatre étages. Il y a des escaliers qui partent du rez-de-chaussée pour aller au premier étage et du premier pour aller au second étage. Il n’y a pas d’escaliers aux autres étages et ils font cinq mètres de large. Au premier étage une ouverture est visible au milieu des escaliers, elle mesure trois mètres de large et de haut. Au second étage, une ouverture est visible elle aussi au milieu de l’escalier, mais elle est moins grosse et mesure un mètre de large sur trois mètres de haut. Chaque étage mesure quatre mètres de haut à l’exception du dernier qui n’en fait que trois. La base de la ziggurat fait vingt-cinq mètres de côté. Le premier mesure dix-neuf mètres, le second treize mètres, le troisième sept mètres et le quatrième et dernier étage cinq mètres. Il n’y a pas moyen d’aller au troisième étage, qui est entièrement fermé, et le quatrième étage est en forme de sphère, avec plusieurs trous, de tailles différentes.
Au rez-de-chaussée, à gauche de chaque escalier, il y a cinq ouvertures circulaires de trente centimètres de diamètre qui sont à un ou deux mètres du sol de façon alternée.

Au niveau du rez-de-chaussée, tous les murs extérieurs sont sculptés de bas-reliefs qui représentent des serpents dans toutes les tailles et formes différentes. Au premier, ce sont des hybrides qui sont représentés, avec un corps humain, des écailles de serpent sur le corps et une tête serpentine ; certains ont des bras qui se terminent par un corps de serpent, d’autres ont un cou plus long que la normale. Au second étage, ce sont des abominations. Au troisième étage, on peut voir de façon symétrique, soit une abomination avec quatre bras, soit une abomination sans bras mais avec des ailes et dont le corps est recouvert de plumes ; les deux étant visiblement de sexe féminin car on peut apercevoir une double paires de seins pour la première et des protubérances sous les plumes de la poitrine de la seconde.

Autour de la ziggurat, la forêt avait été taillée. Aucun arbre ne se trouvait à moins de dix mètres. Il n’y avait pas non plus de plantes qui avaient grimpé sur le bâtiment. On pouvait supposer qu’il y avait au moins une personne qui entretenait les lieux.

Ils décidèrent de faire le tour du bâtiment, pour voir ce qu’il y avait de l’autre côté.
ls avaient juste passé le coin pour arriver du côté opposé au lac qu’ils virent assis sur les marches une créature qui ressemblait aux hybrides visibles sur les parois du premier étage. Elle avait un corps humanoïde, mais avec une tête serpentine et une peau couverte d’écailles de couleur jaune avec des motifs en losange de couleur plus sombre. L’hybride tenait un grand bâton de bois, avec une tête sculptée en forme de serpent, dans laquelle avait été enchâssées deux petites pierres précieuses de couleur bleu à la place des yeux. Il tirait régulièrement sa langue comme le font les serpents. Soudain, il tourna la tête vers les aventuriers. Il les regarda avec deux yeux entièrement blancs, se leva lentement en se tenant à son bâton, sa langue accélérant la cadence. Il portait comme seul vêtement un ensemble de lamelles de bois de cinquante centimètres de long qui lui faisait le tour de la taille. Puis il parla en langue commune, mais à la manière ancienne ; comme le faisait le raaig Lumlane.

Issipala : « Je suis peut-être un peu sourd et aveugle, mais je sais encore sentir. Voilà un évènement bien trop rare, hélas. Une visite au temple de Ral et Guthay, le temple des deux lunes. Hum, voyons voir, je sens une jeune femme de mon peuple, deux petites-gens, un thri-kreen, un humain, un je-ne-sais-quoi à moitié humain et à moitié elfe peut-être, et qui sent la fumée, serait-ce un prêtre du feu ? Et un lézard ! Quel étrange équipe n’est-ce pas. Serais-tu Nissani, l’élue ? »

Alâa était comme stupéfaite. Était-ce le fait qu’elle voyait pour la première fois un hybride yuan-ti, qui étaient appelés métis par son peuple d’après les explications de son père, ou le fait qu’on l’avait appelée par son nom yuan-ti, son nom de naissance, que seuls ses parents décédés connaissaient et quatre personnes qui l’avaient appris à Tyr, dont seul Tobi était encore avec elle aujourd’hui ?

Alâa : « Comment connais-tu mon nom ? Et pourquoi serais-je l’élue ? Es-tu un prêtre ? »
Issipala : « Je ne suis pas un prêtre mais un mage préservateur, les prêtres ne devraient pas tarder à venir nous rejoindre. Nous t’attendons depuis la construction du temple. Ton arrivée a été prédite par les déesses, Ral et Guthay, filles de Tzath, avant qu’elles ne perdent l’accès à leurs prêtres et leurs fidèles il y a de ça plus de deux mille ans. »
Alâa : « Mais vous ne pouvez pas être aussi vieux ! Je sais que les yuan-ti vivent vieux, surtout les abominations, mais les métis comme vous ce n’est pas possible. »
Issipala : « Et pourtant Nissani, je suis très vieux. J’ai presque trois mille ans. Et j’étais déjà là quand le temple a commencé à être construit. Je m’appelle Issipala, et les autres habitants du temple ne vont pas tarder. Ils sont plus jeunes que moi, mais en dehors de notre psioniste, qui n’a que cinq cents ans, tous les autres ont plus de mille ans. »

Du second étage était sortie une créature presque entièrement serpentine, qui avait cependant des bras humains, mais dont le reste du corps était celui d’un énorme serpent. Sous son capuchon, elle avait une tête de serpent semblable au serpent d’Alâa, mais son corps était plus massif. Ses écailles étaient vertes et marrons. Elle descendit pour rejoindre Issipala.

Essassare : « Quel jour merveilleux Issipala, l’élue est arrivée ! Nissani, bienvenue dans le temple des deux lunes, que Ral et Guthay t’apportent leur douce lumière. Mais tu es encore bien jeune, et toute menue, tu devras rester avec nous pour grandir avant la cérémonie. Je suis Essassare, prêtre de la terre, mais avant j’étais un des prêtres de Ral et Guthay. C’était peu de temps avant que nous ne perdions l’accès aux déesses, mais elles avaient prévu ce qui allait arriver, d’où la construction de ce temple. » Lui aussi avait parlé dans l’ancienne langue commune.

Alâa était très surprise de tant d’attention à son égard.
Alâa : « Je ne comprends pas comment vous pouvez savoir tout ça. »

Essassare : « Tous les anciens prêtres, humains ou yuan-ti, étaient liés aux déesses des deux lunes. Ces dernières leur ont donné beaucoup d’informations dans des visions. Elles ont pu envoyer des lunes les pierres nécessaires à la construction de la ziggurat et le restant servit pour borner la forêt. Vous les avez peut-être remarquées. Il y a une grande fresque qui explique le passé des yuan-ti au premier étage. »

Pendant ce temps, deux autre abominations étaient arrivées. Une venait de la forêt et était très grande, mais plutôt mince, avec de grands bras, sa tête sans coiffe était celle d’un serpent de couleur gris sur le dos et presque blanc sur le devant, avec l’intérieur de la bouche noir. Elle portait un arc et un carquois de cuir rempli de flèches dans le dos et sur le devant un chatkcha en cristal de dazl, comme ceux qui sont fabriqués par les thri-kreen.
La seconde abomination était presque aussi longue, mais plus épaisse. Elle n’avait pas de bras mais une tête presque humaine et complètement chauve. Ses écailles étaient constituées de motifs blancs et noirs en forme de losanges.
Toutes deux s’approchèrent du groupe puis firent le tour d’Alâa, semblant l’inspecter tant visuellement qu’olfactivement. Leurs langues sortaient sans arrêt, et la première faisait des bruits de sifflement qui étaient assez inquiétants. Quand elles parlaient, c’était uniquement en yuan-ti.
Pendant cette inspection, un cinquième yuan-ti arriva. C’était un métis, d’environ 1,80 m et possédant des écailles de couleur noire sur le dos et jaunes sur le devant, avec une tête de serpent à capuche et des yeux jaunes ressemblant à ceux d’Alâa. Lui aussi vint examiner la jeune fille avec les autres.

Essassare se mit à nouveau à parler dans la langue commune.
Essassare : « Voici Ussushu, qui est un prêtre de l’air, et Ossokolo, qui est un prêtre de l’eau. » dit-il en montrant les deux abominations. « Et lui c’est Assasha, notre psioniste. Nous sommes les derniers représentant des membres du culte des deux lunes, et les derniers représentant des yuan-ti adeptes du bien. Dis-moi, jeune Nissani, quel âge as-tu ? Car il est dit dans la prophétie que l’élue aura vingt-cinq ans quand elle recevra le baiser des deux déesses. Et dans mes souvenirs, les femelles humaines sont plus grandes et plus fortes à cet âge. Et bien que tu sois ce qu’on appelle un sang-pur, tu es censée grandir aussi vite qu’un humain. Du moins à ce que je me souviens. Car les sang-pur étaient rares dans les temps anciens. »Alâa sembla soudain gênée par la question, néanmoins elle répondit.
Alâa : « Eh bien, j’ai vingt-cinq ans. Je sais que je ne les fais pas, ça m’aide à moins me faire remarquer. Mais je ne sais pas pourquoi je ne vieillis pas plus vite. »
Ses amis étaient choqués, et se mirent à discuter.
Tobi : « Non mais tu es sûre Alâa, parce que quand même, tu ne fais pas ton âge. »
Gallus : « Je sais que les femmes n’aiment pas parler de leur âge, mais quand même. »
Tekqharil : « Tu aurais pu nous le dire, ce n’est pas très correct. »
Alâa : « Parce que personne me ne l’a demandé, voilà tout. », finit par dire Alâa pour couper court aux explications.

Essassare avait traduit aux autres yuan-ti, et ils discutaien maintenant ensemble. Puis ils se mirent à la palper, pour apprécier la quantité de viande qu’elle avait autour de ses os.
« Trop maigre ! » dirent-ils, soit en langue commune, soit en yuan-ti.

Essassare : « Dès demain tu iras avec Ossokolo. Il t’apprendra à chasser dans l’eau, tu devras attraper les créatures qui y vivent qu’on appelle des poissons. C’est bon le poisson, c’est plein de chair. Issipala adore ça, et regarde, il a presque trois mille ans ! »

Le vieux yuan-ti leva la tête en entendant son nom, et sourit, du moins la mimique sur son visage pouvait s’y apparenter. Se tenant avec la main droite sur son bâton, il leva le pouce de la gauche.

Essassare : « Tes amis devraient aller voir la fresque au premier étage, mais qu’ils n’aillent pas au second étage, seuls les prêtres ont le droit d’y aller. Et nous, nous allons parler un peu ensemble. »

La curiosité de Tekqharil était bien connue. Il se dirigea donc le premier vers l’escalier le plus proche, suivi par Tobi, Panumo, Gallus, Li-Khâan et Shabaka.

Une fois arrivés à l’intérieur, ils purent voir que les murs étaient recouverts d’une fresque peinte. Sous toutes les fresques, on pouvait voir une écriture que Tobi reconnut comme étant du yuan-ti, mais sans en comprendre la signification.

Sur la partie la plus extérieure, c’était la genèse des yuan-ti qui était décrite. D’abord, l’âge bleue d’Athas, quand les maîtres de la nature renégats avaient modifié les serpents qui y vivaient pour en faire leurs serviteurs. Puis, la guerre entre les renégats et les autres maîtres de la nature. Ensuite, quand les faibles yuan-ti furent pourchassés mais parvinrent néanmoins à s’enfuir. Après, quand la marée brune commença à recouvrir la mer et quand la tour d’ivoire fut construite pour la détruire, et ce faisant, le début de l’âge vert avec une grande partie de l’eau qui disparut et que le soleil changea, passant du bleu au jaune.

Sur la partie intermédiaire, c’était l’âge vert qui y était représenté, on y voyait l’apparition des nouvelles races et de leurs dieux, mais aussi l’expansion des yuan-ti qui commencèrent à se regrouper sous la direction des abominations puis qui firent prisonniers des humanoïdes pour en faire des esclaves. C’était aussi l’âge d’or du psionisme. Puis l’arrivée de Rajaat et l’invention de la magie, préservatrice et profanatrice. La création d’une grande cité, peuplée par des thri-kreen et des humains, sous la férule d’une créature étrange, dont il émanait dans la représentation un sentiment de pure bonté, et d’un grand maître psioniste kreen.

Quand Tekqharil passa devant cette dernière représentation, de façon automatique, il se prosterna devant le dessin de la créature et sa mémoire raciale fit émerger un souvenir.Tekqharil : « C’est un avangion, un être de pure bonté, qui apaise et demande vénération ! », dit-il soudainement comme en transe avant de se relever en faisant claquer ses mandibules.
Shabaka : « C’est quoi un avangion ? »

Le thri-kreen se prosterna à nouveau en récitant une nouvelle fois sa litanie devant le reste de l’équipe médusé par le comportement encore plus étrange qu’à l’accoutumée du psioniste.

Tobi : « Avangion ! »
Prosternation de Tekqharil et litanie.
Panumo : « Avangion ! »
Prosternation de Tekqharil et litanie.
Tobi : « C’est rigolo ! »
Tekqharil : « Cela suffit ! Ma mémoire raciale m’impose de le faire, mais arrêtez de dire ce mot, cela devient désagréable et je n’en sais pas plus que vous sur ce que c’est, il vaut mieux demander aux prêtres yuan-ti. »
Panumo : « C’est certainement une tentative pour t’hypnotiser de la part des hommes-serpents, mais nous les petites-gens nous sommes protégés naturellement contre d’aussi vils stratagèmes. »
Shabaka : « Ce n’est pas magique et si c’était psionique Tekqharil pourrait s’en prémunir, tu vas devoir nous expliquer ce que tu appelles mémoire raciale. »
Tekqharil : « Oui, mais plus tard, continuons à voir ce qu’il y a sur ces fresques. »
Gallus : « La mémoire raciale est une chose ancrée dans l’inconscient collectif d’une espèce, il me semble. »

La suite de la fresque montrait à quel point la rencontre entre les yuan-ti et les humains avait été importante. Certains d’entre eux s’étaient enfuis, libérant des esclaves qui leur avaient éclairé la voie de la bonté et enseigné la religion de leurs dieux. C’est ainsi que le temple des deux lunes fut construit, grâce à l’aide conjuguée des hommes qui servaient les déesses Ral et Guthay et des yuan-ti qui finirent par embrasser cette religion. Les déesses étaient pour les humains les filles de Tzaht, un dieu de la pluie, de la vie et du devoir, lequel avait pour partie inférieure de son corps celle d’un serpent.

Au centre de la pièce se trouvait un pilier de base carrée. Là, on voyait une fresque montrant chacune des deux déesses, ou du moins la représentation qui en avait été faite, sur deux des côtés opposés. Elles ressemblaient aux gravures que l’on pouvait voir à l’extérieur de la ziggurat, au troisième étage. Pour l’une, une abomination avec un buste et un visage humains, mais aussi quatre bras, et pour l’autre un serpent recouvert de plumes ayant une paire d’ailes. Sur la troisième face, on pouvait voir un groupe de personnes : un petit-homme au dents pointues, un autre avec des feuilles dans les cheveux, un demi-elfe aux cheveux rouges, un humain, un thri-kreen et un pterran. Et sur la quatrième, une humaine aux cheveux verts ressemblant à Alâa/Nissani debout sur un pilier, levant les mains au ciel et semblant tenir les deux lunes dans ses mains tout en étant entourée de trois abominations ressemblant aux trois prêtres yuan-ti.

Tobi : « Ils me rappellent quelqu’un ces gens-là ! »
Shabaka : « Parce que c’est nous ! C’est prodigieux ! »
Tekqharil : « Encore des questions alors que je pensais trouver toutes les réponses. »
Gallus : « Nous avons des réponses concernant des faits historiques du passé que peu de personnes connaissent en tout cas. Mais c’est mystérieux de nous voir là. »
Panumo : « J’aimerais bien savoir comment ils ont pu être au courant de notre venue ! Je soupçonne quelques manipulations mentales et un complot vieux de plus de deux mille ans. »
Tekqharil : « J’aimerais bien savoir ce qu’il y a à l’étage du dessus, allons-y vite pendant qu’ils discutent avec Alâa. »
Gallus : « Il suffit de passer par l’entrée du côté du lac. »

Ils passèrent donc tous de l’autre côté de la ziggurat et montèrent jusqu’au second étage. Une fois à l’intérieur, ils trouvèrent une pièce de onze mètres de large où l’on pouvait voir dans deux coins opposés deux statues et au centre une colonne de pierre jaune de cinquante centimètres de diamètre qui traversait le plafond par un trou d’un mètre de diamètre.
Les statues ressemblaient aux sculptures visibles à l’extérieur et à l’étage supérieur. Une créature ressemblant à une abomination yuan-ti, mais avec un buste de femme et quatre bras, et un serpent recouvert de plumes avec une tête humaine et une paire d’ailes.

Tekqharil : « Ces statues sont les représentations de Ral et Guthay qu’en ont les prêtres j’imagine. Mais j’aimerais bien savoir ce qu’il y a là-haut. »
Tobi : « Trop haut pour moi et trop étroit pour toi. »
Tekqharil : « J’ai un autre moyen pour y aller. »

Le psioniste thri-kreen plaça les deux mains de ses membres supérieurs à côté de sa tête, et disparut. Il réapparut quelques minutes plus tard et fit un compte rendu de ce qu’il avait vu.
À l’étage supérieur, le troisième niveau donc, les murs étaient recouverts d’obsidienne, d’une étrange couleur verte. La température y était très élevée. La colonne dépassait du trou d’un mètre de hauteur. Au plafond, on pouvait voir le dôme, avec différents trous illuminant la pièce.

Shabaka : « On devrait redescendre maintenant, je ne tiens pas à me retrouver face à trois prêtres qui peuvent penser qu’on a profané leur temple alors que ce n’est que de la curiosité. »
Panumo : « Des serpents millénaires qui plus est ! »

Ils sortirent par où ils étaient entrés pour pouvoir faire le tour et donner le change, puis redescendirent rejoindre Alâa et les cinq autres yuan-ti.
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Livre 5 - Chapitre 4 – Chasse au Kirre (10/09/2023)

Message par Betanaelle »

Chapitre 4 – Chasse au Kirre (10/09/2023) (1 jour)
Une fois les aventuriers redescendus, Essassare explique qu’Alâa/Nissani n’a pas été assez nourrie ces dernières années, ce qui fait qu’elle trop petite et trop légère, et qu’elle ne pourra pas supporter physiquement l’initiation qui doit avoir lieu dans trois mois lors d’une conjonction des deux lunes.
Car même si elle a une apparence humaine, sa physiologie interne est encore celle d’un serpent et la nourrir comme une humaine n’a pas été une bonne chose, cela a retardé sa croissance.
Heureusement, tant qu’elle n’est pas encore adulte, elle peut grandir. Aussi elle va devoir passer un mois avec chacun des prêtres, ceux-ci vont l’entraîner et lui apprendre à chasser, tout en lui faisant étudier chacun des éléments dont ils ont la charge. Si tout se passe correctement, elle devrait prendre une vingtaine de kilos et grandir d’une vingtaine de centimètres.

Elle va d’abord passer un mois avec Ossokolo, qui lui apprendra à nager et chasser dans l’eau. Puis ce sera un mois avec Ussushu. Et pour finir ce sera le prêtre de la terre avec qui elle passera le dernier mois.

Pendant qu’Ossokolo part nager et pêcher avec Alâa, le prêtre de l’air, Ussushu, invite le reste des aventuriers à chasser un kirre dans la forêt. C’est un énorme félin à huit pattes, de couleur grise et avec des rayures marrons, qui possède également des cornes et une queue barbelée. Ne chassant que la nuit, cette créature est l’un des plus dangereux prédateurs du Versant forestier, mais sa chair est réputée comme étant la plus fine aussi. Ainsi, le chasser peut-être une partie où proie et chasseur peuvent à tout moment changer de place.
Tekqharil s’aperçoit que le prêtre de l’air maîtrise parfaitement la langue thri-kreen et sert donc de traducteur au reste des aventuriers.

Ils doivent se mettre en embuscade et attendre que l’animal se découvre. Le prêtre de l’air connaît le territoire de la créature et sait que celle-ci est pratiquement invisible de nuit. Seuls ses yeux jaunes sont visibles à ce moment-là.
Une fois que le kirre apparaît, les aventuriers l’attaquent. Le druide Panumo lance enchevêtrement pour l’immobiliser, le prêtre de l’air utilise son arc, Gallus lance ses projectiles magiques, Li-Khâan une attaque psionique et Tobi décide de l’attaquer au corps à corps avec ses rasoirs de poings. Une fois l’animal tué, Tekqharil créé un trou de ver pour ramener tout le monde au temple.

Après avoir enlevé la peau de l’animal, une partie de la viande crue est donnée aux yuan-ti, au pterran et au thri-kreen, le reste est cuit pour être consommé par Tobi, Panumo, Gallus et Shabaka, ce dernier aime la viande bien cuite.

Tobi, demande à Essassare, comment va se passer l’initiation d’Alâa. Le prêtre de la terre part dans des explications complexes : transfert d’énergie en provenance des deux lunes, ouverture d’un passage dans les plans élémentaires, communion avec l’esprit des déesses ; ce qui laisse très perplexe le petit-homme.
Tekqharil explique ce qu’est sa mémoire raciale, des souvenirs enfouis chez tous les thri-kreen et qui se déclenchent tout seuls dans certaines situations, et ce qu’elle lui a fait faire en présence de la fresque de l’avangion. Essassare explique alors que cet avangion était un humain très sage, et de grande bonté. Qu’il avait maîtrisé un savoir magique et psionique très grand, et qu’avec l’aide d’un grand maître psioniste thri-kreen il avait construit une cité dans les Hinterlands où les humains et les thri-kreen vivaient en paix et ensemble. Mais hélas, les champions de Rajaat ont attaqué la cité et tout détruit il y a plus de deux mille ans. Essasare, qui a environ deux mille cinq cents ans, n’était pas présent dans la cité à ce moment-là. Il était au temple, mais les yuan-ti ont recueilli quelques humains qui ont pu s’échapper. Il ne reste plus rien de la cité, à part ce que les thri-kreen appelle Chak’sa, ce qu’on peut traduire par « la tête ».
Au moment où le prêtre yuan-ti prononce le mot, Tekqharil a soudain une vision due à sa mémoire raciale : il voit une grande tête de thri-kreen en pierre, avec des yeux à facettes de couleur mauve.
Ayant expliqué ce qu’il vient de lui arriver en langue commune et en thri-kreen, Ussushu explique à Tekqharil qu’il connaît très bien l’endroit, car même s’il n’était pas encore né quand la cité a été détruite, vu qu’il n’a que mille cinq cents ans, il a de nombreuses fois vécu dans une meute thri-kreen dans les Hinterlands et connaît donc parfaitement son emplacement qui est à quatre jours de marche du temple.

Au soir, les yuan-ti leur proposent d’aller dormir à l’intérieur de la ziggurat, même si ces derniers ne dorment pas vraiment. Des porte secrètes s’ouvrent grâce à l’utilisation de pierres peintes que possède chacun d’entre eux, identiques à celles qui ont été récupérées chez les hej-kins après que Tobi et Alâa se soient enfuis du chariot des esclavagistes.
À l’intérieur il y a une grande pièce qui sert pour le couchage, il y a du sable au sol, la température est douce, c’est très agréable. Ils vont tous certainement bien dormir, s’ils n’ont pas peur des trois énormes prêtres yuan-ti qui entourent Alâa.Panumo a très peur de se faire dévorer dans la nuit par les abominations, mais le thri-kreen lui dit qu’il ne dort pas et qu’il peut monter la garde, ce qui rassure le druide.
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Livre 5 - Chapitre 5 – Direction Chak’sa (24/09/2023) (4 jours)

Message par Betanaelle »

Chapitre 5 – Direction Chak’sa (24/09/2023) (4 jours)
Les aventuriers, à l’exception d’Alâa, partent vers l’ouest guidés par Ussushu. En effet, Tekqharil veut absolument voir ce qu’il reste de l’ancienne cité des hommes et des thri-kreen, l’endroit que l’on appelle Chak’sa.
Ils ont emporté avec eux les restes du kirre comme nourriture pour le voyage et ont rempli leurs outres d’eau au lac.

La première journée, ils traversent un bout de forêt pour rejoindre une zone de désertique, puis à nouveau un bout de forêt où ils font halte pour la nuit. Il ne se passe rien de notable et Tobi ne trouve pas de traces de gibier.

Le deuxième jour, ils arrivent dans une zone de landes rocailleuses et devant eux il n’y a plus de forêt visible. Tobi trouve un lapin athasien et le tue, ce qui fait un complément de nourriture apprécié.

Le troisième jour, ils continuent leur voyage dans les landes rocailleuses, mais Tobi ne trouve pas de traces d’animaux à chasser. C’est leur dernier jour de nourriture et d’eau.

Le quatrième jour, ils se retrouvent dans une savane recouverte de hautes herbes. Ils voient passer un essaim d’une dizaine de jalath’gak, d’énormes insectes volants de quatre mètres de long et six mètres d’envergure. L’un d’entre eux semble affaibli, et se trouve isolé à l’arrière. Tekqharil explique que l’abdomen du jalath’gak stocke du sang et du nectar. Lorsque l’insecte vient de se nourrir, l’abdomen se gonfle et prend une couleur rouge foncé ou jaune. Si l’insecte ne s’est pas nourri depuis quelques semaines, l’abdomen s’affaisse et devient mou et gris.
Le reste de la coloration de l’insecte est un motif de noir et de bleu vif.
La créature à l’arrière semble mal nourrie, mais ce serait suffisant pour tout le groupe s’ils arrivaient à la tuer.
Ils décident donc de l’attaquer.
L’animal est pris par surprise et n’a pas le temps d’opposer une grande résistance, malgré ses attaques avec ses six pattes. Les aventuriers, en surnombre, le tuent rapidement avant qu’il ait pu faire beaucoup de dégâts.
Ils découpent l’abdomen et se nourrissent de sa chair, qui, si elle n’a pas un goût fameux, n’en est pas moins riche d’eau et de nutriments.
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Livre 5 - Chapitre 6 – Chak’sa – le départ de Tekqharil– Retour à tyr

Message par Betanaelle »

Chapitre 6 – Chak’sa – le départ de Tekqharil– Retour à tyr (01/10/2023)
Après avoir tué l’énorme insecte, ils se dirigèrent vers l’ouest dans une zone sableuse. Et au bout de deux heures de marche, ils arrivèrent en vue de plusieurs formes en pierre de couleur blanche. Au nord, on pouvait apercevoir des montagnes.

La plus grande des formes était une tête de thri-kreen taillée dans la pierre dont la face était dirigée vers le nord et l’arrière entièrement recouvert de sable. Les yeux de la statue étaient faits de dizaines de facettes de verre de couleur violette.
De part et d’autre de la statue on pouvait voir les restes de colonnes, une douzaine, elles aussi en pierre blanche, qui avaient été mises au sol.
Devant la tête sortait du sable un dais de pierre blanche.

Ils s’approchèrent de l’estrade en pierre. Il y avait des inscriptions dessus, apparemment incompréhensibles pour les aventuriers, mais par pour Tekqharil, car sa mémoire raciale se réveilla à nouveau et il s’aperçut qu’il comprenait ce qui était écrit.

Il dit tout haut dans la langue thri-kreen « Quand l’âge de l’Unique sera venu, faites une joyeuse lumière. »
Puis il monta sur l’estrade. À ce moment, des lumières jaillirent des yeux en verre. Tekqharil resta comme paralysé devant les lumières. À nouveau, sa mémoire raciale se déclencha et des images surgirent dans son esprit.

Vous vous sentez plongé dans un miasme d’années, un enchevêtrement de temps vieux de plusieurs siècles. Le poids des années qui passent pèse sur vous, un souvenir si étrange et si lointain qu’il en est presque incompréhensible. Une faible image d’une puissante nation peuplée de thri-kreen et d’humains s’impose à votre œil intérieur. On ne peut qu’avoir une idée de la façon dont ces peuples ont travaillé ensemble, de l’harmonie qui régnait entre eux. L’émerveillement grandit en vous, une émotion à la fois réjouissante et troublante.
Un sentiment de crainte s’installe en vous, et vous descendez encore plus bas dans le gouffre du temps. Les images d’un thri-kreen, « l’Unique », envahissent votre esprit. Vous savez, d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agissait autrefois de votre empereur, un kreen parmi les kreen. À ses côtés se trouve l’image unique et étrangement déformée d’un humain qui n’est pas tout à fait humain, un être qui a changé et évolué pour devenir une créature d’une grande bonté. Vous réalisez qu’il s’agit de la moitié humaine du Chak’sa, celle qui a été détruite.
Cependant, vos souvenirs se poursuivent et vous ne vous attardez pas sur l’humain. Vos pensées se concentrent sur l’Unique et vous vous demandez quand il reviendra. D’une certaine manière, l’idée qu’il reviendra un jour fait vibrer en vous une corde sensible d’espoir. Vous vous surprenez à vous languir de le voir. Mais l’instant ne peut durer, et déjà les souvenirs de ce que vous avez vu – en fait, ce dont vous vous êtes souvenu – commencent à s’estomper. Y avait-il vraiment l’image d’une puissante cité où kreen et humains travaillaient ensemble pour le bien commun ? Y avait-il vraiment un puissant empereur thri-kreen et un avangion ? Tout ce qui est en vous crie, vous luttez pour retenir ces souvenirs. En sortant de votre repos sur l’estrade de pierre, vous réalisez que vous avez vu des scènes vieilles d’un millier d’années, voire plus. Il vous reste une fascination pour le passé et un étrange désir de connaître l’avenir.

Après quelques instants dans cette position, il sortit de cet état pour expliquer à ses compagnons ce qu’il avait vu : une ancienne cité, une ancienne nation, où humains et thri-kreen vivaient en paix et en harmonie.

Pendant tout ce temps, Ussushu, le prêtre de l’air yuan-ti, n’avait pas bougé d’un pouce. Il semblait méditer et leva les bras pour appeler le vent qui souffla sur les aventuriers. Puis il parla en kreen à Tekqharil.

De nouveau Tekqharil fit la traduction. Il y avait ici une grande cité qui avait été détruite par les champions de Rajaat car il ne supportait pas qu’humains et kreen puissent vivre en paix. Mais les thri-kreen pensent que celui qu’ils appellent l’Unique, le grand maître psioniste, reviendra un jour, ou du moins sa réincarnation. C’est pourquoi il y a à quelques kilomètres d’ici le Cercle, Dej dans la langue kreen, là où tout commence et tout finit pour un thri-kreen. Là où l’on pond les œufs et là où on va pour mourir.

L’endroit étant toujours gardé, le thri-kreen prévint qu’aucun d’entre eux ne pourraient venir à l’intérieur, et qu’il comptait y rester un certain temps, pour parler aux anciens kreen et peut-être s’occuper d’une couvée. Il les rejoindrait plus tard. Mais il pouvait leur ouvrir un trou de ver pour les envoyer où ils le souhaitaient.

Après délibération, ils décidèrent que Tyr serait la bonne destination. Ils comptaient prendre contact avec l’Alliance voilée.

Tekqharil ouvrit le passage du trou de ver et Tobi, Gallus, Shabaka, Panumo et Li-Khâan passèrent à travers, puis le passage se referma derrière eux.

***

Ils étaient arrivés à quelques centaines de mètres de l’entrée nord de Tyr et c’est à ce moment-là qu’ils s’aperçurent qu’ils n’avaient pas d’argent sur eux en dehors des dix pièces de céramique de Gallus !

Tobi : « Ça va être compliqué sans pièces, ils en utilisent partout ici ! ».
Gallus : « Oui j’avoue qu’on ne s’est pas bien préparé, c’est plutôt Alâa qui prévoit l’organisation d’habitude. Est-ce que tu saurais retrouver la taverne dont vous m’avez parlé ? »
Tobi : « Mais oui, ne t’inquiète pas, je n’oublie jamais un endroit où j’ai mangé de bonnes choses. Venez, c’est à côté de la ziggurat de Kalak, qui n’a rien à voir avec celle des yuan-ti, tellement elle est énorme. Il y a une grande place à l’ombre et la taverne s’appelle le Géant affamé. »

Après plusieurs minutes dans les dédales de la ville, en se repérant grâce à l’immense ziggurat, Tobi finit par arriver sur la place, puis il montra du doigt un endroit.

Tobi : « Voilà, c’est là qu’on a mangé. »

La taverne du Géant affamé est un des multiples établissements qui entourent la Place des ombres, parmi cinq débits de boisson, deux maisons de passe et une de jeux. La proximité avec le Marché des elfes fait que des gens plutôt louches traversent régulièrement la place. Le petit groupe passa complètement inaperçu.
Ils rentrèrent dans l’auberge, qui était vide à l’exception d’un demi-géant assis derrière le comptoir.

Tobi exhorta Gallus d’aller parler au demi-géant. Ce dernier finit par s’exécuter, non sans appréhension, pendant que le reste de l’équipe s’assit à une des tables.

Gallus eut beau dire qu’il venait de la part d’Alâa et qu’il voulait parler à l’Alliance voilée, le géant resta borné, arguant qu’il ne connaissait pas Alâa, ni l’Alliance voilée. Au bout de plusieurs palabres stériles avec le géant qui n’en démordait pas, Gallus se retrouva dans les ténèbres. Il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit et il sentit deux mains l’attraper, le bâillonner, et le transporter dans la partie arrière de la taverne. On lui dit qu’il ne fallait pas parler de l’Alliance voilée, que ce serait dangereux pour lui. Puis on le libéra et il se retrouva désorienté à l’extérieur de la taverne. Il rentra pour retrouver ses amis qui étaient toujours à l’intérieur.

Il expliqua ce qu’il s’était passé et tous finirent par ressortir après avoir bu chacun une chope de bière et décidèrent de partir pour chercher Zeltheris et Okrizil dans la ville, les amis de Tobi et d’Alâa.
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Livre 6 - Chapitre 1 – Tyr – Les elfes de la tribu des Oreilles percées et Zeltheris

Message par Betanaelle »

Livre 6 – Retour à Tyr et départ vers Altaruk Du 15/10/2023 au 12/11/2023
Chapitre 1 – Tyr – Les elfes de la tribu des Oreilles percées et Zeltheris (1 jour)
Après avoir quitté la place des ombres, Tobi cherche la chambre d’Alâa, suivi de ses compagnons. Personne ne remarque qu’ils sont suivis par des elfes. Ils tournent dans différentes ruelles, puis, alors qu’ils sont dans un passage plus étroit, finissent par voir devant eux trois elfes qui bloquent le passage. En regardant derrière eux, ils s’aperçoivent qu’il y a aussi trois elfes de l’autre côté. Ils sont pris au piège.

Les elfes s’approchent d’eux, ce sont tous des mâles. Ils portent une épée longue en bois incrustée de lamelles d’os tranchantes et une dague d’obsidienne, et des armures de cuir d’inix. Seul l’un d’entre eux ne porte pas d’armure et n’a comme arme qu’une dague en os.

Une discussion plutôt animée commence, quand l’un des elfes, le plus âgé apostrophe le groupe d’aventuriers.
« Ne serais-tu pas le nabot aux dents pointues qui est parti avec Alâa dans une caravane Wavir ? Où est-elle ? Comment se fait-il que vous ne soyez plus ensemble ? »

Tobi : « Qu’est-ce que ça peut vous faire, vous n’êtes pas de sa famille, ce n’est pas une elfe ! Depuis quand des elfes s’intéressent à une… heu… une humaine ? »
Korvat : « Je te dirai que ce sont nos affaires, nabot. Et qu’en plus tu te trompes, ma demi-sœur a élevé Alâa, et bien que demi-elfe j’ai toujours été proche d’elle. Que c’est moi qui ai appris à Alâa à se battre à l’épée et à la dague. Et c’est moi aussi qui l’ai envoyée chez les Wavir que je connais bien. Donc oui, je suis concerné. Et toute la tribu des Oreilles percées l’est aussi. »

Il y avait une forte tension dans la ruelle. Les elfes, qui avaient tous des boucles d’oreilles faites de différents métaux, avaient tous leur main sur leur rapière, prêts à en découdre. Les aventuriers, moins nombreux, étaient encerclés et dans une mauvaise posture.

Tobi : « Ça change tout alors. Je pensais que vous vouliez lui faire du mal. C’est mon amie et je ne ferai rien qui puisse la mettre en danger. On l’a laissée il y a cinq jours dans un temple. Les trois prêtres de là-bas sont chargés de lui apprendre des choses pour la faire grandir et mûrir. Je n’ai pas tout pigé des détails, mais ils sont très protecteurs, elle ne risque rien. Ils ont l’air très puissants et bienveillants. »
L’elfe se retourna et parla au plus jeune qui se tenait un pas en arrière, celui qui n’avait qu’une dague et qui était resté très concentré durant l’échange.
Lavistetyt : « Il dit la vérité père. »
Korvat : « Je suis Korvat de la tribu des Oreilles percées, je te crois petit homme. Peut-être nous reverrons-nous sur la route. »
Les elfes opérèrent un demi-tour et en un instant ils avaient tous disparu.

Tobi : « On a eu chaud ! »
Panumo : « C’est la faute de Gallus, il n’aurait pas dû parler à la taverne, ça a mis des elfes sournois sur notre dos. »
Gallus : « Aucun rapport, ils venaient prendre des nouvelles d’Alâa. Tobi a très bien répondu d’ailleurs. »
Tobi : « Grace à mon intelligence supérieure ! Bon, en revanche, vu que je ne connais pas la boutique de Zeltheris, on a qu’à l’attendre à l’appartement d’Alâa ! Allez, suivez-moi, ça doit être par là ! Ah non, c’est de l’autre côté. Heu… j’ai un doute mais je vais retrouver le chemin, tout se ressemble dans cette ville. »

Zeltheris finit par arriver presque à la tombée de la nuit. Elle fut heureuse, semble-t-il, de revoir Tobi et s’enquit de savoir ce qu’il s’était passé pendant tout ce temps pour eux.

Ce coup-ci, Tobi fit un récit plus complet à la demi-elfe, en commençant par le voyage vers l’avant-poste 10, les différentes aventures qui leur sont arrivées là-bas, la bataille contre les giths, la découverte de la Forteresse du Griffon, puis la découverte du complexe souterrain où se trouvaient la horde de giths, les taris, les araignées, les gnomes, puis le départ dans la forêt, le combat contre les trins et le temple des deux lunes, la ziggourat, la prophétie, les yuan-ti.

Le récit mit des étoiles dans les yeux de la demi-elfe.
Zeltheris : « J’aimerai bien y aller, ça à l’air intéressant tout ça ! Des araignées venimeuses, des taris à la morsure empoisonnée, une forêt pleine de plantes toxiques. »
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Livre - Chapitre 2 – Tyr – Demande d’emploi auprès de la maison Wavir (1 jour)

Message par Betanaelle »

Chapitre 2 – Tyr – Demande d’emploi auprès de la maison Wavir (1 jour)
Après avoir discuté ensemble le soir, Gallus, Shabaka et Li-Khâan décidèrent de rester à Tyr. Seuls Panumo, Tobi et Zeltheris voulaient aller à l’avant-poste 10 pour attendre le retour d’Alâa.

Emmenés par Tobi, qui pour une fois ne se trompa pas de chemin, ils se dirigent vers l’emporium Wavir à côté de la place du fer, un des hauts lieux commerçants à Tyr. Ils rencontrent Tulmo, le contremaître demi-elfe. Ce dernier accueille favorablement les aventuriers, il a dans ses registres le nom de Tobi, qui était parti vers Altaruk avec Tommy Wavir juste après la fin de Kalak, avec Gallus, Tekqharil, Lafus et Alâa. Il décide d’embaucher à nouveau Tobi ainsi que Panumo et Zeltheris. Un grand chariot quittera demain Tyr pour Altaruk.
Tobi est d’accord pour partir avec. Il récupère aussi de l’argent auprès de Tulmo et compte s’acheter de l’équipement en ville. Il s’achète des billes de plomb pour sa fronde et une nouvelle armure en cuir d’inix.
Panumo achète lui aussi des billes de fronde en plomb. Zeltheris est déjà prête, le voyage va pouvoir commencer.
Dernière édition par Betanaelle le Mer 20 Nov 2024 11:40, édité 1 fois.
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Livre 6 - Chapitre 3 – De Tyr à Altaruk (5 jours de voyage + 1 jour d’attente)

Message par Betanaelle »

Chapitre 3 – De Tyr à Altaruk (5 jours de voyage + 1 jour d’attente)
Le chariot est assez simple, il mesure vingt mètres de long sur dix de large, sans cloison interne et sans toit, juste une grande bâche de toile pour protéger l’intérieur du soleil. Il n’y a pas de chambre pour le personnel, mais entre chaque poteau sur laquelle glisse la bâche est installé un hamac, l’espace central est entièrement libre pour avoir un plus grand espace de stockage.
À l’avant, en dessous de l’espace de pilotage, se trouve l’emplacement cuisine et des provisions, nourriture et eau. Il y a six emplacements tout autour pour des arbalètes montées sur pivot. Elles possèdent une manivelle pour un rechargement rapide et un stock d’une vingtaine de carreaux à pointe d’obsidienne.
À l’arrière, une grande porte double permet le chargement et le déchargement du chariot, et c’est le seul accès pour y entrer. Une grande poutre en bois ferme la porte de l’intérieur.

Le chariot est dirigé par Malko, qui est aussi le chef de la caravane, c’est un psioniste qui doit gérer les deux mekillots. Il est aidé par son second, lui-même psioniste. Le chariot est aussi protégé par six gardes, qui s’occupent chacun d’une arbalète montée sur pivot, et un demi-géant, que Tobi reconnaît car il a participé au combat contre les giths à l’entrée de la Grotte des esprits en colère, qui se nomme Gubbr’ach.
Il y a aussi six elfes de la tribu des Oreilles percées, que dirige Korvat, qui font office d’éclaireurs et de protection rapprochée et qui courent autour et devant le chariot.

Le chargement consiste en des balles de coton et des sacs de grains, ainsi que des amphores de vin de cinquante litres.

Les quatre premiers jours de voyage se passent sans encombre. Les nuits sont agréables car les elfes font des soirées animées, ils chantent des chansons traditionnelles. Ils dorment à l’extérieur du chariot, seul l’équipage dort à l’intérieur.
Un tour de garde est effectué à l’extérieur et à l’intérieur.
Toutes les nuits, Panumo décide d’utiliser son sortilège de wiverne de garde pour augmenter la protection du chariot.

Tobi en profite pour poser des questions aux elfes du bivouac.
Tobi : « Pourquoi vous appelle t’on la tribu des Oreilles percées ? »
C’est Korvat qui lui répond.
Korvat : « Nos anneaux dans les oreilles sont des symboles de courage, de force et d’adresse. Ils représentent tous les ennemis que nous avons tués. Comme tu peux le voir, j’ai deux anneaux d’or qui comptent chacun pour cinquante, trois anneaux d’argent qui comptent chacun pour dix et sept anneaux de cuivre qui correspondent à un. J’ai donc tué cent trente-sept ennemis. »
Tobi était impressionné, il compta sur ses doigts, des hej-kins, des giths, des araignées, des trins… Est-ce que les baazrags étaient considérés comme des ennemis ? Hum, ça faisait beaucoup, c’était ennuyeux de compter finalement. Ils sont fous ces elfes ! Pensa-t-il en haussant les épaules

Tobi : « Et qu’est-ce que ça raconte ces chansons ? »
Lavistetyt, le jeune psioniste elfe qui était toujours le premier à chanter, lui expliqua la chose.
Lavistetyt : « Ce sont des chansons qui parlent des elfes noirs, une tribu mythique d’elfes des temps anciens. Trop farouches, trop indépendants, trop libres pour rester dans une ville, ils n’étaient heureux que dans le voyage. Leur tribu s’appelle la tribu des “Gwaith Anann” 1, un très vieux nom elfe qui peut se traduire par sans attache ou peuple libre. Avant les guerres de purification, avant même les guerres contre les préservateurs, ils étaient déjà sur les routes. Tout à la fois aventuriers et redresseurs de tort, ils pourchassaient des peuples maintenant disparus qu’ils considéraient comme mauvais, comme les trolls, les ogres et les orques. Toujours insaisissables, rapides comme le vent, invisibles comme la nuit, leur longue rapière d’acier et d’argent au côté. Leurs peaux avaient foncé et leurs cheveux étaient devenus blancs quand les profanateurs ont commencé à détruire Athas. On dit qu’ils vivent maintenant dans le désert, dans le grand erg sans fin au sud et qu’ils viennent faire du commerce une fois tous les cent ans à l’abord des villes, qu’ils restent un jour et disparaissent le lendemain. »
Tobi n’en revenait pas, des elfes tellement bronzés qu’ils en avaient la peau noire. Il avait vu des humains comme ça, la peau très foncée, mais leurs cheveux étaient noirs et crépus. Ils sont fous ces elfes !

Le dernier soir s’annonçait identique aux autres, quand dans la nuit deux choses réveillèrent les gens à l’intérieur comme à l’extérieur du chariot.
La wiverne de garde se déclencha et on entendit une sinistre cloche sonner dans la nuit.
« Des belgoïs ! » crièrent les elfes, « Par-là ! Par-là ! » S’ensuivit une course en direction de la rocaille.
Le temps que le demi-géant enlève l’énorme poutre de bois, les elfes étaient déjà loin, mais ça n’empêcha pas les membres du chariot de les poursuivre.
« Allons-y ! Il ne faut pas que les belgoïs en réchappent. » dit Malko en montrant la direction où étaient partis les elfes.
La troupe des gardes et des aventuriers continua dans la direction indiquée. Au loin on entendait les cris des elfes. Au bout de quelques dizaines de mètres ils trouvèrent un des elfes au sol, visiblement dans le coma, certainement leur première victime.
Finalement, ils arrivèrent sur un petit tertre où se trouvaient quatre belgoïs entourés de quatre elfes. Lavistetyt était en retrait, ses deux mains sur la tête. Il devait attaquer psychiquement les monstres à la peau bleutée. Les six gardes les entourèrent eux aussi. Malko et son assistant s’étaient joints au psioniste elfe dans ses attaques psionistes. Zeltheris avait emporté son arc long, qu’elle comptait bien utiliser car elle se mit à le bander après avoir encoché une flèche. Panumo avait quant à lui décidé d’utiliser son sortilège d’enchevêtrement, pour bloquer toute fuite des belgoïs. Tobi avait ses griffes de poing et rentra directement dans le combat.

Korvat parla « Attention, il y en a deux qui sont entrés dans une sorte de caverne entre deux rochers. » Puis le combat s’engagea.
Pendant quelques instants, le combat fut équilibré, mais le demi-géant débarqua avec son énorme trikal et le coup puissant qu’il mit envoya au tapis l’un des belgoïs et blessa sérieusement le second.
Les elfes, les gardes et Tobi se concentraient au corps à corps, Zeltheris utilisait son arc, les psionistes bloquaient les attaques mentales des belgoïs, dont la fin était proche. Même s’ils offrirent encore de la résistance, ils tombèrent un à un.

Dès que le dernier belgoï fut tué, Tobi et Panumo se dirigèrent vers l’entrée de la grotte et s’y engouffrèrent. Et si les deux monstres restants n’étaient que faiblement visibles dans la vague lueur des lunes qui y rentrait, il en était de même pour les deux petites-gens. Zeltheris les suivit et resta en arrière avec son arc, elle n’était pas du tout gênée par la faible luminosité grâce à son ascendance elfique. Tobi se jeta sur eux, alors que Panumo sortait sa fronde pour couvrir son compatriote.
Heureusement, Tobi excellait avec ses armes, mais dans le combat il reçut quand même deux méchants coups de griffes qui le vidèrent d’une partie de son endurance. Panumo dut le soigner grâce à ses capacités druidiques. Mais les trois aventuriers finirent par tuer les deux dernières de ces infâmes créatures.

Après être ressortis de la grotte, ils retrouvèrent le reste des elfes et des membres de l’équipage du chariot. Malko félicita tout le monde, et en particulier les deux petites-gens. Ils retournèrent au chariot en emmenant l’elfe évanoui.
Moins d’une heure plus tard, les effets de l’attaque des belgoïs sur Tobi et l’elfe cessèrent.

Pour être sûr de ne pas être encore attaqué par ces infâmes créatures, au cas où il y en aurait d’autres dans les parages, une surveillance durant le reste de la nuit fut imposée par Malko pour la moitié des elfes et quelques gardes, lui-même resta éveillé pour détecter des éventuelles activités psioniques.

Même si la nuit fut courte pour certains, le trajet reprit vers Altaruk. C’était la dernière journée de voyage avant de rejoindre les imposantes murailles de briques du plus grand des villages marchands de la région de Tyr.

Après être arrivé, l’équipage eut quartier libre. En effet, Malko leur avait dit qu’ils attendaient une autre caravane venant d’Urik, dirigée par Tommy Wavir. Il allait y avoir des échanges entre les caravanes et le dépôt à Altaruk, puis les deux chariots seraient regroupés pour aller ensemble vers Gulg à cinq jours de voyage. En guise de paye, ils reçurent chacun deux pièces de céramique et cinq décimes.

Tobi souhaita offrir un repas convenable à ses deux compagnons de route qu’étaient Panumo et Zeltheris, aussi ils allèrent dans le village pour chercher l’une des tavernes, nombreuses vu la garnison de trois cents mercenaires. La nourriture y était correcte, mais les nombreux mercenaires qui s’y trouvaient également faisaient un peu peur, aussi ils préférèrent ne pas rester longtemps et retournèrent dans l’enceinte de la maison Wavir.

Le lendemain, un gros chariot débarqua dans la cour, plus blindé et armé que le leur, escorté par six cavaliers montés sur des crodlus lourds et caparaçonnés. Ils reconnurent parmi eux Tommy Wavir, qui lui aussi, une fois qu’il eut mis pied à terre, reconnut Tobi également.
Il demanda des nouvelles de tous ceux qui étaient partis avec lui vers l’avant-poste 10 et s’enquit aussi de ces deux nouveaux compagnons qu’il ne connaissait pas.
Tobi lui fit un compte-rendu assez succinct, contenant le plus d’informations importantes sur le groupe de départ que possible. Il souhaitait repartir vers l’avant-poste le plus vite avec ses deux amis.
Tommy l’informa qu’il devait d’abord emmener les deux chariots à Gulg pour y livrer du fer de Tyr, de l’obsidienne d’Urik, de l’argent de Balic, en échange de tissus, épices et animaux et qu’ils partiraient le lendemain, dès que le transfert des marchandises serait terminé.

1-Traduction du Sindarin, “gwaith anann” – Cette expression signifie littéralement “œuvre éternelle”, mais peut évoquer l’idée de peuple libre dans le sens d’un groupe qui cherche la liberté de manière intemporelle. Dans ce cas, “gwaith” veut dire “groupe” ou “tribu”, et “anann” évoque quelque chose d’éternel.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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Betanaelle
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Livre 7 – Altaruk, Gulg et avant-poste n°10 - Chapitre 1 – D’Altaruk vers Gulg

Message par Betanaelle »

Chapitre 1 – D’Altaruk vers Gulg – Caravane de deux chariots chargés de métaux (5 jours de voyage)
Les deux chariots font dix mètres de large sur dix-huit mètres de long, mais si le premier n’a pas de toit, juste une grande bâche pour se protéger de la morsure de l’impitoyable soleil, le second, lui, possède un toit sur lequel se trouve une tourelle avec deux arbalètes. Pour y accéder, il faut passer par le poste de pilotage. Il y a aussi sur chacun des chariots six emplacements pour des arbalétriers, trois de chaque côté. La caravane a comme escorte des cavaliers montés sur six crodlus lourds, protégés par une barde en cuir d’inix, et dirigés par Tommy Wavir.

Le trajet est prévu sur cinq jours. Les deux premiers jours, la route va suivre la bordure de la mer pulvérulente dans une zone de landes pierreuses. Le troisième jour, elle bifurquera vers le nord et se poursuivra dans le désert avant de passer par le fort Kalvis au bout d’une journée de voyage. Enfin, il restera deux jours pour arriver à la ville de Gulg, dans la partie sud de la forêt en Croissant. Bien évidement, avec des montures rapide, il faut compter seulement trois jours de voyage.

Les deux premiers jours, le voyage se fit sous la menace de nuages de pulvre qui sont emmenés par la brise chaude de la journée en provenance de la mer pulvérulente. Outre le désagrément que cela causait aux cavaliers qui devaient se protéger de la poussière collante grâce aux chèches qu’ils avaient tous, cela pouvait masquer l’arrivée de géants en provenance des îles de la mer pulvérulente, et dans le cas présent, des îles du Grand fourchon, qui étaient les plus proches. Ces humanoïdes, ressemblant de façon grotesque à des humains, utilisaient depuis des siècles des sentiers dans la pulvre connus d’eux seul pour se déplacer d’île en île, ou pour aller en maraude dans la région des Plateaux pour faire du pillage. Mais heureusement, aucune rencontre de géants n’eut lieu. Et le troisième jour, la route prit la direction du nord pour entrer dans le désert.

À la fin du troisième jour, ils arrivèrent au Fort Kalvis, un relais marchand important, car il récupère le négoce de nombreux petits villages autour des montagnes du Mekillot et de la Grande Plaine ivoire, et qu’il sert aussi de ravitaillement en eau, car il n’y en a pas dans la Grande Plaine ivoire, qui est certainement la zone la plus désertique des Plateaux ; c’est une grande plaine de sel, les restes d’une mer depuis longtemps disparue.

Il restait encore deux jours de voyage et le trajet reprit le lendemain à travers la piste qui serpentait dans le désert en direction du nord. Vers le milieu de journée, il y eut un passage plus délicat à gérer car de gros blocs de roche se trouvaient affleurant sur le côté de la piste, et quand les chariots passèrent à côté, les rochers s’animèrent, et trois énormes créatures reptiliennes de quinze mètres de long attaquèrent les mekillots des deux chariots.

L’attaque fut soudaine et surprit tout le monde. Deux monstres s’étaient jetés sur les mekillots du premier chariot et le troisième sur un des mekillots du second. C’est l’un des conducteurs qui cria à leur vue, ce qui réveilla de sa torpeur la caravane entière.
« Hatoris ! Hatoris ! »
Les six cavaliers qui étaient avancés sur la route opérèrent un demi-tour et lancèrent leurs crodlus au galop. Le demi-géant Gubbr’ach, encore présent dans le voyage, sauta sur ses pieds et alla ouvrir la porte du second chariot, suivi par Tobi et Panumo. Zeltheris avait décidé de monter au niveau du conducteur avec son arc long.
Les mekillots, quant à eux, avaient senti les prédateurs et essayaient de donner des coups pour les chasser, mais comme ils étaient harnachés, c’était chose impossible. Cependant le harnois qui les entourait était aussi une protection, formant un bouclier face aux dents acérées.

Sur leurs trois premières attaques, une seule réussit à attraper la jambe d’un des mekillots, celui qui se trouvait à droite de la première caravane. Mais les secours étaient arrivés et les énormes créatures n’étaient finalement pas très rapides.
Les cavaliers utilisaient leurs arbalètes d’avant-bras tout en tournant autour des hatoris pour leur faire changer de cible sans toutefois s’approcher trop près des monstres.
À l’arrière, le demi-géant arriva le premier et mit un énorme coup de son trikal sur la tête de celui des hatoris qui tentait de s’attaquer à son mekillot. Et si le coup fut d’une grande violence, il ne tua pas la créature. Du haut du perchoir des conducteurs, Zeltheris utilisa son arc mais rata sa cible, qui s’était retournée vers le demi-géant.
Pendant que Tobi et Panumo couraient pour s’approcher rapidement du monstre, les conducteurs utilisaient leurs capacités psioniques pour essayer de calmer les animaux affolés.

Sur le chariot de devant, les cavaliers s’étaient rapprochés avec leurs crodlus. Ils tournaient autour des hatoris puis leurs tiraient dessus avec leurs arbalètes, histoire de les perturber dans leurs tentatives de s’en prendre aux mekillots. Les monstres essayaient de les attraper de leurs impressionnantes mâchoires, mais leurs attaques se firent dans le vide. Néanmoins, ils n’avaient pas que leur mâchoire comme attaque, un des cavaliers en eut la cruelle surprise quand un puissant coup de queue le frappa lui et son crodlu. Il en perdit l’équilibre et chuta au sol.

Une fois arrivé au contact du monstre, Panumo réussit à se jeter sur lui d’une manière peu orthodoxe, et en le touchant il lui lança un sortilège druidique qui eut pour effet de rendre l’animal complètement amorphe. Tobi et le demi-géant ne se firent pas prier pour l’achever.

Au niveau du premier chariot, le combat mené par les cavaliers avait pour objectif de détourner les énormes mâchoires des deux mekillots, mais les cavaliers aussi devaient faire attention à ne pas se faire attaquer. Apparemment, ce début de tactique mit en place par Tommy semblait efficace.
Une nouvelle rafale de carreaux d’arbalètes fut envoyée sur les hatoris. À l’arrière, le demi-géant était en rage ; il choppa Tobi par le col et se précipita sur le monstre qui était du côté gauche.Panumo se dirigea vers la droite. Zeltheris, de son côté, avait reporté son attention sur le monstre de droite, et au lieu d’utiliser son arc, elle se prépara à lancer un projectile magique qui était sûr de toucher le hatori.

Une fois arrivé au corps à corps, le demi-géant lâcha Tobi et frappa le hatori, mais un manque de coordination lui fit rater la cible. Tobi, quant à lui, put faire goûter ses griffes au monstre. Mais ce dernier réussit à porter un grand coup de mâchoires au petit-homme, lequel fut entaillé sérieusement. De l’autre côté, c’est Tommy qui ne put esquiver l’attaque de l’autre monstre et qui fut mordu.

Malgré ces désagréments, personne ne lâcha prise. Les cavaliers tirèrent à nouveau, et même si la peau écailleuse des hatoris était épaisse, il y avait toujours un ou deux carreaux qui finissaient par se planter dans leurs corps. Tobi et le demi-géant attaquèrent à nouveau, et touchèrent mortellement le hatori du côté gauche. Ils n’eurent pas le temps d’aller de l’autre côté que celui qui était à droite finit par périr également.

Tommy demanda à Panumo s’il pouvait soigner le mekillot qui avait été mordu, heureusement pas grièvement, ce que fit le druide. Le cavalier avait été commotionné, mais pas suffisamment pour l’empêcher d’effectuer son travail.
La caravane reprit donc sa route vers Gulg. Elle s’arrêta le soir pour un dernier bivouac.

La dernière journée de voyage avant d’arriver à la forêt en Croissant se passa bien plus tranquillement. Et dès que la route les fit pénétrer dans le sous-bois forestier, ils surent que le voyage était proche de se terminer.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

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