Sous le Soleil brûlant

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Betanaelle
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Livre 9 - Chapitre 2 – Les cryptes (suite) – Morts-vivants (02/06/2024)

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Chapitre 2 – Les cryptes (suite) – Morts-vivants (02/06/2024)
Le groupe poursuit son exploration en descendant le tunnel vers le sud, le demi-géant, même s’il ne fait qu’environ deux mètres mène la marche, et ils arrivent sur une sorte de place assez grande de quatre mètres sur quatre, avec une grande crypte au sud et un passage de deux mètres de large vers l’ouest. Gubbr’ach passe une tête dans l’entrée de la crypte du sud, et là aussi il y a des escaliers taillés qui montent aux étages supérieurs.
C’est donc vers l’ouest qu’ils se dirigent maintenant et au bout d’une dizaine de mètres, après avoir passé deux cryptes plus petites, ils arrivent sur un espace plus large de trois mètres sur trois. Au sud une porte en bois, au nord des gravats sont entassés contre les parois du couloir, vers l’ouest le couloir est plus étroit et au bout de quatre mètres il est bloqué par des gravats à nouveau. Autour des gravats, sous la lumière jaunâtre de la dague lunaire, on peut voir une bonne dizaine de gros rats gris.

Gubbra’ach : « Je ne pense pas que ça soit eux les voleurs ! »
Panumo : « Et s’ils étaient capables de se transformer en semi-humains, ils pourraient le faire. »
Alâa : « Non pas eux, les taris qui sont des rats bipèdes d’un mètre cinquante environ le pourraient. Mais eux sont juste de très gros rats. »
Gubbr’ach : « Je pense que le voleur est derrière cette porte, je l’ouvre et on rentre pour voir ce qu’il y a. »
Alâa : « Non attends, je ne voudrais pas qu’on se fasse attaquer par derrière par les rats. Et de plus le sortilège que je t’ai lancé va bientôt cesser. Je vais les hypnotiser et on va attendre que tu retrouves ta taille normale, puis je relancerai encore une fois réduction sur toi, mais ce sera la dernière fois aujourd’hui, je n’ai plus d’énergie magique pour le faire encore. »
Gubbr’ach : « D’accord, je leur ferai peur quand je serai à ma taille normale. »

Alâa lança un motif hypnotique et tous les rats, à l’exception d’un seul, furent instantanément hypnotisé sous l’effet des lumières captivantes, et d’ailleurs ce dernier finit par s’enfuir dans les gravats. Elle attendit les quelques minutes restantes tout en se concentrant sur le sort, le temps que le demi-géant reprenne sa taille. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle arrêta sa concentration. Au bout de deux minutes, les rats reprirent leurs esprits et Gubbr’ach fit un pas vers eux en grognant, ce qui les fit fuir. Il devait certainement y avoir des passages creusés par eux.
Alâa : « Dommage, j’en aurais bien mangé un. »
Tobi : « Le rat sauvage des montagnes c’est bon, mais ceux-là je ne sais pas. »

Alâa lança son sortilège de réduction et le demi-géant reprit une taille presque humaine.

Gubbr’ach : « Allez suivez-moi, j’ouvre ! » dit-il en poussant la porte qui n’était pas verrouillée.

La porte s’ouvrit sur une pièce sans meuble de quatre mètres sur quatre, au sud face à la porte qui venait de s’ouvrir, il y avait une autre porte, mais beaucoup plus large. En fait elle n’était pas entièrement vide, sur le côté se trouvait un humain, ou du moins ça y ressemblait beaucoup. Il était habillée d’une sorte de pantalon, aux genoux complètement troués, et d’une chemise, elle aussi en piteux état, comme si ses vêtements étaient très vieux. Sa peau était légèrement violette et il semblait sous-alimenté. Sur le dos de chaque main, il avait une longue pointe osseuse de quinze centimètres de long qui en sortait et des crocs pointus se trouvaient à la place des dents.
Une puissante aura de révulsion émanait de lui et prit à la gorge les aventuriers et tous à l’exception d’Alâa purent y résister. La jeune femme fut prise de violentes nausées, l’empêchant de se battre et même de lancer le moindre sortilège. La créature s’avança vers Gubbr’ach, qui était rentré dans la pièce, suivi de Grôm et de Tobi. Elle voulait en découdre.

Le combat s’engagea donc aussitôt, Gubbr’ach utilisait un puchik en intérieur et fut donc plus rapide, mais la créature esquiva sans peine et frappa, une des pointes entailla sérieusement le demi géant. Tobi et Grôm tentèrent aussi de le frapper après être rentrés dans la pièce et réussirent à le toucher. Panumo et Zeltheris étaient restés dehors, cette dernière utilisa sa magie pour lancer des projectiles magiques. Quant à Alâa, elle tenait toujours sa dague magique pour que la lumière fonctionne, malgré les nausées.
Soudain une voix grave, puissante et terrible se fit entendre, venant de l’autre côté de la porte.

« J’ai faim ! Apporte-moi à manger, Taness ! »
Taness : « Oui maître ! ça arrive. »

Le combat continua, et si Gubbr’ach était le plus rapide, il n’arrivait quand même pas à toucher le dénommé Taness, qui répliqua avec une grande férocité et le demi-géant en fit les frais, il reçut des coups de griffes et même une morsure. De leur côté, Tobi et Grôm arrivaient quand même à placer leurs attaques.

Tanes : « Maitre ! J’aurai besoin d’un peu d’aide. »
« J’ai faim ! Je t’envoie Gondrion, mais dépêche-toi. »

La porte du fond s’ouvrit et l’on vit apparaître dans la lumière blafarde qui illuminait la pièce une chose. Le fait que ce soit un mort-vivant ne faisait pas l’ombre d’un doute. Cette figure presque squelettique avait une peau jaune foncé tendue sur ses os et mouchetée de taches de moisissure et de taches de bile. Une expression d'agonie permanente déforme son visage et ses yeux sombres et sans vie fixent les trois combattants. Une vague de désespoir assaille soudain tous les vivants.

Heureusement les guerriers en plein combat ne furent pas sensibles aux effets. Dehors, Panumo, du fait de sa résistance de petite gens, repoussa lui aussi le désespoir. Mais pour Alâa et Zeltheris ce ne fut pas le cas, la demi-elfe voulait s’enfuir après l’apparition du quasi-squelette. Alâa ne voulait pas bouger, mais elle tremblait de tous ses membres.

Le combat continua, Gubbr’ach rata encore son attaque, Taness n’eut pas le temps d’attaquer, que Grôm réussit à lui mettre un coup de hache et Tobi un coup de ses griffes de poing qui achevèrent la créature, qui tomba au sol et se transforma en poussière.

« Ça sent la chair fraiche ! Hum ! Du mûl, du demi-géant, mais il y a autre chose. Du nabot* des montagnes, on dirait ! J’ai faim ! »

La voix venait de l’intérieur de la seconde pièce. Elle était éclairée par un moyen quelconque mais suffisant pour être vu de là où se trouvaient les aventuriers. Elle était entièrement décorée, même surchargée. Des tapis poussiéreux et élimés au sol, des tentures moisies aux murs, des caisses, des amphores, des os rongés par terre. Au fond de la pièce, on pouvait voir un énorme fauteuil de bois, recouvert de cuir de lirr, devant le fauteuil une table en bois elle aussi, avec un plateau fait en marqueterie, mélange de différentes essences de grande qualité. Sur cette table se trouvaient des couverts en argent. Et dans le fauteuil il y avait un homme, énorme. Il portait des vêtements comme seuls les nobles pouvaient se payer, ou les marchands très riches, mais ils étaient usés par le temps et tachés.
Il se leva, comme si son poids importait peu, ses yeux brillaient d’un regard affamé, le pourtour de ses lèvres étaient de couleur bleue, des taches de vin de scupernun sûrement.

« Roti ça doit être gouteux, les jambes d’abord pour commencer.  Légèrement braisée, la chair ne doit pas être trop cuite. »
Tobi : « Un lézard ! Un idéophage ! Bien préparé, c’est un régal. » dit-il rapidement, craignant la réaction de l’imposant personnage.
« Oui, c’est très bon ça, la queue est bien grasse, pas trop cuite, elle fond dans la bouche. Miam ! Le reste de la chair ressemble à de l’erdlu. Emmenez-moi ce lézard que je le prépare ! »
Le personnage devant la porte n’avait pas bougé d’un centimètre jusqu’à présent, il se déplaça sur le côté et on ne le vit plus, mais on l’entendait faire quelque chose.
Tobi : « Alâa, Panumo, Zeltheris, allez chercher l’idéophage, vite. »
« Oui vite ! J’ai faim. »

Heureusement que ce n’était qu’à quelques dizaines de mètres, mais le lézard mesurait trois mètres de long et devait peser au moins cent kilos, voire plus, et les filles avaient du mal à le tirer. Panumo n’était pas d’une aide précieuse, vu qu’il tirait Alâa au lieu de tirer le corps de l’animal.

Gubbr’ach : « Je vais aller les aider, ce sera trop difficile pour elles, et je ne sais combien de temps. celui-là va patienter. »
Il laissa Tobi et Grôm face à l’imposant personnage.
Tobi : « Euh ! Maître, c’est comme ça qu’il vous avait appelé l’autre griffu ! Qui êtes-vous ? »
Faria : « Je suis maitre Faria, le commerçant, ancien négociant de la place de Fer. Alors ça vient ce lézard ? »
Grôm : « Et comment ça se fait que vous habitez ici ? »
Faria : « Un jour je ne me suis pas bien senti et je suis tombé par terre inconscient et quand je me suis réveillé j’étais ici, dans la crypte sous mon magasin. Alors j’ai pensé que Taness avait voulu me doubler et avait sûrement essayé de m’empoisonner. Je suis remonté et je l’ai attrapé, puis tué, hahaha ! Mais j’avais faim, très faim. Aussi j’ai demandé à Gondrion de me donner à manger, en échange de quoi je le laisserai diriger le magasin. Entre temps Taness était revenu d’entre les morts mais il était à mes ordres. Quant à Gondrion, à sa mort l’affaire est revenue à son fils, à charge pour lui de m’emmener à manger. Mais Gondrion est lui aussi revenu, un peu différent cependant. Hahaha ! »
Gubbr’ach arriva finalement, en portant le lézard sur son dos et le déposa devant l’entrée de la pièce. Faria le récupéra sans difficulté et le posa sur un meuble qui n’était pas visible de l’extérieur. Puis on entendit la découpe de la chair.

Faria : « Il me faudrait des condiments pour que ça soit meilleur ! »
Tobi : « J’ai des herbes des montagnes, est-ce que ça irait ? » dit-il en sortant ses herbes de sa musette et en les tendant vers Faria.
L’obèse tendit une de ses mains, un énorme battoir, avec plusieurs bagues enserrant des doigts boudinés. Il avait les ongles noirs et longs. Il récupéra les herbes qu’il porta à son nez.

Faria : « Ça sent bon, c’est parfait, je vais me régaler. »
Tobi : « On va vous laisser manger. »
Grôm : « Oui on va prendre l’air. »
Gubbr’ach : « Je vais bientôt grandir alors je préfère sortir. »
Panumo : « Les cannibales en dehors de mon peuple, je n’aime pas trop. »
Zeltheris : « Ceux qui résistent aux poisons, je les évite. »
Alâa : « Heurk ! »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

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Livre 9 - Chapitre 3 – Les cryptes (suite) – Faria le Fael (09/06/2024)

Message par Betanaelle »

Chapitre 3 – Les cryptes (suite) – Faria le Fael (09/06/2024)
Les aventuriers étaient ressortis rapidement du souterrain, ils étaient remontés dans la boutique de Berkoff. Entre le fait que Gubb’ach allait bientôt reprendre sa taille normale et le fait qu’ils n’avaient pas envie de s’attaquer à Faria en ayant deux de leurs combattants blessés et des sortilèges en moins.

Berkoff : « Bon alors, qu’avez-vous trouvé ? »
Tobi : « On a trouvé un gros lézard en bas, mais vraiment gros. »
Alâa : « Mais ce n’est pas lui le voleur. »
Tobi : « Non, on a trouvé le coupable. En fait il y a deux coupables et un chef qui les dirige, un nommé Faria, on en a tué un, l’autre semble amorphe et Faria ne pense qu’à manger des bons plats de viandes juteuses qui fondent dans la bouche. »
Grôm : « Mais on va revenir s’en occuper. »
Gubbr’ach : « Oui, il faut juste bloquer le passage pour que personne ne remonte en attendant. »
Alâa : « On va revenir pour s’occuper de ça. »

Ils laissèrent Berkoff et retournèrent à l’emporium Wavir. Ils devaient discuter avec Tulmo de ce qu’ils avaient vu. Et après qu'il leur eut fait un compte rendu de ce qu’il s’était passé, celui-ci leur dit qu’il fallait savoir si cette histoire était vraie et que le mieux était d’aller voir un archonte du nom de Meland, qui gérait les propriétés tyriennes vendues aux particuliers.
En attendant, ils montèrent à l’étage pour se rendre aux dortoirs.

Panumo : « Il faut que je récupère mes sorts et je vais utiliser tout mon immense potentiel pour nous faire une protection qui empêchera Faria de nous faire le moindre mal, je suis à l’aube d’une puissance incommensurable, que je vais vous octroyer, petit chanceux. »
Alâa : « Viens, Gubbr’ach, je vais te soigner. » Répondit pragmatique la jeune prêtresse.
Grôm : « On a qu’à se reposer aujourd’hui et on ira voir demain. »
Alâa : « Oui, parce que je n’ai pas réussi à soigner toutes ses blessures, je terminerai demain et toi aussi, Grôm, tu as encore des plaies que t’a faites l’idéophage. »

Le lendemain, après qu’Alâa ait lancé quelques sorts de soins sur les deux gladiateurs, ils se rendirent vers la zone de l’administration tyrienne pour parler à l’archonte du nom de Meland.
Ils durent attendre dans une alcôve plus d’une heure. Alâa leur expliquant que c’était normal, habitude habituelle des archontes pour faire monter la pression sur les personnes qui ont besoin de leurs services.
Mais une fois qu’ils furent invités à entrer dans le bureau, Meland, un homme d’une cinquantaine d’années, attendit qu’on lui explique la requête, Alâa lui donna deux pièces d’argent et ce n’est qu’à ce moment qu’il répondit aux questions.
Il y avait bien un magasin qui appartenait à un certain Gondrion et si on remontait dans les archives, à une époque ancienne, il s’appelait même Faria-Gondrion, il y a environ deux cents ans.
À la suite du décès du dernier propriétaire pendant les évènements qui se sont passés dans les arènes de Tyr, le magasin s’est retrouvé sans propriétaire vivant, et donc capable de payer la taxe annuelle. Le magasin est retourné dans le giron de Tyr et il a été vendu il y a trois mois à la jeune maison Troika, une nouvelle maison marchande qui vient de se créer.
Après avoir remercié chaleureusement et de façon obséquieuse l’archonte, Alâa emmena ses amis dehors.

Alâa : « Il faut toujours faire du lèche-botte avec eux, afin d’être en de bonnes grâces pour une autre fois où on en a besoin. »
Tobi : « Mais euh ! Il avait des babouches aux pieds ! » Tobi se grattait la tête pour chercher à comprendre cette coutume.
Zeltheris : « Il faut les faire mousser. Les archontes avec du cyanure, ça mousse très bien. »
Grôm : « Le trikal, ça les attendrit aussi. »
Alâa : « On sait que l’histoire de Faria tient la route, pour en être certain il faudrait qu’on aille voir cette maison Troika. »
Panumo : « Allons-y, je suis sûr que c’est eux les coupables, ils ont monté cette histoire pour que le prix de la nourriture augmente et ainsi gagner plus de pièces d’argent et devenir les maîtres de Tyr. J'ai tout de suite deviné leurs intentions, on ne la refait pas à un druide. »
Alâa : « On va se faire passer pour des clients de Gondrion, des aventuriers qui passent régulièrement pour lui vendre des objets. »
Tout le monde était d’accord, aussi ils se dirigèrent vers l’ancien magasin de Faria, maintenant celui de la maison Troika.

Une fois sur place, ils furent reçus par le dirigeant en personne, Asher Troika, maitre de caravane. Croyant que les aventuriers recherchaient du travail, il leur proposa de les embaucher. C’est à ce moment qu’ils mirent en place leur petit plan, se faisant passer pour d’anciens clients de Gondrion, ils essayèrent de cuisiner Troika. Ils apprirent qu’après un premier vol il a fait mener une inspection par un psioniste et qu’un passage souterrain a été découvert et refermé soigneusement.

Panumo : « Je suis sûr qu’il est coupable et qu’il cherche à nous tromper. »
Alâa : « Peu importe, nous allons en finir avec Faria, comme ça, si plan il y a, il sera impossible à réaliser. »
Gubbr’ach : « Moi ça me va, ça me démange de lui foutre sur sa gueule. »
Panumo : « Il faudra juste me laisser le temps de lancer mes sortilèges de protection sur tout le monde. » Alâa : « On te laissera le temps qu’il faut, allons chez Bergoff maintenant, l’heure du combat a sonné. »
Le marchand fut heureux de les revoir, surtout quand il apprit qu’ils allaient en découdre avec le voleur. Il leur souhaita bonne chance pendant qu’ils descendaient dans le cellier.

Alâa : « Dès que j’ai fini de réduire Gubbr’ach, je descends la première pour éclairer et tout le monde me suit rapidement. Une fois en bas, Panumo nous lance ses protections et quand c’est fait on va directement voir Faria. Les combattants, vous lui rentrez dans le lard, et nous derrière on utilisera nos sortilèges en premier et on verra après. »

Une fois que Gubbr’ach fut réduit, ils descendirent et c’est à ce moment-là que Panumo utilisa ses propres sortilèges. Après quelques minutes, ils furent prêts et se dirigèrent vers la pièce où ils avaient rencontré le mort-vivant.

Ils rentrèrent dans la première pièce, le mort-vivant qui se nommait Gondrion était toujours à la même place, devant l’entrée de la seconde salle.
Gubbr’ach le chargea, le percutant violemment et l’envoyant tout au fond de la salle, immédiatement. suivis par Grôm et Tobi. En retrait, Alâa et Zeltheris et Panumo attendaient que Faria se lève.
L’obèse se redressa, il ne sembla pas du tout gêné par son poids et s’approcha des guerriers, le vrai combat commença. Plus rapide qu’eux Faria attaqua directement le demi-géant, ses ongles avaient grandi, et étaient devenues de véritables griffes de trois centimètres de long et il réussit à lui en mettre un coup, de plus il ouvrit sa bouche et sa mâchoire s’agrandit de plus de vingt centimètres sur des dents pointues et tranchantes, mais il ne réussit pas heureusement à le mordre.
Alâa lança deux projectiles magiques sur lui pendant que Zeltheris projetait une flèche acide qui toucha le mort-vivant, l’acide généré par la magie commençait à brûler les chairs gonflées.
Les guerriers en profitèrent pour attaquer à leur tour, Tobi mit deux coups de griffes de poing sur Gondrion, mais il le rata lamentablement, une de ses griffes lâcha, et se détacha de son poing, elle fut projeté au loin. Gubbr’ach répondit à Faria par un coup de puchik qui toucha violemment, Grôm lui rata son coup de hache. Panumo avait incanté un sortilège de silence, qu’il lança. directement sur Faria.
Panumo : « Prends ça, vil profanateur. »

Gondrion s’était relevé, le visage toujours déformé par le désespoir, il fit un geste de la main et une amphore à vin de cinquante centimètres de haut fut projetée sur Tobi qui ne s’attendait pas à ce type de réponse de la créature et qui le reçut en pleine figure.
Le combat continua avec Zeltheris qui lança deux projectiles magiques et l’acide qui continua encore ses effets. Tobi, Gubbr’ach et Grôm ratèrent chacun leurs attaques, Faria lui continua. d’attaquer le demi-géant géant, mais il le rata. Pendant ce temps, Alâa avait lancé un autre sortilège. qui l’a fit disparaître et pour finir, Tobi avait sorti sa fronde, il essaya de viser Faria, mais la rata.

Gondrion semblait plus réveillé soudainement, il chercha à mettre deux coups de griffes à Tobi, mais il le rata. Pendant qu’elle était invisible, Alâa en profita pour passer entre les guerriers et contourna le mort-vivant, elle mit un coup de sa dague lunaire, qui fit une énorme blessure dans son dos, une vapeur grise sortit du corps et se répandit dans la pièce. Grôm et Gubbr’ach ce coup-ci n’eurent pas le temps d’attaquer, c’est Panumo, contre toute attente, qui mit le coup fatal, quand sa pierre de fronde vint percuter le front de l’homme, qui s’écroula au sol. De façon coordonnée, Gondrion se désagrégea et disparut. S’en était fini des deux morts-vivants.

Tous étaient contents du dénouement, finalement ils avaient craint la créature, mais l’avaient détruite assez facilement. Ils prirent quelques instants pour jeter un œil dans la pièce. Elle était surchargéede tentures au mur, de tapis au sol, de meubles, de coffres.

Panumo : « Tiens Grôm, va voir ce coffre s’il te plait ? » dit-il au mûl en montrant du doigt le plus grand des coffres qui se trouvait dans la pièce.
Le mûl ne se fit pas prier et, après avoir ouvert le coffre, il sortit une épée longue dans un fourreau de cuir et un étui en cuir dans lequel il y avait un parchemin rempli de symboles étranges.

Grôm : « J’ai trouvé une épée en acier ! » lui répondit-il, en sortant de son fourreau une belle épée à la lame étincelante. « Mais vu que je ne sais pas lire, prends ce parchemin, Zeltheris. » dit-il tout en tendant à la jeune demi-elfe sa trouvaille.
Panumo : « Mais ! Quoi ! Qu’est-ce ?  Pas de piège dans le coffre ? Si j’avais su… »

Pendant ce temps, Zeltheris avait fait les poches de Faria, elle récupéra des décimes, des pièces d’argent, mais surtout des pièces d’or. Elle prit aussi un anneau en argent au doigt qui était passé à ses doigts.
Alâa : « Cet anneau est étrange, il est adapté à la taille de Faria, alors que celui-ci est obèse, si C'était juste une bague classique, elle aurait dû être très serrée. Je soupçonne que ce soit un anneau. magique. »

Tobi, après avoir récupéré son gantelet abîmé, avait fouillé un petit coffre et avait trouvé une dizaine de gemmes. Pendant que Gubbr’ach lui avait récupéré les couverts en argent.
Tobi : « Oh la belle bleue ! Oh la belle rouge ! »
Gubrr’ach : « Hop ! C’est en argent, c’est pour nous. »

Une fois qu’ils furent sûrs d’avoir récupéré tout ce qui avait de la valeur, ils remontèrent à la surface. et se retrouvèrent dans le magasin de Berkoff.
Alâa, Grôm, Gubbr’ach, Panumo, Tobi, Zeltheris : « Mission accomplie, le voleur est mort.   Faudra juste boucher le passage par sécurité. »
Alâa : « Retournons à l’entrepôt Wavir, on va vérifier tout ce qu’on a récupéré et partager ça. Équitablement. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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Livre 9 - Chapitre 4 – Rencontre avec d’anciennes connaissances – Présences Yuan-ti (23/06/2024) 3 jours

Message par Betanaelle »

Chapitre 4 – Rencontre avec d’anciennes connaissances – Présences Yuan-ti (23/06/2024) 3 jours
Ils vendirent les couverts, assiettes, verres et plats en argent qu’ils avaient récupérés, ce qui leur fit une belle petite somme en pièces d’argent, puis ce fut le tour des gemmes, ils se partagèrent équitablement l’ensemble, chacun se retrouvant avec une énorme somme d’après leurs propres critères.

Tobi brassait ses pièces à pleine main.
Tobi : « Je vais acheter plein de choses à manger avec tout ça. »
Alâa : « Pas seulement à manger ou à boire, mais tu peux aussi acheter de l’équipement. Tiens, tu devrais faire réparer tes griffes de poings que tu aimes tant. Je connais le meilleur artisan de la ville, Il ne vend que des armes métalliques, il en fabrique aussi. C’est plus cher que la moyenne, mais la qualité est vraiment là. »
Tobi : « D’accord, je suis prêt. »
Gubbr’ach, Grôm, Zeltheris : « Bonne idée, on vous suit. »
Panumo : « Allez-y sans moi, je dois méditer pour me concentrer sur les nouveaux sortilèges que ma réserve peut me donner.
Alâa : « Très bien, alors en avant ! »

Ils se dirigèrent vers le quartier des artisans. Situé au sud-ouest de Tyr, du côté gauche de l’arène et de la ziggourat, en dessous de la place des ombres. Lettre de Sang, c’était le nom de la boutique. Elle est dirigée par Mong Un-Oeil le Maître armurier, un ancien gladiateur humain d’une cinquantaine d’années et encore en pleine forme physique. Sa boutique était spécialisée dans la fabrication d’armes sur mesure d’une qualité exceptionnelle, et était particulièrement appréciée des nobles et des guerriers professionnels. Pendant que Grôm, Gubbr’ach et Zeltheris faisaient le tour des armes qui étaient présentées à la vente, Alâa et Tobi étaient directement allés voir le propriétaire.

Alâa : « Bonjour Maître armurier. Mon ami a un problème sur ses griffes de poings, les coutures sur le cuir ont lâché entièrement sur l’une et partiellement sur l’autre. Que peut-on faire pour remédier à ce problème ? Tobi montre les griffes ! »
Le petit-gens tendit ses deux gants et les lames qui s’étaient détachées à l’humain.
Tobi : « Pas de chance, ça m’est arrivé en plein combat ! »
Mong : « Aïe ! Enfin, si vous êtes toujours en vie, je suppose que ça s'est pas trop mal terminé. Bon, voyons ce que vous me montrez. »
En premier lieu, il regarda les lames de métal, qu’avaient forgées Lumlane de Tailleroc, le Raaig dans la Forteresse du Griffon. Il donna des petits coups avec son ongle pour le faire tinter, frotta une lame sur l’autre, sortit une loupe de verre de sa poche pour regarder de plus près le métal. Puis il regarda. les deux gants de cuir, testa la rigidité et la souplesse, vérifia les coutures.

Mong : « Les lames en métal sont d’une très grande qualité, certainement du travail nain, je ne suis pas sûr de faire aussi bien et pourtant je pense que je suis plutôt bon dans ce domaine. C’est surtout la trempe qui est incroyable, je n’arrive pas à savoir ce qu’il a utilisé pour la faire. Le cuir est de qualité correcte et les coutures aussi, mais vu leur taille et épaisseur elles devaient avoir été faites pour des lames en os. Les lames en métal ont été ajoutées par la suite et comme elles sont plus lourdes, ça a commencé à tirer sur les attaches. Et si on ajoute à ça que vous êtes plus fort qu’on pourrait le croire, ça s’est usé prématurément. »
Tobi : « Oui c’est ça, c’est un ami nain un peu grand quand même qui me les a faites. »
Mong : « Il faut refaire toute la partie cuir, avec des attaches plus larges et avec des coutures en cheveux de géants, plus solide que celle-là. J’ai de l’excellent cuir d’Erdlu qui fera l’affaire. Tous mes cuirs sont tannés par Birk le tanneur nain, le meilleur de Tyr.  Il me faut une journée pour vous faire ça, mais vos lames ne sont pas aiguisées, ce qui est étrange connaissant les nains. Je pourrai en augmenter les effets tranchants en les passant à la pierre à aiguiser, ce qui me prendra une journée de plus pour la modique somme de quatre pièces d’argent. » Tobi : « Ça me va, tenez, voilà. » dit-il en sortant quatre pièces d’argent cachées en dessous de la ceinture de son pantalon.
Gubbr’ach : « Est-ce que vous pouvez changer la lame de pointe de mon puchik ? »
Mong : « Hum ! C’est faisable mais compliqué, le mieux est d’en acheter un déjà tout fait en acier, et ce sera le même prix. Il est vrai que pour un demi-géant c’est déjà plus cher.  Mais vous n’aurez pas à attendre deux jours. » Gubbr’ach : « Je vais réfléchir. »

Après avoir payé Mong, ils s’en retournèrent dans les rues de Tyr, et en passant devant la taverne du Marchand ambulant Alâa leur demanda s’ils voulaient prendre un verre de broy ? Ce qu’ils acceptèrent tous. Cette taverne sans prétention vend du broy et de la bière de qualité pour pas très cher. Après s’être réhydratés, ils quittèrent la taverne pour retourner à l’emporium Wavir. À un moment donné, alors qu’ils étaient en train de marcher dans une petite ruelle, Alâa leur demanda de s’arrêter.
Alâa : « Je crois qu’on est suivi ! Il y a un mûl qui était à côté de la boutique Lettres de Sang, puis le l’ai vu pas loin de la taverne et maintenant il est derrière nous. »
Tobi : « Et si on se séparait pour voir s’ils nous suivent ? »
Alâa : « Mauvaise idée, si ce sont des voleurs, ce que je crois, ce sera plus facile pour eux de s’attaquer à l’un de nous qui serait isolé. »
Gubbr’ach : « Qu’ils viennent, moi je suis prêt à les accueillir. » répondit le demi-géant d’un ton belliqueux pendant que Grôm acquiesçait de la tête.

Pendant qu’ils discutaient, plusieurs autres personnes s’étaient approchées derrière eux, le mûl avait été rejoint par un jeune homme aux cheveux roux et deux jeunes humains entre treize et seize ans. Et devant il y avait aussi quatre personnes qui étaient apparues dans la rue devant, leur bloquant le passage. Un jeune humain aux cheveux noirs, un demi-elfe et deux autres jeunes entre treize et seize ans.

Alâa : « Mais c’est Archy* et Zéphir* devant ! »
Tobi : « Ah oui ! Tu as raison, je les reconnais. »
Zeltheris : « Vous êtes sur ? »
Gubbr’ach : « Qui ? »
Grôm : « Où ? »

Le dénommé Archy souriait, puis il fit un geste à ses acolytes qui semblait dire : « Pas de grabuge », et s’approcha avec Zéphir.
Archy : « Par le Dragon ! Quand on m’a donné vos caractéristiques, je me suis dit : « Mon gars, Archy, ce ne serait pas possible que ça soit cette petite gamine maigrichonne mais futée qui t’ait sorti de ce chariot d’esclave. Alors le gars Zéphir qu’il m’a dit : « Si ça a des cheveux aux reflets verts, c’est que c’est elle. Mince, tu as pris des formes depuis, tu es aussi bien foutu que la femme d’un bourgeois ou d’un noble. Et tu es fidèle en amitié, le Tobi est toujours avec toi, en général les nabots y retournent vite chez eux. Soit dit sans que ça te vexe, c’est un compliment. Et Zeltheris qui est là aussi, c’est sûr qu’une barde ça permet pas mal de choses, en particulier du nettoyage de gens qui vous posent problèmes. Tiens, je me souviens comment tu as zigouillé le Hej-Kin, du grand art. Sans compter que tu as deux gardes du corps maousse. Les affaires sont bonnes pour toi, on va dire. »
Pendant tout son discours, Zéphir hochait de la tête pour approuver les dires du jeune homme. Alâa remarqua qu’ils avaient tous des dagues en os, plus ou moins bien cachées, et le mûl avait aussi un gros bâton. Elle était très calme, elle semblait sure de sa force. Qui serait assez idiot pour chercher à affronter les deux gladiateurs avec elle, tout en risquant de prendre un coup de dague empoisonnée et se faire dévorer les mollets vivants par un petit-gens vénère.

Alâa : « J’imagine que tu n’es pas venu juste pour me parler du bon vieux temps. »
Archy : « Non, tu as raison, tu es très maline, tu as tout de suite deviné. Tu sais les affaires sont difficiles en ce moment, car depuis la mort de Kalak et la libération des esclaves, il est difficile de gagner sa vie, alors on bricole de ci, de là.  Mais j’ai une proposition à te faire. Ou plutôt des renseignements à te vendre qui t’intéresseront certainement. Pour deux pièces d’argent et un repas Pour chacun de mes hommes, je te donnerai une information dont je sais qu’elle va t’intéresser. »

Alâa ne montrait rien de spécial sur son visage, mais elle était intéressée, difficile pour elle de passer à côté d’une information, quelle qu'elle soit.
Alâa : « Je suis d’accord, sauf si tu comptes nous emmener à l’auberge Eau Sucrée ? »
Archy : « Non, pas de risque, je ne suis pas sûr que mes gars et moi puissions y entrer, il y a une petite taverne pas loin qui fera l’affaire, suivez-nous. »
Alâa fit un signe de la tête à ses amis pour qu'ils le suivent, mais Gubbr’ach et Grôm avaient bien leurs mains en évidence sur leurs armes, pour calmer toutes velléités intempestives de faire une chose particulièrement imbécile. Quelques rues plus loin, ils arrivèrent devant une petite taverne où Archy et Zéphir s’attablèrent. avec Alâa, Grôm, Gubbr’ach, Tobi et Zeltheris, pendant que les autres s’installaient sur une autre table à côté. Elle donna deux pièces d’argent à Archy, puis commanda un plat pour chacun avec une bière et paya le tavernier.

Alâa : « Bien, maintenant que j’ai rempli ma part du marché, c’est à ton tour. »
Archy : « Les gars et moi on crèche dans une petite maison dans les terriers, elle était occupée par un mendiant que tout le monde appelle le Manchot et qui a rejoint notre bande. D’ailleurs c’est lui qui vous a vu quand vous êtes allés dans la boutique de Mong Un-Œil, il sait reconnaître les gens qui ont dû pèze. Il a informé le mûl qui est allé nous prévenir. Et comme une fille aux longs cheveux noirs et verts, ça ne court pas les rues. Bref, c’est la maison qui est importante en fait dans l’histoire, car il y a un trou dans le plancher du rez-de-chaussée, un passage qui mène en dessous de Tyr. Au début on n’a pas trop eu envie d’explorer, le Manchot qui habitait là depuis longtemps n’a jamais rien vu de spécial ressortir du trou, vu qu’il est toujours en vie. Aussi il y a quelques jours on a fini par y descendre, afin d’explorer un peu, tu vois ? Ça pourrait devenir une cachette en cas de coup dur, une fois aménagée bien sûr. D’après le Manchot, ce serait une entrée vers ce qu'on appelle les Dents du Tembo, un endroit connu des Tyriens, une sorte de légende quoi. Comme quoi ça ressemble à une bouche de Tembo car il y a des trucs de pierres qui tombent et d’autres qui montent, un peu comme dans la grotte des Hej-kin, tu vois ! »

Archy s’arrêta pour s’attaquer au plat de viande et à la bière, et c’est Zéphir qui reprit la suite.
Zéphir : « On n’a exploré que la première caverne, qui est grande et vide, il doit y avoir quelques rats qui se retrouvent là-dedans de temps en temps, mais vu qu’il n’y a rien à manger, soit y crèvent, soit y s’en vont. Il y a un passage au fond qui descend dans une autre caverne, certainement plus grande. On est descendus avec Archy, en faisant attention. C’est là que je l’ai aperçu, j’ai demandé à Archy de remonter avec la torche pour qu’il ne nous voie pas. Avec ma vision d’Elfe, je le voyais très Bien, environ un mètre quatre-vingts, plutôt costaud, avec une tête et une peau écailleuse de serpent. À un moment donné, il a tourné sa tête vers moi, je suis remonté en silence et j’ai prévenu Archy. »
Archy : « Ouep ! Et le gars Archy s’est bien rappelé ce que tu avais dit sur les Yuan-ti quand on était à Kled, comme quoi ce sont des saloperies d’esclavagistes "cannibales" et tout ça.  Du coup on est remonté et on a caché l’entrée. Et voilà t’y pas que quelques jours après l’on tombe sur toi ! Athas est petit ! »
Alâa : « Intéressant en effet. Et je suppose que pour une somme modique on pourrait aller explorer. ces cavernes ? »
Archy : « Tu as vu ça Zéphir, elle pige vite. Pour deux pièces d’argent, on vous montre l’endroit, on a même mis une corde solide pour descendre et remonter. »
Alâa : « Qu’en pensez-vous les amis ? » Elle s’était tournée vers ses compagnons d’aventures pour leur poser la question.
Gubb’rach : « Oui, allons voir. »
Grôm : « Je te suis. »
Tobi : « Après avoir récupéré mes griffes et Panumo. »
Zeltheris : « Est-ce que c’est sensible aux poisons les Yuan-ti ? »
Alâa : « On est d’accord, mais pas avant deux jours, on doit repasser à la Lettre de Sang. Tu n’auras qu’à laisser devant le Manchot, il nous emmènera te rejoindre. »
Archy : « Très bien, on fait comme ça. »

Les deux groupes se séparèrent, et Alâa et ses compagnons rejoignirent l’emporium Wavir. Une fois arrivés, ils rejoignirent Panumo et lui expliquèrent ce qu’il s’était passé. Partant pour l’aventure, le druide avait pu se connecter à sa réserve pour y puiser ses pouvoirs. Le lendemain, ils décidèrent d’aller visiter le marché qui se trouvait dans l’arène de Tyr. L’arène ne servait plus qu’à l’entraînement des combattants en charge de la protection de Tyr et le reste du temps servait comme marché en plein air. L’endroit était aussi animé que le marché des elfes, mais en bien plus grand et avec assez peu d’échoppes tenues par des elfes. Cependant il fallait quand même faire attention à sa bourse. Il y avait de nombreuses échoppes sous des tentes. Tobi fut particulièrement intéressé par une tente d’où se dégageait une odeur particulièrement attractive de pains chauds. Préparé par un couple de petites gens assez peu sociables, sauf lorsqu’ils parlent avec d’autres petites gens. Là et son mari Cha cuisent jour et nuit du pain sucré sans levain. Le pain sec est fait avec des céréales, de l'eau et du miel vert de Kank. Un petit paquet de pain coûte deux décimes et constitue la ration journalière pour un individu de taille humaine. Passant plus loin devant la tente sur laquelle un panneau indiquait La Louche, ils furent apostrophés de la sorte : "Arrête-toi ici quand tu craches du sable…" une citation de Tah, le demi-géant. Tah a l'air presque agréable lorsqu'il prend votre pièce. Cette halte de broy et d'eau offre un répit bien nécessaire à la gorge desséchée des marchands. Trois tonneaux de broy épicé sont dilués dans de l'eau de puits pour apaiser la soif pendant les journées chaudes. Un peu d'argent permet d'acheter une louche de boisson du tonneau de son choix. Gubbr’ach en prit une louche de chaque.
Panumo : « Si on continue à s’arrêter à chaque tente, on va se retrouver sans pièce d’argent à la fin de la journée. »
Alâa rii, et lui répondit que c’était le principe d’un marché. Après avoir passé presque toute la journée à fureter entre les tentes et les étals, ils finirent par rentrer.

Le lendemain, ils se rendirent comme prévu pour récupérer les griffes de poing à la Lettre écarlate devant laquelle se trouvait un clochard avec la moitié du bras gauche amputée. Après avoir récupéré son bien et constaté la qualité du travail fait par Mong, ils sortirent et allèrent à la rencontre du manchot, qui leur dit de le suivre. Ils partirent à la suite de l’homme dans les ruelles et dédales de la ville, et surtout du quartier que l'on nomme les Terriers. L’endroit le plus insalubre et misérable de la ville, rempli de taudis, où vivent les plus pauvres des habitants de Tyr. Un endroit dangereux, où de nombreuses bandes de coupe-gorge sévices. Ils arrivèrent devant une maison à un étage. Dans le temps, elle devait en avoir eu un autre, mais celui-ci a disparu depuis bien longtemps. Le Manchot tapa à la porte et c’est le Rouquin qui l’ouvrit, Archy descendit de l’étage avec Zéphir pour les accueillir.

Archy : « Bienvenue dans notre demeure. Je ne sais pas si le demi-géant va arriver à passer. »
Alâa : « Ne t’inquiète pas pour lui, il saura se faire petit. »
Archy : « Si tu le dis ! C’est deux pièces d’argent. » Alâa sortit deux pièces d’argent qu’elle lui tendit. Arcgy : « Parfait, c’est par là, en face puis à gauche.  Suivez-moi ! »
Dans la première pièce qui mesurait deux mètres cinquante de profondeur et cinq mètres de large, il y avait une paillasse à droite de l’entrée, vraisemblablement c’était celle de celui qui surveillait la porte. À gauche, une tenture moisie recouvrait le pan de mur entier. En face un passage sans porte qui emmenait dans une petite pièce de trois mètres de côté, avec un escalier pour monter à l’étage et une paillasse en dessous de l’escalier. À gauche une porte fermée. Archy ouvrit la porte avec un crochet de fer. La pièce mesurait trois mètres sur quatre mètres. cinquante et, à l’exception d’une sorte de caisse en bois tout au fond, elle était entièrement vide. Au-dessus de la caisse, il y avait dans le plafond un trou.

Archy : « Zéphir, monte pour descendre la corde, je vais enlever la caisse. »
Le demi-elfe monta à l’étage pendant qu’Archy poussait la caisse sur le côté opposé au trou. On entendit quelques bruits en provenance du plafond, puis une corde descendit à travers le trou, dans le tunnel qui était apparu là où s’était trouvé la caisse.
Archy : « Voilà, suffit de descendre dans le trou, ça fait environ six mètres en tout jusqu’à arriver sur le sol de la grotte, mais à cet endroit la grotte ne fait que deux mètres de haut environ. »
Alâa : « Bien, Gubbr’ach devrait passer par le trou, même si ça va frotter un peu. Zeltheris descend en premier, si tu vois un truc pas net avec ta vision d’elfe, tu remontes aussitôt on avisera, si c’est libre tu me le dis et je te rejoins pour éclairer. Tobi et Panumo, vous suivez, puis après c’est Grôm et Gubbr’ach. »

La demi-elfe descendit lestement, puis au bout de quelques secondes on l’entendit dire que tout était clair. Alors les autres aventuriers descendirent chacun leur tour.
Alâa avait sorti sa dague magique et ils avancèrent pour laisser de la place au demi-géant, puis quand il les rejoignit, ils commencèrent à avancer dans la grotte. Tobi inspecte celle-ci mais en dehors des traces de pas laissées par Archy et Zéphir, il ne remarque rien de spécial.

Au total, la grotte devait faire dans les vingt mètres de long et entre huit et dix mètres de large dans sa partie la plus grande. La hauteur était en moyenne entre quatre et six mètres et il y avait des stalactites et des stalagmites un peu de partout. À droite, ils découvrent un petit passage, une sorte de faille de cinquante centimètres dans sa partie la plus large, puis tout au fond un passage beaucoup plus large, entre un mètre et un mètre cinquante sur trois mètres de haut, qui descend avec des sortes de marches par endroit.

Alâa : « Je suppose que c’est dans la prochaine salle qu’ils ont vu les Yuan-ti. Zeltheris passe devant, on te suit lentement. »
À nouveau la demi-elfe passa la première, une fois arrivée dans la salle suivante elle s’arrêta pour examiner ce qu’il y avait. Dans le couloir, Alâa, Tobi, Panumo, Grôm et Gubbr’ach attendaient. Elle se mit alors à parler doucement.
Zeltheris : « Mince j’en vois un, comme l’a décrit Archy, taille humaine, mais tête de serpent et peau avec des écailles. Mais il y a trois hommes avec lui ! Ils discutent mais je suis un peu loin pour les entendre. »
Alâa : « Bon, je rentre ma dague pour pas qu’on se fasse remarquer. Zeltheris avance un peu, on va descendre pour se mettre à côté de toi. » Une fois toutes arrivées à côté de Zeltheris, elles purent voir, dans la partie sud de la grotte, la lumière d’une lampe à huile à environ une dizaine de mètres et quatre humanoïdes tout autour. Si trois ressemblait bien à des humains, le quatrième n’en était visiblement pas un, c’était un yuan-ti de type sang-mêlé, certainement le même qui avait été vu par Archy et Zéphir.

Mais quelques instants plus tard, le métis se retourna vers eux et les pointa d’un long doigt griffu. tout en parlant à ses trois acolytes, puis les quatre s’approchèrent d’eux jusqu’à être à environ cinq mètres. Le demi-sang mesurait environ un mètre quatre-vingts de haut, sa peau était de couleur noire avec des reflets verts et ses yeux étaient jaune doré, sous sa peau écailleuse il était musclé. Les trois autres ressemblaient à des humains, l’un d’eux était plutôt musclé, les deux restant beaucoup moins. Et si le métis n’avait pas d’arme sur lui, juste un petit sac en bandoulière, les trois autres étaient tous armés d’épées et de dagues.

La tension était soudain montée et les deux groupes semblaient prêts à un affrontement quand l’un des hommes se mirent à parler en yuan-ti tout en montrant Alâa du doigt. La réaction d’Alâa fut la surprise et elle répondit aussitôt.

Alâa : « Comment ça, c’est elle ? Et comment connaissez-vous mon nom, Yuan-Ti ? Et répondez en langue commune que mes amis comprennent bien ce que vous dites. Une mauvaise interprétation de vos propos et j’ai deux gladiateurs hargneux prêts à vous défoncer le crâne. »
Echtelion : « Je suis connu chez les humains sous le nom d’Echtelion, mon nom yuan-ti n’a aucun intérêt, nous sommes tous les trois des frères de pontes, comme ton père. Nous avons été chargés de le surveiller discrètement et quand tu es née, Nissani, c’est surtout toi que nous devions surveiller. Pour les informations sur le commanditaire et le pourquoi, tu devrais l’écouter lui. » Il avait montré d’un geste de la tête le sang mêlé. Alâa : « Comment connaissiez-vous mon nom yuan-ti ? Je ne l’utilise jamais, seuls mon père et moi le connaissons ! »
Saardauk : « Je m’appelle Ssardauk et je suis ton frère, même si ça peut te paraître étrange. »
Alâa : « Mais qu’est-ce que tu inventes, je suis fille unique, ma mère est morte en me mettant au monde et n’a pas eu d’autre enfant. C’est même un miracle qu’elle ait pu m’avoir, les sang-purs sont censés être stériles, comme ça s’ils décident de fuir loin des esclavagistes, profanateurs et anthropophages que vous êtes, ils ne peuvent pas se reproduire, c’est mon père qui me l’a dit. »
Sssardauk : « Sss c’est plus compliqué que sss ça et sss ce que ton père a dit est vrai dans le cas général, mais pas pour lui et ta mère. La personne en charge de créer les SSS sang-purs s’appelle Nirissaka et elle a modifié certains des sang-purs qu’on lui a demandé de créer, elle est ma mère, mais aussi la tienne. »
Alâa : « Mais comment pourrait-elle être ma mère et pourquoi faire tout ça ? »
Sardauk : « Mère ne me donne pas tous les détails. Par sss sécurité d’une part et parce qu’elle est assssez sss secrète ausssi. Mais regarde-nous, la couleur noire et verte de tes cheveux, moi et mère avons la couleur noire et verte de nos écailles, j’imagine que sss si tu avais une peau de sss serpent tu sss serais pareille. » Panumo : « Méfie-toi Alâa, ils cherchent à t’embrouiller l’esprit. »
Alâa : « Possible mais troublant, il manque encore des pièces pour reconstituer l’histoire complète. »
Echtelion : « Nous devions prévenir Nirissaka s’il t’arrivait quelque chose et surtout si tu atteigne ta taille adulte. Mais nous ne savons pas pourquoi. »
Ssardauk : « Mère m’a demandé de te retrouver et de te donner un fruit magique, elle m’a juste dit que tu en aurais peut-être besoin. Tiens, sss c’est pour toi uniquement, ça tuerait certainement un non-Yuan-ti ou pire ça le transformerait en Phohora, je crois que le nom que leur donne les humains est Hystachii, des hybrides humains serpents totalement fanatiques et stupides, que nous utilisons comme soldat. » Il sortit de son sac un avocat de couleur noire et verte qu’il tendit à la jeune femme.

Alâa le prit et le passa à sa ceinture.
Alâa : « Ça ne répond toujours pas à mes questions ! »
Maulder : « Je suis Maulder, un télépathe, et face à Nirissaka je dirai que je suis un apprenti, ses pouvoirs sont très puissants, Ssardauk prend contact avec elle en utilisant une des pierres qu’elle t’a données, comme ça elle pourra lui répondre à travers toi. » Le métis approuva d’un hochement de tête, il sortit une pierre précieuse jaune de la taille d’un abricot, avec une petite cordelette il fit un nœud et l’attacha autour de sa tête de façon que la pierre touche son front. Puis il ferma les yeux pendant plusieurs minutes et quand il les ouvrit et qu’il recommença à parler, c’était la même voix, mais pas la même façon de parler.
Ssardauk/Nirissaka : « Nissani ! Je suis tellement fière de te voir enfin et surtout de voir que tu es adulte. Tu vas pouvoir aller au-delà de la Cordillère, dans le Versant Forestier, pour y subir une initiation qui fera de toi la future reine des Yuan-ti, l’élu qui nous ramènera dans le droit chemin des anciens dieux. »
Alâa : « Je suis déjà allée au temple des deux lunes, j’ai déjà passé l’initiation, je suis une prêtresse de Ral et Guthay. Mais comment connais-tu ce lieu ? »
Ssardauk/Nirissaka : « Alors tu es de façon certaine l’élu. Je suis originaire de là-bas. Je suis une sœur de couvée de Ussushu. J’ai attendu l’élu moi aussi. Mais si le temple ralentit notre vieillissement, en contrepartie nous avons une baisse de fertilité et surtout une grande mortalité des jeunes. Notre nombre diminuait donc. J’ai donc décidé de quitter le temple, dans un premier temps. pour voir si je pouvais avoir des œufs viables avec les autres Yuan-ti qui vivaient dans la région des plateaux, même s’ils sont méprisables. Je me suis donc déplacé par la psionique jusqu’ici, je savais qu’il existait des grottes où il y avait un temple yuan-ti. »
Alâa : « Mais ils ne m’ont pas parlé de toi là-bas ! »
Ssardauk/Nirissaka : « J’ai en partie effacé de leur mémoire mon existence. »
Alâa : « Pourquoi Ssardauk dit que je suis ta fille ? »
Ssadauk/Nirissaka : « Et bien parce que c’est moi qui suis en charge de créer les sangs purs que nous demande le Ssassaka, le chef suprême des yuant-ti. Ce sont des espions, qui doivent se faire passer pour des humains. Nous en avons dans toutes les villes et dans certains villages. Dans les maisons marchandes aussi. C’est une Neta du nom de Curota qui dirige les marchands et espions et récupère les informations. Je ne suis pas directement en charge d’eux, mais comme je les fais naître et les éduque, je peux implanter une loyauté chez les plus réceptifs à mon égard, comme ceux qui sont là avec toi.  J’ai créé ton père et ta mère pour qu’ils soient les porteurs de ce que je ne pouvais plus faire moi-même, avoir une descendance. Mais tu es réellement ma fille. Encore que chez les Yuan-tis les rapports parents-enfants ne soient pas aussi forts que chez les humains. Tu peux me considérer juste comme ta génitrice si cela te convient mieux. »
Alâa : « Quel est ce temple yuan-ti ? Et où se trouve-t-il ? »
Sardauk/Nirissaka : « C’est un temple maléfique d’adorateurs de la terre, il est dans une partie inférieure des grottes, mais tu ne dois pas y aller. C’est trop dangereux, j’y ai tué le prêtre et j’ai enfermé son corps dans le temple, mais il n’est pas réellement mort. Je dois te laisser maintenant, Nissani, les pouvoirs de la pierre sont presque épuisés. Je demande à Bartab, Maulder et Echtelion de te servir de gardes du corps si tu le souhaites, tu peux avoir confiance en eux. Quant à Ssardauk, il doit repartir à Pahada Sskati, son absence prolongée risque d’être remarquée. »

Sardauk reprit ses esprits et récupéra la gemme qu’il remit dans son sac.
Panumo : « Je ne la crois pas, elle veut te cacher ce qu’il y a dans ce temple, il faut aller voir. absolument. » Alâa : « Elle n’a aucun intérêt à ce qu’il m’arrive quelque chose, mais libre à toi d’y aller. »

* voir au tout début de l'histoire.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

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RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Betanaelle
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Livre 9 - Chapitre 5 – Yuan-ti (suite) – Le temple - De nouvelles aventures en perspective (30/06/2024) (1 jour)

Message par Betanaelle »

Chapitre 5 – Yuan-ti (suite) – Le temple – De nouvelles aventures en perspective (30/06/2024) (1 jour) Départ de Yoshivert
Echtelion : « Nous allons remonter, il faut que l’on fasse sortir Ssardauk de Tyr maintenant, nous logeons tous les trois à l’auberge de l’Inix Doré, préviens-nous de tes déplacements extérieurs, je ne te tiens pas à subir le courroux de Nirrissaka. »
Sardauk : « N’ouvre pas le temple, sssi mère a dit que c’est dangereux, tu peux la croire, tu as plus d’importance à ses yeux que nous quatre. Nous nous reverrons quand tu seras prête pour attaquer Pahada Sskati. »
Alâa : « Je connais l’auberge, je vous recontacte dès que j’ai du nouveau à l’entrepôt Wavir. Ssardauk, ce n’est pas pour tout de suite, mais j’ai des idées qui ne demandent qu’à se concrétiser. »

Les quatre Yuan-ti opérèrent un demi-tour et se dirigèrent vers la partie sud de la grotte, ils empruntèrent un escalier taillé dans la roche et disparurent. Alâa avait sorti sa dague pour que la lumière qu’elle diffuse les éclaire.

Panumo : « Alors, on y va visiter ce temple. »
Grôm : « Moi je suis partant. »
Alâa : « On vous a dit que c’était extrêmement dangereux et vous voulez y aller quand même ! »
Tobi : « Voir c’est une chose, toucher en est une autre. »
Zeltheris : « Elle a dit que c’était fermé, si on n’a pas les moyens d’ouvrir, on ne risque rien. »
Gubbr’ach : « Je passe devant. »
Tobi : « C’est quand même étrange tous ces petits tas de sable que l’on croise. »

Ils se dirigeaient vers le centre de la grotte, quand ils approchèrent d’un gros tas de sable qui se mit à bouger et à onduler vers eux, il se redressa pour avoir une taille de deux mètres et se jeta sur Gubbr’ach qui était à l’avant, les deux frappèrent en même temps, mais le demi-géant ne s’attendait certainement à prendre un coup aussi fort, mais Grôm et Tobi s’approchèrent à leur tour et l’attaquèrent pendant que Zeltheris lui lançait deux projectiles magiques. Sous les attaques conjuguées, l’étrange créature succomba, le sable retomba en tas dans la grotte.

Tobi : « Oui, c’est une créature de sable, ça ne mange que de la roche mais c’est très territorial et ça attaque tout ce qui est vivant. »
Alâa : « Sûrement une créature du plan de la Terre qui s’est retrouvée bloquée ici. »

En face d’eux, ils pouvaient voir un couloir de presque deux mètres de large et du double de haut, ils l’empruntèrent pour se retrouver au bout de quelques mètres face à un escalier qui descendait, ils le prirent et arrivèrent dans une grotte plus petite d’environ dix mètres de diamètre, au milieu de laquelle se trouvait une pyramide carrée de cinq mètres de côté. Sur les parois étaient sculptés des serpents, sur toutes les faces. Ils firent le tour mais il ne semblait pas y avoir d’entrée visible, jusqu’à ce que Panumo découvre une sorte d’encoche.

Panumo : « Hé ! Regardez là ! On peut y placer quelque chose, comme une sorte de clé. »
Alâa : « Je ne peux pas lancer de sortilèges de détection du mal, je ne peux pas changer mes sortilèges si je ne suis pas sous les lunes, mais tu devrais le faire toi. »
Panumo : « Bonne idée, ça va prendre dix minutes. »

Après avoir prié une dizaine de minutes, Panumo avait changé de sortilège, il lança le nouveau sort. et se concentra face à la pyramide, puis il blêmit.
Panumo : « Aïe ! C’est maléfique là-dedans, mais vraiment. Du coup je n’ai pas trop envie de l’ouvrir finalement cette pyramide. »
Alâa : « Sage décision, on n’a plus qu’à remonter maintenant. »

Ils prirent le chemin en sens inverse et traversèrent la grande salle. En passant, ils remarquèrent que la portion nord était constituée d’un mur de brique pétrifié.
Alâa : « Archy a dit que Kalak avait fermé l’entrée qui donnait à l’extérieur, c’est peut-être son œuvre. Justement, en parlant d’Archy et de sa bande de voleurs, est-ce que vous pensez réellement qu’ils vont nous laisser tranquillement ressortir de la grotte ? »
Tobi : « Pourquoi ils ne nous laisseraient pas remonter ? »
Alâa : « Pour nous voler bien sûr, il a vu qu’on avait de quoi s’acheter des armes en métal, donc que nous avions des pièces d’argent.  Mais qu’ensemble nous sommes trop dangereux pour lui et sa bande. Et que pour sortir de la grotte, il faut grimper l’un après l’autre et donc être dans l’incapacité. de nous défendre. »
Grôm : « Je n’avais pas pensé à ça. »
Gubbr’ach : « Déjà que j’ai eu du mal à descendre. »
Panumo : « On n’a qu’à passer par les escaliers qu’ont pris les Yuan-ti ! »
Zeltheris : « Je ne tiens pas à me faire suriner pendant que je grimpe, et il est assez fourbe pour avoir du poison, il sait à quel point Alâa et moi sommes dangereuses, va pour les escaliers. »
Alâa : « Bien, direction les escaliers. »

Les escaliers menaient dans un cellier, le passage n’était pas bloqué heureusement, de là ils arrivèrent dans la cuisine d’une taverne, ce qui fit sursauter le cuisinier. Mécontent, il houspilla le groupe Mais quand il lui fut dit qu’ils venaient pour une table, son humeur s’adoucit, les gros yeux de Gubbr’ach furent aussi efficaces que les pièces de céramique que faisait tinter Alâa dans sa main. Ils mangèrent donc sur place ; heureusement le repas était correct, puis ils rentrèrent à l’Emporium Wavir. Dès leur arrivée, le contremaître les interpella.
Tulmo : « Tommy vient de rentrer, il veut vous voir. »

Tommy descendit de l’étage, il était encore couvert de poussière et il avait une tête de déterré. Pâle, les cernes sous les yeux.
Tommy : « Je n’ai pas arrêté depuis que nous sommes arrivés à Tyr, j’ai dû me rendre en urgence à Altaruk et de là un de nos psionistes m’a téléporté jusqu’à l’avant-poste dix-neuf. Nous n’avions plus de nouvelles et quand je suis arrivé je n’ai trouvé que ruines et désolation. Tout a été saccagé et détruit, aucune trace des corps, je suppose que les charognards s’en sont occupés. J’ai besoin d’une équipe compétente pour reprendre l’avant-poste, vous êtes très compétent, m’a dit Tulmo, vu que vous avez découvert ce qui se tramait pour les vols et je le sais aussi de ce que vous avez fait à l’avant-poste dix. J’aurais aimé que vous soyez un peu plus nombreux, mais c’est juste le temps que je trouve d’autres personnes pour vous rejoindre. »
Alâa : « J’ai rencontré trois amis de mon père dans la ville, ils travaillent comme gardes dans les caravanes, je suis certaine que ça les intéressera si la paye est correcte. Ils s’appellent Maulder, Bartab et Echtelion. »
Tommy : « Je connais Maulder, un psioniste conducteur de chariot, il a travaillé pour nous comme second conducteur.  Si tu es sûre d’eux, je suis d’accord pour les engager aussi. Vous serez payé 2 pièces d’argent la semaine. La durée est indéterminée pour l’instant. »
Panumo : « C’est où l’avant-poste dix-neuf ? Parce que je dois rejoindre ma réserve, je ne peux pas rester éloigné trop longtemps. »
Tommy : « À la pointe nord-est des montagnes du Mekillot qui se trouve à l’est, au milieu de la Grande Plaine d’Ivoire, entre la forêt en croissant au nord-ouest là où se trouvent Gulg et Kalidnay et un bassin pulvérulent qui entoure l’ancienne cité de Bodach au sud-est. C’est assez loin de la Cordillère, oui.
Panumo : « Trop loin, je ne peux pas y aller pour un temps indéterminé. »
Tommy : « On te ramènera à Altaruk et de là à l’avant-poste dix dans ce cas. Nous partons dès demain vers Alatruk en chariot et de là un psioniste nous ouvrira un portail, mais en attendant je dois aller me reposer. »

Les aventuriers se regardèrent, tous semblaient prêts pour une nouvelle aventure.
Zeltheris : « Je préfère reprendre mes affaires d’herboristerie ici à Tyr. Il n’y a pas beaucoup de plante intéressante dans les montagnes et la zone a l’air un peu trop dangereuse. »
Panumo : « Je serais bien venu, je suis sûr que c’est un complot d’une secte d’adorateurs de Klar, mais Je dois retourner à ma réserve.  Pas besoin de caravane, je vais traverser directement par là cordillère. »
Grôm : « Moi, si ça castagne, ça me va. »
Gubbr’ach : « Une peau d’ours, ça a l’air pas mal pour dormir ! »
Tobi : « Nan, vous n’y connaissez rien, le boudin d’ours c’est réputé comme étant un met. délicieux ! »
Alâa : « Je vais aller chercher Maulder, Bartab et Echtelion. Ce serait bête de ne pas utiliser des gardes du corps que l’on m’a octroyés. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

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Betanaelle
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Livre 10 - Chapitre 1 -Départ de Tyr en caravane - Un étrange clandestin - Morteach le Mûl psioniste - l'avant-poste 19

Message par Betanaelle »

Livre 10 -- Avant-poste dix-neuf
Chapitre 1 -- Départ de Tyr en caravane -- Un étrange clandestin - Morteach le Mûl psioniste - Arrivée à l'avant-poste 19 (13/10/2024) Arrivée de Millenia avec Shynereel (Yoshivert quitte la partie) -- 5 jours de voyage + 7 jours à l'avant-poste
La caravane était composée de deux chariots, entourés d'hommes sur des crodlu que dirigeait Tommy. Ils transportaient des ballots de coton des fermes tyriennes, des lingots de fer, de la farine de faro et du vin.

Peu après le milieu de journée, un raffut se fit entendre dans la caravane où se trouvaient Tobi, Grôm, Gubbr'ach, Alâa, Maulder, Bartab et Echtelion.
Un des gardes avait découvert parmi les ballots de coton un jeune homme. Le premier traitait l'autre de voleur et l'autre criait à tout va que ce n'était pas le cas, qu'il était tailleur de gemmes et qu'il s'était enfui de chez lui et qu'il ne voulait surtout pas y retourner, qu'il s'était caché dans la caravane pour pouvoir disparaître de Tyr. Qu'il n'était pas un voleur puisqu'il était parti avec pour seul bagage ce qu'il avait sur lui, et que s'il le fallait, il payerait le voyage. Bien sûr ça ne voulait rien dire, il pouvait s'être enfui après avoir raté son coup.

Il fut décidé de surveiller l'individu jusqu'au bivouac du soir où Tommy déciderait de son sort.

Le soir, Tommy posa de nombreuses questions à l'homme. Il disait s'appeler Dommik Ebonywood, qu'il était tailleur de gemmes et qu'il s'était enfui de Tyr car il avait fait une grosse bêtise dans l'atelier de son père, que ce dernier était tyrannique, comme beaucoup de pères relativement fortunés. Que lui, l'argent ne l'intéressait pas trop, il voulait surtout mettre de la distance avec la cité libre.

Tommy lui dit qu'il l'engageait pour aller dans un avant-poste très loin de Tyr. Ce qui sembla le rassurer car il accepta tout de suite la proposition sans demander de renseignements sur ce qu'il fallait y faire.
Du coup, la plupart des gardes pensèrent que le soleil lui avait un peu trop chauffé la tête et qu'il était soit un excellent comédien, pour être capable de tromper Tommy, soit un peu fêlé. Surtout qu'il avait un gros scarabée noir comme animal de compagnie et qu'il lui parlait comme à un être humain. Quelques-uns avaient même parié qu'il s'enfuirait une fois arrivé à Altaruk.

Le reste du trajet se passa sans encombre et c'est au cinquième jour qu'ils arrivèrent à Altaruk, le village fortifié. Une fois sur place, tous participèrent au déchargement des chariots, même Tobi qui, juché sur l'épaule de Gubbr'ach, donnait l'impression d'être le maître du demi-géant.

Une fois le déchargement terminé, Tommy réunit toutes les personnes qui devaient aller à l'avant-poste 19 autour de lui. Il n'était pas seul, une femme elfe et un mûl l'entouraient.
Tommy : « Voici Shynereel et Morteach. J'ai engagé l'elfe pour vous aider à vous occuper de l'avant-poste, elle a une bonne vision qui devrait vous aider à voir venir les problèmes de loin. Quant à Morteach, c'est lui qui va vous envoyer là-bas, c'est un psioniste psychotranslateur, comme votre ancien ami Thri-kreen Tekqharil. Il vous aidera quelques jours à tout remettre en état, puis il repassera toutes les semaines pour vous amener des provisions. »

Le mûl montra alors une grosse carriole à main, remplie d'équipement, une tente de nomade de grande taille, des piquets en bois pour la maintenir, de la nourriture et un tonneau de cent litres d'eau.
Morteach : « Allez ! Préparez-vous à passer par le portail, il ne faut pas traîner, j'ai besoin que l'on pousse la carriole quand je vais l'activer. »
Gubbr'ach attrapa donc le véhicule et le mûl plissa son front pendant qu'il se concentrait, puis il ouvrit un trou de ver dans lequel tous s'engouffrèrent.

De l'autre côté, les montagnes du mekillot surplombaient ce qui avait été l'avant-poste 19, et qui se trouvait être un champ de ruines. Le bâtiment principal était à l'origine contre la montagne et avait été complètement ratatiné, c'était un amas de pierres et de bois, comme si un troupeau de mekillots était passé dessus. L'enceinte extérieure qui se trouvait à une vingtaine de mètres du bâtiment était elle aussi entièrement tombée au sol.

Dommik : « Ouah ! Mais c'est génial ça ! Est-ce que tu peux m'apprendre à faire ça Morteach ? »
Morteach : « Si tu es psioniste oui je pourrai te l'apprendre. »
Dommik : « Mais sans psionique ! Avec de la magie ! »
Morteach : « Eh bien non, puisque c'est de la psionique et pas de la magie. »
Dommik : « Donc tu ne peux pas ? »
Morteach : « Non ! »
Dommik : « Bon d'accord, mais j'aurais bien aimé. »
Le mûl se tapa la tempe avec l'index.
Morteach : « Allez au travail, il faut décharger la tente et l'installer. »

Il ne fallait pas traîner, aussi Morteach mit tout le monde au travail pour monter la tente pour qu'elle soit prête avant le coucher de soleil, les nuits sont particulièrement froides dans le désert.
Il leur apprit qu'il y avait une petite grotte naturelle dans la montagne, à l'arrière du bâtiment maintenant en ruine, aussi, dès que le bivouac fut installé, ils décidèrent d'y jeter un coup d'œil.

Il fallait grimper sur le tas de décombres pour s'approcher de la grotte, seule la partie supérieure de l'entrée était visible, le reste étant sous les gravats. Tobi chercha des traces mais ne trouva rien, Gubbr'ach essaya de regarder dedans, sa grosse tête masquant entièrement le passage, Dommik s'approcha pour regarder et eut une réaction de panique, il s'enfuit en criant « danger ! danger ! » Shynereel regarda par l'ouverture et sa vision elfique lui permit de voir une créature à l'intérieur, longue d'environ un mètre, remplie de griffes et de dents, un tembo !
Shynereel : « Un tembo attention ! »

La créature sortit rapidement par l'espace libre, les aventuriers avaient sorti leurs armes prêts à en découdre, mais c'est du côté de Dommik que la première action eut lieu, dès que le tembo sortit de la grotte, l'homme fit un geste de la main et trois projectiles magiques fusèrent sur l'immonde créature. Tobi enchaîna une attaque avec ses griffes de poings et l'animal mourut avant même d'avoir pu attaquer.

Le soir, Alâa prévint qu'elle monterait la garde et elle s'assit devant la tente, enroulée dans sa peau de kirre, et au milieu de la nuit elle alla lancer ses sortilèges de création d'eau dans le tonneau, ce qui permettait de créer quarante litres d'eau grâce à l'effet de conjonction des lunes qui augmentait les pouvoirs cléricaux de la prêtresse.

Sept jours passèrent, et tout le monde était au travail, Morteach prenant très au sérieux le rétablissement du bâtiment et de l'enceinte en pierre. Ils fabriquèrent une porte de bois avec ce qu'ils trouvèrent dans les gravats, pour bloquer l'entrée de la grotte, une fois que l'entrée fut déblayée.
D'ailleurs à l'intérieur, il y avait des ballots de tissus et des caisses en bois contenant des blocs d'obsidienne.

Dommik récupérait en douce des petits morceaux de la pierre vitreuse, qu'il sculptait pour en faire cadeau aux autres personnes.

Au bout de sept jours, Morteach créa à nouveau un trou de ver, qu'il utilisa pour passer avec la carriole jusqu'à Altaruk pour y prendre des provisions et les ramener au bivouac.
À son retour il les prévient qu'il ne restera que jusqu'à la fin de la semaine pour les aider à terminer les travaux, c'est-à-dire à finir le toit du bâtiment, mais qu'après il retournerait à Altaruk.

Au bout de deux jours de travail, ils virent arriver un petit groupe de quatre humains, une femme et trois hommes, qui venaient apparemment de Point Salé, un petit village d'anciens esclaves, caché dans les montagnes du mekillot. En échange de deux sacs de sel et d'une pièce d'argent, ils voulaient de l'obsidienne et du tissu. Il était difficile de leur soutirer des informations, savoir ce qu'ils comptaient faire de ce qu'ils avaient demandé, où ils comptaient aller après ça. Ils restèrent muets, et Morteach ne chercha pas à poursuivre la conversation.

Le soir, comme à son habitude, Alâa monta la garde devant la tente, emmitouflée dans sa peau de kirre. C'étaient des moments de communion avec les deux lunes et les déesses qui s'y trouvaient. Elle était dans un état de méditation, de transe peut-être, mais sans pour autant être détachée du monde réel. Sa langue se transformait pour devenir celle d'un serpent et elle rentrait et sortait sans cesse de sa bouche, prête à détecter le moindre effluve anormal.
Est-ce une odeur, ou un bruit, mais soudain l'attention de la jeune prêtresse se porta sur la muraille de pierre qui avait été en partie reconstruite.
Elle voyait distinctement une énorme créature poilue. Un klar ! une sorte d'ours énorme, dont le dos était recouvert d'une carapace chitineuse rigide pour augmenter sa protection. Le prédateur le plus dangereux dans les montagnes du mékillot.

Alâa : « Réveillez-vous ! Vite aux armes ! Un klar est là devant. »

Le branle-bas de combat se fit entendre sous la tente, quand tous les occupants se réveillèrent en sursaut, récupérant leurs armes pour se précipiter dehors. Gubbr'ach rampant du mieux qu'il pouvait pour éviter d'arracher la tente qui retomberait et ferait prisonnier le reste des occupants.
Et c'est quand ceux-ci étaient presque tous sortis qu'Alâa attrapa sa dague magique pour qu'elle illumine la scène. Le klar, lui, chargea en bondissant au-dessus du muret et se précipita sur le groupe, le combat allait commencer.

Alâa fit un roulé-boulé sur le côté pour éviter le monstre, tout en essayant de donner un coup de dague au passage, mais elle ne le toucha pas. Dommik fit bouger les doigts de sa main et trois projectiles en partirent pour aller toucher le klar. Shynereel avait bandé son arc et les deux flèches firent mouche, Grôm rata son coup et en perdit son arme, Tobi réussit à passer une de ses griffes de poings et Gubbr'ach rata lui aussi et se retrouva face au monstre qui se jeta férocement sur lui, ses attaques touchèrent le demi-géant et le klar le prit dans une étreinte de ses deux pattes avant. Heureusement grâce à sa force il put le repousser pour diminuer la pression. Les trois yuan-ti attaquèrent également mais ratèrent.

Alâa changea de tactique, elle utilisa la magie et envoya deux projectiles magiques sur le klar, Tobi réussit à lui mettre deux coups de griffes, Dommik relança à nouveau des projectiles magiques. Gubbr'ach était toujours prisonnier de l'étreinte et le klar en profita également pour lui infliger une morsure. Pendant que Grôm ramassait son épée, Shynereel tira deux flèches, mais gênée par le fait que le klar était collé au demi-géant elle rata sa cible. Les trois yuan-ti attaquèrent et seul Echtelion réussit à lui mettre un coup d'épée.
Alâa lança à nouveau deux projectiles magiques et le klar finit enfin par s'effondrer.

Tobi : « Finalement, tu vas l'avoir ta couverture en poils de klar, Gubbr'ach. »

Alâa s'approcha de Gubbr'ach, elle posa sa main sur le demi-géant.
Alâa : « Par le pouvoir des deux lunes, que tes blessures guérissent. Bon allez dormir, je vais continuer à surveiller, mais je ne pense pas qu'il y ait un autre de ces monstres dans le coin, ils sont solitaires normalement. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
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Livre 10 - Chapitre 2 - L'Ankou - Le krag et ses kraguelins. (10/11/2024) 3 jours

Message par Betanaelle »

Chapitre 2 - L'Ankou - Le krag et ses kraguelins. (10/11/2024) 3 jours
Morteach était parti pour Altaruk avec la carriole et le soir il était revenu avec des provisions. Il avertit les aventuriers que son travail sur place était terminé, que c'était à eux de finir le toit du bâtiment et qu'il repasserait une fois par semaine avec des provisions. Il pouvait garder la tente, car le bâtiment était trop petit pour tous et en particulier pour Gubbr'ach. Dès qu'une autre équipe serait recrutée pour les remplacer, ces derniers auraient la charge de l'agrandissement du bâtiment.

Pendant les jours suivants, ils finirent d'installer le toit, après avoir récupéré les anciennes poutres en bois. Le demi-géant était un atout précieux grâce à sa taille et à sa force. Puis ils commencèrent à mettre les pierres les plus plates dessus, pour en faire la couverture qui s'appuyait en partie sur la montagne à l'arrière. Il aurait été plus simple de faire un toit plat comme en ville, mais pour cela il fallait des branches plus petites et un enduit pour le recouvrir, un mortier à base de chaux au mieux. Seulement il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du mekillot.

La bâtisse n'était pas parfaite bien sûr. Une seule grande pièce de quatre mètres sur cinq, sans fenêtre. La porte de deux mètres était trop étroite pour Gubbr'ach, sauf s'il passait à quatre pattes, mais dans ce cas il ne pouvait pas se tenir debout dans la pièce qui ne faisait que deux mètres cinquante de hauteur de plafond. Seuls les trois gardes du corps yuan-ti d'Alâa voulaient y passer la nuit, « il y fera plus chaud que sous la tente » avaient-ils dit, sensibles au froid comme tous les membres de leur espèce.

Alâa et le reste de l'équipe préféraient dormir sous la tente, en se collant bien l'un contre l'autre, avec des couvertures, et depuis peu une peau de klar, la tente était un endroit agréable pour dormir, à l'exception des ronflements du demi-géant.

Un soir, les deux lunes étant pleines et se trouvant dans une position rare d'alignement qui n'arrive qu'une fois par an, Alâa passa la soirée en prière, emmitouflée dans sa peau de kirre, pendant que ses amis étaient endormis sous la tente. Soudain, un bruit aigu et répétitif se fit entendre et fit sortir de sa transe mystique la jeune femme. C'était une sorte de grincement qui revenait de façon régulière.

Alâa : « Hé ! J'entends du bruit ! Réveillez-vous »
Grôm : « Je n'entends rien. »
Dommik : « Pareil. »
Gubbr'ach : « Tu as dû rêver, je n'entends rien non plus. »
Shynereel : « J'ai beau écouter, je n'entends que le souffle lointain du vent du désert qui appelle au voyage. »
Grôm : « C'est quoi ce tchic tchic, hoin hoin que j'entends. »
Alâa : « Ah vous voyez je n'ai pas rêvé du tout. »

Ses yeux dorés, capables de voir sous la lune comme s'il faisait plein jour, trouvèrent au loin un étrange personnage qui s'avançait vers la clôture en pierre.
Alâa : « Là ! Il y a un type avec une carriole qui s'approche de la barrière. »
Tobi : « Oui il a une carriole à bras, c'est peut-être Morteach. »
Grôm : « Non, il est trop grand, de plus Morteach ne viendrait certainement pas en pleine nuit, il doit passer dans quatre jours et c'est quelqu'un de précis. »
Shynereel : « Ce n'est pas un elfe en tout cas. »

L'homme, car il ressemblait plus à un homme qu'à un elfe, était cependant très grand, avoisinant les deux mètres. Il était aussi très maigre, comme affamé et sa peau était d'une couleur blanche, virant vers le jaune, rarement visible chez les individus qui vivent dans le désert. Il avait de longs cheveux blancs qui pendaient sur ses épaules et à la place du nez un trou. Il portait pour tout vêtement un pantalon noir, usé en dessous des genoux et maintenu à la taille par une ceinture de corde. Il avait aussi un gilet noir sur la poitrine, qui n'était pas attaché par des boutons et sur la tête un chapeau noir avec un très large bord droit.
Il traversa avec sa carriole le muret, comme s'il n'existait pas et se dirigea droit vers le petit groupe, puis s'arrêta devant eux. Ses yeux étaient vitreux et chacun d'entre eux pouvait bouger indépendamment de l'autre tout en regardant chacune des cinq personnes devant lui. La carriole avait deux tiges en bois à l'avant, ce qui permettait de ne pas se renverser si jamais on lâchait les poignées. Et c'est d'ailleurs ce qu'il fit, puis il ramassa un bâton de bois qui était posé dans la carriole et il s'appuya dessus. En haut du bâton était attaché un petit sac de cuir qui semblait vide. Puis il se mit à parler.

L'homme : « Tere, mul on hea meel teiega kohtuda, aga ärge kartke. »
Tobi : « On ne comprend rien ! »
Grôm : « Ce n'est pas du Balican ça. »
Dommik : « Ni du Tyrien. »
Alâa : « Je n'ai pas prévu de sortilèges de compréhension des langues ! »
L'homme : « Dubeultuchu dubeulduillou, bulduchu. »
Tobi : « On ne comprend toujours rien ! »
Gubbr'ach : « Ce n'est pas du Ramite peut-être ? »
Alâa : « Ce n'est pas la même langue surtout. »
L'homme : « Ma che lingua si parla su questo pianeta ? » dit-il en faisant des gestes avec la main.
Shynereel : « Ce n'est pas de l'elfique en tout cas. »
Tobi : « Je pige toujours que dalle ! »
Dommik lui offre une petite statue en obsidienne.
Dommik : « Tenez un cadeau ! »
L'homme : « Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas pratiqué leur langue que je l'ai oubliée ! Il faut peut-être que je demande une formation au patron. »
Tobi : « Ah maintenant je comprends ce qu'il dit ! »
Dommik : « Oui c'est plus clair. »
Alâa : « Restez sur celle-là, on vous comprend maintenant. »
L'homme : « Ah parfait ! J'ai cru que j'avais oublié votre langue. Faut dire que je n'ai pas tellement l'occasion de la pratiquer, vu qu'il y a une seule journée par an où l'on peut me voir. »
Tobi : « Qui êtes-vous ? »
Ankou : « Je suis l'Ankou, vous pouvez m'appeler Ankou si c'est plus facile pour vous. Je suis le passeur des âmes de ce monde. »
Dommik : « C'est quoi une âme ? »
Alâa : « C'est l'énergie spirituelle qui reste d'une personne décédée. »
Ankou : « C'est une très bonne définition, je vois que tu as bien appris. Tu es une prêtresse de Ral et Guthay n'est-ce pas ? »
Alâa : « Oui ! Comment le savez-vous ? »
Ankou : « Eh bien ça fait partie des choses que je suis censé savoir. Parce qu'en temps normal les âmes sont récupérées par les dieux et autres entités et vont dans un endroit spécifique qui leur est propre. Mais sur Athas ce n'est pas le cas, ou plutôt ce n'est plus le cas. »
Dommik : « Ils vont dans le gris les morts ! »
Ankou : « Pas les corps mais leurs âmes oui, et mon travail consiste à les y envoyer, mais ça ne marche pas toujours comme je veux sur cette planète. Quand je suis venu ouvrir le service ça marchait mieux. »
Tobi : « Pourquoi vous faites ce travail ? »
Ankou : « À l'origine c'était le dernier mort de l'année qui faisait le travail. Mais il y a eu des réclamations, on a monté un syndicat avec ceux des autres planètes. C'était du travail précaire, on voulait un statut plus stable, celui de fonctionnaire nous convenait. Du coup on a fait grève, les dieux et autres diables et démons n'étaient pas contents, ça a crié et menacé, on a tenu bon. Finalement le grand patron a dû être sorti de sa sieste et il a décidé que c'était ok. Et voilà. »
Tobi : « Ah ! Et pourquoi la carriole fait du bruit, vous ne pouvez pas la réparer ? »
Ankou : « Non, c'est un des symboles de ma profession, on doit savoir que j'arrive même si on ne me voit pas. Ça peut faire un peu folklorique je sais, certains n'aiment pas et d'autres apprécient. En tout cas je suis content de vous avoir trouvés, j'ai une petite demande d'assistance à vous faire. C'est tout simple, j'ai quelqu'un qui ne veut pas partir et ça m'embête vraiment. Aussi si vous pouviez vous en occuper ça serait très gentil, et ce n'est pas très loin, juste à une demi-journée de voyage au nord d'ici. Parce que non seulement il ne peut pas partir, mais en plus il transforme d'autres créatures et elles ne partent pas non plus. »
Dommik : « Et on peut refuser ! »
Ankou : « Je ne crois pas non, quand on me rencontre c'est que le moment est arrivé de me suivre de l'autre côté, du coup si vous voulez que je vous oublie... Vous ne pouvez pas vous tromper, c'est à une demi-journée de marche vers le nord, une tente entourée de ruines. Et je vous donne ça pour vous aider, une potion de guérison des maladies, au cas où l'un d'entre vous se fait mordre. »

L'Ankou ouvrit le petit sac accroché à son bâton et y plongea la main, il en sortit un fruit jaune qu'il donna à Alâa.
Alâa : « C'est quoi comme fruit ? »
Ankou : « Un citron ça s'appelle, on enlève la peau pour le manger normalement. C'est un peu fort, mais très efficace, c'est plein de vitamine C, ça guérit le scorbut en temps normal, mais celui-ci guérira n'importe quelle maladie. »

Il posa son bâton dans la carriole qu'il attrapa dans ses grandes mains maigres, puis s'en retourna dans la nuit comme il était venu.

Grôm : « Eh bien, drôle de personnage ! »
Gubbr'ach : « Il va falloir prévenir tes gardes du corps qui dorment dans le bâtiment Alâa. »
Alâa : « Allez vous coucher, on leur expliquera ça après leur réveil. »
Dommik : « Si j'ai tout compris il a accès au gris et y envoie l'esprit des morts ! »
Alâa : « C'est ça, un vestige du temps des anciens dieux je pense. »

Le lendemain Maulder, Bartab et Echtelion furent mis au courant et tous quittèrent l'avant-poste en direction du nord.

L'Ankou ne leur avait pas menti, en direction du nord, après avoir quitté la zone de dunes, dans les plaines salées qui entourent la montagne du mekillot, dans une zone un petit peu plus rocheuse, ils finirent par apercevoir des petites ruines au milieu desquelles se trouvait une tente, usée par le soleil, le vent et le sel.
Positionnés à une cinquantaine de mètres, ils pouvaient voir autour de la tente huit squelettes, dont les os blanchis brillaient au soleil, répartis tout autour.

Dommik : « Je vais essayer de détecter s'il y a des morts-vivants. Il faut que je m'avance un peu. »
Le jeune homme s'avança et fit quelques gestes de la main tout en marmonnant à voix basse pendant une minute, puis il se tourna dans toutes les directions à intervalles réguliers et finit par revenir voir le reste du groupe qui n'avait pas bougé.
Dommik : « Bon alors, tous les squelettes que l'on voit sont des morts-vivants et dans la tente il y en a un autre. Je vous propose de lancer une boule de feu en plein dans la tente, elle devrait en toucher plusieurs comme ça. »
Echtelion : « Très bien et après on leur fonce dessus. »

Ce qui fut dit fut fait, la boule de feu magique embrasa la tente en un instant et dans le même temps les flammes calcinaient trois des squelettes.
De la tente sortit un elfe, qui ne semblait pas avoir trop souffert du feu, il avait une peau qui brillait intensément, au bout de ses doigts de longs ongles de plusieurs centimètres et quand il tourna la tête vers le groupe d'aventuriers ces derniers virent que ses yeux étaient identiques au soleil d'Athas, rouge sombre et brûlant. Les cinq autres squelettes s'étaient animés et se dirigeaient vers les aventuriers, le combat commença.

L'elfe s'était jeté sur le demi-géant, mais au lieu de l'attaquer avec ses griffes, il le mordit, ses dents étaient normales, mais une chaleur intense s'insinua dans son corps, comme si le soleil y pénétrait. Heureusement le demi-géant était robuste et malgré la douleur il serra les dents. Alâa et Dommik s'étaient concentrés sur l'elfe et leurs projectiles magiques fusaient vers lui.

Pendant ce temps Grôm, Tobi, Shynereel, Maulder, Bartab et Echtelion étaient aux prises avec les cinq squelettes qui les avaient entourés et qui cherchaient à les griffer de leurs doigts osseux ou à les mordre.

Le début du combat fut relativement équilibré, chacune des parties faisant des dégâts à l'autre, mais sans qu'un côté puisse prendre l'avantage. Gubbr'ach avait du mal à placer ses coups puissants de lotulis alors que l'elfe lui, arriva à nouveau à le mordre et ce coup-ci la douleur fut bien plus forte que la fois précédente. À nouveau la magie entra en action, à nouveau une salve de projectiles magiques frappa le mort-vivant, mais ce dernier ne semblait pas trop en souffrir.
De leur côté, les attaques physiques des autres combattants commençaient à faire effet, un premier squelette tomba. Grôm ayant été mordu par un des squelettes, il sent une brûlure à l'intérieur de son corps, mais heureusement, elle disparaît assez vite, cependant il ne réussit pas à toucher lui-même le squelette qui l'assaille.
Gubbr'ach sentit que la brûlure continuait à se répandre dans son corps, à la différence de la première morsure, il serrait les dents devant la douleur que ça lui occasionnait et essaya de frapper la créature qui s'acharnait à l'attaquer sans réussir à l'atteindre.
Les trois yuan-ti arrivaient à placer leurs attaques, ce qui commençait à faire beaucoup de coups qui avaient été portés sur les morts-vivants si on ajoute les flèches de Shynereel et les coups de griffes de poings de Tobi.

Finalement, à court de magie, Dommik prend une pierre qu'il trouve au sol, et après avoir essayé d'y graver un dessin de boule de feu, il la lance sur l'elfe, mais sans le toucher. Alâa lance ses derniers projectiles magiques sur lui quand Gubbr'ach réussit enfin à le toucher et lui inflige un coup d'une puissance redoutable, qui aurait tué n'importe quelle créature, mais le mort-vivant semble encaisser le choc et continue ses attaques.

De leur côté, les autres combattants commencent à voir les effets des nombreux coups qu'ils ont donnés, un des squelettes est détruit par Echtelion, un autre par Grôm. Il ne reste plus que l'elfe et trois squelettes face aux aventuriers. Alâa n'ayant plus de sortilèges offensifs, décide de prendre sa dague lunaire dans une main et son épée longue dans l'autre, et la dague touche la créature tout en laissant échapper de son corps un nuage gris et verdâtre qui laisse échapper un cri de douleur pendant que le lien vers le gris est en partie sectionné. Gubbr'ach n'a plus qu'à finir le travail, il découpe le reste du corps avec son lotulis et celui qui avait été un elfe tombe au sol pour se désagréger en une fine poussière qui s'envole.
Mais il reste encore trois squelettes en action, tous se concentrent sur eux, et c'est Alâa qui est encore la plus rapide, sa dague tranche les os comme si c'était de l'herbe, à nouveau un nuage gris et verdâtre s'échappe et le squelette se désagrège à son tour.
Finalement les deux derniers sont détruits par deux coups de lotulis de Gubbr'ach. Cependant le demi-géant est exténué, sur son visage on peut voir les stigmates de la douleur, sa peau commençant à briller légèrement.

Alâa : « Tu as été infecté par un krag, tiens je te donne le citron de l'Ankou, il faut enlever la peau avant de le manger. »
Gubbr'ach le mit entier dans la bouche, c'était comme une noisette pour lui, il croqua, aspira le jus, et avala le fruit.
Gubbr'ach : « Ah ! ça va mieux, je n'ai plus de sensation de brûlure, mais je suis quand même affaibli. »
Alâa : « Je vais te soigner. » Dit-elle tout en posant ses mains sur lui et demandant à Ral et Guthay de soigner son ami.

Pendant ce temps, Bartab et Shynereel étaient allés fouiller autour des squelettes et récupérèrent plusieurs gemmes, dont une était de bonne qualité.

Dommik : « Je pourrai certainement la tailler pour en faire quelque chose de pas mal, les autres sont plutôt quelconques. »
On lui donna donc la gemme et tout content, il la porta contre son cœur, tout en remerciant tout le monde.

Echtelion : « Il est temps de rentrer maintenant, je vous rappelle qu'on a laissé l'avant-poste sans surveillance. »

Après être rentrés et avoir pris un bon repas, ce fut le moment d'aller se coucher. Alâa comme à son habitude, s'installa devant la tente, emmitouflée dans la peau de kirre. Elle ouvrit ses mains vers les deux lunes dans le ciel et commença à prier pour récupérer ses sortilèges cléricaux. Elle comptait attendre la fin de la nuit pour les utiliser et faire de l'eau. Puis son esprit se mit à divaguer, bien qu'éveillée elle rêvait.
Il était rare que les yuan-ti fassent des rêves, normalement ils se mettent dans une sorte de transe, dans laquelle leurs cerveaux classent et mémorisent, un héritage des anciens maîtres de la nature qui les a faits évoluer. Les serpents ne dorment pas, leur cerveau reptilien étant toujours aux aguets. Depuis qu'elle était devenue une prêtresse des deux lunes, elle s'était rendu compte qu'elle n'avait plus besoin de dormir, elle était remplacée par une sorte de transe religieuse, qui gardait son cerveau reptilien aux aguets, tout en aidant la partie mammalienne à mémoriser. Pendant cette transe son corps se reposait également.

Dans son rêve, elle regardait les deux lunes dans le ciel étoilé de la nuit, puis elle remarqua que les étoiles bougeaient, elles se déplaçaient dans le ciel pour former un œil immense, qui embrassait toute la voûte céleste et devenait de plus en plus clairement visible dans le ciel. Seules les deux lunes restaient immobiles dans le ciel. C'est à ce moment-là qu'elle remarqua que l'Ankou était là, debout à côté d'elle, légèrement translucide et se tenant nonchalamment sur son bâton, le visage tourné vers l'œil auquel il s'adressa.

Ankou : « Alors patron, est-ce que cette fête de Samain vous a plu ? »
Alors Alâa entendit une voix répondre, mais directement dans son esprit.
La voix : « J'ai bien aimé mon garçon, je te remercie. »
À ce moment, l'œil cligna dans un temps qui paraissait une seconde, mais qui avait pu durer mille ans et qui fit disparaître les deux lunes du ciel, comme si elles avaient été englouties par une créature titanesque. Puis l'œil se rouvrit et le ciel reprit instantanément son apparence normale, l'Ankou avait disparu.
Alâa sursauta. Quel étrange rêve j'ai bien pu faire ce soir. J'en parlerai demain à mes amis.

Le lendemain après avoir discuté ensemble, ils s'aperçurent qu'ils avaient tous fait le même rêve.
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Betanaelle
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Livre 10 - Chapitre 3 – La Mines aux échos – première partie - 5 jours (24/11/2024)

Message par Betanaelle »

Chapitre 3 – La Mines aux échos – première partie - 5 jours (24/11/2024)
Le lendemain en milieu de journée arrivèrent deux personnes à l'avant-poste. Un mûl à la peau très foncée et un demi-elfe particulièrement grand qui pouvait passer de loin pour un elfe. Ils portaient des vêtements assez classiques, faits pour le voyage dans le désert, avec des chapeaux de cuir et portaient chacun un sac à dos, mais celui du mûl était plus grand. Le demi-elfe avait un arc long et un carquois de vingt flèches et une dague, le mûl avait également une dague à la ceinture. Les deux personnes, qui se nommaient Vinx et Caldoniel, venaient du sud des montagnes du mékillot, du fort Fyra et cherchaient à rejoindre le village de Cromlin, qui se trouve plus au nord au bord de la mer pulvérulente. Ils voulaient seulement remplir leurs outres d'eau à l'avant-poste avant de poursuivre leur chemin.

Pendant qu'on allait leur remplir les outres, le mûl ne put s'empêcher de trouver le travail de toiture particulièrement mauvais.
Vinx : « Il est mal fait votre toit, il ne tiendra pas face à la prochaine tempête de sable. »
Tobi : « Comment ça il est mal fait ? »
Vinx : « Ben oui regardez ! »
Il mit un coup de poing contre le mur et une pierre tomba du toit. Ceux qui étaient dans le bâtiment en sortirent précipitamment, les autres reculèrent.
Vinx : « Je suis sûr qu'il n'y a pas assez de poutres pour le soutenir. Ce système ne fonctionne que si l'on a assez de poutres. Est-ce qu'on peut regarder à l'intérieur ? »
Alâa accepta et le mûl et le demi-elfe rentrèrent dans le bâtiment quelques instants.
Caldoniel : « Oui, pas assez de poutres ni de traverses. »
Après être ressortis Vinx reprit ses explications.
Vinx : « Je suis maçon, carrier, tailleur de pierre et un peu sculpteur et mon ami lui il est menuisier, charpentier, et accessoirement il fabrique des arcs. Nous faisons partie de la bande de Tenpug, vous en avez peut-être entendu parler ? Nous sommes des artisans confirmés et je ne peux pas laisser un bâtiment Wavir dans cet état, ce serait dangereux. »
Maulder : « Ce sont d'anciens esclaves, la bande de Tenpug est effectivement une tribu qui vit quelque part au nord, après les Montagnes de Noirépines. On peut leur faire confiance. »
Vinx : « Je te remercie l'ami. Bien sûr tout travail mérite salaire, si vous nous aidez à rassembler les matériaux nécessaires, moi et Caldoniel on est capables de vous faire un toit très solide en trois jours, nourris et logés pour deux pièces d'argent en tout et pour tout. »
Une autre pierre tomba, ce qui encouragea Alâa à accepter l'offre.
Alâa : « Très bien, tope là Vinx, maintenant au travail. »
Le mûl sourit, donna un petit coup de coude au demi-elfe et le travail commença.

Les deux artisans étaient compétents et si Vinx avait un caractère plus taciturne, Caldoniel lui aimait bien parler pendant le travail. Aussi pendant les trois jours qu'ils restèrent à l'avant-poste 19, ils donnèrent plusieurs informations intéressantes. Ils venaient effectivement du Fort Fyra, qui se trouve au sud à une journée et demie de marche de l'avant-poste 19, où ils avaient travaillé à la réparation de plusieurs bâtiments. Ils avaient essayé de prendre contact avec Point Salé, un groupe d'anciens esclaves, mais ça n'avait rien donné. Ils avaient aussi entendu parler de la mine aux échos, une ancienne mine d'argent. Apparemment, plusieurs expéditions avaient tenté de rouvrir la mine dans le passé, mais aucune n'était revenue. La mine se trouvait à l'ouest du fort Fyra, à une journée de marche. Ce qui correspondait à la pointe nord-est de la première partie des montagnes du mékillot.

Au bout de trois jours de travail, et avec l'aide des membres de l'avant-poste, le travail fut terminé. Le toit en forme de dôme arrondi était construit en pierre, sans le moindre mortier, juste en plaçant judicieusement celle-ci. Vinx avait une masse en fer, qui pouvait être une bonne arme, mais qui lui servait surtout à tailler les différents blocs de pierre, qu'il lançait à Caldoniel, lui-même étant installé sur le toit. Les deux compères étaient complémentaires.

Quand le travail fut terminé, ils furent payés par Tobi et quittèrent l'avant-poste après avoir dit au revoir.

Le lendemain, quand Morteach arriva, il n'était pas seul, mais avec une dizaine d'hommes et deux carrioles. Il fut époustouflé en voyant le toit du bâtiment et les remercia. Maintenant que la relève était là, ils allaient pouvoir tous aller faire un tour à la mine aux échos.
Après une journée et demie de voyage, ils trouvèrent l'entrée de la mine, dans la zone qu'avait décrite Vinx. Large de six mètres, sur une hauteur de quatre à six mètres, elle ressemblait plus à une grotte banale qu'à une mine, du moins vue de l'extérieur.
Une fois à l'intérieur, Alâa sortit sa dague lunaire qui irradiait de la lumière. La première salle était vraiment grande, longue de treize mètres elle semblait naturelle. En arrivant au milieu de la grotte ils virent qu'au fond de la grotte il y avait deux tunnels visibles, un directement face à l'entrée et un autre sur le côté droit trois mètres avant, aussi avant de s'aventurer plus loin, Dommik expliqua qu'il comptait envoyer son scarabée vérifier s'il y avait quelque chose qui vibre, comme le cœur d'une créature. Jusqu'à présent, tous pensaient que l'animal était juste une autre des sculptures de Dommik.
L'animal partit dans le couloir de droite, puis il revint et Dommik prévint qu'il n'avait rien senti. Mais pour en être certaine Shynereel comptait y jeter un œil elle-même, elle se déplaça en silence et arriva dans le tunnel où grâce à sa vision elfique, elle ne vit rien d'anormal dans ce couloir, cependant en s'approchant du couloir elle put remarquer qu'au fond de la salle il y avait la forme de cinq créatures humanoïdes qu'aucun des autres aventuriers n'avait vues. Elles étaient cachées dans les coins de la caverne.
Après avoir prévenu ses amis, ils s'approchèrent du fond de la grotte et ne furent guère surpris quand ils virent sortir de l'ombre des humanoïdes répugnants pour se jeter sur eux. Les créatures portaient des haillons, leur peau était grise et cailleuse, ils avaient des cheveux hirsutes, longs et noirs et des yeux entièrement blancs et sans pupilles, avec des dents blanches toutes pointues. Deux d'entre eux tenaient des macuahuitl à deux mains, deux autres des macuahuitl à une main et un dernier tenait un fémur humain comme un gourdin.
Le combat s'engagea rapidement et à l'exception de Dommik et Shynereel qui étaient en retrait derrière, tous les autres firent front, le combat ne dura pas longtemps, en deux minutes leur sort était scellé. L'un d'entre eux grièvement blessé tenta de rejoindre le couloir mais peine perdue, il fut occis avant d'y arriver.

Le couloir s'avançait de cinq mètres avant qu'il y ait une bifurcation avec un autre couloir qui partait vers la gauche.
Dommik : « Je vais envoyer mon scarabée à gauche. »
Shynereel : « Moi je vais avancer jusqu'au croisement et voir ce qu'il y a plus loin. »
Après s'être avancée en silence dans le couloir jusqu'au croisement, elle opéra soudain un demi-tour et retourna dans la grande salle.
Shynereel : « J'ai vu plusieurs personnes à environ quatre mètres après la bifurcation, je pense qu'il y en a cinq dans une petite pièce. »
Le scarabée étant lui aussi revenu, Dommik expliqua que ce dernier n'avait rien senti sur une distance d'environ huit mètres, mais qu'il y avait une bifurcation à cet endroit et qu'il était revenu.
Dommik : « Mais je peux lancer une boule de feu dans la pièce, si j'arrive à juger de la distance où elle se trouve. »
Shynereel : « Je vais enflammer une flèche et la lancer dans le couloir. »
Après avoir utilisé de l'huile pour lanterne pour enflammer sa flèche, elle tira donc dans le couloir, la flèche frappa contre la paroi mais la lumière était bien visible de la grande salle, alors Dommik lança un sortilège qui explosa dans le couloir, expulsant un vent chaud jusqu'à là où ils se trouvaient.
Shynereel : « Je vais aller voir si le passage est libre. » L'elfe s'avança à nouveau en silence dans le couloir, elle arriva dans une pièce carrée de trois mètres de côté et au sol se trouvaient cinq corps carbonisés mais qui brûlaient encore, l'odeur y était horrible. Au nord un autre passage était visible et quand elle regarda dans ce couloir, elle eut une vision terrifiante d'une horde de créatures qui se précipitait vers elle. Elle rebroussa son chemin et partit en courant aussi vite que possible dans le couloir qui ne dépassait pas deux mètres de haut pour rejoindre la grande salle et les autres aventuriers, tout en s'écriant.
Shynereel : « Il y en a plein qui me poursuivent, reculez ! »
Aussitôt Dommik lança une nouvelle boule de feu qui explosa à nouveau dans le couloir semant la mort et la destruction.
Dommik : « Voilà qui va les calmer. » Dit-il tout fier de lui.
Alâa : « Je ne pense pas non, ça va sûrement les énerver encore plus. Reculez-vous, mettez-vous tous en ligne au milieu de la salle, si nous ne voulons pas être débordés. Dommik a dû rameuter toute la tribu. »

C'est à ce moment que les créatures débouchèrent dans la pièce, il n'y en avait pas cinq, ni dix, mais plus d'une vingtaine et d'autres semblaient attendre dans le couloir d'avoir la place d'avancer.
Un combat mortel allait s'engager.
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Livre 10 - Chapitre 4 – La Mines aux échos - seconde partie - le nécromancien (08/12/2024) 1 jour

Message par Betanaelle »

Chapitre 4 – La Mines aux échos - seconde partie - le nécromancien (08/12/2024) 1 jour
Alâa : « Reculez tous ! Au moins jusqu’à la moitié de la salle et faite une ligne les combattants, Shynereel derrière avec ton arc. »

Elle avait posé son sac à terre et était en train de fouiller dedans et bout de quelques secondes elle en sortit une plaque de bois, longue de cinquante centimètres et large de cinq, elle était remplie de runes gravées à même le bois, elle laissa le sac à terre se retourna et commença à lire les mots magiques du bout des doigts tout en les disant à haute voix, Les mots étaient incompréhensibles, même pour Dommik, puis la magie préservatrice se déclencha en même temps que la morceau se désagregait, Alâa avait tendu ses deux mains ouvertes et les derniers mot furent « Kamé Hameé Ha ! »
Une petite boule de feu part vers les créatures qui étaient rentrées dans la grotte et explose au fond de celle ci produisant une chaleur bien supérieure à celle qu’a lancé Dommik et calcinant instantanément ceux qui se trouvaient là.

Mais passé quelques secondes, d’autres créature rentrèrent dans la pièce, enjambant les corps calcinés, cinq, puis dix, puis vingt. Voyant cela Alâa commença à se déshabiller.
Alâa : « Je vais me transformer et vous soutenir du coté droit. Shynereel si besoin prend mon arc long, j’ai vingt flèches aussi. »
Puis la transformation en serpent commença, les os craquèrent, pour changer de place ou disparaître, au bout d’une minute un énorme serpent noir au reflet vert de six mètres de long se trouvait en lieu et place d’Alâa, il se dirigea directement vers les ennemies qui déjà s’étaient jetés au combat.

Le combat dura dix minutes intenses, car chaque fois qu’un monstre était tué, un autre prenait sa place. Mais le groupe d’aventurier réussit à tenir la ligne, le lotulis de Gubbr’ach faisait des ravages, ainsi que la hache en fer de Grôm qu’il préféra utiliser à son épée magique, Tobi tranchait avec ses griffes de poings et même Echtelion et Bartab de leur épées. Maulder, un pas derrière eux, essayait quand il pouvait de donner des coups. Sur le coté, les morsures d’Alâa étaient toujours fatale, A l’arrière Shynereel tira toutes ses flèches, au point qu’elle dut prendre l’arc d’Alâa pour pouvoir continuer à tirer. Quand a Dommik, il n’avait visiblement plus de sortilèges, aussi il ramassait des pierres qu’il jetait à la face des créatures, ce qui parfois touchait.
Mais le nombre fini par se réduire, malgré l’apparition de deux monstres plus imposant que les autres, jusqu’à ce qu’ils soient tous tués.
Dans le combat Echtelion avait été sérieusement blessé, Bartab moins. Quand à Grôm, Gubbr’ach et Tobi, ils avait eux aussi prit quelques coups.

Alâa se retransforma, puis entièrement nue elle se dirigea vers Dommik qu’elle apostropha violemment.
Alâa : « Maintenant il faut qu’on parle de ce profanateur ! Car oui, seul un profanateur peut gagner des sorts supplémentaires en fonction de l’endroit où il se trouve. Et si je ne comprends pas comment il fait pour ne pas détruire les plantes car il n’y a pas de cercle de profanation autour, je sais ce qu’il est, si j’avais des doutes, maintenant c’est confirmé. »
Elle avait récupéré sa dague magique qui maintenant qu’elle l’avait en main produisait de la lumière et illuminait la salle.
Quand à Dommik, il avait blanchi, plus que son teint pale habituel et bafouillait en levant ses mains en guise d’apaisement. 

Dommik : « Oui, mais non, ce n’est pas ce que vous croyez. »
Alâa : « Quoi ! Tu oses dire ça ? Tu veux que je demande à Maulder de fouiller ton cerveau pour savoir la vérité ? »
Dommik : « C’est à cause de mon père ! C’était un profanateur de Kalak. Quand le tyran est mort je me suis enfui. Il m’a forcé à devenir profanateur, mais moi j’ai trouvé un autre moyen pour avoir de l’énergie magique sans détruire les plantes, je ponctionne le Gris. »
Alâa : « En voilà encore des histoires, je comprends pourquoi le passeur est venu nous voir, il a du sentir que Dommik a utilisé ses pouvoirs grâce au Gris. »
Tobi : « Ankou tu veux dire ! »
Alâa : « Oui c’est ça. Moi qui croyais qu’il avait été attiré parce que je suis une prêtresse. »
Dommik : « Mais ce n’est pas forcément moi qui l’ai attiré, c’est possible que ce soit toi justement du fait de ta spiritualité ! »
Alâa : « Une créature immortelle qui existe depuis plusieurs milliers d’années et qui n’est visible qu’une fois l’an. Il devrait y avoir des légendes sur lui s’il parlait régulièrement aux gens depuis le temps, hors je n’en connais pas et vous non plus. Donc il a été attiré par quelque chose. Et les seules anomalies dans le problème c’est Dommik et moi. Je ne savais même pas qu’on pouvait utiliser le Gris pour faire de la magie, c’est donc une chose très rare parmi les profanateur et moi je suis la seule prêtresse vivante depuis plus de deux milles ans qui vénère les anciens dieux. On peut en déduire que c’est la conjonction de trois facteurs extrêmement rare qui l’ont attiré, le fait que Dommik et moi soyons ensemble à proximité de morts vivants que l’Ankou veut récupérer le seul jour de l’année où il est visible. »

Elle dévisagea ses acolytes pour voir leurs réactions devant sa déduction, et Dommik répondit sur un ton soulagé,
Dommik : « Oui c’est la solution la plus logique, tu vois je ne voulais pas faire de mal, je n’y suis pour rien. »
Alâa commença à se rhabiller,
Alâa : « D’accord mais je t’ai à l’œil, et n’utilise pas ta magie à tord ou à travers, c’est le  problème avec les profanateurs, ils veulent toujours faire étalage de leurs pouvoirs sans penser aux conséquences. »
Dommik : « Promis je ferai attention. » Sur un ton penaud,

Après s’être habiller et équiper Alâa s’approcha d’Echtelion qui avait été le plus sévèrement touché, et elle lui prodigua des soins magiques,
Alâa : « J’en ai encore deux autres mais je vais attendre encore un peu avant de les utiliser. Il faudrait qu’on aille voir ce qu’il y a dans le reste de la mine. »
Tobi : « Si on mangeait un morceau avant de continuer ? »
Alâa : « Oui j’ai toujours très faim après une transformation. »

Tobi, Alâa accompagné des trois yuan-ti et de Gubrr’ach commencent à déguster la chair calciné des créatures. Après avoir prit une collation somme toute bien méritée. Shynereel se propose encore une fois de partir devant pour aller explorer grâce à sa vision elfique, et Alâa souhaite la suivre. Elles s’avancent dans le couloir en silence et arrivent dans une pièce carré avec un pilier au milieu, il y a dix corps carbonisés, le couloir continue au nord et elles avancent jusqu’à arriver dans une pièce plus grande et ronde. Shynereel détecte un trou au milieu de la salle. Alâa s’approche et sort une mangue serpentine de sa bouche pour humer l’air qui sort du trou.
Alâa : « Ça sent la charogne, faisons demi-tour. »

Elles retournent en arrière et change de couloir, elles vont tout droit et arrive dans une salle ronde beaucoup plus petite, et là aussi il y a un trou au milieu du sol, Alâa refait la même chose et le résultat et le même, ça sent là aussi la charogne,
Les deux jeunes femmes décident de retourner auprès de leurs amis pour leur faire part de ce qu’elle ont vu.
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Livre 10 - Chapitre 5 – La Mines aux échos – troisième partie (05/01/2025) 1 journée

Message par Betanaelle »

Chapitre 5 – La Mines aux échos – troisième partie (05/01/2025) 1 journée
Une fois réunis, elles expliquent ce qu'elles ont vu ou senti. Aussi il est décidé d'aller prendre un repos bien mérité et de revenir le lendemain.

Alâa utilise ses deux derniers sorts de soins sur Echtelion qui est encore bien blessé.

La nuit s'est passée sans encombre, Alâa a surveillé le bivouac tout en priant pour récupérer ses sortilèges. Il reste encore assez d'eau, mais il faut faire attention.

Ils décident donc de reprendre leur exploration dans les tunnels étroits de la mine aux échos. Shynereel, Alâa et Bartab, les trois plus silencieux du groupe, partent ensemble pour explorer dans un premier temps le côté gauche. Ils trouvent une autre salle assez grande, au milieu de laquelle se trouve un autre trou, où Alâa sent à nouveau cette odeur putride qu'elle avait remarquée dans les autres salles. Puis après avoir continué plus au nord, ils trouvent de nombreuses galeries taillées qui semblent sans fin. Après être retournés expliquer cela à leurs amis, ils décident tous d'aller dans la première salle avec le trou qu'ils ont explorée la veille. Gubbr'ach va devoir ramper dans les couloirs qui sont trop étroits pour une créature d'aussi grande taille.

Après être tous arrivés dans la salle, Shynereel souhaite faire une investigation dans le couloir qui va vers le nord, elle s'avance donc, le couloir tourne à droite dans une enfilade de tunnels latéraux. Elle avance et grâce à sa vision elfique, détecte en face d'elle de nombreuses créatures, qui ressemblent à celles qu'ils avaient vues et affrontées précédemment. Il y en a plus d'une dizaine qui semblent être des femelles, avec cinq mâles et une dizaine de jeunes. Elle retourne en arrière pour les prévenir.

De retour dans la salle, et après avoir expliqué ce qu'il se passe, Alâa décide d'aller jeter un œil et se déshabille afin de se transformer en serpent. Puis sous cette forme, elle s'engage dans le couloir et revient plusieurs minutes plus tard.
Et après s'être retransformée en humaine, puis habillée, elle complète les informations données par Shynereel. Il y a bien dix femelles, dix jeunes et cinq mâles qui ont été brûlés.

Ne voyant pas l'intérêt d'aller se battre avec les créatures qui ne représentent plus un danger direct, les aventuriers semblent plus intéressés par descendre via le trou au niveau inférieur. Dommik jette une pierre dans le trou et le bruit mat qui retentit donne une indication d'une profondeur de dix mètres.

Gubbr'ach a une corde de dix mètres et propose de faire descendre une personne directement en la tenant par la corde, pour qu'elle puisse voir comment c'est en bas. Shynereel se propose de descendre la première, grâce à sa vision elfique elle peut détecter une présence vivante. N'ayant rien vu d'anormal elle est suivie par Alâa et Bartab.
Alâa avec sa dague magique en main éclaire la salle pendant que les autres membres de l'équipe descendent. Il y a plein d'ossements au sol et soudain une créature ayant la forme d'une chenille géante et jaunâtre se précipite vers eux.

D'une longueur de presque trois mètres, elle a de nombreux appendices qui partent de sa bouche, chacun faisant environ un mètre de long. Elle sent une odeur de pourriture.

Alâa : « C'est donc ça qui sent mauvais ! »

Alâa, Bartab et Shynereel se mettent tout de suite en mode combat. La créature attaque Alâa une première fois mais elle rate son attaque et les aventuriers répondent et blessent la créature, mais elle continue son attaque et attrape avec ses appendices Alâa qui soudain tombe au sol, paralysée. Entre-temps Dommik est arrivé et participe au combat en lançant des pierres sur la chose. Puis c'est au tour de Tobi qui engage immédiatement la créature. Finalement le monstre est tué, mais Alâa est réellement paralysée, aussi en attendant qu'elle sorte de cet état, les aventuriers sous la direction de Shynereel décident d'explorer la zone environnante.

Ils découvrent une seconde salle qui jouxte la première et à peine sont-ils rentrés à l'intérieur qu'une autre créature identique à la précédente les attaque. Le combat ce coup-ci est plus rapide et le monstre est vite tué. Shynereel en progressant trouve plusieurs passages plus étroits, mais finalement ils retournent auprès des autres qui sont restés à côté d'Alâa en attendant qu'elle se réveille.
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Livre 10 - Chapitre 6 – La Mines aux échos – quatrième partie (19/01/2025) 1 jour

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Chapitre 6 – La Mines aux échos – quatrième partie (19/01/2025) 1 jour
Pendant qu'Alâa était paralysée, ils avaient fouillé les deux salles et avaient trouvé quelques pièces de céramique. Dans la première salle il y avait deux passages qui descendaient, un se trouvait au nord et l'autre au sud, et ils étaient étroits, pas plus larges d'un mètre, mais surtout c'est de là que venaient les clics que l'on entendait dans la grotte. Ils devaient être amplifiés dans la caverne et ressortir par le trou dans le plafond pour se répandre dans tout le premier niveau.

Il y avait un passage plus large vers l'est. Dans la seconde salle il y avait deux passages, eux aussi étaient plus larges, un au nord mais qui semblait partir vers l'est et un au sud. Quand Alâa sortit de sa paralysie ils décidèrent d'aller explorer les trois plus larges.

En premier ce fut le passage de la seconde salle, celui qui allait au sud. Gubbr'ach était devant, suivi par Alâa avec sa dague qui faisait de la lumière et Shynereel en complément avec sa vision elfique, puis Tobi, Grôm, Dommik et les trois yuan-ti. Ils arrivèrent au bout d'un peu moins de dix mètres dans une petite salle ronde. L'elfe eut juste le temps de dire attention, qu'ils furent immédiatement attaqués par un autre vers charognard, comme l'avait nommé Alâa.

Le combat s'engagea rapidement, Gubbr'ach en tête, épaulé par Tobi, Grôm, et en arrière Shynereel. La créature réussit à toucher Tobi de ses tentacules, mais ce dernier résista très bien au produit gluant qui en était recouvert et ne fut aucunement paralysé. Le monstre succomba rapidement sous les coups.

Il n'y avait rien de spécial dans la caverne si ce n'est un trou au plafond et quelques pièces de céramique cachées dans un coin.

Après ça, ils décident de prendre l'autre couloir dans la salle du dessus, celui qui semble se diriger vers l'ouest. Il est beaucoup plus long, environ une vingtaine de mètres avant d'arriver dans une grande salle circulaire. Là aussi ils furent confrontés à un autre vers charognard, plus robuste que les deux autres d'ailleurs. Le combat dura plus longtemps ce coup-ci, et le vers s'en prit lui aussi à Tobi, mais là aussi le petit-homme résista aux effets des tentacules, et il finit par être tué.

Tobi : « C'est parce que je suis le plus appétissant qu'ils m'attaquent ces bestioles. »

La salle faisait dix mètres de diamètre environ, ils découvrirent quelques pièces de céramique et deux passages de dimension plus réduite, un à l'ouest qui était très pentu, et semblait très dangereux à emprunter car très difficile de remonter après être descendu. L'autre passage était au nord, lui aussi plus étroit, il était taillé dans la pierre comme les tunnels à l'étage supérieur. Impossible pour Gubbr'ach de l'emprunter avec sa taille normale, aussi Alâa utilisa un sortilège de réduction, qui lui fit perdre une grande partie de sa taille, en précisant bien que ça ne tiendrait qu'environ un tiers d'une heure.

Aussi l'exploration commença du tunnel, quand au bout de quelques mètres Shynereel se mit à prévenir le reste du groupe.

Shynereel : « Je vois une dizaine de créatures, comme celles de l'étage supérieur, ils sont à une dizaine de mètres devant. »
Alâa : « Ce serait une bonne chose d'utiliser une boule de feu magique ! Qu'en penses-tu Dommik ? »

L'intéressé, qui jusqu'à présent suivait le groupe en cherchant de jolis cailloux dans les grottes, sortit de ses rêveries.

Dommik : « Hein ! Quoi ! Boule de feu ! Oh oui, une belle boule de feu. »

Il s'approcha de l'elfe pour se faire indiquer la direction, puis se concentra et attira à lui l'énergie venant du Gris, qu'il manipula pour l'utiliser et lancer son sortilège.

Après l'explosion, les guerriers se ruèrent en avant, pour trouver sept cadavres fumants et trois monstres encore debout. Déjà blessés par les flammes, ils ne firent pas long feu devant tant de force mais réussirent quand même à mettre quelques coups aux aventuriers avant de succomber. Ils se trouvaient dans une salle rectangulaire, et bien que taillée dans la roche elle était assez grande. Deux couloirs en partaient, un au nord et un vers l'ouest, eux aussi de taille réduite et taillés dans la roche, et c'est ce dernier qui fut exploré en premier. Il y avait plusieurs couloirs qui recoupaient le premier, puis finalement une petite salle fut trouvée avec un puits au milieu, Alâa détecta la présence d'eau en provenance du puits, mais cela semblait très profond. L'autre couloir avait lui aussi quelques ramifications, mais surtout un long couloir qui montait en pente douce à l'étage supérieur. Comme ils ne voulaient pas remonter, ils décidèrent de faire demi-tour pour voir ce qu'il y avait dans le dernier grand passage complètement à l'est, et puis le sortilège de réduction allait aussi cesser avec le risque qu'il se retrouve bloqué dans un couloir.

Le dernier grand couloir, d'une dizaine de mètres de long, emmenait dans une immense salle. Elle aussi avait un passage dans le plafond et elle aussi avait un vers nécrophage à l'intérieur. La créature s'en prit elle aussi à Tobi, mais ce dernier résista encore aux effets paralysants. Les guerriers la tuèrent rapidement, et ne trouvèrent rien de spécial à l'intérieur de la salle, à l'exception des ossements humanoïdes, comme dans les autres d'ailleurs. Cependant il y avait un tunnel au nord, de taille étroite, qui descendait dans les profondeurs de la montagne. Les clics que l'on entendait à ce niveau et qui résonnaient dans les grandes cavernes, venaient de ce passage.
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Betanaelle
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Livre 10 - Chapitre 7 -- Mine aux échos -- cinquième partie (09/02/2025) 1 journée

Message par Betanaelle »

Chapitre 7 -- Mine aux échos -- cinquième partie (09/02/2025) 1 journée
Alâa : « Qu'en pensez-vous ? On descend ? »
Gubbr'ach : « Je suis trop grand pour passer ! »
Tobi : « J'aimerais bien savoir ce qui produit ces bruits ! »
Grôm : « Je vous suivrai. »
Shynereel : « Oui d'accord. »
Dommik : « Qui ne dit mot consent ! »
Alâa : « Bien je vais réduire la taille de Gubbr'ach, ça durera 20 minutes. »

La jeune femme lança son sortilège ce qui réduisit la taille du demi-géant qui fut réduit à la taille de 2,1 mètres. Puis ils s'engagèrent dans le couloir qui descendait, Shynereel en premier, suivie de Gubbr'ach et Alâa qui utilisait sa dague magique comme une torche, puis Tobi, Grôm, Dommik et les trois yuan-ti en arrière-garde. On entendait des clics de plus en plus forts, puis au bout d'un peu moins de dix mètres de progression le couloir déboucha sur une grande salle, et les clics s'arrêtèrent.

Shynereel : « C'est étrange, ça s'est arrêté ! »
Gubbr'ach : « Oui faisons attention ! »

Ils rentrèrent de quelques mètres dans la salle, quand une créature recouverte de chitine noire, qui était accrochée à la paroi, se laissa tomber sur le demi-géant. Grande d'environ 2,7 mètres, elle avait un énorme crochet à la place de chacune de ses mains, ainsi qu'un énorme bec crochu qui en se fermant et s'ouvrant rapidement faisait des cliquetis. Elle attaqua avec ses deux griffes mais une seule toucha.
Gubbr'ach et Grôm répliquèrent mais la créature était résistante, et le temps que Tobi arrive elle réussit à nouveau à blesser le demi-géant avant de succomber.

Gubbr'ach : « Méchants crochets qu'elle a cette chose. »
Tobi : « Oui c'est une horreur en plus ce machin tellement que c'est laid. »
Alâa : « Appelons-la une crochorreur dans ce cas ! »
Shynereel : « On dirait qu'il y a des pièces. »

Les autres aventuriers s'étaient rapprochés et tous observaient les jolies pièces de céramique et surtout d'or qu'ils avaient découvertes.

Grôm : « On va pouvoir s'équiper royalement avec ça. »
Tobi : « On partagera après, pas touche. » Dit-il tout en rangeant dans son sac le magot.

La salle faisait plus d'une dizaine de mètres de long et dans la partie ouest il y avait un passage qu'ils empruntèrent, il était long d'une quinzaine de mètres, et dès que le demi-géant arriva dans une seconde salle il vérifia qu'il n'y avait rien contre la paroi grâce à la lumière de la dague d'Alâa. Bien lui en prit, car il y avait une autre crochorreur accrochée, elle se jeta au sol prête à se battre, mais les aventuriers étaient prêts. Le combat s'engagea rapidement et le monstre ne fit pas long feu sans qu'ils soient blessés.

La salle était deux fois plus petite que la précédente, et avait trois autres passages, un au sud qui montait vraisemblablement à l'étage supérieur, il y en avait un à l'ouest et un autre à l'est et c'est ce dernier que les aventuriers décidèrent de suivre.

Le couloir était long d'un peu moins de dix mètres et il menait dans une pièce d'environ 8 mètres de diamètre. Là aussi Gubbr'ach fut aux aguets et là aussi il détecta une horrible créature noire et le combat s'engagea. Malheureusement pour lui, le monstre réussit à l'attraper avec ses deux crochets et l'approcha de son bec crochu pour lui infliger une horrible morsure. Heureusement, grâce à sa force il réussit à écarter les crochets, pendant que Grôm, Tobi, Shynereel cherchaient de leur côté à frapper la créature au corps à corps et que Dommik lui utilisa sa magie en lançant un projectile magique.

Malgré les blessures importantes de Gubbr'ach, le monstre fut rapidement tué. Alâa en profita pour le soigner.
Il y avait un passage au sud.

Alâa : « Voilà, je ne peux plus rien faire de plus, tous mes soins ont été donnés. Il faut que je prie cette nuit pour pouvoir en faire d'autres. Et bientôt tu vas reprendre ta taille normale car mon sortilège de réduction va cesser. »
Tobi : « Oui ça serait bien d'aller manger et de se reposer on reviendra demain. »
Gubbr'ach : « Rebroussons chemin, je ne suis pas encore à ma meilleure forme, et ces crochets horribles sont assez redoutables. »

De retour dans la salle aux quatre passages, il y en avait un au sud qui remontait qu'ils décidèrent de prendre, ce qui les emmena directement dans la pièce où il y avait la corde qui passait par le trou du plafond.

Shynereel : « Ça va nous faire gagner du temps ça ! »

Et prestement elle agrippa la corde pour se hisser, suivie des autres, Tobi ayant été attaché directement à la taille pour être tiré d'en haut, et ils sortirent pour rejoindre le bivouac qu'ils avaient installé à l'entrée.
Après avoir mangé et bu, ils se reposèrent sous l'œil attentif d'Alâa en train de mémoriser ses sortilèges cléricaux.

Le lendemain, ils étaient tous prêts à y retourner et redescendirent au premier niveau inférieur par la corde qui avait été installée dans la salle au sol percé. Une fois en bas, il y avait dans la salle un passage au sud qui descendait, vraisemblablement au second niveau inférieur, et qui n'avait pas été exploré jusqu'à présent. Alâa voulait voir où il menait, aussi, elle lança le sortilège de réduction de taille sur le demi-géant et ils commencèrent l'exploration.

En fait ce passage menait directement dans une petite salle par un couloir d'environ huit à dix mètres de long. Bien évidemment les deux gladiateurs étaient aux aguets quand ils y pénétrèrent en premier, car la salle était elle aussi occupée par une crochorreur. Le combat commença plutôt mal, car la créature réussit à attraper de ses deux crochets Grôm, qui fut attiré jusqu'à son puissant bec crochu. Il n'arrivait pas à se défendre car elle le maintenait avec force ce qui entravait ses mouvements. Les blessures étaient impressionnantes, mais le mûl résistait toujours, heureusement pour lui Tobi et Gubbr'ach réussirent à la tuer rapidement.

Grôm : « J'ai bien morflé, quelle saleté ! »
Alâa : « Je vais te soigner avant que l'on continue. Grôm, Gubbr'ach, Tobi, n'oubliez pas que vous avez un fruit magique pour vous soigner si besoin, n'hésitez pas à le prendre en cas d'urgence. »

La prêtresse utilisa deux soins pour remettre à peu près d'aplomb le gladiateur. Il y avait un autre passage au nord qu'ils empruntèrent, ce qui les emmena dans la dernière salle qu'ils avaient visitée la veille.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard

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