[Laelith] La destinée de Ludmila
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Re: [Laelith] La destinée de Ludmila
Dernier message de la page précédente :
Après s’être assurés d’avoir quitté les lieux de leur méfait sans se faire remarquer (- Un exemplaire partiellement déchiré d’une carte représentant la partie ouest de Laelith, ayant pour légende « De l’implantation des Lithos, par Octobolde de Ladre, architecte royal-divin par la grâce du quatre-Fois-Saint Fonvielle le Cinquième » et avec les emplacements du palais et de la terrasse du Châtiment particulièrement marqués. (Laelith, p.76)
- Une plaque de métal rouillées gravée du texte : Pour cette ville que je batis, tu resteras à jamais la Messagère des dieux, celle qui nous a offert un futur. Mais pour moi, tu resteras toujours mon amie. Moi Mandala, premier de ce nom, quatre fois béni par les dieux en appelle à eux pour qu’ils t’accordent le repos ici auprès de ma lignée, et puissent-ils te réunir avec celui que tu as tant aimé.
- Une pochette de cuir contenant plusieurs morceaux de feuilles de parchemins déchirées comportant des extraits de textes, tous écrits de la même main :
- confirmant là qu’ils ne maîtrisent pas les énergies élémentaires, d’où la persécution de notre ordre
- nous cache des choses, il dit communiquer avec l’esprit de son frère, mais Randel n’y croit pas et il se méfie aussi de cette femme
- En frappant vite et fort et ce malgré la disparition de Maître Oprhyr, Randel pensait éliminer
- les quatre étoiles hermétiques, mais cela demande de retirer les deux déjà en place. La marge de manœuvre est limitée, car ôter les étoiles de Terre et d’Eau détruira notre couverture et nous laissera à la merci
- Mandala défie de plus en plus ouvertement l’autorité de Randel
- avons trouvé refuge dans l'un des trois volcans éteints où les énergies d’Eau et de Terre abondantes nous ont permis de nous dissimuler
- L’arme est enfin prête. Pour l’activer
- la source provient du coeur d’une structure métallique partiellement enfouie dans le sol
pénétré par une déchirure dans la coque de métal à environ cinq mètres du sol
Note du MJ : à partir de maintenant, la campagne va contredire certains éléments officiels et combler arbitrairement des zones laissées vagues ou vides par les auteurs.
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Re: [Laelith] La destinée de Ludmila
Scénario 7 – Retour au pic aveugle
Après avoir relevé depuis la plateforme d’astronomie du pic mineur les rondes éparses de la garde pourpre visant à faire respecter l’interdiction d’accès au pic aveugle, le gang se faufila à la faveur de la nuit jusqu’à l’entrée de la structure. Les panneaux de bois barrant l’accès furent vite dégagés, et une fois à l’intérieur, le médaillon de Sœur Clairure toujours porté par Eschel se mit à tiédir.
Le gang fut aussitôt attaqué par de grosses araignées possédant la faculté d’apparaitre et disparaitre en chaque tentative de morsure. Echel et Gil-Galad goutèrent à leur venin avant qu’elles ne fussent mises en déroute.
Pour ne pas laisser une occasion aux araignées de revenir, le gang se rua dans les escaliers menant au sommet. Bis repetita !
Cependant, grâce au médaillon, le gang localisa en cours d’ascension, la brèche mentionnée dans le journal et y rampa au travers jusqu’à l’intérieur de la structure métallique. Le médaillon était devenu brûlant. L’intérieur grand, vide et sombre. Les lanternes ne portaient pas assez pour éclairer l’intégralité de la structure. La brèche donnait sur une coursive dangereusement inclinée, dont l’angle était raccord avec l’inclinaison générale de la structure, confirmant l’idée que celle-ci n’était pas dans la position prévue par ses constructeurs.
Un ersatz d’échafaudage de bois en partie vermoulu s’appuyait sur la coursive pour en permettre l’ascension et atteindre une plateforme centrale, tout aussi inclinée. Détail troublant, l’air semblait visqueux, sec certes, mais donnant l’impression de se mouvoir dans de l’eau. Cette particularité qui rendit l’ascension d’abord fastidieuse devint la bienvenue, quand le gang fut pris dans une sorte de fort courant les portant en direction de la plateforme.
Ses membres déchantèrent vite quand des éclairs se mirent à fuser depuis la plateforme, et qui gagnaient en fréquence et intensité à mesure que le gang s’en rapprochait, toujours porté par le courant d’air visqueux de plus en plus fort.
Soudain, un portail s’ouvrit à proximité et un homme apparut au bord de celui. Il invectiva le gang de ne pas rester là, et tendit la main au plus proche pour l’aider à passer le portail. Une chaine demi-elfico-naino-humaine s’improvisa, et tout le monde fut mis à l’abri de l’autre côté (mais de quoi ?).
Malheureusement, le bon samaritain perdit l’équilibre et bascula du côté hostile, le portail se referma et au travers d’un voile épais et brumeux, le gang put voir des rafales d’éclairs zébrer l’ensemble de l’intérieur de la structure. Leur sauveur avait disparu.
Après un moment de stupeur, Gil-Galad pensa avoir reconnu un collègue de l’Académie. Le genre de collègue toutefois effacé, il ne se rappelait plus – l’avait -il su un jour – son nom, ni la matière qu’il enseignait.
Bien qu’une brume épaisse réduisît considérablement la visibilité, le gang distinguait toujours la plateforme centrale, mais celle-ci avait une apparence toute autre. Les courants d’air qui avaient entravés les mouvements étaient bien visibles. Ils avaient l’apparence de volutes lumineuses pâles qui convergeaient avec une intensité certaines vers la plateforme. De là, agrégés en un flux concentré et intense, ils étaient projetés au loin vers un étrange appareil. La force du flux était tel qu’il semblait perforer le nimbe ambiant, de tel que l’appareil bien qu’une lointaine distance était clairement distinguable : un filigrane sphérique dans lequel se focalisait le flux, avant d’être difracté et dispersé en quatre flux colorés par quatre barres tenues par des bras placés en croix autour de la sphère. Chacune des barres était surplombée d’un cristal de couleur en rapport, et celle avec le cristal de couleur rouge ressemblait particulièrement à la Sainte Torche récemment volée par l’éfrit.
Après toutes ces découvertes, le gang décida qu’il était temps de rentrer. Mais comment ? quel que soit l’endroit où il se trouvait, les déplacements n’étaient plus gênés, et encore plus pratique, traverser les murs et parois était possible. Ainsi le gang sorti très rapidement du pic aveugle, pour constater que cet espace étrange était infesté d’araignées, les mêmes (mais en plus nombreuses) qui les avaient attaqués. Voici donc où elles disparaissaient entre deux morsures.
Ni une, ni deux, les membres du gang se mirent à courir à bâtons rompus vers le pic mineur. Ils semèrent les araignées, peu disposée sembla-t-il à s’approcher de l’Académie.
Il s’avérait que l’académie était parée pour des intrusions de la sorte, puisque Reshtogan qui menait la course se fracassa le crâne contre une barrière invisible. Barrière qui avait tout de même quelques faiblesses. Le gang pénétra dans le pic, et se rendit à l’amphithéâtre dont disposait Quintorius Kand, le bon samaritain et collègue de Gil-Galad dont ce dernier s’était entre temps remémoré quelques informations à son sujet.
Quintorius détecta la présence de ces visiteurs et les fit retraverser la barrière brumeuse.
Malgré son manque flagrant de sociabilité et son caractère irascible, justifiant là le désintérêt de l’ensemble de ses collègues pour sa personne, Quintorius expliqua qu’il avait fait entrer le gang dans le plan éthéré pour les mettre à l’abris des éclairs, manifestation élémentaire attisée par l’ensemble des objets métalliques qu’ils avaient sur eux. Il raconta qu’il étudiait depuis longtemps l’endroit, mais qu’il n’avait toujours pas compris la finalité du dispositif. Seulement qu’il transformait les énergies telluriques en énergies élémentaires, qu’il se situait dans une zone que l’on appelle l’éthéré profond (par opposition à l’éthéré proche qui se situe à la frontière avec le monde matériel) et bien qu’il semblait proche, il était en fait très loin. Quintorius n’avait encore pas trouvé de moyen pour l’approcher sans risquer de se faire volatiliser par les énergies qui allaient et venaient de l’appareil, ni se perdre dans l’éthéré profond.
Ne resta plus qu’à…enquêter sur la mort récente d’un étudiant, car le gang fut sollicité sur le sujet par le professeur d’évocation Kripkee alors qu’il déambulait sur le campus (Mauvaise mémoire).
- Printemps 1018
Après avoir relevé depuis la plateforme d’astronomie du pic mineur les rondes éparses de la garde pourpre visant à faire respecter l’interdiction d’accès au pic aveugle, le gang se faufila à la faveur de la nuit jusqu’à l’entrée de la structure. Les panneaux de bois barrant l’accès furent vite dégagés, et une fois à l’intérieur, le médaillon de Sœur Clairure toujours porté par Eschel se mit à tiédir.
Le gang fut aussitôt attaqué par de grosses araignées possédant la faculté d’apparaitre et disparaitre en chaque tentative de morsure. Echel et Gil-Galad goutèrent à leur venin avant qu’elles ne fussent mises en déroute.
Pour ne pas laisser une occasion aux araignées de revenir, le gang se rua dans les escaliers menant au sommet. Bis repetita !
Cependant, grâce au médaillon, le gang localisa en cours d’ascension, la brèche mentionnée dans le journal et y rampa au travers jusqu’à l’intérieur de la structure métallique. Le médaillon était devenu brûlant. L’intérieur grand, vide et sombre. Les lanternes ne portaient pas assez pour éclairer l’intégralité de la structure. La brèche donnait sur une coursive dangereusement inclinée, dont l’angle était raccord avec l’inclinaison générale de la structure, confirmant l’idée que celle-ci n’était pas dans la position prévue par ses constructeurs.
Un ersatz d’échafaudage de bois en partie vermoulu s’appuyait sur la coursive pour en permettre l’ascension et atteindre une plateforme centrale, tout aussi inclinée. Détail troublant, l’air semblait visqueux, sec certes, mais donnant l’impression de se mouvoir dans de l’eau. Cette particularité qui rendit l’ascension d’abord fastidieuse devint la bienvenue, quand le gang fut pris dans une sorte de fort courant les portant en direction de la plateforme.
Ses membres déchantèrent vite quand des éclairs se mirent à fuser depuis la plateforme, et qui gagnaient en fréquence et intensité à mesure que le gang s’en rapprochait, toujours porté par le courant d’air visqueux de plus en plus fort.
Soudain, un portail s’ouvrit à proximité et un homme apparut au bord de celui. Il invectiva le gang de ne pas rester là, et tendit la main au plus proche pour l’aider à passer le portail. Une chaine demi-elfico-naino-humaine s’improvisa, et tout le monde fut mis à l’abri de l’autre côté (mais de quoi ?).
Malheureusement, le bon samaritain perdit l’équilibre et bascula du côté hostile, le portail se referma et au travers d’un voile épais et brumeux, le gang put voir des rafales d’éclairs zébrer l’ensemble de l’intérieur de la structure. Leur sauveur avait disparu.
Après un moment de stupeur, Gil-Galad pensa avoir reconnu un collègue de l’Académie. Le genre de collègue toutefois effacé, il ne se rappelait plus – l’avait -il su un jour – son nom, ni la matière qu’il enseignait.
Bien qu’une brume épaisse réduisît considérablement la visibilité, le gang distinguait toujours la plateforme centrale, mais celle-ci avait une apparence toute autre. Les courants d’air qui avaient entravés les mouvements étaient bien visibles. Ils avaient l’apparence de volutes lumineuses pâles qui convergeaient avec une intensité certaines vers la plateforme. De là, agrégés en un flux concentré et intense, ils étaient projetés au loin vers un étrange appareil. La force du flux était tel qu’il semblait perforer le nimbe ambiant, de tel que l’appareil bien qu’une lointaine distance était clairement distinguable : un filigrane sphérique dans lequel se focalisait le flux, avant d’être difracté et dispersé en quatre flux colorés par quatre barres tenues par des bras placés en croix autour de la sphère. Chacune des barres était surplombée d’un cristal de couleur en rapport, et celle avec le cristal de couleur rouge ressemblait particulièrement à la Sainte Torche récemment volée par l’éfrit.
Après toutes ces découvertes, le gang décida qu’il était temps de rentrer. Mais comment ? quel que soit l’endroit où il se trouvait, les déplacements n’étaient plus gênés, et encore plus pratique, traverser les murs et parois était possible. Ainsi le gang sorti très rapidement du pic aveugle, pour constater que cet espace étrange était infesté d’araignées, les mêmes (mais en plus nombreuses) qui les avaient attaqués. Voici donc où elles disparaissaient entre deux morsures.
Ni une, ni deux, les membres du gang se mirent à courir à bâtons rompus vers le pic mineur. Ils semèrent les araignées, peu disposée sembla-t-il à s’approcher de l’Académie.
Il s’avérait que l’académie était parée pour des intrusions de la sorte, puisque Reshtogan qui menait la course se fracassa le crâne contre une barrière invisible. Barrière qui avait tout de même quelques faiblesses. Le gang pénétra dans le pic, et se rendit à l’amphithéâtre dont disposait Quintorius Kand, le bon samaritain et collègue de Gil-Galad dont ce dernier s’était entre temps remémoré quelques informations à son sujet.
Quintorius détecta la présence de ces visiteurs et les fit retraverser la barrière brumeuse.
Malgré son manque flagrant de sociabilité et son caractère irascible, justifiant là le désintérêt de l’ensemble de ses collègues pour sa personne, Quintorius expliqua qu’il avait fait entrer le gang dans le plan éthéré pour les mettre à l’abris des éclairs, manifestation élémentaire attisée par l’ensemble des objets métalliques qu’ils avaient sur eux. Il raconta qu’il étudiait depuis longtemps l’endroit, mais qu’il n’avait toujours pas compris la finalité du dispositif. Seulement qu’il transformait les énergies telluriques en énergies élémentaires, qu’il se situait dans une zone que l’on appelle l’éthéré profond (par opposition à l’éthéré proche qui se situe à la frontière avec le monde matériel) et bien qu’il semblait proche, il était en fait très loin. Quintorius n’avait encore pas trouvé de moyen pour l’approcher sans risquer de se faire volatiliser par les énergies qui allaient et venaient de l’appareil, ni se perdre dans l’éthéré profond.
Ne resta plus qu’à…enquêter sur la mort récente d’un étudiant, car le gang fut sollicité sur le sujet par le professeur d’évocation Kripkee alors qu’il déambulait sur le campus (Mauvaise mémoire).
Dernière édition par hard_reboot le Ven 8 Mai 2026 18:28, édité 1 fois.
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Re: [Laelith] La destinée de Ludmila
Scénario 8 – Le jeune duc
Pierre étincelante est inspirée de Blingestone (Guide des Profondeurs par Drizzt Do'Urden) dans sa version décrite dans le supplément Out of the abyss pour DD5
En récompense d’une enquête rondement menée à l’académie de magie, le gang savourait une bière bien méritée dans leur taberge préférée, quand le vieux Telno, vieille connaissance d’Eschel, Gil-Galaad et Raelgar s’invita à leur table. Gurdil et Reshtogan notèrent le léger malaise chez leurs compagnons. Une fois sa bière enfilée au détour de bavardages sans trop d’intérêt, Telno invita le gang, nouveaux membres compris, à un diner le lendemain soir.
Le lendemain soir, le gang se rendit au manoir Sangnoir. Après avoir été accueillis, débarrassés et surtout dument époussetés par le majordome toujours aussi manique, les convives furent conduits dans la grande salle à manger où les attendait le maître de maison. Reshtogan et Gurdil furent à leur tour pris d’un léger malaise quand leur hôte déclina, tout en modestie, identité et qualité.
Au cours du repas composés de mets délicats et variés, Trevelian s’enquit en détail des dernières aventures et découvertes du gang. Ce n’est qu’au dessert, qu’il leur formula une requête, qu’il fut bien sûr difficile de refuser. Était-ce par l’avance de frais indécente, ou seulement la crainte de dire non à l’Empereur-Démon ?
Suite à la mort du duc et de la duchesse de Psaltié et de la disparition de leur jeune fils, Ludmilla (avec qui les relations sont tendues en ce moment) s’était mis en tête de retrouver l’enfant. Trevelian le fit donc rechercher, recherches qui portèrent leurs fruits récemment. Le jeune duc était actuellement détenu au sein d’une communauté de la Cour des miracles installée près d’une ancienne colonie svirfnebelin. Trevelian avait déjà arrangé les services d’un guide qui les conduirait à travers le cloaque, du Grand Marché à Pierre étincelante, le lieu de leur destination.
Une journée de préparatifs plus tard, le gang se rendit au rendez-vous convenu avec le guide, après avoir emprunté le passage du miroir menant directement du manoir au grand marché. Une fois les présentations d’usage faite avec Rarik, un troll nain peu aimable, le groupe se mis en route.
Le trajet jusqu’à Pierre étincelante dura une dizaine de jours (une dizaine de « dodos » pour être précis, le cycle des jours et des nuits n’étant pas une unité de temps fiable dans les tréfonds de la Cité sainte), et se passa sans trop d’encombres, si on élude la rencontre avec une chimère et l’attaque par des duergars montés sur des araignées géantes d’une caravane svirfnebeline à qui le gang vint en aide avec succès.
L’initiative fut grandement récompensée, car les svirfnebelins se rendaient justement à Pierre étincelante. Le groupe fut donc invité à venir y séjourner. De plus, la fin du trajet fut riche en enseignements sur la géopolitique de cette région du Cloaque : comment les svirfnebelins durent abandonner Pierre étincelante il y a de cela deux siècles quand les drows de la maison Dentor conquirent l’endroit, leur appel à l’aide à l’Empereur-Démon resté sans réponse, la récente attaque des territoires Dentor sur les berges du Lac noir par une maison drow rivale, le retrait des Dentor de l’ancienne colonie svrifnebeline pour consolider le front face à leur ennemi et le retour des svirfnebelins dans leur fief. La présente caravane était la seconde de leur projet de retour.
Arrivée à Pierre étincelante, le gang fut reçu par le couple de dirigeants et une nouvelle fois remercié pour l’aide apportée. Après une visite de la colonie, il fut conduit jusqu’à l’unique auberge et invité à y séjourner gracieusement tout le temps qu’il souhaitait.
Focalisé sur la mission, le gang commença à poser des questions sur une l’éventuelle présence d’une communauté autre que svirfnebeline dans les parages. Effectivement, un groupe de religieux s’était installé peu après le départ des drow dans la grande champignonnière voisine qui autrefois était cultivée par les gnomes des profondeurs. Depuis le retour des svirfnebelin, ces personnes avaient accepté de fournir Pierre étincelante en nourriture en échange du droit de rester dans la champignonnière et de l’assurance de leur tranquillité. L’arrivée soudaine de deux de leurs novices à l’auberge venus livrés des marchandises, ne laissa aucun doute quant à leur affiliation à la Cour des miracles.
Après avoir réussi à obtenir de leurs hôtes une vieille carte de la champignonnière, le gang s’y rendit derechef. Une tentative d’infiltration, un peu trop frontale pur être discrète, se soldat par un combat contre plusieurs greffons et l’élimination de ces derniers. Le gang put alors entrer dans la champignonnière et l’explorer à couvert de la dense végétation fongique : découverte d’une écurie remplie de lézards géants de bâts, d’un entrepôt plein de caisses contenant une substance aux propriétés psychotropes et excitantes (Gurdil donna de sa personne pour l’analyser), ainsi que d’un laboratoire de transformation de certains champignons en poudre et liqueur. Le combat contre l’alchimiste aussi dément qu’on est en droit de l’attendre d’un cadre de la Cour des miracles fut rude et surtout explosif, cause fort probable de leur rencontre avec Sélène, un greffon tout de blanc vêtu et portant un masque de porcelaine aux traits tristes, qui suivit.
Sans trop comprendre, le gang se réveilla dans une grotte fermée par des barreaux peu solides. Rapidement dehors, les membres se trouvèrent nez à nez avec le jeune duc de Psaltié venu leur apporter à manger. Ni une, ni deux, direction la sortie de la champignonnière. Le jeune duc assez bavard posait de nombreuses questions sur la Messagère des Dieux et sur d’éventuels lien avec Ludmilla von Barke, ainsi que sur les plans de Trevelian, jusqu’à ce que Gil-Galaad trouvât incongrues de telles questions et notât la présence d’un sort qui enveloppait tout le groupe. En tentant de le dissiper, Gil-Galaad se réveilla. Il était dans la grotte servant d’entrepôt aux caisses de substances psychotropes préalablement découverte, à l’exception que les caisses n’étaient plus là, mais qu’à la place se trouvaient ses compagnons endormis. Sélène, dans une sorte de transe se trouvait assise en tailleur sur un promontoire.
Sans trop hésiter, Gil-Galaad réveilla ses amis (avec une appréhension tout de même quant à employer la manière brusque sur Reshtogan le barbare). L’éveil de tout le monde fit également sortir Sélène de sa transe. Le greffon ne fit cependant pas le poids contre une attaque frontale du gang.
Le gang reprit alors son exploration de la champignonnière. Il constata qu’en plus des caisses, l’écurie à lézards géants était également vide et parvint enfin jusqu’au lieu de vie des sectateurs, rassemblés pour le diner. Portant toujours les robes de bure prises aux greffons éliminés, les membres du gang furent confondus avec les chefs de la communauté et accueillis avec un mélange de respect et de crainte, l’habit faisant facilement le moine quand on a le cerveau embrumé. Il fut de plus aisé d’identifier le jeune duc, Evan de son prénom, puisque seuls trois enfants faisaient partie du groupe. Emus par les récits, certes décousus, des deux autres enfants, abandonné pour l’un, vendu aux greffons pour l’autre, Eschell proposa de les ramener tous les trois à la surface.
Après un nouveau passage par Pierre étincelante pour prendre un peu de repos et retrouver Rarik leur guide, le gang prit le chemin du retour jusqu’au Grand Marché et gagna de là le manoir Sangnoir via le miroir magique.
Accueillis par un Guérini effaré de voir leur état après plusieurs semaines passées dans le Cloaque, les aventuriers furent dirigés séance tenante vers la salle de bain au luxe outrageux. Après ce moment de délassement bienvenu, Guérini leur annonça que Madame Ludmilla venait d’arriver et les attendait dans le salon.
Alors que Ludmilla écoutait le récit du gang, Eschell et Reshtogan remarquèrent le comportement de plus en plus agité du jeune Duc Evan. Bien leur en prirent, puisqu’ils purent aisément l’arrêter quand l’enfant, après avoir saisi le couteau à pain, tenta de se précipiter sur la jeune femme, l’accusant d’être responsable de la mort de ses parents. La surprise passée, Gil-Galaad découvrit que cet accès de rage avait été provoqué ou amplifié, il ne sut être plus précis, par un sort implanté dans l’esprit d’Evan.
Ludmilla était choquée et cela renforça son sentiment qu’elle avait une réelle part de responsabilité dans le meurtre des Psaltié. Il fut convenu avec le gang que le jeune duc serait ramené sur l’heure à sa famille restante, une tante paternelle, quant aux deux autres enfants secourus, ils seraient conduits à l’orphelinat du Couvent céleste, Ludmilla s’engageant à faire un don conséquent à l’institution.
Au manoir Psaltié sur la Haute-Terrasse, le gang fut reçu chaleureusement à la vue du jeune Duc par Anaelle et Jolan Fleur-d’Eaux le couple de halfelins au service de la famille. Mais rapidement les Fleurs-d’Eaux se renfrognèrent. Creusant un peu, ils avouèrent que le retour d’Evan, ne ferait peut-être pas les affaires de sa tante, qui n’avait pas d’après eux, déployé beaucoup de moyens pour le retrouver. Cette dernière venait d’être récemment reconnue légataire des affaires de la famille, avait dans la lancée donné congés aux deux halfelins et préparait son installation au manoir. Ils étaient donc inquiets, car la tante qu’ils avaient connue enfant avait toujours été ambitieuse et avait très mal vécu son mariage arrangé avec un veuf fortuné afin de renflouer les finances de son père.
Eschell suggéra alors que puisque les Fleur-d’Eaux s’apprêtaient à quitter la demeure familiale, peut-être pourraient-ils emmener l’enfant avec eux et le cacher jusqu’à ce qu’il fût en mesure de réclamer son héritage à sa majorité.
Lidée fut retenue, et la nuit venue, le gang aida Anaelle, Jolan et Evan à gagner le port où ils s’embarquèrent au petit matin pour Jadhys où les halfelins avaient de la famille qui pourraient un temps les accueillir.
Pierre étincelante est inspirée de Blingestone (Guide des Profondeurs par Drizzt Do'Urden) dans sa version décrite dans le supplément Out of the abyss pour DD5
- Printemps 1018
En récompense d’une enquête rondement menée à l’académie de magie, le gang savourait une bière bien méritée dans leur taberge préférée, quand le vieux Telno, vieille connaissance d’Eschel, Gil-Galaad et Raelgar s’invita à leur table. Gurdil et Reshtogan notèrent le léger malaise chez leurs compagnons. Une fois sa bière enfilée au détour de bavardages sans trop d’intérêt, Telno invita le gang, nouveaux membres compris, à un diner le lendemain soir.
Le lendemain soir, le gang se rendit au manoir Sangnoir. Après avoir été accueillis, débarrassés et surtout dument époussetés par le majordome toujours aussi manique, les convives furent conduits dans la grande salle à manger où les attendait le maître de maison. Reshtogan et Gurdil furent à leur tour pris d’un léger malaise quand leur hôte déclina, tout en modestie, identité et qualité.
Au cours du repas composés de mets délicats et variés, Trevelian s’enquit en détail des dernières aventures et découvertes du gang. Ce n’est qu’au dessert, qu’il leur formula une requête, qu’il fut bien sûr difficile de refuser. Était-ce par l’avance de frais indécente, ou seulement la crainte de dire non à l’Empereur-Démon ?
Suite à la mort du duc et de la duchesse de Psaltié et de la disparition de leur jeune fils, Ludmilla (avec qui les relations sont tendues en ce moment) s’était mis en tête de retrouver l’enfant. Trevelian le fit donc rechercher, recherches qui portèrent leurs fruits récemment. Le jeune duc était actuellement détenu au sein d’une communauté de la Cour des miracles installée près d’une ancienne colonie svirfnebelin. Trevelian avait déjà arrangé les services d’un guide qui les conduirait à travers le cloaque, du Grand Marché à Pierre étincelante, le lieu de leur destination.
Une journée de préparatifs plus tard, le gang se rendit au rendez-vous convenu avec le guide, après avoir emprunté le passage du miroir menant directement du manoir au grand marché. Une fois les présentations d’usage faite avec Rarik, un troll nain peu aimable, le groupe se mis en route.
Le trajet jusqu’à Pierre étincelante dura une dizaine de jours (une dizaine de « dodos » pour être précis, le cycle des jours et des nuits n’étant pas une unité de temps fiable dans les tréfonds de la Cité sainte), et se passa sans trop d’encombres, si on élude la rencontre avec une chimère et l’attaque par des duergars montés sur des araignées géantes d’une caravane svirfnebeline à qui le gang vint en aide avec succès.
L’initiative fut grandement récompensée, car les svirfnebelins se rendaient justement à Pierre étincelante. Le groupe fut donc invité à venir y séjourner. De plus, la fin du trajet fut riche en enseignements sur la géopolitique de cette région du Cloaque : comment les svirfnebelins durent abandonner Pierre étincelante il y a de cela deux siècles quand les drows de la maison Dentor conquirent l’endroit, leur appel à l’aide à l’Empereur-Démon resté sans réponse, la récente attaque des territoires Dentor sur les berges du Lac noir par une maison drow rivale, le retrait des Dentor de l’ancienne colonie svrifnebeline pour consolider le front face à leur ennemi et le retour des svirfnebelins dans leur fief. La présente caravane était la seconde de leur projet de retour.
Arrivée à Pierre étincelante, le gang fut reçu par le couple de dirigeants et une nouvelle fois remercié pour l’aide apportée. Après une visite de la colonie, il fut conduit jusqu’à l’unique auberge et invité à y séjourner gracieusement tout le temps qu’il souhaitait.
Focalisé sur la mission, le gang commença à poser des questions sur une l’éventuelle présence d’une communauté autre que svirfnebeline dans les parages. Effectivement, un groupe de religieux s’était installé peu après le départ des drow dans la grande champignonnière voisine qui autrefois était cultivée par les gnomes des profondeurs. Depuis le retour des svirfnebelin, ces personnes avaient accepté de fournir Pierre étincelante en nourriture en échange du droit de rester dans la champignonnière et de l’assurance de leur tranquillité. L’arrivée soudaine de deux de leurs novices à l’auberge venus livrés des marchandises, ne laissa aucun doute quant à leur affiliation à la Cour des miracles.
Après avoir réussi à obtenir de leurs hôtes une vieille carte de la champignonnière, le gang s’y rendit derechef. Une tentative d’infiltration, un peu trop frontale pur être discrète, se soldat par un combat contre plusieurs greffons et l’élimination de ces derniers. Le gang put alors entrer dans la champignonnière et l’explorer à couvert de la dense végétation fongique : découverte d’une écurie remplie de lézards géants de bâts, d’un entrepôt plein de caisses contenant une substance aux propriétés psychotropes et excitantes (Gurdil donna de sa personne pour l’analyser), ainsi que d’un laboratoire de transformation de certains champignons en poudre et liqueur. Le combat contre l’alchimiste aussi dément qu’on est en droit de l’attendre d’un cadre de la Cour des miracles fut rude et surtout explosif, cause fort probable de leur rencontre avec Sélène, un greffon tout de blanc vêtu et portant un masque de porcelaine aux traits tristes, qui suivit.
Sans trop comprendre, le gang se réveilla dans une grotte fermée par des barreaux peu solides. Rapidement dehors, les membres se trouvèrent nez à nez avec le jeune duc de Psaltié venu leur apporter à manger. Ni une, ni deux, direction la sortie de la champignonnière. Le jeune duc assez bavard posait de nombreuses questions sur la Messagère des Dieux et sur d’éventuels lien avec Ludmilla von Barke, ainsi que sur les plans de Trevelian, jusqu’à ce que Gil-Galaad trouvât incongrues de telles questions et notât la présence d’un sort qui enveloppait tout le groupe. En tentant de le dissiper, Gil-Galaad se réveilla. Il était dans la grotte servant d’entrepôt aux caisses de substances psychotropes préalablement découverte, à l’exception que les caisses n’étaient plus là, mais qu’à la place se trouvaient ses compagnons endormis. Sélène, dans une sorte de transe se trouvait assise en tailleur sur un promontoire.
Sans trop hésiter, Gil-Galaad réveilla ses amis (avec une appréhension tout de même quant à employer la manière brusque sur Reshtogan le barbare). L’éveil de tout le monde fit également sortir Sélène de sa transe. Le greffon ne fit cependant pas le poids contre une attaque frontale du gang.
Le gang reprit alors son exploration de la champignonnière. Il constata qu’en plus des caisses, l’écurie à lézards géants était également vide et parvint enfin jusqu’au lieu de vie des sectateurs, rassemblés pour le diner. Portant toujours les robes de bure prises aux greffons éliminés, les membres du gang furent confondus avec les chefs de la communauté et accueillis avec un mélange de respect et de crainte, l’habit faisant facilement le moine quand on a le cerveau embrumé. Il fut de plus aisé d’identifier le jeune duc, Evan de son prénom, puisque seuls trois enfants faisaient partie du groupe. Emus par les récits, certes décousus, des deux autres enfants, abandonné pour l’un, vendu aux greffons pour l’autre, Eschell proposa de les ramener tous les trois à la surface.
Après un nouveau passage par Pierre étincelante pour prendre un peu de repos et retrouver Rarik leur guide, le gang prit le chemin du retour jusqu’au Grand Marché et gagna de là le manoir Sangnoir via le miroir magique.
Accueillis par un Guérini effaré de voir leur état après plusieurs semaines passées dans le Cloaque, les aventuriers furent dirigés séance tenante vers la salle de bain au luxe outrageux. Après ce moment de délassement bienvenu, Guérini leur annonça que Madame Ludmilla venait d’arriver et les attendait dans le salon.
Alors que Ludmilla écoutait le récit du gang, Eschell et Reshtogan remarquèrent le comportement de plus en plus agité du jeune Duc Evan. Bien leur en prirent, puisqu’ils purent aisément l’arrêter quand l’enfant, après avoir saisi le couteau à pain, tenta de se précipiter sur la jeune femme, l’accusant d’être responsable de la mort de ses parents. La surprise passée, Gil-Galaad découvrit que cet accès de rage avait été provoqué ou amplifié, il ne sut être plus précis, par un sort implanté dans l’esprit d’Evan.
Ludmilla était choquée et cela renforça son sentiment qu’elle avait une réelle part de responsabilité dans le meurtre des Psaltié. Il fut convenu avec le gang que le jeune duc serait ramené sur l’heure à sa famille restante, une tante paternelle, quant aux deux autres enfants secourus, ils seraient conduits à l’orphelinat du Couvent céleste, Ludmilla s’engageant à faire un don conséquent à l’institution.
Au manoir Psaltié sur la Haute-Terrasse, le gang fut reçu chaleureusement à la vue du jeune Duc par Anaelle et Jolan Fleur-d’Eaux le couple de halfelins au service de la famille. Mais rapidement les Fleurs-d’Eaux se renfrognèrent. Creusant un peu, ils avouèrent que le retour d’Evan, ne ferait peut-être pas les affaires de sa tante, qui n’avait pas d’après eux, déployé beaucoup de moyens pour le retrouver. Cette dernière venait d’être récemment reconnue légataire des affaires de la famille, avait dans la lancée donné congés aux deux halfelins et préparait son installation au manoir. Ils étaient donc inquiets, car la tante qu’ils avaient connue enfant avait toujours été ambitieuse et avait très mal vécu son mariage arrangé avec un veuf fortuné afin de renflouer les finances de son père.
Eschell suggéra alors que puisque les Fleur-d’Eaux s’apprêtaient à quitter la demeure familiale, peut-être pourraient-ils emmener l’enfant avec eux et le cacher jusqu’à ce qu’il fût en mesure de réclamer son héritage à sa majorité.
Lidée fut retenue, et la nuit venue, le gang aida Anaelle, Jolan et Evan à gagner le port où ils s’embarquèrent au petit matin pour Jadhys où les halfelins avaient de la famille qui pourraient un temps les accueillir.
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