Sous le Soleil brûlant
- Betanaelle
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Livre 11 - Chapitre 6 – La forêt (suite) – Les oiseaux (11/10/2025) 1 jour
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Chapitre 6 – La forêt (suite) – Les oiseaux (11/10/2025) 1 jourLe lendemain, il fut décidé que la priorité était de trouver des œufs. Les oiseaux faisant leurs nids dans les arbres, il faudrait être attentif à ce qu’il se passe dans la canopée. Mais s’ils ne font pas trop de bruit, ils pourront certainement entendre leurs chants et se repérer.
Au bout de quelques centaines de mètres dans la forêt, le détecteur de Dommick se mit en branle légèrement.
Dommick : « Il y a quelque chose dans le coin, mais ça ne doit pas être très dangereux. »
Les chasseurs se mirent donc en quête de l’animal qui pouvait correspondre à un danger sans en être un. Finalement ils découvrirent que sur les troncs et branches des arbres environnants, il y avait des Nox.
Les Nox sont des lézards à six pattes, d’environ un mètre de long, queue comprise. Ils ont une peau écailleuse qui ressemble à l’écorce des arbres sur lesquels ils chassent. Ils ont la capacité de modifier la texture et la couleur de leur peau pour mieux se camoufler. Ils préfèrent fuir et se cacher plutôt que de se battre, mais ils n'hésiteront pas à se défendre s'ils sont acculés, blessés ou piétinés accidentellement. Ils ne se battent pas pour se protéger les uns les autres ou pour défendre leurs nids et préféreront s’enfuir à la première occasion de danger. Les Nox préfèrent vivre dans les forêts, mais on les trouve parfois dans les plaines broussailleuses. Ils sont un maillon indispensable de la chaîne alimentaire athasienne, se nourrissant d'insectes et servant de proie à des prédateurs plus grands.
La plupart des demi-humains trouvent la viande des Nox aigre, mais les Giths la trouvent plutôt savoureuse.
N’étant pas assez affamés, les aventuriers s’éloignèrent des lézards, pour éviter qu’ils s’enfuient à leur passage, au risque de révéler leur présence à des prédateurs plus gros ou aux oiseaux.
Ils continuèrent leur marche, sous l’assaut des insectes piqueurs, en s’éloignant de la zone petit à petit à l’intérieur de la forêt. C’est alors que Dommick sursauta.
Dommick : « Là ! Un monstre ! » Le monstre en question était un gigantesque serpent, qui ondulait dans les broussailles devant le groupe. Il devait faire dans les dix mètres de long et son corps était aussi gros que la cuisse de Grôm.
Les yuan-ti essayèrent bien de « dialoguer » avec lui, mais il ne voulait pas bouger, c’était à eux de s’éloigner. Alâa était assez mécontente, mais finalement ils obtempérèrent et le contournèrent pour continuer leurs recherches plus loin.
C’est plus loin dans la forêt qu’ils commencèrent à entendre chanter et qu’en cherchant d’où pouvait provenir le chant, ils découvrirent un très gros nid dans un arbre.
Bartab et Shynereel commencèrent donc à grimper sur le tronc de l’arbre pour atteindre le nid qui se trouvait à plus de 20 mètres de hauteur.
Une fois arrivée à côté du nid, Shynereel passa sa tête et son bras au-dessus pour voir ce qu’il y avait dedans. Elle se retrouva nez à bec, face à un oiseau au plumage vert, d’une trentaine de centimètres de haut, et sous lequel se trouvaient trois œufs.
L’animal ne fut pas effrayé par la main de l’elfe, il lui sauta dessus avec ses pattes et la griffa. Bien que légèrement blessé, l’Elfe retira sa main pour prendre sa dague et en donna un coup sur l’oiseau qu’elle toucha. Il s’enfuit en piaillant, pendant que Bartab récupérait les trois œufs et des plumes qu’il y avait dans le nid pour les mettre dans son sac.
Une fois au sol, Shynereel pesta contre l’oiseau, protestant qu’il avait failli lui couper un doigt, ce qui pour un archer pouvait être dramatique. Après l’avoir décrit, Mulder dit que c’était un Kvale vert, des oiseaux rares, que l’on trouvait normalement que dans la forêt en croissant.
Ils quittèrent la zone et poursuivirent dans la forêt. Par moments, il voyait une zone plus humide, où les arbres étaient sensiblement différents, mais le terrain était plus difficile car on s’y enfonçait plus facilement. C’était surtout Gubbr’ach qui était gêné à cause de son poids. Aussi restait-il dans la zone forestière, qui de toute façon semblait plus à même d’abriter des oiseaux et leurs nids.
Plus loin ils rencontrèrent à nouveau des Nox, mais ils les ignorèrent, non sans que la moitié d’entre eux s’enfuie au passage.
Plus loin ils entendirent chanter et s’arrêtèrent pour trouver d’où pouvaient provenir les sons. Après avoir repéré l’endroit, Alâa se décida à grimper, Tobi voulut la suivre.
Tobi : « Moi aussi je veux trouver des œufs ! C’est bon ça d’ailleurs les œufs. »
Il devint soudainement tout blanc et bredouilla.
Tobi : « Qui me parle ? Triffanel ? Mais qu’est-ce que vous faites dans ma tête ? »
Tout le monde voulut savoir ce qui se tramait, aussi bien ceux qui connaissaient Triffanel que les autres.
Dommick, Shynereel, Echtelion, Maulder, Bartab : « Qui ? »
Alâa, Grom, Gubbra’ch : « Pourquoi ? »
Tobi : « C’est ce vieux fou de psioniste qui vit à coté de l’avant-poste 10, il m’a demandé où étaient les œufs. C’est vrai qu’il adore ça, celui-là. Faut dire qu’il n’a plus beaucoup de dents non plus, et c’est plus facile à manger. »
Maulder : « Quel type de psioniste ? »
Alâa : « Un télépathe. »
Maulder : « Il a dû t’implanter une commande qui se déclenche quand tu penses fortement aux œufs. Peut-être pour que tu le préviennes. »
Tobi : « Il n’est pas méchant, mais ça surprend ces choses-là. »
Maulder : « Pas d’inquiétude alors, tu peux y aller. »
Alâa demanda sa corde à Gubbr’ach, elle l’attacha à sa taille, et demanda à Tobi de l’attacher aussi, ça l’aiderait à grimper. Ils étaient suivis de Bartab avec son sac à œufs.
Le nid était plus petit, aussi Tobi s’approcha-t-il pour y regarder dedans. Il y avait deux oiseaux bleus, différents du précédent mais de la même taille, ils avaient comme une crête de plume sur la tête.
Il reconnut un Sitak, une sorte de perroquet, mais qui avait des capacités psioniques latentes. Une fois apprivoisé, il pouvait chanter psioniquement pour leurs maîtres.
Ils cherchèrent immédiatement à donner des coups de bec sur le rôdeur, mais celui-ci répliqua d’un coup de ses griffes de poings, il en tua un net, l’autre s’enfuit.
Il y avait deux œufs que Bartab récupéra avec le corps de l’oiseau tué.
Après être redescendus, il fut décidé de faire demi-tour pour rentrer au bivouac, mais en passant par une zone de la forêt qu’ils n’avaient pas explorée.
À nouveau ils entendirent le chant d’un Kvale, et après avoir repéré le nid, c’est Dommick qui décida d’accompagner Bartab. Ils grimpèrent assez facilement et se retrouvèrent face à un grand nid, d’un mètre de diamètre. Il y avait un couple de Kvale à l’intérieur et ils attaquèrent immédiatement à la vue des intrus. Seul Bartab fut attaqué et blessé. Voyant cela, le profanateur utilisa un sortilège de projectile magique : il répartit ses attaques sur les deux oiseaux, mais ces derniers ne furent que blessés et s’enfuirent. Il y avait trois œufs dans le nid, que Bartab ramassa, ainsi que des plumes, et après les avoir rangés délicatement dans son sac, ils redescendirent.
Bartab : « Les Kvales sont bien plus robustes que les Sitak, et plus forts aussi. Mais nous avons encore trois œufs. »
Ils continuèrent leur chemin dans la forêt et rencontrèrent encore un groupe de Nox, qu’ils laissèrent tranquille, et poursuivirent leur route.
Plusieurs centaines de mètres plus loin, ils arrivèrent dans une zone où vivait une plante qui poussait sur le sol et dont les racines et les tiges s’étalaient sur un rayon de plus de dix mètres. La tige la plus grosse devait faire la taille d’un tronc d’arbre, mais elle était couchée sur le sol. Tous les trois mètres, on pouvait voir la tige d’une grande fleur jaune, il y en avait six.
Le sixième sens de Dommick s’était rappelé à lui.
Dommick : « Attention, c’est dangereux là devant ! »
Shynereel : « Mais non, il n’y a rien de spécial ici. »
Tobi : « Elles sont jolies ces fleurs, quelqu’un sait à quoi ça peut servir ? »
Dommick : « Mais non, c’est sûrement un piège ! »
Gubbr’ach : « Piège ! Où ça un piège ? »
Tout en parlant, le groupe avait bougé, et de ce fait touché quelques-unes des petites tiges de la pla,te ce qui eut pour effet de déclencher une volée de barbillons en partance des fleurs jaunes, qui touchèrent tout le groupe.
Outre la blessure infligée, le dard injectait un poison paralysant, et seul Dommick, Gubbra’ch, Shynereel et Tobi résistèrent à son effet ; tous les yuan-ti et Grôm se retrouvèrent paralysés et chutèrent au sol.
Dommick : « Je vous l’avais dit ! Couchez-vous, je vais lancer une boule de feu. »
Seul Gubbr’ach ne s’était pas accroupi, mais tous purent voir les cirres de la plante se rapprocher des corps au sol.
Tobi : « Cochonnerie de plante carnivore ! »
La boule de feu explosa là où le tronc de la plante était le plus gros, lui causant d’énormes dégâts. Tobi se jeta sur elle les griffes en avant, taillant dans les tiges verticales. Shynereel tira deux flèches et Gubbr’ach assena un énorme coup de son lotulis.
Les vrilles de la plante cessèrent de bouger.
Ils durent attendre vingt minutes que le reste de l’équipe sorte de leur paralysie et, après qu’on leur a donné des explications, la marche reprit en s’éloignant rapidement de la zone.
Maulder, toujours aussi savant, expliqua que c’était une flore tueuse, une plante carnivore particulièrement dangereuse que l’on trouve dans toutes les zones de végétation d’Athas. Et qu’il en existait plusieurs autres tout aussi dangereuses.
Tobi : « Un peu comme certains cactus carnivores des régions des plateaux que l’on trouve dans les amas rocheux, les déserts ou les montagnes. Mais au moins ceux-là je sais les reconnaître. »
Ils finirent par s’approcher d’une zone avec des mares boueuses. Mais quand Dommick leur dit qu’il sentait du danger, tous décidèrent de s’éloigner et de poursuivre leur route : il n’était plus très loin de leur campement et l’idée de se faire attaquer par quelque chose d’inattendu et potentiellement mortel dans cette forêt leur déplaisait.
Ils étaient revenus dans la partie de la forêt proche de leur campement, cette zone était infestée de toiles d’araignées. Aussi étaient-ils très prudents, regardant attentivement dans les branches des arbres là où pouvaient se cacher les « monstres à huit pattes », comme les appelait Shynereel, particulièrement sensible à ces créatures.
Ils en détectèrent une et la contournèrent.
Ils étaient sortis de la forêt et se dirigeaient vers leur campement quand Bob, le scarabée apprivoisé de Dommick, eut un comportement étrange.
Il s’empressa de descendre au sol en volant et on le vit attraper un autre scarabée, à la chitine colorée et chatoyante, pour le remonter à un mètre de haut.
C’était un hurrum, un scarabée aux ailes atrophiées, mais qui bourdonne d’une manière agréable. Ce sont des animaux très répandus dans les marchés athasiens, qui sont principalement achetés par les nobles ou les riches marchands. Leur bourdonnement est apaisant et légèrement hypnotique. C’est d’ailleurs comme ça qu’ils se nourrissent de petits insectes, en les charmant avant de les manger. En plus d’être incapables de voler, ils sont particulièrement sensibles à la chaleur du soleil athasien qui les tue en quelques heures. Bob, à ce moment, se dirigea vers la forêt à grande vitesse, en emportant le Hurrum avec lui.
Dommick : « Mais Bob ! Que fais-tu ? Mais reviens, espèce d’animal ! Oh là là ! Qu’est-ce qu’il se passe ? »
C’est surtout Dommick qui était inquiet pour son scarabée, les autres se demandaient qui des deux était le plus excentrique.
Dommick : « Mais non ! Mais Bob, tu ne vas tout de même pas faire ça ? Mais tu ne la connais même pas en plus ! Elle pourrait te donner des maladies ! Oh là là ! »
C’est à ce moment-là que les autres comprirent. Ils souriaient en parlant des effets de la nature et de la reproduction des scarabées au grand désarroi de Dommick. Seule Shynereel était circonspecte.
Shynereel : « Des créatures à huit pattes qui veulent vous manger et des insectes qui copulent sous votre nez. Le désert me manque… »
Bob revint quelques minutes plus tard et alla directement s’endormir dans les vêtements de Dommick.
Arrivée au bivouac, le reste de la viande fut partagée avec ceux qui en avaient envie, ainsi que le reste d’eau. Pour que les œufs ne prennent pas froid la nuit, Alâa les prit avec elle sous sa peau de Kirre pour les garder au chaud. Et sans risque de les écraser.
Alâa : « Mais demain, il va falloir reconstituer les stocks d’eau et de viande.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 11 - Chapitre 7 – La forêt (suite) – Les sorcières (25/10/2025) 1 jour
Chapitre 7 – La forêt (suite) – Les sorcières (25/10/2025) 1 jour
La première chose qui fut décidée le matin fut d’aller à la chasse au lapin. Tobi et Shyenreel s’éloignèrent du campement, cherchant des traces au sol.
C’est l’elfe qui entendit le Faka’bir avant que les petite-gens ne s’en aperçoivent, elle se cacha dans les herbes et banda son arc.
Malheureusement Tobi marcha sur la seule branche morte du coin, ce qui alerta immédiatement l’irascible rongeur géant, qui se lança sur lui prêt à en découdre.
Tobi, bien que surpris, esquiva les attaques et réussit à passer une des siennes ; Shynereel, elle, tira et blessa aussi l’animal.
Tobi : « Hé ! Venez nous aider ! On a le repas qui se rebiffe ! »
Pendant que les autres membres de la compagnie se levaient pour aller rejoindre leurs deux camarades, l’animal chargea à nouveau Tobi. qu’il rate encore. Tobi réussit à lui remettre un autre coup de ses griffes de point et Shynereel l’occit d’une flèche.
L’animal fut emmené au campement, puis vidé, embroché et cuit.
Une fois la panse bien remplie, ne restait plus qu’à aller en forêt et s’approcher le plus possible d’un marais pour y récupérer de l’eau.
Une fois dans la forêt, ils entendirent le chant d’un sitak, aussi Shynereel et Bartab décidèrent-ils de grimper à l’arbre pour essayer de récupérer des œufs.
Dans le nid, il y avait deux sitak, qui, bien que surpris par l’arrivée des aventuriers, essayèrent de donner des coups de bec sur Shynereel, mais l’elfe était maintenant une habituée des attaques des oiseaux et secoua la main et les fit fuir. Il y avait un œuf, qui se rajouta aux neuf autres dans le sac de Bartab.
Ils continuèrent leur chemin et arrivèrent dans une zone où il y avait des grandes fleurs jaunes. Ils reconnurent immédiatement la plante qui les avait attaqués la veille, aussi firent-ils un détour pour s’éloigner de la zone où elle se trouvait.
Ils étaient en lisière d’une zone plus humide, les arbres étaient différents, il y avait quelques palmiers aussi. Ils rentrèrent donc dans cette partie de la forêt et entendirent à nouveau le chant d’un sitak.
Après avoir vu le nid, à nouveau Shynereel et Bartab grimpèrent pour y chercher des œufs. Il y avait qu’un oiseau dans le nid et là encore il chercha à picorer la main de Shynereel, qui réussit à le chasser. Ils récupérèrent un autre œuf, ce qui amena à onze le nombre de ceux qu’ils avaient récoltés.
Mais surtout, ce qu’ils remarquèrent, c’est qu’à travers les arbres, on pouvait voir plus loin de grandes portions d’eau, des mares, entourées de palmiers. Ils se dirigèrent donc vers cette partie de la forêt où l’eau serait plus facile à récupérer. Les plus capables entendirent même une chute d’eau.
En s’approchant d’une des étendues boueuses qui entouraient une mare, Echtelion et Bartab remarquèrent des signes sur le sol de reptation comme si une grosse créature avait traîné son corps et Dommick sentit le danger.
Deux kluzd sortirent soudain de la boue pour attaquer le groupe d’aventuriers, mais déjà prévenus de la présence d’un danger, ils ne furent pas surpris et purent répondre assez facilement à l’agression des deux créatures.
Les attaques conjuguées des guerriers du groupe ne leur laissèrent aucune chance, ils furent rapidement tués et ils purent continuer leur progression.
Après quelques centaines de mètres d’un terrain particulièrement boueux et entouré d’arbres, ils finirent par arriver dans une zone plus ouverte, parsemée de quelques palmiers, mais avec de très grandes étendues d’eau, plus ou moins claires. Mais le fait le plus remarquable fut la découverte d’un palais de marbre.
Recouvert en partie de boue, de mousse et de plantes grimpantes, il n’avait aucune fenêtre ou porte visible à l'exception de la fenêtre au sommet de la tour, d’où s’écoulait de façon continue de l’eau qui chutait dans une cascade improbable au pied du palais.
Serait-ce de là que viendrait toute l’eau qui servait à faire vivre la forêt ?
Soudain Dommick blêmit et gémit.
Dommick : « Oh là là Il y a un grave danger qui arrive ! « Vite, il faut fuir ! »
Alâa transforma sa langue d’humain en langue de serpent, elle captait ainsi plus facilement les effluves environnantes, ce qui lui permettait de sentir de façon très précise les créatures qui se trouvaient dans les parages.
Alâa : « Il y a plusieurs créatures qui ne sentent pas très bon dans le coin, je n’ai jamais senti ça avant, je ne sais donc pas ce que c’est, mais ça pue ! »
Gubbr’ach soudainement se sentit extrêmement fatigué. Il dut s’asseoir dans la boue et enleva son harnachement qui lui permettait de porter le tonneau d’eau. Ses énormes cuisses tremblaient comme s’il était à bout de force.
Gubbr’ach : « Mais quelle est cette malédiction ? Je suis plus faible qu’un bébé, j’arrive à peine à tenir mon lotulis ! »
Au même moment, ils virent soudain apparaître à quelques mètres d’eux une créature hideuse.
C’était un humanoïde femelle, habillée de peau grossièrement attachée ensemble, qui couvrait son pubis et sa paire de seins, d’environ deux mètres de haut, plutôt maigre. Elle avait la peau de couleur verdâtre, remplie de verrues plus foncées, de longs cheveux filasses qui ressemblaient plus à des plantes, et eux aussi de couleur verte recouvraient en partie sa tête, des yeux jaune-orange, des dents pointues et surtout des griffes démesurées au bout des doigts.
Elle semblait marcher sur l’eau et se précipita sur Gubbr’ach.
Alâa : « Attention, il y en a deux autres ! Je les sens, elles sont proches. Dommick, Shynereel, reculez, faites des attaques à distance. Bartab, Maulder, restez avec eux. Les autres, tenez la ligne. »
Elle posa son sac à terre et récupéra son épée longue en acier qu’elle planta au sol, puis récupéra le fruit qui lui avait été donné par Ssardauk qu’elle commença à manger.
À ce moment-là, deux autres créatures apparurent et elles se jetèrent sur Tobi et Grôm et les attaquèrent. Malgré leur maigreur, elles étaient très fortes, et firent d’horribles blessures aux deux combattants avec leurs griffes particulièrement acérées.
Dommick voulait lancer sa boule de feu au milieu des combats, pour atteindre les trois monstruosités féminines, mais ce faisant il risquait aussi de blesser sérieusement ses compagnons, aussi décida-t-il de l’envoyer derrière elles. Seulement deux furent touchées, mais au moins les combattants n’avaient pas été blessés et pourraient prendre le relais.
Maulder se concentrait, il cherchait à utiliser un de ses pouvoirs psychiques pendant que Shynereel bandait son arc pour tirer.
Ils ne remarquèrent pas que Bartab s’éclipsait : accroupi, presque rampant, il essayait de contourner une des monstruosités.
La première arriva face au demi-géant et lui porta un coup de griffes qui aurait fait pâlir n’importe qui, mais lui ne sembla pas s’en rendre compte. Il essaya bien de frapper avec son lotulis, mais l’arme était devenue trop lourde pour lui et il rata.
Tobi répliqua, et si ses deux griffes touchèrent, une seule fit des dégâts, l’autre glissa sur sa peau comme si elle était une cuirasse de mékillot. Grôm rata lui son coup de hache également.
Tobi couina : « Les sales mochetés ! Leur peau est très dure. »
Alâa avait fini de manger le fruit magique, et elle se transformait. La belle jeune femme était en train de devenir une abomination. Ses jambes avaient fusionné dans un corps de serpent de six mètres de long et de quarante centimètres de diamètre, le reste de son corps s’était recouvert entièrement d’écailles noires et vertes, son visage avait disparu pour n’être plus que celui d’un serpent géant à capuchon aux yeux dorés. Elle ressemblait au serpent qu’elle était capable de devenir, mais en beaucoup plus gros.
Elle semblait presque grotesque avec sa jupe et son bustier sous lequel il y avait cet énorme corps serpentin. Mais elle avait encore ses bras, qui avaient grandi pendant le processus.
Elle avait récupéré son épée longue et quand elle prit sa dague lunaire, la lame de cette dernière grandit soudainement pour devenir un cimeterre. Elle siffla et sa gueule s’ouvrit sur plusieurs paires d’énormes crochets à venin.
Alâa : « Allons du nerf mes serviteurs. Elles vont comprendre ces hideuses sorcières ce qu’est la puissance des yuan-ti. »
Elle s’approcha de la plus proche et la frappa avec ses deux armes, puis l’attrapa avec sa queue et la mordit au cou. La chose eut un sursaut, quand le poison pénétra sa chair. Mais il agit très vite, il semblait presque plus puissant que d’habitude et elle mourut dans des spasmes incontrôlés. Une fois morte, Alâa jeta son corps au sol et se retourna, il y en restait deux.
Les aventuriers étaient quelque peu désorientés. Celui qu’il considérait comme leur force de frappe la plus puissante arrivait juste à tenir debout. Les autres avaient subi des attaques d’une violence incroyable, leurs protections semblaient totalement inefficaces face aux griffes aiguisées et à la force physique des créatures.
Seule la puissance brute d’Alâa, une fois transformée, tenait le choc.
Les deux femelles verdâtres ne s’en laissaient pourtant pas compter, elles attaquèrent à nouveau les deux gladiateurs, qui furent à nouveau sérieusement blessés. Mais les combattants répliquèrent, Tobi et Grôm réussirent à passer chacun une de leurs attaques. Mais Gubbr’ach et Echtelion ratèrent les leurs.
Dommick continua à utiliser sa magie en lançant des projectiles magiques et Shynereel ses flèches qui touchèrent une fois. Bartab avait fait le tour et tenta de frapper dans le dos, mais il rata son attaque.
Alâa s’était rapprochée en rampant et attaqua ; elle ne réussit pas à mordre la sorcière, mais ses deux armes touchèrent et avec sa queue elle l’attrapa et la serra fort pour l’étouffer et la broyer. Le corps du monstre s’effondra, Alâa venait de tuer la seconde.
Alâa : « Voyez, humanoïdes ! Ma toute-puissance. »
Il en restait une qui attaqua Tobi et le blessa avec ses griffes, mais le rôdeur répliqua et toucha, ainsi que Grôm, Echtelion, Gubbr’ach, Shynereel et les projectiles magiques de Dommick. Elle fut finalement terrassée par le nombre.
Alâa : « Vous en avez mis du temps pour la tuer ! Faibles créatures ! Bon, allons voir ce palais de plus près Suivez-moi, mes serviteurs. »
Dommick : « De quoi elle nous traite ? Mais ça va pas, non ! »
Maulder : « Chut ! Dis-dite rien ! C’est certainement les effets du fruit magique. Vaut mieux pas l’énerver. »
Grôm : « J’ai bien morflé ! « Je suis tailladé de partout, tu ne peux pas me soigner Alâa ? »
Gubbr’ach : « Faut que je me repose, je suis trop faible. »
Alâa : « Non je ne peux pas. Bon, je vais attendre un peu. »
La fatigue de Gubr’ach disparut au bout de quelques minutes, il put reprendre son sac à dos. Et précédé d’Alâa, ils se dirigèrent vers le palais.
Alâa : « Allons mes serviteurs, dépêchez-vous ! »
L’eau devait être plus profonde là où la chute d’eau arrivait, aussi ils passèrent sur le côté. Ils purent constater qu’il n’y avait aucune entrée de visible en en faisant le tour.
Puis les effets du fruit magique cessèrent, et Alâa reprit son apparence normale.
Alâa : « Pardon, pardon, pardon ! Je vous ai parlé d’une façon intolérable, mes amis, les effets du fruit m’ont rendu terriblement orgueilleuse et suffisante. »
Echtelion : « Peut-être, mais tu étais d’une sauvagerie et d’une puissance guerrière de toute beauté. »
Bartab : « Je doute que ça soit la seule utilité du fruit. À ma connaissance, seul un mage ou un prêtre peut créer un arbre qui donne des fruits magiques et Nirissaka est une psioniste. Si elle a réussi à dévoyer une personne pour faire un fruit ayant ce pouvoir, ce n’est pas juste pour l’offrir à Alâa, même si elle est censé devenir notre reine. »
Alâa : « Tu as raison, c’est même tout l’inverse, c’est pour montrer ce que c’est qu’une abomination et m’en garder. C’est orgueilleux, vaniteux, et puissant. Mais un être puissant et orgueilleux devient vite un tyran. Je saurai m’en souvenir. »
La première chose qui fut décidée le matin fut d’aller à la chasse au lapin. Tobi et Shyenreel s’éloignèrent du campement, cherchant des traces au sol.
C’est l’elfe qui entendit le Faka’bir avant que les petite-gens ne s’en aperçoivent, elle se cacha dans les herbes et banda son arc.
Malheureusement Tobi marcha sur la seule branche morte du coin, ce qui alerta immédiatement l’irascible rongeur géant, qui se lança sur lui prêt à en découdre.
Tobi, bien que surpris, esquiva les attaques et réussit à passer une des siennes ; Shynereel, elle, tira et blessa aussi l’animal.
Tobi : « Hé ! Venez nous aider ! On a le repas qui se rebiffe ! »
Pendant que les autres membres de la compagnie se levaient pour aller rejoindre leurs deux camarades, l’animal chargea à nouveau Tobi. qu’il rate encore. Tobi réussit à lui remettre un autre coup de ses griffes de point et Shynereel l’occit d’une flèche.
L’animal fut emmené au campement, puis vidé, embroché et cuit.
Une fois la panse bien remplie, ne restait plus qu’à aller en forêt et s’approcher le plus possible d’un marais pour y récupérer de l’eau.
Une fois dans la forêt, ils entendirent le chant d’un sitak, aussi Shynereel et Bartab décidèrent-ils de grimper à l’arbre pour essayer de récupérer des œufs.
Dans le nid, il y avait deux sitak, qui, bien que surpris par l’arrivée des aventuriers, essayèrent de donner des coups de bec sur Shynereel, mais l’elfe était maintenant une habituée des attaques des oiseaux et secoua la main et les fit fuir. Il y avait un œuf, qui se rajouta aux neuf autres dans le sac de Bartab.
Ils continuèrent leur chemin et arrivèrent dans une zone où il y avait des grandes fleurs jaunes. Ils reconnurent immédiatement la plante qui les avait attaqués la veille, aussi firent-ils un détour pour s’éloigner de la zone où elle se trouvait.
Ils étaient en lisière d’une zone plus humide, les arbres étaient différents, il y avait quelques palmiers aussi. Ils rentrèrent donc dans cette partie de la forêt et entendirent à nouveau le chant d’un sitak.
Après avoir vu le nid, à nouveau Shynereel et Bartab grimpèrent pour y chercher des œufs. Il y avait qu’un oiseau dans le nid et là encore il chercha à picorer la main de Shynereel, qui réussit à le chasser. Ils récupérèrent un autre œuf, ce qui amena à onze le nombre de ceux qu’ils avaient récoltés.
Mais surtout, ce qu’ils remarquèrent, c’est qu’à travers les arbres, on pouvait voir plus loin de grandes portions d’eau, des mares, entourées de palmiers. Ils se dirigèrent donc vers cette partie de la forêt où l’eau serait plus facile à récupérer. Les plus capables entendirent même une chute d’eau.
En s’approchant d’une des étendues boueuses qui entouraient une mare, Echtelion et Bartab remarquèrent des signes sur le sol de reptation comme si une grosse créature avait traîné son corps et Dommick sentit le danger.
Deux kluzd sortirent soudain de la boue pour attaquer le groupe d’aventuriers, mais déjà prévenus de la présence d’un danger, ils ne furent pas surpris et purent répondre assez facilement à l’agression des deux créatures.
Les attaques conjuguées des guerriers du groupe ne leur laissèrent aucune chance, ils furent rapidement tués et ils purent continuer leur progression.
Après quelques centaines de mètres d’un terrain particulièrement boueux et entouré d’arbres, ils finirent par arriver dans une zone plus ouverte, parsemée de quelques palmiers, mais avec de très grandes étendues d’eau, plus ou moins claires. Mais le fait le plus remarquable fut la découverte d’un palais de marbre.
Recouvert en partie de boue, de mousse et de plantes grimpantes, il n’avait aucune fenêtre ou porte visible à l'exception de la fenêtre au sommet de la tour, d’où s’écoulait de façon continue de l’eau qui chutait dans une cascade improbable au pied du palais.
Serait-ce de là que viendrait toute l’eau qui servait à faire vivre la forêt ?
Soudain Dommick blêmit et gémit.
Dommick : « Oh là là Il y a un grave danger qui arrive ! « Vite, il faut fuir ! »
Alâa transforma sa langue d’humain en langue de serpent, elle captait ainsi plus facilement les effluves environnantes, ce qui lui permettait de sentir de façon très précise les créatures qui se trouvaient dans les parages.
Alâa : « Il y a plusieurs créatures qui ne sentent pas très bon dans le coin, je n’ai jamais senti ça avant, je ne sais donc pas ce que c’est, mais ça pue ! »
Gubbr’ach soudainement se sentit extrêmement fatigué. Il dut s’asseoir dans la boue et enleva son harnachement qui lui permettait de porter le tonneau d’eau. Ses énormes cuisses tremblaient comme s’il était à bout de force.
Gubbr’ach : « Mais quelle est cette malédiction ? Je suis plus faible qu’un bébé, j’arrive à peine à tenir mon lotulis ! »
Au même moment, ils virent soudain apparaître à quelques mètres d’eux une créature hideuse.
C’était un humanoïde femelle, habillée de peau grossièrement attachée ensemble, qui couvrait son pubis et sa paire de seins, d’environ deux mètres de haut, plutôt maigre. Elle avait la peau de couleur verdâtre, remplie de verrues plus foncées, de longs cheveux filasses qui ressemblaient plus à des plantes, et eux aussi de couleur verte recouvraient en partie sa tête, des yeux jaune-orange, des dents pointues et surtout des griffes démesurées au bout des doigts.
Elle semblait marcher sur l’eau et se précipita sur Gubbr’ach.
Alâa : « Attention, il y en a deux autres ! Je les sens, elles sont proches. Dommick, Shynereel, reculez, faites des attaques à distance. Bartab, Maulder, restez avec eux. Les autres, tenez la ligne. »
Elle posa son sac à terre et récupéra son épée longue en acier qu’elle planta au sol, puis récupéra le fruit qui lui avait été donné par Ssardauk qu’elle commença à manger.
À ce moment-là, deux autres créatures apparurent et elles se jetèrent sur Tobi et Grôm et les attaquèrent. Malgré leur maigreur, elles étaient très fortes, et firent d’horribles blessures aux deux combattants avec leurs griffes particulièrement acérées.
Dommick voulait lancer sa boule de feu au milieu des combats, pour atteindre les trois monstruosités féminines, mais ce faisant il risquait aussi de blesser sérieusement ses compagnons, aussi décida-t-il de l’envoyer derrière elles. Seulement deux furent touchées, mais au moins les combattants n’avaient pas été blessés et pourraient prendre le relais.
Maulder se concentrait, il cherchait à utiliser un de ses pouvoirs psychiques pendant que Shynereel bandait son arc pour tirer.
Ils ne remarquèrent pas que Bartab s’éclipsait : accroupi, presque rampant, il essayait de contourner une des monstruosités.
La première arriva face au demi-géant et lui porta un coup de griffes qui aurait fait pâlir n’importe qui, mais lui ne sembla pas s’en rendre compte. Il essaya bien de frapper avec son lotulis, mais l’arme était devenue trop lourde pour lui et il rata.
Tobi répliqua, et si ses deux griffes touchèrent, une seule fit des dégâts, l’autre glissa sur sa peau comme si elle était une cuirasse de mékillot. Grôm rata lui son coup de hache également.
Tobi couina : « Les sales mochetés ! Leur peau est très dure. »
Alâa avait fini de manger le fruit magique, et elle se transformait. La belle jeune femme était en train de devenir une abomination. Ses jambes avaient fusionné dans un corps de serpent de six mètres de long et de quarante centimètres de diamètre, le reste de son corps s’était recouvert entièrement d’écailles noires et vertes, son visage avait disparu pour n’être plus que celui d’un serpent géant à capuchon aux yeux dorés. Elle ressemblait au serpent qu’elle était capable de devenir, mais en beaucoup plus gros.
Elle semblait presque grotesque avec sa jupe et son bustier sous lequel il y avait cet énorme corps serpentin. Mais elle avait encore ses bras, qui avaient grandi pendant le processus.
Elle avait récupéré son épée longue et quand elle prit sa dague lunaire, la lame de cette dernière grandit soudainement pour devenir un cimeterre. Elle siffla et sa gueule s’ouvrit sur plusieurs paires d’énormes crochets à venin.
Alâa : « Allons du nerf mes serviteurs. Elles vont comprendre ces hideuses sorcières ce qu’est la puissance des yuan-ti. »
Elle s’approcha de la plus proche et la frappa avec ses deux armes, puis l’attrapa avec sa queue et la mordit au cou. La chose eut un sursaut, quand le poison pénétra sa chair. Mais il agit très vite, il semblait presque plus puissant que d’habitude et elle mourut dans des spasmes incontrôlés. Une fois morte, Alâa jeta son corps au sol et se retourna, il y en restait deux.
Les aventuriers étaient quelque peu désorientés. Celui qu’il considérait comme leur force de frappe la plus puissante arrivait juste à tenir debout. Les autres avaient subi des attaques d’une violence incroyable, leurs protections semblaient totalement inefficaces face aux griffes aiguisées et à la force physique des créatures.
Seule la puissance brute d’Alâa, une fois transformée, tenait le choc.
Les deux femelles verdâtres ne s’en laissaient pourtant pas compter, elles attaquèrent à nouveau les deux gladiateurs, qui furent à nouveau sérieusement blessés. Mais les combattants répliquèrent, Tobi et Grôm réussirent à passer chacun une de leurs attaques. Mais Gubbr’ach et Echtelion ratèrent les leurs.
Dommick continua à utiliser sa magie en lançant des projectiles magiques et Shynereel ses flèches qui touchèrent une fois. Bartab avait fait le tour et tenta de frapper dans le dos, mais il rata son attaque.
Alâa s’était rapprochée en rampant et attaqua ; elle ne réussit pas à mordre la sorcière, mais ses deux armes touchèrent et avec sa queue elle l’attrapa et la serra fort pour l’étouffer et la broyer. Le corps du monstre s’effondra, Alâa venait de tuer la seconde.
Alâa : « Voyez, humanoïdes ! Ma toute-puissance. »
Il en restait une qui attaqua Tobi et le blessa avec ses griffes, mais le rôdeur répliqua et toucha, ainsi que Grôm, Echtelion, Gubbr’ach, Shynereel et les projectiles magiques de Dommick. Elle fut finalement terrassée par le nombre.
Alâa : « Vous en avez mis du temps pour la tuer ! Faibles créatures ! Bon, allons voir ce palais de plus près Suivez-moi, mes serviteurs. »
Dommick : « De quoi elle nous traite ? Mais ça va pas, non ! »
Maulder : « Chut ! Dis-dite rien ! C’est certainement les effets du fruit magique. Vaut mieux pas l’énerver. »
Grôm : « J’ai bien morflé ! « Je suis tailladé de partout, tu ne peux pas me soigner Alâa ? »
Gubbr’ach : « Faut que je me repose, je suis trop faible. »
Alâa : « Non je ne peux pas. Bon, je vais attendre un peu. »
La fatigue de Gubr’ach disparut au bout de quelques minutes, il put reprendre son sac à dos. Et précédé d’Alâa, ils se dirigèrent vers le palais.
Alâa : « Allons mes serviteurs, dépêchez-vous ! »
L’eau devait être plus profonde là où la chute d’eau arrivait, aussi ils passèrent sur le côté. Ils purent constater qu’il n’y avait aucune entrée de visible en en faisant le tour.
Puis les effets du fruit magique cessèrent, et Alâa reprit son apparence normale.
Alâa : « Pardon, pardon, pardon ! Je vous ai parlé d’une façon intolérable, mes amis, les effets du fruit m’ont rendu terriblement orgueilleuse et suffisante. »
Echtelion : « Peut-être, mais tu étais d’une sauvagerie et d’une puissance guerrière de toute beauté. »
Bartab : « Je doute que ça soit la seule utilité du fruit. À ma connaissance, seul un mage ou un prêtre peut créer un arbre qui donne des fruits magiques et Nirissaka est une psioniste. Si elle a réussi à dévoyer une personne pour faire un fruit ayant ce pouvoir, ce n’est pas juste pour l’offrir à Alâa, même si elle est censé devenir notre reine. »
Alâa : « Tu as raison, c’est même tout l’inverse, c’est pour montrer ce que c’est qu’une abomination et m’en garder. C’est orgueilleux, vaniteux, et puissant. Mais un être puissant et orgueilleux devient vite un tyran. Je saurai m’en souvenir. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 11 - Chapitre 8 – La forêt (suite) – La mission – Le secret du palais de boue(25/10/2025) 1 jour
Chapitre 8 – La forêt (suite) – La mission – Le secret du palais de boue(25/10/2025) 1 jour
Une fois rentrés à leur camp de base, il fut décidé d’envoyer les chasseurs à la recherche de gibier. Car s’ils avaient pu remplir leur tonneau de 50 litres, ils n’avaient plus de nourriture.
Tobi, Shynereel, Echtelion et Bartab s’éloignèrent du groupe, en cherchant des traces au sol, tout en étant à l’écoute des bruits dans la plaine broussailleuse.
Ce furent les deux yuan-ti qui détectèrent les premiers les signes de présence de Fa’kabir. Les rongeurs géants étaient un met délicieux et en trouver deux ensemble semblait une chose rare, au vu du caractère hargneux des créatures et peu sociable de l’animal.
Tobi et Echtelion se précipitèrent sur eux, pendant que Shynereel bandait son arc et que Bartab faisait le tour pour les prendre à revers.
Tobi et Echtelion frappèrent en premier et touchèrent chacun une fois, puis ce furent les flèches de l’elfe qui frappèrent, le premier tomba sous les coups infligés.
Bartab arriva sur le côté du second mais il le rata car il s’était jeté sur Echtelion, qu’il blessa sérieusement.
Mais les deux guerriers l’attaquèrent. Tobi le blessa, puis ce fut au tour d’Echtelion et de Bartab. Le Fa’kabit attaqua encore une fois Echtelion, qu’il blessa encore sévèrement. Mais c’est l’elfe qui le tua de deux flèches bien placées.
Une fois ramenés au campement, ils furent dépiautés et préparés pour être cuits, car pendant ce temps Gubbr’ach et Dommick avaient préparé le feu, pendant qu'Alâa, Grôm et Maulder étaient allés chercher du bois mort pour le feu.
Le repas fut agréable, même s’il y avait Gubbr’ach et Echtelion de blessés. Mais Alâa n’avait plus la capacité d’utiliser des sortilèges de soins avant d’avoir pu prier.
Tout le monde dormait autour du feu, seule Alâa restait éveillée, assise sur les pupes de bois qu’ils avaient coupées. Elle regardait les deux lunes en psalmodiant des prières à voix basse, puis, vers minuit, elle entendit un son de grincement qui se rapprochait. Tobi se réveilla et se mit à grogner, ce qui finit par réveiller tout le monde.
Tobi : « Qu’est-ce que c’est encore que ce bruit ! On veut dormir, nous. »
Shynereel : « J’ai déjà entendu ce bruit-là ! »
Dommick : « Oh non pas lui ! »
Grôm : « Qui ça ? »
Alâa : « Le passeur ! »
Tobi : « L’Ankou ! Il faut qu’il mette de la graisse sur la carriole, je lui ai déjà dit. »
Le grand échalas à la peau jaunâtre s’approchait d’eux avec sa carriole à bras. Il s’arrêta enfin à côté de la pile de bois et sourit à l’assemblée, révélant ainsi une dentition plutôt partielle, ses yeux vitreux donnaient l’impression qu’il était aveugle.
Ankou : « Je suis bien content de vous trouver. J’ai une petite requête pour vous, c’est trois fois rien, vous allez voir. Surtout que ça ne vient pas directement de moi, mais de mon patron. Il y a une personne qui est prisonnière à l’intérieur du palais de boue au centre de la forêt. Et son peuple sert mon patron, donc ça lui ferait plaisir que vous la libériez. Et puis accessoirement, comme ceux qui l’ont emprisonné sont devenus des spectres, vous feriez d’une pierre deux coups. »
Shynereel : « Des spectres ! On peut les détruire, les spectres ? »
Ankou : « En théorie, c’est compliqué, il faut des armes magiques puissantes pour leur faire des dommages, de plus ils ont tendance à retourner dans le Gris après avoir attaqué, ce qui empêche de les toucher. Mais eux, ils ont des faiblesses : l’un aux yeux violets est sensible aux armes en acier, l’autre aux yeux rouges est sensible aux attaques élémentaires, comme le feu par exemple. Les spectres, voyez-vous, il y a obligatoirement une chose qui les retient dans ce monde, c’est là leur faiblesse. Si on détruit cette chose, ça les empêche de reprendre des forces dans le Gris et c’est à ce moment qu’on les aperçoit sur le plan terrestre et qu’on peut les détruire. »
Alâa : « Et c’est quoi ces choses ? »
Ankou : « Des gemmes. Quatre belles et grosses gemmes de quatre couleurs différentes. »
Dommick : « Non, pas des gemmes ! Mais ce n’est pas possible ! Mais non. »
Ankou : « Ah si, c’est ce qu’il faut faire, sinon vous ne pourrez pas arrêter la machine et bloquer les spectres. »
Bartab : « Quelle machine ? »
Dommick : « Non ! Pas les gemmes, il doit y avoir un autre moyen ! »
Ankou : « Si les gemmes. La machine qui a ouvert le plan d'eau et aspiré par la même occasion une jeune femme des plus charmantes, bien sûr. »
Alâa : « C’est la machine ou la jeune femme qui ouvre le passage vers le plan de l’eau ? »
Dommick : « Et si on en détruit que deux des gemmes ? Une pour chaque spectre ! »
Ankou : « Peut-être la jeune femme en effet, la machine n’étant qu’une prison. Non, il faut toutes les détruire. Bon, il se fait tard, je vous laisse, je vous souhaite bonne chance, mais j’ai confiance en vous. Et n’oubliez pas, c’est pour mon patron que vous faites ça, pas pour moi .»
Il disparut d’un coup.
Gubbr’ach : « C’était pas une orange qu’il nous avait donnée ? Je l’avais mangé, je m’en souviens. »
Grôm : « Non, c’était un citron. »
Maulder : « Oui, ça t’a empêché de te transformer en kraguelin d’ailleurs. »
Gubbr’ach : « Ah bon ! Dites, je n’ai pas d’arme en acier, moi. »
Alâa : « Nous verrons ça demain, j’ai mon idée, en attendant retournez vous coucher. »
Le lendemain au réveil, Alâa soigna Echtelion et Gubbr’ach. Puis exposa son plan.
Pour entrer dans le palais, Grôm et Gubbr’ach casseraient le mur de marbre, là où il y avait eu une porte dans le passé. La partie en pierre à cet endroit devait être moins épaisse.
Elle passerait des flèches en acier à Shynereel, son épée courte en acier à Bartab et son épée longue en acier à Echtelion. Elle lancera un sortilège d’invisibilité à Maulder, qui sera chargé de détruire les gemmes. Grôm prêtera sa hache antique en fer nain – une sorte d’acier – à Gubbr’ach, et prendra son épée magique. Tous les combattants s’occuperont exclusivement du spectre aux yeux violets.
Dommick et elle utiliseraient la magie sur l’autre, elle comptait utiliser un sortilège d’épée de feu dans une main et dans l’autre ce serait sa dague magique. Dommick utiliserait ses projectiles magiques, il aura assez d’énergie du fait de la présence des deux spectres pour en lancer plusieurs.
Après avoir mis un peu d’ordre dans le campement, ils se dirigèrent vers le palais de boue en suivant le chemin de la veille. Au passage, ils s’aperçurent que les corps des trois sorcières avaient disparu. De nombreuses traces de créatures rampantes étaient visibles tout autour de l’endroit où se trouvaient leurs corps.
Une fois arrivée devant le palais, Grôm et Gubbr’ach s’approchèrent de l’entrée supposée, juste en dessous de la cascade. Le reste de l’équipe s’était réparti de chaque côté. Puis les deux gladiateurs frappèrent sur le mur de marbre. Les coups résonnaient sur la pierre, sonnant un funeste destin. Des fissures apparurent, puis sous la pression de l’eau, le mur explosa, libérant les tonnes d’eau emprisonnées dans le palais.
Le demi-géant résista à la pression, grâce à sa force, mais aussi à son poids. Mais ce ne fut pas le cas du mûl, qui fut emporté par la vague et qui se retrouva à patauger dans l’eau et la boue jusqu’à la poitrine. Heureusement il put rejoindre le reste du groupe.
C’est à ce moment-là que l’échange des armes eut lieu, pour ne pas être pris au dépourvu quand ils seront à l’intérieur du bâtiment, mais il fallut attendre de longues minutes avant que le flot d’eau s’arrête pour pouvoir y entrer.
Alâa sortit sa dague, ce qui leur permettrait d’avoir de la lumière, puis ils entrèrent.
L’intérieur était opaque, et oppressant, l’humidité y était très très forte, bien plus que dans la forêt qui l’était déjà pas mal, mais surtout c’étaient les odeurs de pourriture qui en émanaient qui rendaient l’endroit somme toute assez sinistre.
Il y avait derrière l’entrée un vestibule avec deux grands escaliers de marbre qui montaient de chaque côté. Un long couloir faisait le tour du palais, mais aucune porte n’était visible au niveau des salles. Le sol était recouvert d’un dépôt marron noir de plusieurs centimètres d’où provenaient les odeurs. Cette boue leur collait aux pieds, mais ils empruntèrent tout de même les escaliers et arrivèrent à l’étage supérieur, qui ressemblait à celui d’en dessous.
Une fois arrivés au premier étage, ils aperçurent deux escaliers en colimaçon en face de chacun des grands escaliers, qu’ils empruntèrent pour monter au second étage. Gubbr’ach avait quand même de grosses difficultés pour passer.
Ils arrivèrent au niveau du second étage dans un vestibule quasi identique à celui du premier, à l’exception des escaliers qui n’existaient et de la boue moins épaisse sur le sol. Il semblait aussi beaucoup plus petit, car les couloirs s’arrêtaient au bout de quelques mètres. Le vestibule donnait sur une salle et, avec la lumière de la dague d’Alâa, un reflet lumineux au fond de la salle révéla qu’il y avait une porte à double battant. Tous s’en approchèrent.
Alâa : « C’est la seule pièce qui a encore une porte, je suis certaine qu’elle est magique. »
Dommick : « Je n’ai pas pensé à apprendre un sortilège de détection de la magie. »
Bartab : « Il n’y a pas de serrure, c’est donc magique. »
Gubbr’ach : « Je vais vous l’ouvrir moi cette porte. »
Le coup de pied fut très violent, les deux battants de la porte furent arrachés de leurs gonds et volèrent dans la pièce qui se trouvait derrière elle.
Tous y entrèrent, cherchant ce qui pouvait être si précieux qu’on l’avait protégé par une porte magique.
Rien ! Du moins rien en bon état ne s’y trouvait. Des restes d’étagères en bois gorgées d’eau et presque totalement effondrées. Les livres n’étaient plus que de la bouillie.
Malgré tout, en fouillant, il fut retrouvé sept pièces d’argent, vingt-cinq pièces d’or et huit gemmes.
Dommick : « Des gemmes ! J’en veux, j’en veux ! »
Tobi : « Nan, pas touche ! On fera le partage après le travail. »
Alâa : « Oui, il reste juste un étage à monter. Je vais lancer un sortilège d’invisibilité sur Maulder dès qu’on sera là-haut, chacun sait qui doit être attaqué, alors en avant. »
Les escaliers en colimaçon qui menaient au dernier étage étaient toujours aussi étroits, mais Gubbr’ach réussit à nouveau à s’en extirper.
Les deux escaliers débouchaient sur une grande salle de neuf mètres de large et sept mètres de profondeur, juste entre la grande fenêtre d’où l’eau s’écoulait.
Au milieu de la salle, il y avait une chose extraordinaire, un artefact. Il était fait en deux parties : la première partie était faite avec deux cercles en métal argenté de trois mètres de diamètre, qui tournaient perpendiculairement l’un autour de l’autre, formant une sphère parfaite, au milieu de laquelle se trouvait une bulle d’eau.
La seconde partie était faite de quatre piliers de marbre, d'un mètre cinquante de haut, qui formaient un carré autour des cercles. Au sommet de chacun des piliers, il y avait une grosse gemme de la taille d’un œuf de setak, mais chacune était d’une couleur différente.
Mais ce qu’il y avait de plus remarquable se trouvait à l’intérieur de la bulle d’eau. Une géante, à la peau bleutée, aux jambes recroquevillées et endormie. Elle avait des vêtements faits dans un tissu léger et presque transparent et lui aussi de couleur bleu clair, un pantalon bouffant et un petit bustier.
C’est de là que venait l’eau qui s’écoulait par la fenêtre : elle sortait de l’artefact et se dirigeait vers la fenêtre grâce à des rainures dans le sol.
Dommick se précipita sur une des gemmes et chercha à l’arracher, mais malgré sa force il n’y réussit pas, c’est comme si la gemme avait fusionné avec le pilier.
Les aventuriers se regroupèrent, combattants d’un côté et lanceurs de sorts de l’autre. Alâa sortit sa dague dans sa main droite et lança un sortilège qui fit apparaître une épée de flamme dans l’autre.
Soudain une des gemmes explosa sous les coups de Maulder, puis quelques secondes après une seconde.
Dommick lui semblait pleurnicher que l’on détruise les gemmes, puis sa peau changea de couleur pendant qu’un passage dans le Gris se faisait au moment où les deux spectres apparurent.
C’étaient des ombres, dont seuls les yeux permettaient de les distinguer. Comme prévu, l’un des spectres avait les yeux violets et l’autre rouges. Dommick chercha à négocier avec eux.
Dommick : « Si vous arrêtez la machine et libérez la géante, on ne détruira pas les autres gemmes. »
Spectres : « Personne n’empêchera notre œuvre de faire revenir de l’eau sur Athas. »
Dommick : « Bon, eh bien il ne vous reste plus qu’à crever ! »
Le combat s’engagea, Dommick utilisa ses projectiles magiques et Alâa frappa avec sa dague magique et son épée de flamme ; à chacun de leurs coups des fumées grisâtres s’échappaient de la forme d’ombre des spectres.
Mais le spectre se retourna vers le nécromancien et plongea un bras d’ombre dans sa poitrine pour y frapper son cœur. Une sensation glaciale se répandit dans tout le corps, lui faisant perdre un peu de force.
De l’autre côté, les guerriers utilisèrent leurs armes en acier. Bartab et Echtelion frappèrent en premier, mais seul Echtelion toucha. Tobi lui aussi réussit à toucher le mort-vivant avec une de ses deux griffes de poing pendant que ce dernier s’en prenait à Gubbr’ach. Son bras glacé chercha à attraper le cœur du demi-géant, mais il ne réussit pas à l’atteindre. Gubbr’ach essaya de riposter, mais le froid l'avait partiellement engourdi et il le rata ainsi que Grôm qui ne put le toucher. Shynereel avait récupéré des flèches en acier qu’Alâa lui avait données, une seule toucha le spectre.
Maulder profita du combat pour briser les deux dernières gemmes.
Dommick fut à nouveau le plus rapide, ses projectiles magiques touchèrent à nouveau le spectre qui finit par se dissoudre, son énergie ayant été complètement détruite.
De l’autre, ce fut à nouveau Echtelion qui fut le plus rapide : l’épée serpentine d’Alâa pénétra entièrement le corps d’ombre du spectre. Grôm rata encore une fois son attaque, mais le spectre l’attaqua aussitôt, il réussit à lui attraper le cœur et un froid glacial envahit son corps, lui faisant perdre de la force. Puis ce fut au tour de Bartab de plonger l’épée courte d’Alâa dans le corps d’ombre, qui se désagrégea en des vapeurs grises et vertes.
Les deux spectres n’étaient plus, et les deux cercles de métal de l’artefact cessèrent de tourner.
La bulle d’eau formée par les mouvements des deux cercles s’écroula, mais l’eau continuait de couler, semblant sortir du sol et se dirigeant via les rainures vers la fenêtre.
La géante qui flottait dans l’eau se réveilla dès qu’elle toucha le sol.
Elle était belle suivant les standards athasiens, debout elle touchait presque le plafond de la salle et devait faire dans les cinq mètres de haut. Elle était parfaitement proportionnée et ne ressemblait pas du tout aux géants qu’ils connaissaient. Car même si les géants du désert avaient des traits moins grossiers que les géants des plaines. La géante ressemblait à une humaine qui avait été agrandie par magie. Si ce n’est qu’elle avait la peau d’une couleur bleu clair, des lèvres bleu foncé et des yeux verts.
Elle se mit à parler et sa voix grave faisait vibrer le corps de chacun des aventuriers, comme si l’eau qui était dans leur corps vibrait aussi. Étrangement chacun comprenait ce qu’elle disait, même si ses paroles étaient dans une langue inconnue.
Elle expliqua qu’elle pourchassait des sorcières des mers et qu’elle s’était sentie aspirée, puis plus rien.
Les aventuriers lui répondirent que c’étaient des spectres qui l’avaient enlevé et qu’ils les avaient détruits, ce qui l’avait libéré.
« Il est temps pour moi de rentrer. » leur dit-elle enfin.
Elle se retourna vers la flaque d’eau au sol puis sembla disparaître à l’intérieur, comme s’il y avait un trou de l’autre côté.
Bartab : « Il y a des choses qui brillent au fond de l’eau, on dirait ! »
Une fois rentrés à leur camp de base, il fut décidé d’envoyer les chasseurs à la recherche de gibier. Car s’ils avaient pu remplir leur tonneau de 50 litres, ils n’avaient plus de nourriture.
Tobi, Shynereel, Echtelion et Bartab s’éloignèrent du groupe, en cherchant des traces au sol, tout en étant à l’écoute des bruits dans la plaine broussailleuse.
Ce furent les deux yuan-ti qui détectèrent les premiers les signes de présence de Fa’kabir. Les rongeurs géants étaient un met délicieux et en trouver deux ensemble semblait une chose rare, au vu du caractère hargneux des créatures et peu sociable de l’animal.
Tobi et Echtelion se précipitèrent sur eux, pendant que Shynereel bandait son arc et que Bartab faisait le tour pour les prendre à revers.
Tobi et Echtelion frappèrent en premier et touchèrent chacun une fois, puis ce furent les flèches de l’elfe qui frappèrent, le premier tomba sous les coups infligés.
Bartab arriva sur le côté du second mais il le rata car il s’était jeté sur Echtelion, qu’il blessa sérieusement.
Mais les deux guerriers l’attaquèrent. Tobi le blessa, puis ce fut au tour d’Echtelion et de Bartab. Le Fa’kabit attaqua encore une fois Echtelion, qu’il blessa encore sévèrement. Mais c’est l’elfe qui le tua de deux flèches bien placées.
Une fois ramenés au campement, ils furent dépiautés et préparés pour être cuits, car pendant ce temps Gubbr’ach et Dommick avaient préparé le feu, pendant qu'Alâa, Grôm et Maulder étaient allés chercher du bois mort pour le feu.
Le repas fut agréable, même s’il y avait Gubbr’ach et Echtelion de blessés. Mais Alâa n’avait plus la capacité d’utiliser des sortilèges de soins avant d’avoir pu prier.
Tout le monde dormait autour du feu, seule Alâa restait éveillée, assise sur les pupes de bois qu’ils avaient coupées. Elle regardait les deux lunes en psalmodiant des prières à voix basse, puis, vers minuit, elle entendit un son de grincement qui se rapprochait. Tobi se réveilla et se mit à grogner, ce qui finit par réveiller tout le monde.
Tobi : « Qu’est-ce que c’est encore que ce bruit ! On veut dormir, nous. »
Shynereel : « J’ai déjà entendu ce bruit-là ! »
Dommick : « Oh non pas lui ! »
Grôm : « Qui ça ? »
Alâa : « Le passeur ! »
Tobi : « L’Ankou ! Il faut qu’il mette de la graisse sur la carriole, je lui ai déjà dit. »
Le grand échalas à la peau jaunâtre s’approchait d’eux avec sa carriole à bras. Il s’arrêta enfin à côté de la pile de bois et sourit à l’assemblée, révélant ainsi une dentition plutôt partielle, ses yeux vitreux donnaient l’impression qu’il était aveugle.
Ankou : « Je suis bien content de vous trouver. J’ai une petite requête pour vous, c’est trois fois rien, vous allez voir. Surtout que ça ne vient pas directement de moi, mais de mon patron. Il y a une personne qui est prisonnière à l’intérieur du palais de boue au centre de la forêt. Et son peuple sert mon patron, donc ça lui ferait plaisir que vous la libériez. Et puis accessoirement, comme ceux qui l’ont emprisonné sont devenus des spectres, vous feriez d’une pierre deux coups. »
Shynereel : « Des spectres ! On peut les détruire, les spectres ? »
Ankou : « En théorie, c’est compliqué, il faut des armes magiques puissantes pour leur faire des dommages, de plus ils ont tendance à retourner dans le Gris après avoir attaqué, ce qui empêche de les toucher. Mais eux, ils ont des faiblesses : l’un aux yeux violets est sensible aux armes en acier, l’autre aux yeux rouges est sensible aux attaques élémentaires, comme le feu par exemple. Les spectres, voyez-vous, il y a obligatoirement une chose qui les retient dans ce monde, c’est là leur faiblesse. Si on détruit cette chose, ça les empêche de reprendre des forces dans le Gris et c’est à ce moment qu’on les aperçoit sur le plan terrestre et qu’on peut les détruire. »
Alâa : « Et c’est quoi ces choses ? »
Ankou : « Des gemmes. Quatre belles et grosses gemmes de quatre couleurs différentes. »
Dommick : « Non, pas des gemmes ! Mais ce n’est pas possible ! Mais non. »
Ankou : « Ah si, c’est ce qu’il faut faire, sinon vous ne pourrez pas arrêter la machine et bloquer les spectres. »
Bartab : « Quelle machine ? »
Dommick : « Non ! Pas les gemmes, il doit y avoir un autre moyen ! »
Ankou : « Si les gemmes. La machine qui a ouvert le plan d'eau et aspiré par la même occasion une jeune femme des plus charmantes, bien sûr. »
Alâa : « C’est la machine ou la jeune femme qui ouvre le passage vers le plan de l’eau ? »
Dommick : « Et si on en détruit que deux des gemmes ? Une pour chaque spectre ! »
Ankou : « Peut-être la jeune femme en effet, la machine n’étant qu’une prison. Non, il faut toutes les détruire. Bon, il se fait tard, je vous laisse, je vous souhaite bonne chance, mais j’ai confiance en vous. Et n’oubliez pas, c’est pour mon patron que vous faites ça, pas pour moi .»
Il disparut d’un coup.
Gubbr’ach : « C’était pas une orange qu’il nous avait donnée ? Je l’avais mangé, je m’en souviens. »
Grôm : « Non, c’était un citron. »
Maulder : « Oui, ça t’a empêché de te transformer en kraguelin d’ailleurs. »
Gubbr’ach : « Ah bon ! Dites, je n’ai pas d’arme en acier, moi. »
Alâa : « Nous verrons ça demain, j’ai mon idée, en attendant retournez vous coucher. »
Le lendemain au réveil, Alâa soigna Echtelion et Gubbr’ach. Puis exposa son plan.
Pour entrer dans le palais, Grôm et Gubbr’ach casseraient le mur de marbre, là où il y avait eu une porte dans le passé. La partie en pierre à cet endroit devait être moins épaisse.
Elle passerait des flèches en acier à Shynereel, son épée courte en acier à Bartab et son épée longue en acier à Echtelion. Elle lancera un sortilège d’invisibilité à Maulder, qui sera chargé de détruire les gemmes. Grôm prêtera sa hache antique en fer nain – une sorte d’acier – à Gubbr’ach, et prendra son épée magique. Tous les combattants s’occuperont exclusivement du spectre aux yeux violets.
Dommick et elle utiliseraient la magie sur l’autre, elle comptait utiliser un sortilège d’épée de feu dans une main et dans l’autre ce serait sa dague magique. Dommick utiliserait ses projectiles magiques, il aura assez d’énergie du fait de la présence des deux spectres pour en lancer plusieurs.
Après avoir mis un peu d’ordre dans le campement, ils se dirigèrent vers le palais de boue en suivant le chemin de la veille. Au passage, ils s’aperçurent que les corps des trois sorcières avaient disparu. De nombreuses traces de créatures rampantes étaient visibles tout autour de l’endroit où se trouvaient leurs corps.
Une fois arrivée devant le palais, Grôm et Gubbr’ach s’approchèrent de l’entrée supposée, juste en dessous de la cascade. Le reste de l’équipe s’était réparti de chaque côté. Puis les deux gladiateurs frappèrent sur le mur de marbre. Les coups résonnaient sur la pierre, sonnant un funeste destin. Des fissures apparurent, puis sous la pression de l’eau, le mur explosa, libérant les tonnes d’eau emprisonnées dans le palais.
Le demi-géant résista à la pression, grâce à sa force, mais aussi à son poids. Mais ce ne fut pas le cas du mûl, qui fut emporté par la vague et qui se retrouva à patauger dans l’eau et la boue jusqu’à la poitrine. Heureusement il put rejoindre le reste du groupe.
C’est à ce moment-là que l’échange des armes eut lieu, pour ne pas être pris au dépourvu quand ils seront à l’intérieur du bâtiment, mais il fallut attendre de longues minutes avant que le flot d’eau s’arrête pour pouvoir y entrer.
Alâa sortit sa dague, ce qui leur permettrait d’avoir de la lumière, puis ils entrèrent.
L’intérieur était opaque, et oppressant, l’humidité y était très très forte, bien plus que dans la forêt qui l’était déjà pas mal, mais surtout c’étaient les odeurs de pourriture qui en émanaient qui rendaient l’endroit somme toute assez sinistre.
Il y avait derrière l’entrée un vestibule avec deux grands escaliers de marbre qui montaient de chaque côté. Un long couloir faisait le tour du palais, mais aucune porte n’était visible au niveau des salles. Le sol était recouvert d’un dépôt marron noir de plusieurs centimètres d’où provenaient les odeurs. Cette boue leur collait aux pieds, mais ils empruntèrent tout de même les escaliers et arrivèrent à l’étage supérieur, qui ressemblait à celui d’en dessous.
Une fois arrivés au premier étage, ils aperçurent deux escaliers en colimaçon en face de chacun des grands escaliers, qu’ils empruntèrent pour monter au second étage. Gubbr’ach avait quand même de grosses difficultés pour passer.
Ils arrivèrent au niveau du second étage dans un vestibule quasi identique à celui du premier, à l’exception des escaliers qui n’existaient et de la boue moins épaisse sur le sol. Il semblait aussi beaucoup plus petit, car les couloirs s’arrêtaient au bout de quelques mètres. Le vestibule donnait sur une salle et, avec la lumière de la dague d’Alâa, un reflet lumineux au fond de la salle révéla qu’il y avait une porte à double battant. Tous s’en approchèrent.
Alâa : « C’est la seule pièce qui a encore une porte, je suis certaine qu’elle est magique. »
Dommick : « Je n’ai pas pensé à apprendre un sortilège de détection de la magie. »
Bartab : « Il n’y a pas de serrure, c’est donc magique. »
Gubbr’ach : « Je vais vous l’ouvrir moi cette porte. »
Le coup de pied fut très violent, les deux battants de la porte furent arrachés de leurs gonds et volèrent dans la pièce qui se trouvait derrière elle.
Tous y entrèrent, cherchant ce qui pouvait être si précieux qu’on l’avait protégé par une porte magique.
Rien ! Du moins rien en bon état ne s’y trouvait. Des restes d’étagères en bois gorgées d’eau et presque totalement effondrées. Les livres n’étaient plus que de la bouillie.
Malgré tout, en fouillant, il fut retrouvé sept pièces d’argent, vingt-cinq pièces d’or et huit gemmes.
Dommick : « Des gemmes ! J’en veux, j’en veux ! »
Tobi : « Nan, pas touche ! On fera le partage après le travail. »
Alâa : « Oui, il reste juste un étage à monter. Je vais lancer un sortilège d’invisibilité sur Maulder dès qu’on sera là-haut, chacun sait qui doit être attaqué, alors en avant. »
Les escaliers en colimaçon qui menaient au dernier étage étaient toujours aussi étroits, mais Gubbr’ach réussit à nouveau à s’en extirper.
Les deux escaliers débouchaient sur une grande salle de neuf mètres de large et sept mètres de profondeur, juste entre la grande fenêtre d’où l’eau s’écoulait.
Au milieu de la salle, il y avait une chose extraordinaire, un artefact. Il était fait en deux parties : la première partie était faite avec deux cercles en métal argenté de trois mètres de diamètre, qui tournaient perpendiculairement l’un autour de l’autre, formant une sphère parfaite, au milieu de laquelle se trouvait une bulle d’eau.
La seconde partie était faite de quatre piliers de marbre, d'un mètre cinquante de haut, qui formaient un carré autour des cercles. Au sommet de chacun des piliers, il y avait une grosse gemme de la taille d’un œuf de setak, mais chacune était d’une couleur différente.
Mais ce qu’il y avait de plus remarquable se trouvait à l’intérieur de la bulle d’eau. Une géante, à la peau bleutée, aux jambes recroquevillées et endormie. Elle avait des vêtements faits dans un tissu léger et presque transparent et lui aussi de couleur bleu clair, un pantalon bouffant et un petit bustier.
C’est de là que venait l’eau qui s’écoulait par la fenêtre : elle sortait de l’artefact et se dirigeait vers la fenêtre grâce à des rainures dans le sol.
Dommick se précipita sur une des gemmes et chercha à l’arracher, mais malgré sa force il n’y réussit pas, c’est comme si la gemme avait fusionné avec le pilier.
Les aventuriers se regroupèrent, combattants d’un côté et lanceurs de sorts de l’autre. Alâa sortit sa dague dans sa main droite et lança un sortilège qui fit apparaître une épée de flamme dans l’autre.
Soudain une des gemmes explosa sous les coups de Maulder, puis quelques secondes après une seconde.
Dommick lui semblait pleurnicher que l’on détruise les gemmes, puis sa peau changea de couleur pendant qu’un passage dans le Gris se faisait au moment où les deux spectres apparurent.
C’étaient des ombres, dont seuls les yeux permettaient de les distinguer. Comme prévu, l’un des spectres avait les yeux violets et l’autre rouges. Dommick chercha à négocier avec eux.
Dommick : « Si vous arrêtez la machine et libérez la géante, on ne détruira pas les autres gemmes. »
Spectres : « Personne n’empêchera notre œuvre de faire revenir de l’eau sur Athas. »
Dommick : « Bon, eh bien il ne vous reste plus qu’à crever ! »
Le combat s’engagea, Dommick utilisa ses projectiles magiques et Alâa frappa avec sa dague magique et son épée de flamme ; à chacun de leurs coups des fumées grisâtres s’échappaient de la forme d’ombre des spectres.
Mais le spectre se retourna vers le nécromancien et plongea un bras d’ombre dans sa poitrine pour y frapper son cœur. Une sensation glaciale se répandit dans tout le corps, lui faisant perdre un peu de force.
De l’autre côté, les guerriers utilisèrent leurs armes en acier. Bartab et Echtelion frappèrent en premier, mais seul Echtelion toucha. Tobi lui aussi réussit à toucher le mort-vivant avec une de ses deux griffes de poing pendant que ce dernier s’en prenait à Gubbr’ach. Son bras glacé chercha à attraper le cœur du demi-géant, mais il ne réussit pas à l’atteindre. Gubbr’ach essaya de riposter, mais le froid l'avait partiellement engourdi et il le rata ainsi que Grôm qui ne put le toucher. Shynereel avait récupéré des flèches en acier qu’Alâa lui avait données, une seule toucha le spectre.
Maulder profita du combat pour briser les deux dernières gemmes.
Dommick fut à nouveau le plus rapide, ses projectiles magiques touchèrent à nouveau le spectre qui finit par se dissoudre, son énergie ayant été complètement détruite.
De l’autre, ce fut à nouveau Echtelion qui fut le plus rapide : l’épée serpentine d’Alâa pénétra entièrement le corps d’ombre du spectre. Grôm rata encore une fois son attaque, mais le spectre l’attaqua aussitôt, il réussit à lui attraper le cœur et un froid glacial envahit son corps, lui faisant perdre de la force. Puis ce fut au tour de Bartab de plonger l’épée courte d’Alâa dans le corps d’ombre, qui se désagrégea en des vapeurs grises et vertes.
Les deux spectres n’étaient plus, et les deux cercles de métal de l’artefact cessèrent de tourner.
La bulle d’eau formée par les mouvements des deux cercles s’écroula, mais l’eau continuait de couler, semblant sortir du sol et se dirigeant via les rainures vers la fenêtre.
La géante qui flottait dans l’eau se réveilla dès qu’elle toucha le sol.
Elle était belle suivant les standards athasiens, debout elle touchait presque le plafond de la salle et devait faire dans les cinq mètres de haut. Elle était parfaitement proportionnée et ne ressemblait pas du tout aux géants qu’ils connaissaient. Car même si les géants du désert avaient des traits moins grossiers que les géants des plaines. La géante ressemblait à une humaine qui avait été agrandie par magie. Si ce n’est qu’elle avait la peau d’une couleur bleu clair, des lèvres bleu foncé et des yeux verts.
Elle se mit à parler et sa voix grave faisait vibrer le corps de chacun des aventuriers, comme si l’eau qui était dans leur corps vibrait aussi. Étrangement chacun comprenait ce qu’elle disait, même si ses paroles étaient dans une langue inconnue.
Elle expliqua qu’elle pourchassait des sorcières des mers et qu’elle s’était sentie aspirée, puis plus rien.
Les aventuriers lui répondirent que c’étaient des spectres qui l’avaient enlevé et qu’ils les avaient détruits, ce qui l’avait libéré.
« Il est temps pour moi de rentrer. » leur dit-elle enfin.
Elle se retourna vers la flaque d’eau au sol puis sembla disparaître à l’intérieur, comme s’il y avait un trou de l’autre côté.
Bartab : « Il y a des choses qui brillent au fond de l’eau, on dirait ! »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Betanaelle
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- Univers de D&D préféré : Dark Sun
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- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 11 - Chapitre 9 – Le retour (30/11/2025) (1 jour au palais + 2 jours de traversée + 4 jours d’attente + 3 jours de
Chapitre 9 – Le retour (30/11/2025) (1 jour au palais + 2 jours de traversée + 4 jours d’attente + 3 jours de voyage)
C’étaient des pierres, blanches et brillantes, un peu comme le palais de marbre, mais il y avait des reflets de plusieurs couleurs qui apparaissaient quand on les bougeait. Il y en avait neuf, et elles faisaient la taille d’une noix.
Alâa : « Ça ressemble à des perles, ça vient du fond de l’eau. C’est peut-être magique, mais je ne peux pas le savoir pour l’instant. »
Tobi : « On verra plus tard, on les met de côté pour l’instant. »
Ils quittèrent la tour pour rejoindre les étages inférieurs puis, après avoir un peu exploré les nombreuses salles, sortirent du palais et reprirent le chemin vers leur campement.
Après avoir évité les grandes mares, ils rejoignirent une zone plus ferme, mais se retrouvèrent face à une dizaine d’énormes grenouilles, aussi grandes que Tobi.
Tobi : « Elles ont l’air appétissantes ! Elles ont de bonnes cuisses bien charnues ! On dirait des lézards sans queue ! »
Alâa : « Vu que l’on n’a pas eu le temps de chasser pour ce soir, ça me semble une bonne idée. »
Elles s’étaient rapprochées à chaque mouvement d’un membre de la compagnie, et ce fut Dommick qui débuta les hostilités.
Dommick : « Poussez-vous, je vais lancer une boule de feu. »
Le sortilège explosa, cuisait et tua cinq d’entre elles, puis les guerriers se lancèrent à l’attaque. Les cinq grenouilles restantes subirent un sort aussi peu enviable que les autres : elles furent tuées par Tobi, Gubbr’ach, Grôm, Echtelion et Shynereel.
Tobi et les yuan-ti furent les premiers à déguster des cuisses de grenouilles rôties.
Tobi : « C’est fin, c’est divin, on en mangerait sans faim ! » Ils furent rapidement suivis par les quatre autres, puis ce qui restait fut accroché au sac à dos de Gubbr’ach et ramené au campement.
Une fois arrivé au campement, Alâa utilisa ses sortilèges de soins sur ceux qui avaient été les plus blessés, ils avaient assez d’eau et de nourriture pour la soirée, demain ils commenceraient à transporter les pupes de bois pour les emmener au lieu de rendez-vous qu’ils avaient avec les géants.
Les dernières cuisses de grenouille furent rôties et empaquetées dans les peaux de Fa’kabir qu’avait préparées Bartab.
Le lendemain ils se préparèrent pour le départ, Gubbr’ach, Grôm, Echtelion et Maulder étaient chargés de tirer les troncs. Dommick et Alâa étaient de part et d’autre, en protection rapprochée. Quant à Tobi, Bartab et Shynereel, les chasseurs étaient positionnés en avant du groupe, pour éclairer le chemin.
Il leur faudrait deux jours pour arriver au point de rendez-vous, car le voyage était ralenti du fait qu’ils devaient tirer plusieurs troncs de bois.
Au bout de deux kilomètres, Bartab découvrit des traces de Fa’kabir, il prévint ses deux comparses et Dommick qui s’était rapproché du groupe des éclaireurs. Ils lui tombèrent dessus par surprise, et après leurs attaques, le rongeur géant fut tué sans coup férir. L’animal fut ramené auprès du reste du groupe et déposé sur les troncs pour être transporté jusqu’au bivouac du soir.
La marche continua et Shynereel découvrit un serpent constricteur. Elle prévint Bartab qui lui demanda de s’éloigner pour ne pas être écrasé par le passage des aventuriers et des troncs de bois. Devant tant de sollicitude, l’animal accepta promptement et s’éloigna. La marche se poursuivit, jusqu’à ce qu’ils voient une dizaine de Kes’trekel qui s’enfuirent en criant quand ils les virent. Courageux mais tellement téméraires, les oiseaux opportunistes mais principalement charognards n’attaquaient jamais les humanoïdes à moins d’être à trois contre un.
Ils avançaient deux fois moins vite qu’à l’aller, et on s’approchait de la fin d’après-midi quand Tobi trouva un lapin qu’il tua proprement. Ce n’est qu’après ça qu’ils installèrent le bivouac. Il restait encore autant à traverser avant d’arriver au niveau du bras de pulvre qui entourait l’île.
Le lendemain le trajet reprit vers l’ouest, au bout de quelques kilomètres les éclaireurs tombèrent sur deux lapins. Tobi réussit à en tuer un mais l’autre ne fut que légèrement blessé par Shynereel et il s’enfuit.
Le voyage se poursuit pendant plusieurs kilomètres, puis ils arrivèrent dans une zone avec des fleurs étranges regroupées sur une zone et particulièrement lumineuses : elles brillaient au soleil.
Quand Shynereel les détecta, elle prévint immédiatement le reste des éclaireurs.
Shynereel : « Ce sont des fleurs ardentes, elles réfléchissent les rayons du soleil et peuvent lancer un rayon lumineux qui peut nous brûler très sévèrement. Il faut les contourner à plus de cinquante mètres. »
Après avoir prévenu l’équipe qui transportait les troncs, un contournement s’opéra, mais sans trop rallonger la distance, pour éviter les plantes, et la marche se poursuivit.
Plus tard, dans l’après-midi, Bartab découvrit à nouveau un couple de lapins. Tobi et Shynereel, ce coup-ci, en vinrent à bout assez facilement.
Finalement ils arrivèrent à destination, la bande de poudre d’environ cinq kilomètres qui entourait l’île. Il ne leur restait plus qu’à monter un bivouac et se préparer à l’arrivée des géants dans quatre jours.
Les quatre jours suivants furent utilisés principalement à la chasse et à la préparation et conservation de la nourriture. Bartab récupérant les peaux des Fa’kabir et des lapins, Shynereel récupérant les os des lapins pour en faire des pointes de flèches en os, Tobi découpant la viande pour la mettre à sécher sur les troncs d’arbre. Le soleil athasien effectuant le travail avec le reste de sel que Gubbr’ach transportait avec lui et qu’ils avaient pris dans la Grande Plaine Ivoire.
Puis comme prévu, les géants arrivèrent comme ils l’avaient dit. Quand on leur montra les œufs, bien que petits pour eux, un grand sourire illumina leurs énormes visages et ils furent très contents de la façon dont ils avaient été protégés. Les troncs furent récupérés, et à l’exception de Gubbr’ach, tous se retrouvèrent sur l’épaule d’un des géants. Le demi-géant, toujours intimidé face à ses cousins qui faisaient le double de sa taille, devait les suivre dans la poussière, ce qui était extrêmement délicat, car elle lui arrivait presque tout le temps juste en dessous du menton. Après une heure de traversée, ils arrivèrent enfin sur terre ferme. Une fois sur terre, Gubbr’ach avait le visage plein de loess de poussière, il récupéra son tonneau pour prendre de l'eau et se nettoyer la bouche et le nez tout en toussant.
Gubbr’ach : « Et dire que je vais devoir refaire ça dans deux jours ! »
Ce qui fit bien rire les géants. Ces derniers récupérèrent des grands sacs qu’ils avaient cachés, et qui contenaient de la victuailles et d’autres denrées précieuses pour eux, qu’ils avaient vraisemblablement pillées pendant que les aventuriers étaient sur l’île.
Puis la progression reprit pour rejoindre l’estuaire de Pulvre, là où se trouve l’île Le Palais du Dragon où les géants vivent et où le bateau « Le Rasoir » s’est échoué.
Les deux jours de traversée sur terre se firent sans encombre, puis ce fut la grande traversée du bras de pulvre qui les séparait de l’île. Heureusement pour Gubbr’ach, le sentier étant plus régulièrement utilisé, il était moins profond, la poussière lui arrivait juste à l’épaule, ce qui était déjà un plus en matière de confort. Un des géants transportait à lui seul les troncs, ils s’étaient relayés tout le long du trajet, les humanoïdes étaient répartis sur les autres.
Là aussi, le trajet se fit sans encombre, c’est-à sans attaque d’horreur pulvérulente, les seules créatures qui sont capables de vivre entièrement dans la pulvre.
Puis ils furent emmenés de l’autre côté de l’île, là où les attendaient Stellis et son équipage.
Après un salut rapide de la part des marins, la capitaine voulut qu’on s’occupe tout de suite du bateau.
Il avait été remonté sur la terre ferme, pour pouvoir faire les réparations, les parties cassées et abîmées avaient déjà été retirées. Les troncs furent débités en longueur, pour être fixés sur les armatures du bateau. Les deux psionistes utilisèrent leurs compétences de manipulation pour souder ensemble les différents morceaux de bois, mais ils ne soudaient pas entièrement le bateau, car trop rigide, il risquait de se briser en deux sur un choc trop violent.
Bartab proposa ses peaux de Fa’kabir pour le colmatage, ce qui fut grandement apprécié par les marins.
Après une journée de travail, le bateau était enfin prêt au départ.
C’étaient des pierres, blanches et brillantes, un peu comme le palais de marbre, mais il y avait des reflets de plusieurs couleurs qui apparaissaient quand on les bougeait. Il y en avait neuf, et elles faisaient la taille d’une noix.
Alâa : « Ça ressemble à des perles, ça vient du fond de l’eau. C’est peut-être magique, mais je ne peux pas le savoir pour l’instant. »
Tobi : « On verra plus tard, on les met de côté pour l’instant. »
Ils quittèrent la tour pour rejoindre les étages inférieurs puis, après avoir un peu exploré les nombreuses salles, sortirent du palais et reprirent le chemin vers leur campement.
Après avoir évité les grandes mares, ils rejoignirent une zone plus ferme, mais se retrouvèrent face à une dizaine d’énormes grenouilles, aussi grandes que Tobi.
Tobi : « Elles ont l’air appétissantes ! Elles ont de bonnes cuisses bien charnues ! On dirait des lézards sans queue ! »
Alâa : « Vu que l’on n’a pas eu le temps de chasser pour ce soir, ça me semble une bonne idée. »
Elles s’étaient rapprochées à chaque mouvement d’un membre de la compagnie, et ce fut Dommick qui débuta les hostilités.
Dommick : « Poussez-vous, je vais lancer une boule de feu. »
Le sortilège explosa, cuisait et tua cinq d’entre elles, puis les guerriers se lancèrent à l’attaque. Les cinq grenouilles restantes subirent un sort aussi peu enviable que les autres : elles furent tuées par Tobi, Gubbr’ach, Grôm, Echtelion et Shynereel.
Tobi et les yuan-ti furent les premiers à déguster des cuisses de grenouilles rôties.
Tobi : « C’est fin, c’est divin, on en mangerait sans faim ! » Ils furent rapidement suivis par les quatre autres, puis ce qui restait fut accroché au sac à dos de Gubbr’ach et ramené au campement.
Une fois arrivé au campement, Alâa utilisa ses sortilèges de soins sur ceux qui avaient été les plus blessés, ils avaient assez d’eau et de nourriture pour la soirée, demain ils commenceraient à transporter les pupes de bois pour les emmener au lieu de rendez-vous qu’ils avaient avec les géants.
Les dernières cuisses de grenouille furent rôties et empaquetées dans les peaux de Fa’kabir qu’avait préparées Bartab.
Le lendemain ils se préparèrent pour le départ, Gubbr’ach, Grôm, Echtelion et Maulder étaient chargés de tirer les troncs. Dommick et Alâa étaient de part et d’autre, en protection rapprochée. Quant à Tobi, Bartab et Shynereel, les chasseurs étaient positionnés en avant du groupe, pour éclairer le chemin.
Il leur faudrait deux jours pour arriver au point de rendez-vous, car le voyage était ralenti du fait qu’ils devaient tirer plusieurs troncs de bois.
Au bout de deux kilomètres, Bartab découvrit des traces de Fa’kabir, il prévint ses deux comparses et Dommick qui s’était rapproché du groupe des éclaireurs. Ils lui tombèrent dessus par surprise, et après leurs attaques, le rongeur géant fut tué sans coup férir. L’animal fut ramené auprès du reste du groupe et déposé sur les troncs pour être transporté jusqu’au bivouac du soir.
La marche continua et Shynereel découvrit un serpent constricteur. Elle prévint Bartab qui lui demanda de s’éloigner pour ne pas être écrasé par le passage des aventuriers et des troncs de bois. Devant tant de sollicitude, l’animal accepta promptement et s’éloigna. La marche se poursuivit, jusqu’à ce qu’ils voient une dizaine de Kes’trekel qui s’enfuirent en criant quand ils les virent. Courageux mais tellement téméraires, les oiseaux opportunistes mais principalement charognards n’attaquaient jamais les humanoïdes à moins d’être à trois contre un.
Ils avançaient deux fois moins vite qu’à l’aller, et on s’approchait de la fin d’après-midi quand Tobi trouva un lapin qu’il tua proprement. Ce n’est qu’après ça qu’ils installèrent le bivouac. Il restait encore autant à traverser avant d’arriver au niveau du bras de pulvre qui entourait l’île.
Le lendemain le trajet reprit vers l’ouest, au bout de quelques kilomètres les éclaireurs tombèrent sur deux lapins. Tobi réussit à en tuer un mais l’autre ne fut que légèrement blessé par Shynereel et il s’enfuit.
Le voyage se poursuit pendant plusieurs kilomètres, puis ils arrivèrent dans une zone avec des fleurs étranges regroupées sur une zone et particulièrement lumineuses : elles brillaient au soleil.
Quand Shynereel les détecta, elle prévint immédiatement le reste des éclaireurs.
Shynereel : « Ce sont des fleurs ardentes, elles réfléchissent les rayons du soleil et peuvent lancer un rayon lumineux qui peut nous brûler très sévèrement. Il faut les contourner à plus de cinquante mètres. »
Après avoir prévenu l’équipe qui transportait les troncs, un contournement s’opéra, mais sans trop rallonger la distance, pour éviter les plantes, et la marche se poursuivit.
Plus tard, dans l’après-midi, Bartab découvrit à nouveau un couple de lapins. Tobi et Shynereel, ce coup-ci, en vinrent à bout assez facilement.
Finalement ils arrivèrent à destination, la bande de poudre d’environ cinq kilomètres qui entourait l’île. Il ne leur restait plus qu’à monter un bivouac et se préparer à l’arrivée des géants dans quatre jours.
Les quatre jours suivants furent utilisés principalement à la chasse et à la préparation et conservation de la nourriture. Bartab récupérant les peaux des Fa’kabir et des lapins, Shynereel récupérant les os des lapins pour en faire des pointes de flèches en os, Tobi découpant la viande pour la mettre à sécher sur les troncs d’arbre. Le soleil athasien effectuant le travail avec le reste de sel que Gubbr’ach transportait avec lui et qu’ils avaient pris dans la Grande Plaine Ivoire.
Puis comme prévu, les géants arrivèrent comme ils l’avaient dit. Quand on leur montra les œufs, bien que petits pour eux, un grand sourire illumina leurs énormes visages et ils furent très contents de la façon dont ils avaient été protégés. Les troncs furent récupérés, et à l’exception de Gubbr’ach, tous se retrouvèrent sur l’épaule d’un des géants. Le demi-géant, toujours intimidé face à ses cousins qui faisaient le double de sa taille, devait les suivre dans la poussière, ce qui était extrêmement délicat, car elle lui arrivait presque tout le temps juste en dessous du menton. Après une heure de traversée, ils arrivèrent enfin sur terre ferme. Une fois sur terre, Gubbr’ach avait le visage plein de loess de poussière, il récupéra son tonneau pour prendre de l'eau et se nettoyer la bouche et le nez tout en toussant.
Gubbr’ach : « Et dire que je vais devoir refaire ça dans deux jours ! »
Ce qui fit bien rire les géants. Ces derniers récupérèrent des grands sacs qu’ils avaient cachés, et qui contenaient de la victuailles et d’autres denrées précieuses pour eux, qu’ils avaient vraisemblablement pillées pendant que les aventuriers étaient sur l’île.
Puis la progression reprit pour rejoindre l’estuaire de Pulvre, là où se trouve l’île Le Palais du Dragon où les géants vivent et où le bateau « Le Rasoir » s’est échoué.
Les deux jours de traversée sur terre se firent sans encombre, puis ce fut la grande traversée du bras de pulvre qui les séparait de l’île. Heureusement pour Gubbr’ach, le sentier étant plus régulièrement utilisé, il était moins profond, la poussière lui arrivait juste à l’épaule, ce qui était déjà un plus en matière de confort. Un des géants transportait à lui seul les troncs, ils s’étaient relayés tout le long du trajet, les humanoïdes étaient répartis sur les autres.
Là aussi, le trajet se fit sans encombre, c’est-à sans attaque d’horreur pulvérulente, les seules créatures qui sont capables de vivre entièrement dans la pulvre.
Puis ils furent emmenés de l’autre côté de l’île, là où les attendaient Stellis et son équipage.
Après un salut rapide de la part des marins, la capitaine voulut qu’on s’occupe tout de suite du bateau.
Il avait été remonté sur la terre ferme, pour pouvoir faire les réparations, les parties cassées et abîmées avaient déjà été retirées. Les troncs furent débités en longueur, pour être fixés sur les armatures du bateau. Les deux psionistes utilisèrent leurs compétences de manipulation pour souder ensemble les différents morceaux de bois, mais ils ne soudaient pas entièrement le bateau, car trop rigide, il risquait de se briser en deux sur un choc trop violent.
Bartab proposa ses peaux de Fa’kabir pour le colmatage, ce qui fut grandement apprécié par les marins.
Après une journée de travail, le bateau était enfin prêt au départ.
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Livre 11 - Chapitre 10 – Poursuite du voyage vers le village de Samarah – Infestation – Les giths (13/12/2025) (2 jours)
Chapitre 10 – Poursuite du voyage vers le village de Samarah – Infestation – Les giths (13/12/2025) (2 jours)
Le lendemain le voyage reprit, le Rasoir devait d’abord traverser le bras de Pulvre, pour rejoindre la rive nord, puis poursuivre vers l’est d’abord vers le village d’Alfala, puis le lendemain vers le village de Samarah.
Le voyage se fit là aussi sans encombre, le premier village fut une halte rapide, ils arrivèrent en fin de journée et Stellis fit quelques échanges commerciaux, tout le monde resta sur le bateau.
Le lendemain, ils continuèrent leur voyage, toujours vers l’est, mais la rive s’infléchissait vers le nord. Puis à la mi-journée ils arrivèrent en vue du petit port et du village de Samarah. Il est principalement habité par d’anciens esclaves. Fait d’une cinquantaine de cabanes de pierre en forme de rucher que recouvrent des toits en peau de gorak.
C’est son puits qui en est l’intérêt principal, ceinturé d’une barrière en os, il se trouve au milieu du village. Entouré de landes pierreuses, la seconde richesse du village, ce sont les gorak domestiqués qu’ils élèvent.
Les gorak sont des lézards d’environ un mètre de long et pouvant peser jusqu’à soixante-quinze kilos. Ce sont des animaux vivant en troupeau, appréciés par la plupart des races intelligentes et carnivores d’Athas pour leur chair, leur peau colorée et leur odorat très développé. Ils sont assez communs et peuvent être rencontrés dans n’importe quelle zone désertique.
La couleur de leur peau varie du brun rouge au beige sable et ils possèdent une dorsale colorée en forme d’éventail qu’ils déploient pour se rafraîchir de l’étouffant soleil d’Athas. Une autre collerette moins colorée entoure leur tête. Leurs pattes sont courtes et se terminent par de petits pieds dotés de griffes surdimensionnées qui peuvent mesurer jusqu’à dix centimètres de long.
Une fois débarqués, les aventuriers rencontrent le chef du village et sa compagne. Riv est un métis d’elfe et de tarek. Aussi grand qu’un elfe, il est musclé comme un tarek et a une tête carrée et un nez en forme de mufle. Korla, sa compagne, est une humaine aux longs cheveux roux, qui a certainement dû être très belle quand elle était plus jeune.
Ils cherchent à savoir ce qu’un groupe d’aventuriers vient faire dans leur village.
Alâa leur explique qu’ils sont en route pour aller à Bodach, qu’ils leur achèteront des vivres pour plusieurs jours.
Vir leur montre le puits et les invite à remplir leurs outres. Le puits est entouré d’enfants, qui chacun leur tour tirent sur une corde en cheveux de géant pour remonter un sac de cuir rempli d’eau, qu’ils versent dans des jarres en terre cuite ou des outres de cuir.
Les enfants semblent fatigués et grognons, ils se chamaillent en se grattant le corps, en particulier les cheveux et les aisselles.
Alâa est tout de suite intriguée, et après les avoir inspectés, elle en conclut qu’ils ont contracté des puces du désert.
S’il est fréquent qu’il y ait des maladies dans les villages, les puces du désert ne se trouvent pas normalement dans les landes rocailleuses et n’infestent pas les gorak qui ont la peau trop dure.
Mais elle peut être apportée par une personne de l’extérieur au village.
La prêtresse fait part de ses interrogations à ses amis et finit par questionner Riv sur le passage d’individus qui seraient passés récemment dans le village. Mais ce dernier leur dit que le dernier passage d’un navire date de dix jours et que personne n’a logé dans le village.
Alâa : « Je pense à une chose, mais j’aimerais en être sûre avant de vous en parler, Bartab, Echtelion, Tobi, Shynereel. J’aimerais que vous alliez faire le tour du village, pour y chercher des traces de personnes qui seraient venues rôder autour. Nous vous attendons ici. »
Au bout d’une demi-heure, ils furent de retour, et si Tobi et Shynereel n’avaient rien détecté en dehors des traces de troupeaux de gorak, les deux yuan-ti, eux, avaient trouvé des traces de gith, reconnaissables à leurs pieds à trois doigts.
Alâa : « Intéressant, ça confirmerait mon idée. Seul un prêtre de la terre ou un archonte pourrait lancer un sortilège d’infestation. Ce sort faire apparaître des parasites sur une ou plusieurs personnes. Il n’y a plus qu’à attendre que cela se répande, pour affaiblir une communauté avant de l’attaquer. »
Dommick : « Pourquoi attendre avant de l’attaquer, les gith sont chaotiques de nature ! »
Alâa : « Je pense qu’ils sont inférieurs en nombre, il doit y avoir plus de cent individus dans ce village quand même. En les affaiblissant, cela augmente leurs chances. »
Shynereel : « Qu’est-ce qu’on fait alors ? »
Alâa : « On va suivre les traces et voir ce qu’il en retourne. S’ils ne sont pas trop nombreux, on les attaquera. Les traces allaient vers où ? »
Echtelion, Bartab : « Vers le Nord-Est ! »
Alâa : « Je vais prévenir Riv que nous allons faire un tour et rentrer le soir et après on partira vers le nord-est, Echtelion et Bartab ouvriront le chemin. »
Au bout de cinq kilomètres dans les landes rocailleuses, ils arrivèrent dans une zone d’amas rocheux, où il était plus difficile de suivre la piste, mais grâce aux quatre chasseurs, il y en avait toujours un pour retrouver les traces.
Au bout de neuf kilomètres, ils arrivèrent devant le début d’une petite chaîne de montagnes. Les traces se dirigeaient vers la face nord des montagnes, face à la langue de terre qui va vers Bodach.
Quelle ne fut pas leur surprise en arrivant sur ce côté de la montagne, de voir qu’il y avait eu de nombreuses excavations. La roche avait été taillée et découpée de façon symétrique. C’était une carrière. Une immense carrière de marbre, qui semblait se poursuivre tout le long de la montagne.
Assez rapidement, les éclaireurs découvrirent le campement des gith qui s’étaient installés dans une partie de la carrière. Il y avait plusieurs étages de quatre mètres de haut environ chacun. Et c’était là que se trouvait leur bivouac. La hauteur ne les gênait pas, les gith sont capables de sauter jusqu’à six mètres sans difficultés.
Le seul petit souci, c’est qu’ils étaient une cinquantaine.
Il y avait en tout six plateformes, cinq assez petites où il y avait qu’environ cinq gith, et une bien plus grande et bien plus haute, où se trouvait le reste de la troupe. C’était aussi sur cette plateforme que se trouvaient le chef et le prêtre de la terre, l’un reconnaissable à des vêtements de meilleure qualité, l’autre au symbole de la terre dessiné sur sa poitrine.
Le plan d’Alâa était simple. D’abord Dommick et elle enverraient une boule de feu là où se trouvait la plus grosse troupe. Au mieux ça les tuerait tous, au pire ils seraient grièvement blessés. Puis Maulder attaquerait psioniquement le chef s’il était encore en vie, car chez les gith, ce sont ceux qui ont des pouvoirs psi qui deviennent les leaders. Pour contrer le prêtre gith, s’il était toujours en vie après les boules de feu, elle comptait utiliser un sortilège de soif inextinguible sur lui, il serait tellement occupé à chercher de l’eau que ça l’empêcherait de se battre. Les guerriers devraient faire front pendant que les gith des étages inférieurs viendraient au contact, mais au vu de la distance ils ne devraient pas arriver tous en même temps, ce qui les avantagerait. Dommick et elle continueraient à lancer des sortilèges de zone pour les ralentir. Shynereel exercerait ses talents à l’arc en support des combattants.
Le plan commença bien, les deux boules de feu firent de gros dégâts, tuant une dizaine de gith et en blessant encore autant. Bien sûr les autres cherchèrent d’où pouvait venir le danger et découvrirent les aventuriers, ils sautèrent un étage plus bas et commencèrent à s’approcher d’eux rapidement pour essayer de les submerger.
Les deux jeteurs de sort continuèrent leurs attaques, Dommick lança une seconde boule de feu sur un autre groupe pendant qu’Alâa lançait son sortilège de soif inextinguible sur le prêtre qui se précipita dans une alcôve taillée dans la paroi rocheuse. Maulder commença ses attaques mentales et Shynereel tira sur ceux qui n’étaient pas encore trop prêts. Les autres combattants, Grôm, Tobi, Gubbr’ach, Echtelion et Bartab, faisaient une ligne.
Puis les cinq premiers gith arrivèrent au contact des guerriers, les combats au corps à corps s’engagèrent.
Dommick utilisa un de ses sortilèges de projectiles magiques contre un des gith en face de lui pendant qu’Alâa utilisait un sort de vapeur colorée pour essayer d’hypnotiser un autre groupe de cinq gith, mais seuls trois en subirent les effets, les deux autres s’approchèrent du groupe des guerriers qui faisaient front.
Les combattants au corps à corps commençaient à éliminer des gith, comme l’avait prévu Alâa, avec l’aide des flèches de Shynereel. Maulder quant à lui était toujours en plein combat psychique.
Comme un autre groupe de cinq gith était en vue des aventuriers, Alâa en profita pour lancer un sortilège de nuage puant sur ce groupe. Pris par les odeurs nauséabondes, les gith ne purent que se tenir le ventre, pris de nausées irrépressibles.
Les combattants continuèrent à tuer d’autres gith, tout en ne recevant que des dégâts mineurs en retour, mais de nouveaux renfort arrivèrent.
C’est à ce moment que Dommick sortit de sa poche une de ses boules d’obsidienne, il fit des gestes avec une de ses mains tout en marmonnant des mots magiques. Puis une vapeur gris verdâtre en sortie, se séparant en six morceaux qui allèrent chacun pénétrer dans le corps d’un des gith tués précédemment. Et soudain une effrayante réalité apparut : les cadavres des gith se relevaient et obéissaient au nécromancien, ce dernier les retourna contre leurs anciens compagnons.
Associés aux vivants, les zombies, bien que lents, frappaient sans aucune retenue.
Maulder vint à bout du chef gith. Le prêtre sortit enfin du passage dans la muraille, il y avait encore sur cette plateforme un peu moins d’une dizaine de gith qui avaient été blessés par la boule de feu de Dommick. Le prêtre fouilla le chef, lui prit sa gourde d’eau et commença à la boire.
Alâa utilisa la magie cléricale une autre fois, pour conjurer un essaim d’insectes, qu’elle dirigea sur le prêtre et les gith autour de lui. Les voraces petites créatures ne firent qu’une bouchée d’eux et le dévorèrent vif.
En l’espace de quelques minutes, il ne restait plus qu’une douzaine de gith en vie, dont deux étaient entourés de zombis, cinq étaient pris de nausées, les cinq restants commençaient à contourner le nuage nauséabond pour s’approcher des aventuriers, inconscient de ce qui s’était passé autour d’eux.
Le lendemain le voyage reprit, le Rasoir devait d’abord traverser le bras de Pulvre, pour rejoindre la rive nord, puis poursuivre vers l’est d’abord vers le village d’Alfala, puis le lendemain vers le village de Samarah.
Le voyage se fit là aussi sans encombre, le premier village fut une halte rapide, ils arrivèrent en fin de journée et Stellis fit quelques échanges commerciaux, tout le monde resta sur le bateau.
Le lendemain, ils continuèrent leur voyage, toujours vers l’est, mais la rive s’infléchissait vers le nord. Puis à la mi-journée ils arrivèrent en vue du petit port et du village de Samarah. Il est principalement habité par d’anciens esclaves. Fait d’une cinquantaine de cabanes de pierre en forme de rucher que recouvrent des toits en peau de gorak.
C’est son puits qui en est l’intérêt principal, ceinturé d’une barrière en os, il se trouve au milieu du village. Entouré de landes pierreuses, la seconde richesse du village, ce sont les gorak domestiqués qu’ils élèvent.
Les gorak sont des lézards d’environ un mètre de long et pouvant peser jusqu’à soixante-quinze kilos. Ce sont des animaux vivant en troupeau, appréciés par la plupart des races intelligentes et carnivores d’Athas pour leur chair, leur peau colorée et leur odorat très développé. Ils sont assez communs et peuvent être rencontrés dans n’importe quelle zone désertique.
La couleur de leur peau varie du brun rouge au beige sable et ils possèdent une dorsale colorée en forme d’éventail qu’ils déploient pour se rafraîchir de l’étouffant soleil d’Athas. Une autre collerette moins colorée entoure leur tête. Leurs pattes sont courtes et se terminent par de petits pieds dotés de griffes surdimensionnées qui peuvent mesurer jusqu’à dix centimètres de long.
Une fois débarqués, les aventuriers rencontrent le chef du village et sa compagne. Riv est un métis d’elfe et de tarek. Aussi grand qu’un elfe, il est musclé comme un tarek et a une tête carrée et un nez en forme de mufle. Korla, sa compagne, est une humaine aux longs cheveux roux, qui a certainement dû être très belle quand elle était plus jeune.
Ils cherchent à savoir ce qu’un groupe d’aventuriers vient faire dans leur village.
Alâa leur explique qu’ils sont en route pour aller à Bodach, qu’ils leur achèteront des vivres pour plusieurs jours.
Vir leur montre le puits et les invite à remplir leurs outres. Le puits est entouré d’enfants, qui chacun leur tour tirent sur une corde en cheveux de géant pour remonter un sac de cuir rempli d’eau, qu’ils versent dans des jarres en terre cuite ou des outres de cuir.
Les enfants semblent fatigués et grognons, ils se chamaillent en se grattant le corps, en particulier les cheveux et les aisselles.
Alâa est tout de suite intriguée, et après les avoir inspectés, elle en conclut qu’ils ont contracté des puces du désert.
S’il est fréquent qu’il y ait des maladies dans les villages, les puces du désert ne se trouvent pas normalement dans les landes rocailleuses et n’infestent pas les gorak qui ont la peau trop dure.
Mais elle peut être apportée par une personne de l’extérieur au village.
La prêtresse fait part de ses interrogations à ses amis et finit par questionner Riv sur le passage d’individus qui seraient passés récemment dans le village. Mais ce dernier leur dit que le dernier passage d’un navire date de dix jours et que personne n’a logé dans le village.
Alâa : « Je pense à une chose, mais j’aimerais en être sûre avant de vous en parler, Bartab, Echtelion, Tobi, Shynereel. J’aimerais que vous alliez faire le tour du village, pour y chercher des traces de personnes qui seraient venues rôder autour. Nous vous attendons ici. »
Au bout d’une demi-heure, ils furent de retour, et si Tobi et Shynereel n’avaient rien détecté en dehors des traces de troupeaux de gorak, les deux yuan-ti, eux, avaient trouvé des traces de gith, reconnaissables à leurs pieds à trois doigts.
Alâa : « Intéressant, ça confirmerait mon idée. Seul un prêtre de la terre ou un archonte pourrait lancer un sortilège d’infestation. Ce sort faire apparaître des parasites sur une ou plusieurs personnes. Il n’y a plus qu’à attendre que cela se répande, pour affaiblir une communauté avant de l’attaquer. »
Dommick : « Pourquoi attendre avant de l’attaquer, les gith sont chaotiques de nature ! »
Alâa : « Je pense qu’ils sont inférieurs en nombre, il doit y avoir plus de cent individus dans ce village quand même. En les affaiblissant, cela augmente leurs chances. »
Shynereel : « Qu’est-ce qu’on fait alors ? »
Alâa : « On va suivre les traces et voir ce qu’il en retourne. S’ils ne sont pas trop nombreux, on les attaquera. Les traces allaient vers où ? »
Echtelion, Bartab : « Vers le Nord-Est ! »
Alâa : « Je vais prévenir Riv que nous allons faire un tour et rentrer le soir et après on partira vers le nord-est, Echtelion et Bartab ouvriront le chemin. »
Au bout de cinq kilomètres dans les landes rocailleuses, ils arrivèrent dans une zone d’amas rocheux, où il était plus difficile de suivre la piste, mais grâce aux quatre chasseurs, il y en avait toujours un pour retrouver les traces.
Au bout de neuf kilomètres, ils arrivèrent devant le début d’une petite chaîne de montagnes. Les traces se dirigeaient vers la face nord des montagnes, face à la langue de terre qui va vers Bodach.
Quelle ne fut pas leur surprise en arrivant sur ce côté de la montagne, de voir qu’il y avait eu de nombreuses excavations. La roche avait été taillée et découpée de façon symétrique. C’était une carrière. Une immense carrière de marbre, qui semblait se poursuivre tout le long de la montagne.
Assez rapidement, les éclaireurs découvrirent le campement des gith qui s’étaient installés dans une partie de la carrière. Il y avait plusieurs étages de quatre mètres de haut environ chacun. Et c’était là que se trouvait leur bivouac. La hauteur ne les gênait pas, les gith sont capables de sauter jusqu’à six mètres sans difficultés.
Le seul petit souci, c’est qu’ils étaient une cinquantaine.
Il y avait en tout six plateformes, cinq assez petites où il y avait qu’environ cinq gith, et une bien plus grande et bien plus haute, où se trouvait le reste de la troupe. C’était aussi sur cette plateforme que se trouvaient le chef et le prêtre de la terre, l’un reconnaissable à des vêtements de meilleure qualité, l’autre au symbole de la terre dessiné sur sa poitrine.
Le plan d’Alâa était simple. D’abord Dommick et elle enverraient une boule de feu là où se trouvait la plus grosse troupe. Au mieux ça les tuerait tous, au pire ils seraient grièvement blessés. Puis Maulder attaquerait psioniquement le chef s’il était encore en vie, car chez les gith, ce sont ceux qui ont des pouvoirs psi qui deviennent les leaders. Pour contrer le prêtre gith, s’il était toujours en vie après les boules de feu, elle comptait utiliser un sortilège de soif inextinguible sur lui, il serait tellement occupé à chercher de l’eau que ça l’empêcherait de se battre. Les guerriers devraient faire front pendant que les gith des étages inférieurs viendraient au contact, mais au vu de la distance ils ne devraient pas arriver tous en même temps, ce qui les avantagerait. Dommick et elle continueraient à lancer des sortilèges de zone pour les ralentir. Shynereel exercerait ses talents à l’arc en support des combattants.
Le plan commença bien, les deux boules de feu firent de gros dégâts, tuant une dizaine de gith et en blessant encore autant. Bien sûr les autres cherchèrent d’où pouvait venir le danger et découvrirent les aventuriers, ils sautèrent un étage plus bas et commencèrent à s’approcher d’eux rapidement pour essayer de les submerger.
Les deux jeteurs de sort continuèrent leurs attaques, Dommick lança une seconde boule de feu sur un autre groupe pendant qu’Alâa lançait son sortilège de soif inextinguible sur le prêtre qui se précipita dans une alcôve taillée dans la paroi rocheuse. Maulder commença ses attaques mentales et Shynereel tira sur ceux qui n’étaient pas encore trop prêts. Les autres combattants, Grôm, Tobi, Gubbr’ach, Echtelion et Bartab, faisaient une ligne.
Puis les cinq premiers gith arrivèrent au contact des guerriers, les combats au corps à corps s’engagèrent.
Dommick utilisa un de ses sortilèges de projectiles magiques contre un des gith en face de lui pendant qu’Alâa utilisait un sort de vapeur colorée pour essayer d’hypnotiser un autre groupe de cinq gith, mais seuls trois en subirent les effets, les deux autres s’approchèrent du groupe des guerriers qui faisaient front.
Les combattants au corps à corps commençaient à éliminer des gith, comme l’avait prévu Alâa, avec l’aide des flèches de Shynereel. Maulder quant à lui était toujours en plein combat psychique.
Comme un autre groupe de cinq gith était en vue des aventuriers, Alâa en profita pour lancer un sortilège de nuage puant sur ce groupe. Pris par les odeurs nauséabondes, les gith ne purent que se tenir le ventre, pris de nausées irrépressibles.
Les combattants continuèrent à tuer d’autres gith, tout en ne recevant que des dégâts mineurs en retour, mais de nouveaux renfort arrivèrent.
C’est à ce moment que Dommick sortit de sa poche une de ses boules d’obsidienne, il fit des gestes avec une de ses mains tout en marmonnant des mots magiques. Puis une vapeur gris verdâtre en sortie, se séparant en six morceaux qui allèrent chacun pénétrer dans le corps d’un des gith tués précédemment. Et soudain une effrayante réalité apparut : les cadavres des gith se relevaient et obéissaient au nécromancien, ce dernier les retourna contre leurs anciens compagnons.
Associés aux vivants, les zombies, bien que lents, frappaient sans aucune retenue.
Maulder vint à bout du chef gith. Le prêtre sortit enfin du passage dans la muraille, il y avait encore sur cette plateforme un peu moins d’une dizaine de gith qui avaient été blessés par la boule de feu de Dommick. Le prêtre fouilla le chef, lui prit sa gourde d’eau et commença à la boire.
Alâa utilisa la magie cléricale une autre fois, pour conjurer un essaim d’insectes, qu’elle dirigea sur le prêtre et les gith autour de lui. Les voraces petites créatures ne firent qu’une bouchée d’eux et le dévorèrent vif.
En l’espace de quelques minutes, il ne restait plus qu’une douzaine de gith en vie, dont deux étaient entourés de zombis, cinq étaient pris de nausées, les cinq restants commençaient à contourner le nuage nauséabond pour s’approcher des aventuriers, inconscient de ce qui s’était passé autour d’eux.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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- Betanaelle
- Dracoliche
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- Inscription : Lun 18 Oct 2021 22:29
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- Version de D&D préférée : AD&D2
- Univers de D&D préféré : Dark Sun
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- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 11 - Chapitre 11- Les giths (fin) – En route pour Bodach (10/01/2026) (2 jours)
Chapitre 11- Les giths (fin) – En route pour Bodach (10/01/2026) (2 jours)
Les aventuriers s’approchèrent des douze giths restants, cinq giths avaient contourné le nuage puant d’Alâa et étaient maintenant au contact du groupe.
Le combat s’engagea entre eux, les deux mages utilisèrent leurs projectiles magiques en premier, puis ce fut au tour des combattants de faire usage de leurs armes, soutenus par Shynereel avec son arc. Très rapidement, trois giths furent tués par les aventuriers et un par les zombies de Dommick, mais aucun des gith ne réussit à les toucher. Dommick fit s’approcher le reste de ses zombies, car ils étaient très lents. Le nuage disparut à ce moment-là et les cinq giths s’approchèrent à leur tour des aventuriers.
Le combat se poursuivit presque de façon identique, mais Dommick n’utilisa pas ses sortilèges, il préféra uniquement contrôler ses zombies. Alâa utilisa encore une fois la magie, et elle lança encore plusieurs projectiles magiques, pendant que les combattants firent pleuvoir les coups, aidés par les giths transformés en zombies, qui frappaient de leurs poings grâce à la magie surnaturelle du Gris qu’avait utilisée le nécromancien.
Le sort des giths était déjà scellé, quatre autres moururent sans que les aventuriers ne soient blessés et le combat se poursuivit. Alâa arrêta d’utiliser la magie, Shynereel n’avait plus de flèche, elles s’arrêtèrent et rejoignirent Maulder et Dommick dans la contemplation de la fin du combat. Deux autres moururent très rapidement, puis les deux restants sous les coups des zombies.
Dommick : « Vous m’avez bien servi, fidèles créatures, je vous rends au Gris. »
Les zombies s’écroulèrent au sol, ils étaient redevenus de simples cadavres.
Alâa : « C’est très bien, qu’ils reposent en paix par Ral et Guthay. »
Bartab avait commencé à fouiller les corps, Alâa avait vu une entrée au niveau le plus haut des roches taillées, aussi elle s’approcha avec Shynereel et réussirent à grimper la première marche, puis utilisèrent la corde de Gubbr’ach pour hisser les autres. Le demi-géant quant à lui grimpa tout seul.
En haut ils trouvèrent en effet l’entrée d’une petite pièce de deux mètres sur trois. À l’intérieur il y avait des outres vides, ainsi qu’une petite gourde et un sac de cuir. La gourde contenait une huile difficilement reconnaissable, si ce n’est qu’elle avait une odeur musquée très forte, le sac quant à lui contenait des pièces d’argent et trois gemmes.
Le chef gith avait quant à lui, en plus de ses pièces d’argent, une baguette en bois travaillée de très belle facture.
Alâa : « Je suis sûr que c’est magique, mais faudra attendre ce soir que je puisse le savoir, j’ai besoin de réviser des sortilèges de détection. »
Bartab et Tobi avaient regroupé toutes les pièces d’argent, il y en avait trois cents en tout, un joli pactole.
Ils ne savaient pas trop à quoi pouvait servir l’huile, mais la réponse vint de Bartab, qui était le seul à avoir des compétences en premiers secours et leur expliqua que l'huile étouffait les puces et autres bestioles qui pouvaient infester la peau, qu’il suffisait d'en recouvrir la zone malade.
Alâa : « Je vais soigner les blessés avant que l’on reparte, on expliquera tout ça à Riv. »
Le trajet retour ne leur prit pas beaucoup plus de temps qu’à l’aller, en deux heures de marche ils étaient revenus au village de Samarah. Ils trouvèrent Riv et lui firent un rapport de ce qu’ils avaient trouvé, les giths et la gourde d’huile. Cette dernière pouvant servir à soigner les enfants atteints des puces du désert.
Il les remercia chaleureusement, puis alla chercher tous les malades, que Bartab oignit chacun avec un peu d’huile.
Ils demandèrent aussi à acheter des provisions pour dix jours de nourriture chacun. Ils avaient de la viande de Gorak séchée et des noix athasiennes pour dix jours au prix de cinq pièces d’argent pour les humanoïdes et du double pour le demi-géant.
Le tonneau de cinquante litres de Gubbr’ach fut rempli au puits, et pour la suite du voyage, Alâa utiliserait ses capacités cléricales pour créer de l’eau.
Le soir, après quelques heures de tranquillité, Alâa utilisa ses sortilèges de divination pour savoir ce qu’était la baguette. Elle apprit que c’était une baguette de conjuration, elle était capable de conjurer des monstres, en fonction des compétences du magicien qui l’utilisait. Elle la donna à Dommick, car elle n’avait pas envie d’être encombrée par cet objet, car elle devait déjà jongler entre ses compétences de mage et de prêtresse.
Après une nuit de repos, le lendemain matin ils quittèrent le village de Samarah pour se diriger vers Bodach, à deux jours de marche.
Le premier quart du voyage prenait le même chemin que la veille, vers les carrières où ils avaient trouvé les giths. Puis il fallait bifurquer vers l’ouest, dans une zone de savanes où se mélangeaient des zones de dunes. La seconde moitié de la journée se passa sans encombre et la soirée aussi.
Le lendemain, ils continuèrent toujours dans le même type de terrain, des zones de savanes entrecoupées de dunes. Puis vers le milieu de la journée ils aperçurent de la poussière qui s’approchait de leur position.
En fait c’était une créature qui roulait sur elle-même pour se déplacer et qui s’approchait en zigzagant vers eux. Ses déplacements étaient somme toute imprévisibles : par moments il partait en arrière, autres moments il revenait vers eux. Il s’approcha suffisamment pour être vu par le groupe.
Tobi et Gubbr’ach semblaient connaître cet animal. C’était un Fordorran, une étrange créature totalement imprévisible, qui vivait principalement à proximité des bancs de pulvre. Elle était cuirassée, d’environ deux mètres quarante de long, faite de plaques rigides qui recouvraient entièrement son dos jusqu’à sa queue. Il y avait trois cornes effilées sur l’arrière de la carapace qui lui servait de tête et des longues griffes de terrassiers à ses quatre pattes.
Après avoir fait le tour du groupe, il s’approcha soudainement de Dommick, se déroula pour s’avancer vers lui et attrapa son sac avec ses griffes et fourra son museau dedans pour manger une des gemmes qui s’y trouvait. Il puait, une odeur particulièrement infecte se dégageait de lui, ce qui fit instantanément reculer tout le monde. Mais le nécromancien ne semblait pas en avoir conscience. Il explosa de colère devant l’affront qui lui était fait, et utilisa sa magie : il lança un projectile magique sur l’animal.
Ce dernier s’enroula alors sur lui-même et commença à s’enfuir, mais le nécromancien lui lança alors une boule de feu qui tua l’animal.
Dommick : « Rends-moi ma gemme ! »
Il prit sa dague et commença à entailler le ventre de l’animal, il n’y avait pas de carapace à ce niveau, juste des poils. Cherchant l’estomac, il plongea ses mains, faisant fi de l’odeur répugnante. Shynereel s’étant souvenu que son peuple savait comment prélever cette glande, elle aida Dommick dans son entreprise.
Malheureusement, Dommick ne trouva pas la gemme et dut repartir dépité.
En fin d’après-midi, ils aperçurent enfin leur destination, la ville en ruine de Bodach, celle qui fut l’un des joyaux de l’ère verte, l’une des plus grandes cités de son temps et qui n’était maintenant qu’un immense champ de ruines.
Connaissant par Alâa la malédiction qui avait frappé la ville lors de sa destruction, ils décidèrent de faire leur bivouac à une distance de plus d’un kilomètre de la cité, pour être sûrs que la nuit venue, aucun des morts-vivants qui s’y trouvaient ne serait attiré par la chair des vivants.
Les aventuriers s’approchèrent des douze giths restants, cinq giths avaient contourné le nuage puant d’Alâa et étaient maintenant au contact du groupe.
Le combat s’engagea entre eux, les deux mages utilisèrent leurs projectiles magiques en premier, puis ce fut au tour des combattants de faire usage de leurs armes, soutenus par Shynereel avec son arc. Très rapidement, trois giths furent tués par les aventuriers et un par les zombies de Dommick, mais aucun des gith ne réussit à les toucher. Dommick fit s’approcher le reste de ses zombies, car ils étaient très lents. Le nuage disparut à ce moment-là et les cinq giths s’approchèrent à leur tour des aventuriers.
Le combat se poursuivit presque de façon identique, mais Dommick n’utilisa pas ses sortilèges, il préféra uniquement contrôler ses zombies. Alâa utilisa encore une fois la magie, et elle lança encore plusieurs projectiles magiques, pendant que les combattants firent pleuvoir les coups, aidés par les giths transformés en zombies, qui frappaient de leurs poings grâce à la magie surnaturelle du Gris qu’avait utilisée le nécromancien.
Le sort des giths était déjà scellé, quatre autres moururent sans que les aventuriers ne soient blessés et le combat se poursuivit. Alâa arrêta d’utiliser la magie, Shynereel n’avait plus de flèche, elles s’arrêtèrent et rejoignirent Maulder et Dommick dans la contemplation de la fin du combat. Deux autres moururent très rapidement, puis les deux restants sous les coups des zombies.
Dommick : « Vous m’avez bien servi, fidèles créatures, je vous rends au Gris. »
Les zombies s’écroulèrent au sol, ils étaient redevenus de simples cadavres.
Alâa : « C’est très bien, qu’ils reposent en paix par Ral et Guthay. »
Bartab avait commencé à fouiller les corps, Alâa avait vu une entrée au niveau le plus haut des roches taillées, aussi elle s’approcha avec Shynereel et réussirent à grimper la première marche, puis utilisèrent la corde de Gubbr’ach pour hisser les autres. Le demi-géant quant à lui grimpa tout seul.
En haut ils trouvèrent en effet l’entrée d’une petite pièce de deux mètres sur trois. À l’intérieur il y avait des outres vides, ainsi qu’une petite gourde et un sac de cuir. La gourde contenait une huile difficilement reconnaissable, si ce n’est qu’elle avait une odeur musquée très forte, le sac quant à lui contenait des pièces d’argent et trois gemmes.
Le chef gith avait quant à lui, en plus de ses pièces d’argent, une baguette en bois travaillée de très belle facture.
Alâa : « Je suis sûr que c’est magique, mais faudra attendre ce soir que je puisse le savoir, j’ai besoin de réviser des sortilèges de détection. »
Bartab et Tobi avaient regroupé toutes les pièces d’argent, il y en avait trois cents en tout, un joli pactole.
Ils ne savaient pas trop à quoi pouvait servir l’huile, mais la réponse vint de Bartab, qui était le seul à avoir des compétences en premiers secours et leur expliqua que l'huile étouffait les puces et autres bestioles qui pouvaient infester la peau, qu’il suffisait d'en recouvrir la zone malade.
Alâa : « Je vais soigner les blessés avant que l’on reparte, on expliquera tout ça à Riv. »
Le trajet retour ne leur prit pas beaucoup plus de temps qu’à l’aller, en deux heures de marche ils étaient revenus au village de Samarah. Ils trouvèrent Riv et lui firent un rapport de ce qu’ils avaient trouvé, les giths et la gourde d’huile. Cette dernière pouvant servir à soigner les enfants atteints des puces du désert.
Il les remercia chaleureusement, puis alla chercher tous les malades, que Bartab oignit chacun avec un peu d’huile.
Ils demandèrent aussi à acheter des provisions pour dix jours de nourriture chacun. Ils avaient de la viande de Gorak séchée et des noix athasiennes pour dix jours au prix de cinq pièces d’argent pour les humanoïdes et du double pour le demi-géant.
Le tonneau de cinquante litres de Gubbr’ach fut rempli au puits, et pour la suite du voyage, Alâa utiliserait ses capacités cléricales pour créer de l’eau.
Le soir, après quelques heures de tranquillité, Alâa utilisa ses sortilèges de divination pour savoir ce qu’était la baguette. Elle apprit que c’était une baguette de conjuration, elle était capable de conjurer des monstres, en fonction des compétences du magicien qui l’utilisait. Elle la donna à Dommick, car elle n’avait pas envie d’être encombrée par cet objet, car elle devait déjà jongler entre ses compétences de mage et de prêtresse.
Après une nuit de repos, le lendemain matin ils quittèrent le village de Samarah pour se diriger vers Bodach, à deux jours de marche.
Le premier quart du voyage prenait le même chemin que la veille, vers les carrières où ils avaient trouvé les giths. Puis il fallait bifurquer vers l’ouest, dans une zone de savanes où se mélangeaient des zones de dunes. La seconde moitié de la journée se passa sans encombre et la soirée aussi.
Le lendemain, ils continuèrent toujours dans le même type de terrain, des zones de savanes entrecoupées de dunes. Puis vers le milieu de la journée ils aperçurent de la poussière qui s’approchait de leur position.
En fait c’était une créature qui roulait sur elle-même pour se déplacer et qui s’approchait en zigzagant vers eux. Ses déplacements étaient somme toute imprévisibles : par moments il partait en arrière, autres moments il revenait vers eux. Il s’approcha suffisamment pour être vu par le groupe.
Tobi et Gubbr’ach semblaient connaître cet animal. C’était un Fordorran, une étrange créature totalement imprévisible, qui vivait principalement à proximité des bancs de pulvre. Elle était cuirassée, d’environ deux mètres quarante de long, faite de plaques rigides qui recouvraient entièrement son dos jusqu’à sa queue. Il y avait trois cornes effilées sur l’arrière de la carapace qui lui servait de tête et des longues griffes de terrassiers à ses quatre pattes.
Après avoir fait le tour du groupe, il s’approcha soudainement de Dommick, se déroula pour s’avancer vers lui et attrapa son sac avec ses griffes et fourra son museau dedans pour manger une des gemmes qui s’y trouvait. Il puait, une odeur particulièrement infecte se dégageait de lui, ce qui fit instantanément reculer tout le monde. Mais le nécromancien ne semblait pas en avoir conscience. Il explosa de colère devant l’affront qui lui était fait, et utilisa sa magie : il lança un projectile magique sur l’animal.
Ce dernier s’enroula alors sur lui-même et commença à s’enfuir, mais le nécromancien lui lança alors une boule de feu qui tua l’animal.
Dommick : « Rends-moi ma gemme ! »
Il prit sa dague et commença à entailler le ventre de l’animal, il n’y avait pas de carapace à ce niveau, juste des poils. Cherchant l’estomac, il plongea ses mains, faisant fi de l’odeur répugnante. Shynereel s’étant souvenu que son peuple savait comment prélever cette glande, elle aida Dommick dans son entreprise.
Malheureusement, Dommick ne trouva pas la gemme et dut repartir dépité.
En fin d’après-midi, ils aperçurent enfin leur destination, la ville en ruine de Bodach, celle qui fut l’un des joyaux de l’ère verte, l’une des plus grandes cités de son temps et qui n’était maintenant qu’un immense champ de ruines.
Connaissant par Alâa la malédiction qui avait frappé la ville lors de sa destruction, ils décidèrent de faire leur bivouac à une distance de plus d’un kilomètre de la cité, pour être sûrs que la nuit venue, aucun des morts-vivants qui s’y trouvaient ne serait attiré par la chair des vivants.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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Livre 12 – Chapitre 1 – La fontaine centrale – Le duel – Le palais de la loi – Terrance Veneteer 1er gardien de la loi
Livre 12 – Bodach
Chapitre 1 – La fontaine centrale – Le duel – Le palais de la loi – Terrance Veneteer 1er gardien de la loi(1jour) (24/01/2026)
Tout le monde était en train de dormir, tous sauf Alâa bien sûr, qui priait aux deux lunes tout en surveillant les alentours.
Elle avait rempli le tonneau grâce à ses sortilèges de création d’eau et restait aux aguets.
Soudain Dommick commença à faire des bruits dans son sommeil, des gémissements, puis des cris, puis il hurla.
Dommick : « Des rats ! Des rats ! Des milliers de rats qui me dévorent ! »
Ses cris réveillèrent les dormeurs et firent sursauter Alâa.
Tobi : « Moi aussi j’aimerais dévorer des rats, mais ce n’est pas le moment. On dort, nous !»
Dommick : « Mais c’est moi qui suis mordu. »
Gubbr’ach : « Qu’y est-ce qui me pince dans mon sommeil ? Il va s’en prendre une s’il n’arrête pas. »
Shynereel : « Je n’aime pas ça, les rats ! Sauf rôtis. Aie !»
Grôm : « Mais on me mord les pieds ! »
Même les yuan-ti furent réveillés de leur sommeil léthargique et commencèrent à sauter sur place pour éviter une horde de squelettes minuscules qui avait envahi leur campement. Des squelettes de rats.
Alâa : « Que la lumière de Ral et Guthay vous chasse à jamais ! »
dit-elle d’une voix forte tout en brandissant sa dague magique qui illuminait la scène.
Les minuscules créatures s’enfuirent immédiatement devant la force spirituelle de la jeune prêtresse.
Alâa : « Ils ne reviendront pas cette nuit, ceux-là. Je vais être plus attentive pour le reste de la nuit. »
Ils se recouchèrent et le reste de la nuit se passa sans encombre. Puis au matin, après avoir mangé et bu, ils se dirigèrent vers la ville de Bodach.
Les anciennes murailles de la ville devaient être très impressionnantes, on pouvait encore voir par endroits un énorme fossé qui se trouvait devant le mur, il était envahi de sable et possiblement de poudre du côté où on trouvait les trous de poudre À l’origine, la ville avait une zone maritime, mais elle avait été remplacée par de la poudre au cours du temps.
La muraille proprement dite était faite de deux murs construits avec d’énormes morceaux de pierre taillée en rectangle, entre lesquels l’espace avait été comblé avec des pierres ou du sable. Mais la muraille avait subi les dégâts du temps et peut-être aussi ceux de la bataille qui avait détruit la ville. Large de cinq mètres, elle avait été construite pour encaisser d’énormes coups.
La porte pour accéder à la ville avait complètement disparu, la muraille s’ouvrait en un énorme trou béant, derrière lequel on pouvait voir une avenue particulièrement large, délimitée par des colonnes partiellement debout, et des restes de bâtiments.
Seules les constructions les plus solides tenaient encore. Principalement faite en marbre blanc, des colonnes et des murs de grands bâtiments qui avaient du être majestueux. Mais les toitures avaient disparu et les habitations plus modestes n’étaient plus qu’un amas de ruine.
Les rues étaient entièrement pavées, ce qui surprit tous les aventuriers, seules les zones réservées aux rois-sorciers étaient aussi luxueuses dans les villes.
Il y avait aussi beaucoup de squelettes humains qui était visible dans les décombres, à proximité des routes. Le temps n’avait pas détruit leurs os blanchis par le feu du soleil sombre d’Athas.
Alâa expliqua que c’était certainement à cause de la malédiction qui avait transformé tous les anciens habitants en mort-vivant squelette.
La ville, bien qu’en ruine, était immense, bien plus grande que Tyr et même plus que Balic. Il était difficile de savoir parfois ce qu’avaient été dans le passé les bâtiments en ruine qu’ils croisaient, mais ils continuèrent à suivre la grande avenue, pour finalement arriver dans une grande place, au milieu de laquelle se trouvait une fontaine.
La base était carrée, avec de chaque côté des têtes de poissons qui servaient à faire s’écouler l’eau. Au centre, sur un piédestal de base carrée et d’un mètre de haut, se trouvait la statue de marbre d’une femme portant une robe légère et ayant les yeux bandés. Son bras droit était dirigé vers le ciel, et semblait tenir quelque chose, mais il avait été cassé au niveau de la main, quant au bras gauche il était dirigé vers le bas mais avait été cassé au niveau du coude. Sur les quatre côtés du piédestal, on pouvait voir graver des lettres.
Des pieds de la statue s’écoulait lentement un petit filet d’eau noirâtre qui se retrouvait dans le bassin.
Alâa : « Ça doit être la fontaine centrale de Bodach. Et il est écrit IREYA, c’était la déesse de la loi pour les anciens habitants de la cité. »
À ces mots, Dommick devient comme fou, il vida sa gourde d’eau au sol et commença à la remplir de l’eau de la fontaine devant le reste du groupe médusé.
Les aventuriers : « Il n’est pas bien lui ! Le soleil lui a tapé sur la tête ! Les rats l’ont contaminé ! »
Bartab : « J’ai une outre en peau de Faka’bir que j’ai terminé, si ça t’intéresse ? »
Dommick : « Ah oui ! Avec joie ! »
Bartab : « C’est dix pièces d’argent. »
Dommick : « Ah quand même ! Bon d’accord. »
L’échange d’argent fait, Dommick retourna remplir l’outre d’eau noirâtre.
Après qu’il eut fini et qu’ils s’apprêtaient à reprendre leur trajet dans la cité, ils entendirent des bruits de métal, de pas et des cris.
Puis à une centaine de mètres déboucha dans la grande place un groupe de plus d’une dizaine de soldats armés. Ils avançaient d’un pas cadencé, en colonne par deux, et se dirigeaient droit vers eux. Au bout de cinquante mètres, tout le monde s’aperçut qu’il y avait un problème. C’étaient certainement des soldats, mais ils étaient morts depuis bien longtemps. Leurs yeux étaient entièrement blancs et brillants, avec de nombreuses blessures visibles sur les corps, des flèches encore plantées, les armures en partie rouillées, les armes usées Et celui qui semblait être le chef, et qui tenait une imposante hallebarde dans les mains, son corps était enveloppé de flammes et la moitié semblait avoir brûlé, la peau était craquelée et noircit.
Ils s’arrêtèrent soudain quand le chef leva la main.
(Traduction faite par Dommick)
Légionnaire des ténèbres Chef : « Patrouille de la fontaine, halte ! Nous avons des intrus ici, qui feront bientôt partie de notre groupe, je vous l’assure, une fois que nous les aurons défaits. »
Dommick : « Oh là ils veulent se battre ! »
Shynereel : « Ce serait bien de leur lancer une boule de feu non ! »
Grôm : « Oui ça craint là, ils sont plus nombreux que nous et ont l’air bien équipés. »
Alâa : « Il y a quatre archers en fin de colonne, des épées et des grosses masses pour les autres et ils sont quatorze en tout. »
Dommick : « Attendez, je vais voir si on peut discuter avec eux. »
Légionnaire des ténèbres Chef : « Tu es le chef de ce groupe hétéroclite de soldats Je te défie donc en duel. Une fois vaincus, vous deviendrez tous des Légionnaires des Ténèbres vous aussi. »
Dommick : « Aie ! Il veut se battre avec moi. Qu’est-ce que je fais ? Je ne veux pas me battre contre lui. »
Gubbr’ach : « Je peux y aller à ta place. »
Dommick : « Oui je préfère ça. Alors je vous présente mon champion, qui se battra contre vous à ma place. »
Légionnaire des ténèbres Chef : « Combat accepté ! En garde. »
Dommick : « Vas-y mon Gugu, éclate-le rapidement. »
Les deux adversaires étaient chacun en possession d’armes à deux mains, ils firent tournoyer leurs armes et le combat commença.
Le mort-vivant fut plus rapide et attaqua deux fois, mais il ne toucha qu’une fois le demi-géant, ce dernier contre-attaqua mais rata totalement son attaque. Les deux combattants faisaient des moulinets avec leurs armes entre deux passes d’armes. Puis frappèrent à nouveau et ce fut encore une fois le mort-vivant qui prit l’avantage, ses deux attaques réussirent et blessèrent à nouveau le demi-géant qui répliqua à son tour et réussit à toucher une fois. Les deux combattants se tournaient autour, cherchant la faille dans la garde de l'autre, Gubbr’ach crut la trouver mais rata, c’était une feinte et le mort-vivant prit à nouveau l’avantage en le touchant deux fois.
Les aventuriers étaient tous tendus, personne n’aurait pu survivre aux coups de la créature enflammée, mais le demi-géant était le plus coriace de tous, il pouvait l’emporter en un coup, tellement sa force était grande. Quant aux autres mort-vivant, ils étaient immobiles, leurs yeux sans vie ne semblaient pas bouger dans leur face, et pourtant ils regardaient le spectacle avec une certaine jubilation, quand les coups étaient donné on pouvait voir leurs mâchoires se crisper.
Le combat se poursuivait, et ce coup-ci c’est Gubbr’ach qui fut plus rapide mais il ne réussit pas à toucher son adversaire alors que ce dernier lui administra deux coups de sa hallebarde en retour.
Le demi géant avait reçu cinq coups, les blessures étaient importantes et son sang coulait abondamment le long de ses jambes. Il semblait plus fatigué aussi, alors que le soldat lui ne l’était pas et se rua sur lui. Mais Gubbr’ach recula, évitant les attaques puis contre attaqua d’un coup parfaitement ajusté qui trancha presque en deux la vieille cote de maille et le corps à l’intérieur.
Mais c’était un mort-vivant, qui ne sentait pas les coups et qui n’était pas fatigué. Le combat s’approchait de son terme, celui qui mettrait le prochain coup gagnerait à coup sûr le duel. Sentant le danger proche, le gladiateur se jeta sur le soldat tout en faisant un énorme moulinet de son arme, impossible à parer, le coup le trancha totalement.
Gubbr’ach : « C’était un coriace, celui-là, il m’a bien amoché. »
Grôm : « C’est gagné, c’est le principal. »
Alâa : « Je vais te soigner mon ami, tu en as bien besoin. »
Pendant que la jeune prêtresse yuan-ti s’approchait de lui, les autres soldats de la patrouille s’avancèrent aussi vers le gladiateur victorieux et se mirent au garde-à-vous devant lui. Le second de la patrouille parla tout en le saluant.
Gubbr’ach : « Qu’est-ce qu'il dit ? »
Dommick : « Que la patrouille est à tes ordres. Hé ! Mais c’est moi qui devais la diriger ! »
Gubbr’ach : « Ah Ah ! Ils ont compris que je suis un chef naturel, comme Alâa. »
Tobi : « Et si on lui demandait s’il n’a pas vu l’épée d’Irikos ? »
Dommick : « Bonne idée, je fais ça de suite. »
Après avoir posé la question au second des morts-vivants de la patrouille, ce dernier lui répondit.
Légionnaire des ténèbres : « Elle a explosé pendant qu’Irikos était consumé par une colonne de feu. »
Après que Gubbr’ach fut soigné, le groupe d’aventurier chercha un autre endroit à visiter. Il y avait une petite butte dans la ville sur laquelle avait été construit un palais. Certes il était passablement en ruine, mais sa taille était encore imposante et il ne se trouvait pas trop loin de la place où ils étaient, aussi ce fut leur prochaine destination.
Suivit des mort-vivants, ils arrivèrent devant le palais. Les étages supérieurs étaient totalement en ruine, mais en faisant le tour ils découvrirent un large portail en fer fermé, avec un passage souterrain qui emmenait en dessous du palais.
Shynereel voulut crocheter la serrure mais elle fut doublée par Bartab.
Un couloir descendait sur une dizaine de mètre et débouchait sur une sorte de court intérieur, car il y avait une ouverture au plafond. Avant de rentrer dans la pièce, Dommick lança un sortilège de détection des morts-vivants et sentit qu’une de ces créatures était présente du côté gauche. Mais pas particulièrement craintif, le groupe décida de pénétrer dans la pièce.
Au centre se trouvait une immense statue d’Ireya, avec son bras droit dirigé vers le ciel et tenant une épée, le bras gauche lui tenant une balance. Il y avait dans le coin supérieur droit de la pièce une sphère d’obsidienne noire d’environ un mètre de diamètre. La pièce était propre, il n’y avait aucun gravat, alors que le palais au-dessus aurait dû en faire tomber.
À peine venait-il d’entrer qu’une créature humanoïde sortit d’un couloir sur le côté gauche de la salle. Il portait une robe d'argent pourrie et une écharpe blanche autour de la taille. Des étincelles de flammes vertes brûlaient là où les yeux d'un homme auraient dû être. Sa chair grise était tendue sur ses os et à certains endroits, elle manquait complètement. Ses dents pendaient à l'air libre, donnant à son interlocuteur un sourire permanent. Ses cheveux, d'une teinte légèrement plus foncée que sa peau, pendaient mollement sur ses épaules. La créature avançait calmement vers eux, avec une grâce princière. Il se mit à parler d’une voix profonde et caverneuse, et Dommick put comprendre et traduire ce qu’il disait.
Il s’appelait Terrance Veneteer, et il était le 1ᵉ de l’ordre des méortys, le 10ᵉ gardien de la loi. Et ils se trouvaient sous le palais du législateur, dans le Sanctuaire de Saint Reynard Bodach, le fondateur de la cité, à l’entrée des cryptes. La statue était celle de la déesse Ireya, prête à pourfendre celui qui enfreignait la loi.
Dommick : « Vous êtes un mort-vivant ? »
Terrance Veneeter : « Je suis un méorty, le premier de l’ordre des méortys, les gardiens morts-vivants du domaine de Bodach. »
Dommick : « Vous étiez d’accord pour devenir un mort-vivant ? »
Terrance Veneeter : « Les avancées en matière de psionique était telle à mon époque, que quand on m’en a parlé j’y ai vu un bon moyen de renforcer l’ordre des gardiens de la loi qui avait diminué à cause de la guerre contre Traxla, et j’ai donc créé l’ordre des méortys et j’en suis devenu le premier et leur chef. »
Dommick : « Vous n’avez pas participé à la guerre quand l’armée d’Irikos est venue pour détruire Bodach. »
Terrance Veneeter : « Non, j’avais une autre mission qui m’avait été donnée par le dernier des législateurs vivants, le Magister Dadja Relwin. Il m’a demandé de cacher ici tout le savoir de Bodach, j’ai donc récupéré tous les livres de la cité et je les ai enfermés ici, pour l’éternité. »
Dommick : « Vous ne savez donc rien sur la mort d’Irikos, le général profanateur qui a attaqué la ville.
Trrance Vaneeter : « Je sais juste que les méortys qui connaissaient la magie l’ont détruite, mais se sont détruits en même temps. Je ne connais pas la magie, cette science a été inventée bien après moi. Mais toi tu connais la magie ?
Dommick : « Oui je suis un sorcier, mais je ne détruis pas les plantes. »
Terrance Veneeter : « J’ai une proposition à vous faire, car je sais que vous n’êtes pas venu ici pour voler le savoir de Bodach, sinon je ne vous aurais pas laissé entrer aussi facilement. Des voleurs vont venir, dont un sorcier capable d’utiliser une potion de contrôle des morts-vivants. Si vous les détruisez tous, je vous donnerai à chacun un objet précieux. »
Chapitre 1 – La fontaine centrale – Le duel – Le palais de la loi – Terrance Veneteer 1er gardien de la loi(1jour) (24/01/2026)
Tout le monde était en train de dormir, tous sauf Alâa bien sûr, qui priait aux deux lunes tout en surveillant les alentours.
Elle avait rempli le tonneau grâce à ses sortilèges de création d’eau et restait aux aguets.
Soudain Dommick commença à faire des bruits dans son sommeil, des gémissements, puis des cris, puis il hurla.
Dommick : « Des rats ! Des rats ! Des milliers de rats qui me dévorent ! »
Ses cris réveillèrent les dormeurs et firent sursauter Alâa.
Tobi : « Moi aussi j’aimerais dévorer des rats, mais ce n’est pas le moment. On dort, nous !»
Dommick : « Mais c’est moi qui suis mordu. »
Gubbr’ach : « Qu’y est-ce qui me pince dans mon sommeil ? Il va s’en prendre une s’il n’arrête pas. »
Shynereel : « Je n’aime pas ça, les rats ! Sauf rôtis. Aie !»
Grôm : « Mais on me mord les pieds ! »
Même les yuan-ti furent réveillés de leur sommeil léthargique et commencèrent à sauter sur place pour éviter une horde de squelettes minuscules qui avait envahi leur campement. Des squelettes de rats.
Alâa : « Que la lumière de Ral et Guthay vous chasse à jamais ! »
dit-elle d’une voix forte tout en brandissant sa dague magique qui illuminait la scène.
Les minuscules créatures s’enfuirent immédiatement devant la force spirituelle de la jeune prêtresse.
Alâa : « Ils ne reviendront pas cette nuit, ceux-là. Je vais être plus attentive pour le reste de la nuit. »
Ils se recouchèrent et le reste de la nuit se passa sans encombre. Puis au matin, après avoir mangé et bu, ils se dirigèrent vers la ville de Bodach.
Les anciennes murailles de la ville devaient être très impressionnantes, on pouvait encore voir par endroits un énorme fossé qui se trouvait devant le mur, il était envahi de sable et possiblement de poudre du côté où on trouvait les trous de poudre À l’origine, la ville avait une zone maritime, mais elle avait été remplacée par de la poudre au cours du temps.
La muraille proprement dite était faite de deux murs construits avec d’énormes morceaux de pierre taillée en rectangle, entre lesquels l’espace avait été comblé avec des pierres ou du sable. Mais la muraille avait subi les dégâts du temps et peut-être aussi ceux de la bataille qui avait détruit la ville. Large de cinq mètres, elle avait été construite pour encaisser d’énormes coups.
La porte pour accéder à la ville avait complètement disparu, la muraille s’ouvrait en un énorme trou béant, derrière lequel on pouvait voir une avenue particulièrement large, délimitée par des colonnes partiellement debout, et des restes de bâtiments.
Seules les constructions les plus solides tenaient encore. Principalement faite en marbre blanc, des colonnes et des murs de grands bâtiments qui avaient du être majestueux. Mais les toitures avaient disparu et les habitations plus modestes n’étaient plus qu’un amas de ruine.
Les rues étaient entièrement pavées, ce qui surprit tous les aventuriers, seules les zones réservées aux rois-sorciers étaient aussi luxueuses dans les villes.
Il y avait aussi beaucoup de squelettes humains qui était visible dans les décombres, à proximité des routes. Le temps n’avait pas détruit leurs os blanchis par le feu du soleil sombre d’Athas.
Alâa expliqua que c’était certainement à cause de la malédiction qui avait transformé tous les anciens habitants en mort-vivant squelette.
La ville, bien qu’en ruine, était immense, bien plus grande que Tyr et même plus que Balic. Il était difficile de savoir parfois ce qu’avaient été dans le passé les bâtiments en ruine qu’ils croisaient, mais ils continuèrent à suivre la grande avenue, pour finalement arriver dans une grande place, au milieu de laquelle se trouvait une fontaine.
La base était carrée, avec de chaque côté des têtes de poissons qui servaient à faire s’écouler l’eau. Au centre, sur un piédestal de base carrée et d’un mètre de haut, se trouvait la statue de marbre d’une femme portant une robe légère et ayant les yeux bandés. Son bras droit était dirigé vers le ciel, et semblait tenir quelque chose, mais il avait été cassé au niveau de la main, quant au bras gauche il était dirigé vers le bas mais avait été cassé au niveau du coude. Sur les quatre côtés du piédestal, on pouvait voir graver des lettres.
Des pieds de la statue s’écoulait lentement un petit filet d’eau noirâtre qui se retrouvait dans le bassin.
Alâa : « Ça doit être la fontaine centrale de Bodach. Et il est écrit IREYA, c’était la déesse de la loi pour les anciens habitants de la cité. »
À ces mots, Dommick devient comme fou, il vida sa gourde d’eau au sol et commença à la remplir de l’eau de la fontaine devant le reste du groupe médusé.
Les aventuriers : « Il n’est pas bien lui ! Le soleil lui a tapé sur la tête ! Les rats l’ont contaminé ! »
Bartab : « J’ai une outre en peau de Faka’bir que j’ai terminé, si ça t’intéresse ? »
Dommick : « Ah oui ! Avec joie ! »
Bartab : « C’est dix pièces d’argent. »
Dommick : « Ah quand même ! Bon d’accord. »
L’échange d’argent fait, Dommick retourna remplir l’outre d’eau noirâtre.
Après qu’il eut fini et qu’ils s’apprêtaient à reprendre leur trajet dans la cité, ils entendirent des bruits de métal, de pas et des cris.
Puis à une centaine de mètres déboucha dans la grande place un groupe de plus d’une dizaine de soldats armés. Ils avançaient d’un pas cadencé, en colonne par deux, et se dirigeaient droit vers eux. Au bout de cinquante mètres, tout le monde s’aperçut qu’il y avait un problème. C’étaient certainement des soldats, mais ils étaient morts depuis bien longtemps. Leurs yeux étaient entièrement blancs et brillants, avec de nombreuses blessures visibles sur les corps, des flèches encore plantées, les armures en partie rouillées, les armes usées Et celui qui semblait être le chef, et qui tenait une imposante hallebarde dans les mains, son corps était enveloppé de flammes et la moitié semblait avoir brûlé, la peau était craquelée et noircit.
Ils s’arrêtèrent soudain quand le chef leva la main.
(Traduction faite par Dommick)
Légionnaire des ténèbres Chef : « Patrouille de la fontaine, halte ! Nous avons des intrus ici, qui feront bientôt partie de notre groupe, je vous l’assure, une fois que nous les aurons défaits. »
Dommick : « Oh là ils veulent se battre ! »
Shynereel : « Ce serait bien de leur lancer une boule de feu non ! »
Grôm : « Oui ça craint là, ils sont plus nombreux que nous et ont l’air bien équipés. »
Alâa : « Il y a quatre archers en fin de colonne, des épées et des grosses masses pour les autres et ils sont quatorze en tout. »
Dommick : « Attendez, je vais voir si on peut discuter avec eux. »
Légionnaire des ténèbres Chef : « Tu es le chef de ce groupe hétéroclite de soldats Je te défie donc en duel. Une fois vaincus, vous deviendrez tous des Légionnaires des Ténèbres vous aussi. »
Dommick : « Aie ! Il veut se battre avec moi. Qu’est-ce que je fais ? Je ne veux pas me battre contre lui. »
Gubbr’ach : « Je peux y aller à ta place. »
Dommick : « Oui je préfère ça. Alors je vous présente mon champion, qui se battra contre vous à ma place. »
Légionnaire des ténèbres Chef : « Combat accepté ! En garde. »
Dommick : « Vas-y mon Gugu, éclate-le rapidement. »
Les deux adversaires étaient chacun en possession d’armes à deux mains, ils firent tournoyer leurs armes et le combat commença.
Le mort-vivant fut plus rapide et attaqua deux fois, mais il ne toucha qu’une fois le demi-géant, ce dernier contre-attaqua mais rata totalement son attaque. Les deux combattants faisaient des moulinets avec leurs armes entre deux passes d’armes. Puis frappèrent à nouveau et ce fut encore une fois le mort-vivant qui prit l’avantage, ses deux attaques réussirent et blessèrent à nouveau le demi-géant qui répliqua à son tour et réussit à toucher une fois. Les deux combattants se tournaient autour, cherchant la faille dans la garde de l'autre, Gubbr’ach crut la trouver mais rata, c’était une feinte et le mort-vivant prit à nouveau l’avantage en le touchant deux fois.
Les aventuriers étaient tous tendus, personne n’aurait pu survivre aux coups de la créature enflammée, mais le demi-géant était le plus coriace de tous, il pouvait l’emporter en un coup, tellement sa force était grande. Quant aux autres mort-vivant, ils étaient immobiles, leurs yeux sans vie ne semblaient pas bouger dans leur face, et pourtant ils regardaient le spectacle avec une certaine jubilation, quand les coups étaient donné on pouvait voir leurs mâchoires se crisper.
Le combat se poursuivait, et ce coup-ci c’est Gubbr’ach qui fut plus rapide mais il ne réussit pas à toucher son adversaire alors que ce dernier lui administra deux coups de sa hallebarde en retour.
Le demi géant avait reçu cinq coups, les blessures étaient importantes et son sang coulait abondamment le long de ses jambes. Il semblait plus fatigué aussi, alors que le soldat lui ne l’était pas et se rua sur lui. Mais Gubbr’ach recula, évitant les attaques puis contre attaqua d’un coup parfaitement ajusté qui trancha presque en deux la vieille cote de maille et le corps à l’intérieur.
Mais c’était un mort-vivant, qui ne sentait pas les coups et qui n’était pas fatigué. Le combat s’approchait de son terme, celui qui mettrait le prochain coup gagnerait à coup sûr le duel. Sentant le danger proche, le gladiateur se jeta sur le soldat tout en faisant un énorme moulinet de son arme, impossible à parer, le coup le trancha totalement.
Gubbr’ach : « C’était un coriace, celui-là, il m’a bien amoché. »
Grôm : « C’est gagné, c’est le principal. »
Alâa : « Je vais te soigner mon ami, tu en as bien besoin. »
Pendant que la jeune prêtresse yuan-ti s’approchait de lui, les autres soldats de la patrouille s’avancèrent aussi vers le gladiateur victorieux et se mirent au garde-à-vous devant lui. Le second de la patrouille parla tout en le saluant.
Gubbr’ach : « Qu’est-ce qu'il dit ? »
Dommick : « Que la patrouille est à tes ordres. Hé ! Mais c’est moi qui devais la diriger ! »
Gubbr’ach : « Ah Ah ! Ils ont compris que je suis un chef naturel, comme Alâa. »
Tobi : « Et si on lui demandait s’il n’a pas vu l’épée d’Irikos ? »
Dommick : « Bonne idée, je fais ça de suite. »
Après avoir posé la question au second des morts-vivants de la patrouille, ce dernier lui répondit.
Légionnaire des ténèbres : « Elle a explosé pendant qu’Irikos était consumé par une colonne de feu. »
Après que Gubbr’ach fut soigné, le groupe d’aventurier chercha un autre endroit à visiter. Il y avait une petite butte dans la ville sur laquelle avait été construit un palais. Certes il était passablement en ruine, mais sa taille était encore imposante et il ne se trouvait pas trop loin de la place où ils étaient, aussi ce fut leur prochaine destination.
Suivit des mort-vivants, ils arrivèrent devant le palais. Les étages supérieurs étaient totalement en ruine, mais en faisant le tour ils découvrirent un large portail en fer fermé, avec un passage souterrain qui emmenait en dessous du palais.
Shynereel voulut crocheter la serrure mais elle fut doublée par Bartab.
Un couloir descendait sur une dizaine de mètre et débouchait sur une sorte de court intérieur, car il y avait une ouverture au plafond. Avant de rentrer dans la pièce, Dommick lança un sortilège de détection des morts-vivants et sentit qu’une de ces créatures était présente du côté gauche. Mais pas particulièrement craintif, le groupe décida de pénétrer dans la pièce.
Au centre se trouvait une immense statue d’Ireya, avec son bras droit dirigé vers le ciel et tenant une épée, le bras gauche lui tenant une balance. Il y avait dans le coin supérieur droit de la pièce une sphère d’obsidienne noire d’environ un mètre de diamètre. La pièce était propre, il n’y avait aucun gravat, alors que le palais au-dessus aurait dû en faire tomber.
À peine venait-il d’entrer qu’une créature humanoïde sortit d’un couloir sur le côté gauche de la salle. Il portait une robe d'argent pourrie et une écharpe blanche autour de la taille. Des étincelles de flammes vertes brûlaient là où les yeux d'un homme auraient dû être. Sa chair grise était tendue sur ses os et à certains endroits, elle manquait complètement. Ses dents pendaient à l'air libre, donnant à son interlocuteur un sourire permanent. Ses cheveux, d'une teinte légèrement plus foncée que sa peau, pendaient mollement sur ses épaules. La créature avançait calmement vers eux, avec une grâce princière. Il se mit à parler d’une voix profonde et caverneuse, et Dommick put comprendre et traduire ce qu’il disait.
Il s’appelait Terrance Veneteer, et il était le 1ᵉ de l’ordre des méortys, le 10ᵉ gardien de la loi. Et ils se trouvaient sous le palais du législateur, dans le Sanctuaire de Saint Reynard Bodach, le fondateur de la cité, à l’entrée des cryptes. La statue était celle de la déesse Ireya, prête à pourfendre celui qui enfreignait la loi.
Dommick : « Vous êtes un mort-vivant ? »
Terrance Veneeter : « Je suis un méorty, le premier de l’ordre des méortys, les gardiens morts-vivants du domaine de Bodach. »
Dommick : « Vous étiez d’accord pour devenir un mort-vivant ? »
Terrance Veneeter : « Les avancées en matière de psionique était telle à mon époque, que quand on m’en a parlé j’y ai vu un bon moyen de renforcer l’ordre des gardiens de la loi qui avait diminué à cause de la guerre contre Traxla, et j’ai donc créé l’ordre des méortys et j’en suis devenu le premier et leur chef. »
Dommick : « Vous n’avez pas participé à la guerre quand l’armée d’Irikos est venue pour détruire Bodach. »
Terrance Veneeter : « Non, j’avais une autre mission qui m’avait été donnée par le dernier des législateurs vivants, le Magister Dadja Relwin. Il m’a demandé de cacher ici tout le savoir de Bodach, j’ai donc récupéré tous les livres de la cité et je les ai enfermés ici, pour l’éternité. »
Dommick : « Vous ne savez donc rien sur la mort d’Irikos, le général profanateur qui a attaqué la ville.
Trrance Vaneeter : « Je sais juste que les méortys qui connaissaient la magie l’ont détruite, mais se sont détruits en même temps. Je ne connais pas la magie, cette science a été inventée bien après moi. Mais toi tu connais la magie ?
Dommick : « Oui je suis un sorcier, mais je ne détruis pas les plantes. »
Terrance Veneeter : « J’ai une proposition à vous faire, car je sais que vous n’êtes pas venu ici pour voler le savoir de Bodach, sinon je ne vous aurais pas laissé entrer aussi facilement. Des voleurs vont venir, dont un sorcier capable d’utiliser une potion de contrôle des morts-vivants. Si vous les détruisez tous, je vous donnerai à chacun un objet précieux. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
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- Betanaelle
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- Race : Thri-kreen
- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 12 - Chapitre 2 – Les pillards (07/02/2026) (1 jour)
Chapitre 2 – Les pillards (07/02/2026) (1 jour)
Après avoir fini de parler avec le méorty, ils décident de sortir de la crypte et de faire un tour dans les ruines du palais au-dessus. Se demandant où les pillards vont arriver.
Le palais était très grand, mais une grande partie des dépendances et des bâtiments adjacents ont été presque entièrement détruits, il ne reste que des murs de quelques dizaines de centimètres de hauteur.
Une grande et large allée jouxte les murs plus épais de la bâtisse principale, celle qui est encore debout, des autres bâtiments.
Alâa : « Ils vont venir grâce à l’utilisation de psionique, un psychotranslateur sera capable d’ouvrir un trou de ver pour les faire arriver, et pourra en ouvrir un pour s’en aller. Je ne vois pas un sorcier utiliser la magie pour faire de la téléportation, ça lui coûterait beaucoup trop d’énergie car ce sont des sortilèges de très haut niveau. »
Dommick, Maulder et Echtelion acquiescèrent d’un signe de tête.
Maulder : « S’il est déjà venu, ou s’il a pu lire l’esprit d’une personne qui est déjà venue, il pourra le faire ici. Il y a de la place dans l’allée, ça me paraît être le bon endroit. »
Tous étaient d’accord pour se positionner dans la partie du palais qui était encore debout, il y avait des fenêtres au premier étage, desquelles on pouvait observer ce qu’il se passerait en bas dans l’allée. Ils firent le tour pour entrer à l’intérieur.
Le second étage du palais avait disparu, il ne restait que des murs pour montrer que dans le passé il avait été plus grand. Il y avait une grande pièce d’une trentaine de mètres de long dont les fenêtres donnaient sur l’allée. Elle avait encore un toit, ce qui les abritait du soleil. Il avait été prévu que Shynereel et les archers mort-vivants, avec Dommick et Alâa, prendraient pour cible le sorcier et ses sbires, avec des flèches mais aussi des boules de feu. Maulder s’occuperait du psioniste, ce serait le dernier à arriver, facile à repérer. Bartab attendrait son heure. Dès qu’il le pourrait, il devait aller s’en prendre au sorcier si ce dernier n’avait pas été tué.
Le reste des combattants serait divisé en deux, les épéistes seraient au nord avec Gubbr’ach et Echtelion, au sud Tobi et Grom seraient avec tous les autres mort-vivants. Dès que les boules de feu exploseraient, ils sortiraient pour les prendre en tenaille.
Le temps d’attente ne fut pas trop long, en milieu d’après-midi un cercle miroitant de trois mètres apparut au milieu de l’allée. En sortirent en premier deux demi-géants, suivis de dix humains, ils prirent position pour moitié au nord et au sud de l’allée.
C’étaient tous des combattants, les deux demi-géants avaient des trikals en main, une hache d’avant-bras sur le poignet droit et une énorme dague en obsidienne à la ceinture et ils portaient une armure de cuir marron, vraisemblablement de carru. Les hommes portaient eux aussi des armures, mais c’était celle d’écaille d’erdlu, ils tenaient chacun une lance à double lame et avaient à la ceinture une dague en obsidienne et un carrikal en os dans le dos.
Ils furent suivis par un homme habillé de noir, qui tenait un long bâton de deux mètres en bois noir, avec une pierre d’obsidienne au bout et une dague dans un fourreau à la ceinture. Il avait aussi un sac de cuir en bandoulière.
Juste après lui arriva un homme plus corpulent, il portait une armure de cuir d’Inix et un bouclier de plaque d’Inix, une épée courte à la ceinture et une masse à ailettes d’acier brillant dans la main droite, il tenait fermement une jeune femme par le bras. Mais surtout il portait les attributs des archontes d’Andropinis, le roi sorcier de Balic,
Et quelques secondes après il fut rejoint par un mûl sans armure, qui avait à la ceinture une épée courte et une dague. Dès son arrivée, le cercle disparut.
La jeune femme était plus grande que l’archonte, ses traits étaient fins et ses oreilles légèrement pointues indiquaient une ascendance elfe. Elle portait des vêtements amples mais partiellement déchirés, et était attachée par une corde en cheveux de géant au niveau des poignets. Elle avait aussi de nombreuses ecchymoses sur le visage.
Dommick : « C’est lui le mage, celui avec les vêtements noirs d’un si bon goût et un bâton, pas de boule de feu sur lui Alâa, je veux récupérer son livre de sorts. »
Shynereel : « On va s’en occuper avec les archers pas frais ! »
Alâa : « Et pas de boule de feu sur la jeune femme, elle est prisonnière, on la libère et après on verra. »
Dommick : « Oui, la liberté ça n’a pas de prix. »
Maulder : « Je m’occupe du psioniste, mais j’aurai besoin d’aide. »
Les deux mages commencèrent leur incantation et la magie fit son œuvre, la boule de feu d’Alâa frappa les gardes mais évita le sorcier, celle de Dommick prit l’autre groupe de garde, puis les projectiles des archers morts-vivants s’abattirent sur l’homme en noir. Hélas, la moitié ne le toucha même pas et les autres rebondirent sur lui. Shynereel s’était concentré sur l’archonte qui reçut une flèche.
Dès que le bruit des explosions vint aux oreilles des autres aventuriers, ils sortirent de leur cachette et s’approchèrent de l’allée pour les prendre en tenailles comme il avait été prévu.
Le groupe de combattants ennemis était quand même organisé, sous les ordres de l’archonte, ils se replièrent pour aller vers le sud, du côté de Tobi et Grôm, mais Gubbr’ach et Echtelion, avec leur groupe d’épéistes morts-vivants, chargèrent les gardes de leur côté, l’attaque fut violente, Gubbr’ach attaqua le demi-géant, les autres les gardes. Gubbr’ach le rata, emporté par son élan, ce qui laissa l’opportunité à son opposant de le contrer en lui assénant un puissant coup de Trikal.
De l’autre côté, il était encore assez loin des ennemis, mais ils vinrent à leur rencontre.
Shynereel : « Mais qu’est-ce qu’il se passe, ça ne lui a rien fait ! »
Le sorcier avait vu d’où les flèches étaient parties, il avait sorti de son sac un petit cylindre brillant et était en train de faire des passes magiques, on voyait ses lèvres bouger.
Alâa : « Je m’en occupe. »
Dommick changea de cible, trop compliqué d’attaquer alors que Gubbr’ach et son groupe étaient au contact, mais l’autre groupe de gardes, lui, s’était éloigné. Il lança alors une autre boule de feu sur ces derniers. »
Alâa était en train d’invoquer un sortilège, mais ne fut pas aussi rapide que le sorcier, qui envoya cinq petites boules de feu, comme des météores, sur les cinq archers. Heureusement pour eux, le fait d’être en partie abrités dans le bâtiment derrière les ouvertures dans les murs fit que les explosions qui s’ensuivirent ne furent pas très importantes. En tout cas, seule Shynereel se plaignit d’avoir été brûlée.
Finalement Alâa termina son incantation, elle respira très fort puis souffla en direction du sorcier. Toute la pestilence qui se trouvait dans la ville de Bodach se trouva concentrée sur l’homme en noir par la magie élémentaire de l’air. Ce dernier se mit à suffoquer et à tousser, ses yeux coulaient, pendant plusieurs minutes il ne pourrait pas lancer de sortilège.
L’archonte avait lâché le bras de demi-elfe, mais le mul l’avait récupéré aussitôt. Il l’avait attrapée et la tirait tout en s’éloignant de la zone à travers les ruines des anciens bâtiments.
Pendant ce temps le prêtre d’Andropinis avait passé sa masse dans sa ceinture et avait posé sa main sur sa poitrine.
Alâa : « L’archonte prépare un sortilège, Shynereel, il est à toi celui-là. »
L’elfe montra la cible aux déchus et les flèches partirent et tuèrent l’archonte, pendant qu’elle tirait sur le mûl, pour soulager Maulder et lui faire lâcher sa prisonnière, et ses deux flèches réussirent à le toucher.
Bartab avait attendu de voir ce qu’il se passait en bas, puis se décida.
Bartab : « Je m’occupe du sorcier, il est incapable de me voir et de m’entendre maintenant, ça va être du pain au miel de kank. »
Il enjamba une fenêtre et descendit le long du mur, prit son épée d’obsidienne en main et s’approcha du sorcier, et frappa, dans le dos en visant le cœur, mais l’épée s’arrêta tout net, comme si elle tapait sur une statue de pierre.
Le groupe de Gubbr’ach continua ses attaques, les gardes étaient totalement dépassés par la vision des créatures mort-vivantes, ils essayèrent bien de se défendre, mais les légionnaires des ténnèbres n’en avaient strictement rien à faire, ce qu’ils voulaient, c’était tuer et ils savaient très bien le faire, trois des leurs tombèrent sous leurs coups et ceux d’Echtélion. Gubbr’ach lui attaqua deux fois son homologue et le tua tout net sans que ce dernier ne puisse faire quoi que ce soit.
Le groupe de Tobi et Grôm arriva au contact et engagea le combat immédiatement. Des coups furent échangés de part et d’autre sans qu’il y ait encore un avantage pour une des deux parties.
Alâa et Dommick continuèrent leur combat par deux sortilèges, et ce furent des projectiles magiques qui fusèrent de leurs mains expertes, l’un visa le sorcier, l’autre le psioniste.
Bartab totalement dépité ne comprenait pas pourquoi il n’arrivait pas à enfoncer son épée dans le corps du sorcier, il réessaya pendant que l’homme toussait et pleurnichait, mais non, son arme semblait totalement inefficace.
Les archers mort-vivants s’en prirent à nouveau au sorcier, et si les premières flèches rebondirent elles aussi sur son corps, certaines finirent par toucher et finalement il trépassa.
Shynereel de son côté poursuivait ses attaques sur le psioniste, qu’elle toucha à nouveau.
Ce dernier relâcha la demi-elfe, quand il plaça ses deux mains sur ses tempes, son corps était déjà percé de plusieurs flèches, mais c’était un mûl, il ne flanchait pas. La jeune femme quant à elle, s’enfuit à l’opposé.
Le groupe de Gubbr’ach, après avoir terminé les derniers gardes, chargea en direction de l’autre groupe, pour venir aider Tobi et Grôm.
Ces derniers se battaient avec les morts-vivants et commençaient à prendre l’avantage sur les gardes, à l’exception du demi-géant qui semblait ne pas ressentir les coups.
Au centre il ne restait que le psioniste, aussi les projectiles magiques d’Alâa et de Dommick fusèrent sur lui, ce qui l’acheva.
N’ayant plus de flèches, Shynereel demande aux morts-vivants de descendre par la fenêtre et d’aller attaquer les autres gardes, ce qu’ils firent. Ils se jetèrent par la fenêtre, on entendit les os craquer à leur arrivée sur le sol. Shynereel les suivit, mais glissa pendant sa descente et leur tomba droit dessus.
Le groupe de Gubbr’ach arriva enfin de l’autre coté sur les gardes qui se retrouvèrent encerclés. Leur fin était proche, trois gardes et le demi-géant tombèrent sous les coups conjugués des vivants et des morts.
C’était trop tard, une minute plus tard les derniers étaient tués.
Après avoir fini de parler avec le méorty, ils décident de sortir de la crypte et de faire un tour dans les ruines du palais au-dessus. Se demandant où les pillards vont arriver.
Le palais était très grand, mais une grande partie des dépendances et des bâtiments adjacents ont été presque entièrement détruits, il ne reste que des murs de quelques dizaines de centimètres de hauteur.
Une grande et large allée jouxte les murs plus épais de la bâtisse principale, celle qui est encore debout, des autres bâtiments.
Alâa : « Ils vont venir grâce à l’utilisation de psionique, un psychotranslateur sera capable d’ouvrir un trou de ver pour les faire arriver, et pourra en ouvrir un pour s’en aller. Je ne vois pas un sorcier utiliser la magie pour faire de la téléportation, ça lui coûterait beaucoup trop d’énergie car ce sont des sortilèges de très haut niveau. »
Dommick, Maulder et Echtelion acquiescèrent d’un signe de tête.
Maulder : « S’il est déjà venu, ou s’il a pu lire l’esprit d’une personne qui est déjà venue, il pourra le faire ici. Il y a de la place dans l’allée, ça me paraît être le bon endroit. »
Tous étaient d’accord pour se positionner dans la partie du palais qui était encore debout, il y avait des fenêtres au premier étage, desquelles on pouvait observer ce qu’il se passerait en bas dans l’allée. Ils firent le tour pour entrer à l’intérieur.
Le second étage du palais avait disparu, il ne restait que des murs pour montrer que dans le passé il avait été plus grand. Il y avait une grande pièce d’une trentaine de mètres de long dont les fenêtres donnaient sur l’allée. Elle avait encore un toit, ce qui les abritait du soleil. Il avait été prévu que Shynereel et les archers mort-vivants, avec Dommick et Alâa, prendraient pour cible le sorcier et ses sbires, avec des flèches mais aussi des boules de feu. Maulder s’occuperait du psioniste, ce serait le dernier à arriver, facile à repérer. Bartab attendrait son heure. Dès qu’il le pourrait, il devait aller s’en prendre au sorcier si ce dernier n’avait pas été tué.
Le reste des combattants serait divisé en deux, les épéistes seraient au nord avec Gubbr’ach et Echtelion, au sud Tobi et Grom seraient avec tous les autres mort-vivants. Dès que les boules de feu exploseraient, ils sortiraient pour les prendre en tenaille.
Le temps d’attente ne fut pas trop long, en milieu d’après-midi un cercle miroitant de trois mètres apparut au milieu de l’allée. En sortirent en premier deux demi-géants, suivis de dix humains, ils prirent position pour moitié au nord et au sud de l’allée.
C’étaient tous des combattants, les deux demi-géants avaient des trikals en main, une hache d’avant-bras sur le poignet droit et une énorme dague en obsidienne à la ceinture et ils portaient une armure de cuir marron, vraisemblablement de carru. Les hommes portaient eux aussi des armures, mais c’était celle d’écaille d’erdlu, ils tenaient chacun une lance à double lame et avaient à la ceinture une dague en obsidienne et un carrikal en os dans le dos.
Ils furent suivis par un homme habillé de noir, qui tenait un long bâton de deux mètres en bois noir, avec une pierre d’obsidienne au bout et une dague dans un fourreau à la ceinture. Il avait aussi un sac de cuir en bandoulière.
Juste après lui arriva un homme plus corpulent, il portait une armure de cuir d’Inix et un bouclier de plaque d’Inix, une épée courte à la ceinture et une masse à ailettes d’acier brillant dans la main droite, il tenait fermement une jeune femme par le bras. Mais surtout il portait les attributs des archontes d’Andropinis, le roi sorcier de Balic,
Et quelques secondes après il fut rejoint par un mûl sans armure, qui avait à la ceinture une épée courte et une dague. Dès son arrivée, le cercle disparut.
La jeune femme était plus grande que l’archonte, ses traits étaient fins et ses oreilles légèrement pointues indiquaient une ascendance elfe. Elle portait des vêtements amples mais partiellement déchirés, et était attachée par une corde en cheveux de géant au niveau des poignets. Elle avait aussi de nombreuses ecchymoses sur le visage.
Dommick : « C’est lui le mage, celui avec les vêtements noirs d’un si bon goût et un bâton, pas de boule de feu sur lui Alâa, je veux récupérer son livre de sorts. »
Shynereel : « On va s’en occuper avec les archers pas frais ! »
Alâa : « Et pas de boule de feu sur la jeune femme, elle est prisonnière, on la libère et après on verra. »
Dommick : « Oui, la liberté ça n’a pas de prix. »
Maulder : « Je m’occupe du psioniste, mais j’aurai besoin d’aide. »
Les deux mages commencèrent leur incantation et la magie fit son œuvre, la boule de feu d’Alâa frappa les gardes mais évita le sorcier, celle de Dommick prit l’autre groupe de garde, puis les projectiles des archers morts-vivants s’abattirent sur l’homme en noir. Hélas, la moitié ne le toucha même pas et les autres rebondirent sur lui. Shynereel s’était concentré sur l’archonte qui reçut une flèche.
Dès que le bruit des explosions vint aux oreilles des autres aventuriers, ils sortirent de leur cachette et s’approchèrent de l’allée pour les prendre en tenailles comme il avait été prévu.
Le groupe de combattants ennemis était quand même organisé, sous les ordres de l’archonte, ils se replièrent pour aller vers le sud, du côté de Tobi et Grôm, mais Gubbr’ach et Echtelion, avec leur groupe d’épéistes morts-vivants, chargèrent les gardes de leur côté, l’attaque fut violente, Gubbr’ach attaqua le demi-géant, les autres les gardes. Gubbr’ach le rata, emporté par son élan, ce qui laissa l’opportunité à son opposant de le contrer en lui assénant un puissant coup de Trikal.
De l’autre côté, il était encore assez loin des ennemis, mais ils vinrent à leur rencontre.
Shynereel : « Mais qu’est-ce qu’il se passe, ça ne lui a rien fait ! »
Le sorcier avait vu d’où les flèches étaient parties, il avait sorti de son sac un petit cylindre brillant et était en train de faire des passes magiques, on voyait ses lèvres bouger.
Alâa : « Je m’en occupe. »
Dommick changea de cible, trop compliqué d’attaquer alors que Gubbr’ach et son groupe étaient au contact, mais l’autre groupe de gardes, lui, s’était éloigné. Il lança alors une autre boule de feu sur ces derniers. »
Alâa était en train d’invoquer un sortilège, mais ne fut pas aussi rapide que le sorcier, qui envoya cinq petites boules de feu, comme des météores, sur les cinq archers. Heureusement pour eux, le fait d’être en partie abrités dans le bâtiment derrière les ouvertures dans les murs fit que les explosions qui s’ensuivirent ne furent pas très importantes. En tout cas, seule Shynereel se plaignit d’avoir été brûlée.
Finalement Alâa termina son incantation, elle respira très fort puis souffla en direction du sorcier. Toute la pestilence qui se trouvait dans la ville de Bodach se trouva concentrée sur l’homme en noir par la magie élémentaire de l’air. Ce dernier se mit à suffoquer et à tousser, ses yeux coulaient, pendant plusieurs minutes il ne pourrait pas lancer de sortilège.
L’archonte avait lâché le bras de demi-elfe, mais le mul l’avait récupéré aussitôt. Il l’avait attrapée et la tirait tout en s’éloignant de la zone à travers les ruines des anciens bâtiments.
Pendant ce temps le prêtre d’Andropinis avait passé sa masse dans sa ceinture et avait posé sa main sur sa poitrine.
Alâa : « L’archonte prépare un sortilège, Shynereel, il est à toi celui-là. »
L’elfe montra la cible aux déchus et les flèches partirent et tuèrent l’archonte, pendant qu’elle tirait sur le mûl, pour soulager Maulder et lui faire lâcher sa prisonnière, et ses deux flèches réussirent à le toucher.
Bartab avait attendu de voir ce qu’il se passait en bas, puis se décida.
Bartab : « Je m’occupe du sorcier, il est incapable de me voir et de m’entendre maintenant, ça va être du pain au miel de kank. »
Il enjamba une fenêtre et descendit le long du mur, prit son épée d’obsidienne en main et s’approcha du sorcier, et frappa, dans le dos en visant le cœur, mais l’épée s’arrêta tout net, comme si elle tapait sur une statue de pierre.
Le groupe de Gubbr’ach continua ses attaques, les gardes étaient totalement dépassés par la vision des créatures mort-vivantes, ils essayèrent bien de se défendre, mais les légionnaires des ténnèbres n’en avaient strictement rien à faire, ce qu’ils voulaient, c’était tuer et ils savaient très bien le faire, trois des leurs tombèrent sous leurs coups et ceux d’Echtélion. Gubbr’ach lui attaqua deux fois son homologue et le tua tout net sans que ce dernier ne puisse faire quoi que ce soit.
Le groupe de Tobi et Grôm arriva au contact et engagea le combat immédiatement. Des coups furent échangés de part et d’autre sans qu’il y ait encore un avantage pour une des deux parties.
Alâa et Dommick continuèrent leur combat par deux sortilèges, et ce furent des projectiles magiques qui fusèrent de leurs mains expertes, l’un visa le sorcier, l’autre le psioniste.
Bartab totalement dépité ne comprenait pas pourquoi il n’arrivait pas à enfoncer son épée dans le corps du sorcier, il réessaya pendant que l’homme toussait et pleurnichait, mais non, son arme semblait totalement inefficace.
Les archers mort-vivants s’en prirent à nouveau au sorcier, et si les premières flèches rebondirent elles aussi sur son corps, certaines finirent par toucher et finalement il trépassa.
Shynereel de son côté poursuivait ses attaques sur le psioniste, qu’elle toucha à nouveau.
Ce dernier relâcha la demi-elfe, quand il plaça ses deux mains sur ses tempes, son corps était déjà percé de plusieurs flèches, mais c’était un mûl, il ne flanchait pas. La jeune femme quant à elle, s’enfuit à l’opposé.
Le groupe de Gubbr’ach, après avoir terminé les derniers gardes, chargea en direction de l’autre groupe, pour venir aider Tobi et Grôm.
Ces derniers se battaient avec les morts-vivants et commençaient à prendre l’avantage sur les gardes, à l’exception du demi-géant qui semblait ne pas ressentir les coups.
Au centre il ne restait que le psioniste, aussi les projectiles magiques d’Alâa et de Dommick fusèrent sur lui, ce qui l’acheva.
N’ayant plus de flèches, Shynereel demande aux morts-vivants de descendre par la fenêtre et d’aller attaquer les autres gardes, ce qu’ils firent. Ils se jetèrent par la fenêtre, on entendit les os craquer à leur arrivée sur le sol. Shynereel les suivit, mais glissa pendant sa descente et leur tomba droit dessus.
Le groupe de Gubbr’ach arriva enfin de l’autre coté sur les gardes qui se retrouvèrent encerclés. Leur fin était proche, trois gardes et le demi-géant tombèrent sous les coups conjugués des vivants et des morts.
C’était trop tard, une minute plus tard les derniers étaient tués.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
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Livre 12 - Chapitre 3 – Le savoir secret de Bodach – l’amphithéâtre – 21/02/2026
Chapitre 3 – Le savoir secret de Bodach – l’amphithéâtre – 21/02/2026 (1 jour)
Alâa demanda à Bartab de libérer la demi-elfe.
Elle s’appelait Teneth, et avait été attrapée à Balic après avoir trouvé la cache d’un riche marchand et s’être enfuie avec son butin. Dénoncée, elle avait été attrapée non sans ménagement par les gardes de l’archonte. Elle ne savait rien des personnes qui l’avaient emmenée ici, mais ils ont dit qu’elle serait libérée après avoir trouvé un passage secret.
Un rapide inventaire fut fait, de l’eau fut trouvée dans plusieurs gourdes de deux litres et deux outres de seize litres, il y avait même de la ration séchée pour quatre jours. L’eau rejoignit le tonneau de Gubbr’ach et les rations ses sacs.
Pendant ce temps, Dommick fouilla le sorcier à la recherche de son livre de sortilège qu’il trouva rapidement, c’étaient des rouleaux de parchemins dans un tube de cuir, un peu comme celui du père d’Alâa. Il avait aussi un bâton en bois au sommet duquel se trouvait une petite lentille d’obsidienne qui irradiait de la lumière, une dague en acier et des bracelets de cuir ouvragé et deux pommes noires.
À l’exception du psioniste et du sorcier, ils avaient tous des armures en cuir, mais celle de l’archonte était visiblement de bonne qualité. De nombreuses armes étaient disponibles : lance à double lame à pointe d’obsidienne, carrikal, épée courte d’obsidienne, dague d’obsidienne étaient les armes les plus basiques.
L’archonte avait une masse à ailettes en acier particulièrement brillante.
On proposa à Teneth de s’équiper, elle prit l’armure de cuir d’Inix de l’archonte, une épée courte, trois dagues et une gourde.
Tobi et Gubbr’ach se chamaillaient, pour savoir qui aurait les bracelets.
Tobi : « Ça m’ira très bien. »
Gubbr’ach : « C’est trop grand pour toi, ça m’ira très bien à moi. »
Tobi : « Non, c’est trop petit pour toi, mais à moi ça me va très bien. »
Il enfila les bracelets qui s’adaptèrent instantanément à ses poignets.
Dommick : « Attendez, je vais détecter la magie. »
Il lança son sortilège et dit finalement que les bracelets étaient magiques ainsi que la masse.
Gubbr’ach : « Bon, je prends la masse alors. »
Shynereel : « Tu peux me donner ta dague en échange. »
Gubbr’ach : « Bien sûr, je n’ai jamais trop aimé les cure-dents façon. »
Bartab : « Bon, j’ai récupéré tout leur argent, ça fera dix-huit pièces de cérame et trois pièces d’argent par personne. »
dit-il en versant à chacun des aventuriers sa part.
Shynereel : « Si on retournait voir le type en bas. »
Tobi : « Oui le méari. »
Alâa : « Le Méorty Tobi ! Méorty Terrance Veneteer.
Dommick : « Une personne admirable au savoir ancestral. »
Gubbr’ach, Grôm : « Peu importe, on y va. »
Ils retournèrent donc à l’entrée du souterrain qui menait à la crypte, les légionnaires noirs furent laissés là en faction, le groupe lui pénétra à l’intérieur et rejoignit la salle où se trouvait la statue de l’ancienne déesse Ireya et c’était là que le méorty les attendait.
Il les remercia d’avoir éliminé les pilleurs et, comme promis, il leur proposa en remerciement de leur donner un objet très précieux. Mais que chacun le choisirait en fonction de ce qu’il souhaite.
Il se dirigea alors vers le mur de la salle qui était à l’opposé du couloir d’où il était sorti, il passa sa main sur le mur et appuya, ce qui fit bouger la paroi.
C’était une porte secrète particulièrement bien cachée Il entra dans le passage, une lumière diffuse émanait du couloir, au bout duquel on pouvait voir une salle remplie d’étagères.
Pendant ce temps, une conversation télépathique s’ouvrit entre le méorty et les aventuriers.
Méorty Terrance Veneteer : « Que préférez-vous ? Progresser dans vos professions ? Ou augmenter vos aptitudes physiques ou mentales ? »
Chacun d’entre eux réfléchit à la demande et y répondit mentalement.
Au bout d’un petit moment, il revint les bras chargés de neuf livres, il en remit un à chacun.
Méorty Terrance Veneteer : « Il n’est pas nécessaire de savoir lire, les dessins dans les livres parlent d’eux-mêmes, ce sont des exercices à faire pendant plusieurs jours. »
Ils laissèrent le mort-vivant et décidèrent de retourner à leur campement pour y passer la nuit.
Autour du bivouac, Dommick était en pleine spéculation.
Dommick : « Si ces fruits sont bien ceux qui permettent de prendre le contrôle d’un mort-vivant, on devrait les utiliser pour aller récupérer un maximum de livres Il doit y avoir des trésors encore plus extraordinaires dans cette bibliothèque. Tout le savoir des anciens de Bodach. »
Tobi : « Ça ne va pas ! On a donné notre parole d’abord ! Et puis moi je l’aime bien ce vieux tas d’os. Et il m’a donné un livre avec de jolis dessins. »
Gubbr’ach : « Ce n’est pas correct en effet. »
Alâa : « Sûrement pas ! On les détruira quand on quittera Bodach, en attendant on les garde, ça pourrait servir. D’ailleurs ça me fait penser à quelque chose. Mon père avait écrit un récit d’une de ses méditations psioniques où il avait conversé avec des esprits. Je vais vous le retrouver et je vais vous le lire. »
Maulder : « Ah oui, j’aimerais bien entendre ce récit. »
Bartab : « Les esprits parlent par énigme, c’est toujours amusant de chercher ce que ça veut dire. »
Dommick : « Mais quand même pensez-y ! »
Shynereel : « On a dit non. Il y en a assez de ces créatures comme ça. » dit-elle en jetant un regard noir aux déchus qui gardaient le campement.
Alâa : « J’ai trouvé ! Bon, je vous lis ça et après on en discute. »
Autour de la fontaine où Irikos mourut consumé,
Une noire malédiction fut par lui lancée.
Quiconque périt dans la cité dévastée,
Revient en ossements hanter les pavés.
Ne cherchez pas l’épée du grand profanateur,
Qui par le feu fut frappé de sa juste fureur.
Un cœur de pluie mit fin au glaive redoutable,
Dispersant ses morceaux dans une fontaine remarquable.
Des gardes armés patrouillent jour et nuit,
Enchaînés à leur ronde sans fin, sans répit.
Ces légionnaires noirs ne connaissent pas d’abri,
Car seul le combat prolonge leur survie.
Dans l’amphithéâtre, une voix admirable
Attire à elle des foules vulnérables.
Méfiez-vous de ce charme ineffable :
Car en lui sommeille une faim insatiable.
À l’Académie de magie, des gardiens de pierre veillent,
Leur masse immobile guette et surveille.
Ils frappent quiconque s’approche de trop,
Mais retournent à la roche si leur maître est K.O.
Chez les maîtres de la Voie, le gardien d’obsidienne,
Renferme un mal plus sombre que la haine.
Les spectres prisonniers surgiront de leur géhenne,
Pour prendre possession de vous sans peine.
Le palais du Législateur abrite la crypte sacrée,
Où les anciens juges demeurent scellés.
Sauf ceux qui pour la Loi se sont sacrifiés,
Et celui qui garde l’enclos pour l’éternité.
La gardienne terrible de la ville ravagée
Est la plus redoutée des ombres éveillées.
Parfois clémente, parfois glacée,
Son jugement ne peut être évité.
Haut du formulaire
Tobi : « La fontaine, on l’a vue. »
Gubbr’ach : « Et les légionnaires noirs aussi. »
Dommick : « La crypte et son gardien également. »
Shynereel : « Amphithéâtre ! C’est quoi ça ? »
Alâa : « Un endroit dans les anciens temps où on écoutait des chanteurs, où il y avait des spectacles, un peu comme dans une taverne quand un barde chante une chanson, ou récite un poème, mais en plus grand et certainement plus beau. »
Bartab : « Mais dans une taverne, quand il y a un barde, tu n’es jamais sûr que ton broy ne va pas être empoisonné. »
Tout le monde rit à la blague du voleur, ce qui détendit un peu l’atmosphère.
Maulder : « L’académie de la voie ! Ça a l’air fascinant et terriblement dangereux en même temps. »
Alâa : « Il n’y a que des morts dans cette ville, tout comme l’académie de magie, ce sera un autre endroit dangereux, mais on peut peut-être y trouver des vieux livres de magie. Enfin je n’en suis pas sûre, depuis tout ce temps, cela a dû tomber en poussière. »
Dommick : « L’académie de magie ! Ça me tente. Mais en attendant je vais essayer de lire et d’apprendre les sortilèges que j’ai trouvés. »
Le profanateur passa le début de la soirée penché sur les parchemins de sorts qu’il avait récupérés.
Le reste de la nuit se passa sans encombre, les morts-vivants sous les ordres de Gubbr’ach s’étaient mis en faction tout autour de leur bivouac.
Pendant que les autres dormaient, Alâa feuilletait son livre sous la lumière des deux lunes. Le savoir des anciens était incroyable, elle apprendrait tant de choses quand elle pourrait s’y consacrer.
Le lendemain matin, Alâa soigna Gubbr’ach, puis ils prirent le chemin de l’ancienne cité en ruine escortés par les légionnaires noirs. Ils avaient décidé de chercher parmi les ruines de la cité les trois bâtiments qui étaient cités dans le poème.
L’amphithéâtre fut le premier à être découvert, sans toit et fait uniquement de pierre, il avait raisonnablement bien résisté au temps.
Dès qu’ils s’en approchèrent, ils commencèrent à entendre chanter. C’était une fois d’homme, particulièrement puissante. Le style de la chanson était ancien, mais le vibrato était incroyable. Il y avait un passage voûté pour entrer à l’intérieur du bâtiment, aussi l’empruntèrent-ils, leurs gardes déchus restant à l’extérieur.
Cela ressemblait à une arène de gladiateur, il y avait une scène en deux parties, la première était au niveau du passage, elle avait la forme d’un demi-cercle. Derrière elle il y avait une autre scène, plus grande et de forme rectangulaire. Et devant des gradins en demi-cercle qui montaient de plusieurs niveaux, seuls les derniers avaient été détruits par le temps.
Alâa, Grom, Gubbr’ach et Tobi reconnurent immédiatement ce que c’était.
Tobi : « Un fael ! Je n’aime pas ces mangeurs de viande toujours affamés qui me piquent tout mon repas. »
Alâa : « Et il est avec des ioramh, des malheureuses créatures qui ont été appelées par leur maître et sont revenues du Gris pour le servir dans la mort. »
Shynereel : « C’est immonde ! »
Dommick : « Oh ! de nouveaux morts-vivants que je ne connaissais pas encore. Comme c’est intéressant. »
Gubbr’ach : « C’est que ça mord ces machins-là ! »
Le fael termina une longue tirade et salua, il fut vaguement applaudi par les cinq pauvres choses en face de lui, puis se tourna vers les nouveaux venus.
Fael Fabrizio Bartoldi : « Enfin des admirateurs ! Je suis Fabrizio Bartoldi, le grand ténor du conservatoire de Bodach. N’auriez-vous pas quelques mets délicats avec vous pour me sustenter quelque peu ? »
dit-il en tendant la main tout en faisant un salut théâtral en même temps.
Tobi : « Qu’est-ce qu’il dit ? Ah il veut de la bouffe sûrement. Files-y un morceau de barbaque, Gubbr’ach. »
Le demi-géant récupéra un morceau de viande de gorak séchée qu’il donna à Grôm, qui le donna au Fael.
Ce dernier s’empressa de l’avaler et en redemanda.
Tobi : « Il en redemande le saligaud ! Faisons-lui la peau avant qu’il nous pique tous les morceaux. »
Les aventuriers se mirent en gardent prêt à frapper, les cinq ioramh se levèrent et s’approchèrent des vivants, l’aura de désespoir dans laquelle il baignait envahit le groupe des vivants, Tobi, Grôm et Alâa y résistèrent, mais pas les autres. Quant au fael, il se jeta sur le mûl, il réussit à lui mettre deux coups de poings, mais quand il ouvrit sa bouche pour le mordre, le gladiateur recula et l’évita.
Alâa sortit sa dague lunaire, cette dernière grandit dans la main de la prêtresse et se transforma en sabre court.
Alâa : « Par le pouvoir de Ral et Guthay, fuyez, pauvres créatures ! »
Les cinq ioramh opérèrent un demi-tour quasi instantané et s’éloignèrent en direction de la sortie la plus proche.
Grôm répliqua avec son épée longue mais rata, puis ce fut le tour de Maulder qui, lui, réussit à le frapper.
Dommick essaya de contrôler le mort-vivant, mais n’y réussit pas. Echtelion frappa lui aussi et réussit à le toucher. Shynereel tira deux flèches à bout portant mais une seule pénétra le mort-vivant. Tobi rata son lancer de fronde. Mais c’est finalement Gubbr’ach qui eut le dernier mot, il mit un grand coup de sa masse à ailettes et écrabouilla la tête du fael.
Au même moment ou le fael était détruit, les cinq ioramh qui fuyait disparurent dans un nuage gris vert qui s’évapora dans l’air. Les bruits s’arrêtèrent définitivement dans l’amphithéâtre.
Il ne restait plus que la chaleur montante du soleil et le souffle du vent dans les ruines.
Alâa demanda à Bartab de libérer la demi-elfe.
Elle s’appelait Teneth, et avait été attrapée à Balic après avoir trouvé la cache d’un riche marchand et s’être enfuie avec son butin. Dénoncée, elle avait été attrapée non sans ménagement par les gardes de l’archonte. Elle ne savait rien des personnes qui l’avaient emmenée ici, mais ils ont dit qu’elle serait libérée après avoir trouvé un passage secret.
Un rapide inventaire fut fait, de l’eau fut trouvée dans plusieurs gourdes de deux litres et deux outres de seize litres, il y avait même de la ration séchée pour quatre jours. L’eau rejoignit le tonneau de Gubbr’ach et les rations ses sacs.
Pendant ce temps, Dommick fouilla le sorcier à la recherche de son livre de sortilège qu’il trouva rapidement, c’étaient des rouleaux de parchemins dans un tube de cuir, un peu comme celui du père d’Alâa. Il avait aussi un bâton en bois au sommet duquel se trouvait une petite lentille d’obsidienne qui irradiait de la lumière, une dague en acier et des bracelets de cuir ouvragé et deux pommes noires.
À l’exception du psioniste et du sorcier, ils avaient tous des armures en cuir, mais celle de l’archonte était visiblement de bonne qualité. De nombreuses armes étaient disponibles : lance à double lame à pointe d’obsidienne, carrikal, épée courte d’obsidienne, dague d’obsidienne étaient les armes les plus basiques.
L’archonte avait une masse à ailettes en acier particulièrement brillante.
On proposa à Teneth de s’équiper, elle prit l’armure de cuir d’Inix de l’archonte, une épée courte, trois dagues et une gourde.
Tobi et Gubbr’ach se chamaillaient, pour savoir qui aurait les bracelets.
Tobi : « Ça m’ira très bien. »
Gubbr’ach : « C’est trop grand pour toi, ça m’ira très bien à moi. »
Tobi : « Non, c’est trop petit pour toi, mais à moi ça me va très bien. »
Il enfila les bracelets qui s’adaptèrent instantanément à ses poignets.
Dommick : « Attendez, je vais détecter la magie. »
Il lança son sortilège et dit finalement que les bracelets étaient magiques ainsi que la masse.
Gubbr’ach : « Bon, je prends la masse alors. »
Shynereel : « Tu peux me donner ta dague en échange. »
Gubbr’ach : « Bien sûr, je n’ai jamais trop aimé les cure-dents façon. »
Bartab : « Bon, j’ai récupéré tout leur argent, ça fera dix-huit pièces de cérame et trois pièces d’argent par personne. »
dit-il en versant à chacun des aventuriers sa part.
Shynereel : « Si on retournait voir le type en bas. »
Tobi : « Oui le méari. »
Alâa : « Le Méorty Tobi ! Méorty Terrance Veneteer.
Dommick : « Une personne admirable au savoir ancestral. »
Gubbr’ach, Grôm : « Peu importe, on y va. »
Ils retournèrent donc à l’entrée du souterrain qui menait à la crypte, les légionnaires noirs furent laissés là en faction, le groupe lui pénétra à l’intérieur et rejoignit la salle où se trouvait la statue de l’ancienne déesse Ireya et c’était là que le méorty les attendait.
Il les remercia d’avoir éliminé les pilleurs et, comme promis, il leur proposa en remerciement de leur donner un objet très précieux. Mais que chacun le choisirait en fonction de ce qu’il souhaite.
Il se dirigea alors vers le mur de la salle qui était à l’opposé du couloir d’où il était sorti, il passa sa main sur le mur et appuya, ce qui fit bouger la paroi.
C’était une porte secrète particulièrement bien cachée Il entra dans le passage, une lumière diffuse émanait du couloir, au bout duquel on pouvait voir une salle remplie d’étagères.
Pendant ce temps, une conversation télépathique s’ouvrit entre le méorty et les aventuriers.
Méorty Terrance Veneteer : « Que préférez-vous ? Progresser dans vos professions ? Ou augmenter vos aptitudes physiques ou mentales ? »
Chacun d’entre eux réfléchit à la demande et y répondit mentalement.
Au bout d’un petit moment, il revint les bras chargés de neuf livres, il en remit un à chacun.
Méorty Terrance Veneteer : « Il n’est pas nécessaire de savoir lire, les dessins dans les livres parlent d’eux-mêmes, ce sont des exercices à faire pendant plusieurs jours. »
Ils laissèrent le mort-vivant et décidèrent de retourner à leur campement pour y passer la nuit.
Autour du bivouac, Dommick était en pleine spéculation.
Dommick : « Si ces fruits sont bien ceux qui permettent de prendre le contrôle d’un mort-vivant, on devrait les utiliser pour aller récupérer un maximum de livres Il doit y avoir des trésors encore plus extraordinaires dans cette bibliothèque. Tout le savoir des anciens de Bodach. »
Tobi : « Ça ne va pas ! On a donné notre parole d’abord ! Et puis moi je l’aime bien ce vieux tas d’os. Et il m’a donné un livre avec de jolis dessins. »
Gubbr’ach : « Ce n’est pas correct en effet. »
Alâa : « Sûrement pas ! On les détruira quand on quittera Bodach, en attendant on les garde, ça pourrait servir. D’ailleurs ça me fait penser à quelque chose. Mon père avait écrit un récit d’une de ses méditations psioniques où il avait conversé avec des esprits. Je vais vous le retrouver et je vais vous le lire. »
Maulder : « Ah oui, j’aimerais bien entendre ce récit. »
Bartab : « Les esprits parlent par énigme, c’est toujours amusant de chercher ce que ça veut dire. »
Dommick : « Mais quand même pensez-y ! »
Shynereel : « On a dit non. Il y en a assez de ces créatures comme ça. » dit-elle en jetant un regard noir aux déchus qui gardaient le campement.
Alâa : « J’ai trouvé ! Bon, je vous lis ça et après on en discute. »
Autour de la fontaine où Irikos mourut consumé,
Une noire malédiction fut par lui lancée.
Quiconque périt dans la cité dévastée,
Revient en ossements hanter les pavés.
Ne cherchez pas l’épée du grand profanateur,
Qui par le feu fut frappé de sa juste fureur.
Un cœur de pluie mit fin au glaive redoutable,
Dispersant ses morceaux dans une fontaine remarquable.
Des gardes armés patrouillent jour et nuit,
Enchaînés à leur ronde sans fin, sans répit.
Ces légionnaires noirs ne connaissent pas d’abri,
Car seul le combat prolonge leur survie.
Dans l’amphithéâtre, une voix admirable
Attire à elle des foules vulnérables.
Méfiez-vous de ce charme ineffable :
Car en lui sommeille une faim insatiable.
À l’Académie de magie, des gardiens de pierre veillent,
Leur masse immobile guette et surveille.
Ils frappent quiconque s’approche de trop,
Mais retournent à la roche si leur maître est K.O.
Chez les maîtres de la Voie, le gardien d’obsidienne,
Renferme un mal plus sombre que la haine.
Les spectres prisonniers surgiront de leur géhenne,
Pour prendre possession de vous sans peine.
Le palais du Législateur abrite la crypte sacrée,
Où les anciens juges demeurent scellés.
Sauf ceux qui pour la Loi se sont sacrifiés,
Et celui qui garde l’enclos pour l’éternité.
La gardienne terrible de la ville ravagée
Est la plus redoutée des ombres éveillées.
Parfois clémente, parfois glacée,
Son jugement ne peut être évité.
Haut du formulaire
Tobi : « La fontaine, on l’a vue. »
Gubbr’ach : « Et les légionnaires noirs aussi. »
Dommick : « La crypte et son gardien également. »
Shynereel : « Amphithéâtre ! C’est quoi ça ? »
Alâa : « Un endroit dans les anciens temps où on écoutait des chanteurs, où il y avait des spectacles, un peu comme dans une taverne quand un barde chante une chanson, ou récite un poème, mais en plus grand et certainement plus beau. »
Bartab : « Mais dans une taverne, quand il y a un barde, tu n’es jamais sûr que ton broy ne va pas être empoisonné. »
Tout le monde rit à la blague du voleur, ce qui détendit un peu l’atmosphère.
Maulder : « L’académie de la voie ! Ça a l’air fascinant et terriblement dangereux en même temps. »
Alâa : « Il n’y a que des morts dans cette ville, tout comme l’académie de magie, ce sera un autre endroit dangereux, mais on peut peut-être y trouver des vieux livres de magie. Enfin je n’en suis pas sûre, depuis tout ce temps, cela a dû tomber en poussière. »
Dommick : « L’académie de magie ! Ça me tente. Mais en attendant je vais essayer de lire et d’apprendre les sortilèges que j’ai trouvés. »
Le profanateur passa le début de la soirée penché sur les parchemins de sorts qu’il avait récupérés.
Le reste de la nuit se passa sans encombre, les morts-vivants sous les ordres de Gubbr’ach s’étaient mis en faction tout autour de leur bivouac.
Pendant que les autres dormaient, Alâa feuilletait son livre sous la lumière des deux lunes. Le savoir des anciens était incroyable, elle apprendrait tant de choses quand elle pourrait s’y consacrer.
Le lendemain matin, Alâa soigna Gubbr’ach, puis ils prirent le chemin de l’ancienne cité en ruine escortés par les légionnaires noirs. Ils avaient décidé de chercher parmi les ruines de la cité les trois bâtiments qui étaient cités dans le poème.
L’amphithéâtre fut le premier à être découvert, sans toit et fait uniquement de pierre, il avait raisonnablement bien résisté au temps.
Dès qu’ils s’en approchèrent, ils commencèrent à entendre chanter. C’était une fois d’homme, particulièrement puissante. Le style de la chanson était ancien, mais le vibrato était incroyable. Il y avait un passage voûté pour entrer à l’intérieur du bâtiment, aussi l’empruntèrent-ils, leurs gardes déchus restant à l’extérieur.
Cela ressemblait à une arène de gladiateur, il y avait une scène en deux parties, la première était au niveau du passage, elle avait la forme d’un demi-cercle. Derrière elle il y avait une autre scène, plus grande et de forme rectangulaire. Et devant des gradins en demi-cercle qui montaient de plusieurs niveaux, seuls les derniers avaient été détruits par le temps.
Alâa, Grom, Gubbr’ach et Tobi reconnurent immédiatement ce que c’était.
Tobi : « Un fael ! Je n’aime pas ces mangeurs de viande toujours affamés qui me piquent tout mon repas. »
Alâa : « Et il est avec des ioramh, des malheureuses créatures qui ont été appelées par leur maître et sont revenues du Gris pour le servir dans la mort. »
Shynereel : « C’est immonde ! »
Dommick : « Oh ! de nouveaux morts-vivants que je ne connaissais pas encore. Comme c’est intéressant. »
Gubbr’ach : « C’est que ça mord ces machins-là ! »
Le fael termina une longue tirade et salua, il fut vaguement applaudi par les cinq pauvres choses en face de lui, puis se tourna vers les nouveaux venus.
Fael Fabrizio Bartoldi : « Enfin des admirateurs ! Je suis Fabrizio Bartoldi, le grand ténor du conservatoire de Bodach. N’auriez-vous pas quelques mets délicats avec vous pour me sustenter quelque peu ? »
dit-il en tendant la main tout en faisant un salut théâtral en même temps.
Tobi : « Qu’est-ce qu’il dit ? Ah il veut de la bouffe sûrement. Files-y un morceau de barbaque, Gubbr’ach. »
Le demi-géant récupéra un morceau de viande de gorak séchée qu’il donna à Grôm, qui le donna au Fael.
Ce dernier s’empressa de l’avaler et en redemanda.
Tobi : « Il en redemande le saligaud ! Faisons-lui la peau avant qu’il nous pique tous les morceaux. »
Les aventuriers se mirent en gardent prêt à frapper, les cinq ioramh se levèrent et s’approchèrent des vivants, l’aura de désespoir dans laquelle il baignait envahit le groupe des vivants, Tobi, Grôm et Alâa y résistèrent, mais pas les autres. Quant au fael, il se jeta sur le mûl, il réussit à lui mettre deux coups de poings, mais quand il ouvrit sa bouche pour le mordre, le gladiateur recula et l’évita.
Alâa sortit sa dague lunaire, cette dernière grandit dans la main de la prêtresse et se transforma en sabre court.
Alâa : « Par le pouvoir de Ral et Guthay, fuyez, pauvres créatures ! »
Les cinq ioramh opérèrent un demi-tour quasi instantané et s’éloignèrent en direction de la sortie la plus proche.
Grôm répliqua avec son épée longue mais rata, puis ce fut le tour de Maulder qui, lui, réussit à le frapper.
Dommick essaya de contrôler le mort-vivant, mais n’y réussit pas. Echtelion frappa lui aussi et réussit à le toucher. Shynereel tira deux flèches à bout portant mais une seule pénétra le mort-vivant. Tobi rata son lancer de fronde. Mais c’est finalement Gubbr’ach qui eut le dernier mot, il mit un grand coup de sa masse à ailettes et écrabouilla la tête du fael.
Au même moment ou le fael était détruit, les cinq ioramh qui fuyait disparurent dans un nuage gris vert qui s’évapora dans l’air. Les bruits s’arrêtèrent définitivement dans l’amphithéâtre.
Il ne restait plus que la chaleur montante du soleil et le souffle du vent dans les ruines.
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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- Betanaelle
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- Inscription : Lun 18 Oct 2021 22:29
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- Univers de D&D préféré : Dark Sun
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- Classe : Psioniste
- Alignement : Neutre Bon
- Dieu : ?
Livre 12 - Chapitre 4 – L’académie de la magie – 07/03/2026 (1 jour)
Chapitre 4 – L’académie de la magie – 07/03/2026 (1 jour)
Après que le chanteur mort-vivant fut éclaté au sol, Maulder s’approcha de lui, puis souleva sa toge et s’exclama.
Maulder : « Hé ! Il y a une bourse ici faite dans du tissu, chouette, je me doutais bien que les gras dans son genre avaient de la thune. Voyons voir. »
Après avoir regardé ce qu’il y avait à l’intérieur du paquet de linge, il s’exclama.
Maulder : « Bon, il y a cinq pièces d’argent, vingt-huit pièces d’or et neuf gemmes, quelle fortune, on a bien fait de venir tout compte fait. Si on partage, ça nous fera trois pièces d’or, une pièce d’argent, six pièces de céramique et une gemme chacun. »
Dommick : « Super des gemmes. Je vous les rachète. Voyons voir, dix pièces d’argent, non quinze, heu vingt alors, bon mon dernier prix ce sera vingt-cinq. »
Gubbr’ach : « Je veux bien échanger la mienne. »
La grosse paluche du demi-géant était ouverte avec à l’intérieur une gemme que Dommick récupéra en échange des pièces d’argent. Puis il la scruta en la mettant à la lumière.
Dommick : « Ah misère ! Ah ! cruelle ironie ! Ah tant de malheur ! Cette gemme ne vaut pas plus qu’un vulgaire plat de gruau sans viande. »
Gubbr’ach : « Et hop ! C’est pour bibi les petites piécettes. »
Tous rient devant l’air dépité du nécromancien.
Alâa : « Bon, on recherche quoi maintenant ? »
Dommick : « L’académie de magie, bien sûr. »
Shynereel : « Des pierres, c’est toujours mieux que des morts-vivants. »
Grôm : « Oui, on a qu'à y aller jeter un coup d’œil. »
Tobi : « Il y a plein de ruines, ça va pas être facile à trouver, mais allons-y. »
Ils quittèrent l’amphithéâtre et continuèrent à marcher sur la grande voie qui devait être la route principale de la ville. Ils étaient toujours escortés par leurs gardes morts-vivants, d’anciens soldats déchus, qui ne pensent qu’aux prochains combats, mais qui, disciplinés, écoutent les ordres de leur chef, en l’occurrence un demi-géant.
Plus loin ils aperçurent sur une petite butte, à quelques mètres de la route, un bâtiment en parfait état. Des escaliers menaient à l’entrée. Mais surtout il y avait deux braseros à proximité des escaliers qui étaient enflammés avec des flammes de couleur bleue.
Le bâtiment était entouré de colonnes qui soutenaient le toit. Long d’une cinquantaine de mètres, il devait faire une trentaine de large.
Dommick : « C’est sûrement là ! Impossible que ça soit toujours allumé si ce n’était pas magique. »
Alâa : « Oui ça se tient, allons voir. »
Des escaliers menaient à l’entrée du bâtiment qui était fermé par une grande porte à double battant en pierre, de quatre mètres de haut et de deux mètres de large. Il n’y avait aucun système d’ouverture visible.
Dommick décida de lancer un sortilège de détection de la magie, puis un de détection des morts-vivants.
Il ne détecta rien, ni sur la porte, ni derrière.
La porte était juste une porte en pierre. Certes très grande, mais très bien fabriquée par les anciens habitants de Bodach, dit Alâa.
Gubbr’ash se proposa de la pousser avec de l’aide car elle devait être très très lourde. Avec Echtelion, Grôm et même Tobi en appui, la porte s’ouvrit en grand et sans un bruit.
Il fut décidé de laisser les légionnaires des ténèbres en faction à l’extérieur.
À l’intérieur il y avait un vestibule de cinq mètres de large sur six mètres de long, puis une très grande salle carrée de vingt mètres de côté, avec huit colonnes en son centre qui permettaient de soutenir le plafond. À gauche et à droite du vestibule se trouvaient deux salles presque identiques, absolument vides.
Il y avait des fenêtres tout autour du bâtiment, larges de cinquante centimètres et hautes de plus de deux mètres, elles permettaient d’éclairer l’ensemble des pièces.
À l’opposé de la porte en pierre, il y avait dans la grande salle une porte en bronze d'un mètre de large sur deux mètres de haut. De part et d’autre de la porte, collées contre le mur, il y avait quatre statues de chaque côté.
Les statues étaient identiques, hautes de deux mètres dix environ, elles représentaient une femme dans une robe longue. Leurs visages faisaient penser à celui qu’ils avaient vu de la déesse Ierya à la fontaine, ou dans le mausolée sous l’ancien Palais de la Loi, mais sans le bandeau sur les yeux.
À gauche et à droite, on pouvait voir des escaliers. Celui de gauche montait, et celui de droite descendait.
Dommick : « Ça ressemble bien aux gardiens de pierre ! »
Shynereel : « Oui, mais vaudrait mieux explorer là-haut d’abord pour ne pas être pris à revers. »
Gubbr’ach : « L’escalier a l’air d’être assez grand pour moi, allons-y. »
Dans un premier temps, les aventuriers décidèrent de monter voir ce qu’il y avait à l’étage supérieur, les escaliers étaient larges de deux mètres et permettaient au demi-géant de monter sans difficulté.
L’étage était relativement sombre, il y avait très peu d’ouvertures lumineuses, mais Dommick, qui avait en main le bâton du profanateur, éclairait grâce à l’orbe d’obsidienne enchantée qui était placée au bout du bâton. Ils trouvèrent plusieurs pièces vides, il n’y avait ni porte, ni meuble, rien. Ils redescendirent donc au rez-de-chaussée.
Dommick : « Si on examinait les statues ! »
Tous se regardèrent pour savoir si un courageux voulait bien se proposer, puis finalement c’est Gubbr’ach qui décida d’y aller.
Gubbr’ach : « Bon, je vais y jeter un coup d’œil. »
Il s’approcha pour être au contact des statues et se pencha pour les observer.
Gubbr’ach : « Ce sont juste des statues de pierre. »
Dommick : « Tu es sûr ! As-tu bien regardé ? »
Gubbr’ach : « Tu as qu'à y aller, toi ! »
Dommick : « Heu ! Mais si elle ne bouge pas. Il n’y a pas à s’en faire. »
Shynereel : « Vu qu’elles ne bougent pas, on a qu’à descendre d’abord pour être sûr qu’on ne va pas nous prendre à revers. »
Finalement ils descendirent tous au sous-sol, l’escalier était aussi large que celui qui menait à l’étage. Arrivés en bas, ils découvrirent trois portes en bois bardées de métal.
Il fut demandé à Shynereel de crocheter celle du milieu, mais il n’y avait aucune serrure.
Dommick : « Mince, dit Dommick, c’est magique et je n’ai pas de sort d’ouverture. »
Alâa : « La même chose pour moi. »
Dommick : « Est-ce que tu peux utiliser ta force, Gubbr’ach, pour forcer l’ouverture de la porte ? »
Gubbr’ach : « Je vais essayer. »
Le demi-géant poussa, les veines de son cou et de ses bras se mirent à gonfler dans l’effort, puis la porte s’ouvrit.
De l’autre côté, une grande salle entièrement lumineuse, avec au bout un globe lumineux scintillant de deux mètres de diamètre posé sur une sorte de pentagramme au sol.
Tobi, Dommick et Gubbr’ach furent les premiers à entrer dans la pièce, suivis d'Alâa, les autres étaient encore derrière, quand un nuage apparut soudainement en plein là où se trouvait le groupe d’aventuriers.
Alâa qui connaissait les effets de ce sortilège et grâce à ses capacités liés au plan de l’air, réussit à contrôler sa respiration pour ne pas respirer le mélange pestilentiel.
Alâa : « Éloignez-vous du nuage ! » Prévint-elle, tout en s’en éloignant elle-même.
Mais pour Dommick, Gubbr’ach et Tobi, ce ne fut pas le cas. Ils respirèrent le gaz et même s’ils sortirent du nuage, le mal était fait, il serait dans l’incapacité de faire quoi que ce soit pendant plusieurs minutes à cause des nausées qui les faisaient tituber.
Maintenant à l’intérieur du globe une forme humanoïde venait d’apparaître. Et si on ne distinguait pas exactement ce qu’il était, Alâa le remarqua tout de suite et prévint les autres aventuriers.
Alâa : « Là ! Il y a quelqu’un qui se cache dans ce globe lumineux. Shynereel, Grôm, Echtelion, Bartarb, Maulder, venez nous aider. »
Puis elle fit des mouvements rapides avec les mains et deux projectiles magiques partirent vers le globe lumineux et disparurent en le touchant sans pénétrer à l’intérieur.
Shynereel était rentrée rapidement et avait pu esquiver les vapeurs putrides et elle avait pris ses flèches magiques et tiré deux flèches, mais une seule touche.
Alâa : « Par Ral ! Ma magie ne fonctionne pas. Tous au corps à corps. »
Elle sortit sa dague de son fourreau à la ceinture, l’arme augmenta de taille et se transforma en sabre court, tout en retirant son épée en acier de son dos et attaqua en même temps que les aventuriers rentraient dans la salle.
Ils devaient traverser le nuage et seul Maulder subit les effets du nuage et se retrouva lui aussi hors combat.
Seule sa dague magique toucha la cible.
Echetelion, Grôm et Bartab s’approchèrent du globe luminescent tout en prenant leurs armes.
Alâa : « Allez-y, vous pouvez frapper, seule la magie ne fonctionne pas contre ça. »
Ils attaquèrent tous les trois mais seul Echtelion toucha. Shynereel rata elle aussi ses tirs.
Ce coup-ci Alâa fut encore la plus rapide, elle toucha avec ses deux armes. À chaque fois que son arme magique touchait, on pouvait entendre le bruit caractéristique des effets magiques sur les morts-vivants.
Shynereel put placer une de ses flèches. Puis soudain un bras sortit du globe et frappa violemment Alâa d’un coup de poing rageur. Grôm frappa et occis irrémédiablement la créature.
C’était un humain, ou plutôt ça avait dû en être un quand il était vivant. Mais les nombreuses blessures non refermées sur son corps indiquaient clairement sa nature de mort-vivant. Il n’avait rien de spécial sur lui en dehors de vieux vêtements.
Après avoir attendu que le nuage puant s’estompe et que les malades récupèrent, il fut décidé d’aller voir une autre porte.
Elle était fermée comme la précédente, aussi il fut à nouveau demandé à Gubbr’ach de la défoncer, ce qu’il fit.
La salle à l’intérieur était éclairée magiquement, mais il n’y avait rien d’autre, elle était vide.
La question se posa s’il fallait ouvrir la troisième porte, mais il fut décidé finalement que non. Aussi remontèrent-ils au rez-de-chaussée, pour aller voir à nouveau les statues. Et ce coup-ci, c’est Dommick qui fut prié d’aller voir de plus près ce qu’il en retournait.
Il avançait tout doucement, comme s’il était prêt à s’enfuir au moindre mouvement des statues. Puis une fois arrivé à leur hauteur, il les observa attentivement.
Dommick : « Elles ont toutes été sculptées en tenant une épée, mais elle est tellement fine, qu’on a du mal à le voir. »
Puis, n’y tenant plus, il s’approcha de la porte de bronze. À ce moment-là, un phénomène étrange se produisit.
Les statues de pierre se transformèrent, la pierre disparut et de la chair et du tissu apparurent à la place. Elles descendirent de leur piédestal en tenant dans leurs mains une épée en acier.
Dommick recula et elles reprirent leur place tout en se retransformant en statue de pierre.
Shynereel : « Eh bien les voilà les gardiens de pierre. »
Dommick refit la même chose, dès qu’il s’approchait de la porte, les statues se transformaient, mais ne l’attaquaient pas. Et dès qu’il reculait, elles reprenaient leurs états de statue de pierre.
Dommick : « Restez là, je vais faire le tour du bâtiment, je crois avoir vu des fenêtres, je vais essayer de voir ce qu’il y a de l’autre côté de la porte. »
Les fenêtres avaient un mur invisible qui bloquait toute tentative de passage, mais avec la lumière extérieure on pouvait voir qu’il y avait deux grandes tables de pierre, sur une desquelles était posé un grand livre de cuir entouré d’une bordure métallique brillante.
Après être retourné dans la grande salle, Dommick leur expliqua ce qu’il avait vu, puis lui vint une idée.
Dommick : « Et si on faisait venir les légionnaires noirs pour voir ce qu’il se passe ? »
Gubbr’ach : « Bonne idée, je vais les chercher. »
Il sortit du bâtiment et revint avec huit des légionnaires des Ténèbres, les quatre épéistes, les trois avec des lances à double lames et un avec une masse. Il leur demande de se positionner devant les statues puis recule, mais rien ne se passe.
Dommick : « Mince, je pensais que ça les ferait se transformer. »
Alâa : « La magie qui les a créés ne leur a pas demandé de surveiller les morts, mais uniquement les vivants. »
Dommick : « Je vais tenter la magie sur elle. »
Il s’éloigna et lança des projectiles magiques sur les statues, mais rien ne se passa.
Dommick : « Il faut que quelqu’un s’approche de la porte pour les faire se transformer et à ce moment tu leur demandes de les attaquer, Gubbr’ach. »
Gubbr’ach : « Oui d’accord, mais qui va s’approcher de la porte ? »
Tout le monde se regardait, assez peu inspiré pour faire l’appât face à des créatures animées par la magie.
Mais finalement c’est Tobi qui se proposa pour aller s’approcher de la porte en bronze.
Dès qu’il fut devant la porte, les statues se transformèrent en femmes et descendirent de leur socle. Les morts-vivants attaquèrent ainsi que Tobi, suivi de Gubbr’ash et Grôm, Shynereel utilise à nouveau ses flèches magiques. Dommick, lui, était en train de préparer un sortilège.
Alâa n’avait pas bougé, elle observait la scène d’une façon calculatrice, ses gardes du corps, Echtelion, Maulder et Bartab restaient à côté d’elle. Teneth, l’elfe qu’ils avaient libérée, ouvrait de grands yeux, sans s’éloigner d’eux.
De l’autre côté le combat s’engagea, les statues transformées en femmes se battaient avec aisance et compétence face aux aventuriers et à leurs alliés d’outre-tombe.
Dommick utilisa le sort de flèche acide, mais rata sa cible. Mais pour les combattants au corps à corps, le seul problème, c’est quand ils arrivaient à toucher leurs opposantes, le bruit de l’arme au contact était identique à celui qu’il aurait fait s’ils touchaient de la pierre, alors qu’elles semblaient faites de chair.
Au premier choc, Gubbr’ach réagit.
Gubbr’ach : « Mince, c’est comme si on tapait de la pierre ! Je risque de casser ou d’ébrécher mon lotulis, je vais y aller à coups de poings.
Les minutes suivantes il essaya de mettre deux coups de poing et s’il réussit à toucher la créature en face de lui, cela ne semblait rien lui faire.
Gubbr’ach : « A la la ! Mes coups lui ont rien fait. Seules les armes peuvent les entailler, ces choses, mais elles risquent de se briser. »
Alâa : « C’est la magie qui les a créés qui fait ça. »
Dommick : « Gubbr’ach, Grôm, Tobi, reculez et laissez les morts-vivants se battre. Sortons et attendons tranquillement dehors que le combat se termine. »
Grôm, Gubbr’ach et Tobi s’éloignèrent et laissèrent les morts-vivants au combat. Puis tous ensemble ils sortirent de la salle, et allèrent s’asseoir sur les marches, alors qu’on entendait les coups des armes qui touchaient la pierre et les vieilles armures cabossées.
Dommick : « Je suis sûr que les soldats vont gagner, rien n’est plus terrible que la non vie. »
Alâa : « Nous verrons. »
Après que le chanteur mort-vivant fut éclaté au sol, Maulder s’approcha de lui, puis souleva sa toge et s’exclama.
Maulder : « Hé ! Il y a une bourse ici faite dans du tissu, chouette, je me doutais bien que les gras dans son genre avaient de la thune. Voyons voir. »
Après avoir regardé ce qu’il y avait à l’intérieur du paquet de linge, il s’exclama.
Maulder : « Bon, il y a cinq pièces d’argent, vingt-huit pièces d’or et neuf gemmes, quelle fortune, on a bien fait de venir tout compte fait. Si on partage, ça nous fera trois pièces d’or, une pièce d’argent, six pièces de céramique et une gemme chacun. »
Dommick : « Super des gemmes. Je vous les rachète. Voyons voir, dix pièces d’argent, non quinze, heu vingt alors, bon mon dernier prix ce sera vingt-cinq. »
Gubbr’ach : « Je veux bien échanger la mienne. »
La grosse paluche du demi-géant était ouverte avec à l’intérieur une gemme que Dommick récupéra en échange des pièces d’argent. Puis il la scruta en la mettant à la lumière.
Dommick : « Ah misère ! Ah ! cruelle ironie ! Ah tant de malheur ! Cette gemme ne vaut pas plus qu’un vulgaire plat de gruau sans viande. »
Gubbr’ach : « Et hop ! C’est pour bibi les petites piécettes. »
Tous rient devant l’air dépité du nécromancien.
Alâa : « Bon, on recherche quoi maintenant ? »
Dommick : « L’académie de magie, bien sûr. »
Shynereel : « Des pierres, c’est toujours mieux que des morts-vivants. »
Grôm : « Oui, on a qu'à y aller jeter un coup d’œil. »
Tobi : « Il y a plein de ruines, ça va pas être facile à trouver, mais allons-y. »
Ils quittèrent l’amphithéâtre et continuèrent à marcher sur la grande voie qui devait être la route principale de la ville. Ils étaient toujours escortés par leurs gardes morts-vivants, d’anciens soldats déchus, qui ne pensent qu’aux prochains combats, mais qui, disciplinés, écoutent les ordres de leur chef, en l’occurrence un demi-géant.
Plus loin ils aperçurent sur une petite butte, à quelques mètres de la route, un bâtiment en parfait état. Des escaliers menaient à l’entrée. Mais surtout il y avait deux braseros à proximité des escaliers qui étaient enflammés avec des flammes de couleur bleue.
Le bâtiment était entouré de colonnes qui soutenaient le toit. Long d’une cinquantaine de mètres, il devait faire une trentaine de large.
Dommick : « C’est sûrement là ! Impossible que ça soit toujours allumé si ce n’était pas magique. »
Alâa : « Oui ça se tient, allons voir. »
Des escaliers menaient à l’entrée du bâtiment qui était fermé par une grande porte à double battant en pierre, de quatre mètres de haut et de deux mètres de large. Il n’y avait aucun système d’ouverture visible.
Dommick décida de lancer un sortilège de détection de la magie, puis un de détection des morts-vivants.
Il ne détecta rien, ni sur la porte, ni derrière.
La porte était juste une porte en pierre. Certes très grande, mais très bien fabriquée par les anciens habitants de Bodach, dit Alâa.
Gubbr’ash se proposa de la pousser avec de l’aide car elle devait être très très lourde. Avec Echtelion, Grôm et même Tobi en appui, la porte s’ouvrit en grand et sans un bruit.
Il fut décidé de laisser les légionnaires des ténèbres en faction à l’extérieur.
À l’intérieur il y avait un vestibule de cinq mètres de large sur six mètres de long, puis une très grande salle carrée de vingt mètres de côté, avec huit colonnes en son centre qui permettaient de soutenir le plafond. À gauche et à droite du vestibule se trouvaient deux salles presque identiques, absolument vides.
Il y avait des fenêtres tout autour du bâtiment, larges de cinquante centimètres et hautes de plus de deux mètres, elles permettaient d’éclairer l’ensemble des pièces.
À l’opposé de la porte en pierre, il y avait dans la grande salle une porte en bronze d'un mètre de large sur deux mètres de haut. De part et d’autre de la porte, collées contre le mur, il y avait quatre statues de chaque côté.
Les statues étaient identiques, hautes de deux mètres dix environ, elles représentaient une femme dans une robe longue. Leurs visages faisaient penser à celui qu’ils avaient vu de la déesse Ierya à la fontaine, ou dans le mausolée sous l’ancien Palais de la Loi, mais sans le bandeau sur les yeux.
À gauche et à droite, on pouvait voir des escaliers. Celui de gauche montait, et celui de droite descendait.
Dommick : « Ça ressemble bien aux gardiens de pierre ! »
Shynereel : « Oui, mais vaudrait mieux explorer là-haut d’abord pour ne pas être pris à revers. »
Gubbr’ach : « L’escalier a l’air d’être assez grand pour moi, allons-y. »
Dans un premier temps, les aventuriers décidèrent de monter voir ce qu’il y avait à l’étage supérieur, les escaliers étaient larges de deux mètres et permettaient au demi-géant de monter sans difficulté.
L’étage était relativement sombre, il y avait très peu d’ouvertures lumineuses, mais Dommick, qui avait en main le bâton du profanateur, éclairait grâce à l’orbe d’obsidienne enchantée qui était placée au bout du bâton. Ils trouvèrent plusieurs pièces vides, il n’y avait ni porte, ni meuble, rien. Ils redescendirent donc au rez-de-chaussée.
Dommick : « Si on examinait les statues ! »
Tous se regardèrent pour savoir si un courageux voulait bien se proposer, puis finalement c’est Gubbr’ach qui décida d’y aller.
Gubbr’ach : « Bon, je vais y jeter un coup d’œil. »
Il s’approcha pour être au contact des statues et se pencha pour les observer.
Gubbr’ach : « Ce sont juste des statues de pierre. »
Dommick : « Tu es sûr ! As-tu bien regardé ? »
Gubbr’ach : « Tu as qu'à y aller, toi ! »
Dommick : « Heu ! Mais si elle ne bouge pas. Il n’y a pas à s’en faire. »
Shynereel : « Vu qu’elles ne bougent pas, on a qu’à descendre d’abord pour être sûr qu’on ne va pas nous prendre à revers. »
Finalement ils descendirent tous au sous-sol, l’escalier était aussi large que celui qui menait à l’étage. Arrivés en bas, ils découvrirent trois portes en bois bardées de métal.
Il fut demandé à Shynereel de crocheter celle du milieu, mais il n’y avait aucune serrure.
Dommick : « Mince, dit Dommick, c’est magique et je n’ai pas de sort d’ouverture. »
Alâa : « La même chose pour moi. »
Dommick : « Est-ce que tu peux utiliser ta force, Gubbr’ach, pour forcer l’ouverture de la porte ? »
Gubbr’ach : « Je vais essayer. »
Le demi-géant poussa, les veines de son cou et de ses bras se mirent à gonfler dans l’effort, puis la porte s’ouvrit.
De l’autre côté, une grande salle entièrement lumineuse, avec au bout un globe lumineux scintillant de deux mètres de diamètre posé sur une sorte de pentagramme au sol.
Tobi, Dommick et Gubbr’ach furent les premiers à entrer dans la pièce, suivis d'Alâa, les autres étaient encore derrière, quand un nuage apparut soudainement en plein là où se trouvait le groupe d’aventuriers.
Alâa qui connaissait les effets de ce sortilège et grâce à ses capacités liés au plan de l’air, réussit à contrôler sa respiration pour ne pas respirer le mélange pestilentiel.
Alâa : « Éloignez-vous du nuage ! » Prévint-elle, tout en s’en éloignant elle-même.
Mais pour Dommick, Gubbr’ach et Tobi, ce ne fut pas le cas. Ils respirèrent le gaz et même s’ils sortirent du nuage, le mal était fait, il serait dans l’incapacité de faire quoi que ce soit pendant plusieurs minutes à cause des nausées qui les faisaient tituber.
Maintenant à l’intérieur du globe une forme humanoïde venait d’apparaître. Et si on ne distinguait pas exactement ce qu’il était, Alâa le remarqua tout de suite et prévint les autres aventuriers.
Alâa : « Là ! Il y a quelqu’un qui se cache dans ce globe lumineux. Shynereel, Grôm, Echtelion, Bartarb, Maulder, venez nous aider. »
Puis elle fit des mouvements rapides avec les mains et deux projectiles magiques partirent vers le globe lumineux et disparurent en le touchant sans pénétrer à l’intérieur.
Shynereel était rentrée rapidement et avait pu esquiver les vapeurs putrides et elle avait pris ses flèches magiques et tiré deux flèches, mais une seule touche.
Alâa : « Par Ral ! Ma magie ne fonctionne pas. Tous au corps à corps. »
Elle sortit sa dague de son fourreau à la ceinture, l’arme augmenta de taille et se transforma en sabre court, tout en retirant son épée en acier de son dos et attaqua en même temps que les aventuriers rentraient dans la salle.
Ils devaient traverser le nuage et seul Maulder subit les effets du nuage et se retrouva lui aussi hors combat.
Seule sa dague magique toucha la cible.
Echetelion, Grôm et Bartab s’approchèrent du globe luminescent tout en prenant leurs armes.
Alâa : « Allez-y, vous pouvez frapper, seule la magie ne fonctionne pas contre ça. »
Ils attaquèrent tous les trois mais seul Echtelion toucha. Shynereel rata elle aussi ses tirs.
Ce coup-ci Alâa fut encore la plus rapide, elle toucha avec ses deux armes. À chaque fois que son arme magique touchait, on pouvait entendre le bruit caractéristique des effets magiques sur les morts-vivants.
Shynereel put placer une de ses flèches. Puis soudain un bras sortit du globe et frappa violemment Alâa d’un coup de poing rageur. Grôm frappa et occis irrémédiablement la créature.
C’était un humain, ou plutôt ça avait dû en être un quand il était vivant. Mais les nombreuses blessures non refermées sur son corps indiquaient clairement sa nature de mort-vivant. Il n’avait rien de spécial sur lui en dehors de vieux vêtements.
Après avoir attendu que le nuage puant s’estompe et que les malades récupèrent, il fut décidé d’aller voir une autre porte.
Elle était fermée comme la précédente, aussi il fut à nouveau demandé à Gubbr’ach de la défoncer, ce qu’il fit.
La salle à l’intérieur était éclairée magiquement, mais il n’y avait rien d’autre, elle était vide.
La question se posa s’il fallait ouvrir la troisième porte, mais il fut décidé finalement que non. Aussi remontèrent-ils au rez-de-chaussée, pour aller voir à nouveau les statues. Et ce coup-ci, c’est Dommick qui fut prié d’aller voir de plus près ce qu’il en retournait.
Il avançait tout doucement, comme s’il était prêt à s’enfuir au moindre mouvement des statues. Puis une fois arrivé à leur hauteur, il les observa attentivement.
Dommick : « Elles ont toutes été sculptées en tenant une épée, mais elle est tellement fine, qu’on a du mal à le voir. »
Puis, n’y tenant plus, il s’approcha de la porte de bronze. À ce moment-là, un phénomène étrange se produisit.
Les statues de pierre se transformèrent, la pierre disparut et de la chair et du tissu apparurent à la place. Elles descendirent de leur piédestal en tenant dans leurs mains une épée en acier.
Dommick recula et elles reprirent leur place tout en se retransformant en statue de pierre.
Shynereel : « Eh bien les voilà les gardiens de pierre. »
Dommick refit la même chose, dès qu’il s’approchait de la porte, les statues se transformaient, mais ne l’attaquaient pas. Et dès qu’il reculait, elles reprenaient leurs états de statue de pierre.
Dommick : « Restez là, je vais faire le tour du bâtiment, je crois avoir vu des fenêtres, je vais essayer de voir ce qu’il y a de l’autre côté de la porte. »
Les fenêtres avaient un mur invisible qui bloquait toute tentative de passage, mais avec la lumière extérieure on pouvait voir qu’il y avait deux grandes tables de pierre, sur une desquelles était posé un grand livre de cuir entouré d’une bordure métallique brillante.
Après être retourné dans la grande salle, Dommick leur expliqua ce qu’il avait vu, puis lui vint une idée.
Dommick : « Et si on faisait venir les légionnaires noirs pour voir ce qu’il se passe ? »
Gubbr’ach : « Bonne idée, je vais les chercher. »
Il sortit du bâtiment et revint avec huit des légionnaires des Ténèbres, les quatre épéistes, les trois avec des lances à double lames et un avec une masse. Il leur demande de se positionner devant les statues puis recule, mais rien ne se passe.
Dommick : « Mince, je pensais que ça les ferait se transformer. »
Alâa : « La magie qui les a créés ne leur a pas demandé de surveiller les morts, mais uniquement les vivants. »
Dommick : « Je vais tenter la magie sur elle. »
Il s’éloigna et lança des projectiles magiques sur les statues, mais rien ne se passa.
Dommick : « Il faut que quelqu’un s’approche de la porte pour les faire se transformer et à ce moment tu leur demandes de les attaquer, Gubbr’ach. »
Gubbr’ach : « Oui d’accord, mais qui va s’approcher de la porte ? »
Tout le monde se regardait, assez peu inspiré pour faire l’appât face à des créatures animées par la magie.
Mais finalement c’est Tobi qui se proposa pour aller s’approcher de la porte en bronze.
Dès qu’il fut devant la porte, les statues se transformèrent en femmes et descendirent de leur socle. Les morts-vivants attaquèrent ainsi que Tobi, suivi de Gubbr’ash et Grôm, Shynereel utilise à nouveau ses flèches magiques. Dommick, lui, était en train de préparer un sortilège.
Alâa n’avait pas bougé, elle observait la scène d’une façon calculatrice, ses gardes du corps, Echtelion, Maulder et Bartab restaient à côté d’elle. Teneth, l’elfe qu’ils avaient libérée, ouvrait de grands yeux, sans s’éloigner d’eux.
De l’autre côté le combat s’engagea, les statues transformées en femmes se battaient avec aisance et compétence face aux aventuriers et à leurs alliés d’outre-tombe.
Dommick utilisa le sort de flèche acide, mais rata sa cible. Mais pour les combattants au corps à corps, le seul problème, c’est quand ils arrivaient à toucher leurs opposantes, le bruit de l’arme au contact était identique à celui qu’il aurait fait s’ils touchaient de la pierre, alors qu’elles semblaient faites de chair.
Au premier choc, Gubbr’ach réagit.
Gubbr’ach : « Mince, c’est comme si on tapait de la pierre ! Je risque de casser ou d’ébrécher mon lotulis, je vais y aller à coups de poings.
Les minutes suivantes il essaya de mettre deux coups de poing et s’il réussit à toucher la créature en face de lui, cela ne semblait rien lui faire.
Gubbr’ach : « A la la ! Mes coups lui ont rien fait. Seules les armes peuvent les entailler, ces choses, mais elles risquent de se briser. »
Alâa : « C’est la magie qui les a créés qui fait ça. »
Dommick : « Gubbr’ach, Grôm, Tobi, reculez et laissez les morts-vivants se battre. Sortons et attendons tranquillement dehors que le combat se termine. »
Grôm, Gubbr’ach et Tobi s’éloignèrent et laissèrent les morts-vivants au combat. Puis tous ensemble ils sortirent de la salle, et allèrent s’asseoir sur les marches, alors qu’on entendait les coups des armes qui touchaient la pierre et les vieilles armures cabossées.
Dommick : « Je suis sûr que les soldats vont gagner, rien n’est plus terrible que la non vie. »
Alâa : « Nous verrons. »
"Les cons ça osent tout. C'est même à ça qu'on les reconnait."Michel Audiard (Les tontons flingueurs)
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
RECRUTEMENT OUVERT - Le donjon sous la montagne Dencarié Continue en septembre 2025
"Dialoguer avec un con c'est comme essayer de faire jouir une poupée gonflable. " Michel Audiard
COMPTE RENDU DE CAMPAGNE DARKSUN
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