Roman Dragonlance (fanfiction)

Venez nous compter vos récits d'aventures.
eres
Dragon d'argent
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***

Haut dans les airs, Darion et le dragon se rendaient coup pour coup quand ce dernier parvint à planter ses griffes dans le flanc droit du griffon. Vicieux le rouge trancha au passage la sangle qui maintenait l’harnachement du cavalier. Darion n’eut pas le temps de se sentir glisser qu’il tombait déjà. Le dragon jubilait, le paladin, en pleine chute se savait condamné.
- Tu ne mourras pas, résonna une voix inconnue dans la tête de Darion.
- Kiri Jolith ?
- Non, ce n’est pas mon nom. C’est bien le « grand bison » qui nous lie l’un à l’autre. Tu ne mourras pas.
Fendant l’air comme un trait de flèche le griffon piqua sur le paladin et l’agrippa dans ses serres avant qu’il ne touche le sol. Il le déposa :
- Remonte et ne tombe plus. Nous avons un dragon à tuer et des amis à défendre.
Reconnaissait envers son dieu et son nouveau partenaire, Darion caressa le bec de l’animal qu’il soigna intégralement d’un simple contact.
- Désormais nous ne faisons qu’un. Pense dans ma tête, lui dit l’animal.
Faisait corps avec le griffon, Darion remonta. Le dragon qui avait suivi la scène incrédule, amorça sa descente et souffla. Brandissant Rédemption les mains jointes, un champ de protection lumineux apparu juste à temps pour dévier le souffle. Le dragon était furieux. A nouveaux au contact, Darion anticipait les offensives de son adversaire et esquivaient avec aisance.
- Passe sous son ventre, je vais l’éventrer ordonna le paladin.
- Tu crois vraiment pouvoir faire ça ?
Tandis que le griffon chargeait le dragon, Darion s’apprêtait à porter la plus violente attaque qu’un paladin puisse asséner : le châtiment du mal.
Le dragon fonçait vers eux gueule en avant décider à arracher la tête du griffon. Au moment de l’impact, le griffon plongea sous la bête, offrant à son cavalier l’occasion de placer son attaque.
- Au nom de ma foi, par Kiri-Jolith, je te châtie. Retourne dans l’ombre Rossom Draconis !
La charge divine libérée le tranchant de l’épée fut si dévastatrice que l’abdomen du dragon se déchira sur toute sa longueur. Vidé de ses entrailles, le rouge s’écrasa dans un bruit sourd.

***

Face à Thorin et son marteau devenu lumineux, le dragon hésitait. Quand il vit son frère s’écraser une centaine de mètre plus loin, fou de douleur, il chargea sans discernement.
- Taurus Harma, dit le marteau dans la tête de Thorin.
- Force du Taureau, répéta Thorin.
Ses bras gonflèrent, décuplant sa force. Entre ses mains le marteau ne pesait plus rien. Thorin était désormais fort comme quatre hommes.
Quand le dragon fut au contact, le guerrier frappa. D’un coup précis, il brisa la mâchoire du rouge, puis il lui enfonça le crâne à deux reprises.
- Je t’avais prévenu, fit le nain. Le marteau de pouvoir s’éteint alors.
5
La vérité de Gilthanas. Le cimetière draconique.



Libéré de l’emprise du dragon, Gilthanas avait livré les raisons de sa trahison. Le grand ver retenait Dargent en otage et menaçait de la tuer si le prince elfe refusait de le servir. Les intentions de Gellidus étaient claires : voler les cranes dans le cimetière draconique, faire grossir son totem et devenir plus puissant qu’aucune créature de Krynn ne le fut jamais. Gilthanas a avait échoué a voler la clé de Quinari à Alhana et depuis il guettait une occasion de la dérober au groupe mené par Renwood.
- Vous savez-tout, confia Gilthanas, mais désormais Dargent est en grand danger. Gellidus se doute déjà que quelque chose m’est arrivé.
- Nous vous aiderons majesté, promit Garlick sous le regard incrédule de Gorlaug.
- Comment comptes-tu vaincre une bête comme celle là sans dragonlance ? interrogea le minotaure.
- On va en fabriquer, répondit calmement Garlick.
- C'est-à-dire ?
- Gilthanas, toi et moi nous rendons à la vallée de brume de Sancrist, nous creusons un tunnel dans la montagne et nous puisons le métal draconique à la source.
- Je ne pensais pas dire ça, mais ça peut marcher.
- En route compagnons, dit Gilthanas avec enthousiasme.

***

A dos de griffons depuis plusieurs jours, les compères faisaient route vers l’ouest. Aux dernières lueurs du jour, ils aperçurent une immense silhouette draconique sculptée à même la montagne. Gilthanas se rappela les vers du barde elfe Quevalin :

Par delà les mers et les vents,
Au cœur de la pierre, hors du temps,
S’écoule dans les veines de la terre,
Le sang dragon d’argent.

Les compagnons se posèrent dans la montagne. A l’abri des regards des forces Nérakiennes basées aux pieds du dragon de pierre, à renfort puissants sortilèges, ils commencèrent leur besogne.

***

Il faisait nuit noire lorsque Renwood, Croak, Profiel, Garynne et Rhys arrivèrent sur une plage au nord est du Nordmaar. Pour purifier la larme de Mishakhak pervertie par les Nérakiens, les aventuriers avaient dû cherché et trouvé la Fontaine du Renouveau ; la source magique située à l’ouest du Nordmaar était défendue par Morhlex le Noir, connu des humain sous le nom de Poix. En échange de leur aide à déjouer un complot mené par sa propre armée de draconien, le dragon avait été précisemnt révélé au groupe où se trouvait le cimetière draconique. Mieux, il avait dit vrai.
- En théorie, l’entrée est ici, dit Renwood.
Sous le regard de ses compagnons, il posa un genou au sol afin de tirer la boite à musique de son paquetage. Lentement il ouvrit le boîtier, la mélodie magique monta lentement. Lorsque la dernière note retentit, un énorme portail de lumière pure apparut à la surface de l’eau. Haut de dix mètres, ce dernier était couvert de rûnes et donnait à la mer des reflets extraordinaires.
- Incroyable ! Profiel s’approcha afin d’ouvrir la route. De l’eau jusqu’aux cuisses, il posa sa main sur le portail qui crépita. Aïe ! Il est brulant… Il y a fort a parié que seul le porteur des larmes peu passer sans encombre.
- Sois prudents dit Croak en tapant dans le dos de Renwood.
- Notre destin est entre tes mains, compéta Rhys sous le regard approbateur de la jeune Gayrinne.
Après une respiration, le prêtre se saisit des deux gemmes et traversa le portail.

***

A l’intérieur Renwood découvrit à sa grande surprise, un chemin de terre qui lézardait entre les saules. Il avait les pieds secs mais suait à grosse goutte. Comme appelé par une voix spectrale, il avança lentement. Après quelques minutes de marche, le demi-elfe gagna la rive d’un lac argenté. Là il découvrit une barque d’or. Ecoutant la voix qui l’appelait, il monta et s’installa à bord. Aussitôt l’embarcation se mit en mouvement et Renwood et se laissa porter durant de longues heures avant d’arriver sur une petite île. Au sommet de cette dernière, il distingua une chapelle. A demi conscient le prêtre subissait plus qu’il n’agissait. La magie du lieu était forte, il ne pouvait rien faire d’autre que d’écouter la voix. Il abandonna la barque enchantée et se dirigea vers la chapelle. L’endroit était simple mais baigné d’une lueur bleue qui donnait à l’instant une dimension intemporelle. Sur un autel reposait intact le corps inerte de la reine elfe Quinari première barde draconique. D’une beauté rare, elle portait une robe blanche immaculée et tenait entre ses mains un épais volume. Semblant quitter le corps de Quinari un esprit se leva et s’adressa en elfe ancien à Renwood. Interdit ce dernier était spectateur d’une scène qu’il semblait contempler depuis les yeux d’un autre.
- Salutations grand Renwood. Je suis la reine Quinari, comme toi, je sers Eli , le draco-paladin.
- Je vous salue majesté, c’est un honneur pour moi de me tenir devant vous. Je suis porteur des larmes de Mishakal et je viens restaurer le pont des âmes vers le dôme de la création. Comment dois-je m’y prendre ?
- Place simplement les gemmes entre les mains de ma dépouille. Je ferai le reste.
- Bien majesté.
Renwood s’exécuta. Lentement il se saisit de la main droite de Quinari. A sa surprise, elle n’était pas froide. Il y plaça une des gemmes avant de répéter son action avec la main gauche.
- Tes amis et toi venez de sauver le monde, Renwood Esalis. Prends le livre que je tenais et retourne t’en sur Krynn. J’ai écrit moi-même chacune de ses pages, elle recèle des sortilèges majeurs et tout ce que je sais des dragons. Il se nomme le draconomicom et m’a été dicté par Eli.

***

Porteur du précieux ouvrage, Renwood passa le portail. Tout retourné par la rencontre qu’il venait de vivre, il avança vers ses amis d’un pas lent. A son grand soulagement tous l’avaient attendus tout ce temps.
- T’es déjà retour ? questionna Rhys incrédule.
- Rejoignons Valthonis et finissons-en avec Gellidus, répondit Renwood.
- Le temps ne s’écoule pas partout de la même manière, conclut Profiel.
eres
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Chapitre 6. Le conseil de Khuri-kan. Vol vers Thoradin
.

C’est dans tente de Valthonis que les héros allaient tenir conseil. Assis autour d’une longue table, ils étaient réunis pour la première fois depuis leur départ de Sanction deux ans plus tôt. Séparés depuis lors, les aventuriers avaient connus des fortunes diverses.
Si les groupes des anciens avaient retrouvés Profion, ils ne l’avaient pas empêché de pénétrer dans les Abysses. En revanche ils avaient percé le mystère de la clé de Quinari et ruiné le plan de Gellidus.
Le groupe des plus jeunes avait quant à lui restauré le dialogue avec les nains de Thoradin. Si ces derniers refusaient toujours de combattre contre l’empire minotaure, ils cessaient au moins les relations commerciales avec le Néraka.
Gilthas, Angus et Orion partis à la recherche de la vallée de Silence (l’Inath Watenki), seuls Linwood et Gaylor étaient absents. Pour des raisons différentes, tous les deux avaient pris la direction de Sanction. Linwood vivait mal d’avoir échoué chez les nains et ne supportait pas de voir Alhana aux côtés de Portios. Gaylor avait quant à lui revu l’ordre de ses priorités, il voulait sauver la petite trouvée à Gleen et lui offrir une vie digne d’une enfant.
Valthonis prit la parole le premier :
- Mes chers amis, autant le dire simplement, vous avez redonné de l’espoir au monde.
- Encore, coupa Croak tout sourire.
- Oui encore admit Valthonis amusé, puis plus grave, il poursuivit :
- Renwood, Profiel, Croak, Rhys et Gayrinne, vous avez restauré le Pont des âmes, et, regardant Gorlaug et Garlick, vous avez volé suffisamment de métal draconique pour forger des nouvelles lances. Désormais, il convient d’éliminer la dernière menace de Krynn.
Tous acquiescèrent.
- Nous allons tuer le dragon, dit Renwood. Il tira le draconomicom qu’il posa la lourde table de hêtre. Ce livre recèle de puissants enchantements à même de vaincre Gellidus. Tous allons rejoindre Sanction, de là nous allons passer à l’offensive. Voici le plan que je propose :
Gorlaug et Thorin, vous allez forger des lances.
Darion, Linwood, Croak, Korrigan et Rhys iront à Sanction et ils formeront des hommes aux combats.
- Je formerai des mages de guerres, compléta Profiel.
- Pourquoi faire ? Tu veux lancer des néophites aux combats contre le dragon, questionna Gorlaug ?
- Non, les guerriers seront formés pour reprendre la Solamnie et le Silvanesti.
- On fera rien sans les nains réagit Croak.
- En échange de quelques dragonlances, ils se battront, trancha Garlick.
- Thorin, Darion, Gayrinne vont retourner chez les nains et leur expliquer la menace que représente le dragon et ses alliés, compléta Valthonis. Avec des dragonlances en cadeaux, ils accepteront de nous aider. Quand ce sera fait, nous nous retrouverons tous à Sanction. Il sera temps d’y planifier l’attaque du dragon et la suite des évènements.
- Oui, ensuite Garlick et moi nous rendrons à Wayreth, pour étudier le draconomicom, dit Renwood.
Les champions de Paladine sont en marches, sourit Valthonis.

***

Les elfes de Khuri Khan avaient confié deux griffons au petit groupe parti vers le royaume de Thoradin. Darion chevauchait seul tandis que Thorin et Gayrinne partageaient leur monture. Le voyage était paisible depuis une journée demie quand au survol du mont Zakhar, les griffons montrèrent des signes de nervosité.
Au détour d’un pic rocheux, les yeux plissés à cause de vent, les cavaliers virent la menace aux ailes rouges fondre sur eux. Deux dragons longs de six mètres volaient dans leur direction.
- Séparons-nous, hurla Darion !
- Il faut se poser, en vol nous n’avons aucune chance ! répondit Thorin très conscient de l’immense danger qui les guettait. A l’inverse, la jeune Gayrinne semblait toute excitée par le combat à venir et surestimait manifestement leur chance de survie.
Le nain ordonna à leur monture de piquer vers le sol, elle s’éxécuta. La manœuvre était risquée mais elle offrait plus de garantie que d’affronter le dragon dans les airs. Ils s’apprêtaient à atterrir lorsqu’un souffle enflammé les toucha de dos. Tué sur le coup, leur griffon s’écrasa. La chute fut courte mais le contact avec la roche fut violent.
Couverte de suie et de sang Gayrinne se releva comme un zombie sort de sa tombe. Les jambes brulées, les mailles fondues de son armure lacérait son dos à vif. Les yeux brulants de poussière, Gayrinne toussait, elle était perdue. Elle fit quelques pas et trébucha sur quelques choses, elle découvrit avec horreur le corps étendu de Thorin. Garynne n’eut pas le temps de le pleurer que déjà le dragon s’était posé et, menaçant, avançait vers elle.
- Je t’attends dragon, pleura-t-elle dans un cri. Je suis la fille de Forgefeu et je ne mourrai pas sans combattre. Imperméable à la peur, la jeune femme, attendait le monstre de pied derme.
Décidé à s’amusé le dragon la laissa frapper la première.
Sous le regard amusé du reptile, Gayrinne enchaina les frappes jusqu’à l’épuisement, mais dans un ultime effort, elle passa l’armure d’écailles. Son coup déchira les chairs du dragon. Ivre de colère, ce dernier la balaya d’un coup de queue et se jeta sur elle. Sonnée, la jeune guerrière, ouvrit les yeux sur l’énorme gueule qui s’apprêtaient à la dévorer.
- Dragonnet ! Que dirais-tu de te battre contre un adversaire de ta taille ? fit la voix fatiguée de Thorin.
Epuisé mais debout le nain tenait dans ses mains le puissant marteau de pouvoir.
Je suis Thorin Rougemarteau, je suis le porteur du marteaux de Kharas …
- Tu vas mourir nain bavard et prétent…
- Je n’ai pas fini, le coupa nain :
- Je suis le roi sous la montagne. Je suis aussi l’ami de cette jeune fille que tu viens de frapper. C’est à ce titre que je vais te tuer …
- Sombre fou, tu ne sais pas …
- Je n’ai pas terminé, interloqué par tant d’inconscience le dragon le laissa finir : Je vais t’arracher tes écailles une par une et m’en faire une armure. Je couperai ta tète pour décorer l’auberge de son père qu’on rebaptisera l’auberge du dragon rouge ! Dans cent ans on racontera encore comment le nain et l’enfant t’ont terrassé ou bien … tu vas te soumettre et partir en remerciant les dieux d’être tombé sur un nain magnanime.



******

Haut dans les airs, Darion et le dragon se rendaient coup pour coup quand ce dernier parvint à planter ses griffes dans le flanc droit du griffon. Vicieux le rouge trancha au passage la sangle qui maintenait l’harnachement du cavalier. Darion n’eut pas le temps de se sentir glisser qu’il tombait déjà. Le dragon jubilait, le paladin, en pleine chute se savait condamné.
- Tu ne mourras pas, résonna une voix inconnue dans la tête de Darion.
- Kiri Jolith ?
- Non, ce n’est pas mon nom. C’est bien le « grand bison » qui nous lie l’un à l’autre. Tu ne mourras pas.
Fendant l’air comme un trait de flèche le griffon piqua sur le paladin et l’agrippa dans ses serres avant qu’il ne touche le sol. Il le déposa :
- Remonte et ne tombe plus. Nous avons un dragon à tuer et des amis à défendre.
Reconnaissait envers son dieu et son nouveau partenaire, Darion caressa le bec de l’animal qu’il soigna intégralement d’un simple contact.
- Désormais nous ne faisons qu’un. Pense dans ma tête, lui dit l’animal.
Faisait corps avec le griffon, Darion remonta. Le dragon qui avait suivi la scène incrédule, amorça sa descente et souffla. Brandissant Rédemption les mains jointes, un champ de protection lumineux apparu juste à temps pour dévier le souffle. Le dragon était furieux. A nouveaux au contact, Darion anticipait les offensives de son adversaire et esquivaient avec aisance.
- Passe sous son ventre, je vais l’éventrer ordonna le paladin.
- Tu crois vraiment pouvoir faire ça ?
Tandis que le griffon chargeait le dragon, Darion s’apprêtait à porter la plus violente attaque qu’un paladin puisse asséner : le châtiment du mal.
Le dragon fonçait vers eux gueule en avant décider à arracher la tête du griffon. Au moment de l’impact, le griffon plongea sous la bête, offrant à son cavalier l’occasion de placer son attaque.
- Au nom de ma foi, par Kiri-Jolith, je te châtie. Retourne dans l’ombre Rossom Draconis !
La charge divine libérée le tranchant de l’épée fut si dévastatrice que l’abdomen du dragon se déchira sur toute sa longueur. Vidé de ses entrailles, le rouge s’écrasa dans un bruit sourd.

***

Face à Thorin et son marteau devenu lumineux, le dragon hésitait. Quand il vit son frère s’écraser une centaine de mètre plus loin, fou de douleur, il chargea sans discernement.
- Taurus Harma, dit le marteau dans la tête de Thorin.
- Force du Taureau, répéta Thorin.
Ses bras gonflèrent, décuplant sa force. Entre ses mains le marteau ne pesait plus rien. Thorin était désormais fort comme quatre hommes.
Quand le dragon fut au contact, le guerrier frappa. D’un coup précis, il brisa la mâchoire du rouge, puis il lui enfonça le crâne à deux reprises.
- Je t’avais prévenu, fit le nain. Le marteau de pouvoir s’éteint alors.
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Quelques heures plus tard, salués comme des héros, les compagnons faisaient leurs entrée dans Thoradin.


7
La rencontre. Conseil de chevalerie.

Quelques semaines s’étaient écoulées depuis le conseil de Khuri Khan et Gayrinne, promue écuyer de l’Ordre Solamnique, effectuait ses classes à Sanction. Sous les ordres du Général Darion de la Rose, elle apprenait vite. Un matin pluvieux, alors qu’elle brossait les chevaux, le paladin vint la trouver.
- Je suis attendu au palais, tu m’accompagnes. Mets ton armure.
- C’est vrai ? Pour quelle raison ?
- Tu discutes les ordres écuyer ?
- Non Général.
- Ne traine pas. Tu vas rencontrer quelqu’un d’important.
- Qui ?
- Ton père. Je te préviens, il ne sait rien.

Toute tremblante, la jeune femme jeta promptement la brosse dans un seau et se leva.

***

Les bottes ferrées de la jeune femme claquaient sur les larges pierres qui pavaient les allées du palais. Le chemin jusqu’au hall d’honneur fut bref mais sembla une éternité à Gayrinne.
- Je te laisse. Entre dit Darion.
Très nerveuse, elle pénétrait dans l’immense salle vide. Les tapisseries qui ornaient les murs retraçaient la geste de Huma Fléau des Dragons, celle de Sturm de Lumlame et plus récente celle, de Linwood Esalis et de ses compagnons lors du combat contre Takhisis. Sur cette dernière, elle reconnaissait ainsi ses oncles comme elle les appelait. Depuis qu’Orion l’avait sauvée de l’attaque du dragon à Calaman, la jeune fille avait entendu tous les récits sur père et son groupe d’ami : Garlick et ses robes blanches, Renwood auréolé de lumière, Gorlaug le minotaure au bras d’argent, Profion et Profiel de noir vêtu, Gaylor et son épée langue de feu, Darion, Croak, Thorin, Rhys.
- C est toi qui prétends être ma fille ?
- Père ! dit la jeune femme alors rayonnante, c’est bon de vous revoir. Et que vous êtes jeune.
- J’ai sans doute fait des bâtards dans toute l’Ansalonie mais toi, tu n’es pas de moi. Je n’ai pas de fille. Qui es-tu ? grogna le guerrier.
- Gayrinne.
- Je ne connais pas de Gayrinne.
- C’est toi qui a choisit ce prénom pour ne pas qu’on nous retrouve. Mon véritable prénom était Méline.
A cet instant il plongea son regard dans ceux de la jeune fille et songea immédiatement à la petite qu’il avait fait sauter sur ces genoux à Gleen quelques semaines plus tôt.
- Impossible.
- Tu es né à Beaurefuge.
- Tout le monde sait cela, une auberge sur deux y porte mon nom.
- Il n’a qu’une auberge à Beaurefuge elle s’appelle le Roc, c’est ton grand père la construite.
- Continue, fit Gaylor intrigué.
- Tu pleures toutes nuits les hantés par le visage des hommes que tu as tué.
Gaylor tressailli et porta instinctivement la main sur son épée.
- C’est toi qui m’as appris à me battre, sourit-elle en tendant la main paume de sa main. Je te montre ?
Gaylor dégaina lentement et prêta son épée. La jeune femme salua :
En garde sourit-elle.
Ne refusant jamais un défit, Gaylor pris alors sa hache avec désinvolture et du parer avec précipitation face à la soudaineté de l’attaque.
- Leçon numéro une : Ne jamais sous estimer son adversaire, vieil homme.
Gaylor feinta alors avant d’être paré à son tour.
- Je connais tes bottes Gaylor Forgefeu.
- Ca ne prouve rien.
- Force et honneur, dit Gayrinne. Aussitôt l’épée s’enflamma.

***
La salle du conseil était bondée. Les dirigeants des trois ordres de Chevaleries allaient présider leurs chefs à sa Sanction, Linwood Esalis allait faire son entrée.
Au premier rang, Darion, Renwood, Garlick, Gaylor, Croak et Gorlaug étaient côte à côte. Aux places d’honneur, se tenait le prince Gilthanas, la reine Alhana et son époux Portios. Au fond se tenait Thorin, Korrigan, Kayl, Gayrinne et Profiel.
- Impressionnant, commenta la jeune femme.
- Chut, lui intima Thorin, sous l’œil amusé de Kayl.
Encadré par deux gardes, Linwood fit son entrée en armure d’apparat. Saluant l’assemblée d’un hochement de tête il prit place derrière l’autel et commença par une lecture à voix haute des rapports remis par les officiels de trois ordres. Passé ce moment rébarbatif, il revint sur quelques points.
A l’ordre du jour, la présentation du plan de reconquête de Palanthas. Comme vous le savez, la reprise de Palanthas est stratégique car elle permettrait de se repositionner en Solamnie. L’attaque maritime par la baie de Branchala et les portes de Paladine est impossible aussi, nous passeront par les terres, par petits groupes. Nous ferons passer notre élite au goutte à goutte. Dès la semaine prochaine, trois cents hommes seront menés par le Général Darion de Douleur vers le port maritime et fluvial de Calaman. Là, les hommes embarqueront sur le fleuve et s’approcheront des Châteaux Lorrimar et Lumlame. Une fois sur place ils entreront progressivement vers Palanthas. En six mois, à raison de trois hommes par jour, près de six cents hommes seront en place dans la capitale. C’est assez pour lancer une offensive et prendre les points stratégiques de la ville. Le dragon a parait-il des alliés draconiens, les lances nous aiderons donc. Notre contact sur place est une haute sorcière de la robe blanche et répond au nom de Coryn.
L’assemblée très attentive, semblait en phase avec ce plan.
- Où en est la fabrication des dragonlances ? questionna-t-il ?
- Nous en avons forgé cinquante, répondit Thorin. Gorlaug. Toutes bénies et enchantées.
- Bien, et la formation des hommes aux maniements des l, où en est-on ?
Le Général Darion se leva et prit la parole :
- Cent hommes sont désormais en capacité de combattre à la lance, tous sont capables de mener une bataille.
- Nous sommes donc dans les temps, confirma Linwood.
- Oui et même plus que cela. L’un de mes soldats sort du lot et je souhaite présenter à l’approbation du conseil l’admission de ce dernier au rang de chevalier.
- De qui s’agit-t-il ?
- J’appelle Gayrinne Forgefeu, fit Darion. Je souhaite qu’elle devienne l’une des notre.
Aussitôt les regards se tournèrent vers la jeune femme et les murmures montèrent. Gayrinne incrédule ne s’y attendait pas du tout.
- N’est-ce pas prématuré, répondit Linwood. La question de l’honneur, de l’héroïsme et du dévouement doivent être posées et répondues. La Mesure est précise sur ces points.
- Sur la question de l’honneur, j’engage le mien pour en répondre. Quelqu’un ici souhaite-t-il mettre la ma parole et mon honneur en doute ?
L’assemblée resta muette.
- Ce point est acquis, admit Linwood après un regard aux officiels qui siégeaient à ses côtés.
- Qu’en est-t-il de l’héroïsme au combat, questionna le Lord de la Couronne ?
- J’appelle le chevalier Thorin Rougemarteau, dit Darion.
Thorin sortit alors des rangs, à son flanc le marteau de Kharas retenait l’attention de tous..
- Je suis Thorin Rougemarteau et j’atteste de l’héroïsme de Gayrinne. Voici quelques semaines, elle a tenu tête à un dragon rouge alors que j’étais momentanément hors de combat. Je l’ai vu de mes yeux blesser la bête avant que je ne puisse à mon tour engager le combat. Quoi de plus héroïque.
L’assemblée ébahie, attendit la réaction de Linwood. Quid du dévouement ?
- Pour le dévouement, j’appelle comme témoin, le très révéré frère de Paladine : Renwood Esalis.
Le clerc se leva alors et s’adressa directement à Gayrinne, qui, émue aux larmes, n’en croyait pas ses oreilles.
- La question du dévouement n’aura jamais été si simplement tranchée. Garynne vous avez absolument, tout quitté pour sauver ce monde de la menace qui pesait sur lui. Vous avez voyagé dans le temps en lassant derrière vous votre vie, votre famille. Votre ancienne vie n’existe que dans vos souvenirs, tout comme votre monde. Vous êtes digne, plus que tout autre d’être honorée aujourd’hui.
- Avec l’immense respect que je vous porte, révéré frère. Ce point n’est pas prouvé, intervint le Lord de la Rose. Même votre illustre parole ne peut suffire pour des faits si surprenants.
- Je me doutais que la question serait discutée, intervint Darion. Mais admettez vous que si les faits sont avérés, la question sera tranchée ?
- Oui mais je ne vois pas comment.
- J’appelle donc celui que l’on nomme Valthonis l’exilé.
Murmure dans la salle. Les portes de s’ouvrirent alors en grand et l’ancien Dieu Paladine fit son entrée. Tous s’agenouillèrent alors. Le port droit, le regard intense, il avança vers l’autel et y déposa l’épais volume qu’il portait contre son poitrail.
Voici la preuve demandée, dit-il en s’adressant à tous. Ce livre est l’Iconochronos, daté de 435 AC, il est authentique et décrit le monde tel qu’il serait si Gayrinne n’était pas venu nous sauver tous. Je demande donc à la chevalerie de l’intégrer et je profite de l’occasion pour lui témoigner toute ma gratitude. Soyez remerciée Gayrinne Forgefeu.
- Que l’on apporte l’épée, demanda Darion. Il est temps de rendre le jugement.
Garlick sortit alors des rangs. Il s’avança jusqu’à l’autel et dans un nuage de fumée magique y déposa une respectueusement une épée. Cette dernière dans un somptueux fourreau en métal dragon possédait une garde finement ouvragée sur laquelle des runes étaient gravées.
- Ce cadeau vous est offert nom du monde que vous avez sauvé de la destruction. Cette lame a été forgée en métal dragon par Gorlaug avec le marteau de Kharas, elle a été bénie par Renwood et enchantée par mes soins.
- Cette épée est pour vous chère Gayrinne Forgefeu, elle porte le nom de Gratitude car chaque âme sur Krynn vous doit la vie, ajouta Valthonis.
Gayrinne en larmes cherchait le regard de Gaylor. Ce dernier avait les yeux rouges et les joues ruisselantes. Darion qui contenait son émotion s’adressa à Linwood, lui aussi très ému.
- Je demande au conseil d’admettre Gayrinne Forfegeu au rang de Chevalier de la Rose.
Le silence gagna la salle, Linwood qui regarda chaque Lord dans les yeux avant de se saisir d’une rose blanche qui ornait l’autel. Il se leva, immédiatement imité par les Lords, puis toute l’assemblée. D’un geste lent il dé posa la rose sur la garde de Gratitude. La voix chargée d’émotion déclarer d’un ton solennel.
- Approchez Gayrinne Forgefeu. Dès ce jour, vous serez connue et reconnue en tant que Chevalier de la Rose. Que cela soit écrit et accomplit, dit Linwood.
Sous les applaudissements, la jeune femme pleurait.



8.
Un au revoir. Un combat.

Le soleil se couchait sur Sanction et l’ombre des montagnes couvrait toute la ville. Le froid s’engouffrait dans chaque ruelle et le vent glacial faisait claquer les capes de six compagnons en quête d’une taverne. Arrivés devant la « choppe amicale », ils entrèrent un par un dans établissement quasi vide. Une fois assis et leurs commandes passées, Garlick, Renwood, Gorlaug, Gaylor, Croak et Gaylor ôtèrent leur capuche et entamèrent un conseil restreint. Renwood commença :
- Les amis j’ai pris l’initiative de vous inviter sans les autres afin de vous soumettre un plan.
- Explique-nous dit Gorlaug.
- Garlick Gilthanas et moi souhaitons aller combattre le dragon sans vous.
- Pas de problème répondit Gorlaug en souriant.
- Vous êtes devenus fous ? s’étouffa Gaylor en recracha sa bière.
- C’est du suicide, grogna Croak.
- Pas avec le draconomicom, intervint Garlick. Grace mon orbe draconique j’ai pu le déchiffrer. Ce livre recèle de puissant sortilèges contre les lesquels, Gel ne pourra rien. Ils sont si puissants que les lancer nous épuiseront. Si vous venez vous n’aurez aucune protection magique.
- On prend le risque dit Croak.
- Si vous venez, les jeunes voudront venir et il y aura des morts.
- Alors on part maintenant dit Gaylor. Et on leur dit rien.
- Et tu laisserais la petite Gayrinne ? questionna Renwood en le fixant de son regard intense.
Ne vous en faites pas pour nous. Nous ne seront pas que deux, Profion nous accompagnera.
- Vous êtes de grands malades, coupa le minotaure. C’est un ennemi.
- Un ennemi à qui on doit tous la vie, compléta le clerc.
- Nous savons ce que nous savons les amis et puis nous avons besoin de vous ici, dit Garlick. . Officiellement nous serons à Wayreth pour étudier le draconomicom, en attendant notre signal qui ne viendra jamais, vous reprendrez Palanthas.
- Gorlaug tu dois forger des armes en métal dragon pour l’armée.
- Mouais.
- Et surtout mon fils et le tien auront besoin de tes conseils dit Renwood. Quand aux autres vous aurez tous un rôle à jouer. Croak je souhaite que tu ouvres une piste aux elfes qui partent pour Qualinost. La sécurité de Portios est une priorité et tu connais le terrain comme personne. Darion mènera l’attaque de Palanthas avec Thorin et Profiel. Ils auront la grande Gayrinne sous leurs ordres. Gaylor, je te le demande occupe-toi de la petite Gayrinne. Quand tout sera fini. On se retrouve chez Garlick à Beaurefuge et je vous promets que nous coulerons y des jours heureux. Là nous aurons notre retraite.
Les compagnons se regardèrent intensément. Renwood posa sa main à plat au centre de la table. Garlick la recouvrit de la sienne et fut imité par Croak. Gaylor et Gorlaug se regardèrent hésitant. Le minotaure grogna et posa sa main épaisse. Le regard humide, Gaylor en fit autant avant de lâcher :
- Je vous aime mes couilles.
- Oh, ne commencez pas comme ça fit le minotaure, gêné.
- Tu ne vas quand même pas chialer, dit Croak en essuyant une petite larme.

***

Dans la solitude de son bureau, le maître du Conclave contemplait la scène à travers bassin divinatoire.
- Les voir comme ça me donnerait presque envie de prendre la robe blanche, songea-t-il amusé avant de d’ajouter pour lui même, enfin … presque.

***

Profion était celui qui réalisait le plus à côté de quoi le monde était passé. C’est lui qui avait envoyé la Gayrinne de 435 AC dans le passé pour prévenir Renwood et ses amis du sort funeste que Gellidus réservait au monde. Il savourait son succès quand il vit on frappa à sa porte.
- Entrez.
A sa grande surprise, Stewee Amergin pénétra dans son bureau.
- Vous ?
- Oui, c’est une mauvaise habitude. Il semble que mon ancien Maître échoue toujours à me tuer définitivement.
- Que faites-vous ici ?
- En 408, je vous ai rendu visite un soir et vous m’aviez fait l’amitié de cacher mon retour à Garlick en contrepartie d’un service. J’ai formé votre fils Profiel.
- Puis vous attaqué le conclave avec le dénommé Vent Sombre.
- Oui et Garlick m’a désintégré.
- Exact. Que faites-vous là ?
- J’ai une information pour vous. Elle vous intéressera.
- Parlez.
- Lors de ma visite en 408, déjà, vous m’aviez cru mort.
- Oui.
- Et bien je ne l’étais. J’avais transféré mon esprit dans une gemme. La gemme a été trouvée par Vent Sombre. Nous avons ourdi notre plan avant que je ne soit tué définitivement. Enfin jusqu’à ce jour. Je suis persuadé que cette magie vous intéressera quand vous tomberez malade.
- Malade ? De quoi parlez-vous ?
- En 435 vous tomberez malade et vous chercherez les moyens de survivre. Vos études vous conduiront à moi.
- Vous venez du futur ? Qui vous envoi ?
- Une version de vous qui a exploité m’a ressuscité pour exploiter mes connaissances sur le transfert.
- Que dites-vous ?
- En 435 après avoir envoyé Gayrinne ici, vous avez voulu combattre la maladie qui vous rongeait et vous avez réussi à égaler la magie de Fistandantilus et à voler un corps pour installer votre esprit. Dans ce 435 là, vous êtes donc devenu l’égal du plus grand magicien de tous les temps. En revanche vous allez mourir sous lors de l’attaque de Gellidus.
- Cela ne se peut. Ce pouvoir ne doit pas disparaître !
- C’est pour cela que vous devez mourir.
A cet instant, une lame invisible trancha la gorge de l’archimage qui n’eut ni le temps, ni la force de se débattre.
- Je n’imaginais pas que ce serais si simple, dit la voix du Profion de 435 AC, en essuyant sa lame. J’espère que je n’ai pas trop souffert, sourit-t-il avant de faire disparaître la dépouille d’un sort mineur.
- Stewee, vous pars dès ce jour pour le Sombre Donjon. Un mage renégat y est le conseiller du Morgan Targonne, Seigneur en chef des armées Nérakienne. Il m’y intéresse au plus au point. Espionnez-le pour moi.
Tard dans la nuit Garlick Antillost et Renwood Esalis firent leur arrivée à Wayreth.

***
Gellidus était furieux. Privé des nouvelles de Gilthanas durant plusieurs jours, le grand dracosire savait avec certitude que son serviteur l'avait trahi. Jamais il n’égalerait la toute puissance de Malystrirx la Rouge et jamais il ne digèrerait son échec. Sa queue battait les parois de son antre à tout rompre. Ivre de colère, le dragon fulminait.
- Comment cet avorton a-t-il pu me trahir ? Comment a-t-il pu me trahir moi, la créature la plus puissante de Krynn ? Je tuerai ce Gilthanas de misère, je tuerai sa compagne, je tuerai tout ceux de sa race, je glacerai le sang dans les veines de tout ceux qui oseront prononcer son prénom, je glacerai le monde entier ! Oui je vais congeler le monde entier et ils verront, je vais commencer par leur maudite citadelle de lumière !
Il conclut en faisant claquer ses immenses mâchoires.

A cet instant, une détonation fit éclater la voute givrée de son immense antre de glace. Gêné par la les blocs de glace qui lui tombait dessus, le dragon découvrit trop tard qu’une tempête de feu allait s’abattre sur lui. Gellidus n'avait jamais souffert, et n’avait jamais été blessé, il ne comprenait absolument pas ce qui lui arrivait. La douleur intense causée par la pluie de flammes provoqua chez Gellidus une peur panique. Démunit, le ver usa de son puissant souffle mais rien n’y fit. Au contraire ce fut ensuite une nuée de météores qui vint ses fracasser contre ses écailles anormalement molles.
Qui pouvait être suffisamment fou oser l’attaquer lui ! Qui pouvait être assez puissant pour l’affaiblir aux moyens de ses sorts ! Complètement incrédule, le dragon ne percevait la présence d’aucun ennemi. Avant qu'il n’esquisse un mouvement, Gellidus fut transpercé par les dizaines de lances enflammées lancées par ses ennemis invisibles. Transpercé de toutes parts, le dragon souffrait atrocement, chaque coup porté lui déchirait les chairs. Le dragon qui brulait de l’intérieur voulu souffler mais rien de se passa. Gellidus le blanc était couvert de sang et semblait terrorisé.
- Tu voulais ressembler à Malystrix la rouge ? Lança la voix de Renwood portée par la magie. Regarde-toi dragon, hurla le prêtre. Toi qui es rouge de ton propre sang : Accepte désormais le jugement de ceux que tu appelles « mortels ».
- Qui êtes-vous ? Je ne veux pas mourir sans savoir qui m’a terrassé.
- Comme le dit un ami à nous … commença la voix glacée de Garlick Antillost.
- Si on te demande, tu prétendras que tu l’ignores, compléta Profion en pointant le dragon de son index.
- En me tuant vous tuerez Gilthanas haleta le dragon, abattant ainsi sa dernière carte. Nos destins sont liés par une puissante magie …
- Il dit vrai, entama Gilthanas d’une voix claire, dites à Dargent qu’on se retrouvera dans l’au-delà et maintenant, tuez le ordonna Prince elfe.
- Alors paix à vos âmes, décréta Profion en prononçant le mot de pouvoir mort.

Le dragon s’effondra. Ainsi périt Gellidus le dernier primordial. Aainsi périt le prince Gilthanas Kanan.


9
Epilogue.

Dans le calme du bureau de commandement, Linwood et Gorlaug étaient penchés sur une carte d’Ansalon. Evoquant différentes stratégies, ils plaçaient et déplaçaient les troupes représentées par des figurines de plombs.
- Cinq semaines que mon père et Garlick sont sur Wayreth. J’ai hâte de combattre le dragon.
- On le fera bien assez tôt, esquiva le minotaure d’une moue songeuse. En attendant on doit préparer la reprise de Palanthas, on en est où ?
- Darion a pris la tête des premiers contingents en partance pour Calaman. Thorin, Profiel et Gayrinne sont avec lui. Ils passeront par le fleuve.
- Tu devrais aussi envoyer des navires par la mer, si ça se trouve les Nérakiens sont si sûrs d’eux que la baie de Branchala n’est pas défendue.
- C’est prévu mais risqué.
- Ca se teste, confirma le minotaure. Où est mon fils ?
- Korrigan finalise la construction d’un avant poste à deux jours d’ici. Gaylor est avec lui.
- Tu vas enfin lui parler ?
- Non.

***

Au même moment, fait unique dans l’histoire de Krynn, une jeune mage réussissait l’Epreuve de magie après avoir échoué une première fois. Elle était minotaure et répondrait au nom désormais au nom Yastael Es Kalin des Robes Blanches.


***

La nuit était tombée depuis plusieurs heures quand Gaylor retrouva sa chambre. La journée au campement avait été rude et le légendaire guerrier était fatigué. Il alluma sa lampe à huile, ôta sa chemise et s’assis lourdement sur son lit. Il plongea la main sous son oreiller et en tira un étui de parchemin qu’il ouvrit avec jubilation. Confortablement installé, il contempla les pages d’Iconochronos offertes par Valthonis. Avec un énorme sourire aux lèvres, il en entama un énième lecture.

« Dix d’entre eux ont fait irruption dans l’auberge.
- C’est fermé messieurs, leur dit mon père.
- Sois prudent, père tu ne sais pas te battre, lui dis-je.
C’est alors que l’un d’entre s’approcha de lui l’air menaçant.
- Si j’étais vous je ne ferai pas ça, prévint-il.
- Les autres raillèrent mon père. Oulah… on dirait que Caledan va se fâcher. C’est ton nom, n’est ce pas tavernier ? dit l’un d’entre eux, moqueur.
- Peu importe mon nom. Si votre ami fait un pas de plus, sa tête fini dans ma poubelle derrière le bar.
- Père es-tu fou ?
- Ne t’occupe pas de ça, Gayrinne.
A cet instant, il père se saisie de l’épée qu’il cachait sous le bar et réalisa un moulinet dont je l’ignorais capable.
Le draconien se tourna vers ses amis et leur sourit avant de s’avancer vers lui prêt à en découdre.
Quand mon père dit :
- Force, l’épée crépita. Quand il grogna honneur, elle s’enflamma.
Le draconien fit un pas et frappa le premier. Mon père para et le décapita. Avant que la tête ne touche le sol, il la planta au bout de sa lame et, de sa botte la fit glisser dans la poubelle derrière le bar. Il se frotta le nez et dit :
- Ce qu’est bien avec cette épée, c’est qu’elle donne un petit goût de grillé à la viande. Gayrinne, tu me fais penser à mettre tête de draconien en plat du jour pour demain ?
J’étais estomaquée.
Je n’eu pas le temps de réagir, que le corps sans tête explosait dans une pluie d’acide qui blessa mon père au visage.
- Tu vas payer pour ça humain et, tu nous regarderais faire crier ta fille, dit l’un des monstres.
- Gayrinne sauve toi hurla-t-il. Monte.
- Non ! Je ne t’abandonnerai pas.
- Je suis Gaylor Forgefeu, fils de Calédan Forgefeu ! J’ai tué tout ce qui court, marche, rampe, nage où vole sur Ansalon : Homme, dragon, dragonne, Beryl, Malys, Takhisis et j’en passe. Je suis peut-être le plus grand désastre que cette pute de Krynn ait jamais porté alors ce n’est pas neufs tétards hermaphrodites qui vont foutre le bordel dans ma taverne. J’ai dis pish guète, Gayrinne. »
Gaylor pleurait de rire et ne s’en lassait pas.
- Mais comment j’ai pu me faire tuer après avoir dit un truc pareil … Il éclata à nouveau de rire avant de conclure. Si le lis, c’est que je l’ai dit, et si le lis c’est que je suis pas mort. La boucle est bouclée jubila-t-il: je suis une légende !

Cette nuit, Gaylor ne cauchemarda pas. A nouveau en paix avec les dieux, Il était réconcilié avec lui-même.


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Renwood, Croak, Gorlaug, Garlick, Gaylor et Profion sont de jeunes aventuriers lors de la guerre de la lance, Ils sont au fil des ans devenus des héros. Protecteurs des peuples face aux Chevaliers de Takhisis, puis féroces adversaires des grands dragons, à la mort de la reine des Ténèbres, ils espéraient prendre un peu de repos.
Mais voilà, l’Ansalonie va mal. Un archimage de la Robe Noire menace de se rendre dans les abysses pour y découvrir des secrets interdits. Les elfes n’ont plus de terre et l’une de leur précieuse relique est convoitée.
eres
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Re: Roman Dragonlance (fanfiction)

Message par eres »

Voici avec quelques années de retard la suite :)
Ça mérite relecture et correction car ce n'est qu'un premier jet, beaucoup de coquilles mais le courage me manque...
Vos remarques sont les bienvenues :)
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