[CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
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Le Cercle Brisé : La Première PierreScénario officiel maîtrisé par Chrysalid • 28/08/21
Azaämä et Cordül • Nouakchott, Kythorn 1359 CV (1½ jour)
Azaämä et Cordül se reposèrent pendant plus de 24 heures sans être inquiétés. Parfois, ils entendaient d’étranges bruits se répandant dans les murs, parfois des hurlements de créatures prouvant que l’endroit était toujours infesté, mais nul ne vint jamais les perturber dans leur retraite.
Finalement, le lendemain, ils quittèrent la quiétude de leur refuge et reprirent leur exploration.
En se dirigeant au sud, ils découvrirent un étrange carrefour dont une branche menait vers un couloir sombre, dans lequel bougeaient des silhouettes agressives. Or, ces formes ne quittaient pas la zone d’ombre. Les deux aventuriers gardèrent ce secteur dans un coin de leur esprit.
Plus loin, ils mirent la main sur un ancien atelier rempli de fioles, dont Azaämä en mit quelques uns dans sa besace.
S’ensuivit un long couloir, dans lequel ils virent de grosses urnes de pierre scellées par du plomb, manifestement très anciennes. Bien entendu, ils furent incapables de lire les inscriptions, et préférèrent s’en désintéresser.
Finalement, le corridor déboucha sur une porte, derrière laquelle se trouvait une petite salle dont un coin était incurvé. Au centre de ce pan de mur convexe se trouvait une porte de métal totalement inamovible, recouverte de vieux hiéroglyphes. Au-dessus de ladite porte, trois crânes tenant en leurs mâchoires le symbole de l’infini étaient scellées dans le métal. Or, un bouton proéminait sous le crâne de droite. La curiosité de Cordül l’emporta sur la prudence, et il enfonça le bouton – les yeux du crâne de droite s’illuminèrent d’une pâle lumière bleutée. Mais rien ne se passa de plus. Azaämä tritura le bouton en espérant provoquer un effet, en vain. Peu à peu, l’orque comprit qu’il fallait trouver d’autres boutons dans la structure pour allumer les autres crânes – et probablement permettre l’ouverture de la porte.
Ils quittèrent la salle aux 3 crânes et retournèrent par le long couloir. Ils repassèrent devant leur refuge puis atteignirent la salle où ils avaient affronté les goules. Enfin, ils étaient de retour dans la première salle du niveau.
Ils avaient alors accès à deux autres couloirs. L’un d’entre eux menait à la salle aux « polypes » tandis que l’autre donnait accès à une zone entièrement inondée. Azaämä ne sachant pas nager, il fut rapidement décidé qu’ils iraient affronter les « polypes ».
Les créatures étaient toujours là. Petites choses blanchâtres mues par de longs et fins tentacules, ils essayaient toujours de s’attaquer au mur de sel qui avait été érigé vers le sud – or, il s’avéra que la ligne de sel était plus épaisse qu’avant : il y avait quelqu’un ici !
Les deux barbares sautèrent au-dessus des bêtes et arrivèrent dans une salle vide, ou presque. Dans un coin, un sac de sel gisait, que Cordül récupéra.
La salle suivante était une véritable boucherie, où pendait un cadavre de raptor. Manifestement, l’occupant des lieux fumait sa viande pour s’en nourrir.
La 3e salle était une sorte de chambre, contenant des affaires éparses et une couchette dans laquelle était allongée une forme… Cordül et Azaämä s’en approchèrent discrètement, lorsque soudain, une forme tomba du plafond et se jeta sur la barbare. Aussitôt, elle sentit une lanière de cuir enserrer son cou avec une brutalité peu commune. L’orque colla sa lame contre le cou de l’ennemi pour lui intimer l’ordre de cesser, mais celui-ci serra de plus belle – très vite, Azaämä se sentit perdre conscience. Alors l’orque frappa l’inconnu, qui disparut aussi vite qu’il était apparu. La barbare eut bien du mal à reprendre son souffle.
Au-delà de cette pièce, ils trouvèrent une salle avec un mur convexe, une porte de métal et 3 crânes, dont les yeux du 3e étaient éclairés. Sans surprise, le crâne du centre surplombait un bouton que Cordül enfonça sans hésiter : celui-ci s’éclaira à son tour. Restait à trouver comment activer le crâne de gauche, et ils accéderaient sans aucun doute à la salle cachée derrière ces porte de métal. D’après le plan que la barbare traçait, c’était une pièce ronde.
Hélas, toujours d’après ses plans, le dernier moyen d’y accéder serait de passer par la section immergée…
Alors ils firent demi-tour, repassant par le repaire de l’assassin, la boucherie, et la salle aux « polypes », qu’ils tentèrent de disperser en les aspergeant de sel. Enfin, ils traversèrent la salle vers le nord au pas de course et furent de retour dans la salle immergée en peu de temps.
Cordül se débarrassa de son armure lourde, qu’il laissa traîner dans un coin, et c’est nu qu’il poursuivit son aventure. Azaämä fut encordée et assurée par des planches de bois qui l’aideraient à ne pas couler. Puis les deux aventuriers s’engagèrent dans le couloir inondé. Hélas, tandis que les premiers pas semblaient suggérer une faible profondeur, il s’avéra rapidement que le couloir descendait – et soudain, l’orque s’enfonça dans les eaux noires ! Il n’eut pas le temps de remonter que soudain, une main griffue lui attrapa la cheville et l’empêcha de remonter. Il n’atteignit la surface que grâce à l’aide de la barbare qui tira sur la corde ; il dégaina son épée et frappa sous l’eau. Il toucha une créature qu’il tua sur le coup. Et soudain, quatre autres bêtes du même genre, des choses humanoïdes à la peau verdâtre recouvertes d’algues, surgirent des flots pour les attaquer. Les deux aventuriers dégainèrent leurs armes et les tuèrent pour le compte.
Inquiet de sa blessure à la cheville, il proposa un repos pour voir comment celle-ci évoluerait. Mais bien que des couleurs peu engageantes apparurent, il ne sentit pas de symptôme particulier. Il était temps de reprendre le chemin.
Le passage était dégagé à présent, les deux mercenaires durent mettre la tête sous l’eau, car le couloir s’enfonçait. Ils bloquèrent leur respiration et plongèrent dans une vaste citerne remplie ad nauseam de cadavres, d’organes, de membres à moitié dévorés et autres choses qui les horrifièrent.
Très vite, ils trouvèrent une porte qui menait à un couloir à l’air libre, où ils reprirent leur respiration. Or, l’un des coins de la pièce était incurvé avec une porte de fer, surmontée de 3 crânes dont deux émettaient une lumière pâle. Celui de gauche surplombait un bouton qui fut aussitôt enfoncé : les 3 crânes étaient éclairés à présent. Et la porte de fer s’ouvrit sans difficulté sous les cris de joie de Cordül.
Au-delà se trouvait une grande salle en dôme qui avait dû être une sorte de planétaire métallique presqu’entièrement détruit par la rouille et le passage du temps. 3 portes menaient à cette pièce, que les aventuriers étaient certains de connaître. Et l’un des murs était orné d’une énorme pierre en forme de crâne tenant le symbole de l’infini entre ses dents. Et à ses côtés se tenait une sorte de créature de haute taille, dont la silhouette rappelait vaguement les chitines rencontrés plus haut, bien que dans son cas, son aspect présentait plus de similarités avec les araignées qu’avec les humains.
Évidemment, c’était Caullum. Celui-ci, peu surpris de les voir, se tourna vers eux et leur parla de la « Première Pierre », un artefact ancien qui était là depuis l’origine, et qui serait sans doute là jusqu’à la fin des temps. Certes, Caullum admit qu’il n’était pas le premier à manipuler la Première Pierre, mais là où son prédécesseur avait échoué (vous savez, le squelette dans la salle péristyle ?), lui avait réussi. Il était devenu le Maître de la Pierre lorsqu’il l’avait déterrée, et il remodelait à présent la réalité selon sa volonté.
Les mercenaires dégainèrent leurs armes, Caullum fit de même, exhibant une épée longue faite d’une glace étincelante. Il leur parla du pouvoir de la pierre, expliquant qu’il n’était pas nécessaire de se battre : il y avait assez de pouvoir pour tout le monde ! Il leur suffirait de toucher la pierre.
Les deux mercenaires estimèrent en avoir assez de son monologue de méchant, puis ils engagèrent les hostilités. Le combat fut bref, et Azaämä fit rapidement appel à la fureur, mais ils réussirent à le tuer en quelques coups bien placés. Mais à peine fut-il au sol que l’énergie se déversant de la Première Pierre vint investir son cadavre… qui se régénéra !
Caullum se releva, la silhouette plus voûtée et les membres plus longs qu’auparavant. Et ils le tuèrent à nouveau. Il ne présentait pas une grande résistance, mais il avait déjà blessé Azaämä qui n’en menait pas large.
Très vite, ils comprirent qu’il était lié au pouvoir de la pierre, et que celle-ci le protégeait, le ressuscitait à chaque fois ! Il fallait trouver comment mettre un terme à ce cycle.
En désespoir de cause, Azaämä alla toucher la pierre en espérant perturber le lien entre Caullum et celle-ci. Mais elle sentit très vite que l’artefact s’insinuait dans son esprit et tentait de le remodeler à son image ! Elle retira sa main juste à temps ! Mais elle avait fait une découverte : la pierre n’était pas l’esclave de Caullum. Mais bien l’inverse : quiconque touchait la pierre devenait l’esclave de la pierre !
Lorsqu’il se releva, Caullum ressemblait plus à une grosse araignée à présent. Restait-il quelque chose d’« humain » en lui ? Très vite, Cordül tenta de déplacer le combat dans une salle voisine tandis que la barbare blessée tentait d’agir dans le dôme. Premièrement, rien ne semblait capable d’affecter la pierre. Alors elle commença à l’enterrer (après tout, Caullum prétendait bien l’avoir déterrée, non ?). Et peu à peu, au gré des combats de Cordül et des résurrections du monstre, le geyser d’énergie sembla se réduire. Plus la pierre était recouverte, plus elle retombait dans le sommeil.
Hélas, l’araignée mordit soudain l’orque qui comprit qu’il venait d’être empoisonné. Bien qu’il résista à la douleur, il poursuivit le combat et tua la bête à nouveau. Mais il se sentit en danger, en grand danger.
À présent, Caullum ressemblait à une énorme araignée qui tenait à peine dans la salle ! Cette fois, le monstre le mordit, et l’orque succomba à la douleur. Puis Caullum se tassa pour retourner vers le dôme.
Azaämä parvint à enterrer la pierre entièrement ! Mais lorsqu’elle se retourna, elle se retrouva face à face avec le monstre énorme, et se changea aussitôt en berserk ! Elle coupa la bête en morceaux et la réduit littéralement en bouillie pour être bien certaine que rien ne s’en relèverait !
Puis elle reprit ses esprits, et constata que c’était terminé. La Première Pierre ainsi enterrée, Caullum ne se relèverait pas.
Hélas, Cordül était mort, empoisonné par le monstre. Meurtrie et seule, la barbare remonta jusqu’à l’antre d’Uelwen pour lui demander son aide, mais celle-ci ignorait tout de la magie. Elle accepta néanmoins de lui adjoindre des agents pour remonter le corps de son ami – l’annonce de la mort de Caullum et de la fin du mal la mit cependant dans de bonnes dispositions.
Peu après, quatre chitines remontaient le corps de Cordül sur un brancard de toile durcie. Azaämâ en profita pour aller récupérer l’armure de son ami, mais elle fut attaquée par le monstre étrangleur déjà rencontré plus tôt ! Le CHAFFOIN avait profité de sa solitude et de son inattention. La barbare, au plus bas, se défendit malgré tout et parvint à le traverser de part en part.
Elle emballa l’armure et remonta en surface.
Enfin, elle tira le brancard jusqu’à l’auberge de Nouakchott où tout le monde put constater la mort de l’orque. Celui-ci était mort pour sauver tout le monde, et tous en furent conscients. La colère d’Azaämä était palpable.
Néanmoins, l’affaire du Cercle Brisé avait fait du chemin dernièrement. Et les autorités de Tilverton en avaient entendu parler. Certains villageois lui suggérèrent de s’y rendre, peut-être que la solution se trouvait là-bas.
Très vite, un cortège se mit en place autour du corps de Cordül, qui monta jusqu’à Tilverton. La ville se trouvait à quelques kilomètres de là.
Sur place, nulle autorité ne leur chercha querelle vis-à-vis de l’orque – on sembla même déjà les connaître. Et nul ne fut surpris lorsqu’ils s’arrêtèrent devant le temple de Lathandre, Seigneur du Renouveau. Le grand prêtre accepta d’effectuer un office de Rappel à la Vie en récompense de leur action contre Caullum.
Et c’est au cours d’une messe que l’invocation fut prononcée, et que Cordül rouvrit les yeux…
Conclusion : Cordül fut soigné pendant plusieurs jours, car malgré sa résurrection, sa santé était fragile. En outre, sa blessure à la cheville s’était bel et bien infectée, et nécessitait des soins urgents.
Les autorités de Tilverton interrogèrent longuement Azaämä sur cette affaire, et ils comprirent rapidement le danger que représentait la Première Pierre. Ils monteraient très vite une expédition pour aller parlementer avec les deux camps de Chitines, et surtout sécuriser le site de la Pierre, afin que personne, plus jamais, n’en entende parler…
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Deux Pj, c'est vite chaud en combat. A cela s'ajoute le manque d'idées (plus on est plus il y a de propositions) face aux situations ou énigmes et force à prendre des décisions faute de mieux. Bien joué de la part du groupe et même pas peur.
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En même temps, c'est deux barbares un peu primaires, alors pour ce qui est des idées et des énigmes...
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Le goût de cendres : Les griffes du dragon
Scénario paru dans le Casus Belli #103, maîtrisé par Chrysalid le 31/07/22
Azâama Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (3 jours)
Cela faisait quelques semaines que l’orque et la barbare du nord avaient quitté Caermor où ils avaient résolu l’affaire du Cercle Brisé. Les kilomètres s’étaient enchaînés, et les deux voyageurs étaient bien décidés à atteindre leur région natale où ils avaient quelques affaires à régler. Mais pour plusieurs raisons, un arrêt était nécessaire à Eauprofonde, même Cordûl le reconnaissait. Ils avaient gagné un certain nombre de bien au cours de leurs dernières échauffourées, qu’il devenait nécessaire de revendre, et Eauprofonde était le lieu rêvé pour cela.
Le voyage s’était poursuivi durant tout l’été sans qu’ils ne rencontrent de difficulté particulière, jusqu’au moment où, durant le mois d’Eleint, ils longèrent la Forêt des Vers. Une puissante tempête se leva alors, qui obligea les deux voyageurs à trouver un refuge. Hélas, la force du vent et des éléments déchaînés ne leur permit pas d’agir de concert, et chacun des deux alliés trouva un autre moyen de se mettre à l’abri.
Lorsqu’Azâama quitta sa cachette, elle constata que l’orque n’était pas dans les parages. Elle le chercha pendant un moment, et finit par abandonner. Elle ignorait ce qu’il était devenu, mais comme de toutes façon ils devaient tous deux se rendre à Eauprofonde, c’est donc à Eauprofonde qu’elle le retrouverait. Puis elle constata qu’elle était perdue dans les collines. Où était passée la route ? Elle erra un moment avant de trouver un chemin apparemment peu pratiqué. Elle s’y engagea et finit par arriver en vue d’une haute falaise surplombant le paysage. À l’évidence, elle n’était pas dans la bonne direction. Mais la présence de structures au sommet de la falaise aiguisa sa curiosité – elle décida de monter voir directement.
Après avoir longuement arpenté le chemin escarpé jusqu’au sommet, elle arriva en vue d’une sorte de vaste plaine sous forme d’un plateau élevé sur lequel soufflait un vent froid que la barbare du nord trouva particulièrement revigorant. À peu de distance se trouvait une petite forteresse vers laquelle elle se dirigea. Elle y fut accueillie par Sir Belfon, le Chambellan de Castelfendre. Celui-ci lui fit un si bon accueil que la barbare crut un instant à une plaisanterie. Puis elle réalisa qu’en l’absence de Cordül, peut-être aurait-elle de meilleurs contacts avec les gens.
Sire Belfon lui parla alors de Castelfendre, une baronnie dirigée jusqu’à récemment par le seigneur Cornemar, mais le baron était mort deux semaines plus tôt, aussi son jeune fils Liénar, bientôt 18 ans, était-il le nouveau seigneur.
Azâama fut installée dans un dortoir commun aux côtés de nombreux chevaliers. Elle visita un peu les lieux pendant le reste de la journée, puis le soir, tout le monde fut convié à un repas aux côtés du jeune baron.
Celui-ci faisait de son mieux pour se donner la contenance de son rang, mais à l’évidence, il n’avait pas les épaules. Du moins pas encore. Afin d’égayer la soirée, le jeune Liénar demanda à chaque convive de relater une aventure. Quand ce fut le tour de la barbare, elle parla de l’affaire du Cercle Brisé à Caermor. Puis vint le tour de Sire Aquilès, un vieux chevalier à la voix grave et aux longs cheveux gris. Il parla alors de Cuil Crueach, le dragon qui terrorisait la contrée. Ce monstre dévastait les champs et dévorait les troupeaux. Il terrorisait les paysans, aussi était-il nécessaire de s’en occuper au plus vite. Le chevalier proposa d’ailleurs à Azâama de se joindre à l’expédition, ce qu’elle accepta. Mais le jeune Liénar, enthousiaste à cette idée, voulut participer lui aussi, et ce n’est que grâce à l’insistance du Chambellan qui lui rappela son devoir de seigneur qu’il accepta, de bien mauvaise grâce, de demeurer au château plutôt que de partir à l’aventure.
La soirée terminée, les chevaliers partirent à la suite de Sire Aquilès pour préparer leur voyage du lendemain. Restés seuls, la barbare alla échanger quelques paroles avec le Chambellan, qui lui raconta qu’il était fatigué de devoir toujours prendre toutes les décisions. À 60 ans passés, il devait à présent s’occuper du « petit » qui ne rêvait que de partir à l’aventure alors qu’il devait plutôt penser à assurer une descendance. Hélas, le jeune s’était entiché d’une servante alors que le Chambellan faisait son possible pour lui trouver une bonne épouse parmi les seigneurs alentours. Mais l’accès difficile du Plateau Cendré et le climat froid qui y régnait toute l’année refroidissaient les ardeurs de toutes les prétendantes potentielles. Puis la conversation dériva sur le fameux dragon, qui intéressa la barbare. Pourquoi le père de Liénar n’avait-il jamais envisagé de s’en occuper plus tôt ? Mais Belfon lui raconta que Cornemar avait toujours refusé que l’on fasse du mal à la bête, sans qu’il n’en donne jamais la raison. Il conseilla à Azâama de bien réfléchir durant cette expédition, car tout n’était peut-être pas ce qu’il paraissait…
Lorsque le Chambellan quitta la pièce, Azâama vit entrer une servante venue nettoyer les tables, une jolie blonde qu’elle avait déjà aperçue au cours du repas. Celle-ci avait un charme certain, et ses longues mèches dorées tombaient sur un décolleté avantageusement mis en valeur, que la barbare trouvait particulièrement appétissant. Elle la rejoignit et lui prit les assiettes des mains en lui lançant des regards langoureux. Elle s’appelait Mariat, et après un rapide échange, toutes deux se rendirent aux cuisines ensemble pour y déposer les assiettes. Là, la barbare entreprit d’embrasser la jeune beauté, qui se laissa faire sans broncher. Elle avait les lèvres d’une douceur inouïe, qui enflammèrent les entrailles d’Azâama. Très vite, Mariat l’attira jusque dans sa chambre où les deux femmes se déshabillèrent mutuellement, avant que la barbare ne lui fasse découvrir les plaisir saphiques dans une danse des corps des plus érotiques.
Le lendemain, Azâama se réveilla, nue aux côtés de la jeune beauté aux cheveux d’or. Des bruits provenant de la cour l’interpellèrent : deux chevaliers et une dizaine d’hommes d’armes étaient en train de préparer l’expédition ; il était temps de partir. La barbare du nord se prépara, et gratifia Mariat d’un dernier baiser avant de descendre jusque dans la cour. Très vite, l’expédition prit la route à la suite d’un Sire Aquilès à la lourde armure complète et à l’épée impressionnante. Hélas pour la barbare, elle détestait cordialement toute forme de domestication, et pour cela refusait de monter sur un cheval. Alors elle suivit l’escouade à pied.
Tout le jour, ils voyagèrent vers l’ouest. Après une rapide halte au village de Vieux Pont, où les hommes d’armes réquisitionnèrent des provisions, ils reprirent la route tout le reste du jour. À la nuit tombée, ils atteignirent Brin Moussu, où Azâama les rattrapa assez tardivement.
Épuisée par sa longue marche, elle vint prendre place au comptoir du Cyclope borgne, où elle prit une grande rasade de bière aux côtés des chevaliers et paysans. Sans surprise, les autochtones parlaient de la dernière attaque du dragon, survenue la nuit dernière. Afin d’en savoir un peu plus, Azâama s’immisça dans une conversation pour apprendre que cela faisait 5 attaques en 2 semaines. Chose étrange car le dragon n’avait jamais vraiment représenté une menace depuis son arrivée, quelques décennies plus tôt. Pourquoi deviendrait-il soudain agressif au moment de la mort du baron ? Mais on lui confirma la mort d’une vingtaine de moutons, dont une partie avaient été partiellement dévorés et l’autre calcinée. Sans prendre vraiment le temps de se reposer, elle demanda à l’assemblée si quelqu’un pouvait la mener sur place afin qu’elle constate les choses de visu. Un jeune homme se proposa, et il la mena à travers la campagne, à la lumière d’une petite lanterne, jusqu’à un champ situé à une heure de là.
Les choses étaient comme prévu : des cadavres de moutons, certains dévorés, d’autres brûlés… Mais très vite, Azâama réalisa que les traces de morsures n’étaient pas aussi grandes que ce qu’aurait laissé un dragon. En outre, pourquoi un lézard géant aurait-il partiellement mangé des moutons, alors qu’il aurait pu les gober d’un seul coup de mâchoire ? Pour finir, elle trouva des traces de poix sur les moutons brûlés, preuve que tout ceci n’était qu’un coup monté. Mais qui aurait intérêt à faire accuser le dragon ? Hélas, impossible d’en savoir plus dans une telle obscurité. Elle retourna au village avec la promesse d’y revenir dès le lendemain matin.
Après une nuit fort reposante dans le dortoir commun du Cyclope Borgne, elle tenta de parler avec Sire Aquilès. Mais le Paladin rejeta ses suggestions, refusant de différer l’attaque du dragon parce que trois moutons avaient eu la malchance de se faire dévorer par des loups. Rien ne supposait qu’il était innocent des autres attaques.
Lorsque l’expédition quitta Brin Moussu, Azâama décida de rester sur place pour poursuivre son enquête. De prime abord, elle interrogea l’aubergiste qui la dirigea vers Huverlin, le berger responsable des moutons de la dernière attaque. Celui-ci, un brin idiot, la guida jusqu’à son champ qu’elle put enfin étudier de jour. Elle n’y trouva aucune preuve tangible d’une attaque de dragon, mais des morsures plutôt apparentées à des loups, ainsi que des empreintes de même acabit. Hélas, elle s’avéra incapable de suivre la piste laissée par les animaux.
De retour à Brin Moussu, elle discuta longuement avec l’aubergiste qui lui raconta ce qu’il savait, mais apparemment le pauvre homme ne savait pas grand chose... jusqu’au moment où il évoqua l’école de magie aujourd’hui en ruines et habitée par le dragon. Il cita aussi le nom de Hyéronius, un soi-disant vieux fou qui prétendait connaître le dragon, voire même en être le représentant. Sans perdre de temps, elle lui demanda où logeait ce vieillard, puis elle s’élança dans les collines à sa recherche. Il lui fallut plusieurs heures pour le localiser, au point qu’elle n’arriva jusqu’à lui qu’en fin d’après-midi. Étonnement, Hyéronius ne sembla pas surpris de la voir arriver. Le vieillard plutôt sympathique lui proposa même de partager son repas, ce qu’elle accepta en sortant de sa sacoche une bouteille de vin chipée à Castelfendre.
Au cours de leur longue conversation, Hyéronius lui parla de l’histoire du Plateau Cendré, et d’un « porte » située à l’extrême ouest du plateau. Une porte magique donnant sur les enfers… Mais un jour, un magicien semi-elfe appelé Maître Ern vint s’y installer pour repousser l’invasion ; ce fut la naissance d’une école de magie, le « Collège des Cendres ». Et pendant un temps, tout se passa bien.
Et puis une cinquantaine d’années plus tôt, un malheureux étudiant fit l’erreur d’ouvrir le portail un peu plus, et des hordes de démons en profitèrent pour enlever tous les mages – seul Hyéronius, le dernier apprenti, était parvenu à s’enfuir. Le dragon Cuil Crueach était arrivé peu après pour reprendre la surveillance du portail à la place d’Ern. Si Sire Aquilès parvenait effectivement à occire le dragon, plus rien désormais n’empêcherait les démons de se déverser sur le Plateau Cendré.
Azâama était fermement décidée à empêcher cet évènement malheureux, aussi voulut-elle reprendre la route. Hélas, elle était à pieds, et l’expédition d’Aquilès avait une bonne journée d’avance sur elle, à cheval ! Fort heureusement, le vieillard était magicien. Il utilisa une Monture fantômes sur laquelle monta la barbare, puis elle s’élança sur les routes, direction : le Collège des Cendres !
Scénario paru dans le Casus Belli #103, maîtrisé par Chrysalid le 31/07/22
Azâama Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (3 jours)
Cela faisait quelques semaines que l’orque et la barbare du nord avaient quitté Caermor où ils avaient résolu l’affaire du Cercle Brisé. Les kilomètres s’étaient enchaînés, et les deux voyageurs étaient bien décidés à atteindre leur région natale où ils avaient quelques affaires à régler. Mais pour plusieurs raisons, un arrêt était nécessaire à Eauprofonde, même Cordûl le reconnaissait. Ils avaient gagné un certain nombre de bien au cours de leurs dernières échauffourées, qu’il devenait nécessaire de revendre, et Eauprofonde était le lieu rêvé pour cela.
Le voyage s’était poursuivi durant tout l’été sans qu’ils ne rencontrent de difficulté particulière, jusqu’au moment où, durant le mois d’Eleint, ils longèrent la Forêt des Vers. Une puissante tempête se leva alors, qui obligea les deux voyageurs à trouver un refuge. Hélas, la force du vent et des éléments déchaînés ne leur permit pas d’agir de concert, et chacun des deux alliés trouva un autre moyen de se mettre à l’abri.
Lorsqu’Azâama quitta sa cachette, elle constata que l’orque n’était pas dans les parages. Elle le chercha pendant un moment, et finit par abandonner. Elle ignorait ce qu’il était devenu, mais comme de toutes façon ils devaient tous deux se rendre à Eauprofonde, c’est donc à Eauprofonde qu’elle le retrouverait. Puis elle constata qu’elle était perdue dans les collines. Où était passée la route ? Elle erra un moment avant de trouver un chemin apparemment peu pratiqué. Elle s’y engagea et finit par arriver en vue d’une haute falaise surplombant le paysage. À l’évidence, elle n’était pas dans la bonne direction. Mais la présence de structures au sommet de la falaise aiguisa sa curiosité – elle décida de monter voir directement.
Après avoir longuement arpenté le chemin escarpé jusqu’au sommet, elle arriva en vue d’une sorte de vaste plaine sous forme d’un plateau élevé sur lequel soufflait un vent froid que la barbare du nord trouva particulièrement revigorant. À peu de distance se trouvait une petite forteresse vers laquelle elle se dirigea. Elle y fut accueillie par Sir Belfon, le Chambellan de Castelfendre. Celui-ci lui fit un si bon accueil que la barbare crut un instant à une plaisanterie. Puis elle réalisa qu’en l’absence de Cordül, peut-être aurait-elle de meilleurs contacts avec les gens.
Sire Belfon lui parla alors de Castelfendre, une baronnie dirigée jusqu’à récemment par le seigneur Cornemar, mais le baron était mort deux semaines plus tôt, aussi son jeune fils Liénar, bientôt 18 ans, était-il le nouveau seigneur.
Azâama fut installée dans un dortoir commun aux côtés de nombreux chevaliers. Elle visita un peu les lieux pendant le reste de la journée, puis le soir, tout le monde fut convié à un repas aux côtés du jeune baron.
Celui-ci faisait de son mieux pour se donner la contenance de son rang, mais à l’évidence, il n’avait pas les épaules. Du moins pas encore. Afin d’égayer la soirée, le jeune Liénar demanda à chaque convive de relater une aventure. Quand ce fut le tour de la barbare, elle parla de l’affaire du Cercle Brisé à Caermor. Puis vint le tour de Sire Aquilès, un vieux chevalier à la voix grave et aux longs cheveux gris. Il parla alors de Cuil Crueach, le dragon qui terrorisait la contrée. Ce monstre dévastait les champs et dévorait les troupeaux. Il terrorisait les paysans, aussi était-il nécessaire de s’en occuper au plus vite. Le chevalier proposa d’ailleurs à Azâama de se joindre à l’expédition, ce qu’elle accepta. Mais le jeune Liénar, enthousiaste à cette idée, voulut participer lui aussi, et ce n’est que grâce à l’insistance du Chambellan qui lui rappela son devoir de seigneur qu’il accepta, de bien mauvaise grâce, de demeurer au château plutôt que de partir à l’aventure.
La soirée terminée, les chevaliers partirent à la suite de Sire Aquilès pour préparer leur voyage du lendemain. Restés seuls, la barbare alla échanger quelques paroles avec le Chambellan, qui lui raconta qu’il était fatigué de devoir toujours prendre toutes les décisions. À 60 ans passés, il devait à présent s’occuper du « petit » qui ne rêvait que de partir à l’aventure alors qu’il devait plutôt penser à assurer une descendance. Hélas, le jeune s’était entiché d’une servante alors que le Chambellan faisait son possible pour lui trouver une bonne épouse parmi les seigneurs alentours. Mais l’accès difficile du Plateau Cendré et le climat froid qui y régnait toute l’année refroidissaient les ardeurs de toutes les prétendantes potentielles. Puis la conversation dériva sur le fameux dragon, qui intéressa la barbare. Pourquoi le père de Liénar n’avait-il jamais envisagé de s’en occuper plus tôt ? Mais Belfon lui raconta que Cornemar avait toujours refusé que l’on fasse du mal à la bête, sans qu’il n’en donne jamais la raison. Il conseilla à Azâama de bien réfléchir durant cette expédition, car tout n’était peut-être pas ce qu’il paraissait…
Lorsque le Chambellan quitta la pièce, Azâama vit entrer une servante venue nettoyer les tables, une jolie blonde qu’elle avait déjà aperçue au cours du repas. Celle-ci avait un charme certain, et ses longues mèches dorées tombaient sur un décolleté avantageusement mis en valeur, que la barbare trouvait particulièrement appétissant. Elle la rejoignit et lui prit les assiettes des mains en lui lançant des regards langoureux. Elle s’appelait Mariat, et après un rapide échange, toutes deux se rendirent aux cuisines ensemble pour y déposer les assiettes. Là, la barbare entreprit d’embrasser la jeune beauté, qui se laissa faire sans broncher. Elle avait les lèvres d’une douceur inouïe, qui enflammèrent les entrailles d’Azâama. Très vite, Mariat l’attira jusque dans sa chambre où les deux femmes se déshabillèrent mutuellement, avant que la barbare ne lui fasse découvrir les plaisir saphiques dans une danse des corps des plus érotiques.
Le lendemain, Azâama se réveilla, nue aux côtés de la jeune beauté aux cheveux d’or. Des bruits provenant de la cour l’interpellèrent : deux chevaliers et une dizaine d’hommes d’armes étaient en train de préparer l’expédition ; il était temps de partir. La barbare du nord se prépara, et gratifia Mariat d’un dernier baiser avant de descendre jusque dans la cour. Très vite, l’expédition prit la route à la suite d’un Sire Aquilès à la lourde armure complète et à l’épée impressionnante. Hélas pour la barbare, elle détestait cordialement toute forme de domestication, et pour cela refusait de monter sur un cheval. Alors elle suivit l’escouade à pied.
Tout le jour, ils voyagèrent vers l’ouest. Après une rapide halte au village de Vieux Pont, où les hommes d’armes réquisitionnèrent des provisions, ils reprirent la route tout le reste du jour. À la nuit tombée, ils atteignirent Brin Moussu, où Azâama les rattrapa assez tardivement.
Épuisée par sa longue marche, elle vint prendre place au comptoir du Cyclope borgne, où elle prit une grande rasade de bière aux côtés des chevaliers et paysans. Sans surprise, les autochtones parlaient de la dernière attaque du dragon, survenue la nuit dernière. Afin d’en savoir un peu plus, Azâama s’immisça dans une conversation pour apprendre que cela faisait 5 attaques en 2 semaines. Chose étrange car le dragon n’avait jamais vraiment représenté une menace depuis son arrivée, quelques décennies plus tôt. Pourquoi deviendrait-il soudain agressif au moment de la mort du baron ? Mais on lui confirma la mort d’une vingtaine de moutons, dont une partie avaient été partiellement dévorés et l’autre calcinée. Sans prendre vraiment le temps de se reposer, elle demanda à l’assemblée si quelqu’un pouvait la mener sur place afin qu’elle constate les choses de visu. Un jeune homme se proposa, et il la mena à travers la campagne, à la lumière d’une petite lanterne, jusqu’à un champ situé à une heure de là.
Les choses étaient comme prévu : des cadavres de moutons, certains dévorés, d’autres brûlés… Mais très vite, Azâama réalisa que les traces de morsures n’étaient pas aussi grandes que ce qu’aurait laissé un dragon. En outre, pourquoi un lézard géant aurait-il partiellement mangé des moutons, alors qu’il aurait pu les gober d’un seul coup de mâchoire ? Pour finir, elle trouva des traces de poix sur les moutons brûlés, preuve que tout ceci n’était qu’un coup monté. Mais qui aurait intérêt à faire accuser le dragon ? Hélas, impossible d’en savoir plus dans une telle obscurité. Elle retourna au village avec la promesse d’y revenir dès le lendemain matin.
Après une nuit fort reposante dans le dortoir commun du Cyclope Borgne, elle tenta de parler avec Sire Aquilès. Mais le Paladin rejeta ses suggestions, refusant de différer l’attaque du dragon parce que trois moutons avaient eu la malchance de se faire dévorer par des loups. Rien ne supposait qu’il était innocent des autres attaques.
Lorsque l’expédition quitta Brin Moussu, Azâama décida de rester sur place pour poursuivre son enquête. De prime abord, elle interrogea l’aubergiste qui la dirigea vers Huverlin, le berger responsable des moutons de la dernière attaque. Celui-ci, un brin idiot, la guida jusqu’à son champ qu’elle put enfin étudier de jour. Elle n’y trouva aucune preuve tangible d’une attaque de dragon, mais des morsures plutôt apparentées à des loups, ainsi que des empreintes de même acabit. Hélas, elle s’avéra incapable de suivre la piste laissée par les animaux.
De retour à Brin Moussu, elle discuta longuement avec l’aubergiste qui lui raconta ce qu’il savait, mais apparemment le pauvre homme ne savait pas grand chose... jusqu’au moment où il évoqua l’école de magie aujourd’hui en ruines et habitée par le dragon. Il cita aussi le nom de Hyéronius, un soi-disant vieux fou qui prétendait connaître le dragon, voire même en être le représentant. Sans perdre de temps, elle lui demanda où logeait ce vieillard, puis elle s’élança dans les collines à sa recherche. Il lui fallut plusieurs heures pour le localiser, au point qu’elle n’arriva jusqu’à lui qu’en fin d’après-midi. Étonnement, Hyéronius ne sembla pas surpris de la voir arriver. Le vieillard plutôt sympathique lui proposa même de partager son repas, ce qu’elle accepta en sortant de sa sacoche une bouteille de vin chipée à Castelfendre.
Au cours de leur longue conversation, Hyéronius lui parla de l’histoire du Plateau Cendré, et d’un « porte » située à l’extrême ouest du plateau. Une porte magique donnant sur les enfers… Mais un jour, un magicien semi-elfe appelé Maître Ern vint s’y installer pour repousser l’invasion ; ce fut la naissance d’une école de magie, le « Collège des Cendres ». Et pendant un temps, tout se passa bien.
Et puis une cinquantaine d’années plus tôt, un malheureux étudiant fit l’erreur d’ouvrir le portail un peu plus, et des hordes de démons en profitèrent pour enlever tous les mages – seul Hyéronius, le dernier apprenti, était parvenu à s’enfuir. Le dragon Cuil Crueach était arrivé peu après pour reprendre la surveillance du portail à la place d’Ern. Si Sire Aquilès parvenait effectivement à occire le dragon, plus rien désormais n’empêcherait les démons de se déverser sur le Plateau Cendré.
Azâama était fermement décidée à empêcher cet évènement malheureux, aussi voulut-elle reprendre la route. Hélas, elle était à pieds, et l’expédition d’Aquilès avait une bonne journée d’avance sur elle, à cheval ! Fort heureusement, le vieillard était magicien. Il utilisa une Monture fantômes sur laquelle monta la barbare, puis elle s’élança sur les routes, direction : le Collège des Cendres !
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Le goût des cendres : Le Seigneur Cornu
Scénario paru dans le Casus Belli #103, maîtrisé par Chrysalid le 01/08/22
Azâama Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (1 jour)
La Monture fantomatique invoquée par le vieux Hyéronius était phénoménale ! Pour Azâama qui n’avait pas l’habitude de monter, elle trouva l’animal magique plus rapide que tout ce qu’elle avait pu voir au cours de sa vie ! Il galopait à une allure telle que la barbare du nord avait bien du mal à respirer tant l’air fouettait son visage ! Terrifiée, elle se tenait à l’encolure du cheval de toutes ses forces !
En peu de temps, l’animal avait rejoint la route et se dirigeait vers l’ouest. Azâama dut intervenir lorsqu’ils arrivèrent à un embranchement, afin de lui indiquer la direction à prendre, puis un second. Et enfin, après quelques heures de voyage à peine, elle arriva en vue du Collège de Cendres, dont il ne restait que des ruines. Hélas, la nuit était tombée dans l’intervalle, et c’est dans une obscurité presque totale, si l’on exceptait la légère lueur magique émise par la Monture fantomatique, qu’elle s’y engagea.
En vérité, plutôt qu’un simple bâtiment, c’est toute une ville – une petite ville du moins – qui avait été bâtie autour de l’école. Les premiers pattés de maisons étaient abandonnés mais relativement intact, ce qui n’était pas le cas de tous les bâtiments qui encerclaient la place centrale. Ici, tout n’était que ruines noircies par le feu, témoins de luttes acharnées qui devaient avoir lieu régulièrement. Sans se démonter, et ignorant tant bien que mal la fatigue qui lui engourdissait les membres et alourdissait ses paupières, la barbare du nord éleva la voix pour appeler Cuil Crueach. Elle se présenta, parla de l’expédition de Sire Aquilès et de son échange avec Hyéronius. Elle évoqua la menace par-delà la porte et l’aide qu’elle voulait lui apporter en ces heures sombres.
Pendant un temps, il ne se passa rien. Et puis alors elle perçut un bruit, un bruit lourd et elle vit une forme sombre s’élever au-dessus du collège. Avec cette nuit sans étoiles, elle ne put qu’apercevoir la forme de la bête. C’était le dragon, et il était énorme.
Le reptile descendit vers elle et lui demanda quelques précisions. D’une voix grâve et solemnelle, il lui confirma l’histoire de Hyénonius, tout en y ajoutant de nombreux détails. Il lui montra un monolithe de basalte qu iavait un pouvoir considérable : tout démon dont le nom était gravé sur sa surface voyait son accès à ce portail désormais interdit. Mais il lui parla aussi du principal ennemi qui fomentait l’invasion depuis l’autre côté de la porte, un certain « Seigneur Cornu ». Hélas, le dragon ignorait son véritable nom, et ne pouvait donc pas l’inscrire sur le monolithe.
Néanmoins, il avait pu obtenir quelques détails grâce à la bibliothèque du collège, encore intacte. Il y avait découvert les écrits d’un mages appelé Escorinius, alors que celui-ci descendait régulièrement dans les enfers pour études. Celui-ci avait découvert que le Seigneur Cornu avait été littéralement « enfanté » par un labyrinthe des enfers. Il avait hurlé son nom une fois avant de se taire à jamais. Les écrits prétendent que l’écho de ce nom résonne encore entre ses murs.
Mais le dragon remarqua qu’Azâama était épuisée, elle ne servirait à rien dans cet état, aussi lui trouva-t-il un coin pour se reposer.
Le lendemain, à la première heure, ils reprirent leur échange. Et la barbare fut littéralement effrayée lorsque le dragon lui demanda de passer le portail. Car il était primordial de recueillir le nom du Seigneur Cornu, afin de mettre fin à cette menace. Quant à l’expédition de Sire Aquilès ? Le dragon avait été jeter un œil, et il avait découvert que celui-ci arriverait d’ici ce soir.
Alors le dragon lança un sort d’Escorinius sur Azâama afin qu’elle devienne invisible aux yeux des démons en précisant qu’elle serait ainsi protégée 24h, puis elle se rendit à la bibliothèque où elle traversa le portail.
De l’autre côté, tout n’était que pierre tranchante, air saturé de souffre, chaleur étouffante, et hurlements de douleur se répandant à l’infini. Sur sa gauche, la barbar voyait des plaines grouillantes d’où émergeaient des forteresses aux tours effilées. Et sur sa droite s’élevait une chaîne de montagne aux sommets barbelés. Conformément aux conseils du dragon, elle se mit en marche en gardant les montagnes à sa droite.
La traversée fut éprouvante. Elle fut escalader des promontoires rocheux où elle se blessa maintes fois ; pour ne pas crier, elle serra sa ceinture entre ses dents. Elle dut sauter par-dessus des coulées de lave et des gouffres insondables. Elle passa à côté d’un diablotin qui attendait là en surveillant, mais qui ne la remarqua pas.
Sa marche sembla durer des heures. Il y avait bien un soleil ici, mais il ne bougeait pas. De fait, seule sa faim lui permit à un moment de comprendre que midi approchait.
En passant à côté d’une forteresse qui se trouvait presque sur son chemin, elle entendit les hurlements de douleur de victimes nombreuses auxquelles l’on faisait subir un sort pire que la mort. Elle était tentée d’y pénétrer pour libérer les pauvres ères, mais cela aurait mis en péril toute sa mission. Alors elle serra les dents sur son bout de cuir et poursuivit.
Plus loin, elle assista à des scènes aussi étranges que malsaines, pour ne pas dire traumatisantes. Outre le moment où elle vit une grosse créature obèse ramasser d’horribles vers arborant des visages humains, elle fut aussi témoin d ‘une monstrueuse scène de torture si cauchemardesque qu’elle en garderait une trace indélébile dans son esprit : au premier plan, il y avait une sorte de grand démon rougeâtre observant avec un sourire dentu des créatures qui, littéralement, épluchaient des hommes et des femmes nus et attachés sur des tables de torture. Les hurlements résonnèrent dans les oreilles de la barbare. Les tortures semblaient supervisées par une femme d’apparence presque humaine. Outre ses magnifiques ailes de plumes blanches, elle avait le visage le plus séduisant qu’Azâama eut jamais vu, et le corps le plus parfait qui put être engendré par la Création. Consciente de sa beauté, la splendide inconnue portait une tenue en dentelle qui en dévoilait plus qu’elle n’en cachait – à tous les niveaux, elle éclipsait Marlat, la dernière conquête de la barbare. Tout cela provoqua dans le cœur d’Azâama un maelström d’émotions contradictoires qu’elle fut incapable de gérer. La terreur provoquée par le démon rouge, l’attirance voire l’excitation provoquée par l’inconnue aux ailes blanches, l’horreur nauséeuse mêlée à une fascination morbide en voyant le traitement réservé à ces hommes et ces femmes… Elle dut serrer les dents sur sa ceinture avec plus de force encore pour ne pas vomir. Hélas, au moment de partir, elle réalisa qu’elle était incapable de bouger un pied ! Elle eut beau réunir toute sa volonté, elle était paralysée ! Alors elle se planta les ongles dans son bras gauche afin que la douleur la « réveille » ! Elle dut forcer pour accentuer son supplice, et enfin, elle parvint à sortir de sa torpeur : elle avança un pied, puis un second, puis un troisième, et enfin, elle quitta les lieux.
Lorsqu’elle arriva au pied de la montagne au bout de son périple, l’image et les sensations morbides de sa dernière rencontre ne cessaient de résonner dans son esprit. Mais enfin, voici l’entrée du labyrinthe sous la forme d’une vaste fissure à flanc de montagne. Elle s’y engagea, de plus en plus effrayée par cet endroit hors du temps et du monde.
Elle accéda à une première pièce aussi grande qu’une cathédrale, où 6 guerriers en armures noires attendaient, immobiles. Mais alors, à la grande surprise d’Azâama, ils s’activèrent à son approche, et levèrent leurs épées dans sa direction, avant de charger. Ils la voyaient ? Sans perdre de temps, elle se changea en berserker et commença à frapper dans le tas ! Hurlant et bavant, elle en tua un de deux coups bien placés, puis un second et un troisième ! Invincible, elle ne sentait pas la morsure des lames ennemies, et ne cessait de trancher et de trancher encore.
Lorsque le 6e chevalier noir tomba, et qu’elle eut repris sa forme humaine, elle réalisa que ces ennemis n’étaient pas des démons, mais des humains. Que faisaient-ils là ?
Hélas, elle réalisa qu’elle était couverte de blessures au point de ne plus être capable de marcher. Elle traîna sa triste carcasse dans une anfractuosité de la caverne pour se mettre à l’abri, et attendit là un moment de reprendre son souffle…
Scénario paru dans le Casus Belli #103, maîtrisé par Chrysalid le 01/08/22
Azâama Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (1 jour)
La Monture fantomatique invoquée par le vieux Hyéronius était phénoménale ! Pour Azâama qui n’avait pas l’habitude de monter, elle trouva l’animal magique plus rapide que tout ce qu’elle avait pu voir au cours de sa vie ! Il galopait à une allure telle que la barbare du nord avait bien du mal à respirer tant l’air fouettait son visage ! Terrifiée, elle se tenait à l’encolure du cheval de toutes ses forces !
En peu de temps, l’animal avait rejoint la route et se dirigeait vers l’ouest. Azâama dut intervenir lorsqu’ils arrivèrent à un embranchement, afin de lui indiquer la direction à prendre, puis un second. Et enfin, après quelques heures de voyage à peine, elle arriva en vue du Collège de Cendres, dont il ne restait que des ruines. Hélas, la nuit était tombée dans l’intervalle, et c’est dans une obscurité presque totale, si l’on exceptait la légère lueur magique émise par la Monture fantomatique, qu’elle s’y engagea.
En vérité, plutôt qu’un simple bâtiment, c’est toute une ville – une petite ville du moins – qui avait été bâtie autour de l’école. Les premiers pattés de maisons étaient abandonnés mais relativement intact, ce qui n’était pas le cas de tous les bâtiments qui encerclaient la place centrale. Ici, tout n’était que ruines noircies par le feu, témoins de luttes acharnées qui devaient avoir lieu régulièrement. Sans se démonter, et ignorant tant bien que mal la fatigue qui lui engourdissait les membres et alourdissait ses paupières, la barbare du nord éleva la voix pour appeler Cuil Crueach. Elle se présenta, parla de l’expédition de Sire Aquilès et de son échange avec Hyéronius. Elle évoqua la menace par-delà la porte et l’aide qu’elle voulait lui apporter en ces heures sombres.
Pendant un temps, il ne se passa rien. Et puis alors elle perçut un bruit, un bruit lourd et elle vit une forme sombre s’élever au-dessus du collège. Avec cette nuit sans étoiles, elle ne put qu’apercevoir la forme de la bête. C’était le dragon, et il était énorme.
Le reptile descendit vers elle et lui demanda quelques précisions. D’une voix grâve et solemnelle, il lui confirma l’histoire de Hyénonius, tout en y ajoutant de nombreux détails. Il lui montra un monolithe de basalte qu iavait un pouvoir considérable : tout démon dont le nom était gravé sur sa surface voyait son accès à ce portail désormais interdit. Mais il lui parla aussi du principal ennemi qui fomentait l’invasion depuis l’autre côté de la porte, un certain « Seigneur Cornu ». Hélas, le dragon ignorait son véritable nom, et ne pouvait donc pas l’inscrire sur le monolithe.
Néanmoins, il avait pu obtenir quelques détails grâce à la bibliothèque du collège, encore intacte. Il y avait découvert les écrits d’un mages appelé Escorinius, alors que celui-ci descendait régulièrement dans les enfers pour études. Celui-ci avait découvert que le Seigneur Cornu avait été littéralement « enfanté » par un labyrinthe des enfers. Il avait hurlé son nom une fois avant de se taire à jamais. Les écrits prétendent que l’écho de ce nom résonne encore entre ses murs.
Mais le dragon remarqua qu’Azâama était épuisée, elle ne servirait à rien dans cet état, aussi lui trouva-t-il un coin pour se reposer.
Le lendemain, à la première heure, ils reprirent leur échange. Et la barbare fut littéralement effrayée lorsque le dragon lui demanda de passer le portail. Car il était primordial de recueillir le nom du Seigneur Cornu, afin de mettre fin à cette menace. Quant à l’expédition de Sire Aquilès ? Le dragon avait été jeter un œil, et il avait découvert que celui-ci arriverait d’ici ce soir.
Alors le dragon lança un sort d’Escorinius sur Azâama afin qu’elle devienne invisible aux yeux des démons en précisant qu’elle serait ainsi protégée 24h, puis elle se rendit à la bibliothèque où elle traversa le portail.
De l’autre côté, tout n’était que pierre tranchante, air saturé de souffre, chaleur étouffante, et hurlements de douleur se répandant à l’infini. Sur sa gauche, la barbar voyait des plaines grouillantes d’où émergeaient des forteresses aux tours effilées. Et sur sa droite s’élevait une chaîne de montagne aux sommets barbelés. Conformément aux conseils du dragon, elle se mit en marche en gardant les montagnes à sa droite.
La traversée fut éprouvante. Elle fut escalader des promontoires rocheux où elle se blessa maintes fois ; pour ne pas crier, elle serra sa ceinture entre ses dents. Elle dut sauter par-dessus des coulées de lave et des gouffres insondables. Elle passa à côté d’un diablotin qui attendait là en surveillant, mais qui ne la remarqua pas.
Sa marche sembla durer des heures. Il y avait bien un soleil ici, mais il ne bougeait pas. De fait, seule sa faim lui permit à un moment de comprendre que midi approchait.
En passant à côté d’une forteresse qui se trouvait presque sur son chemin, elle entendit les hurlements de douleur de victimes nombreuses auxquelles l’on faisait subir un sort pire que la mort. Elle était tentée d’y pénétrer pour libérer les pauvres ères, mais cela aurait mis en péril toute sa mission. Alors elle serra les dents sur son bout de cuir et poursuivit.
Plus loin, elle assista à des scènes aussi étranges que malsaines, pour ne pas dire traumatisantes. Outre le moment où elle vit une grosse créature obèse ramasser d’horribles vers arborant des visages humains, elle fut aussi témoin d ‘une monstrueuse scène de torture si cauchemardesque qu’elle en garderait une trace indélébile dans son esprit : au premier plan, il y avait une sorte de grand démon rougeâtre observant avec un sourire dentu des créatures qui, littéralement, épluchaient des hommes et des femmes nus et attachés sur des tables de torture. Les hurlements résonnèrent dans les oreilles de la barbare. Les tortures semblaient supervisées par une femme d’apparence presque humaine. Outre ses magnifiques ailes de plumes blanches, elle avait le visage le plus séduisant qu’Azâama eut jamais vu, et le corps le plus parfait qui put être engendré par la Création. Consciente de sa beauté, la splendide inconnue portait une tenue en dentelle qui en dévoilait plus qu’elle n’en cachait – à tous les niveaux, elle éclipsait Marlat, la dernière conquête de la barbare. Tout cela provoqua dans le cœur d’Azâama un maelström d’émotions contradictoires qu’elle fut incapable de gérer. La terreur provoquée par le démon rouge, l’attirance voire l’excitation provoquée par l’inconnue aux ailes blanches, l’horreur nauséeuse mêlée à une fascination morbide en voyant le traitement réservé à ces hommes et ces femmes… Elle dut serrer les dents sur sa ceinture avec plus de force encore pour ne pas vomir. Hélas, au moment de partir, elle réalisa qu’elle était incapable de bouger un pied ! Elle eut beau réunir toute sa volonté, elle était paralysée ! Alors elle se planta les ongles dans son bras gauche afin que la douleur la « réveille » ! Elle dut forcer pour accentuer son supplice, et enfin, elle parvint à sortir de sa torpeur : elle avança un pied, puis un second, puis un troisième, et enfin, elle quitta les lieux.
Lorsqu’elle arriva au pied de la montagne au bout de son périple, l’image et les sensations morbides de sa dernière rencontre ne cessaient de résonner dans son esprit. Mais enfin, voici l’entrée du labyrinthe sous la forme d’une vaste fissure à flanc de montagne. Elle s’y engagea, de plus en plus effrayée par cet endroit hors du temps et du monde.
Elle accéda à une première pièce aussi grande qu’une cathédrale, où 6 guerriers en armures noires attendaient, immobiles. Mais alors, à la grande surprise d’Azâama, ils s’activèrent à son approche, et levèrent leurs épées dans sa direction, avant de charger. Ils la voyaient ? Sans perdre de temps, elle se changea en berserker et commença à frapper dans le tas ! Hurlant et bavant, elle en tua un de deux coups bien placés, puis un second et un troisième ! Invincible, elle ne sentait pas la morsure des lames ennemies, et ne cessait de trancher et de trancher encore.
Lorsque le 6e chevalier noir tomba, et qu’elle eut repris sa forme humaine, elle réalisa que ces ennemis n’étaient pas des démons, mais des humains. Que faisaient-ils là ?
Hélas, elle réalisa qu’elle était couverte de blessures au point de ne plus être capable de marcher. Elle traîna sa triste carcasse dans une anfractuosité de la caverne pour se mettre à l’abri, et attendit là un moment de reprendre son souffle…
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Le goût des cendres : Le Labyrinthe
Scénario maîtrisé par Chrysalid • 03/08/22
Azäamä Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (1 jour)
La barbare resta allongée là quelques heures, le temps de reprendre son souffle et ses esprits. Ses blessures étaient profondes, elle ne parviendrait pas à reprendre des forces en si peu de temps – surtout que le sortilège de dissimulation d’Escorinius ne durerait pas éternellement. De fait, elle finit par se relever et s’enfoncer dans le labyrinthe, une torche à la main.
Peu après, elle arriva dans une salle dotée de nombreuses sorties, de portes de toutes les tailles, d’escaliers et de fissures en tous genres. Si c’était ça le labyrinthe, elle était déjà perdue ! Une petite expédition dans un couloir en face la mena à une falaise qu’elle ne put escalader, alors elle revint en arrière.
Alors elle utilisa une vieille ruse en posant sa main sur le mur de gauche, et s’engagea dans le dédale. Elle eut droit à tout ! Petits couloirs où elle dut avancer à quatre pattes, vastes halls aux colonnes de pierre, grottes naturelles, le décor ici semblait toujours différent ! Chaque nouvelle salle avait une ambiance qui lui était propre et tout changeait, aussi bien le décor que les odeurs, les traces, etc. Pourtant, elle ne fit aucune rencontre. L’endroit semblait désert, inoccupé. Elle entendait bien quelques bruits inquiétants ici et là, mais ne voyait rien bouger.
Et enfin, après avoir passé des heures dans les couloirs à errer sans fin, gardant toujours la main sur le mur de gauche pour ne pas se perdre, elle finit par percevoir un bruit lointain, comme l’écho d’un cri hurlé depuis des temps immémoriaux. Et ce cri faisait : « Aaaaaaaaaaénefreth… énéfreth… éfreth… freth… eth… th… ». Alors Azäamä se concentra pour bien fixer ce mot dans son esprit, car c’était là la raison de sa venue dans ces murs. Le fameux Seigneur Cornu s’appelait « Aénéfreth », c’était le nom à rapporter à Cuil Crueach.
Une nouvelle expédition commença alors. La barbare se retourna, posa sa main sur le mur de droite, et commença à retourner sur ses pas. À nouveau, elle marcha des heures durant, passant de petite caverne à grand hall, de sombre tunnel à escalier escarpé. Cela dura à nouveau de nombreuses heures, mais elle ne pressait pas le pas, préférant miser sur la sécurité eu égard à son état de santé. En outre, il aurait été malvenu que, dans la précipitation, elle se trompe de tunnel à un moment donné, aussi garda-t-elle la tête à sa progression avant tout… du moins était-ce le cas jusqu’à ce qu’elle voie sa torche vasciller ; c’était le signal que bientôt elle se retrouverait dans l’obscurité et ne pourait, dès lors, plus jamais ressortir ! Alors elle pressa le pas et continua d’enchaîner les couloirs et les cavernes au cours d’une interminable course dont elle ne parvenait pas à se rappeler les étapes dans tout était chaotique ici bas !
Puis enfin, elle arriva à une grande pièce aux nombreuses sorties, qui lui rappela quelque chose. Elle courrut alors vers le premier tunnel sur sa droite, et arriva enfin à la vaste salle où gisaient les corps inanimés de 6 chevaliers noirs, ceux-là mêmes qu’elle avait tués en arrivant à la montagne. Elle avait réussi ! Sans délai, elle se précipita vers l’extérieur et entama le long retour en longeant les montagnes.
Elle repassa auprès des différentes sites qu’elle avait vus à l’aller, mais comme elle savait à quoi s’attendre cette fois, elle fit au mieux pour les ignorer. Ces rencontres étaient si perturbantes qu’elle préférait ne rien voir et ne rien savoir. Hélas, en détournant son attention des montagnes, elle eut plus que nécessaire l’occasion de voir ce qui se passait à sa droite, dans les vastes plaines qui s’étendaient aux pieds des montagnes. Et c’est là qu’elle remarqua que cet endroit était le théâtre d’une vaste bataille opposant des démons en tous genres, de millions de démons en tous genres ! Fascinée, elle demeura un moment à observer cette plaine grouillante à laquelle elle n’avait que peu prêté attention à l’aller, et réalisa que cette horreur devait durer depuis des éons, guerre éternelle cachée du monde où s’affrontaient des êtres plus vieux que l’humanité, vomissant leur haine et leur rage sur des ennemis si nombreux qu’ils ne gagneraient jamais.
Et puis elle la vit : l’immense silhouette d’un dragon à 5 têtes crachant de puissants souffles dans la foule qui l’entourait, massacrant ses ennemis par milliers, qui pourtant ne cessaient de s’amasser autour d’elle en d’incessantes vagues de chair et de cornes. Cette vision cauchemardesque la cloua sur place, et marqua son esprit au point qu’elle la verrait encore et encore dans ses cauchemars !
Par un incommensurable effort de volonté, elle parvint à reprendre ses esprits, et retourna sur sa route.
Plus loin, elle croisa un diablotin qui sembla se retourner sur son passage. Bien qu’il ne parvint à la voir, il sembla avoir remarqué quelque chose. Azäamä comprit que le sortilège touchait à sa fin. Elle courut jusqu’à une zone de pierres plates où elle repéra, en panique, la distorsion qui marquait le passage jusqu’au Plateau Cendré ! Elle s’y jeta d’un bond et tomba à quatre pattes… dans la bibliothèque !
Alors qu’elle reprenait son souffle, crachant des volutes de souffre et de cendre, un homme d’âge moyen vint s’agenouiller auprès d’elle pour s’enquérir de son état. Méfiante, elle pointa sur lui une épée en lui demandant qui il était. Il prétendit être le dragon ; il appréciait la forme humaine, seul moyen pour lui d’entrer dans la bibliothèque. Mais elle exigea une preuve ! Alors tous deux quittèrent le bâtiment et, une fois dehors, l’homme se changea en dragon sous ses yeux ébahis ! Alors elle lui avoua le nom qu’elle avait entendu dans le labyrinthe, et Cuil Crueach la félicita pour sa bravoure.
Hélas, un nouveau problème était sur le point de survenir : Sire Aquilès et ses hommes étaient arrivés la veille au soir, et ils avaient monté un campement à une rue de là. Azäamä comprit que le temps de se reposer n’était pas encore arrivé : elle devait encore repousser les projet du paladin fou.
Alors elle se leva et alla à la rencontre de l’expédition, suivie par le dragon. Lorsqu’ils l’aperçurent, les hommes dégainèrent leurs armes, prêts à en découdre, mais la barbare tenta de s’interposer. Elle exposa la situation à Aquilès en avançant tout ce qu’elle savait : le portail, les démons, l’allégeance du Baron Cornemar et surtout, la nécessité que quelqu’un protège le passage à tout prix ! Le paladin sembla à l’écoute pendant un instant, mais avant qu’il ne puisse répondre, un corbeau vint se poser sur son épaule. Et pendant un instant, il sembla parler à son oreille.
- Balivernes ! s’exclama alors Aquilès, de nouveau en proie à la colère.
Et tandis qu’il se lançait dans de nouvelles menaces, Azäamä comprit que le mal ne venait pas du chevalier ; il était manipulé ! Enfin elle comprit : Aquilès avait été envoyé malgré lui, très certainement par le Seigneur Cornu, pour défaire Cuil Crueach afin de libérer le portail, afin que ses hordes de démons ne se déversent sur le Plateau Cendré pour massacrer tout le monde !
- C’est le corbeau ! s’écria-t-elle en le désignant.
Aussitôt, le dragon pointa vers lui une griffe, et soudain des Projectiles magiques furent projetés sur l’animal, qui disparut en une explosion de plumes noires !
Alors, Aquilès se frotta les yeux, regarda autour de lui, et demanda ce qu’il faisait là. Il fallut lui raconter tout depuis le début car il semblait n’avoir aucun souvenir des deux dernières semaines, depuis la mort du baron.
Bien entendu, il faudrait que le jeune fils du baron prenne sa suite dans ses relations avec le dragon, mais à présent que le paladin était au courant de l’affaire, il y avait fort à parier qu’il pencherait en la faveur de cette option.
Une fois les chevaliers partis, le dragon proposa à Azäamä de venir graver elle-même le nom du Seigneur Cornu sur le monolithe, ce qui l’empêcherait définitivement d’emprunter ce portail…
Après avoir passé quelques jours de plus au château de Castelfendre afin de panser ses blessures, la barbare du nord reprit sa route pour Eauprofonde où elle espérait retrouver Cordül…
Scénario maîtrisé par Chrysalid • 03/08/22
Azäamä Estran • Le Plateau Cendré, Eleint 1359 CV (1 jour)
La barbare resta allongée là quelques heures, le temps de reprendre son souffle et ses esprits. Ses blessures étaient profondes, elle ne parviendrait pas à reprendre des forces en si peu de temps – surtout que le sortilège de dissimulation d’Escorinius ne durerait pas éternellement. De fait, elle finit par se relever et s’enfoncer dans le labyrinthe, une torche à la main.
Peu après, elle arriva dans une salle dotée de nombreuses sorties, de portes de toutes les tailles, d’escaliers et de fissures en tous genres. Si c’était ça le labyrinthe, elle était déjà perdue ! Une petite expédition dans un couloir en face la mena à une falaise qu’elle ne put escalader, alors elle revint en arrière.
Alors elle utilisa une vieille ruse en posant sa main sur le mur de gauche, et s’engagea dans le dédale. Elle eut droit à tout ! Petits couloirs où elle dut avancer à quatre pattes, vastes halls aux colonnes de pierre, grottes naturelles, le décor ici semblait toujours différent ! Chaque nouvelle salle avait une ambiance qui lui était propre et tout changeait, aussi bien le décor que les odeurs, les traces, etc. Pourtant, elle ne fit aucune rencontre. L’endroit semblait désert, inoccupé. Elle entendait bien quelques bruits inquiétants ici et là, mais ne voyait rien bouger.
Et enfin, après avoir passé des heures dans les couloirs à errer sans fin, gardant toujours la main sur le mur de gauche pour ne pas se perdre, elle finit par percevoir un bruit lointain, comme l’écho d’un cri hurlé depuis des temps immémoriaux. Et ce cri faisait : « Aaaaaaaaaaénefreth… énéfreth… éfreth… freth… eth… th… ». Alors Azäamä se concentra pour bien fixer ce mot dans son esprit, car c’était là la raison de sa venue dans ces murs. Le fameux Seigneur Cornu s’appelait « Aénéfreth », c’était le nom à rapporter à Cuil Crueach.
Une nouvelle expédition commença alors. La barbare se retourna, posa sa main sur le mur de droite, et commença à retourner sur ses pas. À nouveau, elle marcha des heures durant, passant de petite caverne à grand hall, de sombre tunnel à escalier escarpé. Cela dura à nouveau de nombreuses heures, mais elle ne pressait pas le pas, préférant miser sur la sécurité eu égard à son état de santé. En outre, il aurait été malvenu que, dans la précipitation, elle se trompe de tunnel à un moment donné, aussi garda-t-elle la tête à sa progression avant tout… du moins était-ce le cas jusqu’à ce qu’elle voie sa torche vasciller ; c’était le signal que bientôt elle se retrouverait dans l’obscurité et ne pourait, dès lors, plus jamais ressortir ! Alors elle pressa le pas et continua d’enchaîner les couloirs et les cavernes au cours d’une interminable course dont elle ne parvenait pas à se rappeler les étapes dans tout était chaotique ici bas !
Puis enfin, elle arriva à une grande pièce aux nombreuses sorties, qui lui rappela quelque chose. Elle courrut alors vers le premier tunnel sur sa droite, et arriva enfin à la vaste salle où gisaient les corps inanimés de 6 chevaliers noirs, ceux-là mêmes qu’elle avait tués en arrivant à la montagne. Elle avait réussi ! Sans délai, elle se précipita vers l’extérieur et entama le long retour en longeant les montagnes.
Elle repassa auprès des différentes sites qu’elle avait vus à l’aller, mais comme elle savait à quoi s’attendre cette fois, elle fit au mieux pour les ignorer. Ces rencontres étaient si perturbantes qu’elle préférait ne rien voir et ne rien savoir. Hélas, en détournant son attention des montagnes, elle eut plus que nécessaire l’occasion de voir ce qui se passait à sa droite, dans les vastes plaines qui s’étendaient aux pieds des montagnes. Et c’est là qu’elle remarqua que cet endroit était le théâtre d’une vaste bataille opposant des démons en tous genres, de millions de démons en tous genres ! Fascinée, elle demeura un moment à observer cette plaine grouillante à laquelle elle n’avait que peu prêté attention à l’aller, et réalisa que cette horreur devait durer depuis des éons, guerre éternelle cachée du monde où s’affrontaient des êtres plus vieux que l’humanité, vomissant leur haine et leur rage sur des ennemis si nombreux qu’ils ne gagneraient jamais.
Et puis elle la vit : l’immense silhouette d’un dragon à 5 têtes crachant de puissants souffles dans la foule qui l’entourait, massacrant ses ennemis par milliers, qui pourtant ne cessaient de s’amasser autour d’elle en d’incessantes vagues de chair et de cornes. Cette vision cauchemardesque la cloua sur place, et marqua son esprit au point qu’elle la verrait encore et encore dans ses cauchemars !
Par un incommensurable effort de volonté, elle parvint à reprendre ses esprits, et retourna sur sa route.
Plus loin, elle croisa un diablotin qui sembla se retourner sur son passage. Bien qu’il ne parvint à la voir, il sembla avoir remarqué quelque chose. Azäamä comprit que le sortilège touchait à sa fin. Elle courut jusqu’à une zone de pierres plates où elle repéra, en panique, la distorsion qui marquait le passage jusqu’au Plateau Cendré ! Elle s’y jeta d’un bond et tomba à quatre pattes… dans la bibliothèque !
Alors qu’elle reprenait son souffle, crachant des volutes de souffre et de cendre, un homme d’âge moyen vint s’agenouiller auprès d’elle pour s’enquérir de son état. Méfiante, elle pointa sur lui une épée en lui demandant qui il était. Il prétendit être le dragon ; il appréciait la forme humaine, seul moyen pour lui d’entrer dans la bibliothèque. Mais elle exigea une preuve ! Alors tous deux quittèrent le bâtiment et, une fois dehors, l’homme se changea en dragon sous ses yeux ébahis ! Alors elle lui avoua le nom qu’elle avait entendu dans le labyrinthe, et Cuil Crueach la félicita pour sa bravoure.
Hélas, un nouveau problème était sur le point de survenir : Sire Aquilès et ses hommes étaient arrivés la veille au soir, et ils avaient monté un campement à une rue de là. Azäamä comprit que le temps de se reposer n’était pas encore arrivé : elle devait encore repousser les projet du paladin fou.
Alors elle se leva et alla à la rencontre de l’expédition, suivie par le dragon. Lorsqu’ils l’aperçurent, les hommes dégainèrent leurs armes, prêts à en découdre, mais la barbare tenta de s’interposer. Elle exposa la situation à Aquilès en avançant tout ce qu’elle savait : le portail, les démons, l’allégeance du Baron Cornemar et surtout, la nécessité que quelqu’un protège le passage à tout prix ! Le paladin sembla à l’écoute pendant un instant, mais avant qu’il ne puisse répondre, un corbeau vint se poser sur son épaule. Et pendant un instant, il sembla parler à son oreille.
- Balivernes ! s’exclama alors Aquilès, de nouveau en proie à la colère.
Et tandis qu’il se lançait dans de nouvelles menaces, Azäamä comprit que le mal ne venait pas du chevalier ; il était manipulé ! Enfin elle comprit : Aquilès avait été envoyé malgré lui, très certainement par le Seigneur Cornu, pour défaire Cuil Crueach afin de libérer le portail, afin que ses hordes de démons ne se déversent sur le Plateau Cendré pour massacrer tout le monde !
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Si c'est de l'impro pour justifier l'absence d'un joueur et faire progresser l'autre PJ, c'est bien amené et bien dosé.
Apprenez à penser par vous même, sinon d'autres le feront pour vous.
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
C'est pas vraiment de l'impro (le scénario, mûrement préparé, est tiré du Casus Belli 1re génération). Il faut savoir que chez moi, on joue invariablement tous les samedis soirs, qu'on ait des joueurs ou non. Quand on a des joueurs, on poursuit les aventures en cours qui concernent ces joueurs. Et quand on n'a personne, on s'arrange pour se faire des aventures solo. Parfois, je fais jouer ma compagne, parfois elle me fait jouer. Mais du coup, il y a parfois des bizarreries dans les dates des séances. Mais pour diffuser les aventures, je remets tout ça dans un ordre chronologique.
En vérité, dans le cas de cette aventure spécifique (Le Gout des Cendres), il faut noter qu'on avait déjà joué une autre aventure avec Cordül (Les Brumes d'Eauprofonde, à venir), maîtrisée par la joueuse d'Azaämä – cette dernière étant derrière l'écran, son personnage avait donc été décrétée absente. De fait, nous avions établi qu'Azaämä et Cordül s'étaient séparés plus tôt dans la timeline dans des circonstances encore non établies. Le Goût des Cendres est venu pour "combler" ce vide.
On fait souvent ce genre de wibly-woobly timey-wimey dans nos aventures pour jouer quand même, malgré l'absence d'untel ou unetelle... (et ça marche).
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Les brumes d’Eauprofonde : Une voix dans l’obscurité
Scénario écrit et maîtrisé par Charlène • 04/09/21
Norlannan Lune d’Ombre • Eauprofonde, Marpenoth 1359 CV (une nuit)
Eauprofonde était bruyante ce soir. Les habitants faisaient la fête, aussi chantaient-ils à tue-tête et criaient-ils comme des bêtes pour exprimer une joie irraisonnée tandis que des feux d’artifice éclairaient le ciel. La Guerre des Dieux était terminée depuis un an, cela méritait une nouvelle fête apparemment…
Pour échapper à ce maelström de bruits et de bons sentiments, Norlannan n’avait eu d’autre solution que de se terrer dans sa chambre, à la Pension de Madame Garah, et de se plonger dans la méditation, essayant tant bien que mal d’ignorer toute cette fureur.
Y parvint-il ? Toujours est-il qu’il… se réveilla en sursaut, tiré de sa torpeur par un violent fracas ! Sa première surprise fut d’être réveillé. Comment cela, « réveillé » ? Il ne dormait pas, il méditait ! En outre, les elfes ne dorment jamais, ils entrent en « rêverie » ce qui est fort différent, aussi fut-il doublement surpris.
Puis il se précipita à sa fenêtre pour constater que la nuit était très avancée, et particulièrement sombre. Il ne repéra aucune étoile dans le ciel, et remarqua avec surprise une épaisse brume qui avait envahi les rues de la ville.
Autour, des gens couraient en criant, fuyant je-ne-sais quel danger. Plus loin, l’elfe doré repéra un cheval qui manqua de piétiner une femme hurlant ! Le premier réflexe de Norlannan fut de faire appel à ses pouvoirs pour arrêter l’animal, mais tout se passa trop vite.
Le temps que l’elfe arrive dans la rue, l’endroit était désert. Il se précipita au coin pour retrouver la femme – peut-être avait-elle besoin de soins – mais avec toute cette brume, il fut incapable de la retrouver.
Autour de lui, la rue était déserte. Tout le monde avait fui. Il ne restait que cette brume épaisse que les lanternes de la ville peinaient à traverser.
Plus loin, l’elfe repéra deux badauds en train de se battre l’un contre l’autre sans aucune raison apparente. Plutôt que d’intervenir dans leur conflit, il tenta de percevoir les pensées de l’un d’entre eux pour comprendre ce qui leur arrivait, mais tout ce qu’il perçut fut une colère grondante, mais aucune pensée construite. « Fuis ! ». Il eut vaguement une vision du port. Étrange…
En descendant la rue du Bouillon vers le sud, l’elfe repéra deux nouvelles silhouettes en plein combat. Avec surprise, il remarqua que son alliée la demi-elfe Héraliel était en train de se battre contre un orque… et cet orque n’était autre que Cordül, ce malandrin à peau verte qu’il avait aidé malgré lui à libérer de l’antre des pillards au tout début de l’année ! Qu’est-ce que l’orque était venu faire jusqu’ici ? Mais l’elfe ne prit pas le temps de se poser la question que déjà, il se glissait derrière l’orque pour lui tordre le bras dans le dos ; sans dire un mot, Héraliel lui plongea sa lame dans l’estomac, puis elle partit.
Surpris par cette réaction, l’elfe ne put que lâcher le corps de l’orque, mort. Mais à peine celui-ci eut-il disparu dans la brume qu’il disparut… tout court.
Ce combat avait-il vraiment eu lieu ? La scène n’était pas naturelle, voire même… Norlannan eut beaucoup de mal à croire à ce qu’il venait de voir. Était-ce réel ? N’était-il pas piégé dans une sorte de cauchemar psychique construit à son attention ? La ville autour de lui semblait réelle pourtant… Dans le doute, Norlannan se piqua la main avec son épée courte – la douleur fut bien réelle.
Partant à la suite de la demi-elfe, le psioniste tenta de voir où elle allait, mais un groupe de badauds surgit de la brume, parmi lesquels il vit la haute silhouette de Temgesic, le saurial cornu qui l’avait accompagné durant quelques aventures. Que faisait-il là ? Ils s’étaient quittés à Daerlune plus de 6 mois auparavant ! Cette vision le détourna d’Héraliel. Elle fut introuvable ensuite.
N’ayant plus la moindre piste, il se dirigea au sud et atteignit le port. Mais nulle mer ne s’étendait ici, pas plus que le vent du large ou l’odeur du sel. L’endroit était aussi silencieux et inquiétant que les rues qu’il avait traversées. En outre, une sorte de mur de brume épaisse s’élevait là où la mer aurait dû se trouver. Il s’en approcha et y plongea la main. C’était froid, humide.
Des cris de colère et des supplications attirèrent son attention. Il remonta vers l’est et repéra Thornir et Élerinna en plein affrontement ! Leurs disputes habituelles avaient-elles dégénéré pour une fois ? Un violent coup de marteau jeta la prêtresse elfe à terre. Réagissant d’instinct, le psioniste se jeta au combat et empêcha le marteau de Thornir d’effectuer sa funeste tâche. Mais le nain lui porta quelques coups violents qui lui firent comprendre qu’il ne pouvait rien faire contre lui. Blessé, Norlannan quitta les lieux pour survivre.
Tandis qu’il s’enfuit, il entendit un hurlement et un violent craquement d’os derrière lui.
Il s’enfuit et se cacha au coin d’une rue pour tenter de concentrer ses pouvoirs, mais il fut interrompu par une voix : « Fuis ! ». Alors il obéit à cette voix et courut loin de là en espérant quitter cette brume un jour. « Fuis… ». Il s’arrêta. Norlannan connaissait cette voix, c’était celle de Norril, son frère de 19 ans son cadet… Mais que faisait-il là ? Et comment pouvait-il communiquer avec lui ?
Il retourna alors voir Élerinna et Thornir, mais ils n’étaient plus là. Un bruit de pas lourds retentit derrière lui, il dut se cacher pour voir la silhouette de Temgesic errer sur le port. Pour éviter de le croiser, il repartit vers l’ouest, et finit par obliquer vers le nord, espérant trouver d’autres réponses…
Il vit alors une silhouette allongée à terre : c’était Yllalynn Chantacier, la demi-elfe auprès de qui il avait découverte l’amour presqu’un demi-siècle auparavant. Mais elle ne pouvait pas être là. Elle était morte un an plus tôt.
Il savait désormais qu’il était dans une sorte de paysage onirique créé à partir de ses souvenirs. Elle le lui confirma d’ailleurs en évoquant le fait qu’elle n’était là que par ses souvenirs. Elle lui confirma aussi qu’elle était Norril, son jeune frère, à qui on imposait de lui faire subir ce triste sort. Yllalynn/Norril lui parla de son attitude envers les êtres qu’il considérait comme inférieurs, et de tous ceux qui n’étaient pas encore ses ennemis. Il les avait vus mourir, comme en écho à son mépris, alors qu’il pouvaient encore être ses alliés.
Puis l’elfe lui demanda où il se trouvait, et qui lui faisait subir cela – mais Norril ignorait cela. Il lui parla d’un vitrail rond, de puissantes odeurs de parfum, d’une rue commerçante…
Puis soudain, Norlannan se réveilla brusquement ! Il était dans sa chambre à la Pension, et la lumière de la rue prouvait que le jour était levé depuis plusieurs heures !
En catastrophe, l’elfe se précipita au rez-de-chaussée et alla interroger Mme Garah en espérant qu’elle pourrait le renseigner sur la présence d’un parfumeur du quartier riche. Mais elle le renvoya vers Héraliel, justement assise dans la salle à manger.
Norlannan s’assit juste en face d’elle et lui dit ces mots :
- Il semblerait que pour une fois, vous puissiez vous rendre utile…
Elle le fixa avec des yeux ronds, puis regarda autour d’elle en disait :
- Et il faut que je sois seule quand ça arrive…
Il lui raconta son « cauchemar » et son contact mental, il lui donna tous les détails qu’il avait pu obtenir en vue de retrouver son jeune frère ; il comptait sur les connaissances de la ville qu’Héraliel avait acquises depuis qu’elle était là. A priori, cela ne lui disait rien, mais elle accepta de l’aider.
Peu après, tous deux s’engageaient dans les rues de la ville…
Scénario écrit et maîtrisé par Charlène • 04/09/21
Norlannan Lune d’Ombre • Eauprofonde, Marpenoth 1359 CV (une nuit)
Eauprofonde était bruyante ce soir. Les habitants faisaient la fête, aussi chantaient-ils à tue-tête et criaient-ils comme des bêtes pour exprimer une joie irraisonnée tandis que des feux d’artifice éclairaient le ciel. La Guerre des Dieux était terminée depuis un an, cela méritait une nouvelle fête apparemment…
Pour échapper à ce maelström de bruits et de bons sentiments, Norlannan n’avait eu d’autre solution que de se terrer dans sa chambre, à la Pension de Madame Garah, et de se plonger dans la méditation, essayant tant bien que mal d’ignorer toute cette fureur.
Y parvint-il ? Toujours est-il qu’il… se réveilla en sursaut, tiré de sa torpeur par un violent fracas ! Sa première surprise fut d’être réveillé. Comment cela, « réveillé » ? Il ne dormait pas, il méditait ! En outre, les elfes ne dorment jamais, ils entrent en « rêverie » ce qui est fort différent, aussi fut-il doublement surpris.
Puis il se précipita à sa fenêtre pour constater que la nuit était très avancée, et particulièrement sombre. Il ne repéra aucune étoile dans le ciel, et remarqua avec surprise une épaisse brume qui avait envahi les rues de la ville.
Autour, des gens couraient en criant, fuyant je-ne-sais quel danger. Plus loin, l’elfe doré repéra un cheval qui manqua de piétiner une femme hurlant ! Le premier réflexe de Norlannan fut de faire appel à ses pouvoirs pour arrêter l’animal, mais tout se passa trop vite.
Le temps que l’elfe arrive dans la rue, l’endroit était désert. Il se précipita au coin pour retrouver la femme – peut-être avait-elle besoin de soins – mais avec toute cette brume, il fut incapable de la retrouver.
Autour de lui, la rue était déserte. Tout le monde avait fui. Il ne restait que cette brume épaisse que les lanternes de la ville peinaient à traverser.
Plus loin, l’elfe repéra deux badauds en train de se battre l’un contre l’autre sans aucune raison apparente. Plutôt que d’intervenir dans leur conflit, il tenta de percevoir les pensées de l’un d’entre eux pour comprendre ce qui leur arrivait, mais tout ce qu’il perçut fut une colère grondante, mais aucune pensée construite. « Fuis ! ». Il eut vaguement une vision du port. Étrange…
En descendant la rue du Bouillon vers le sud, l’elfe repéra deux nouvelles silhouettes en plein combat. Avec surprise, il remarqua que son alliée la demi-elfe Héraliel était en train de se battre contre un orque… et cet orque n’était autre que Cordül, ce malandrin à peau verte qu’il avait aidé malgré lui à libérer de l’antre des pillards au tout début de l’année ! Qu’est-ce que l’orque était venu faire jusqu’ici ? Mais l’elfe ne prit pas le temps de se poser la question que déjà, il se glissait derrière l’orque pour lui tordre le bras dans le dos ; sans dire un mot, Héraliel lui plongea sa lame dans l’estomac, puis elle partit.
Surpris par cette réaction, l’elfe ne put que lâcher le corps de l’orque, mort. Mais à peine celui-ci eut-il disparu dans la brume qu’il disparut… tout court.
Ce combat avait-il vraiment eu lieu ? La scène n’était pas naturelle, voire même… Norlannan eut beaucoup de mal à croire à ce qu’il venait de voir. Était-ce réel ? N’était-il pas piégé dans une sorte de cauchemar psychique construit à son attention ? La ville autour de lui semblait réelle pourtant… Dans le doute, Norlannan se piqua la main avec son épée courte – la douleur fut bien réelle.
Partant à la suite de la demi-elfe, le psioniste tenta de voir où elle allait, mais un groupe de badauds surgit de la brume, parmi lesquels il vit la haute silhouette de Temgesic, le saurial cornu qui l’avait accompagné durant quelques aventures. Que faisait-il là ? Ils s’étaient quittés à Daerlune plus de 6 mois auparavant ! Cette vision le détourna d’Héraliel. Elle fut introuvable ensuite.
N’ayant plus la moindre piste, il se dirigea au sud et atteignit le port. Mais nulle mer ne s’étendait ici, pas plus que le vent du large ou l’odeur du sel. L’endroit était aussi silencieux et inquiétant que les rues qu’il avait traversées. En outre, une sorte de mur de brume épaisse s’élevait là où la mer aurait dû se trouver. Il s’en approcha et y plongea la main. C’était froid, humide.
Des cris de colère et des supplications attirèrent son attention. Il remonta vers l’est et repéra Thornir et Élerinna en plein affrontement ! Leurs disputes habituelles avaient-elles dégénéré pour une fois ? Un violent coup de marteau jeta la prêtresse elfe à terre. Réagissant d’instinct, le psioniste se jeta au combat et empêcha le marteau de Thornir d’effectuer sa funeste tâche. Mais le nain lui porta quelques coups violents qui lui firent comprendre qu’il ne pouvait rien faire contre lui. Blessé, Norlannan quitta les lieux pour survivre.
Tandis qu’il s’enfuit, il entendit un hurlement et un violent craquement d’os derrière lui.
Il s’enfuit et se cacha au coin d’une rue pour tenter de concentrer ses pouvoirs, mais il fut interrompu par une voix : « Fuis ! ». Alors il obéit à cette voix et courut loin de là en espérant quitter cette brume un jour. « Fuis… ». Il s’arrêta. Norlannan connaissait cette voix, c’était celle de Norril, son frère de 19 ans son cadet… Mais que faisait-il là ? Et comment pouvait-il communiquer avec lui ?
Il retourna alors voir Élerinna et Thornir, mais ils n’étaient plus là. Un bruit de pas lourds retentit derrière lui, il dut se cacher pour voir la silhouette de Temgesic errer sur le port. Pour éviter de le croiser, il repartit vers l’ouest, et finit par obliquer vers le nord, espérant trouver d’autres réponses…
Il vit alors une silhouette allongée à terre : c’était Yllalynn Chantacier, la demi-elfe auprès de qui il avait découverte l’amour presqu’un demi-siècle auparavant. Mais elle ne pouvait pas être là. Elle était morte un an plus tôt.
Il savait désormais qu’il était dans une sorte de paysage onirique créé à partir de ses souvenirs. Elle le lui confirma d’ailleurs en évoquant le fait qu’elle n’était là que par ses souvenirs. Elle lui confirma aussi qu’elle était Norril, son jeune frère, à qui on imposait de lui faire subir ce triste sort. Yllalynn/Norril lui parla de son attitude envers les êtres qu’il considérait comme inférieurs, et de tous ceux qui n’étaient pas encore ses ennemis. Il les avait vus mourir, comme en écho à son mépris, alors qu’il pouvaient encore être ses alliés.
Puis l’elfe lui demanda où il se trouvait, et qui lui faisait subir cela – mais Norril ignorait cela. Il lui parla d’un vitrail rond, de puissantes odeurs de parfum, d’une rue commerçante…
Puis soudain, Norlannan se réveilla brusquement ! Il était dans sa chambre à la Pension, et la lumière de la rue prouvait que le jour était levé depuis plusieurs heures !
En catastrophe, l’elfe se précipita au rez-de-chaussée et alla interroger Mme Garah en espérant qu’elle pourrait le renseigner sur la présence d’un parfumeur du quartier riche. Mais elle le renvoya vers Héraliel, justement assise dans la salle à manger.
Norlannan s’assit juste en face d’elle et lui dit ces mots :
- Il semblerait que pour une fois, vous puissiez vous rendre utile…
Elle le fixa avec des yeux ronds, puis regarda autour d’elle en disait :
- Et il faut que je sois seule quand ça arrive…
Il lui raconta son « cauchemar » et son contact mental, il lui donna tous les détails qu’il avait pu obtenir en vue de retrouver son jeune frère ; il comptait sur les connaissances de la ville qu’Héraliel avait acquises depuis qu’elle était là. A priori, cela ne lui disait rien, mais elle accepta de l’aider.
Peu après, tous deux s’engageaient dans les rues de la ville…
Travaux effectués :
- Traduction de Spelljammer (Boîte de base, Bestiaire, Écran) et du Chronomancien
- Index AD&D² des Magazines : Dragon Magazine, Casus Belli et autres...
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Les brumes d’Eauprofonde : Une alliance inattendue
Scénario maîtrisé par Charlène • 18/09/21
Norlannan et Cordül • Eauprofonde, Marpenoth 1359 CV (un jour)
La cité était vaste et surpeuplée, et Cordül n’aimait pas cela. Habitué aux immenses étendues sauvages, il détestait les grandes cités de pierre dans lesquelles les humains s’entassaient.
Avec sa partenaire Azaämä Estran, l’orque avait longuement marché dans les plaines et les collines de Féerûne jusqu’à ce qu’ils fussent séparés quelques semaines plus tôt par une tempête qui s’était abattue sur leur chemin, dans la région de la Forêt de Vers. Une fois la tempête passée, l’orque s’était retrouvé seul. Plutôt que de perdre du temps à chercher sa partenaire de voyage, il avait poursuivi sa route – de toutes façon, tous deux s’étaient mis d’accord pour faire un arrêt à Eauprofonde avant de se rendre dans le Nord Sauvage, afin de revendre les diverses ressources acquises au cours de leurs dernières aventures, c’est donc là qu’il espérait retrouver la barbare.
L’orque marchait d’un pas pressé dans les rues en espérant trouver à son tour ce qu’il cherchait… lorsqu’il percuta un individu planté là, au beau milieu du chemin en train de regarder au sol d’un air grave : c’était Norlannan, l’elfe hautain qu’il avait rencontré au début de l’année dans les environs du Cormyr ! Les deux personnages se dévisagèrent en écarquillant les yeux tant ce hasard était impossible… et plus impossible encore lorsque l’elfe avoua à l’orque que justement, il pensait à lui à l’instant !
Norlannan fit lourdement comprendre à l’orque qu’il devait partir, mais le sauvage, hilare, décida de le suivre « rien que pour le faire chier ». Et il ajouta même que l’elfe pourrait faire ce qu’il voulait, il ne le lâcherait pas tant il voulait s’amuser de la situation ! Norlannan eut beau insister, Cordül lui collait aux bottes. En désespoir de cause, l’elfe trouva une solution : il engagea l’orque. Après tout, celui-ci était un mercenaire, il ne pourrait refuser un contrat. Il fut rapidement décidé que pour 150 pièces d’or, l’orque accompagnerait l’elfe pour l’aider au cours d’une mission de sauvetage qu’il devait effectuer au plus vite. Mais si le guerrier se mettait en travers de sa route, ils seraient alors ennemis. Mais l’elfe lui fit comprendre qu’en tant que mercenaire, ce dernier avait tout intérêt à honorer ses engagements, ne serait-ce qu’au regard de sa réputation. L’orque acquiesça devant cet argument, mais ajouta qu’il aurait besoin de beaucoup d’alcool pour travailler avec lui.
Alors Norlannan lui raconta le « cauchemar psychique » qu’il avait vécu la nuit dernière, au cours duquel il avait erré dans une version brumeuse d’Eauprofonde et vu ses diverses connaissance s’entre-tuer – dont Cordül lui-même, tué ici même par son amie Héraliel (que l’orque n’avait pourtant jamais rencontrée).
Tous deux remontèrent la Rue du Bouillon jusqu’à la Pension de Mme Garah où attendait Héraliel. Elle avait mené son enquête et avait trouvé ce que cherchait l’elfe : une parfumerie dans une rue commerçante auprès de laquelle s’élevait une vieille maison ornée d’un vitrail circulaire. Elle lui donna une adresse du quartier bourgeois et fila, elle avait du travail à l’orphelinat.
Ainsi, l’orque et l’elfe s’y rendirent de concert. Au cours du trajet, Cordül ne cessa de se moquer de Norlannan. Mais en retour, celui-ci le couvrit de son mépris le plus total. À l’évidence, cette alliance aurait du mal à prendre.
Finalement, ils accédèrent à la fameuse maison. Seule une grande porte permettait de s’y rendre. Le reste semblait mitoyen avec les maisons voisines, et ne comportait aucune fenêtre dans ses étages. Étrange. Alors ils mirent un plan au point.
L’orque, tout recouvert de son armure de métal, vint toquer à la porte et y fut accueilli par une dame de bonne famille à la noble tenue. Aussitôt, Norlannan prit possession de son esprit pour se rendre invisible à ses yeux. Puis il se glissa à l’intérieur sans qu’elle le voit.
La dame fit remarquer à Cordül qu’il était en avance, mais elle le fit entrer sous le regard surpris de l’elfe, qui pourtant prit la route de l’étage, bien décidé à le visiter.
L’orque fut mené à travers un jardin intérieur au centre duquel s’élevait un étrange dôme de verre et de métal. Puis elle l’introduisit dans une pièce où se trouvait un bar – l’orque s’y installa et commença à picoler.
L’elfe atteignit le 1er étage et fit le tour de nombreuses chambres, globalement désertes, mais ne comportant manifestement rien de compromettant. Ici, tout semblait normal. Une famille noble habitait ce vieux bâtiment, dont l’elfe rencontra alors le propriétaire. Aussitôt, il fit usage sur lui de son Anneau d’influence humaine pour éviter les ennuis. Vu la façon dont Cordül avait été étrangement accueilli ici, il bluffa et prétendit avoir été convoqué à cette adresse, mais comme nul n’était venu lui ouvrir, il était entré et s’était perdu. L’homme le mena à la salle au-delà du jardin, où l’elfe retrouva l’orque. C’était une sorte de cave / bibliothèque dans laquelle Cordül avait passé son temps à se saouler. Les bibliothèques ne contenaient rien de véritablement intéressant, si ce n’est des informations sur Eauprofonde et sa région. La pièce contenait deux portes en plus de l’entrée, toutes deux était fermées à clé. Méfiant, l’elfe clencha l’entrée, qu’il trouva fermée à clé elle aussi ! Ils étaient pris au piège ! Certes, cela devenait de plus en plus suspect. Alors ils fouillèrent les lieux et découvrirent que la table basse du petit salon était souvent déplacée. L’orque la fit pivoter, ce qui dévoila un escalier en colimaçon qui s’enfonçait dans les profondeurs…
Très vite, ils décidèrent d’enquêter en profondeur pour savoir ce qui se tramait dans ce manoir, et la réponse se trouvait là-dessous.
Cordül s’enfonça dans les ténèbres en premier, suivi à quelque distance par Norlannan qui comptait bien rentabiliser son mercenaire. Ils arrivèrent à un premier pallier, avant d’arriver à un autre escalier qui s’enfonçait plus loin encore. Peu à peu, l’elfe comprit qu’il accédaient à l’étage du terrible Halaster Capenoire : Montprofont ! Bien entendu, il briefa l’orque qui n’avait jamais entendu parler ce de lieu maudit.
Ils atteignirent finalement une pièce avec une porte au sud et une à l’ouest. Au sud, ils découvrirent un lieu fort bien meublé par étagères et bureau, caisses, coffre. Et tandis que l’orque récupérait quelques affaires de valeur dans les caisses, l’elfe fouillait le bureau sur lequel il trouva des parchemins couverts de notes… pas très claires. Il y avait des schémas, des mots inconnus, des listes de noms… L’elfe découvrit sans surprise le nom de Norril… ainsi que le sien, suivi d’un point d’interrogation ! Qu’est-ce que cela voulait dire ? Les responsables enlevaient des psionistes, mais n’étaient pas certains que Norlannan en était un, c’était la seule explication. Mais pourquoi ces enlèvements ?
Des bruits de pas métalliques derrière une porte à l’est les poussa à quitter la pièce. Ils retournèrent dans la salle de l’escalier et s’engouffrèrent à l’ouest. Là, deux portes menèrent à une salle occupée par deux guerriers en armure accompagnés de molosses de combat ! Sans attendre, les deux explorateurs de fortune se lancèrent au combat, l’orque se jetant au contact tandis que l’elfe les canardait de flèches. Ils ne tardèrent pas à les vaincre. Hélas, la porte à l’ouest menait à un éboulement. Ils n’eurent d’autre choix que de rebrousser chemin.
Au-delà du « bureau », un petit couloir se séparait en deux direction. Norlannan s’intéressa à la porte nord, tandis que son mercenaire de service ouvrit celle du sud. Lorsque l’elfe vit l’orque attaqué par deux guerriers, il préféra attendre avant d’ouvrir de son côté.
Enfin, il ouvrit… et se retrouva nez-à-nez avec deux guerriers en armure, deux chiens de guerre… et un flagelleur mental ! Mais ils eurent à peine le temps d’en prendre conscience que soudain, une vague d’énergie les traversa, et tous de sombrer dans l’inconscience.
Lorsqu’ils s’éveillèrent, ils se trouvaient tous deux enfermés dans des cellules. Une petite lucarne permit à Cordül de constater que deux hommes en armes les gardaient. Mais ceux-ci ne purent l’empêcher de briser sa porte d’un violent coup d’épaule, et de se jeter sur eux sans sommation ! Depuis sa propre cellule, l’elfe tenta de participer à l’affrontement à l’aide des pouvoirs de son esprit, mais l’orque fut trop rapide. Enfin, il libéra son compagnon. Enfin, ils revinrent dans la pièce précédente et tombèrent sur leurs ennemis avec violence.
Au cours du combat, l’elfe utilisa son Anneau d’influence humaine pour Charmer l’un des gardes qu’il envoya s’occuper de son chien de guerre, tout en se lançant dans un affrontement psychique avec l’illithid. Mais celui-ci était bien trop fort, et l’elfe sentit qu’il céderait rapidement. Fort heureusement, Cordül vint rapidement à bout de l’autre guerrier et de son chien de guerre. Mais le monstre à tête de poulpe était puissant, et résistait à toutes ses attaques. Finalement, après un duel violent qui aurait pu très mal tourner, l’orque finit par achever le monstre.
Les ennemis étaient vaincus, le guerrier Charmé leur raconta que la famille noble qui vivait en surface appartenait aux illithids depuis longtemps. Ceux-ci leur offraient des victimes pour leur sombre projets… qui consistait à envahir, non pas la cité d’Eauprofonde, mais bien Toril toute entière ! Or, ces flagelleurs venaient « de très loin ». Il évoqua une partie du souterrain encore non explorée qui ne pouvait être ouverte qu’à l’aide de l’anneau du monstre (que l’orque récupéra en le fouillant). Le seul moyen de ralentir l’invasion serait de détruire « les 5 dômes », le premier se trouvant dans le jardin au-dessus de leurs têtes. Ces révélations effrayèrent les deux aventuriers qui eurent bien du mal à appréhender l’étendue de la menace. Très vite, l’elfe reprit la tête des opérations. Il fila dans la 3e cellule pour y récupérer son jeune frère, qui fut particulièrement surpris de le trouver ici, puis il demanda à Cordül de prendre la tête du flagelleur. Il y avait beaucoup à faire.
En quelques instants, ils étaient remontés à la surface – nul ne s’opposa à leur sortie. Ils filèrent chez Mme Garah où Norlannan installa Norill dans sa chambre. Il demanda à Héraliel, Thornir et Élerinna de s’occuper de lui tandis que Cordül et lui iraient prévenir les autorités. Mais quelles autorités ? Le garde Charmé avait évoqué des personnes influencées par les illithids au sein même du palais du Seigneur Piergeiron ! En qui pouvaient-ils avoir confiance ? Et puis l’elfe pensa au puissant magicien Khelben Arunsun, alias « Bâton Noir » – ce mage qui semblait ne jamais vieillir était connu pour être l’un des plus puissants êtres que ce monde ait porté. Il y avait guère de risque à le rencontrer.
Ce qu’ils firent. Ils se rendirent à la Tour Bâton Noir, sur la place du Palais, où ils furent accueillis par un apprenti peu coopératif, jusqu’à ce qu’ils lui montrent la tête du monstre. Enfin, Khelben se présenta à eux. Ils lui racontèrent tout. L’Archimage prit la menace très au sérieux, et promit de lancer une enquête. Il accepta de détruire le premier dôme. En outre, il tiendrait au courant les autorités de la ville.
Des jours sombres, très sombres s’annonçaient…
Scénario maîtrisé par Charlène • 18/09/21
Norlannan et Cordül • Eauprofonde, Marpenoth 1359 CV (un jour)
La cité était vaste et surpeuplée, et Cordül n’aimait pas cela. Habitué aux immenses étendues sauvages, il détestait les grandes cités de pierre dans lesquelles les humains s’entassaient.
Avec sa partenaire Azaämä Estran, l’orque avait longuement marché dans les plaines et les collines de Féerûne jusqu’à ce qu’ils fussent séparés quelques semaines plus tôt par une tempête qui s’était abattue sur leur chemin, dans la région de la Forêt de Vers. Une fois la tempête passée, l’orque s’était retrouvé seul. Plutôt que de perdre du temps à chercher sa partenaire de voyage, il avait poursuivi sa route – de toutes façon, tous deux s’étaient mis d’accord pour faire un arrêt à Eauprofonde avant de se rendre dans le Nord Sauvage, afin de revendre les diverses ressources acquises au cours de leurs dernières aventures, c’est donc là qu’il espérait retrouver la barbare.
L’orque marchait d’un pas pressé dans les rues en espérant trouver à son tour ce qu’il cherchait… lorsqu’il percuta un individu planté là, au beau milieu du chemin en train de regarder au sol d’un air grave : c’était Norlannan, l’elfe hautain qu’il avait rencontré au début de l’année dans les environs du Cormyr ! Les deux personnages se dévisagèrent en écarquillant les yeux tant ce hasard était impossible… et plus impossible encore lorsque l’elfe avoua à l’orque que justement, il pensait à lui à l’instant !
Norlannan fit lourdement comprendre à l’orque qu’il devait partir, mais le sauvage, hilare, décida de le suivre « rien que pour le faire chier ». Et il ajouta même que l’elfe pourrait faire ce qu’il voulait, il ne le lâcherait pas tant il voulait s’amuser de la situation ! Norlannan eut beau insister, Cordül lui collait aux bottes. En désespoir de cause, l’elfe trouva une solution : il engagea l’orque. Après tout, celui-ci était un mercenaire, il ne pourrait refuser un contrat. Il fut rapidement décidé que pour 150 pièces d’or, l’orque accompagnerait l’elfe pour l’aider au cours d’une mission de sauvetage qu’il devait effectuer au plus vite. Mais si le guerrier se mettait en travers de sa route, ils seraient alors ennemis. Mais l’elfe lui fit comprendre qu’en tant que mercenaire, ce dernier avait tout intérêt à honorer ses engagements, ne serait-ce qu’au regard de sa réputation. L’orque acquiesça devant cet argument, mais ajouta qu’il aurait besoin de beaucoup d’alcool pour travailler avec lui.
Alors Norlannan lui raconta le « cauchemar psychique » qu’il avait vécu la nuit dernière, au cours duquel il avait erré dans une version brumeuse d’Eauprofonde et vu ses diverses connaissance s’entre-tuer – dont Cordül lui-même, tué ici même par son amie Héraliel (que l’orque n’avait pourtant jamais rencontrée).
Tous deux remontèrent la Rue du Bouillon jusqu’à la Pension de Mme Garah où attendait Héraliel. Elle avait mené son enquête et avait trouvé ce que cherchait l’elfe : une parfumerie dans une rue commerçante auprès de laquelle s’élevait une vieille maison ornée d’un vitrail circulaire. Elle lui donna une adresse du quartier bourgeois et fila, elle avait du travail à l’orphelinat.
Ainsi, l’orque et l’elfe s’y rendirent de concert. Au cours du trajet, Cordül ne cessa de se moquer de Norlannan. Mais en retour, celui-ci le couvrit de son mépris le plus total. À l’évidence, cette alliance aurait du mal à prendre.
Finalement, ils accédèrent à la fameuse maison. Seule une grande porte permettait de s’y rendre. Le reste semblait mitoyen avec les maisons voisines, et ne comportait aucune fenêtre dans ses étages. Étrange. Alors ils mirent un plan au point.
L’orque, tout recouvert de son armure de métal, vint toquer à la porte et y fut accueilli par une dame de bonne famille à la noble tenue. Aussitôt, Norlannan prit possession de son esprit pour se rendre invisible à ses yeux. Puis il se glissa à l’intérieur sans qu’elle le voit.
La dame fit remarquer à Cordül qu’il était en avance, mais elle le fit entrer sous le regard surpris de l’elfe, qui pourtant prit la route de l’étage, bien décidé à le visiter.
L’orque fut mené à travers un jardin intérieur au centre duquel s’élevait un étrange dôme de verre et de métal. Puis elle l’introduisit dans une pièce où se trouvait un bar – l’orque s’y installa et commença à picoler.
L’elfe atteignit le 1er étage et fit le tour de nombreuses chambres, globalement désertes, mais ne comportant manifestement rien de compromettant. Ici, tout semblait normal. Une famille noble habitait ce vieux bâtiment, dont l’elfe rencontra alors le propriétaire. Aussitôt, il fit usage sur lui de son Anneau d’influence humaine pour éviter les ennuis. Vu la façon dont Cordül avait été étrangement accueilli ici, il bluffa et prétendit avoir été convoqué à cette adresse, mais comme nul n’était venu lui ouvrir, il était entré et s’était perdu. L’homme le mena à la salle au-delà du jardin, où l’elfe retrouva l’orque. C’était une sorte de cave / bibliothèque dans laquelle Cordül avait passé son temps à se saouler. Les bibliothèques ne contenaient rien de véritablement intéressant, si ce n’est des informations sur Eauprofonde et sa région. La pièce contenait deux portes en plus de l’entrée, toutes deux était fermées à clé. Méfiant, l’elfe clencha l’entrée, qu’il trouva fermée à clé elle aussi ! Ils étaient pris au piège ! Certes, cela devenait de plus en plus suspect. Alors ils fouillèrent les lieux et découvrirent que la table basse du petit salon était souvent déplacée. L’orque la fit pivoter, ce qui dévoila un escalier en colimaçon qui s’enfonçait dans les profondeurs…
Très vite, ils décidèrent d’enquêter en profondeur pour savoir ce qui se tramait dans ce manoir, et la réponse se trouvait là-dessous.
Cordül s’enfonça dans les ténèbres en premier, suivi à quelque distance par Norlannan qui comptait bien rentabiliser son mercenaire. Ils arrivèrent à un premier pallier, avant d’arriver à un autre escalier qui s’enfonçait plus loin encore. Peu à peu, l’elfe comprit qu’il accédaient à l’étage du terrible Halaster Capenoire : Montprofont ! Bien entendu, il briefa l’orque qui n’avait jamais entendu parler ce de lieu maudit.
Ils atteignirent finalement une pièce avec une porte au sud et une à l’ouest. Au sud, ils découvrirent un lieu fort bien meublé par étagères et bureau, caisses, coffre. Et tandis que l’orque récupérait quelques affaires de valeur dans les caisses, l’elfe fouillait le bureau sur lequel il trouva des parchemins couverts de notes… pas très claires. Il y avait des schémas, des mots inconnus, des listes de noms… L’elfe découvrit sans surprise le nom de Norril… ainsi que le sien, suivi d’un point d’interrogation ! Qu’est-ce que cela voulait dire ? Les responsables enlevaient des psionistes, mais n’étaient pas certains que Norlannan en était un, c’était la seule explication. Mais pourquoi ces enlèvements ?
Des bruits de pas métalliques derrière une porte à l’est les poussa à quitter la pièce. Ils retournèrent dans la salle de l’escalier et s’engouffrèrent à l’ouest. Là, deux portes menèrent à une salle occupée par deux guerriers en armure accompagnés de molosses de combat ! Sans attendre, les deux explorateurs de fortune se lancèrent au combat, l’orque se jetant au contact tandis que l’elfe les canardait de flèches. Ils ne tardèrent pas à les vaincre. Hélas, la porte à l’ouest menait à un éboulement. Ils n’eurent d’autre choix que de rebrousser chemin.
Au-delà du « bureau », un petit couloir se séparait en deux direction. Norlannan s’intéressa à la porte nord, tandis que son mercenaire de service ouvrit celle du sud. Lorsque l’elfe vit l’orque attaqué par deux guerriers, il préféra attendre avant d’ouvrir de son côté.
Enfin, il ouvrit… et se retrouva nez-à-nez avec deux guerriers en armure, deux chiens de guerre… et un flagelleur mental ! Mais ils eurent à peine le temps d’en prendre conscience que soudain, une vague d’énergie les traversa, et tous de sombrer dans l’inconscience.
Lorsqu’ils s’éveillèrent, ils se trouvaient tous deux enfermés dans des cellules. Une petite lucarne permit à Cordül de constater que deux hommes en armes les gardaient. Mais ceux-ci ne purent l’empêcher de briser sa porte d’un violent coup d’épaule, et de se jeter sur eux sans sommation ! Depuis sa propre cellule, l’elfe tenta de participer à l’affrontement à l’aide des pouvoirs de son esprit, mais l’orque fut trop rapide. Enfin, il libéra son compagnon. Enfin, ils revinrent dans la pièce précédente et tombèrent sur leurs ennemis avec violence.
Au cours du combat, l’elfe utilisa son Anneau d’influence humaine pour Charmer l’un des gardes qu’il envoya s’occuper de son chien de guerre, tout en se lançant dans un affrontement psychique avec l’illithid. Mais celui-ci était bien trop fort, et l’elfe sentit qu’il céderait rapidement. Fort heureusement, Cordül vint rapidement à bout de l’autre guerrier et de son chien de guerre. Mais le monstre à tête de poulpe était puissant, et résistait à toutes ses attaques. Finalement, après un duel violent qui aurait pu très mal tourner, l’orque finit par achever le monstre.
Les ennemis étaient vaincus, le guerrier Charmé leur raconta que la famille noble qui vivait en surface appartenait aux illithids depuis longtemps. Ceux-ci leur offraient des victimes pour leur sombre projets… qui consistait à envahir, non pas la cité d’Eauprofonde, mais bien Toril toute entière ! Or, ces flagelleurs venaient « de très loin ». Il évoqua une partie du souterrain encore non explorée qui ne pouvait être ouverte qu’à l’aide de l’anneau du monstre (que l’orque récupéra en le fouillant). Le seul moyen de ralentir l’invasion serait de détruire « les 5 dômes », le premier se trouvant dans le jardin au-dessus de leurs têtes. Ces révélations effrayèrent les deux aventuriers qui eurent bien du mal à appréhender l’étendue de la menace. Très vite, l’elfe reprit la tête des opérations. Il fila dans la 3e cellule pour y récupérer son jeune frère, qui fut particulièrement surpris de le trouver ici, puis il demanda à Cordül de prendre la tête du flagelleur. Il y avait beaucoup à faire.
En quelques instants, ils étaient remontés à la surface – nul ne s’opposa à leur sortie. Ils filèrent chez Mme Garah où Norlannan installa Norill dans sa chambre. Il demanda à Héraliel, Thornir et Élerinna de s’occuper de lui tandis que Cordül et lui iraient prévenir les autorités. Mais quelles autorités ? Le garde Charmé avait évoqué des personnes influencées par les illithids au sein même du palais du Seigneur Piergeiron ! En qui pouvaient-ils avoir confiance ? Et puis l’elfe pensa au puissant magicien Khelben Arunsun, alias « Bâton Noir » – ce mage qui semblait ne jamais vieillir était connu pour être l’un des plus puissants êtres que ce monde ait porté. Il y avait guère de risque à le rencontrer.
Ce qu’ils firent. Ils se rendirent à la Tour Bâton Noir, sur la place du Palais, où ils furent accueillis par un apprenti peu coopératif, jusqu’à ce qu’ils lui montrent la tête du monstre. Enfin, Khelben se présenta à eux. Ils lui racontèrent tout. L’Archimage prit la menace très au sérieux, et promit de lancer une enquête. Il accepta de détruire le premier dôme. En outre, il tiendrait au courant les autorités de la ville.
Des jours sombres, très sombres s’annonçaient…
Dernière édition par Chrysalid le Lun 16 Oct 2023 16:10, édité 1 fois.
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Re: [CHRONIQUES] Ervansharee, Pandragora et les autres...
Les brumes d’Eauprofonde : L’anneau des Illithids
Scénario écrit et maîtrisé par Charlène • 15/08/23
Norlannan et Cordül • Eauprofonde, 15 et 16 Marpenoth 1359 CV (un jour)
Au soir de leurs retrouvailles, Norlannan retourna voir son jeune frêre Norril à la pension de Mme Garah, d’une part pour s’enquérir de son état de santé, d’autre part pour l’interroger. Le jeune elfe lui raconta, à lui ainsi qu’à Cordül qui écoutait d’une oreille distraite, comment il avait « entendu » une sorte d’appel, quelques années plus tôt, alors qu’il vivait encore auprès de leur famille sur l’Île de l’Éternelle Rencontre. Il avait su alors qu’il devait se rendre sur le continent. C’est là qu’il fut enlevé par les Flageleurs Mentaux, quelques 4 ans plus tôt. Il raconta comment ces « créatures » conversaient avec lui, par le biais d’images projetées directement dans son esprit. Il évoqua aussi le navire dans lequel il se trouvait, un bâteau de bois voguant sur une mer de sable. L’une de leurs destinations était une forteresse construite dans le désert – bien entendu, Norlannan pensa tout de suite à l’Anauroch.
L’elfe alors décida de lire les pensées de son jeune frêre afin de voir directement ses souvenirs. Il se concentra alors pour effectuer une Sonde mentale… mais se heurta à un mur. Il demanda à Norril de lui laisser pénétrer ses pensées, mais son jeune frère avoua n’être pour rien dans cette résistance.
Norril dormant dans le lit de Norlannan, ce dernier s’installa sur une chaise auprès de la fenêtre pour plonger dans sa rêverie, non sans crainte. Mais cette nuit ne lui apporta aucun cauchemar, ce qui le rassura quelque peu.
C’était le 16 Marpenoth de l’an 1359 selon le Calendrier des Vaux, et Norlannan savait qu’il devait effectuer des recherches importantes. Aussi se rendit-il au Temple d’Oghma, un haut lieu de la connaissance connu sous le nom de « Fontaine du Savoir ». Toujours suivi par Cordül, plus intrigué qu’autre chose, il rencontre un prêtre d’Oghma à qui il fit une offrande de 50 pièces d’or, avant de lui demander de le renseigner sur les créatures appelées « Flagelleurs Mentaux ». Il avoua en avoir affronté un dernièrement, il devait alors tout savoir sur eux. Le prêtre compulsa des grimoires de la grande bibliothèque du temple, et lui parla de ces êtres intelligents, perfides et dangereux, qui se nourissaient de l’esprit de leurs victimes. Appelés « Illithids » dans leur propre langue, ils possédaient de puissants pouvoirs mentaux, leur permettant de communiquer, mais aussi d’asservir des populations entières. Pratiquant l’esclavage à outrance, ils représentaient un danger mortel pour les autres espèces qui, en outre, leur servaient aussi de nourriture. Il ajouta que lorsqu’il y avait un Flageleur quelque part, l’on pouvait être sûr qu’une communauté entière de ces créatures n’était pas loin.
Hélas, le prêtre ne savait rien de plus, mais il lui promit de se renseigner plus avant. Norlannan le remercia et quitta les lieux.
En début d’après-midi, l’elfe décida, toujours suivi par l’orque plus agaçant que jamais, de retourner à la parfumerie ; après tout, ils avaient trouvé un anneau sensé servir de clé sur une porte autrement impossible à ouvrir. Hélas, ils furent reçus par le parfumeur et sa femme, qui n’avaient apparemment aucun souvenir d’avoir croisé l’orque la veille. Intrigué, il tenta d’user sur l’homme son Anneau d’influence humaine, sans succès. Puis il fit usage de ses pouvoirs psychiques… mais il fut incapable d’établir sur lui un simple Contact mental !
Un peu effrayé, il les quitta, non sans essayer un dernier petit truc : il envoya dans l’esprit du marchand une petite Suggestion consistant à oublier de refermer la porte de sa parfumerie à clef le soir même.
Les esprits des victimes d’Illithids seraient-ils verrouillés et inaccessibles à ses pouvoirs ?
Le reste de la journée, il demeura auprès de son frêre qui n’avait pas l’air très bien. Il se remettait lentement mais témoignait d’une grande fatigue. Norlannan l’interrogea de nouveau et parvint à obtenir de nouvelles informations. Apparemment, la forteresse dans le désert possédait un dôme, comme l’arrière-cour de la parfumerie. Il leur parla aussi d’un Flagelleur plus gros que les autres, qu’il voyait installé à un bureau, en train de compulser des cartes. Il leur parla aussi d’un « jeune » Flagelleur – mais comment les distinguer ? Ils n’avaient pas de noms « prononçables » par des lèvres humanoïdes… Il évoqua aussi des corps humanoïdes suspendus, une bête féroce, des hurlements…
Puis Norril leur reparla de ses voyages à bord d’un navire sur la mer de sable – depuis quand les navires étaient-ils capables de voguer dans le désert ? – mais il évoqua aussi des voyages « bien plus loin », sur une mer d’huile à la surface si plane et dénuée de la moindre ride, que les étoiles s’y reflétaient avec la perfection d’un miroir. C’était comme s’ils avaient eu des étoiles au-dessus de leurs têtes, et en-dessous de la coque.
Avant qu’ils ne se quittent, Norril supplia Norlannan de retrouver son journal ! Il n’y avait pas le choix, ils devaient redescendre.
Au cours de ce nouvel entretien, Norlannan s’inquiéta pour son jeune frère. Était-il en sécurité ici chez Mme Garah ? Nécessitait-il des soins particuliers ? Ou une surveillance ? N’aurait-il pas écopé d’un virus inoculé par les Flageleurs ? Dans le doute, il décida de le mener chez l’Archimage Khelben. L’affaire était trop grave, il ne fallait pas lésiner sur les moyens. Fort heureusement, celui-ci accepta de prendre le jeune elfe en charge ; peut-être pourrait-il lui soutirer des informations supplémentaires, voire même le guérir ?
Lorsque Norlannan et Cordül quittèrent la Tour Bâton Noir, la nuit était tombée. L’elfe décida de retourner à la Parfumerie. Il n’y avait plus de lumière derrière les fenêtres, tout semblait désert. Alors il clencha la porte, qu’il eut le soulagement de trouver déverrouillée.
Les choses sérieuses pouvaient commencer.
Les deux aventuriers retournèrent au souterrain, qu’ils arpentèrent sans être inquiétés par des gardes ou des créatures ; de toute évidence, les anciens locataires avaient quitté les lieux.
Alors ils arrivèrent en vue de la porte qu’ils n’avaient pas réussi à ouvrir la veille – les corps de leurs adversaires avaient disparus. Cordül sortit alors l’anneau des illithids, que leur avait indiqué le garde la veille, lorsqu’il était sous influence.
L'anneau était effectivement une clé, car la porte s’ouvrit, mais seulement lorsqu’il était porté par Norlannan – en déverrouillant la porte, l’elfe sentit sa force mentale faiblir légèrement. En clair, seul un psioniste était capable de l’utiliser.
Ils arrivèrent en vue d’une section dotée de plusieurs pièces, essentiellement des chambres avec des lits superposés. C’est là qu’ils mirent la main sur le journal de Norril, abandonné au milieu d’autres objets divers.
Avant de poursuivre leur exploration, ils jetèrent un œil au contenu, et découvrirent des mentions de longs vaisseaux, d’un désert infini, d’un sable jaune et brûlant, etc. Il y était aussi question d’un prochain voyage, et d’une certaine excitation – mais avec la tournure employée, il était impossible de savoir si c’était l’auteur du journal qui était lui-même excité par cette perspective…
Une double porte verrouillée, qui ne résista pas à l’épaule de l’orque, les mena jusqu’à une chambre plutôt bien tenue pour un site souterrain. Sous le lit, ils trouvèrent un coffret que Norlannan tenta d’ouvrir précautionneusement, mais pas assez pour empêcher un gaz sous pression de s’en échapper brusquement ! Fort heureusement, les deux protagonistes purent se protéger, et purent en découvrir le contenu. Il y avait essentiellement des papiers recouverts de schémas et de notes diverses rédigés en une langue totalement inconnue. Ne pouvant en apprendre plus, l’elfe les roula dans sa sacoche, et tous deux poursuivirent leur exploration.
Un escalier s’enfonçait dans les profondeurs, ils s’y engagèrent et se retrouvèrent à marcher longtemps, bien plus longtemps que ce à quoi ils se seraient attendus. L’elfe pensa un temps qu’ils finiraient par déboucher sur les couloirs de Montprofond, mais non. À première vue, ils quittaient même les frontières de la cité !
Finalement, ils accédèrent à une salle de pierre, où ils découvrirent une sorte de singe enfermé derrière des barreaux. Celui-ci, étonnement, les attaqua avec un Souffle psionique qui les jeta à terre ! Loin d’être un simple singe, c’était un « Monstre Su », un être simiesque doté de capacités mentales. L’orque le tua pour le compte.
Dans la cage de la bête, ils trouvèrent des restes de corps – Norlannan repensa à la bête féroce évoquée par son jeune frère, et aux hurlements…
Mais où étaient-ils donc tombés ?
Scénario écrit et maîtrisé par Charlène • 15/08/23
Norlannan et Cordül • Eauprofonde, 15 et 16 Marpenoth 1359 CV (un jour)
Au soir de leurs retrouvailles, Norlannan retourna voir son jeune frêre Norril à la pension de Mme Garah, d’une part pour s’enquérir de son état de santé, d’autre part pour l’interroger. Le jeune elfe lui raconta, à lui ainsi qu’à Cordül qui écoutait d’une oreille distraite, comment il avait « entendu » une sorte d’appel, quelques années plus tôt, alors qu’il vivait encore auprès de leur famille sur l’Île de l’Éternelle Rencontre. Il avait su alors qu’il devait se rendre sur le continent. C’est là qu’il fut enlevé par les Flageleurs Mentaux, quelques 4 ans plus tôt. Il raconta comment ces « créatures » conversaient avec lui, par le biais d’images projetées directement dans son esprit. Il évoqua aussi le navire dans lequel il se trouvait, un bâteau de bois voguant sur une mer de sable. L’une de leurs destinations était une forteresse construite dans le désert – bien entendu, Norlannan pensa tout de suite à l’Anauroch.
L’elfe alors décida de lire les pensées de son jeune frêre afin de voir directement ses souvenirs. Il se concentra alors pour effectuer une Sonde mentale… mais se heurta à un mur. Il demanda à Norril de lui laisser pénétrer ses pensées, mais son jeune frère avoua n’être pour rien dans cette résistance.
Norril dormant dans le lit de Norlannan, ce dernier s’installa sur une chaise auprès de la fenêtre pour plonger dans sa rêverie, non sans crainte. Mais cette nuit ne lui apporta aucun cauchemar, ce qui le rassura quelque peu.
C’était le 16 Marpenoth de l’an 1359 selon le Calendrier des Vaux, et Norlannan savait qu’il devait effectuer des recherches importantes. Aussi se rendit-il au Temple d’Oghma, un haut lieu de la connaissance connu sous le nom de « Fontaine du Savoir ». Toujours suivi par Cordül, plus intrigué qu’autre chose, il rencontre un prêtre d’Oghma à qui il fit une offrande de 50 pièces d’or, avant de lui demander de le renseigner sur les créatures appelées « Flagelleurs Mentaux ». Il avoua en avoir affronté un dernièrement, il devait alors tout savoir sur eux. Le prêtre compulsa des grimoires de la grande bibliothèque du temple, et lui parla de ces êtres intelligents, perfides et dangereux, qui se nourissaient de l’esprit de leurs victimes. Appelés « Illithids » dans leur propre langue, ils possédaient de puissants pouvoirs mentaux, leur permettant de communiquer, mais aussi d’asservir des populations entières. Pratiquant l’esclavage à outrance, ils représentaient un danger mortel pour les autres espèces qui, en outre, leur servaient aussi de nourriture. Il ajouta que lorsqu’il y avait un Flageleur quelque part, l’on pouvait être sûr qu’une communauté entière de ces créatures n’était pas loin.
Hélas, le prêtre ne savait rien de plus, mais il lui promit de se renseigner plus avant. Norlannan le remercia et quitta les lieux.
En début d’après-midi, l’elfe décida, toujours suivi par l’orque plus agaçant que jamais, de retourner à la parfumerie ; après tout, ils avaient trouvé un anneau sensé servir de clé sur une porte autrement impossible à ouvrir. Hélas, ils furent reçus par le parfumeur et sa femme, qui n’avaient apparemment aucun souvenir d’avoir croisé l’orque la veille. Intrigué, il tenta d’user sur l’homme son Anneau d’influence humaine, sans succès. Puis il fit usage de ses pouvoirs psychiques… mais il fut incapable d’établir sur lui un simple Contact mental !
Un peu effrayé, il les quitta, non sans essayer un dernier petit truc : il envoya dans l’esprit du marchand une petite Suggestion consistant à oublier de refermer la porte de sa parfumerie à clef le soir même.
Les esprits des victimes d’Illithids seraient-ils verrouillés et inaccessibles à ses pouvoirs ?
Le reste de la journée, il demeura auprès de son frêre qui n’avait pas l’air très bien. Il se remettait lentement mais témoignait d’une grande fatigue. Norlannan l’interrogea de nouveau et parvint à obtenir de nouvelles informations. Apparemment, la forteresse dans le désert possédait un dôme, comme l’arrière-cour de la parfumerie. Il leur parla aussi d’un Flagelleur plus gros que les autres, qu’il voyait installé à un bureau, en train de compulser des cartes. Il leur parla aussi d’un « jeune » Flagelleur – mais comment les distinguer ? Ils n’avaient pas de noms « prononçables » par des lèvres humanoïdes… Il évoqua aussi des corps humanoïdes suspendus, une bête féroce, des hurlements…
Puis Norril leur reparla de ses voyages à bord d’un navire sur la mer de sable – depuis quand les navires étaient-ils capables de voguer dans le désert ? – mais il évoqua aussi des voyages « bien plus loin », sur une mer d’huile à la surface si plane et dénuée de la moindre ride, que les étoiles s’y reflétaient avec la perfection d’un miroir. C’était comme s’ils avaient eu des étoiles au-dessus de leurs têtes, et en-dessous de la coque.
Avant qu’ils ne se quittent, Norril supplia Norlannan de retrouver son journal ! Il n’y avait pas le choix, ils devaient redescendre.
Au cours de ce nouvel entretien, Norlannan s’inquiéta pour son jeune frère. Était-il en sécurité ici chez Mme Garah ? Nécessitait-il des soins particuliers ? Ou une surveillance ? N’aurait-il pas écopé d’un virus inoculé par les Flageleurs ? Dans le doute, il décida de le mener chez l’Archimage Khelben. L’affaire était trop grave, il ne fallait pas lésiner sur les moyens. Fort heureusement, celui-ci accepta de prendre le jeune elfe en charge ; peut-être pourrait-il lui soutirer des informations supplémentaires, voire même le guérir ?
Lorsque Norlannan et Cordül quittèrent la Tour Bâton Noir, la nuit était tombée. L’elfe décida de retourner à la Parfumerie. Il n’y avait plus de lumière derrière les fenêtres, tout semblait désert. Alors il clencha la porte, qu’il eut le soulagement de trouver déverrouillée.
Les choses sérieuses pouvaient commencer.
Les deux aventuriers retournèrent au souterrain, qu’ils arpentèrent sans être inquiétés par des gardes ou des créatures ; de toute évidence, les anciens locataires avaient quitté les lieux.
Alors ils arrivèrent en vue de la porte qu’ils n’avaient pas réussi à ouvrir la veille – les corps de leurs adversaires avaient disparus. Cordül sortit alors l’anneau des illithids, que leur avait indiqué le garde la veille, lorsqu’il était sous influence.
L'anneau était effectivement une clé, car la porte s’ouvrit, mais seulement lorsqu’il était porté par Norlannan – en déverrouillant la porte, l’elfe sentit sa force mentale faiblir légèrement. En clair, seul un psioniste était capable de l’utiliser.
Ils arrivèrent en vue d’une section dotée de plusieurs pièces, essentiellement des chambres avec des lits superposés. C’est là qu’ils mirent la main sur le journal de Norril, abandonné au milieu d’autres objets divers.
Avant de poursuivre leur exploration, ils jetèrent un œil au contenu, et découvrirent des mentions de longs vaisseaux, d’un désert infini, d’un sable jaune et brûlant, etc. Il y était aussi question d’un prochain voyage, et d’une certaine excitation – mais avec la tournure employée, il était impossible de savoir si c’était l’auteur du journal qui était lui-même excité par cette perspective…
Une double porte verrouillée, qui ne résista pas à l’épaule de l’orque, les mena jusqu’à une chambre plutôt bien tenue pour un site souterrain. Sous le lit, ils trouvèrent un coffret que Norlannan tenta d’ouvrir précautionneusement, mais pas assez pour empêcher un gaz sous pression de s’en échapper brusquement ! Fort heureusement, les deux protagonistes purent se protéger, et purent en découvrir le contenu. Il y avait essentiellement des papiers recouverts de schémas et de notes diverses rédigés en une langue totalement inconnue. Ne pouvant en apprendre plus, l’elfe les roula dans sa sacoche, et tous deux poursuivirent leur exploration.
Un escalier s’enfonçait dans les profondeurs, ils s’y engagèrent et se retrouvèrent à marcher longtemps, bien plus longtemps que ce à quoi ils se seraient attendus. L’elfe pensa un temps qu’ils finiraient par déboucher sur les couloirs de Montprofond, mais non. À première vue, ils quittaient même les frontières de la cité !
Finalement, ils accédèrent à une salle de pierre, où ils découvrirent une sorte de singe enfermé derrière des barreaux. Celui-ci, étonnement, les attaqua avec un Souffle psionique qui les jeta à terre ! Loin d’être un simple singe, c’était un « Monstre Su », un être simiesque doté de capacités mentales. L’orque le tua pour le compte.
Dans la cage de la bête, ils trouvèrent des restes de corps – Norlannan repensa à la bête féroce évoquée par son jeune frère, et aux hurlements…
Mais où étaient-ils donc tombés ?
Dernière édition par Chrysalid le Mar 31 Oct 2023 12:14, édité 1 fois.
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