Gérer un domaine agricole
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Morgan_Kane
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Re: Gérer un domaine agricole
Dernier message de la page précédente :
Une agglomération de 1000 habitants est un bourg.Première question: Quelle est la surface cultivée nécessaire pour nourrir 1000 personnes ?
Un hectare de céréales produit 7, 5 quintaux, sur lesquels 1, 5 sont semés, 0,38 payés en impôts, 0, 02, utilisés pour entretenir le stock, s'il n'y a pas besoin de l'augmenter. le solde, de 5, 55 quintaux, en arrondissant, nourrit 2,02 personnes, disons 2. Il faut donc 500 hectares de céréales.
Ceux-ci représentent 13, 6 % de la surface exploitée, y compris les bois, les prairies, les parties non cultivées ou incultivables et les parties consacrées à d'autres cultures.
1000 personnes = 495 hectares de céréales, ou un domaine exploité de 3650 hectares ou 36 kilomètres². En gros un cercle de 3, 4 kilomètres de diamètres.
150 foyers travailleraient directement ou indirectement aux travaux agricoles, soit 750 personnes.
1000 habitants consomment 1000 x 2, 75 quintaux ou 2750 quintaux, soit la quasi totalité de la production disponible. Mais les impôts prélevés permettent de nourrir 84 personnes.
Deuxième question : quel surplus agricole ce bourg dégagerait ?
Il faut surtout considérer que sur les 200 foyers que le bourg comporte, 180 travaillent dans l'agriculture, directement ou indirectement, comme le forgeron.
Les trente foyers qui ne travaillent pas pour nourrir le bourg produisent donc de quoi nourrir 200 personnes ne vivant pas dans le bourg, mais en ville. La surface cultivée est de 43,2 km², soit un cercle de 3, 75 km² environ.
Je calcule large. En effet, dans les mille personnes, il y a par exemple de jeunes enfants qui consomment moins.
Une des sources dont je donne la référence a calculé que :
En 1328, 100.000 km2 de terres semées en blé en assolement triennal, donnent 34.000.000 de quintaux, cad les 25.000.000 de quintaux consommés par 3.200.000 de feux, cad 1,5 ha/feu, 600gr/personne, 70-80% des calories nécessaires.
3ème question quid d'ensemble de populations plus importants.
J'écris au fur et que je réfléchis, donc j'improvise totalement.
En fait, il faut envisager 4 étages : le village, de quelques dizaines à 300 ou 400 habitants, le bourg, centre administratif de tout un ensemble de village, entre 600 et 3 000 habitants, la ville moyenne jusqu'à 10 000 habitants, puis la grande ville.
Quelle est la différence entre un village et un bourg ? Dans le village, l'essentiel de la population vit directement ou indirectement de l'agriculture, y compris le forgeron, le meunier. .
Dans un bourg, une fraction non négligeable de la population ne vit pas de l'agriculture, mais de services rendus, le notaire, le médecin, le potier, etc. … .
Dans une ville, très peu d'habitants vivent de l'agriculture.
Une ville de 45 000 habitants aurait sous sa dépendance plusieurs villes et bourgs, qui auraient eux mêmes pas mal de villages sous leur contrôle. On peut considérer que le partage se fait par tiers entre le bourg, la petite ville et la grande ville, soit une population non rurale de 135 000 habitants.
Il résulte de ce qui précède que 1000 villageois nourrissent 201 "citadins" et donc 1000 villageois nourrissent 67 habitants de la ville de 45 000 habitants.
Il faut donc environ 672 000 villageois pour nourrir les 45 000 habitants de la ville et autant d'habitants des bourgs et petites villes ne travaillant pas la terre.
La population de l'ensemble sera donc de 807 000 habitants, et la zone cultivée de 29 000 km², soit une densité de 26 habitants par km² exploités, ce qui ne veut pas dire que tout le territoire de la ville est exploité.
Une zone de 29 000 km² représente un cercle de 96 km. Mais la zone d'influence d'une ville représente rarement un cercle parfait.
En fait, dans une zone très peuplée, les bourgs d'environ 1000 habitants seront plutôt à une distance d'une journée de marche, soit 30 kilomètres environ, et des villes de 10 000 habitants environ à 3 journées de marche les une des autres, soit 90 km.
La France était le pays le plus densément habité …. La densité de 1 H au km² est atteinte avant le néolithique, 10 après le néolithique, 15 en Gaule, 20 en Gaule romaine, 30 en période favorable au moyen âge, de 30 à 35 jusqu’ en 1700, entre 40 et 50 au XVIIIème.
En Angleterre, les densités au km² étaient comprises entre 4 et 5 en 1066, 10 en 1215, 15 au plus au moyen âge, 25 jusque vers 1750, 33 vers 1800.
Une zone densément peuplée a une densité d'environ 24,5 h/km2 en 1300. Sur un grand territoire comme la France, cela représente des secteurs de populations nettement plus denses, si on tient compte des forêts, des montagnes et autres marais.
Aujourd'hui, la France compte 170 000 km² de forêts, et les Alpes et les Pyrénées, respectivement 35 000 et 17 000 km², sans compter le Jura et les Monts d'Auvergne et sans pouvoir cumuler Montagnes et forêts. La superficie globale de la France est de 543 940 km2
Montagnes et forêts étaient habités. On trouve des communes de montagne avec des population de 20 habitants par km² à la révolution française, parfois plus peuplées qu'aujourd'hui.
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Re: Gérer un domaine agricole
Merci. Cela reste quand même compliqué (disons pas simple quand même) pour un MD qui veut une campagne qui tienne la route. Adieu les citées perdues au fond de la jungle avec 20 000 habitants et aucune terres agraires. Je vais probablement tenter le coup en respectant cette hiérarchie des villes et surfaces agraires.
Apprenez à penser par vous même, sinon d'autres le feront pour vous.
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Morgan_Kane
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Re: Gérer un domaine agricole
Si je peux t'aider?
J'ai indiqué quelques données clefs comme 1 Ha nourrit deux personnes. Et là tu as des proportions.
672 000 villageois répartis entre villages de 10 à 400 personnes, cela donne 38600 villages avec une moyenne de deux cents personnes ou 40 foyers, dont 38 travaillent directement ou indirectement pour l'agriculture etc...
La suite demain ou après demain. L'idée est de tirer quelques chiffres clefs qui facilitent le travail.
J'ai indiqué quelques données clefs comme 1 Ha nourrit deux personnes. Et là tu as des proportions.
672 000 villageois répartis entre villages de 10 à 400 personnes, cela donne 38600 villages avec une moyenne de deux cents personnes ou 40 foyers, dont 38 travaillent directement ou indirectement pour l'agriculture etc...
La suite demain ou après demain. L'idée est de tirer quelques chiffres clefs qui facilitent le travail.
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Re: Gérer un domaine agricole
Oui, tu peux m'aider, je me pose toujours plein de questions. Et j'essaie de corriger des erreurs de jeunesses sur mes campagnes.
Au moins j'ai des bases chiffrées sur lesquelles extrapoler. Car en terme de jeu, dans les livres cela ne dérange pas les auteurs de placer un peuple retranché dans les montagnes et isolationniste. Même ascètes, il faut bien qu'ils mangent et une vallée convertie en terre agricole me semble bien insuffisant pour subvenir à leurs besoin, surtout avec des hivers à rallonge.
La densité de villages nécessaire pour permettre les grandes villes est impressionnant. J'ai regardé pour une ville de 40 000 habitants et j'arrive par extrapolation à 16 villages par cases de 20 km de côté, donc 1 village de 1000 habitants tous les 5 km. Région donc fortement habitée. Plus on s'éloigne de la capitale, plus cette densité sera diluée. Cela me convient.
Dans le cas de cité côtière, quelle par de nourriture peut provenir de la pêche et quelle taille de cité pourrait en être totalement autonome ou quelles proportions appliquer.
En terme de garnison, si j'applique un 1% pour des professionnels permanents et 10% de mobilisables sous quelques jours et encore 10% dans le mois cela peut il coller à la démographie telle que tu l'as exposé. Avoir les effectifs militaires ou commerçants permet pour une cité côtière de connaitre le nombre de navires pouvant être affrétés, tant pour la guerre que le transport. C'est bien d'avoir du bois, des docks, des bateaux, mais sans marins autre que des pêcheurs ça ne sert à rien. Et eux ont besoin de nourriture en mer et à terre..
Au moins j'ai des bases chiffrées sur lesquelles extrapoler. Car en terme de jeu, dans les livres cela ne dérange pas les auteurs de placer un peuple retranché dans les montagnes et isolationniste. Même ascètes, il faut bien qu'ils mangent et une vallée convertie en terre agricole me semble bien insuffisant pour subvenir à leurs besoin, surtout avec des hivers à rallonge.
La densité de villages nécessaire pour permettre les grandes villes est impressionnant. J'ai regardé pour une ville de 40 000 habitants et j'arrive par extrapolation à 16 villages par cases de 20 km de côté, donc 1 village de 1000 habitants tous les 5 km. Région donc fortement habitée. Plus on s'éloigne de la capitale, plus cette densité sera diluée. Cela me convient.
Dans le cas de cité côtière, quelle par de nourriture peut provenir de la pêche et quelle taille de cité pourrait en être totalement autonome ou quelles proportions appliquer.
En terme de garnison, si j'applique un 1% pour des professionnels permanents et 10% de mobilisables sous quelques jours et encore 10% dans le mois cela peut il coller à la démographie telle que tu l'as exposé. Avoir les effectifs militaires ou commerçants permet pour une cité côtière de connaitre le nombre de navires pouvant être affrétés, tant pour la guerre que le transport. C'est bien d'avoir du bois, des docks, des bateaux, mais sans marins autre que des pêcheurs ça ne sert à rien. Et eux ont besoin de nourriture en mer et à terre..
Dernière édition par Outsider le Mer 17 Déc 2025 18:24, édité 1 fois.
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Re: Gérer un domaine agricole
Une autre approche pour évaluer la quantité de terres agricoles utilisées à l’époque médiévale : l’évolution des surfaces forestières.
http://foret.chambaran.free.fr/index.ph ... historique
On y dit qu’au XIIIe siècle la forêt française couvre 13 millions d’hectares / 130 000 km² que cela représente environ ¼ de la superficie du territoire, c’est bien cohérent avec la superficie d’aujourd’hui (550 000 km²).
Et la surface agricole était de 40 millions d’hectares.
En 1226 la France aurait compté 12 à 16 millions d’habitants, sur un territoire pas encore tout à fait comme aujourd’hui, disons au 4/5e pour une population de 15-20 millions d’habitants corrigé.
Soit un rapport de 2 à 2,5 ha agricoles pour 1 habitant, ça comprend les champs cultivés, les champs en jachères, les prés, les verges etc…
Sur la même page on nous dit qu’entre le XIe (l’an mille) et le XIIIe siècle, on défrichait 30 à 40 mille hectares de forêt par an. Soit sur 225 ans : 6,75 à 9 millions d’hectares.
Et un graphique ici qui met en relation surface forestière et population :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_ ... _la_France
Il nous montre un défrichement de l’ordre de 1 hectare par population supplémentaire (un peu moins de 1 hectare…), avec un défrichage de l’ordre de 8 millions d’hectares sur la période XIe – XIIIe.
Entre le XIe et le XIIIe siècle tous les voyants sont au vert pour l’augmentation de la population en Europe, petit réchauffement climatique, abondance alimentaire, bois pour se chauffer etc…
Il faut donc compter 1 ha de parcelle agricole par habitant au minimum c’est ce qu’il faut pour nourrir et entretenir un habitant et jusqu’à 2-2,5 ha de parcelle agricole par habitant, c’est sans doute la superficie qu’un paysan médiéval était capable de travailler.
Ça peut donner une idée de « l’empreinte » au sol de la population dans un monde médiéval, assez extensif en fait.
http://foret.chambaran.free.fr/index.ph ... historique
On y dit qu’au XIIIe siècle la forêt française couvre 13 millions d’hectares / 130 000 km² que cela représente environ ¼ de la superficie du territoire, c’est bien cohérent avec la superficie d’aujourd’hui (550 000 km²).
Et la surface agricole était de 40 millions d’hectares.
En 1226 la France aurait compté 12 à 16 millions d’habitants, sur un territoire pas encore tout à fait comme aujourd’hui, disons au 4/5e pour une population de 15-20 millions d’habitants corrigé.
Soit un rapport de 2 à 2,5 ha agricoles pour 1 habitant, ça comprend les champs cultivés, les champs en jachères, les prés, les verges etc…
Sur la même page on nous dit qu’entre le XIe (l’an mille) et le XIIIe siècle, on défrichait 30 à 40 mille hectares de forêt par an. Soit sur 225 ans : 6,75 à 9 millions d’hectares.
Et un graphique ici qui met en relation surface forestière et population :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_ ... _la_France
Il nous montre un défrichement de l’ordre de 1 hectare par population supplémentaire (un peu moins de 1 hectare…), avec un défrichage de l’ordre de 8 millions d’hectares sur la période XIe – XIIIe.
Entre le XIe et le XIIIe siècle tous les voyants sont au vert pour l’augmentation de la population en Europe, petit réchauffement climatique, abondance alimentaire, bois pour se chauffer etc…
Il faut donc compter 1 ha de parcelle agricole par habitant au minimum c’est ce qu’il faut pour nourrir et entretenir un habitant et jusqu’à 2-2,5 ha de parcelle agricole par habitant, c’est sans doute la superficie qu’un paysan médiéval était capable de travailler.
Ça peut donner une idée de « l’empreinte » au sol de la population dans un monde médiéval, assez extensif en fait.
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Re: Gérer un domaine agricole
25 habitants au km², cela donne 1 habitant pour 4 hectares. Et, effectivement, les territoires villageois se touchent.
Quid si la densité de population est plutôt de 10 ou 5 habitants au km². La surface globale du territoire est multipliée par 2,5 ou 5. Les 30 000 km² en deviennent 75 000 ou 150 000.
Cela veut dire que la surface effectivement occupée ne représente plus que 40 % ou 20 % de la surface globale.
Il y a trois situations possibles,
- une répartition égale de la population, la population de chaque village représentant par exemple 40 ou 20 % de la population d'une zone dans laquelle la densité est de 25 habitants au km²;
- des ensembles de villages plus distants ;
- une répartition égale de la population, les villages étant plus distants les uns des autres.
La réalité était constituée par un mélange des trois. Dans un monde med-fan, plein de dangers et d'ennemis, l'hypothèse 2 est la plus vraisemblable.
Comment une cité importante peut elle subsister sans ressources agricoles suffisantes ?
Il faut distinguer la cité elle-même, sa population et son territoire au sens large. Les Romains distinguaient la cité en tant que communauté des citoyens, la civitas, la cité par son territoire au sens étroit, compris dans son enceinte, l’urbs, et le territoire de la cité au sens large, l’espace péri-urbain, l’ager, comprenant champs, forêts, zones de reliefs, villages et petites villes. Une cité dispose d’institutions propres et d’une certaine autonomie.
Elle peut subsister par le commerce :
- elle peut se situer à un carrefour commercial, et elle retient une partie des marchandises qui transitent, par exemple, les cités situées sur la route de la soie, dans le désert ou la steppe ;
- elle peut être une cité de commerçants, un grand port comme Venise, et les bénéfices réalisés lui permettent d’acheter ce dont elle a besoin ;
- elle peut faire le commerce de l’industrie de ses habitants, come les cités flamandes productrices de draps ; elle peut également faire le commerce de ressources proches, minières ou forestière.
Athènes, à l’âge grec classique, vivait de son commerce et de celui de ses colonies et comptoirs. Elle disposait aussi des mines d’argent du Laurion. Il s’en est suivi que le ravitaillement d’Athènes dépendait de sa suprématie maritime. La guerre du Péloponnèse s’est terminée quand en 405 av. J.-C., la flotte spartiate a détruit la flotte athénienne, et a mis le siège devant la cité.
La mer et ses ressources : honnêtement je n’ai aucune idée de la manière dont cela peut se gérer. Mon réflexe serait de traiter l’activité de pêche comme une activité industrielle, les surfaces agricoles étant non par réparties différemment, mais diminuées en proportion de la fraction de la population se consacrant à cette activité. La pêche peut aussi se substituer en grande partie aux prairies.
Pour une cité maritime, j’appliquerai un traitement semblable à l’échelle du territoire de la cité, pris au sens large.
Dans tous les cas, il faut définir une zone de production de laquelle la nourriture peut provenir.
Quid si la densité de population est plutôt de 10 ou 5 habitants au km². La surface globale du territoire est multipliée par 2,5 ou 5. Les 30 000 km² en deviennent 75 000 ou 150 000.
Cela veut dire que la surface effectivement occupée ne représente plus que 40 % ou 20 % de la surface globale.
Il y a trois situations possibles,
- une répartition égale de la population, la population de chaque village représentant par exemple 40 ou 20 % de la population d'une zone dans laquelle la densité est de 25 habitants au km²;
- des ensembles de villages plus distants ;
- une répartition égale de la population, les villages étant plus distants les uns des autres.
La réalité était constituée par un mélange des trois. Dans un monde med-fan, plein de dangers et d'ennemis, l'hypothèse 2 est la plus vraisemblable.
Comment une cité importante peut elle subsister sans ressources agricoles suffisantes ?
Il faut distinguer la cité elle-même, sa population et son territoire au sens large. Les Romains distinguaient la cité en tant que communauté des citoyens, la civitas, la cité par son territoire au sens étroit, compris dans son enceinte, l’urbs, et le territoire de la cité au sens large, l’espace péri-urbain, l’ager, comprenant champs, forêts, zones de reliefs, villages et petites villes. Une cité dispose d’institutions propres et d’une certaine autonomie.
Elle peut subsister par le commerce :
- elle peut se situer à un carrefour commercial, et elle retient une partie des marchandises qui transitent, par exemple, les cités situées sur la route de la soie, dans le désert ou la steppe ;
- elle peut être une cité de commerçants, un grand port comme Venise, et les bénéfices réalisés lui permettent d’acheter ce dont elle a besoin ;
- elle peut faire le commerce de l’industrie de ses habitants, come les cités flamandes productrices de draps ; elle peut également faire le commerce de ressources proches, minières ou forestière.
Athènes, à l’âge grec classique, vivait de son commerce et de celui de ses colonies et comptoirs. Elle disposait aussi des mines d’argent du Laurion. Il s’en est suivi que le ravitaillement d’Athènes dépendait de sa suprématie maritime. La guerre du Péloponnèse s’est terminée quand en 405 av. J.-C., la flotte spartiate a détruit la flotte athénienne, et a mis le siège devant la cité.
La mer et ses ressources : honnêtement je n’ai aucune idée de la manière dont cela peut se gérer. Mon réflexe serait de traiter l’activité de pêche comme une activité industrielle, les surfaces agricoles étant non par réparties différemment, mais diminuées en proportion de la fraction de la population se consacrant à cette activité. La pêche peut aussi se substituer en grande partie aux prairies.
Pour une cité maritime, j’appliquerai un traitement semblable à l’échelle du territoire de la cité, pris au sens large.
Dans tous les cas, il faut définir une zone de production de laquelle la nourriture peut provenir.
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Re: Gérer un domaine agricole
Après réflexions sur le sujet, je considère comme référence un village de 1000 habitants avec comme terres exploitées (agriculture, produits maraichers, vergers) comme un carré de (x5 km. Ce qui correspond à 4 villages si l'échelle est 1 carré de 10 km de côté ou 16 villages si l'échelle est de 20 km de côté.
Ces villages de références sont autosuffisants et génèrent 25 % (selon Morgan_Kane) de marge de production (250 habitants) destinés à des taches autres que produire la nourriture. Je les qualifie d'improductifs (même si se sont des mineurs, menuisiers, aubergistes, militaires, etc).
Les grandes villes sont généralement peuplés d'improductifs et la nourriture est essentiellement importée. Donc une case village selon l'échelle nourrit 1000 ou 4000 improductifs. Cela signifie Que 10 cases villages sont nécessaires pour respectivement selon l'échelle alimenter une ville de 10 000 improductifs ou 40 000 improductif.
Cela représente de grands espaces agricoles pouvant être modulés par des ressources complémentaires (chasse-pêche).
Mais les techniques agraires ont aussi leur importance. En utilisant les différentes cultures proposées par le Combat & Tactiques ADD2.5 il est possible d'affecter un multiplicateur avec comme référence celle romaine pour X1. Ce qui refléterait l'évolution des techniques et technologie au profit de la productivité sans entrer dans les détails.
L'age de pierre serait X 0.25 et antiquité X 0.5. Chaque culture avançant dans le temps voit le multiplicateur croitre de 0.5 pour arriver à X3 pour la renaissance.
Il est aussi possible de jouer avec la nature du sol, aride X0.5 et fertile X2 ou X3 en fonction du climat.
Donc avec une échelle de 10 km par case, culture renaissance, une case de 4 village génère de quoi nourrir(4x250)x3=3000 improductifs. Donc 10 cases de référence villages implique la possibilité d'ajouter des villes pour 30 000 improductifs.
Il est donc possible d'avoir de grosses villes avec 100 000 improductifs à condition d'avoir le bon nombre de cases villages ou de ressources apportant les vivres à ces villes.
A noter que les petites gens ont un talent pour le jardinage et se verraient octroyer un multiplicateur de X2 complémentaire. La présence d'un temple d'une divinité agricole pourrait faire de même pour le village concerné par son implantation.
La question est ouverte pour les cases maritimes et comment évaluer l'apport d'un village de pêcheur de 1000 habitants et le nombre de "cases de lac ou mer" exploitables, du moins nécessaires.
Idem pour les forets avec la chasse. A moins que ce soit un complément occasionnel tout comme la pêche à la ligne en rivière.
La base de 25% pourrait être revu à la baisse à 20% afin de mieux coller aux improductifs liés au villages agricoles. Il pourrait y avoir une auberge, forge, scierie, et autres emplois non liés à la terre.
Ces villages de références sont autosuffisants et génèrent 25 % (selon Morgan_Kane) de marge de production (250 habitants) destinés à des taches autres que produire la nourriture. Je les qualifie d'improductifs (même si se sont des mineurs, menuisiers, aubergistes, militaires, etc).
Les grandes villes sont généralement peuplés d'improductifs et la nourriture est essentiellement importée. Donc une case village selon l'échelle nourrit 1000 ou 4000 improductifs. Cela signifie Que 10 cases villages sont nécessaires pour respectivement selon l'échelle alimenter une ville de 10 000 improductifs ou 40 000 improductif.
Cela représente de grands espaces agricoles pouvant être modulés par des ressources complémentaires (chasse-pêche).
Mais les techniques agraires ont aussi leur importance. En utilisant les différentes cultures proposées par le Combat & Tactiques ADD2.5 il est possible d'affecter un multiplicateur avec comme référence celle romaine pour X1. Ce qui refléterait l'évolution des techniques et technologie au profit de la productivité sans entrer dans les détails.
L'age de pierre serait X 0.25 et antiquité X 0.5. Chaque culture avançant dans le temps voit le multiplicateur croitre de 0.5 pour arriver à X3 pour la renaissance.
Il est aussi possible de jouer avec la nature du sol, aride X0.5 et fertile X2 ou X3 en fonction du climat.
Donc avec une échelle de 10 km par case, culture renaissance, une case de 4 village génère de quoi nourrir(4x250)x3=3000 improductifs. Donc 10 cases de référence villages implique la possibilité d'ajouter des villes pour 30 000 improductifs.
Il est donc possible d'avoir de grosses villes avec 100 000 improductifs à condition d'avoir le bon nombre de cases villages ou de ressources apportant les vivres à ces villes.
A noter que les petites gens ont un talent pour le jardinage et se verraient octroyer un multiplicateur de X2 complémentaire. La présence d'un temple d'une divinité agricole pourrait faire de même pour le village concerné par son implantation.
La question est ouverte pour les cases maritimes et comment évaluer l'apport d'un village de pêcheur de 1000 habitants et le nombre de "cases de lac ou mer" exploitables, du moins nécessaires.
Idem pour les forets avec la chasse. A moins que ce soit un complément occasionnel tout comme la pêche à la ligne en rivière.
La base de 25% pourrait être revu à la baisse à 20% afin de mieux coller aux improductifs liés au villages agricoles. Il pourrait y avoir une auberge, forge, scierie, et autres emplois non liés à la terre.
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