Ânhêêl, le Domaine des Trônes

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derynnaythas
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Ânhêêl, le Domaine des Trônes

Message par derynnaythas »

Ce Domaine est sans doute le plus accessible depuis les mondes royaux, il nécessite un long cheminement à travers les Dédales dimensionnels des Sept, et les quelques légendes mentionnant son existence parmi les Rûdrââ indiquent des épreuves initiatiques liées à des créatures singulières et redoutables, les Sept Gardiens Ârââwnêê.

Ânhêêl est un vaste chaos rocheux où des blocs cyclopéens forment autant de barrières difficiles à franchir pour les mortels. De nombreux amas de ces blocs flottent dans le vide, sous une voûte formée d’une huile épaisse et nauséabonde, gouttant sur les roches en contrebas et rendant glissantes toutes les surfaces. L’air est difficilement respirable et des vapeurs corrosives s’échappent de fissures menant vers un monde souterrain que même les plus braves arpenteurs n’ont jamais envisagé d’explorer.

Le Domaine des Trônes est ainsi nommé pour ces grands sanctuaires anciens, creusés dans des amas de roches cristallines où semblent sceller une multitude de créatures inconnues. Particulièrement difficiles d’accès, ces lieux sacrés pour les adorateurs des Sept abritent de nombreuses enfilades de salles plongées dans les ténèbres et dont les parois translucides laissent apercevoir d’effroyables entités aux yeux avides, suivant longuement les visiteurs en poussant des hurlements inaudibles.

Une vingtaine de tels sanctuaires ont été dénombrés, mais il est probable que d’autres existent à travers l’étendue d’Ânhêêl inaccessibles aux plus intrépides voyageurs. Chacun possède une salle centrale où se trouve un Trône façonné dans des matériaux singuliers et adoptant un style qui lui est propre. Ces trônes sont tous liés à la volonté de Kyânhêê, l’un des Sept. Il est dit que quiconque parvient à survivre à la communion avec cette entité voit s’accomplir son règne en son propre royaume. Les anciennes légendes précisent que ceux ayant survécu à cette épreuve deviennent des Rois de par un lien bien plus ancien que tout ceux connus à ce jour. Ils règnent à partir d’une réplique du trône sur lequel ils ont été choisis, et qui disparaît à leur mort.

Puissances: Kyânhêê-des-Sept est ce qui s’approche le plus d’une Puissance, bien que ses manifestations furent extrêmement rares durant les derniers millénaires. Probable créateur du Domaine, il a développé un lien avec les mortels, attisant leur ambition à travers la tentation des Trônes.

Le lien avec les entités scellées dans les cristaux de cette dimension est inconnu, mais plusieurs mentions anciennes indiquent qu’une force supérieure prit le contrôle de ces créatures, brisant les plus grands monolithes cristallins pour les lancer contre des ennemis puissants menaçant Ânhêêl. La forme incarnée de Kyânhêê reste indéterminée, mais sa volonté pèse sur les esprits de ses adeptes, qui se risquent à braver les dangers des Dédales dimensionnels afin de communier au plus près de leur seigneur.

Natifs: Bien que l’environnement d’Ânhêêl semble particulièrement hostile à toute forme de vie, certains sorciers Rûdrââ mentionnent la présence de créatures semblant bien résider régulièrement au sein de cavernes à la base de certains rocs cristallins. Ils sont les Djânâmââ, Ceux liés aux gueules cristallines. Ce nom leur vient d’un étrange cordon de chairs et d’échardes cristallines les reliant en permanence à partir du bas de leur dos aux parois les plus profondes des cavernes où ils semblent résider. Trancher ce lien tue instantanément les Djânâmââ qui ont donc apprit à ne jamais trop s’approcher des voyageurs curieux. Leur organisation doit être de type tribale, car certains arborent de complexes tatouages phosphorescents sur tout le corps, tandis que d’autres se contentent de suivre, portant des javelines taillées dans le cristal des rocs. Malgré tout peu agressifs, les Djânâmââ réagissent cependant violemment devant toute démonstration de magie, allant jusqu’à pourchasser les pratiquants des arts profanes, jusqu’à la limite de rupture de leur lien ombilical.

Une mention des Djânâmââ existe dans le troisième recueils des périples de Naurimios de la Pulvre, un exemplaire se trouve à Sigil, dans les Grandes archives de la Fraternité de l’Ordre. Naurimios aurait observé à prudente distance, et grâce à une longue vue de sa conception, un groupe de ces êtres, indiquant des différences notables entre mâles et femelles, permettant leur classement dans la catégorie des êtres vivants et non des simples golems. Aucune progéniture n’aura été observée, mais des vagissements auront été perçu dans les profondeurs de la caverne. Selon Naurimios, les Djânâmââ consacrent une grande partie de leur temps assis en tailleur, la nuque accolée aux parois à l’intérieure desquelles évoluent les terribles entités inconnues. L’explorateur apparente cela à une sorte de communion. Pour se nourrir, ils se contentent d’attendre que des excroissances organiques poussent à travers certaines failles dans les parois, ils mordent dedans et peuvent se contenter de quelques bouchées pour plusieurs cycles. Naurimios distingue trois catégories d’individus ; Les femelles, qui n’émergent que très rarement de l’abri des cavernes et sont d’une stature moindre que les autres, les mâles, qui arborent des traits humanoïdes rudimentaires et assurent la sécurité des cavernes. Enfin, il existe des Djânâmââ asexués, formant une caste de guerriers et dont les traits sont bien plus prononcés que les deux autres composantes de ce peuple. Maniant des javelines de cristal et se déplaçant rapidement et avec assurance d’un éclat cristallin à l’autre. Seuls à manifester des émotions violentes, comme les autres représentants de ce peuple, ils ne possèdent pas d’organe permettant une communication verbale.

Voyageurs: Les Arpenteurs émergeant des Dédales dimensionnels sont peu nombreux à rallier le Domaine des Trônes. Il existe cependant des abris, non loin des principales sorties dominant le chaos rocheux d’Ânhêêl. Ils ont été aménagés par quelques âmes charitables qui consacrèrent du temps à préparer la venue d’autres voyageurs. Marquées par des signes communs à Sigil et à travers les Plans de la Roue, des alcôves contiennent ainsi des rations, parfois un mimir contenant des informations sur le Domaine, les outils indispensables, et tout le matériel pour arpenter les régions alentours.

Sites notables: Ânhêêl est un lieu inhospitalier, impropre à la vie et où bien peu d’Arpenteurs planaires séjournent longtemps. Malgré cela, nombreux sont les individus dévorés par l’ambition et la soif de pouvoir qui viennent se risquer dans le Domaine des Trônes, espérant pouvoir atteindre l’un des sanctuaires où réaliser leurs rêves de domination.

Les Rûdrââ connaissent surtout le Temple de Syeruuth-Kenriith-Yunaar, l’un des premiers prophètes des Cinq, qui engendra l’une des plus puissantes lignées originelles. Son règne fut assuré par sa persévérance à suivre les visions communiquées par le Second des Sept, qui le guida alors jusqu’au Trône des Larmes gelées. Maître d’un vaste domaine sur le monde de Kaerynis, ses pouvoirs amplifiés par le Trône permirent de rapides conquêtes et l’obéissance de nombreux seigneurs des Rûdrââ, terrifiés par les capacités octroyées par Kyânhêê.

Le Temple est traditionnellement le sanctuaire Rûdrââ, celui par lequel la lignée du Second est fréquemment désignée sous le nom de Lignage des Larmes froides. Son Trône fut continuellement occupé durant près de trois millénaires, après quoi il ne fut plus jamais vu dans aucuns royaumes connus au sein de la Sphère de Kuraath-Mebnaagh. Les plus fervents sectateurs de Kyânhêê placèrent en ces lieux de terribles gardiens, imprégnés de cristaux de mebhaigl et d’une conscience partielle, mise en sommeil mais s’avivant à l’approche de tout visiteur.

Une volée de deux milliers de marches, toutes gravées d’un nom de prétendant au Trône des Larmes gelées, mène à un grand vestibule dont les parois ont été retravaillées par des centaines d’esclaves, qui périrent dans la démence en accomplissant leur œuvre en subissant les regards maléfiques des créatures scellées. La fresque ainsi travaillée représente la principale lignée Rûdrââ née des rituels sanglants commandés par Kyânhêê-des-Sept.

Mais le Temple de Syeruuth-Kenriith-Yunaar n’est pas le seul lieu notable à avoir été exploré par des natifs du Plan Primaire. Des cultistes de l’Empire Lointain et de l’Horizon ont entendu parlé de ces monolithes cristallins aux créatures scellées. Cheminant à travers les Dédales dimensionnels des Sept, ils découvrirent le Domaine des Trônes, et connurent une certaine déception en découvrant que les forces régissant leurs existences n’avaient jamais imprégnées ces lieux.

Néanmoins, guidés par des murmures, certains trouvèrent le Sanctuaire du Trône des Pétales voraces, qui conféra à un certain Neku’arth-Lirgo le titre de Roi-Dévoreur et lui permis de fonder un royaume de chairs vivantes et affamées, au cœur même du Royaume Lointain. Depuis lors, l’influence de Kyânhêê s’étend toujours au sein de Neku’Yorgnorool, le Royaume dévorant, à travers lequel se perpétue une lignée mortelle unique et redoutable, combinant les pouvoirs du Second et les énergies du Royaume Lointain.

La connaissance liée à ce Trône et son lien avec le Royaume Lointain ont attirés l’attention de certains Gardiens du Remparts, qui parvinrent à remonter les Dédales dimensionnels des Sept jusqu’au Domaine d’Ânhêêl. Là, de nombreux serviteurs de la Justice et de la Loi se heurtèrent à la Puissance régnant en ces lieux, qui parvint à corrompre plusieurs d’entre eux, les amenant vers un autre sanctuaire, celui du Trône des Lames hurlantes.

Corrompus par Kyânhêê-des-Sept, les Trois Paladins de Libra s’affrontèrent pour prendre place sur le trône maudit. Ce dernier fut finalement offert à Thelion, un Aasimar de lignée Céleste qui fonda ainsi le Royaume de Larushaanvar, au sein d’un demi-plan se résumant à une terrible métropole aux bâtiments de fer grisâtre, et dont le ciel est une voûte où pendent des milliers de lames cristallines. Le seigneur des lieux se considère comme l’incarnation de la plus impartiale justice et envoie ses serviteurs, des entités spectrales semblables à des anges, capturer ceux que les visions octroyées par Kyânhêê-des-Sept lui désignent comme coupables. Où que les accusés se trouvent à travers le Multivers, Thelion les débusquent, et les convoque dans son palais de fer. L’Arche des Vertueux leur est alors désignée, à l’autre extrémité de la cité, et les malheureux doivent tenter de la rallier, sous une pluie de lames cristallines et les attaques sournoises des spectres de Larushaanvar.

Vortex connus: Comme ailleurs au sein du Dédale dimensionnel des Sept, le Domaine des Trônes est un lieu isolé, apparemment coupé des autres Plans d’existence, où seul le cheminement physique à travers les méandres labyrinthiques permet d’accéder. Des rumeurs indiquent des fissures, au sein des grands sanctuaires cristallins, des passages détournés, liés aux Trônes, qui mèneraient jusqu’aux lieux où se manifestèrent l’influence de Kyânhêê-des-Sept. Certains sorciers Rûdrââ mentionnent l’existence de tels passage dans le Temple du Trône des Larmes gelées, qui mèneraient en divers lieux sur le monde froid de Kaerynis.

Phénomènes magiques: Les tempêtes d’échardes cristallines soufflent parfois à travers le Domaine des Trônes, il arrive également que des averses huileuses et corrosives nécessitent la prompte découverte d’un abri. Hormis cela, la gravité s’exerce comme sur la majorité des mondes des Sphères Connues, et les plus fins observateurs pourront noter un certain rythme dans les manifestations climatiques.

Altérations planaires: Kyânhêê-des-Sept semble avoir une certaine aversion pour la magie profane, et les adeptes de cet art qui n’ont pas succombé à ses murmures tentateurs se voient victimes d’effets entropiques toujours néfastes pour leurs proches.
ma tambouille phlogistique: http://derynnaythas.wordpress.com
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