[INFO] Clergé de Thrand - La Concorde
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[INFO] Clergé de Thrand - La Concorde
La Concorde
Système Judiciaire
Par LLyr
Histoire d'une Justice
Thrand est le dieu de la Justice, on le surnomme aussi le "dieu vengeur" en vertu qu'il juge les actes commis contre des individus ne pouvant plus se défendre.
Son clergé est scindé en trois : Hiérophante (les hauts prêtres), l'Héliastie et l'Itinérance
Le rôle définit du clergé de Thrand est spécifique, ils sont les juges mortels dans un monde de mortels et doivent imiter la justice divine du mieux possible impartialement et dans les principes érigés par leur dogme.
La première loi et dogme érigé par Thrand lui même est plus connu par l'expression que l'on trouve au fronton des temples-tribunaux "Pour un oeil les deux yeux, pour une dent toute la bouche". C'est une des lois les plus anciennes. Elle consiste en la réciprocité du crime et de la peine.
Elle caractérise un état intermédiaire de la justice pénale entre le système de la vendetta qui fut le système de Justice d'avant guerre et le recours à un juge comme tiers impartial et désintéressé.
Il existe tout un Codex législatif et pénal. Ce Codex et ses amendements ont été écrits par des grand prêtre de Thrand suite aux dernières grandes guerres. Récompensés pour ces actes de foi ils prirent le nom de Saint de Thrand. On en compte deux majeurs : Benoist et Anselme qui furent ceux qui édifièrent la Basse et la Haute Justice de Thrand ainsi que les préceptes de la Justice coutumière telles qu'elles sont encore utilisées maintenant.
Principe de Justice : La Concorde
"La Justice ne doit pas être isolée ; il ne devrait être parmi à quiconque de se faire justice soi-même" Saint Benoist
"Celui qui rend la Justice, doit le faire de ses propres mains" Saint Anselme
Voici les deux premières lois exposé dans la Concorde. La Concorde c'est l'ensemble des texte de lois judiciaire fondement de l'église de Thrand et pierre d'achoppement des prêtres-juges.
Les textes de la Concorde insistent tous sur la juste réciprocité du crime et de la peine.
"La Justice, nous est-il enseigné, vengeresse toujours en éveil du sang familial, a recours à la loi dont nous avons parlé tout à l’heure, et elle a, dit-on, établi la nécessité, pour qui a commis quelque forfait de ce genre, de subir à son tour le forfait même qu’il a commis : a-t-on fait périr son père ? un jour viendra où soi-même on devra se résigner à subir par violence un sort identique de la part de ses enfants ; est-ce sa mère que l’on a tuée ? il est fatal qu’on renaisse soi-même en participant à la forme féminine et que, cela fait, on quitte la vie en un temps ultérieur sous les coups de ceux que l’on a mis au monde ; c’est que, de la souillure qui a contaminé le sang commun aux uns et aux autres, il n’y a point d’autre purification…" Saint Benoist
Ainsi la Concorde prône les peines dites de "réparation" plus que des peines de "punitions" qui sans être une majorité existe néanmoins pour des cas reconnus comme irrécupérables (meurtre de sang froid, meurtre avec préméditation, infanticide, actes contre la Nature du monde (nécromancie, cannibalisme, ...), association de malfaiteurs en vue de commettre un ou plusieurs crimes...)
Ces peines de réparation ne satisfont pas pour autant forcément la victime, et on peut sans doute repenser à la sagesse de Saint Anselme qui prononçait les peines de réparation, centrées sur la victime et non sur le malfaiteur. Ainsi, celui qui avait blessé un cheval se voyait condamné à tirer la charrue à sa place jusqu’à ce que la bête en soit de nouveau capable.
La Concorde indique que l'équivalence compensatrice dans le châtiment doit se prévaloir des cinq piliers du jugement. Ainsi toutes sentences, châtiments, peine de réparation ou de punitions doit acté ces cinq piliers, à savoir :
- Nezek, la valeur de l’incapacité physique permanente mesurée en termes de manque à gagner professionnel ;
- Shevet, la perte de revenu pendant la récupération de la blessure subie ;
- Tzaar, le prix de la douleur ;
- Ripouy, le coût des frais médicaux ;
- Boshet, la honte infligée.
La valeur exacte de ces dédommagements doit être jugée au cas par cas par le tribunal.
La Justice de Thrand retient dans la Concorde l’idée de juste compensation financière, sauf pour les crimes capitaux en vertu du principe que la vie humaine n’a pas de prix et ne peut donc pas être compensée financièrement.
Ainsi dans le cas de crime capitaux, la Concorde stipule clairement
Que la peine de mort soit réclamée par les familles des victimes ou soit sous le coup d'un flagrant délit : Les juristes de Thrand se basent sur les paroles de Saint Anselme dans ce cas : « Celui dont (un proche) a été tué, ou celui qui a été blessé, a le choix entre trois possibilités : soit il demande la Concorde, soit il pardonne ».
Qu'il y ait des preuves irréfutables de la culpabilité : En effet, une simple présomption est rejetée par les juristes de Thrand, il leur faut des preuves et des témoins fiables mais la présence d'indices réels mais insuffisants peut infléchir aussi un prêtre-juge. Pour une prêtre-juge de Thrand la règle est la suivante : « Les peines et la Concorde sont caducs dès qu'un doute est présent ».
Qu'il soit prouvé qu'il y avait intention de tuer : l'homicide involontaire ou les coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ne sont pas sujet à la peine capitale.
Qu'il n'y ait pas présence de circonstances atténuantes : La Concorde rend caduque l'application de la peine capitale s'il y a présence de circonstances atténuantes malgré la présence des trois conditions précédentes. Ainsi en est-il du cas de légitime défense.
Le Hiérophante
L'Hiérophante c'est l'ensemble du Haut clergé de Thrand, des Hiérophantes qui composent la haute hiérarchie de l'Eglise de Thrand. Ils ne jugent plus les affaires courantes mais restent considérés comme des sommités dans leur domaine. Hors des Grands Jugements où leur présence est requise, ils sont en charge de la bonne voie et du bon déroulement des protocoles judiciaires et de la vie religieuse. Ils sont la crème de la crème de l'Eglise de Thrand, on les surnomme les "Inflexibles" : impartiaux, incorruptibles, ils sont les garants de la Justice dans le monde des mortels.
l'Héliastie
L'Héliastie est composée des prêtres-juges "de ville" c'est à dire sédentaires qu'on nomme Héliaste et qui sont assignés à un temple de Thrand. Ces prêtres sont les juges de la communauté et sont en charge des affaires courantes de leur secteur. Si pour un village on compte généralement un seul prêtre-juge de Thrand, dans les villes, ils peuvent se compter par dizaines voir par centaines (surtout dans les plus grosses cités).
L'Itinérance
L'Itinérance comme son nom peut le laisser supposé une partie de l'Héalistie qui n'a pas de point fixe. Ces prêtres-juges sont donc toujours en mouvement allant là où la Justice les appelle, le plus souvent dans des tous petits villages n'ayant pas de temple de Thrand pour y rendre Justice pour tous et chacun.
Leur appartenance à cette obédience est considéré comme un choix divin.
Il est de coutume dans les temples de Thrand d'élever des mastiffs surnommé les "molosses de Thrand" pour leur taille, force et capacités de garde. Si la race a été créée effectivement pour servir de gardien du temple, les premiers prêtre de Thrand se sont aperçus que dans une portée il y avait toujours un chiot qui sortait du lot : plus grand ou plus petit, plus fort ou plus malingre, mais toujours plus intelligente que la meute.
Ce chiot s'attachait systématique au pas d'un novice, lui aussi considéré comme un peu "hors norme" par rapport au reste de la congrégation. De fil en aiguille et avec le temps, le duo devenait inséparable. Ainsi était né et décidé, par la volonté de Thrand, ceux qui allaient devenir les juges itinérants.
Lors de l'ordonnancement du prêtre, Homme et chien sont liés à jamais. (comme avec le sort de mage familier)
Si l'homme venait à mourir avant son compagnon à quatre pattes, celui-ci se laissait dépérir sur la tombe de son maître sans possibilité de le sauver. Le cas contraire existe aussi, la plupart du temps un Juge qui perd son ami n'a plus goût à la vie, quelques-uns s'abandonnant même au suicide. Pour ceux qui survivraient, ils perdraient leur appartenance à l'Itinérance et rejoindrait les rangs de l'Héliastie et plus aucun mastiff ne pourrait ne leur être lié.
Ce n'est pas un hasard si l'homme et le chien sont liés ainsi. Un juge itinérant de part sa condition, son sacerdoce, sa vie même ne peut et ne doit pas avoir d'ami au risque de voir son jugement faussé. C'est fondamentalement un solitaire, par choix et par sacerdoce. Selon la règle des 3(*), il ne pourrait survivre à son sacerdoce bien longtemps dans ces conditions. Son Mastiff est donc bien plus qu'un compagnon à quatre pattes ou un alliés de circonstances, il est son protecteur, son ami, son confident, celui qui lui évite de craquer et de se détourner de sa foi.
Ainsi peut-il avoir du respect pour les personnes qui l'entourent, mais jamais il ne peut se lier d'amitié avec celles-ci. Son Mastiff, pour sa sociabilisation et pour éviter la folie qui pourrait résulter d'un tel sacerdoce est la seule personne qu'il peut qualifier "d'ami", le seul qui ne le jugera jamais pour ses jugements, son garant dans la voie de Thrand et dans son impartialité.
Il existe de très rares cas, où un Juge itinérant se laisse corrompre, se maudissant vis-à-vis de Thrand. Son Chien s'en détournerait immédiatement ce qui donnerait la puce à l'oreille des supérieurs du Juge.
Il existe des cas, nombreux, où après des années de bons et loyaux services, homme comme chien reçoivent la permission de rejoindre l'Héliastie et de s'installer en ville comme juge sédentaire. Ces juges sont toujours considérés avec les plus grand respects surtout quand il siège dans leur tribunal avec leur mastiff à leur coté.
Un Juge itinérant se doit de se rendre au temple de Thrand le plus proche à chaque fois que l'occasion lui est donné. Ne serait ce que pour remettre une copie des jugements qu'il a prononcé pendant sa période d'Itinérance.
Composition d'un tribunal héliastique
Dans une conception d'un tribunal fixe, qu'on nomme héliastique, le prêtre-juge de Thrand est entouré de 5 assesseurs assermentés (des prêtres de Thrand tout juste ordonné et des novices).
Ces assesseurs ont pour fonction de surveiller la clepsydre (qui donne le temps de paroles à chaque personne) et de surveiller les pierres de vote (remise et dépôt).
Ils sont plusieurs pour éviter les fraudes et délit qui pourrait affecter le tirage des pierres et que la clepsydre ne soit pas détériorer de façon a empêcher le tribunal de fonctionner.
Ils mesurent le temps avec la clepsydre pour mesurer précisément le temps donner a l'accusé ou à l'accusateur et pour qu'ils soient égaux en temps devant le jurys.
Dans chaque procès capitaux (hors litige commun), un système de jury a été mis en place et tire au hasard 5 citoyens, dédommagés, qui ne peuvent se dérober à l'appel du temple. Ces jurés ne sont pas des spécialistes de la loi, mais des citoyens lambda sans condamnation, et le tirage aléatoire fait que chacun peut influencer le cours de l'accusation sans pour autant influencer les autres jurés, ceci permet de garder l'idée que la Justice, bien qu'aveugle est impartiale car chacun est libre de voter se qu'il veut sans influencer et être influencé.
Pour rendre le verdict chaque jurés déposaient son jeton (blanc ou noir) dans l'une des deux urnes mises à leur disposition.
Composition du tribunal itinérant
Le Juge itinérant étant par définition seul ou juste accompagné d'un greffier, Il se doit de désigner un procureur dont l'action est de présenter, à charge l'affaire, et éventuellement pour les accusés si ceux-ci le souhaite un défenseur qui présentera à décharge les faits.
Il est loisible au prêtre-juge itinérant de prononcer comme procureur le plaignant et comme défenseur l'accusé dans les cas les plus simple. Aucune des deux parties n'a de ce fait le droit de se rétracter. Seules les assesseurs potentiels peuvent demander leur rétractation dans ce cas.
Le reste du protocole reste le même que celui de l'Héliastie.
Le Serment d'ordination : le serment des Héliastes
A son ordination une Prêtre-juge de Thrand, quelque soit son obédience Héliastie ou Itinérance, doit prononcer le serment des Héliastes.
Le serment apparaît comme une pratique courante dans la vie des prêtre de Thrand.
La compétence des tribunaux de Thrand s’appliquait à tous les domaines, tant publics que privés. Le serment des héliastes nous a été conservé dans un discours de Saint Benoist et fait figure depuis de serment d'ordination.
"Je présiderai mon tribunal conformément aux lois et aux décrets adoptés par la Concorde, mais, s'il n'y a pas de loi, conformément à mon sentiment de ce qui est le plus juste, sans faveur ni inimitié.
Je présiderai uniquement sur les questions soulevées dans l'accusation.
Je ne recevrai point de présent en qualité d'héliaste, ni moi-même, ni par l'intermédiaire d'un autre ou d'une autre, par aucun artifice ou
machination quelconque.
J'écouterai de la même attention les deux parties, accusateur et accusé ; et je ferai porter mon vote uniquement sur l'objet de la poursuite."
[HRP : la règle des 3 stipule qu'un être ne peut survivre à
3 secondes d'inattention
3 minutes sans oxygène
3 heures sans réguler sa température (hypothermie)
3 jours sans boire
3 semaines sans manger
3 mois sans sociabilisation
3 ans sans hygiène][/quote]
Thrand est le dieu de la Justice, on le surnomme aussi le "dieu vengeur" en vertu qu'il juge les actes commis contre des individus ne pouvant plus se défendre.
Son clergé est scindé en trois : Hiérophante (les hauts prêtres), l'Héliastie et l'Itinérance
Le rôle définit du clergé de Thrand est spécifique, ils sont les juges mortels dans un monde de mortels et doivent imiter la justice divine du mieux possible impartialement et dans les principes érigés par leur dogme.
La première loi et dogme érigé par Thrand lui même est plus connu par l'expression que l'on trouve au fronton des temples-tribunaux "Pour un oeil les deux yeux, pour une dent toute la bouche". C'est une des lois les plus anciennes. Elle consiste en la réciprocité du crime et de la peine.
Elle caractérise un état intermédiaire de la justice pénale entre le système de la vendetta qui fut le système de Justice d'avant guerre et le recours à un juge comme tiers impartial et désintéressé.
Il existe tout un Codex législatif et pénal. Ce Codex et ses amendements ont été écrits par des grand prêtre de Thrand suite aux dernières grandes guerres. Récompensés pour ces actes de foi ils prirent le nom de Saint de Thrand. On en compte deux majeurs : Benoist et Anselme qui furent ceux qui édifièrent la Basse et la Haute Justice de Thrand ainsi que les préceptes de la Justice coutumière telles qu'elles sont encore utilisées maintenant.
Principe de Justice : La Concorde
"La Justice ne doit pas être isolée ; il ne devrait être parmi à quiconque de se faire justice soi-même" Saint Benoist
"Celui qui rend la Justice, doit le faire de ses propres mains" Saint Anselme
Voici les deux premières lois exposé dans la Concorde. La Concorde c'est l'ensemble des texte de lois judiciaire fondement de l'église de Thrand et pierre d'achoppement des prêtres-juges.
Les textes de la Concorde insistent tous sur la juste réciprocité du crime et de la peine.
"La Justice, nous est-il enseigné, vengeresse toujours en éveil du sang familial, a recours à la loi dont nous avons parlé tout à l’heure, et elle a, dit-on, établi la nécessité, pour qui a commis quelque forfait de ce genre, de subir à son tour le forfait même qu’il a commis : a-t-on fait périr son père ? un jour viendra où soi-même on devra se résigner à subir par violence un sort identique de la part de ses enfants ; est-ce sa mère que l’on a tuée ? il est fatal qu’on renaisse soi-même en participant à la forme féminine et que, cela fait, on quitte la vie en un temps ultérieur sous les coups de ceux que l’on a mis au monde ; c’est que, de la souillure qui a contaminé le sang commun aux uns et aux autres, il n’y a point d’autre purification…" Saint Benoist
Ainsi la Concorde prône les peines dites de "réparation" plus que des peines de "punitions" qui sans être une majorité existe néanmoins pour des cas reconnus comme irrécupérables (meurtre de sang froid, meurtre avec préméditation, infanticide, actes contre la Nature du monde (nécromancie, cannibalisme, ...), association de malfaiteurs en vue de commettre un ou plusieurs crimes...)
Ces peines de réparation ne satisfont pas pour autant forcément la victime, et on peut sans doute repenser à la sagesse de Saint Anselme qui prononçait les peines de réparation, centrées sur la victime et non sur le malfaiteur. Ainsi, celui qui avait blessé un cheval se voyait condamné à tirer la charrue à sa place jusqu’à ce que la bête en soit de nouveau capable.
La Concorde indique que l'équivalence compensatrice dans le châtiment doit se prévaloir des cinq piliers du jugement. Ainsi toutes sentences, châtiments, peine de réparation ou de punitions doit acté ces cinq piliers, à savoir :
- Nezek, la valeur de l’incapacité physique permanente mesurée en termes de manque à gagner professionnel ;
- Shevet, la perte de revenu pendant la récupération de la blessure subie ;
- Tzaar, le prix de la douleur ;
- Ripouy, le coût des frais médicaux ;
- Boshet, la honte infligée.
La valeur exacte de ces dédommagements doit être jugée au cas par cas par le tribunal.
La Justice de Thrand retient dans la Concorde l’idée de juste compensation financière, sauf pour les crimes capitaux en vertu du principe que la vie humaine n’a pas de prix et ne peut donc pas être compensée financièrement.
Ainsi dans le cas de crime capitaux, la Concorde stipule clairement
Que la peine de mort soit réclamée par les familles des victimes ou soit sous le coup d'un flagrant délit : Les juristes de Thrand se basent sur les paroles de Saint Anselme dans ce cas : « Celui dont (un proche) a été tué, ou celui qui a été blessé, a le choix entre trois possibilités : soit il demande la Concorde, soit il pardonne ».
Qu'il y ait des preuves irréfutables de la culpabilité : En effet, une simple présomption est rejetée par les juristes de Thrand, il leur faut des preuves et des témoins fiables mais la présence d'indices réels mais insuffisants peut infléchir aussi un prêtre-juge. Pour une prêtre-juge de Thrand la règle est la suivante : « Les peines et la Concorde sont caducs dès qu'un doute est présent ».
Qu'il soit prouvé qu'il y avait intention de tuer : l'homicide involontaire ou les coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ne sont pas sujet à la peine capitale.
Qu'il n'y ait pas présence de circonstances atténuantes : La Concorde rend caduque l'application de la peine capitale s'il y a présence de circonstances atténuantes malgré la présence des trois conditions précédentes. Ainsi en est-il du cas de légitime défense.
Le Hiérophante
L'Hiérophante c'est l'ensemble du Haut clergé de Thrand, des Hiérophantes qui composent la haute hiérarchie de l'Eglise de Thrand. Ils ne jugent plus les affaires courantes mais restent considérés comme des sommités dans leur domaine. Hors des Grands Jugements où leur présence est requise, ils sont en charge de la bonne voie et du bon déroulement des protocoles judiciaires et de la vie religieuse. Ils sont la crème de la crème de l'Eglise de Thrand, on les surnomme les "Inflexibles" : impartiaux, incorruptibles, ils sont les garants de la Justice dans le monde des mortels.
l'Héliastie
L'Héliastie est composée des prêtres-juges "de ville" c'est à dire sédentaires qu'on nomme Héliaste et qui sont assignés à un temple de Thrand. Ces prêtres sont les juges de la communauté et sont en charge des affaires courantes de leur secteur. Si pour un village on compte généralement un seul prêtre-juge de Thrand, dans les villes, ils peuvent se compter par dizaines voir par centaines (surtout dans les plus grosses cités).
L'Itinérance
L'Itinérance comme son nom peut le laisser supposé une partie de l'Héalistie qui n'a pas de point fixe. Ces prêtres-juges sont donc toujours en mouvement allant là où la Justice les appelle, le plus souvent dans des tous petits villages n'ayant pas de temple de Thrand pour y rendre Justice pour tous et chacun.
Leur appartenance à cette obédience est considéré comme un choix divin.
Il est de coutume dans les temples de Thrand d'élever des mastiffs surnommé les "molosses de Thrand" pour leur taille, force et capacités de garde. Si la race a été créée effectivement pour servir de gardien du temple, les premiers prêtre de Thrand se sont aperçus que dans une portée il y avait toujours un chiot qui sortait du lot : plus grand ou plus petit, plus fort ou plus malingre, mais toujours plus intelligente que la meute.
Ce chiot s'attachait systématique au pas d'un novice, lui aussi considéré comme un peu "hors norme" par rapport au reste de la congrégation. De fil en aiguille et avec le temps, le duo devenait inséparable. Ainsi était né et décidé, par la volonté de Thrand, ceux qui allaient devenir les juges itinérants.
Lors de l'ordonnancement du prêtre, Homme et chien sont liés à jamais. (comme avec le sort de mage familier)
Si l'homme venait à mourir avant son compagnon à quatre pattes, celui-ci se laissait dépérir sur la tombe de son maître sans possibilité de le sauver. Le cas contraire existe aussi, la plupart du temps un Juge qui perd son ami n'a plus goût à la vie, quelques-uns s'abandonnant même au suicide. Pour ceux qui survivraient, ils perdraient leur appartenance à l'Itinérance et rejoindrait les rangs de l'Héliastie et plus aucun mastiff ne pourrait ne leur être lié.
Ce n'est pas un hasard si l'homme et le chien sont liés ainsi. Un juge itinérant de part sa condition, son sacerdoce, sa vie même ne peut et ne doit pas avoir d'ami au risque de voir son jugement faussé. C'est fondamentalement un solitaire, par choix et par sacerdoce. Selon la règle des 3(*), il ne pourrait survivre à son sacerdoce bien longtemps dans ces conditions. Son Mastiff est donc bien plus qu'un compagnon à quatre pattes ou un alliés de circonstances, il est son protecteur, son ami, son confident, celui qui lui évite de craquer et de se détourner de sa foi.
Ainsi peut-il avoir du respect pour les personnes qui l'entourent, mais jamais il ne peut se lier d'amitié avec celles-ci. Son Mastiff, pour sa sociabilisation et pour éviter la folie qui pourrait résulter d'un tel sacerdoce est la seule personne qu'il peut qualifier "d'ami", le seul qui ne le jugera jamais pour ses jugements, son garant dans la voie de Thrand et dans son impartialité.
Il existe de très rares cas, où un Juge itinérant se laisse corrompre, se maudissant vis-à-vis de Thrand. Son Chien s'en détournerait immédiatement ce qui donnerait la puce à l'oreille des supérieurs du Juge.
Il existe des cas, nombreux, où après des années de bons et loyaux services, homme comme chien reçoivent la permission de rejoindre l'Héliastie et de s'installer en ville comme juge sédentaire. Ces juges sont toujours considérés avec les plus grand respects surtout quand il siège dans leur tribunal avec leur mastiff à leur coté.
Un Juge itinérant se doit de se rendre au temple de Thrand le plus proche à chaque fois que l'occasion lui est donné. Ne serait ce que pour remettre une copie des jugements qu'il a prononcé pendant sa période d'Itinérance.
Composition d'un tribunal héliastique
Dans une conception d'un tribunal fixe, qu'on nomme héliastique, le prêtre-juge de Thrand est entouré de 5 assesseurs assermentés (des prêtres de Thrand tout juste ordonné et des novices).
Ces assesseurs ont pour fonction de surveiller la clepsydre (qui donne le temps de paroles à chaque personne) et de surveiller les pierres de vote (remise et dépôt).
Ils sont plusieurs pour éviter les fraudes et délit qui pourrait affecter le tirage des pierres et que la clepsydre ne soit pas détériorer de façon a empêcher le tribunal de fonctionner.
Ils mesurent le temps avec la clepsydre pour mesurer précisément le temps donner a l'accusé ou à l'accusateur et pour qu'ils soient égaux en temps devant le jurys.
Dans chaque procès capitaux (hors litige commun), un système de jury a été mis en place et tire au hasard 5 citoyens, dédommagés, qui ne peuvent se dérober à l'appel du temple. Ces jurés ne sont pas des spécialistes de la loi, mais des citoyens lambda sans condamnation, et le tirage aléatoire fait que chacun peut influencer le cours de l'accusation sans pour autant influencer les autres jurés, ceci permet de garder l'idée que la Justice, bien qu'aveugle est impartiale car chacun est libre de voter se qu'il veut sans influencer et être influencé.
Pour rendre le verdict chaque jurés déposaient son jeton (blanc ou noir) dans l'une des deux urnes mises à leur disposition.
Composition du tribunal itinérant
Le Juge itinérant étant par définition seul ou juste accompagné d'un greffier, Il se doit de désigner un procureur dont l'action est de présenter, à charge l'affaire, et éventuellement pour les accusés si ceux-ci le souhaite un défenseur qui présentera à décharge les faits.
Il est loisible au prêtre-juge itinérant de prononcer comme procureur le plaignant et comme défenseur l'accusé dans les cas les plus simple. Aucune des deux parties n'a de ce fait le droit de se rétracter. Seules les assesseurs potentiels peuvent demander leur rétractation dans ce cas.
Le reste du protocole reste le même que celui de l'Héliastie.
Le Serment d'ordination : le serment des Héliastes
A son ordination une Prêtre-juge de Thrand, quelque soit son obédience Héliastie ou Itinérance, doit prononcer le serment des Héliastes.
Le serment apparaît comme une pratique courante dans la vie des prêtre de Thrand.
La compétence des tribunaux de Thrand s’appliquait à tous les domaines, tant publics que privés. Le serment des héliastes nous a été conservé dans un discours de Saint Benoist et fait figure depuis de serment d'ordination.
"Je présiderai mon tribunal conformément aux lois et aux décrets adoptés par la Concorde, mais, s'il n'y a pas de loi, conformément à mon sentiment de ce qui est le plus juste, sans faveur ni inimitié.
Je présiderai uniquement sur les questions soulevées dans l'accusation.
Je ne recevrai point de présent en qualité d'héliaste, ni moi-même, ni par l'intermédiaire d'un autre ou d'une autre, par aucun artifice ou
machination quelconque.
J'écouterai de la même attention les deux parties, accusateur et accusé ; et je ferai porter mon vote uniquement sur l'objet de la poursuite."
[HRP : la règle des 3 stipule qu'un être ne peut survivre à
3 secondes d'inattention
3 minutes sans oxygène
3 heures sans réguler sa température (hypothermie)
3 jours sans boire
3 semaines sans manger
3 mois sans sociabilisation
3 ans sans hygiène][/quote]
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