Edito

Cartes interactives personnalisables

Cartes interactives

  • Interface pour ajouter vos propres éléments (zones, lieux, itinéraires, avatar et personnages) sur les cartes interactives.
  • Filtres pour afficher ou masquer tels types d'éléments de chaque utilisateur.
  • Création de parties et affectation des personnages aux parties (droits d'édition MD)
  • Système de quêtes interactives 
  • Ajout de notes personnalisées liées ou non à des éléments de la carte
  • Paramètres de personnalisation de l'interface

- Les Vieilles Liches (21/04/2026)

Qui sommes nous ?

Le Donjon du Dragon est un site communautaire et participatif qui a pour but de rassembler les ouvrages des anciennes éditions de Donjons & Dragons et des règles Avancées de Donjons & Dragons en version française. Les membres du site proposent des restaurations, des traductions et de nombreuses créations. Vous trouverez également les règles de ces différents systèmes dans le DRS, des créations originales, une interface pour imprimer vos cartes de sorts/objets magiques/monstres... Mais aussi un gestionnaire de collection, une banque d'illustrations, tous les outils nécessaires pour jouer sur forum et de nombreuses autres applications.

Gourgane saprophage

Climat/Terrain
Tout pays chaud tempéré
Tout pays chaud tempéré
Fréquence
Très rare
Très rare
Organisation
Plant
Bande
Cycle actif
Quelconque
Quelconque
Régime
Spécial
Intelligence
Géniale (17-18)
Géniale (17-18)
Trésor

Variable
Alignement
Chaotique mauvais
Chaotique mauvais

Nombre
1-2
1-20
Classe d'Armure
10 (tiges) ou 6 (cosse)s
Variable
Déplacement

Variable
Dés de Vie
11-18
Variable
TACO

Variable
Nb d'attaques
1
Variable
Dégâts/Attaque
0
Variable
Attaques spéciales
Ligature spirituelle
Variable
Défenses spéciales
Voir texte
Variable
Résistance magique

Variable
Taille
T (3 m/pv)
M (1,8 m)
Moral
Fanatique (17-18)
Fanatique (17-18)
Valeur en PX
25000
Variable

Les origines de cette horrible végétal sont inconnues, ainsi que beaucoup d’informations le concernant. Il y a à cela bien des raisons dont principalement la difficulté d’entrer en contact avec la créature pour l’étudier et d’y survivre pour relater ses observations.

Extérieurement, la plante ressemble à une variété porteuse de melons. Elle s’étend en un enchevêtrement de tiges et porte de grandes feuilles brillantes. Dispersées autour de sa masse se trouvent (1 par dé de vie) des cosses mesurant entre 1,2 et 2,4 m. Ce sont la source de l’intelligence maléfique de la créature. Elles servent aussi de moyen de défense à la plante car elles sont capables d’imposer leur volonté aux autres et de les mettre au service de la plante.

La gourgane saprophage ne peut communiquer avec ceux qu’elle ne maîtrise pas, mais peut instantanément échanger toute information avec ceux qu’elle contrôle. De cette manière, la plante voit et ressent tout ce que ses servants vivent.

COMBAT : La gourgane saprophage seule est incapable d’attaquer ou de se défendre, exception faite de son étrange pouvoir de ligature spirituelle. Donc, en combat normal elle est dépendante de ses servants, qui doivent se battre pour elle.

Les plants de gourganes saprophages sont étonnamment résistants au feu et aux éclairs et ceux-ci ne leur infligent que des demi-dégâts ainsi que toutes les attaques basées sur le feu ou l’électricité. Les attaques basées sur le froid ainsi que la plupart des autres attaques magiques infligent des dégâts normaux. Les attaques par armes sur la plante elle-même n’infligent qu’un point de dégât par attaque réussie, mais les attaques portées sur les cosses font des dégâts normaux.

Seuls 20% des pv de la créature sont répartis dans les tiges et feuilles qui forment sa masse. Les points restants sont répartis également entre ses cosses. La destruction de tous les points de vie contenus dans les tiges et feuilles ne tue pas la créature mais lui confère l’apparence de la mort. De même l’élimination de toutes les cosses ne détruira pas la plante même. Donc, bien des gourganes saprophages sont laissées pour mortes, et repoussent pour continuer leurs horribles méfaits.

Une fois par round, la gourgane saprophage peut essayer d’employer son pouvoir de ligature spirituelle sur un esprit endormi ou inconscient se trouvant dans un rayon de 1,5 km à partir de son plant par dé de vie de la plante. La victime est localisée mystiquement et la plante n’a pas besoin de voir sa cible, ni d’être consciente de son existence avant d’employer ce pouvoir. Bien que ce pouvoir puisse être employé à volonté, un seul esclave sera obtenu par période de 24 heures. Donc, une fois une victime maîtrisée, la plante doit attendre 24 h. avant la tentative suivante.

La ligature spirituelle de la gourgane saprophage agit comme une combinaison d’un sort d’emprisonnement de l’âme et d’un sort de domination. Les victimes de cette ligature spirituelle ont droit à un jet de sauvegarde contre Sorts pour en éviter les effets. Une réussite indique qu’ils ont échappé au contrôle du végétal mais sont conscients qu’une force a essayé de les maîtriser. Les elfes et demi-elfes se défendent contre ce pouvoir comme d’un charme, ainsi que les autres races non humaines. Ceux qui ratent leur jet de sauvegarde deviennent des cosselets (voir plus bas). Une fois qu’un être devient un cosselet, il peut aller n’importe où (même sur un autre plan) en restant en contact et sous le contrôle absolu de la plante qui l’a créé.

Un cosselet est créé lorsque la force vitale d’un être sous ligature spirituelle est attirée dans l’une des cosses de la plante où elle reste jusqu’à ce que la plante soit détruite. Le nombre de points de vies d’une cosse est déterminé comme indiqué plus haut, et une cosse détruite libérera l’âme qu’elle maintient prisonnière. Les esprits libérés essaieront de regagner leurs corps. Ceci n’est possible que si leur corps n’a pas été tué ou détruit et requiert la réussite d’un jet de survie. Ceci compte comme si le personnage était ressuscité et doit être traité à tous les égards comme une tentative de résurrection du personnage. Un retour réussi dans son corps laisse le personnage sonné et sans défense pour une heure alors qu’il se remet des suites de son emprisonnement par la plante.

HABITAT/SOCIÉTÉ : Les gourganes saprophages ne se rencontrent que dans des climats chauds et humides et n’apparaissent généralement qu’après qu’un signe néfaste ne soit apparu dans les cieux (habituellement une pluie de météores ou le passage d’une comète). Le lien entre les deux n’a jamais pu être compris.

La gourgane saprophage semble se nourrir de ses cosselets et recherche toujours de nouvelles victimes. Comme il n’y a pas de portée au contrôle qu’exerce la plante sur ses serviteurs, elle les enverra souvent au loin pour qu’ils lui amènent d’autres victimes. On a connu des cas où une ville entière avait succombé au mal distillé par ces créatures.

Quand plus d’une plante est présente, elles coopèreront dans la plupart des cas. Ces créatures extrêmement intelligentes ne se sont jamais retournées les unes contre les autres, malgré leur alignement chaotique mauvais. Une paire de gourganes saprophages agissant de concert utilisera souvent leurs agents en apparente opposition pour tromper les victimes potentielles jusqu’à ce qu’elles puissent être attaquées.

Des gourganes saprophages sont réputées pour avoir laissé certains de leurs serviteurs se faire détruire sans trop de résistance. Tout comme un maître d’échecs sacrifie un pion pour couvrir une pièce plus importante, la gourgane saprophage utilisera la mort d’un de ses serviteurs pour asseoir la position d’un autre mieux placé. ("Ne sois pas stupide, Derodd ne peut pas être un cosselet – c’est elle qui a découvert que les deux gardes de la ville étaient sous le coup d’une ligature spirituelle, tu te rappelles ?")

ÉCOLOGIE : La gourgane saprophage se nourrit de l’essence vitale de ses cosselets (voir ci-dessous). Elles n’ont besoin de rien d’autre (ni soleil, ni même eau) pour survivre. Leur prolifération seulement en zone chaude et tempérée reste un mystère, mais est sans doute plus due à des raisons de confort qu’à un besoin réel.

Le jus des tiges d’un plant de gourgane saprophage ainsi que la chair de ses cosses se sont avérés utiles dans la création de potions et d’objets affectant l’esprit d’une manière ou d’une autre. Dans bien des cas, leur emploi mène à l’obtention d’un objet deux fois plus puissant que la normale. Donc, une potion de contrôle employant la chair de cosses de gourgane saprophage permettra de contrôler 64 DV de créatures humaines et demi-humaines.

Cosselets

Ces créatures tragiques sont les victimes de la ligature spirituelle émanant de la gourgane saprophage. En plus de nourrir la plante de leur essence vitale, elles lui servent aussi de mains et d’yeux. Bien qu’elles soient dominées mentalement par la plante qu’elles servent, leurs actions ne sont ni raides ni maladroites. Un observateur occasionnel ne remarquera rien d’anormal dans leurs actions.

Un cosselet conserve toutes les connaissances et les capacités de sa vie antérieure, mais est maintenant au service total de la plante. Il n’est plus vivant au même titre qu’auparavant. Une inspection médicale simple indiquera qu’il n’y a plus de respiration (sauf pour parler et sentir), de battements de cœur, ni de réponse des pupilles à la lumière. De même les cosselets n’ont ni désir ni besoin de manger, boire et dormir. C’est par ces différences qu’on les remarque le plus souvent parmi les hommes. Toutefois, des personnages en compagnie d’un cosselet n’ont que 10% de chances par heure passée de remarquer que quelque chose cloche. Même alors, seuls ceux qui ont connu le cosselet avant sa transformation auront une chance de remarquer un problème spécifique. ("Derodd a refusé des chocolats ? Je ne l’ai jamais vue en refuser auparavant.")

De plus, les cosselets pèsent bien moins lourd que de leur ‘vivant’. Ceci peut être remarqué par hasard (ou exprès) quand des personnages entrent en contact avec un cosselet. À partir de 24 h après la mise sous ligature spirituelle du cosselet, il commencera à dépérir. Le personnage perd 1d4 pv par jour car la plante se nourrit de son essence vitale. Cette consommation commence par le centre du corps et s’étend progressivement à tous les tissus, os et fluides organiques de la victime. Quand le cosselet finit par mourir du saprophisme de la plante, il ne subsiste qu’une coquille vide avec quelques muscles et un peu de graisse sous-cutanée. La créature devient de plus en plus légère au fur et à mesure que la plante absorbe sa substance. Donc, pour chaque 25% de pv drainés, il perd 20% de son poids originel. Un homme de 120 kg serait donc réduit à une coquille de 24 kg (20% de 120) lors de sa mort.

Lors d’un combat avec un cosselet en employant une arme tranchante ou perçante, il y a 5% de chances par point de dégât infligé de remarquer qu’il y a quelque chose d’anormal dans cette créature. Ensuite, il y a 10% de chances par round suivant cette découverte de remarquer que la créature est creuse. Si l’attaquant n’a pas de raison de s’y attendre, il fera un Test d’horreur dès cette découverte. Tout examen du corps d’un cosselet tué par armes tranchantes ou perçantes révélera sa nature instantanément.

Quand la gourgane saprophage ordonne à un cosselet de la défendre, il n’hésite pas. Il utilisera toute sa force et les pouvoirs qu’il avait avant sa transformation (dont les sorts, tactiques spéciales, familiarité avec les faiblesses et tactiques de l’ennemi...) pour éliminer les ennemis de la plante. Ceci fait que les caractéristiques d’un cosselet sont extrêmement variables. La plupart sont toutefois des hommes normaux, des femmes et des demi-humains tombés sous le joug de l’horrible végétal.

Les cosselets emploieront la ruse pour attirer les victimes dans le rayon de la ligature spirituelle de la plante. Ils essaieront aussi d’assommer la victime ou de la convaincre de dormir pour que de nouveaux cosselets puissent être créés.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux - Appendice 3 - Ravenloft : Les Enfants de la Nuit