Troll d'eau douce

Climat/Terrain
Lacs, rivières
Fréquence
Rare
Organisation
Groupe
Cycle actif
Diurne
Régime
Carnivore
Intelligence
Faible (5-7)
Trésor
Qx4, ( C)
Alignement
Chaotique mauvais

Nombre
1-6
Classe d'Armure
3
Déplacement
3, ng 12
Dés de Vie
5+5
TACO
15
Nb d'attaques
3
Dégâts/Attaque
2-5/2-5/3-12
Attaques spéciales
Voir ci-dessous
Défenses spéciales
Régénération
Résistance magique
Aucune
Taille
G (2,40 m de haut)
Moral
Élite (14)
Valeur en PX
3000

Les trolls sont d’horribles carnivores que l’on trouve sous toutes les latitudes, depuis les étendues glacées des pôles jusqu’aux jungles tropicales. La plupart des créatures les évitent, car ils ne connaissent pas la peur et s’attaquent à n’importe qui lorsqu’ils ont faim. Malgré leur aspect rachitique, ils possèdent une force prodigieuse. Leurs jambes et leurs bras sont longs et disgracieux. Les premières s’achèvent par de grands pieds à trois orteils, les seconds par deux mains aux griffes acérées. Leur épiderme d’une grande dureté est vert mousse, vert tacheté de gris ou gris sale. L’espèce de masse frétillante qui leur sert de chevelure est généralement vert foncé ou gris sombre. Leurs yeux noirs, enfoncés dans leurs orbites, leur permettent de bénéficier de l’infravision jusqu’à 30 m de distance. Il est aisé de faire la différence entre mâles et femelles, ces dernières étant plus grosses et plus fortes.

Les trolls marchent debout, mais toujours penchés vers l’avant et les épaules tombantes. Leur démarche est saccadée et, quand ils courent, leurs bras ballotent en tous sens et raclent le sol. Mais malgré cette gaucherie apparente, ils sont très agiles et ont 80 % de chances de pouvoir escalader même les falaises les plus abruptes. Leur ouïe est déplorable, mais leur odorat est en revanche très développé.

Ils ne possèdent pas de langage propre et s’expriment en « trollien », un mélange de commun, de géant, de gobelin, d’orque et de hobgobelin. Mais ce dialecte évolue sans cesse et les trolls d’une région donnée n’ont que 25 % de chances de pouvoir communiquer avec ceux qui vivent ailleurs. Leur espérance de vie est d’environ 100 ans.

COMBAT : les trolls se battent à l’aide de leurs deux pattes griffues et de leur gueule, et ils sont capables d’attaquer jusqu’à 3 adversaires au cours de chaque round. Dans les cas (fort rares) où ils utilisent une arme, ils bénéficient d’un bonus de +4 aux dégâts. Ils se régénèrent à un rythme stupéfiant. 3 rounds après avoir été blessés, ils commencent à récupérer 3 pv par round jusqu’à être complètement soignés. Lorsqu’ils tombent à 0 pv, ils s’effondrent mais ne meurent pas. Leur régénération se poursuit en effet et ils se relèvent dès que leur nombre de points de vie redevient positif.

Les membres du troll sont tellement minces qu’il est possible de les sectionner à l’aide d’une arme tranchante (il suffit pour cela d’obtenir un 20 au dé). Les membres séparés continuent toutefois de se battre indépendamment du corps (les mains griffent, la tête mord, etc.) et ont le même TAC0 que le troll. Une fois le combat terminé, ils vont d’eux-mêmes se rattacher au corps. Un membre meurt s’il est incapable de retrouver son corps au bout de 24 h, mais cela ne gêne guère le troll qui voit toutes les parties de son corps qu’il a pu perdre (tête comprise) se régénérer en une semaine. Lorsque l’un de ces monstres est découpé en pièces et éparpillé aux quatre vents, le corps se reconstitue à partir du plus gros morceau, les autres mourant dans la journée s’ils n’arrivent pas à le rejoindre. Seuls le feu et l’acide lui infligent des dégâts permanents, sa régénération étant inefficace contre ce type d’attaque. Un troll tombé à 0 pv est tué si on le brûle ou si on le plonge dans l’acide.

Ces monstres ne craignent aucunement la mort et se ruent au combat en frappant et en mordant tous les adversaires qu’ils peuvent atteindre. Il arrive parfois (dans 25 % des cas) qu’ils jettent des pierres sur leurs ennemis avant de les affronter au corps à corps. Ces projectiles pèsent entre 5 et 10 kg ; ils ont une portée maximale de 20 m et infligent 1-8 points de dégâts chacun. Lorsqu’ils se retrouvent face à un grand feu, de nature magique ou non (comme une palissade en flammes ou un mur de feu), les trolls tentent de trouver un moyen de contourner les flammes. Perpétuellement affamés et peu intelligents, ils se laissent facilement distraire et ont par exemple 50 % de chances de cesser de poursuivre un adversaire en déroute s’il leur jette de la nourriture.

HABITAT/SOCIÉTÉ : les trolls peuvent vivre sous toutes les latitudes, mais préfèrent les forêts touffues et les souterrains, car la lumière du jour leur fait mal aux yeux (sans toutefois leur infliger de malus pour toucher). Ils s’installent la plupart du temps dans des cavernes dont ils bloquent l’entrée à l’aide de gros rochers. À l’intérieur de cet antre, on trouve quelques paillasses et les possessions éparses des dernières victimes en date. Lorsqu’il n’y a pas de grotte dans la région, ils se creusent un « trou à troll » dans le sol, qu’ils recouvrent ensuite de branchages et de feuilles. Ces terriers se trouvent le plus souvent à côté d’un arbre et sont à 90 % indétectables. Quiconque marche sur les branchages qui les recouvrent a 75 % de chances de passer au travers.

Les trolls vivent en petits groupes de 3 à 12 individus, dirigés par une femelle jouant le double rôle de chaman et de cheftaine. Elle peut jeter les sorts d’une prêtresse de niveau 7 et a accès aux sphères suivantes : charme, climat, divination et soleil (pour cette dernière, sorts inversés uniquement). Elle ne conserve son poste que parce qu’elle est la plus forte et les combats sont fréquents entre membres de la meute. Il est même courant que les adversaires se démembrent littéralement, mais de tels affrontements ne sont jamais fatals. La coutume veut toutefois que le vainqueur jette la tête du perdant le plus loin possible de son corps, forçant le vaincu à passer une semaine assis à ruminer jusqu’à ce qu’elle repousse.

Les fonctions de la cheftaine ne sont guère nombreuses. C’est elle qui prend la tête des trolls lorsqu’ils partent chasser de nuit. Tous cherchent à repérer des proies par l’odorat et, quand l’un d’eux y parvient, ils chargent en hurlant et se battent pour être le premier à arriver au combat. Pour avoir accepté de diriger la chasse, la cheftaine peut se choisir les mâles qu’elle veut au sein de la meute. Les femelles donnent naissance à un unique rejeton tous les cinq ans environ.

Les trolls sont perpétuellement affamés et dévorent tout ce qu’ils trouvent, des vers de terre aux ours, en passant par les humains. Leur antre est souvent situé à proximité d’une communauté humaine ou d’une route très fréquentée, mais pas trop près tout de même, par crainte d’éventuelles représailles menées par des soldats armés de torches. Les trolls errants qui se cherchent un repaire se déplacent de nuit et dorment le jour. Mais le fait de marcher ainsi ne fait qu’accroitre davantage leur appétit et il arrive parfois qu’ils rasent totalement un village d’humanoïdes sur leur passage.

Environ 10 % des groupes de trolls sont dirigés par une trollesse d’intelligence supérieure. Ces groupes de trolls sont des adversaires plus dangereux qui tendent des embuscades et chassent délibérément les humains et demi-humains. De tels groupes se sont déjà alliés par le passé à des créatures maléfiques plus puissantes (tels que des sorciers ou des géants), ou tiennent sous leur joug des créatures inférieures (orques et gobelins). On retrouve parfois des trolls solitaires dans la tanière d’orques.

ÉCOLOGIE : seules les plus puissantes créatures qui soient n’ont pas à craindre les attaques des trolls. Ces derniers respectent et craignent les dragons, mais ils détestent les géants d’alignement bon et leur font souvent la guerre. Leur sang vert sert à concocter des antidotes contre le poison et des potions curatives (le sang d’un seul de ces monstres vaut 400 po et suffit à produire 3 potions de soins).

Ces trolls dotés de branchies, que l’on nomme également scrags ou trolls de rivière, sont les plus hideux de tous. Comme leur nom l’indique, ils parcourent les cours d’eau à la recherche de victimes éventuelles. Leurs bras sont rachitiques, mais leur gueule est large et munie de nombreuses dents acérées. Leur couleur va du bleu-vert au vert olive. Ils possèdent toutes les caractéristiques des trolls normaux, si ce n’est qu’ils ne se régénèrent que lorsqu’ils sont en contact avec de l’eau douce. Ils peuvent survivre hors de l’eau pendant une heure et en sortent souvent pour trouver des proies. Ils mangent tout ce qu’ils attrapent, mais préfèrent tout de même les humanoïdes et ont un goût prononcé pour le nain.

Les scrags sont des chasseurs particulièrement rusés qui se munissent parfois de quelques babioles. Ils déposent une poignée de pierres précieuses en bordure de l’eau et attendent que quelqu’un se penche pour les ramasser. Il leur arrive également de se cacher sous le fond sablonneux d’un cours d’eau peu profond et d’attendre que quelqu’un leur marche dessus ou que le gouvernail d’une embarcation suffisamment lente passe à leur portée. Ils s’installent parfois sous un pont ou à proximité d’un bac et exigent un droit de passage. Le paiement réclamé varie, mais il est souvent de l’ordre d’une vache par troll et par semaine. Têtes de bétail et enfants disparaissent fréquemment lorsqu’il y a des trolls de rivière aux alentours. Les chamans scrags peuvent également avoir accès aux sorts de la sphère élémentaire (eau). Leur longévité exacte est inconnue, mais on l’estime à plus de 150 ans.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux

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