Les Elysées

(Neutre Bon)
Un bougre appellera cet endroit le Plan du Repos ou le Pays des Fous, selon son attitude : un Chiffronnier y verra une terre idéale, où le bien ne s'embarrasse pas du fardeau de la réflexion, et un Greffier un lieu de perdition, sans hiérarchie ni discipline. Il faut dire que les Élysées sont mus par le bien, et le bien seul. L'ordre, l'anarchie - peu importe, tant que c'est pour le bien.

Sur ce plan, la beauté et la fertilité de la nature sont sans égales. Près des berges du fleuve Océan, qui traverse toutes les strates, on voit de grands arbres, des roseaux graciles et des clairières luxuriantes. Les forêts qui bordent le fleuve s'étendent sur des centaines de kilomètres avant de laisser la place à des plaines herbues, puis à des collines moutonnantes, et de devenir enfin des étendues semi-désertiques aux paysages que le vent, éternel sculpteur, transforme en oeuvres d'art.

Les suppliants mènent leurs existences paisibles plus ou moins comme ils l'entendent. Personne n'a véritablement besoin de travailler, car la terre est très nourricière. Il y a cependant des villages et des villes, fondés par les amateurs d'un tel mode de vie - chacun est libre de son choix.

À l'évidence, les suppliants sont des esprits indépendants, au point qu'ils sont totalement immunisés aux sorts de charme, d'immobilisation et de conjuration. Nul ne peut obliger un habitant des Élysées à agir contre son plein gré.

Conditions naturelles spécifiques. Le moyen de transport le plus courant aux Élysées est le fleuve. Il faut pour cela un bateau et un guide, qu'on se procurera non sans peine. La navigation est plutôt sûre, puisqu'il n'y a là aucun monstre, mais les dangers naturels subsistent. Des versions géantes des créatures naturelles nagent dans les eaux de l'Océan, et chassent pour se procurer de la nourriture. Chutes d'eau, tourbillons, écueils et rapides, les périls de la navigation ordinaires sont plus terribles qu'ailleurs, du fait de la taille proprement majestueuse de ce plan.

Indigènes. Bakus, bêtes foo, chiens de lune, pares, phénix et solaires sont tous natifs des Élysées, et bon nombre de puissances y résident. Outre les déités déjà évoquées, signalons Tsuki-Yomi, Mishakal et Majéré (du monde de DragonLance) ainsi que Chauntéa et Lathandre (des Royaumes Oubliés).

Les strates

L'Amorie. Cette strate, reliée au Plan Astral, n'est qu'un vaste bocage. Une enfilade de plusieurs villes commerçantes suit les berges de l'Océan, la plus importante étant Libération. Les huttes des Chiffronniers poussent comme des champignons. Cette faction, contrairement aux autres, n'a pas de citadelle sur son plan d'influence mais préfère des réunions à domicile ou dans des clairières. Isis a ici un royaume, célèbre pour les lanternes à lucioles qui bordent le fleuve, et sa rivale occasionnelle, Ishtar, gouverne la Cité de l'Étoile, une métropole illuminée par un astre incrusté au sommet de sa plus haute tour.

L'Eronie. Sur cette strate montagneuse, cascades et chutes d'eau barrent le cours de l'Océan. Naviguer le fleuve sans guide peut s'avérer périlleux. Les berges, abruptes et rocailleuses, n'offrent guère de débarcadères. La puissance Enlil a un royaume de montagnes dans la contrée, tandis que Nanna-Sin vogue sur sa barge en croissant de lune qui, sur son passage, baigne le canyon creusé par les eaux de l'éclat argenté de l'astre nocturne.

La Béliérine. Dans ces marais abondent le gibier à plumes et les tertres couronnés de bosquets, mais la pestilence et les nuées d'insectes nuisibles brillent par leur absence. On sait peu de choses de cette strate, sinon qu'il y a peut-être des royaumes sur les terres fermes qui entourent les marais.

La Thalassie. Ici se trouve la source du fleuve Océan. Celui-ci s'élève de la mer qui forme toute la strate. Des îlots ponctuent les vagues, mais la plupart des royaumes intéressants se trouvent loin sous l'eau. On dit que beaucoup de divinités marines y vivent. Les îlots accueillent les suppliants morts au service du bien le plus pur au cours de leur existence antérieure.