Laelith
LA CITÉ SAINTE,
Merveille du monde croyant
Lorsque le voyageur, éreinté par la traversée des étendues désertiques occidentales, arrive en vue des contreforts de la cité sainte de Laelith, il lui est impossible - quelle que soit sa race, son origine ou sa culture - de ne pas ressentir un brutal accès de mysticisme.

Face au spectacle grandiose qui s'offre à lui, il prend pleinement conscience de l'invincible influence que peut avoir la foi sur le croyant. Comment expliquer autrement que l'une des villes les plus prodigieuses qui soient, ait été édifiée en un lieu aussi peu propice à la vie ? Mais, si Laelith est d'une certaine façon une aberration, c'est aussi une merveille...
Construite sur le versant abrupt d'un plateau rocheux qu'un formidable séisme a jadis fait basculer sur lui-même, encerclée de régions inhospitalières (steppes, montagnes volcaniques et marais empoisonnés) qui la rendent presque inaccessible aux pèlerins, Laelith impose de redoutables épreuves à ceux qui souhaitent la découvrir. Bizarrement, la principale voie d'accès menant à la ville est celle qui semble la moins sûre. Il s'agit d'une maigre route taillée à flanc de falaise, à l'ouest de Laelith. Cette falaise - la falaise de Vorn - fait plus de 3000 toises de haut (environ 1450 mètres) et s'élève majestueusement au dessus de la plaine en contrebas. Fendue en son milieu par une faille profonde qui partage la cité en deux, elle s'orne à cet endroit d'une magnifique cascade aux eaux immaculées : les Cheveux de la Déesse. Cette dernière est alimentée par les eaux rapides et glacées de l'Inlam, le torrent qui prend sa source dans le gigantesque lac d'Altalith au pied du versant oriental du plateau de Laelith.

