Anguille, murène géante

Climat/Terrain
Aquatique
Fréquence
Rare
Organisation
Solitaire
Cycle actif
Indifférent
Régime
Carnivore/Charognard
Intelligence
Animale (1)
Trésor
Aucun
Alignement
Neutre Mauvais

Nombre
1 ou 7-12 (1d6+6) dans leur repaire
Classe d'Armure
4
Déplacement
Natation 6
Dés de Vie
5 et plus
TACO
15
Nb d'attaques
1 (2)
Dégâts/Attaque
2d4 ou 1d4+2/1d4
Attaques spéciales
Verrouillage des mâchoires, maladie, coup de queue
Défenses spéciales
Immunisée à la peur et aux maladies, +4 au jet de sauvegarde contre les sorts de type rayon débilitant
Résistance magique
Aucune
Taille
De G à E (2,40 m à 6 m de long)
Moral
Sans peur (20)
Valeur en PX
De 5 à 5+3 DV : 420 
De 5+4 à 5+12 DV : 650

Ces prédateurs aquatiques sont des créatures cruelles et maléfiques. Malgré leur lenteur, on les craint avec raison, car leur morsure véhicule une terrible maladie et elles sont incapables de lâcher une proie qu’elles ont saisie entre leurs mâchoires. Leur peau est un cuir épais de couleur brune, tacheté de jaune le long de l’arête dorsale. Les murènes géantes ont de longues incisives, et leurs yeux qui ne clignent jamais semblent révéler la malice qui est en elles. Certaines vivent en eau douce, d’autres en eau de mer, mais elles sont identiques. Les murènes géantes vivent longtemps, et certains spécimens auraient même survécu pendant des centaines d’années. Généralement, les plus âgées sont également les plus grosses. Une murène mesure entre deux mètres quarante et six mètres de long (1,80 m + [1d6+1d8] x30 cm) et elle gagne un point de vie par tranche de trente centimètres au-dessus de deux mètres quarante (une murène longue de six mètres a donc 5+12 DV).

COMBAT : Les murènes géantes se camouflent généralement dans les fissures, récifs ou rochers qui tapissent le fond des mers, ou même directement dans le sable, les algues, le varech, etc. Elles jaillissent soudainement pour refermer leurs mâchoires sur leur proie. N’ayant aucune notion de la force de leur adversaire, elles ont tendance à attaquer tout ce qui passe à leur portée. Un jet d’attaque supérieur de 4 points ou plus au score nécessaire pour toucher la cible (ou un 20 naturel) signifie que la murène a violemment refermé ses mâchoires sur sa proie et qu’elle lui inflige par la suite des dégâts automatiques (1d4+2 points par round). Son niveau de moral est normalement stable (NM 12) mais passe à sans peur (NM 20) dès qu’elle a ainsi saisi une proie. Même si la murène est tuée, les mâchoires doivent être desserrées de force (en utilisant une arme tranchante pour ouvrir la bête) sans quoi la victime continue à saigner (mais les dégâts sont désormais réduits à 1d2 points par round). Cette opération nécessite un round complet, en utilisant un poignard ou une dague, et l’individu qui s’en charge doit bénéficier de la réussite d’un test de Dextérité. Sinon, la lame ripe et l’infortunée victime subit 1d4 points de dégâts supplémentaires, infligés cette fois par l’arme de son sauveur.

Une fois ses mâchoires refermées sur sa proie, la murène lui transmet une terrible maladie (pas de jet de sauvegarde). Au bout de 1d12+12 heures, l’endroit mordu commence à gonfler, devient très douloureux (-2 en Dextérité) et pourrit en 1d4+4 jours. Un sort de guérison ou de guérison des maladies permet de soigner cette infection et de récupérer la Dextérité perdue. En général, les murènes géantes n’ont recours à leur seconde attaque, un violent coup de queue, que lorsqu’elles ont refermé leurs mâchoires sur une proie. Dans ce cas, la queue est utilisée pour attaquer d’autres adversaires situés sur les côtés de l’animal. Hors de l’eau, la murène peut attaquer avec sa queue même si ses mâchoires ne sont pas verrouillées, mais les deux attaques doivent viser deux créatures différentes. Les murènes sont extrêmement résistantes et elles sont capables de survivre pendant ldl0+10 rounds à l’air libre avant de mourir asphyxiées.

Les murènes géantes sont immunisées contre la terreur et les maladies et bénéficient d’un bonus de +4 aux jets de sauvegarde contre les sorts.qui diminuent la force physique (rayon débilitant, faiblesse, etc.).

HABITAT/SOCIÉTÉ :Les murènes géantes sont des créatures solitaires, mais certaines se partagent parfois un récif ou un promontoire rocheux. Elles n’ont quasiment pas la moindre forme d’organisation sociale, bien que chaque individu soit conscient des dimensions de son territoire et qu’il ne pénètre que rarement dans celui des autres. Les murènes ne coopèrent jamais entre elles (au combat, etc.). Même l’accouplement peut mal se passer, car le mâle et la femelle ont autant de chances de s’attaquer que de faire des petits. À la naissance, les murènes mesurent cent cinq centimètres de long pour 2 DV, mais elles gagnent quarante-cinq centimètres et 1 DV par mois jusqu’à atteindre 5 DV. Par la suite, la vitesse de croissance ralentit, et la murène ne gagne plus qu’un point de vie (et trente centimètres de long) par décennie. Rares sont les murènes qui parviennent à l’âge adulte, car les jeunes ont énormément d’ennemis (parmi lesquels il faut compter les adultes, qui les dévorent si l’occasion se présente). Mais comme peu de prédateurs s’attaquent aux murènes adultes, leur nombre reste à peu près stable.

ÉCOLOGIE : Les murènes géantes sont des animaux extrêmement déplaisants que craignent la plupart des créatures aquatiques, car elles sont féroces, sans peur et incapables de faire la différence entre une proie potentielle et un adversaire trop puissant pour elles (un kraken passant à proximité n’est ainsi pas à l’abri). Sortant rarement de leur territoire, elles préfèrent généralement que leurs proies viennent à elles, ce qui les rend tout de même moins dangereuses. Ces carnivores ne rechignent pas non plus à dévorer les cadavres, quel que soit leur état et quelle qu’ait pu être la cause du décès (il leur arrive ainsi d’ingérer de la chair malade ou avariée, ce qui explique qu’elles véhiculent une terrible affliction). Leur rôle de charognard est important dans l’écologie marine, car elles avalent des restes dont peu d’autres créatures voudraient. Rares sont les prédateurs osant s’attaquer à la murène géante, qui n’a véritablement à se méfier que des créatures du calibre des requins ou des krakens.

Tout trésor trouvé dans l’antre d’une murène ne peut être qu’arrivé là par accident ; il s’agit généralement de possessions perdues par les proies du monstre.

Source(s) :
La nuit des profondeurs

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