PLASMOIDE - # GENERALITES

Les plasmoïdes sont un groupe de créatures sans forme définie. La théorie des sages spécialistes de l’espace avance que cette amibe unicellulaire s’est développée magiquement parmi les diverses espèces de vases, limons et gelées qui, à leur tour, se développèrent en plasmoïdes. Tous les plasmoïdes sont capables de changer leur forme à volonté.

BIOLOGIE DU PLASMOÏDE : Les plasmoïdes sont d’une habileté extrême, capables de manipuler la moindre fibre de leurs corps. Quand ils s’endorment ou perdent conscience, incapables de conserver leur rigidité, ils se ramollissent et remplissent l’espace disponible dans lequel ils se trouvent.

En manipulant leurs fibres, ils modèlent leur corps, créant des poches internes pour transporter des objets, des membres faisant office de jambes, bras, queues, têtes, ainsi que des poches d’air qui peuvent être comprimées pour produire des sons.

Leurs nerfs sont agglutinés en grappes appelées ganglions. Ceux-ci peuvent être sensibilisés pour détecter la lumière, la chaleur, les textures, le son, la douleur et les vibrations. Ils peuvent en outre exposer partiellement les ganglions afin d’ajuster la sensibilité de leurs différentes perceptions. Ainsi, ils pourraient entendre un papillon à 100 mètres, ou totalement recouvrir ces nerfs et devenir réellement sourds. Toutefois, s’ils sont en train d’écouter un papillon et qu’un son de l’intensité d’une conversation normale se produit, il est très probable que cela endommage leurs ganglions, car ils n’ont pas les mécanismes de protection intégrés d’une oreille. C’est pourquoi ils calibrent généralement leurs sens à un niveau normal (humain) et ne les modifient que dans des situations extrêmes.

Les plasmoïdes n’ont pas d’organes internes tels que nous les connaissons. Leur corps est composé de fibres, de cellules souches, d’un mucus semblable à du plasma, de poches d’excrétions et de nerfs. Ils peuvent modeler les fibres pour qu’elles fassent office de muscles. Les cellules souches peuvent devenir des membranes, des carapaces ou des alvéoles. Les poches sont garnies d’objets à transporter, d’acide pour digérer et attaquer, de nourriture, de boissons, de liquides pour rigidifier le corps et d’air pour le faire fonctionner (la respiration) en plus de parler. Ils s’expriment en expulsant l’air des poches tubulaires qui se contractent pour moduler un son. Le plasma est utilisé pour charrier les fluides corporels, amener de l’énergie aux fibres, etc. Enfin, leurs petits sacs à excrétions convertissent les aliments digérés en produits chimiques – acides, composants énergétiques, etc.

Le cerveau est le seul organe permanent d’un plasmoïde, qui n’est autre qu’une gigantesque masse de nerfs comme un ganglion géant.

Les plasmoïdes respirent en absorbant l’oxygène qui transite par le plasma. Ils doivent donc avoir une zone exposée à l’air libre. Ils n’ont pas besoin d’une vraie bouche car ils se nourrissent en enveloppant les aliments, comme une amibe. Pourtant, il n’est pas rare qu’ils façonnent une cavité buccale simplement pour ne pas choquer les autres races, et pour protéger leur plasma. Comme ils peuvent stocker l’air à l’intérieur de leur corps, ils peuvent "retenir leur respiration" pendant près d’une heure. Par ailleurs, leur immunité aux poisons et autres toxines leur permet de traiter chaque qualité d’air comme étant d’une catégorie supérieure.

La plupart des plasmoïdes sont capables de se façonner une membrane corporelle dont le type et l’utilité varient d’une espèce à l’autre.

Les plasmoïdes excrètent en permanence leurs déchets corporels par sudation des pores, ce qui laisse derrière eux une traînée visqueuse où qu’ils aillent. Comme ils ne sentent pas les odeurs, ils ont du mal à comprendre que cela révulse les autres races.

Tous les plasmoïdes se reproduisent en s’unissant à un autre plasmoïde de leur espèce, échangent leur matériel ADN, puis se divisent simplement à un moment choisi (cela peut être immédiat comme prendre plusieurs années). L’un des plasmoïdes est l’original, l’autre est une réplique quasi-parfaite, hormis le fait qu’il n’a qu’un savoir basique (tout ce que son parent veut bien partager).

En absorbant une grande quantité d’aliments et de boissons, les plasmoïdes peuvent modifier leur masse et leur poids comme une baudruche que l’on remplit d’eau. Ils peuvent fabriquer plus de fibres, de nerfs et de cellules pour s’adapter à cette nouvelle taille. Bien évidemment, ce processus prend du temps, autant qu’il en faudrait à un humain pour prendre du poids. La réduction est, quant à elle, un processus quasi-instantané : le plasmoïde se fragmente en laissant de côté la masse corporelle dont il ne veut plus.

Un grand plasmoïde peut se passer de nourriture pendant plusieurs mois, mais il doit boire au moins une fois par jour sous peine de se dessécher (1d8 points de dégât par jour).

Puisqu’il peut changer sa composition fibreuse, un plasmoïde est donc capable de moduler sa force. S’il rassemble toutes ses fibres en un énorme muscle, il peut soulever un poids considérable.

Les plasmoïdes sont très lourds en raison du liquide qu’ils contiennent.

COMBAT : Tous les plasmoïdes connus sont immunisés aux maladies et poisons de toutes sortes. L’acide ne leur fait aucun mal, sauf à des doses massives (au moins une barrique). Les attaques à base de froid ne font que les ralentir, à moins que la température ne soit extrême. La chaleur provoque des dégâts conséquents car elle les dessèche. À moins d’être enveloppé d’une membrane protectrice, un plasmoïde exposé à des environnements secs (comme un désert) subit 1d8 points de dégât par jour.

Les armes perforantes ne leur causent que peu ou pas de dégâts en raison de leur composition plasmique. Les armes tranchantes sont un rien plus efficaces, tandis que les attaques contondantes infligent les pleins dégâts.

Les plasmoïdes sont capables d’attaquer avec plusieurs membres, armés s’ils le souhaitent. Ils n’ont aucune pénalité pour leurs attaques multiples grâce au prodigieux contrôle qu’ils exercent sur leur corps. Toutefois, chaque membre supplémentaire dédié à une attaque au-delà du nombre autorisé (voir "nombre d’attaques" dans les statistiques) entraîne une pénalité de -2 cumulative aux jets d’attaque de tous les membres. Un membre qui brandit un bouclier améliore la Classe d’Armure de 1 et est considéré comme un membre qui attaque. Les jambes et les autres appendices non-combattants ne comptent pas, quel que soit leur nombre.

Les plasmoïdes sont généralement plus expérimentés avec des armes contondantes puisqu’elles sont plus efficaces contre les plasmoïdes ennemis. Les armes perforantes, quant à elles, sont bannies. Les plasmoïdes préfèrent également ne pas porter d’armure, car elles entravent leur pouvoir de transformation, mais les boucliers sont largement employés.

HABITAT/SOCIÉTÉ : La plupart des sociétés plasmoïdales sont de type clanique. Il y a une hiérarchie entre les clans, mais elle est rarement en vigueur ou respectée. Les plasmoïdes ont des liens très forts entre individus de la même espèce. Il est très rare que des plasmoïdes de camps ennemis se combattent. Les sages spécialistes de l’espace avancent l’hypothèse que c’est parce qu’ils descendent tous d’un plasmoïde unique à leur espèce et que, par conséquent ils sont tous des quasi-clones les uns des autres.

Les plasmoïdes adorent les trésors et la puissance. Ainsi, l’aventure leur a tendu les bras, en particulier l’espace avec ses infinies possibilités. Ils apprécient les débats philosophiques, les contes, et ils sont couramment utilisés dans l’arène politique en raison de leur capacité quasi-infatigable à parler longuement pour ne rien dire.

Les plasmoïdes ont une grande capacité d’amusement et de fascination. Ils ont une curiosité enfantine qui les entraîne fréquemment dans des situations indésirables. Enfin, les plasmoïdes ont la mauvaise habitude de manger (c’est-a-dire absorber) les objets au hasard, parfois des choses d’importance pour leur propriétaire.

La loyauté des plasmoïdes est légendaire. Comme on dit : "Si vous devez rester coincé dans le vide avec un ami, faites en sorte que ce soit un plasmoïde". Cela ne veut toutefois pas dire qu’ils soient au-dessus de toute duperie.

ÉCOLOGIE : Les plasmoïdes ont un appétit d’ogre. Comme ils n’ont ni goût ni odorat et qu’ils sont immunisés aux maladies, aux poisons et à la plupart des acides, ils mangent à peu près tout ce qui se présente. Les matières indigestes sont simplement expulsées par après. Leurs acides corporels sont suffisamment puissants pour tout digérer à part le métal, la pierre et le verre. En fait, la première incursion plasmoïde dans l’espace a tout simplement échoué car il ont utilisé un navire en bois, qu’ils ont étourdiment grignoté parce qu’ils s’ennuyaient. Les plasmoïdes ont été bannis des navires organiques elfes.

Le seul ennemi naturel des plasmoïdes est le très redouté burbur. Par extension, il n’aiment généralement aucun être cracheur de feu.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux - Appendice 5 - Spelljammer - Les Créatures de l'Espace

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