Araignée, Astéroïde

Climat/Terrain
Astéroïde
Fréquence
Rare
Organisation
Colonie
Cycle actif
Quelconque
Régime
Carnivore
Intelligence
Animale (1)
Trésor
Néant
Alignement
Neutre

Nombre
1-8
Classe d'Armure
2/7
Déplacement
9, Toile 18
Dés de Vie
5+2
TACO
15
Nb d'attaques
6 ou 1
Dégâts/Attaque
1-3 chacun ou 1-6
Attaques spéciales
Paralysie
Défenses spéciales
Néant
Résistance magique
Néant
Taille
M (1m50 de large)
Moral
Moyen (9)
Valeur en PX
650

Cette créature dotée de dix pattes tisse des toiles entre les astéroïdes pour piéger ses proies.

L’araignée d’astéroïdes n’est pas à proprement parler une araignée, mais elle y ressemble suffisamment par bien des aspects que les marins l’ont surnommée ainsi. Elle a dix pattes, disposées à équidistance les unes des autres tout autour de son corps sphérique. Chacune est articulée comme celles d’une araignée, et se termine par un petit crochet. Ses organes de perception se trouvent au sommet de son corps ; ses yeux sont perchés à l’extrémité de pédoncules, tandis qu’il s’y trouve aussi d’autres organes aux fonctions inconnues. Ces créatures sont intégralement noires, ce qui les rend virtuellement invisibles sur la plupart des fonds obscurs de l’espace.

La partie supérieure de son corps est couverte par une carapace dure à la façon d’un insecte, mais la partie inférieure est molle. Sa bouche se trouve au centre de la partie ventrale, ainsi que son organe lui permettant de tisser sa toile. La bouche possède une unique dent cachée, comme une seringue, ainsi que des lèvres formant une ventouse. Tout dans l’araignée d’astéroïde en fait un monstre hideux.

COMBAT : Sur le fond obscur de l’espace, l’araignée d’astéroïde a 90 % de chances de passer inaperçue. Elle n’attaque que les créatures ou les objets qui perturbent sa toile. Ce faisant, elle procède avec 1 à 6 pattes (les 4 restantes servant à se tenir à sa toile ou à une quelconque surface). Chaque patte inflige 1d3 points de dégât. Si l’araignée réussit 3 attaques ou plus sur une même victime lors d’un round, elle s’y cramponne alors. Après ceci, les autres pattes peuvent attaquer, tandis que la bouche peut tenter de mordre pour 1d6 points de dégât. Si l’araignée réussit à infliger une morsure, sa victime doit réussir un Jet de Sauvegarde contre les Poisons pour ne pas être paralysée pendant 2d6 tours. Les victimes paralysées sont empaquetées dans un cocon de toile en un seul round, avant d’être emmenées dans l’antre du monstre qui pourra ainsi bénéficier d’un repas au calme.

À moins que la bouche ne tente de mordre, seul le haut du corps (CA 2) est exposé. La partie inférieure vulnérable (CA 7) demeure proche de la toile. Lorsque la bouche attaque, le ventre de la bête est une cible facile.

HABITAT/SOCIÉTÉ : On peut rencontrer de telles araignées dans les ceintures d’astéroïdes ou dans les cimetières de vaisseaux. Elles installent souvent leurs antres à la surface de grands astéroïdes, qui disposent de suffisamment d’air pour abriter toute la colonie. Elles tissent des toiles longues de plusieurs kilomètres, entre leur antre et l’astéroïde ou le cimetière le plus proche. Ces toiles sont suffisamment solides pour piéger tout vaisseau de 15 tonnes qui ne se déplace pas à vitesse spatiomantique. Les toiles sont noires, à l’instar des araignées, et bénéficient de 90 % de chances de ne pas être vues sur le fond noir de l’espace.

Les femelles déposent des centaines d’œufs à l’extérieur de leur antre. Une fois les œufs éclos, une course sauvage s’engage entre les nouveau-nés et les adultes. En effet, les adultes tentent de les attraper pour les dévorer, tandis que les nouveau-nés s’enfuient pour sauter hors de l’astéroïde vers l’espace sauvage. De nombreux nouveau-nés sont mangés, tandis que d’autres flottent puis meurent dans l’espace. Peu d’entre eux arrivent sur d’autres astéroïdes ou dans des cimetières spatiaux. Les rejetons se joignent entre eux pour former une colonie. Lorsqu’ils atteignent l’âge adulte, ils n’acceptent plus de nouvelle araignée parmi eux, attaquant tout nouveau-né ou adulte qui pénétrerait dans leur territoire.

ÉCOLOGIE : Les araignées d’astéroïdes patientent parfois des années entières entre chaque repas. Elles peuvent se mettre dans une sorte d’animation suspendue, ne s’éveillant que lorsque leur toile est perturbée. Dans cet état, ils n’utilisent que peu ou pas d’air du tout. Après un repas, elles agrandissent un peu leur toile, puis retournent dans un état catatonique.

Les araignées d’astéroïdes évaluent l’air de leurs victimes. Elles tissent un large cocon de toile à l’intérieur de l’air du vaisseau capturé. Une fois terminé, il est hermétiquement fermé puis transporté jusqu’à l’antre, où il est dégonflé. La colonie fait alors des allers-et-retours entre le vaisseau et l’antre, le cocon y était rempli puis vidé encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’y reste plus qu’une mince bulle d’air.

Le poison de l’araignée d’astéroïde ne se conserve pas bien, et n’a donc que peu de valeur. La toile peut être coupée et emballée pour éliminer ses propriétés adhésives. Les cordes ainsi crées sont très solides, mais aussi susceptibles de s’enflammer ; elles ne brûlent pas d’elles-mêmes, mais elles fondent presqu’instantanément sous l’influence d’une flamme.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux - Appendice 5 - Spelljammer - Les Créatures de l'Espace

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