
Giff
Climat/Terrain Tout |
Fréquence Rare |
Organisation Peloton |
Cycle actif Jour |
Régime Omnivore |
Intelligence Faible (7) |
Trésor Néant |
Alignement Loyal neutre |
Nombre 10-20 |
Classe d'Armure 6 (2) |
Déplacement 6 base |
Dés de Vie 4 |
TACO 17 |
Nb d'attaques 2 |
Dégâts/Attaque 1-6+7 ou selon arme +7 |
Attaques spéciales Coup de tête |
Défenses spéciales Néant |
Résistance magique 10% |
Taille G (2m70 de haut) |
Moral Élite (14) |
Valeur en PX 270 |

Les giffs sont une race de mercenaires hippopotames extrêmement musclés. Ils sont civilisé en cela qu’ils utilisent les bases de la spatiomancie, mais aucun n’utilise la magie. Au lieu de cela, ils louent leurs services à divers groupes à travers l’univers connu, comme mercenaires, gardes du corps, hommes de mains et casseurs en général. Ils sont plutôt bons dans ces domaines.
Un giff est un humanoïde doté de jambes courtaudes et cylindriques, d’un torse humanoïde épais, de deux bras et de doigts. Son poitrail est large et supporte une tête sans cou qui ressemble à celle d’un hippopotame. Sa couleur de peau peut varier du noir au doré en passant par le gris, et nombre de ces créatures s’ornent le corps de multiples tatouages en souvenir de leurs victoires passées. Les giffs parlent leur propre langue et le commun.
COMBAT : Les giffs sont des créatures à l’esprit très militaire, qui s’organisent en escadrons, peloton, compagnies et autres corps d’armée. Le nombre de giffs constituant un régiment dépend de la saison, de la situation et du danger estimé. Par exemple, un "peloton" chargé de protéger une maison de jeu peut très bien ne comprendre que deux individus, tandis qu’un autre ayant pour mission d’envahir une forteresse illithid pourra rassembler plus d’une centaine de soldats.
Ces créatures sont très fières de leurs compétences martiales, et chacune transporte en permanence un grand nombre d’épées, dagues, masses d’armes et autres pour régler leurs comptes à d’éventuels fauteurs de troubles. En termes giffs, un fauteur de trouble est un non-giff dont le chef lui dit qu’il est un fauteur de troubles. Les giffs collectionnent les armes, accumulant des exemplaires provenant d’une cinquantaine de mondes et étant capable d’en citer l’origine, l’objectif, ainsi même que ce qu’elles ont tué le plus récemment.
Mais les giffs ont d’abord et avant tout une grande passion pour les armes à fumée. Cet amour des explosifs sert d’avertissement aux autres races. Chacun a ainsi 20 % de chances de posséder une arquebuse (ou, plus rarement, un pistolet à rouet), et suffisamment de poudre pour tirer 2-8 balles. Les risques d’explosion inhérents à une telle arme ne les dérangent en rien (les pertes occasionnelles sont normales, après tout) – par contre, ils adorent le bruit, la flamme et les dégâts que génèrent ces armes.
Même désarmés, ces êtres restent dangereux. En effet, ils sont aussi forts que des géants des collines (+7 aux dégâts). Ils adorent se mêler aux rixes pour le plaisir et n’hésitent pas à s’en prendre aux deux camps en présence pour bien montrer qui est le plus fort. Un combattant ne doit pointer son arme sur un giff que dans les circonstances les plus exceptionnelles. Une fois qu’une arme est sortie de son fourreau, le giff considère qu’il n’y a plus de restrictions – il s’agit désormais d’un combat à mort.
Un giff désarmé utilise le coup de tête pour attaquer. Le sommet du crâne et du museau des giffs est protégé par d’épaisses plaques de chitine, suffisamment flexibles pour leur permettre une certaine liberté de mouvement, mais assez dures pour servir de casque naturel. Les giffs peuvent également délivrer des coups de tête infligeant 2-12 points de dégât.
Ces créatures se considèrent comme de parfaits mercenaires, et se fabriquent donc des armures décorées avec le plus grand soin, qui leur fournissent une CA 2. Cela inclut un casque intégral ciselé de manières à représenter d’autres monstres, ou encore une cuirasse ornée de plaques d’ivoire ou d’os. Inutile de préciser que la réparation d’armures est l’un de leurs passe-temps favoris.
Pour finir, les giffs possèdent une certaine résistance naturelle à la magie. Ils sont d’ailleurs extrêmement méfiants de tout ce qui y est, de près ou de loin, apparenté, et n’acceptent les timons de spatiomancie qu’avec une profonde appréhension depuis qu’ils en ont besoin pour se jeter dans la bataille.
HABITAT/SOCIÉTÉ : Les giffs sont heureux parmi leur propre race – ils considèrent les races les plus répandues de la même façon que les géants traitent et plaignent la fragilité des race plus petites. Contrairement aux dracons, ils ne souffrent d’aucune pénalité lorsqu’ils sont séparés de leurs compagnons, ils préfèrent seulement la compagnie de leur propre espèce. Hors de leurs pelotons, les giffs sont heureux au sein de toute organisation militaire dotée d’une solide chaîne de commandement.
Chaque giff, mâle, femelle et enfant, dispose d’un rang bien précis au sein de la société, et le fait d’en changer est un honneur qui ne peut lui être conféré que par un supérieur. Chacun de ces rangs est divisé en sous-rangs, eux-mêmes décomposés en marques et insignes de couleurs. Les gradés donnent les ordres et les autres obéissent. La validité des directives n’a en soi pas la moindre importance, même si elles sont suicidaires – la raison d’être des giffs est d’abord et avant tout d’obéir. Une devise a ainsi presque valeur de religion pour ces mercenaires : au sein de l’univers, chaque chose, chaque être a une place et un but, et celui des giffs est d’obéir aux ordres donnés. Et cela les rend très heureux.
Les pelotons giffs peuvent être loués par ceux qui recherchent des muscles. Les Arcanes font peu de commerce avec eux, les entrepreneurs locaux effectuant souvent cette tâche. Ceux-ci étudient les employeurs potentiels par rapport à leur capacité à payer, puis font les recommandations aux chefs giffs. Les chefs, en retour, considèrent le danger de la tâche et dans quelle mesure elle leur permettra de s’améliorer.
Ces mercenaires se font souvent payer en poudre à fumée, bien qu’ils acceptent fréquemment d’autres armes ou armures. Tout fonctionne selon un système de troc, mais il faut s’attendre à payer 7 charges de poudre à fumée si l’on veut engager un giff pour 1 semaine (1 charge par jour).
À bord d’un vaisseau, les giffs ont leurs propres quartiers dont ils auront besoin pour apporter leurs grandes armes. Ils préfèrent les cracheurs de feu grégeois et les bombardes pour le travail au sol, et brûleront joyeusement leurs adversaires, sans prendre en compte la situation tactique.
Les giffs ont besoin des vaisseaux d’autres races car ils n’ont aucune capacité spatiomantique eux-mêmes – ils sont magiquement inertes au point que même les timons-en-chaîne des flagelleurs mentaux n’ont aucun effet sur eux. Les timons-vampires sont considérés comme une "façon de mourir digne d’un magicien" (insulte giff). Les giffs échangent leur services contre le transport et les armes – spécialement la poudre à fumée.
Les pelotons giffs sont constitués d’individus des deux sexes, les femelles combattant avec autant d’efficacité que les mâles. Les petits sont élevés avec tendresse jusqu’au jour où ils sont assez grands pour survivre à l’explosion d’une arquebuse, à la suite de quoi ils sont intégrés au peloton.
Malgré leur apparence quelque peu ridicule et leur lubie des armes, ce sont de redoutables adversaires. Ils refusent toutefois de combattre leurs congénères. S’ils se retrouvent dans une telle situation sur le champ de bataille, les deux groupes se retirent pendant un ou plusieurs jours pour échanger quelques verres et voir lequel peut s’enorgueillir d’avoir l’individu le plus gradé. Il y a ainsi 10 % de chances que l’un des deux régiments passe dans l’autre camp. Mais dans la majorité des cas, les deux contingents donnent leur démission et vont chercher du travail ailleurs.
ÉCOLOGIE : Comme les dracons, on suppose que les giffs ont évolué sur un monde en particulier, qui n’avait pas eu la chance d’avoir une grande variété d’espèces intelligentes telles que les elfes, les nains, les humains et les tyrannœils. Les sages désignent les giffs comme un exemple de ce qui se produit lorsqu’une seule espèce sensible est découverte sur une planète.
Le monde natal des giffs est une légende, étant donné qu’aucun giff vivant ne l’a jamais vu. Certaines histoires relatent qu’il fut détruit par les giffs eux-mêmes, qui furent sauvés par les Arcanes. D’autres prétendent que les giffs ont vendus leur planète et leurs vies aux Arcanes en échange de timons spatiomantiques qu’ils ne pouvaient même pas utiliser. D’autres encore racontent qu’elle se trouve juste au-delà de la portée de leurs vaisseaux, dans un monde où de telles races guerrières sont courantes, les perdants étant exilés vers les mondes connus.
Quelle que soit la vérité, les giffs décrivent leur monde natal en termes légendaires – une épaisse jungle verdoyante parsemée de marais, de palétuviers et de plantes à fruits. Les montagnes, rares, sont riches en métaux, en caches d’armes et en poudre à fumée.
Les giffs ont une parfaite égalité des sexes tant au combat que sur l’éducation des enfants. Ces créatures ont une espérance de vie d’environ 70 ans, mais le passage des ans n’est pas tendre avec elles. Au fur et à mesure qu’elles vieillissent et voient leurs réflexes diminuer, elles sont prises du désir de montrer qu’elles sont encore jeunes, le plus souvent au combat. Ce qui explique que très peu d’entre elles meurent de mort naturelle.

