
Lion de mer
Climat/Terrain Eau salée (à proximité de la côte) |
Fréquence Peu commun |
Organisation Meute |
Cycle actif Diurne |
Régime Carnivore |
Intelligence Partielle (2-4) |
Trésor B |
Alignement Neutre |
Nombre 3-12 |
Classe d'Armure 5/3 |
Déplacement Ng 18 |
Dés de Vie 6 |
TACO 15 |
Nb d'attaques 3 |
Dégâts/Attaque 1-6/1-6/2-12 |
Attaques spéciales Lacération |
Défenses spéciales Aucune |
Résistance magique Aucune |
Taille G (4,50 m de long, queue comprise) |
Moral Stable (12) |
Valeur en PX 420 |

Les lions de mer sont des créatures impressionnantes, mi-lion, mi-poisson.
COMBAT : le lion de mer est un monstre féroce avec lequel il est extrêmement difficile de s’entendre. Doté d’un instinct de territoire très développé, il s’attaque généralement à toutes les créatures qui pénètrent dans son domaine, et ce, quelle que soit leur taille. Ses crocs et ses griffes lui permettent de se battre au moins aussi bien que le requin, qui est d’ailleurs son ennemi juré. Il est incapable de répartir ses attaques entre plusieurs adversaires et doit donc toutes les porter contre la même créature. Si ses deux pattes touchent, il lacère sa victime et la plaque contre son poitrail (si elle n’a pas déjà attaqué au cours de ce round, la créature traitée de la sorte est incapable de le faire à moins de réussir un jet d’enfoncer, qui lui permet de se libérer de l’étreinte du lion de mer). La morsure qui suit bénéficie alors d’un bonus de +4 pour toucher et inflige des dégâts doublés si elle porte.
La tête de ce monstre est CA 5, tandis que le reste de son corps est couvert d’écailles qui lui confèrent une CA 3.
Les lions de mer sont extrêmement difficiles à dresser, mais si l’on y parvient, ils constituent les meilleures (et sans doute les plus puissantes) montures aquatiques qui soient. Ils sont très utiles comme sentinelles ou animaux de chasse, car leur rugissement se propage à 10 milles marins sous l’eau (plus de 18 km), ce qui laisse amplement le temps de se préparer au combat ou d’envoyer des renforts. Les lions de mer ne nagent toutefois pas avec autant de facilité que les chevaux marins (si les créatures aquatiques bénéficiaient d’une classe de manoeuvrabilité, eux ne seraient que CM B).
HABITAT/SOCIÉTÉ : chevaux marins et lions de mer ne se croisent presque jamais, vu que les premiers résident dans les grands fonds alors que les seconds ne s’éloignent jamais de la côte. Cette différence s’explique principalement par le régime alimentaire de chacun. Les chevaux marins mangent du plancton, tandis que les lions de mer ont besoin de viande, sous n’importe quelle forme (poisson, dinosaure ou même tête de bétail qui se serait un peu trop approchée de l’eau). Les lions de mer n’ont pas peur de la terre ferme et il est déjà arrivé qu’ils se halent sur le sable sur quelques dizaines de mètres pour aller chercher leur repas. Ce type d’incursion sur terre ferme est certes extrêmement rare, mais le seul fait de savoir qu’un lion de mer rôde dans la région inquiète généralement bien plus les humains que lorsqu’on les prévient de la présence de requins. Mais il est vrai que ces créatures restent une menace assez mineure dans un monde où existent krakens, dinosaures et autres vampires.
Les lions de mer constituent des meutes, que l’on appellerait des troupes s’il s’agissait de lions terrestres. Le chef est le plus fort du lot (il a souvent le maximum de points de vie possible). Les individus des deux sexes chassent et s’occupent des petits, mais les mâles sont de meilleurs chasseurs, ce qui les différencie des lions de la savane.
Même si ces créatures se rendent rarement quelque part dans un but bien précis, il arrive qu’elles se rassemblent pour aller aider leurs congénères en difficulté (le plus souvent, cela se produit quand elles se trouvent assez près pour entendre les appels au secours des lions de mer menacés). Mais l’instinct de territoire reprend ses droits dès le combat terminé, et il est rare que le chef de la meute local partage le butin (la viande) avec les visiteurs qui lui ont apporté leur aide. Bien souvent, une lutte s’ensuit alors entre les deux chefs. Si le local l’emporte, les autres repartent sans rien manger. Si c’est l’autre chef qui s’impose, ses congénères et lui-même restent juste assez longtemps pour dévorer les meilleurs morceaux puis s’en retournent chez eux. Quant au chef qui a été vaincu et affaibli devant les siens, il survit rarement assez longtemps pour prendre, lui aussi, part au festin.
ÉCOLOGIE : les lions de mer haïssent les requins et ne comptent pas leurs efforts pour les traquer. Pourtant, ils semblent incapables de dévorer leurs ennemis jurés et laissent les carcasses sur place, aussi est-il difficile d’expliquer pourquoi cette rivalité existe. Certains sages affirment qu’elle découle d’un conflit entre les divinités mineures du monde naturel, mais sans doute serait-il plus juste de dire que ces deux prédateurs se disputent tout simplement le contrôle des océans.
Le lion de mer peut subsister à l’air libre pendant 24 heures avant que ses branchies ne s’assèchent et deviennent incapables d’assimiler l’oxygène contenu dans l’eau retenue par leurs écailles étanches. S’il peut constamment absorber de l’eau par la bouche, il lui est possible de survivre pendant 1 semaine entière avant qu’il devienne malade et meure de faim. En théorie, on peut le faire vivre en captivité, mais cela implique de l’enfermer dans un espace restreint. Un tel traitement a tôt fait de l’affecter psychologiquement, et ce fier animal finit par se laisser mourir à petit feu.

