
Penanggalan
Fréquence Rare |
Nombre 1 |
Classe d'Armure Normalement 10 ; tête et entrailles détachées 8 |
Déplacement Comme une femme normale ; tête et entrailles détachées 36 m/(CM:D) |
Dés de Vie Corps variable ; tête et entrailles détachées 4 |
Pourcentage d'être au gîte Voir ci-dessous |
Trésor Aucun |
Nb d'attaques 1 |
Dégâts/Attaque 1-6 ou par arme |
Attaques spéciales Absorption de sang |
Défenses spéciales Voir ci-dessous |
Résistance magique Voir ci-dessous |
Intelligence Moyenne |
Alignement Loyal Mauvais |
Taille M |
Capacités Psy Sans |
Modes d'Attaque/Défense Aucun |
Valeur en PX Variable, mais au minimum V / 290+5/pv |

Cette abominable créature, mort-vivant vampirien femelle au pouvoir redoutable et à l’apparence écœurante, revêt en journée les traits d’une humaine séduisante, exerçant n’importe quelle classe de personnage. Son apparence est identique à la femme qu’elle était avant sa mort. Elle se battra avec les mêmes aptitudes que de son vivant, en conservant, si elle en était pourvue, ses sorts, ses talents de voleuse ou tout autre pouvoir. Elle utilisera l’arme (ou à minima le type d’arme) qu’elle préférait alors. Son corps encaissera autant de dégâts qu’il le pouvait (en pleine santé) avant sa mort et elle combattra à son ancien niveau d’expérience. Cependant, la tête ne détiendra 4 DV de dégâts ce qui exigera un décompte séparé des blessures qui y sont portées.
Exception : si la penanggalan était clerc avant sa mort, elle sera incapable, quel que soit son alignement d’origine, d’utiliser les sorts du bien sous sa nouvelle forme et devra limiter son choix de sorts à ceux aux effets funestes.
Un sort de perception des alignements jeté sur la créature sous forme humaine révèlera celui qu’elle suivait de son vivant ; toutefois en tant que mort-vivant, la créature agira conformément à l’alignement loyal mauvais.
Sous cette forme la penanggalan est insensible aux symboles sacrés/maudits, et ne peut être ni repoussée ni détruite. Comme les autres morts-vivants, elle est également immunisée (sous ses deux formes) à toutes les magies destinées à contrôler l’esprit ou le corps.
Sous aspect humain, la penanggalan recherchera l’amitié des groupes de voyageurs sans méfiance et tentera de se joindre à eux. Elle s’avèrera extrêmement utile, ayant acquis pendant toutes ses années de non-vie une connaissance considérable des souterrains dans lequel elle erre ; elle pourra guider les aventuriers vers les trésors et les prévenir des dangers potentiels. Naturellement, elle fournira une raison plausible légitimant ces connaissances et commettra parfois des « erreurs délibérées », ou feindra l’ignorance à propos de zones qu’elle connaît, dans le but de ne pas éveiller les soupçons du groupe (dont les membres deviendraient naturellement méfiants si leur nouveau compagnon affichait une quasi-omniscience). Après avoir intégré un groupe d’aventuriers, la penanggalan restera avec eux, même si elle doit les accompagner hors des souterrains. Cependant, elle ne campera jamais la nuit avec le groupe, ni dans les souterrains, ni en les rejoignant dans la sécurité supposée du monde du dessus, fournissant toujours un alibi pour être ailleurs.
La nuit venue, la penanggalan adopte sa vraie forme mort-vivante. Sa tête et ses organes internes se détachent du corps, s’élevant verticalement de l’abdomen, et s’envolent à la recherche d’une proie humaine, pour se repaître de sang frais. Pour cette raison, elle retournera toujours à l’un de ses repaires secrets avant la tombée de la nuit (une même penanggalan peut disposer jusqu’à six cachettes identiques réparties dans le complexe souterrain). Elle apprécie particulièrement le sang des jeunes enfants et des femmes enceintes, mais en l’absence de telles victimes elle choisira le membre du groupe qui semble être le plus vulnérable à l’hypnose, préférant les femmes aux hommes. Elle n’attaquera que des humains, et même les races demi-humaines.
Tout témoin infortuné de la scène durant laquelle la tête et les entrailles de la penanggalan se détachent du reste du corps doit réussir un jet de protection contre la magie ou mourir immédiatement. S’il survit, il est considéré comme la cible d’un sort de débilité.
La tête et les viscères « s’envoleront » à la recherche d’une proie ; une fois celle-ci repérée, la tête tentera d’hypnotiser la victime qui doit réussir un jet de protection contre la magie à -3 ou tomber sous le contrôle total de la créature pendant le temps nécessaire à se nourrir. Elle pratiquera deux petites incisions dans la gorge de la victime et se gavera de sang la nuit durant. Pour chaque nuit de vampirisation, la victime perdra 1-6 points de vie, un point de force et un point de constitution. La penanggalan élira de préférence la même victime chaque nuit, et poursuivra ses visites et ses repas nuit après nuit jusqu’à que mort s’ensuive.
Si la victime survit à la nuit, elle ne se souviendra pas des évènements, hormis par bribes, comme lors d’un rêve évanescent. Si, pour toute raison, elle s’affranchit des assauts ultérieurs de la penanggalan, elle continuera à perdre un point de vie par nuit jusqu’à ce qu’elle meure, ou qu’elle bénéficie d’une dissipation du Mal. Notez que les points de vie drainés par la penanggalan ne peuvent pas être rendus par les moyens magiques tels que les sorts de guérison de blessures (ce sont en réalité les points de vie maximum de la victime qui sont drainés). De tels sorts ne prendront effet pour les points perdus qu’après le bénéfice d’une dissipation du Mal, et même les sorts puissants tel que restauration n’auront aucun effet. De même, les points de force et de constitution perdus ne peuvent pas être récupérés tant que la dissipation du Mal n’a pas eu lieu. Une fois ce sort lancé, les points de vie sont récupérés au rythme d’un par jour, et les points de force et de constitution au rythme d’un par semaine.
Même après la première occurrence où la victime est soumise à la penanggalan, la créature devra à nouveau l’hypnotiser la nuit suivante avant de pouvoir se nourrir. Cependant le jet de protection deviendra progressivement plus difficile : -4 à la deuxième interaction, -5 à la troisième et ainsi de suite. L’interruption de ce processus sur une ou plusieurs nuits successives mettra fin à cette progression ; le malus au jet de protection retombera à -3 si la penanggalan fait une nouvelle tentative après une absence d’une ou plusieurs nuits.
Si une victime visée réussit son jet de protection contre la tentative d’hypnose, la penanggalan ne pourra plus du tout exercer son influence sur elle et la fuira, apeurée, avant de chercher une autre proie. De plus, cette personne sera immunisée aux tentatives futures de cette penanggalan, et sera capable de reconnaître la nature de toute créature similaire quel que soit son aspect. Elle continuera néanmoins à perdre ses points de vie au rythme d’un par nuit, comme décrit ci-dessus, si la créature s’est nourrie de son sang au moins une fois.
Il est à noter que la victime est « endormie » durant toutes les visites de la penanggalan. Elle ne verra jamais réellement la créature, même si elle réussit son jet de protection contre l’hypnose. La créature n’attaquera jamais une victime éveillée. Si quelqu’un est amené à voir la tête et les entrailles détachés du corps (par exemple, si la victime désignée se réveille avant que la créature n’ait pu l’hypnotiser), il doit réussir un jet de protection contre la peur ou fuir en proie à une terreur abjecte. Sous cette forme toutefois, la créature peut être repoussée ou dissipée par un clerc ; traitez-là comme une âme-en-peine sur la table des clercs pour repousser les morts-vivants. Si la tête et les entrailles sont repoussés, ils retourneront au repaire et n’auront plus d’activité pour cette nuit ; s’ils sont dissipés (résultat D sur la table) ils seront détruits et le corps pourrira (voir ci-dessous). Un symbole sacré fermement brandi fera reculer la tête et les viscères, sans pour autant leur causer le moindre mal.
Quand une penanggalan tue un homme, ce dernier reste sans vie, et toute tentative de rappel à la vie confère une probabilité réduite de moitié pour survivre au choc métabolique. Si le rappel échoue, aucune tentative ultérieure ne pourra réussir. Si la victime est une femme, celle-ci se relèvera de sa tombe trois jours plus tard, sous forme de penanggalan (sans être contrôlée par la créature qui l’a engendrée). Les tentatives de rappel à la vie durant cette période de trois jours s’effectuent avec une probabilité de survie au choc métabolique réduite de moitié, et un échec signifie qu’aucune tentative ultérieure ne pourra réussir (le processus de transformation en penanggalan étant devenu inexorable).

Cependant, après un rappel à la vie réussi, la victime récupère son état normal (avec tous ses points de vie et ses scores de force et de constitution rétablis au maximum) après deux mois de repos et de récupération ; de plus cette victime sera immunisée aux attaques ultérieures de toute penanggalan, et sera capable de reconnaître leur nature.
Après que la tête et les entrailles de la penanggalan aient abandonné le corps dans le repaire, les organes internes gonflent, que la créature se nourrisse ou non ; et ne peuvent pas reprendre leur place dans l’abdomen tant qu’ils n’ont pas été trempés dans du vinaigre pendant une heure, ce qui leur rend leur taille normale. Pour cette raison, la créature conservera toujours un grand récipient rempli de vinaigre dissimulé dans chacun de ses repaires ; l’antre d’une penanggalan est souvent repérable par l’odeur caractéristique qui en émane.
Si un rayon de soleil frappe la tête et les entrailles de la créature pendant qu’elles sont détachées du corps, la tête sera paralysée et tombera sans défense au sol jusqu’à la tombée de la nuit. Aussi, la créature cherchera toujours à réunir la tête et le corps avant le chant du coq. Dans tous les cas, s’ils ne sont pas réunis dans les sept heures qui suivent la séparation initiale, la tête et le corps commenceront à se décomposer et la force vitale maléfique qui anime la créature sera forcée de retourner dans les Enfers. Ainsi, la destruction du corps ou de la tête est un moyen sûr de détruire la créature elle-même.
Quand elle est séparée du corps, la tête peut encaisser 4 DV de dégâts.
Sous une forme ou l’autre, la créature subit des dégâts normaux en provenance des armes. Si elle se trouve désarmée et sous forme humaine, elle peut mordre en infligeant 1-6 points de dégâts, mais elle évitera d’attaquer de cette manière, par crainte de révéler sa vraie nature.
Quand ils sont détachés du corps, les organes internes suintent en permanence un mélange infect et hautement volatile de sang et de sucs digestifs qui causent 1-4 points de dégâts à la chair exposée (qui se couvre de plaies suppurantes et d’éruptions douloureuses). Cet horrible liquide s’évapore au contact de l’air en un round.
Pour les règles du combat aérien, la penanggalan a une classe de manœuvrabilité D.

