Zothike a écrit : ↑Lun 7 Oct 2024 13:34
Mais du coup cela amène une autre question : les sorts comme compréhension des langages, si c'est une traduction littérale, qu'en est-il des mots qui n'existent plus ?
Est-ce que le sort traduit phonétiquement tel quel le mot en question, et donc le lanceur de sort devra faire des recherches ?
Pour moi, la magie indique simplement qu'il y a un mot que le personnage de connaît pas/ne sait pas traduire. En fonction de ta campagne, tu peux en donner une version phonétique plus ou moins approximative, un peu comme si tu lisais un livre avec un mot que tu ne connais pas: tu peut te faire une idée de sa prononciation (qui peut être incorrecte) et identifier lorsque ce mot se répète, mais tu ne sais pas exactement ce qu'il recouvre même si tu peux te faire une idée plus ou moins vague selon les textes.
Zothike a écrit : ↑Lun 7 Oct 2024 13:34
Et pour les styles grammaticaux et tournures de phrases étranges, des notions culturelles spécifiques, les litotes, sarcasmes, qui seraient explicites pour un lecteur du moment, idem ?
À mon avis, la magie les retranscrit, à moins que le texte ne soit volontairement ambigu.
Zothike a écrit : ↑Lun 7 Oct 2024 13:34
Pareillement, autant je veux bien croire que faire de "l'elfe > commun" ou du "commun > elfe" soit relativement accessible, même si les écarts culturels sont importants, quid de l'utilisation du sort pour faire du "Grande race de Yith > commun" ?
L'Illithiade, p.56, évoque la difficulté des autres races à
lire l'écriture des Illithids parce qu'elle demande de mélanger 4 phrases simultanées pour être parfaitement comprise. Je pense néanmoins personnellement que la magie aplanit ce problème.
Bien sûr, certaines phrases peuvent rester incompréhensibles (culturellement parlant): en Inde, on ne mange pas de vache, pour des questions religieuses (culturelles, donc), ce qui peut sembler étrange à un européen. À l'inverse, on ne mange pas d'insecte en Europe, ce qui peut sembler étrange à une personne d'un autre continent qui en mangerait quotidiennement. La magie traduit le sens mais n'explique pas le contexte.
Par ailleurs, rien ne t'interdit de donner au lanceur de sort une grosse migraine voire des cauchemars pour être entré "dans la tête d'un truc insondable, maléfique et ancien".
Zothike a écrit : ↑Lun 7 Oct 2024 13:34
Sinon, pour les races à grande longévité comme les elfes et les nains, et la plus forte stabilité de la langue, je suis en désaccord.
L'évolution permanente d'une langue est due à la richesse de l'activité culturelle, et comme ce ne sont pas des races de demeurés, je ne vois pas pourquoi ce serait différent.
Ce n'est pas une question d'intelligence mais de nécessité, à mes yeux.
Je vais donner dans le cliché mais, si tu penses à tes parents, tu trouveras certainement des exemples de concepts et de mots qu'ils n'ont jamais vraiment compris ou adoptés. (Pense par exemple aux Guignol et à Chirac avec son "mulot"...)
Mon impression est que les gens ont du mal à intégrer des éléments nouveaux qui ne seraient pas présents dans leur quotidien. Et quand bien même, certains continuent à tout ramener à ce qu'ils connaissaient avant, quitte à simplifier ou perdre en nuance. Par exemple, combien de personnes parlaient encore en "anciens francs" après le passage à l'Euro?! Beaucoup, surtout parmi les personnes âgées.
Maintenant, si on rapporte ça à une race dont l'espérance de vie est 4 ou 8 fois supérieure, je pense que certains changements prennent bien plus longtemps.
Alors, oui, la science et la mode (entre autres) vont évoluer, ce qui va conduire à la création/l'adoption de nouveaux mots. Mais la grande majorité des mots n'évoluera guère, parce qu'il restera plus longtemps des gens pour les prononcer/écrire "à l'ancienne" ce qui, AMHA, ralentira d'autant leur transformation.
Zothike a écrit : ↑Lun 7 Oct 2024 13:34
En plus, comme pour le français, il y a des emprunts à l'anglais, à l'arabe, etc. je ne vois pas pourquoi les différentes races de D&D pareillement ne feraient pas de multiples emprunts aux autres langues.
Ton dernier paragraphe peut fournir un début de réponse: une société isolationniste aura un langage plus stable, dans le sens où moins de mots étrangers y feront leur apparition.