Arkhan a écrit :C'est vrai que ça dépend des enfants, ma fille est une guerrière Naine qui dessoude les Gobelins depuis l'âge de 7 ans (elle en a 9), elle joue à "Zombies" de Steve Jackson, elle adhère totalement au concept d'héroic-fantasy et s'amuse des monstres. Tiens, elle a suivi son grand-frère pour aller voir Warcraft au cinéma cette année.
Je rebondis ici sur un message dans un autre post de discussion, concernant le caractère trop "graphique" (comme disent les americains*) ou pas des monstres des D&D et du risque de cauchemars induits chez les plus petits.
Je pense qu'un des avantages du JDR , en tant qu'activité "orale" , en comparaison avec le cinéma, la TV ou les jeux vidéos, c'est précisément qu'il n'est
pas graphique (si vous m'excusez cette lapalisasde), et que -à moins que le MD rentre dans des descriptions spécialement détaillées et complaisantes, les petits n'imagineront rien de plus terrible que ce qu'ils imaginent déjà.
Porphyrion , 7 ans, est parfaitement OK avec la mort sur les champs de bataille (nous faisons parfois des mini-wargames), mais ceci reste pour lui limité à une figurine que l'on retire du plateau, pas à des plaies sanglantes et autres mutilations.
Je n’aurais pas de problème à lui évoquer des "zombis" au cours d'une partie, dans la mesure ou sa conception des zombies ressemble plus à ceci :
qu'à cela :
Autrement dit, l'évocation de morts vivants et de cadavres rampants au cours d'un JDR n'est -pas forcement- un problème avec les enfants. Cela ne veut pas dire que je les laisserais regarder
The Walking Dead avec leurs parents.
Les monstres sont avant tout des antagonistes et des ressorts narratifs. Leur présence (voire leur description) ne sont pas forcément traumatisants pour les enfants, dans la mesure où ils sont avant tout un obstacle a surmonter (et tant pis si les premieres parties seront un peu trop "tranchons et taillons"). IL faudra par contre veiller à ne pas rentrer trop en détail dans les ramifications que l’existence d'un monstre peut avoir.
Un monstre avec des grandes dents et un tuxedo noir qui se dresse devant les PJ de son cercueil au coin d'un donjon en clamant
"Che veux boirre votrre saaaang!" ne sera pas forcement cause de cauchemars ce soir là.
Si par contre votre scenario est entierement construit sur la menace constante que le vampire constitue pour le village , sur sa capacité à s'introduire dans les maisons la nuit pour boire le sang des victimes endormies dans leur lit , alors là ...
Comme le disait Chesterton (paraphrasé par Neil Gaiman) :
“Fairy tales do not tell children the dragons exist. Children already know that dragons exist. Fairy tales tell children the dragons can be killed.”
"Les contes de fée ne disent pas aux enfants que les dragons existent. Cela, les enfants le savent déjà. Les contes de fée disent aux enfants que les dragons peuvent être tués."
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*En anglais : "graphic violence", "graphic sex" et par raccourci "graphic" tout court désigne une description réaliste et détaillée de la violence ou autre dans une oeuvre