Livre 12 - Chapitre 5 – L’académie de magie (fin) – L’académie de la voie (1 jour) (21/03/2026)
Publié : Dim 26 Avr 2026 16:01
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Chapitre 5 – L’académie de magie (fin) – L’académie de la voie (1 jour) (21/03/2026)Les bruits de combat résonnaient dans la grande pièce et étaient parfaitement audibles de dehors. Assis sur les marches de pierre, ils attendaient. Ça sera rapide, avait proclamé Dommick le nécromancien. Mais le temps passait et il y avait toujours des coups qui étaient échangés.
Vingt minutes, ils attendirent vingt minutes avant que le silence ne les tire de leur torpeur.
Dommick : « C’était plus long que ce que je pensais, allons voir. »
Qu’elle ne fut pas leur surprise en voyant qu’il y avait huit corps par terre, au milieu d’armes brisées et de statues cassées. Mais qu’il restait trois statues qui avaient repris leurs places.
Alâa : « C’est la magie qui a triomphé. »
Dommick : « Incroyable ! Bon, je vais réanimer en zombies les légionnaires des ténèbres, ils seront moins forts mais ça servira toujours à les occuper. Gubb’rach, appelle ceux qui sont restés dehors et demande-leur d’attaquer au corps à corps quand les statues vont se mettre à bouger. Tobi, tu pourras aller à la porte pour réveiller les statues ? »
Tobi : « D’accord, mais je ne reste pas pendant le combat. »
Shynereel : « Attendez, je récupère mes flèches d’abord. »
Ce qui fut dit, fut fait. Après que l’elfe eut récupéré ses flèches perdues au début du combat, les cinq derniers déchus rejoignirent les corps réanimés de leurs anciens condisciples. Il ne restait plus qu’à réveiller et attirer les trois dernières statues et ce fut Tobi qui se prêta à la chose.
Puis le combat reprit, mais ce coup-ci Dommick participa plus activement pendant que les autres regardaient. Il lançait des flèches acides sur les créatures et finit par en toucher d’abord une, puis une seconde. Pour finir, il lança une boule de feu, faisant fi des morts-vivants. Il la lança en plein sur la dernière représentante encore en état de se battre, ce qui détruisit instantanément les zombis, un des déchus ainsi que la statue qui chuta au sol brisée.
Sous l’effet de l’explosion, la porte en bronze fut expulsée de ses gonds et fut projetée dans la pièce qu’elle défendait.
Tobi se précipita à l’intérieur pour récupérer le livre, suivi par Dommick.
C’était bien un livre de magie, mais de la magie préservatrice, à laquelle Dommick ne comprenait rien.
Dommick : « C’est pour toi Alâa, de la magie préservatrice. »
Alâa : « Merci, le livre est assez gros quand même, je verrai ça tranquillement ce soir. Que faisons-nous maintenant ? »
Dommick : « Si nous laissions les légionnaires survivants en faction ici ? »
Gubbr’ach : « Oui, je vais leur donner cet ordre. »
Tobi : « On devrait sortir de la ville pour aller se reposer au bivouac, demain on reviendra pour voir cette académie de la voie. »
Ils quittèrent donc le bâtiment de l’ancienne académie de magie préservatrice de Bodach, puis la ville elle-même pour aller rejoindre leur bivouac.
Dans la nuit, Alâa avait créé plusieurs litres d’eau pour remplacer celle qui avait été consommée la veille et le matin elle soigna Tobi qui avait été blessé plusieurs fois depuis le début de leur arrivée dans la cité maudite.
Après ça, ils partirent tous pour chercher le dernier endroit qu’il n’avait pas visité, l’académie de la voie, là où la maîtrise psionique des temps anciens était la plus puissante, un savoir oublié de nos jours.
C’était un ensemble de trois bâtiments, en relativement bon état. Ils étaient disposés en U inversé autour d’une place au milieu de laquelle se trouvait une ancienne vasque de calcaire vide, mais sale. Les bâtiments avaient tous une sorte de patio à colonnade. Ceux de droite et de gauche, qui devaient être des bâtiments secondaires, avaient juste une seule rangée de colonnes à l’entrée. À l’intérieur, une seule grande pièce, vide bien sûr.
De l’autre côté de la cour se trouvait le bâtiment principal, il y avait trois rangées de colonnes sur le patio, avant de pouvoir entrer à l’intérieur du bâtiment. Devant celui-ci il y avait deux statues d’homme chauve en train de méditer assis en tailleur.
À l’intérieur il y avait une première pièce avec 3 portes, chacune dans une autre direction. Le bâtiment était assez éclairé par des fenêtres. En face de l’entrée, juste après la première salle, y en avait une seconde avec un globe d’obsidienne rouge d’environ un mètre de diamètre posé sur le sol au milieu de la pièce .
Fait remarquable, les salles étaient toutes propres, aucune poussière ou déchet n’était visible au sol.
Dommick : « Magnifique cette sphère d’obsidienne ! »
Le groupe s’était approché suffisamment pour voir la sphère. Dommick s’approcha pour rentrer dans la pièce. Quand on le vit avoir un soubresaut, comme si quelque chose était entré en lui, il se retourna face au reste du groupe, ses yeux étaient soudain devenus deux braises rougeoyantes. Avec sa bouche, il avait un rictus maléfique, ce qui le rendait encore plus lugubre et fou qu’en temps normal.
Au même moment, Gubbr’ach, qui était face à l’entrée, fut soulevé dans les airs, comme si le puissant demi-géant de huit cents kilos ne pesait rien, et fut projeté dix mètres plus loin vers la statue devant l’entrée qu’il frappa violemment.
Alâa, voyant les yeux maléfiques qu’avait Dommick, sortit sa dague de son fourreau et récita la formule rituelle.
Alâa : « Par les pouvoirs de Ral et Guthay, créature maudite, sors de ce corps et recule. »
Maulder : « La sphère utilise la psionique, c’est de là qu’est venue la force qui a projeté Gubbr’ach.
Une ombre aux yeux rouges sortit du corps de Dommick, qui put reprendre ses esprits.
Tobi, pendant ce temps, voulut se jeter sur la sphère, il avait ses griffes de poings en position pour attaquer, mais quand il voulut entrer dans la pièce, il apparut sous ses pieds un cercle brillant et il passa à travers le sol.
Une seconde après, on entendit un bruit dans la cour et les cris de douleur de Tobi.
Maulder : « Il faut fuir d’ici ! Alâa, c’est trop dangereux, partons vite, il faut quitter l’enceinte de l’académie. »
Alâa : « Tous dehors, vite. »
Ils quittèrent tous la salle en courant, sortirent du bâtiment et récupérèrent d’abord Gubbr’ach qui était déjà debout et qui se massait la tête, continuèrent leur course dans la cour, où, en passant, ce dernier attrapa Tobi. Ce n’est que quand ils furent à une cinquantaine de mètres de la sphère que Maulder leur fit signe de s’arrêter.
Maulder : « Désintégration de la matière ! En plus de la télékinésie et de la psychotranslation. Cette sphère a des pouvoirs psioniques extrêmement puissants. »
Tobi : « Désinmachinchose, c’est quoi ça ? »
Bartab : « C’est ce qui fait que tout était propre dans le bâtiment, malgré les milliers d’années d’abandon. »
Dommick : « C’est la destruction pure et simple de la matière vivante ou inerte, ça peut faire disparaître une jambe, ou une tête et donc la mort quasi instantanée. »
Alâa : « Sans compter qu’il y a aussi un spectre, comme ceux que nous avions affrontés au palais de boue. Ce dernier a pris possession de Dommick et aurait peut-être pu nous lancer des sortilèges. »
Dommick : « Oui, je ne pouvais rien faire, pourtant je voyais et entendais tout. En tout cas il n’aimait pas les sorciers, ni les soldats, ni les vivants. »
Shynereel : « On ne pourrait pas détruire la sphère ? »
Alâa : « Je suppose que oui, l’obsidienne est sensible à la casse. Mais je vous rappelle que le Fléau et l’Écorcheur ont leurs lames faites dans une obsidienne rouge très dure. Du moins c’est comme ça qu’elles sont décrites. »
Dommick : « Oui, mais elles sont enchantées par la magie, alors que là c’est juste de l’énergie mentale qui, par un procédé inconnu de nos jours, a été mise dans une sphère d’obsidienne et qui est capable de réagir à son environnement. »
Mulder : « En effet, c’est la première fois que je vois ça ou que j’en entends parler. Mais bon je ne suis pas encore un maître de la voie et je ne connais pas tout. »
Gubbr’ach : « Je la casserai bien cette chose qui m’a projeté. »
Alâa : « Faudrait pouvoir s’en approcher sans qu’elle utilise ses pouvoirs. Je pourrai lancer une boule de feu ou un éclair à distance, mais je ne sais pas si ce serait suffisant pour la détruire et puis il y a les spectres, dans le poème il est dit qu’il y en a plusieurs. »
Shynereel : « Dans ce cas-là on devrait quitter la ville. »
Tobi : « Oui, on cherchait le Fléau et il a été détruit, maintenant il y a plus trop d’intérêt à rester, et puis j’aime pas tomber du ciel. »
Dommick : « En tout cas, l’Ankou nous a dit qu’il nous donnait rendez-vous à Bodach et on ne l’a pas vu. »
Tobi : « Oui, avec sa carriole rouillée, on l’aurait entendu. C’est quoi ces mensonges !»
Alâa souriait, elle avait tourné la tête vers la partie la plus éloignée de la ville, celle qui pataugeait dans la poussière pulvérulente, là où l’on pouvait voir cinq tours encore en bon état, qui étaient les bâtiments les plus grands de la ville. L'une était dédié à la déesse Ireya, on pouvait voir ses symboles, mais à cette distance. Les quatre étaient dédié à Tzath, le grand dieu de l'ancien temps, dieu du bien, pourvoyeur de pluie et père des déesse Ral et Guthay, on pouvait voir des symboles et des statues à son effigie.
Alâa : « Je suis sûr qu’il est là, il n’a juste pas le droit de nous apparaître. Il récupère les morts que nous fauchons car telle est sa mission. Je ne sais toujours pas s'il est un adepte de Tzath ou d'un autre dieu des anciens.»