Je t'en prie
Keyser Söze !
Et oui, grâce aux outils numériques la pratique du JdR a beaucoup évolué
Certains préfèrent rester sur table en refusant le progrès, ce qui est parfaitement acceptable, d'autres se lancent corps et âme dans la technique, ce qui est plus contestable, et d'autres encore s'adaptent en faisant les deux, ce qui est mon cas et celui de nombreux joueurs et DM.
Sache juste que pour les discussions que je lis régulièrement sur ce forum et sur les autres, il y a de nombreuses résistances, tout le monde n'est pas prêt à basculer vers le tout virtuel.
À juste titre ! Où se situe la frontière entre le JdR (jeu de rôle), expérience immersive et imaginaire, et le JV (jeu vidéo), distraction infinie où le cadre et les limites sont gérés par un algorithme et non une personne humaine ?
Difficile de répondre à cette question... des initiatives comme
Menyr laisse de nombreuses personnes qui ne sont pas prêtes à donner le récit à la machine sur les bancs de touche (comme moi, qui n'utilise les outils du numérique que pour ce qui est pénible et contraignant pour la mise en scène [réaliser une carte en trois heures au lieu de trois jours c'est une aide providentielle, car je peux consacrer le temps restant pour la scénaristique et le développement des PJ], mais refuse catégoriquement que le récit échappe au texte écrit il y a des années).
Quant à la référence à Wall-E, film d'animation que je n'ai pas vu mais dont on m'a parlé plusieurs fois, elle n'est pas forcément pertinente. La technologie n'est pas fautive. Au contraire. Elle permet de nombreuses possibilités d'améliorations et d'utilité pratique, mais évidemment il y a des abus... Il convient de rester vigilant pour éviter que, comme dans le film, nous ne finissions avachis et asservis par les images
Bref. J'ose croire que l'usage ou non de la technique est une question de responsabilité personnelle, car comme l'a si bien écrit Rabelais «
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. ».