Cadavre exquis sur le Discord du DDD

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Théodal
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Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par Théodal »

Bonjour, bonjour ! :D

Comme je l'avais indiqué dans mon précédent message il y a quelques mois, nous avons commencé un "cadavre exquis littéraire" sur le DDDDD (Discord Du Donjon Du Dragon). En réalité, ce n'est pas un cadavre exquis (qui se définit comme « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »)
Pour le coup, ce qu'on fait sur le DDDDD c'est un "roman à plusieurs mains" ou "roman collaboratif" puisque les participants sont invités à prendre connaissance des participations précédentes pour créer un récit cohérent.

Merci à @Tedehur, @Sigilwen, @Solstice, @Fantosia Chat-Murr, @Cristiania, @Feladen, X Æ A-12 ou encore Sacha (et bien-sûr moi-même) de s'être prêtés au jeu !

Bonne lecture !

Petite précision, les parties entre [crochets] figurent des rajouts de ma part pour faciliter la compréhension.

[Chapitre 1 : Il ne faut jamais se fier aux apparences]

Le vent. Le vent et sa morsure glaciale était la seule chose qui maintenait Philippe éveillé. Ça et le tintement assourdissant de ses chaînes s'entrechoquant dans une symphonie macabre.

« Pourquoi ? » Songea-t-il ?

Oui, pourquoi ? Pourquoi diable avait-il suivi ce groupe de jeunes aventuriers, lui qui, dans la force de l'âge, n'a que sa faux comme arme et son chapeau de paille comme protection. Qu'est ce qui a bien pu se passer dans sa petite tête pour qu'à la fin de cette soirée copieusement arrosée, il se dise que c'était une très bonne idée d'aller bouter les gnolls en dehors de leur caverne ? Aurait-il pu prévoir qu'il allait être utilisé comme appât ? Que les aventuriers allaient disparaître ? « On revient, promis »... Ouais ouais, on voit le résultat…
Puis, soudain, le souvenir. Philippe pensa à Mhaye-kke, l'ourouk, [qui l’observait d'ailleurs] depuis un promontoire au-dessus du camp orque, et qui demandait à l'ensemble du clan :

« Vous savez qui a tué mon frère ? »

Et la réponse, tombant tel un couperet :

« Ouais, un humain appelé Philippe, les gnolls offrent une belle prime pour sa capture, car il a descendu leur meilleur espion".
— Mhaye-kke tonna : Mais j'en ai rien à faire des gnolls et de leurs compliments ! Je veux ce soudard, et je veux sa tête ! Puis : Alors j'ai juré de venger mon frère. Où est-il à ce jour ? »

Un orque de petite taille se présenta devant lui, le regard torve :

« Mhay-kke, Blahki et moi on a trouvé Philippe, on t'attend pour la vengeance."

L'orque répliqua :

« Excellent, mais où est donc passé Blahki ?
— Il est resté là-bas, à le surveiller, fit le petit être en agitant la main vers l'est.
— Bonne initiative, on y va ensemble, mais une fois là-bas, tu attaques d'abord, fit l'ourouk en découvrant ses canines et se léchant les lèvres.
— Oui, Mhay-kke... » dit lentement l'orque.

L'ourouk se tourna vers la lune, levant son arme luisante :

« Hurgh, Philippe, tu vas me payer très cher la mort de mon frère, je te le jure, mais tu ne m'échapperas pas. »

Les lourdes bottes de Philippe touchèrent enfin le sol dur de l'entrée de la caverne. Il soupira de soulagement, la fermeté de ce nouveau sol contrastait avec celle de la plaine enneigée d'où il venait. Soudain, il perçut une forme mouvante sur le métal poli de sa faux de combat. Il ne broncha pas pour laisser croire à l'espion qu'il n'était toujours pas au courant de sa présence. Afin d'attirer le voyeur, il se cacha derrière une paroi de la grotte. Curieux, Blahki (car c'était lui) s'approcha et passa prudemment la voûte qui constituait l'entrée de la caverne. Le frêle orque laissa ses yeux s'accoutumer à la pénombre, mais cela ne lui permit pas de percevoir la lame acérée qui fusait vers son cou.
La tête hideuse de Blahki roula à l'extérieur de la grotte, répandant une giclée de sang noir sur la neige.

« Mhay-kke, je vois sa tête au loin, celle de Philippe. Ahah, tête qui roule n'amasse pas mousse comme on dit ! »

Le petit orque s'avança rapidement en direction de la zone ensanglantée. Les gouttes de sang, ces coquines, ces lutines, voletèrent ici et là, portées par une étrange musique, une nuée de notes de verre... Philippe observa la scène, un moment fasciné par cette douce musique envoûtante. Puis reprenant ces esprits il songea :

« Au fait ...Il faudrait que je parvienne à me débarrasser de ces chaînes… »

Ses mollets avaient pris une teinte bleuâtre, dans quel état pouvaient être ses orteils, recroquevillés dans ses bottes gelées ? Peu importe, il devait survivre, survivre pour...
Soudain le petit orque déboucha devant lui en arborant un large sourire. Philippe écarquilla les yeux. Il ne s'attendait pas à voir un deuxième orque surgir aussi rapidement. Le sourire satisfait l'orque s'effaça de son visage lorsqu'il comprit que la tête à demi enfouie dans la neige n'était pas celle de Philippe mais celle de Blahki.

« Mhay-Kke !!! C'est un piège ! Il a tué Blahki. » Hurla-t-il à son maître en faisant volte-face.

Le minuscule dragon féérique agitait ses ailes de papillon !
Le bleu, les orange, des rouges aussi, une ondée de couleurs vibrantes, une de ces fantaisies enfantines que l'on goûte dans les confiseries ou lors des moments d'effervescence, tout cela réchauffait le regard...Son sourire immense faisait disparaître sa petite tête cornue. Et le ciel devint noir : tous se crurent aveugles, incapables d'imaginer une cause extérieure à cette disparition. Le vent glacé fit frémir les frêles créatures, enveloppées d'un tourbillon de feuilles mortes, de minuscules pierres, d'un bazar de particules de bois et d'insectes, le ciel s'illumina, blanc...Le puissant dragon avait invoqué la foudre et elle était déjà tombée deux fois au loin dans un fracas de brûlure lorsque les tympans de l'orque éclatèrent, déchirés par le hurlement de la tempête, ce monstrueux concert sourd, cette montagne sonore, cette puissance grave. L'orque était déjà absent à lui-même, immobile, les bras pendant le long du corps, les yeux abrutis et paralysés par le choc sonore, lorsqu'il fut désintégré par un trait de lumière. Une nouvelle détonation éclata. Des silhouettes chétives couraient contre les déluges de pluie qui leur lacéraient le visage...

« Alors Philippe, tu croyais qu’on t’avait abandonné ? »

Thundergrin le druide, qui avait déchaîné la tempête sur les Orques, sortit de derrière un rocher.
La tribu avait détalé. Le cadavre carbonisé de Mhay-Kke gisait sur le sol. Martingerrh, l’illusionniste gnome, suivait derrière le druide. C’est lui qui avait fait apparaître un dragon féerique multicolore pour surprendre un peu plus les Orques et attirer leur attention. Il aimait bien les feux d’artifice, ça donnait un air de fête aux lugubres scènes de combat. (Un peu de ventriloquie fait toujours des miracles).

« Tu as réussi a sortir ce vieil orque de sa tanière. Bravo Philippe, dit le magicien d’un air ironique.
— Ca fait longtemps qu’on pourchassait ce Mhay-Kke, renchérit Hurkhu-Kay, le demi-Orque, le guerrier du groupe. C’est moi qui l’ai tué son frère à cet imbécile. »

Philippe se gratta la tête

« Salut Thundergrin.... euh...je suis fatigué Explique moi qui est ce Hukhu-Kay et ce qu'il fait avec toi... Tu sais très bien que j'ai un problème avec les orques... Qu’ils soient des demis ou pas... »

Hurkhu-Kay darda un regard assassin à Philippe.

« C'est assez malvenu de cracher dans la bouche de celui qui vient de te sauver la vie, tu ne crois pas ?
— D'autant que Hurkhu-Kay a maintes fois prouvé sa valeur. Et il n'est qu'un «demi»-orque, renchérit Martingerrh.
— Waow. Dans ta bouche ce "demi" sonne comme une insulte 'Tingerr, fit Hurkhu-Kay, sarcastique.
— Bref ! Coupa-Philippe. Visiblement votre plan ridicule n'a pas fonctionné. Les gnolls ont envoyé des orques pour me tuer, donc cela ne les a pas fait sortir de leur tanière. Et maintenant ils sont au courant que nous sommes après eux. Alors si ça ne vous fait rien, je vais rentrer chez moi.
— Allons Philippe, répondit Thundergrin, nous sommes allés trop loin pour abandonner. Si les gnolls ont engagé les orques pour te tuer, c'est qu'ils n'ont pas confiance en leurs propres capacités. Ils sont cachés dans ce réseau de cavernes, dit-il en montrant les boyaux qui s'ouvraient devant eux. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?
— Soit... Allons-y », dit Philippe en levant les yeux au ciel.

Levant les yeux aux ciel, il vit... un Orque accroché à la paroi et qui avait tout entendu. Tout autour de l'orque une myriade d’araignées d'environ une coudée chacune s’amassaient rapidement en rang serrés, elles provenaient d'un trou sombre du plafond. Il en venait toujours plus...
Le lion a la griffe, le loup a le croc, la pieuvre a la ventouse. Mais l'araignée a la peur. Paralysé par le venin psychique de vos propres émotions liquéfiées, vous sortiriez les yeux de vos orbites, afin de voir une autre réalité. Mais elles sont là, velues, énormes, les pattes comme des faux et elles sortent toujours plus vite de cette cavité matricielle, comme si quelque chose d'organique avait crevé là-haut. Le ciel n'est donc pas vide. Bientôt le plafond semblait avoir pris vie, on aurait dit se trouver à l'intérieur d'un estomac velu. Toujours accroché au plafond, l'orque tenait un large médaillon accroché par une lanière à son cou. Sur ce médaillon était gravé le symbole d'une araignée. L'orque répétait :

« ARAC ARAC ARAC. »

Soudain, la multitude d'araignées descendit au sol, face à nos aventuriers désemparés, tandis que l'orque glissait à terre en brandissant son collier qui le nimba d'une lumière d'outre-tombe. Paniqué, Martingerrh incanta un sort. La vague poilue roulait, bouillonnante, la marée haute de l'horreur la poussait inexorablement vers la « civilisation », qui n'était perçue qu'en tant que « viande »... Il faudrait mordre et mordre et mordre encore, avant d'aspirer les jus chauds... Martingerrh avait fini d’incanter. Le médaillon de l’Orque fut arraché de ses mains et se retrouva dans celles de l’illusionniste. Thundergrin le druide s’avança. Des bruits indistincts sortirent de sa bouche, comme des grattements de mandibules. La nuée d’araignées s’arrêta d’avancer et se retourna vers l’Orque. La pauvre créature fut submergée par la multitude grouillante qui pénétrait dans son corps par tous les orifices. Les trous étaient, mais sans contexte furent emplis de sens qui ne pouvait prendre vie dans l’absolue légèreté des mots que l’arachnéen semblait être sans le savoir malgré elle.

« Voilà qui met fin à celui-là, dit Philippe
— Certes, mais ne traînons pas ici, dit Thundergrin le druide
— Nous aller tuer les orques méchants. grogna Hurkhu-Kay, le demi-Orque guerrier.
— Dis donc, cela t'embête pas de tuer tes frères ?" demanda l'ami de Thundergrin, l’illusionniste gnome.
— Pas ses frères, ses demis-frères" précisa Thundergrin.
— Bon, on y va dans ces couloirs de cavernes ou pas ? Si vous voulez tuer des orques il faudrait peut être se bouger le derrière" s’énerva Philippe.
— Derrière quoi ? » demanda Hurkhu-Kay en se retournant.

Les araignées commençaient désormais à se rapprocher du groupe bavard.

« Mes frangins sont tous assassins, ils habitent à Hadéhainedé ! Grogna Hurk-hurk, et ils vont te coller un bon gros bourre-pif si tu m'embêtes ».

Ce personnage étrange n'impressionnait que par sa carrure. Certes cet atout physique compensait son intelligence pour le moins ordinaire, qui se satisfaisait d'un bon repas, de voir ses ennemis le supplier pendant l'agonie, et de prendre leurs femmes en pleurs. Comme un âne, il aimait, il vivait, et il tuait. Tout du moins le rêvait-il, lorsqu'il regardait les images pulpeuses dessinées sur les parchemins vendus dans les boutiques.

« De grâce Hurkhu-Kay, ce n'est pas le moment pour la présentation de ton personnage ! Maugréa Martingerrh
— Oui, et dépêchez-vous », cria Thundergrin depuis un coude dans le tunnel, à une dizaine de mètres de là.

Les aventuriers reculèrent vers leur compagnon en gardant un œil sur les créatures. Curieusement, elles semblaient rester en retrait face à Martingerrh. Ils continuèrent ainsi pendant une vingtaine de minutes avant de déboucher sur une vaste caverne. La majeure partie de la zone s'étendait en contrebas et une rivière souterraine creusait la roche dix mètres en dessous d'eux. Des champignons phosphorescents nimbaient néanmoins ce souterrain d'une lumière bleutée et surnaturelle.

« Hurk-Hurk, pousse donc ce rocher pour barrer la route aux araignées ! »

Hurkhu-Kay fit craquer les jointures de ses doigts.

« Attendez ! Intervint Martingerrh. J'ai une meilleure idée. »

Il brandit le médaillon face aux arachnides et cria :

« ARAC ARAC ARAC !
— Oh mon DIeu NON !!! » Cria Philippe.

Une araignée géante émergea du souterrain. Son abdomen faisait six pieds de long et ses pattes occupaient toute la largeur du passage. Derrière elle, une centaine d’araignées d’une coudée la suivaient. Elle s’arrêta à une dizaine de mètres des aventuriers, semblant attendre quelque chose.
La Chose immense et poilue, la Mère infecte, la Velue de Mort fixait les viandes de ses énormes yeux... Elle était prête à pondre et affamée par l'effort, elle était immobile, contemplative, étirée à l'infini par le jaillissement incertain d'une lumière prudente, qui se résorbait finalement vers une petite torche brandie par la poignée d'aventuriers improbables. La pondeuse immense était là, à l'arrêt. Personne ne doutait de ses intentions. Elle allait bondir, infliger l'horreur, saisir, mordre. faire hurler de douleur, tuer. Personne ne songeait à le nier. Et pourtant chacun niait la réalité, impensable, inacceptable : non je ne suis pas ici, non cette chose n'existe pas, non sa taille monstrueuse est une illusion due à l'ombre déformée.
Hurkhu-Kay rota bruyamment, puis signa son méfait d'un pet sec mais puissant.

« ARAC, ARAC, ARAC » continuait imperturbable Martingerrh avec un petit sourire figé.

Soudain alors que tous étaient dans le déni, la Velue de la Mort écarta ses 8 pattes et laissa s’échapper une myriade de noirauds tout rond et tout aussi velues…
Philippe fit avec sa lame de grands mouvements circulaires pour faucher les araignées avant qu'elles ne puissent les atteindre.

« Dépêchez-vous de boucher ce tunnel, qu'est-ce que vous attendez ?! »

Hurkhu-Kay se précipita sur une grosse pierre et entreprit de faire jouer ses muscles pour la faire rouler devant l'ouverture. Les aventuriers entendirent un bruit de roche frottée et un gros bloc de pierre boucha le tunnel.

« Voilà qui est fait ! » s'exclama Hurkhu-Kay.

Les aventuriers étaient seuls, dans la pénombre que les torches ne résorbaient que difficilement, sans aucune araignée autour d'eux. La vaste caverne s 'étendait en contrebas et cette rivière souterraine serpentait dix mètres plus bas. Elle grondait dans un tumulte de torrent. Les champignons phosphorescents permettaient d’apercevoir le chemin périlleux.
Hurkhu-Kay, Thundergrin le druide, Martingerrh, l’illusionniste gnome, ami de Thundegrin et philippe se regardèrent.

« Et maintenant que fait-on ? » demanda Philippe.

Abasourdi, Martingerrh balbutia :

« Je... Je crois que je vais ranger ceci. »

Il rangea l'amulette maudite dans un repli de sa robe pourpre sous le regard goguenard d'Hurkhu-Kay.

« Ça ne me dit toujours pas ce qu'on fait ! » insista Philippe.

Nos compères se regardaient car Martingerrh tenait dans l’autre main, le bout de la main de Sacha. Unique reste de ce jeune qui avait voulu essayer de se faufiler avant que la pierre ne se referme. Paix à son âme… Son petit dragon avait donc retrouvé sa liberté de l’autre côté.
Soudain Philippe regardant vers le bas du torrent s’écria :

« Hé ! c'est quoi ça là-bas...
— On dirait une barque attachée à la paroi…
— Ne parlons plus aussi fort s'il vous plaît messieurs... Murmura le Gnome
— Je crois que ces grottes révèlent bien des monstruosités si j'en crois mon plan.
— Ah parce que tu... Commença Hurkhu-Kay.
— Est-ce que tu peux poser cette main Martingerrh ? C'est un peu gênant, chuchota Thundergrin. A moins que tu ne veuille repousser la pierre pour la rendre à son propriétaire ?
— Je… Tu as raison, répondit l'illusionniste. Je la laisse là, euh, au cas où. »

Il déposa la main du jeune garçon devant le rocher.

« Maintenant, allons voir cette barque. Vous voulez un sort d'invisibilité ? » Reprit-il.
— Pourquoi faire il fait déjà bien assez noir », dit Philippe !

La paroi sous eux formait une courbure qui s'inclinait fortement. La barque attachée avec une épaisse corde de lin rugueuse cahotait dans le débit continuel et impétueux de l'eau vive et glacée. Ils voyaient danser ce frêle esquif six mètres sous eux, à pic de leur position. La paroi rocheuse semblait polie par les déluges de l'eau et du temps. Descendre en contrebas pour poser les pieds dans la barque allait nécessiter non seulement de l'habilité, mais une grande part de chance. Le gnome voulu répondre à Philippe mais se tut soudainement attiré par le côté du promontoire rocheux sur lequel il se trouvaient.

« Par ma foi sacrée, regardez les amis, voilà bien une illusion de débutant, cette roche n'existe pas, concentrez-vous ! »

Il posa sa main sur la paroi et sa main passa au travers. La pierre sembla s'effacer laissant la place à des marches grossièrement taillées dans la paroi et qui menaient vers une apparence de ponton rocheux à proximité de la barque.

« Ca alors ! Chuchota Philippe. C'est ainsi que les habitants de cette caverne rejoignent la barque !
— D'accord, il peuvent descendre le torrent, mais comment remontent-ils ? »

Les aventuriers descendirent prudemment vers l'embarcation. Un système ingénieux de treuil vissé sur la poupe permettait de dérouler la corde. Une simple manivelle démultipliée par de noirs engrenages graisseux permettait de ramener la barque.

« Voila qui est ingénieux" murmura le Gnome. Nous pouvons dérouler la corde et revenir à notre point de départ en actionnant nous même ce treuil embarqué »

Ils se trouvaient désormais tous à bord et se regardaient, attendant. Le demi-orque rompit le silence :

« Bon allons-y ! »

Il leva sa lourde épée et coupa la corde. Le bateau se libéra brusquement emportant avec lui les aventuriers qui tombèrent au fond de la barque sous l'impulsion, sauf le demi-orque qui riait en se cramponnant. La petite barque et les aventuriers ballottés disparurent dans le noir tunnel des rapides glacées.

...Fin du chapitre...

Merci d'être arrivés jusqu' là :chin:
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Re: Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par Dox »

Merci de partager ici ce cadavre exquis, je ne pense pas beaucoup à passer sur le Discord du DDD. :?
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guizacoatl
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Re: Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par guizacoatl »

Merci du partage !
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Re: Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par Christiana »

Thanks, ça reste dur à lire ;)
On sent que nous n'avons pas le niveau, l'exercice est difficile
Il va falloir s'appliquer pour la suite
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Théodal
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Re: Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par Théodal »

Peut-être, mais c'est le jeu. C'est peut être incohérent et cousu de fil blanc mais c'est ce qui fait le charme de ce jeu. Et puis, est-ce moins cohérent qu'une campagne de D&D avec des personnages bipolaires en fonction de l'humeur du joueur ? :mrgreen:

Moi j'ai pas envie de stigmatiser la technique littéraire ou les écarts avec la cohérence du récit parce que c'est aussi ce qui fait le charme d'un roman collaboratif. Et déjà qu'on est pas beaucoup à participer, si on commence à restreindre en fonction du talent littéraire on n'est pas rendus :lol:
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Feladen
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Re: Cadavre exquis sur le Discord du DDD

Message par Feladen »

Merci Theodal. C’est pas si mal je trouve pour un cadavre exquis.
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