Petite reprise de l'ensemble pour lui donner une couleur plus "africaine"
LE NEJSHRA
Géographie :
Le
Nejshra est une grande île avec un archipel de petites îles au sud (
Tamaraëba). Au sens strict, elle correspond à l’immense bassin versant du
Ioukapane et de ses affluents, et au mystérieux plateau de
Kukulu, adjacent au sud et similaire en terme de climat et de végétation, berceau du fleuve
Ioukapane et de son plus gros affluent le
Tatonga. Au sens large, elle comprend aussi la botte de
Nhoun Kala et son île
Shaggoth et l'archipel de
Tamaraëba. Le
Nejshra est couvert dans sa grande majorité par de la jungle dense et hostile. Sa superficie est d’environ 690 000 km².
Le climat tropical du
Nejshra est chaud et humide durant toute l’année. La température moyenne régnant dans le bassin du
Ioukapane et le plateau de
Kukulu est de 28°C, alors qu’elle est de 23°C dans la botte de
Nhoun Kala, l'ïle de
Shaggoth, le long des côtes et de l’archipel de
Tamaraëba (ou les
Tamaris). Les précipitations moyennes sont de 2000 mm/an à 2250 mm/an, avec cependant la zone du plateau de
Kukulu, qui peu atteindre 3500 mm/an. La jungle du
Nejshra est l’une des plus humide du monde, d’où une grande richesse en biodiversité.
Histoire : Les Temps Pré Grande Danse
L’Histoire du
Nejshra remonte à la nuit des temps, au temps ou aucune des grandes races connues n’était présente, peut-être même avant les dieux. A une époque perdue dans l’abîme du temps. Est-ce un songe, est-ce la réalité. Nul n’est jamais retourné si loin pour le confirmer.
Il arrive parfois, au détour d’une d’une discussion animé, que d’étranges mots ressortent de la bouche des autochtones du
Nejshra. Des mots qui résonnent comme des malédictions, des mots qui dérangent, qui « griffe » l’esprit. Le plus étrange et mystérieux, le mot «
Yohogg », ou plutôt les
Yohogg, serait le plus terrifiant de tous. Rien que de le prononcer rends tout Nejshraka (Nom génériques des habitants insulaires du
Nejshra) complètement horrifié et emprunt d’une énorme panique.
Alouann Hastenberg, la célèbre exploratrice du collège de géographie de l’académie de magie et des sciences d’
Eternème, rapporte dans ces carnets de voyages, qu’au cours d’une traversée survenue à l’été 1492 NA, elle à fait la connaissance d’un shaman Nejshraka du nom d’
Ikal, issus de la grande race endémique du
Nejshra, les
Neijis. Ce dernier, après qu’une confiance sérieuse se soit installé avec la grande exploratrice, lui à confié que dans les légendes orales les plus anciennes du
Nejshra, il est fait mention d’une race très ancienne, qui remontrait à l’aube des temps. Elle dirigeait alors l’île dans la tyrannie et dans une terreur la plus noire qu’il soit possible d’imaginer. Cette race, les
Yohogg, formait une civilisation qui dominait le
Nejshra depuis le plateau de
Kukulu. Elle est heureusement disparu depuis très longtemps, mais ils reste encore de nombreuses ruines mystérieuses et maudites au cœur de l’inextricable jungle. Nul n’a foulé à ce jour le plateau de
Kukulu où se trouverai dit-on, les restes en ruines de
Chtah, la cité-capitale de la civilisation des
Yohogg, Ces derniers, toujours selon
Ikal serait les rejetons de créatures venus des recoins les plus obscure de l’univers. Il les a appelés
Phaerimm. Pour la petite informations,
Ikal a été retrouvé mort il y a une dizaine d’année dans une ruelle obscure et crasseuse de
Coparton, la capitale du
Nejshra. Au vu de son visage resté marqué par une indéfinissable terreur, les autorités ont classé immédiatement l’affaire. Il aurait été la victime de la malédiction de
Cthah.
A l'Aube des Hommes
L'Histoire de l'humanité des
Terres de Leyt commence avec celle des premiers hominidés du
Neshjra (littéralement : l'Aube des Hommes). A l'Aube de l'Humanité, bien des siècles après la venue des Elfes et des Nains, les premiers nés, l'Homme encore considérés par certains comme un grand singe évolué commença à se structurer de façon tribale sur les côtes du
Neshjra. Il est difficile, voire impossible de situer les régions précises de l’émergence de ces premiers hommes, toutefois il est admis par les imminences officielles du collège de géographie de l’académie de magie et des sciences d’
Eternème que trois zones d’expansions humaines possible sont avérés au
Neshjra. La première avec les endémiques
Neijis, dont les plus anciennes traces archéologiques remontent à près de 5000 ans avant la Grande Danse (Ensemble funéraire antique daté de -4882 NA (6265 AA), site de
Akepanga,
Kessengoa district), dans l’embouchure du
Ioukapane et autour de ce dernier, et à l’origine de la fondation de la cité de
Kessengoa. La seconde, avec les
Kochi-kochi, dans le pourtour du
golf de Magas et vers le sud le long de la côte de
Chaka-chaka (vient du son que produit les rames) jusqu’à l’actuel cité de
Muakuzu. Et la dernière, avec les
Ashk, dans l’archipel de
Tamaraëba, appelée usuellement les
Tamaris.
De génération en génération, au fil des premiers millénaires, il a été défini que les grands singes insulaires évoluèrent en premiers hommes, et de ces trois zones d’émergences, trois grandes tribus pré-humaines s'agrandirent et prirent de l'ampleur, colonisant de plus en plus les côtes, et s’étendant vers l’intérieur de l’île, dans l’inextricable jungle, le long des cours d’eau. Les
Neijis fondèrent une deuxième cité majeure,
Coparton, située à l’embouchure du grand fleuve
Ioukapane et de son affluent le
Tatonga. Cette dernière devient plus récemment la capitale du
Nejshra, C’est une époque obscure, dont on a une fois de plus uniquement que des traditions orales. Notons que cette expansion des premiers hommes fût contre l’hostilité de cette nature tropicale et celle des mystérieuses, sombres et inquiétantes ruines
Yohogg qui parsèmes la jungle. Nul Nejshraka de la pré Grande Danse, ne mis les pieds sur le plateau de
Kukulu. En effet, à la faveurs des ruines présentes dans le bassin du
Ioukapane, les premiers chamanes développèrent très vite leur premières traditions basées sur les ténébreux grands anciens et leurs interdits. De faite les territoires côtiers devinrent de plus en plus convoités et rares, au point que les trois grandes tribus commençaient à se gêner mutuellement. Une tribu en particulier fit à cette époque preuve d'une immense audace qui allait devenir au final, légendaire : les
Ashk des Tamaris
La Grande Traversée
Les
Ashk vivaient de la mer et de la cueillette et avaient donc colonisés l’archipel de
Tamaraëba. Leurs connaissances maritimes se limitaient aux pirogues et à la navigation côtière. Ils ne purent luter contre la nature hostile de la botte de
Nhoun Kala et de l’île de
Shaggoth, aussi se limitèrent-ils à la bande côtière au sud du sombre plateau de
Kukulu et l’archipel de
Tamaraëba proprement dite. Les
Ashk n’avaient visiblement pas de cité unificatrices et se contentaient de vivre uniquement dans de nombreux villages côtiers. Toutefois il semblerait que, dans les traditions orales Nejshraka, l’un des villages était le point central religieux et cérémoniel, et semblait unifier les
Ashk. Il aurait été identifié comme s’appelant
Mata’apunga. Il se situerait à l’emplacement de la cité de
Kapanga, cité connue pour être la base des guildes pirates de la mer de
Daar. D’après les nombreux vestiges lithiques découverts par les archéologues du collège de géographie de l’académie de magie et des sciences d’
Eternème, leur religion était tournée exclusivement vers la mer, et que l’on retrouve beaucoup de similitudes avec les premières glyphes malouines.
A cette époque, les
Ashk bien que modérés étaient en guerre avec leurs voisins (les
Neijis, qui devinrent le peuple dominant et exclusif de l'île et les
Akran peuple aujourd'hui disparu/assimilé, descendant des
Kochi-kochi). Se voyant acculés, aux portes d'un esclavage certain, les
Ashk lors d'un dernier conseil tribal prirent le risque de chercher « l'autre rive ». Ils pensaient qu'il valait mieux pour eux une mort en mer qu'une défaite certaine, l'esclavage puis la mort à coup sur. Leur chaman ne cessait de leur rappeler que pour chaque rive d'une rivière, aussi large soit-elle, il existe une autre rive qui lui fait face. Il devait donc en être de même pour le Grand Fleuve (ainsi nommait-il le Bras de Mer situé entre le Nehsjra et les côtes du
Bratal/
Yskr et l'actuelle
Ashkann).
Les tempêtes et autres monstruosités marines prélevèrent leurs quotas de vies et c'est très affaiblis, dispersés et de faite peu nombreux qu'ils touchèrent la Terre promise. Ils avaient fait toute la traversée sur des pirogues et des matelas de feuilles végétales, véritables radeaux plus prompt à la dérive et à la pêche de surface par temps calme que pour affronter la haute mer. L’ensemble principal des
Ask survivants marqua l’Histoire des
terres de Leyt, il implanta irrémédiablement l’humanité sur le vieux continent, et est à l’origine de la fondation de la première grande civilisation humaine pré Grande Danse ;
l’Ashkann.
Histoire : De la Grande Danse à nos jours
On ne sait que peu de choses sur l’évolution du
Nejshra depuis le départ des
Ashk, si ce n’est que les
Neijis au final, dominèrent pleinement l’île vers la fin du cinquième siècle après la Grande Danse, et soumirent jusqu’à l’absorption ou l’annihilation les autres peuples, même les
Krans, fières descendants des
Kochi-kochi.
D’après les études menées par
Alouann Hastenberg, éminente exploratrice du collège de géographie de l’académie de magie et des sciences d’
Eternème, il est établis qu’une dynastie de Roi-Chamans s’est mise en place aux alentours du premier millénaire après la Grande Danse, et qu’elle fonda l’empire
Neijis qui perdure encore aujourd’hui sous le règne de
Murakaru III. Mais revenons un peu en arrière sur ce peuple Neijis.
Origines
L’origine des Neijis demeure incertaine, aussi bien du point de vue de la chronologie que de la localisation des différentes étapes de leur évolution. En effet, les choses que nous raconte les légendes anciennes de leur préhistoire, avant qu'ils ne fondent
Kessengoa et s'y sédentarisent définitivement et tels qu'ils ont été rapportés dans plusieurs contes tribaux post Grande-Danse, se contredisent et ont été remises en cause par les fouilles archéologiques. Ces chants empreints de symboles ont certainement volontairement occulté et modifié, à des fins idéologiques, la réalité historique sur leurs origines.
Les légendes anciennes montrent que les Neijis revendiquaient une double origine, à la fois terrestre et extra terrestre, qui leur conférait le prestige à la fois de la vaillance guerrière des chasseurs-cueilleurs et de l'héritage culturel des fondateurs
Yohogg. Les Neijis partageraient effectivement avec ce peuple la même langue (le Njongo), mais aussi les mêmes croyances astrales, la même pratique des sacrifices humains et une même organisation militariste de la société.
Chtah
Les légendes anciennes Neijshraka affirment tous que les neijis, étaient originaires de
Chtah (toponyme
Njongo généralement traduit par « lieu de ténèbres » ou « lieu des
Yohogg»), qui est peut-être une ville mythique de leur cosmogonie. Dans les contes oraux anciens, la localisation de cette cité, qui est le plus souvent représentée sous la forme d'une montagne entourée d'eau, n'est généralement pas indiquée, ou est vaguement qualifiée de lointaine. Les sources plus précises la situent le plus souvent au sud, au cœur du plateau de
Kukulu. On ne sait pas non plus exactement le sens du nom de cette cité mystérieuse. Aucune convention pictographique neijis ne lui a été non plus attribuée, contrairement aux autres cités qui sont toutes représentées par un glyphe spécifique.
Ces incertitudes et ces contradictions sont à l'origine de nombreuses hypothèses émises par les historiens de l’académie de magie et des sciences d’
Eternème. Ceux qui considèrent
Chtah comme une cité ayant réellement existé et dont on aurait perdu la trace la situent tous au sud de
Coparton, au coeur du
Kukulu. Toutefois, nombre de ces spécialistes tiennent pour acquis le caractère mythique de cette cité, dont la description est fortement chargée de symboles ésotériques.
Période migratoire
D'après les légendes Neijiss, ce peuple aurait quitté son territoire d'origine en l'an 1 du Grand Serpent (vers 7000 AA). Guidés par le dieu
Wamugunda, ils auraient erré pendant plusieurs générations avant de se fixer sur le site actuel de
Kessengoa. Pendant cette période migratoire, ils seraient passés par
Ngina Wanbugu (« lieu des sept cavernes » en
Njongo, qui donna le nom de
Coparton plus tard) d'où différentes tribus seraient parties les unes après les autres, et notamment les
Ashk et les
Kochi-kochi.
En 1126 NA, les Neijis élurent leur premier chef ou Roi-Chaman,
Kimati, qui venait de
Kessengoa et appartenait à une dynastie Neijis. Jusqu’à la
Grande Danse, le
Nejshra resta soumis à l’État de
Missam Kessengoa (Nom régional et politique de
Kessengoa et de ses environs), qui était devenu une puissance régionale, sans doute la plus importante avant
Missam Coparton (Nom régional et politique de
Coparton et de ses environs), des siècles plus tard.
Période impériale
Missam Kessengoa devint alors progressivement un État puissant dans le bassin du
Ioukapane, réussissant à imposer sa domination dans les régions du golfe de
Magas et la côte de
Chaka-chaka, puis à étendre progressivement son influence au sud jusqu'au littoral du
Daar et dans l’archipel de
Tamaraëba.
Deux souverains de
Kessengoa surent garder son influence à la troisième ville du
Nejshra,
Coparton, qui devint la capitale intellectuelle de l'empire :
Gatanga, protecteur des arts et des sciences et
Wahome Matani, qui mit en application les idéaux de son père
Mwanghi. Après les règnes de
Gatanga et de
Murakaru Ier, puis la mort de
Mwanghi en 1172 NA, les souverains neijis héritèrent d'un véritable empire.
Les deux principaux architectes de l’empire neijis furent les demi-frères et sœur
Murakaru Ier et
Njeri (1140-1169 NA) qui étaient aussi les neveu et nièce de
Gatanga.
Murakaru Ier succéda à
Gatanga comme Roi-Chaman en 1140 NA.
Njaramba, qui était une sorte de vice-empereur, réforma l’État et la religion. On lui attribue également la responsabilité, pendant le règne de
Gatanga, de la destruction des archives existantes, qui lui aurait servi à mieux asseoir et légitimer la domination neijis sur le bassin du
Ioukapane en modifiant profondément l'historiographie.
Njaramba serait également à l’origine des rituels Chtahniques mais aussi de la nécessité de sacrifices permanents pour perpétuer la course du soleil.
L’empire neijis connut son apogée sous le règne de
Nwabudike entre 1186 et 1202 NA. En moins de 200 ans, l’humble peuple nomade était devenu le maître du Nejshra. Les neijis attribuaient leur succès à
Wamugunda et adoraient conter la glorieuse épopée de leur longue errance dans la jungle. L'« empire » qu'ils bâtirent rapidement et la soumission des peuples occupant ce territoire trouvaient leur légitimité dans le fait que les Nejshrakas (autre nom pour désigner les Neijis) étaient d'après eux-mêmes le peuple élu du soleil pour diriger le « monde ». Le successeur de
Nwabudike,
Murakaru II, poursuivit l'organisation administrative de l'empire.
Arrivée Eternienne
Evénements de l'arrivée
L'empire neijis a atteint donc son apogée sous le règne de
Nwabudike entre 1186 et 1202 NA . Son successeur,
Murakuru II , était Roi-Chaman depuis 17 ans lorsque le Navigatore
Andrea di Genello d’Eterny débarqua sur les côtes du Nejshra au printemps 1219 NA. Ce dernier et avec seulement 400 de ses éterniens arrivèrent devant
Kessengoa le 8 novembre 1219 NA, décidé à établir des relations commerciales avec cet empire récemment découvert.
Murakaru II les accueillit d’abord pacifiquement ; puis la méfiance et l’hostilité s’installèrent pour culminer avec l'attaque de l'armée impériale Nejshraka au
Temple Messalina.
Murakaru II décréta que la construction par les Eterniens de ce temple était hautement sacrilège alors qu'il les y avait autorisés des mois auparavant pour qu'ils puisse y célébrer leur divinités éterniènes. Lors de ces terribles combats, le Roi-Chaman y trouva la mort. Les Eterniens décidèrent de fuir la ville le 1er juillet 1220 NA après les affrontements de
la notte della tristezza (« la nuit de la tristesse »). Après la mort de
Murakaru II,
Kagwa Ndun’Gu lui succéda, mais son règne fut bref, car il succomba à une épidémie de
varibole.
Niako Makeba , la femme de
Kagwa Ndun’Gu fut alors intronisée impératrice et opposa une résistance farouche aux Eterniens, lorsque ceux-ci revinrent pour assiéger pacifiquement
Kessengoa avec des renforts au printemps 1221 NA, et ce afin de récupérer les saintes reliques de
Saint Demetrio Di Laura Di Maloin laissés par contraintes, dans la crypte du
Temple Messalina lors de la fuite précédente. Le 13 août, ils entrèrent dans la cité nejshraka après que finalement un traité de paix fut signé. Dès-lors une paix durable fut instauré entre les deux nations et ce n'est que plusieurs siècles plus tard que des relations commerciales s'instaurèrent. L’empereur
Njenga Manuiki installa le gouvernement impérial à
Coparton en 1255 NA, et la cité devint jusqu’à ce jours la capital du
Nejshra.
En 1451 NA, le premier Foundouk Eternien fut ouvert au
Nejshra, à
Kessengoa, grâce aux accords d’échanges commerciaux ratifiés en 1399 NA par l’empereur Roi-chaman
Gatanga II. L’actuel empereur et Roi-Chaman
Murakaru III à permis en 1499 NA pour le cinquantenaire de la première ratification des accords commerciaux entre Eterny et le Nejshra, que soit ouvert un deuxième Fondouk à
Muakuzu. Ce dernier vit le jour au cours de l’année 1500 NA.
Aujourd’hui, Murukaru III gouverne le
Nejshra depuis
Coparton.