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Arcana, l'école de magie du Nyrond

Publié : Jeu 5 Fév 2015 19:58
par elendil
Fondée par Maître Ambrosius Ghiselinn il y a une dizaine d’année, en 582 de l’Année commune, sous le règne d’Arkhivald III. Située tout près de l’Université royale de Rel Mord, intra-muros, la fondation de cette école répondait à plusieurs motivations :

1) Faire concurrence à la prestigieuse Université des arts magiques, de Faucongris.
2) Former et encadrer des magiciens ayant prêté allégeance au Roi, afin d’éviter une dispersion des talents, et leur utilisation à des fins obscures et pouvant attenter à la sûreté du Royaume.
3) Donner une infrastructure à la Guilde des magiciens, créée au même moment par Ghiselinn, et dans les mêmes buts.
4) Resserrer les liens entre les mages profanes du Royaume, et les autorités ecclésiastiques des différentes religions, en particulier de Pélor, Béory et de Héronéus. Réduire les rivalités entre eux, et développer la coopération.

Au-delà de l’intérêt corporatiste, c’est donc à une véritable vision politique globale et ambitieuse de la part de Maître Ghiselinn que correspond la création de cette école. Mais c’est surtout depuis l’accession au trône du jeune Lynwerd Ier, fils du roi précédent, en 586 AC, que Ghiselinn a pu véritablement mettre en place sa politique, la vocation et les objectifs d’Arcana accompagnant le projet de recruter des aventuriers assermentés au Roi, afin de réduire le pouvoir des factions privées et des nobles séditieux des différentes provinces.

Arcana est de taille moyenne. Elle comporte un amphithéâtre de 200 places, et une dizaine de salles de cours, laboratoires inclus. Le reste des pièces sont les chambres, dortoirs et cuisines des étudiants. Vu de l’extérieur, elle ressemble à un bâtiment tout à fait banal.

Un examen est exigé à l’entrée de l’Ecole, du niveau du certificat d’étude, évaluant les connaissances en calcul, logique, écriture. Ceux qui réussissent l’examen sont admis à l’Ecole, sous le titre de postulant. A la fin de chaque année, un examen est à passer.

Le cursus se fait en sept années. Une centaine d’étudiants sont postulants la première année, à l’âge de quatorze ans minimum, et à chaque fin d’année, seule une moitié environ est admise pour l’année suivante. La septième et dernière année, seuls 3 ou 4 postulants sont admis au rang de magicien, « survivants » de leur promotion initiale. L’Art de la magie demandant des facultés intellectuelles considérables, pour la compréhension et la mémorisation des schématiques. Les autres sont fortement incités à se rediriger vers les carrières de bibliothécaires, apothicaires, ou simples érudits (historiens, théologiens, juriste, etc). Certains néanmoins choisissent de poursuivre dans la voie de la magie, en solitaire, mais on ignore ce qu’ils deviennent, pour la plupart.

A chaque année d’étude, les étudiants reçoivent un titre différent :
1ère année : Postulant (niveau 0)
2ème année : Novice (Niveau 0)
3ème année : Initié (Niveau 1)
4ème année : Apprenti (Niveau 2)
5ème année : Apprenti supérieur (Niveau 3)
6ème année : Assistant (Niveau 4)
7ème année : Assistant supérieur (Niveau 5)

Les sixièmes et septièmes années sont consacrées soit au choix d’une école de spécialisation, soit au renforcement de l’étude de la magie généraliste. Ceux qui terminent leur septième année sont admis au rang de magicien, et autorisés à s’établir à leur compte. Ceux qui le souhaitent peuvent rester au sein de l’Ecole, moyennant une rémunération. Un numerus clausus drastique néanmoins est établi. Il est également de coutume qu’un élève, ayant atteint le statut de magicien au bout de la septième année, lègue à son école la création d’un nouveau sort, ou bien la création ou la découverte d’un objet magique. En réalité, c’est théorique. Des sorts nouveaux sont rarement trouvés dans les institutions de magie, celles-ci se concentrant plutôt sur la conservation et la transmission du savoir arcanique.
L’élève se contente en général de rédiger une thèse.

Il faut compter 1000 pièces d’or pour l’inscription d’une année, et 50 pièces d’or pour un stage d’une semaine en auditeur libre, si l’on est déjà un pratiquant de l’art de la magie. En général, une charte de bonne conduite est demandée aux participants s’ils ne sont pas déjà assermentés. Ceux qui n’ont pas les moyens sont pris en charge par les fonds propres de l’Ecole, mais il leur est demandé de rembourser par la suite, une fois dans la vie active, les frais avancés. C’est souvent une des motivations des magiciens qui partent à l’aventure, avant même d’avoir terminé leur cursus. Tous les élèves sont en internat, et sont régulièrement de corvée et de tâches ménagères, sans distinction de classes, qu’ils soient riches ou pauvres.

Arcana commence seulement à développer une certaine réputation dans tout le continent de la Flannesse, mais elle est encore loin d’avoir le prestige de l’Université de Faucongris. En tout cas, elle est avec cette dernière la seule Ecole de magie profane connue et officielle à ce jour (la prestigieuse Université de Chendil, en Furyondie, tout comme celle de Rauxès, au Royaume-Uni d’Ahlissa, ne comportant pas d’école de magie).

Ghiselin a recruté autour de lui huit professeurs ( « ce sont mes huit à moi », aime-t-il parfois à plaisanter, en allusion au légendaire Cercle des Huit, animé par Mordenkainen, Tenser, Bigby, Otto, et d‘autres), chacun spécialiste d’une école : Deva Saernela, pour l’ enchantement/charme, Orphus Mendelgor pour la conjuration/convocation, Travor Arnès pour l’abjuration, Sonja Ruadnil pour l’altération, Freyjus Foldstaff pour la divination mineure et majeure, Badebbock Scheppenworf pour l’illusion, Olrof Nihiltsch pour la nécromancie, et Mara Manna pour l’invocation/évocation.

Tous sont humains, sauf Badebbock Scheppenworf qui est gnome, et Deva Saernela qui est demi-elfe. Tous sont de niveau 9 minimum. Et tous sont membres du conseil de la Guilde des magiciens.

Le gardien de la bibliothèque est un nain acariâtre, Bori fils de Dori, un mercenaire-soldat à la retraite, et dont personne n’explique la présence en ce lieu. Certains disent qu’il est là pour expier une faute. D’autres disent qu’il est là seulement parce que c’est un nain, peu tenté de percer des mystères par la lecture des grimoires, le gardien précédent ayant sombré dans la folie.