• Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre
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Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Dim 21 Fév 2016 21:35
par snorri
Un nouveau jour se levait sur Castelpérégrin.

Cela aurait pu être une belle journée de Printemps, tel qu’on en connait parfois dans cette steppe à la bordure du désert. Une douce lueur filtrait à travers les vitraux de l’église, faisant étinceler les auréoles des saints. Les rayons du soleil conféraient aux lézardes des murs une allure nostalgique, comme si elles eussent depuis toujours fait partie du décor. Au-delà des murailles, les arbustes étaient en fleur, conférant un peu de gaité au paysage désolé. Ca et là, le soleil faisait miroiter les rares points d’eau, les sources ruisselant le long des pentes des collines. Même le désert qui s’étendait à l’Orient semblait plaisant. A l’aube, sur les remparts de pierre et de brique crue, l’observateur attentif pouvait apercevoir les silhouettes discrètes des renards et des rongeurs. Les oiseaux tournoyaient dans le ciel.

Les oiseaux.

Des vautours.

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Dim 21 Fév 2016 21:50
par Helowyn
Jochi se leva comme à son habitude, avec les premières lueurs de l'aube. Il gratta machinalement la tête de son chien yarn , puis chercha celle de yorg, en vain. Puis la mémoire lui revint comme un éclair zébrant le ciel en une fraction de seconde. Yorg etait mort. Des gens etaient morts. Et d'autres mourraient encore si on n'arrêtait pas le démon. Trop de paroles, trop peu d'idées trop rares les actions . jochi sortit de sa yourte située à l extérieur de la ville, de mauvaise humeur. Observant le ciel, il nota de suite l'anomalie. Des vautours. mauvais présage, ou bien...
Le barbare des steppes scruta les oiseaux pour comprendre s ils survolaient un endroit précis ...

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Dim 21 Fév 2016 22:36
par Troumad
Feywarick attend de partir pour de nouvelles aventures. Il propose de continuer sous le village.

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Dim 21 Fév 2016 23:23
par Toko
Anselme se réveilla en sursaut, trempé de sueur. Alors qu'il tentait de rassembler ses esprits, les cauchemars nocturnes qui avaient hanté sa nuit lui revinrent avec vivacité : farandole où se mêlaient nains dégénérés, morts-vivants, idoles grimaçantes, pièges hideux, et pour couronner le tout, torture administrée par un inquisiteur impie qui officiait pour le compte du dieu vautour !
Espérons qu'il n'y ait rien de prémonitoire là dedans... songea-t-il en frissonnant.
Perturbé par ces sinistres visions, le jeune prêtre se mit à prier intensément avant de faire ces ablutions et de prendre une collation frugale, avant d'aller retrouver le père Ebbon.
Jetant un oeil par la fenêtre, le vol des vautours fit ressurgir le malaise de ses visions cauchemardesques. Un frisson lui parcourut l'échine.

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Lun 22 Fév 2016 00:16
par porphyre77
Au domicile de Theodorus, Kullervo avait passé le reste de la journée précédente à son rythme décalé , sommeillant de son sommeil semi éveillé d'elfe quand les autres vaquaient, déambulant dans la bibliothèque en grignotant les restes de biscuit, lampant les restes de thé ou de vin blanc et parcourant au hasard les in-folio à l'heure où les honnêtes gens dormaient.

Au petit matin, il avait fait son paquetage avec soudaineté , et avait quitté la maison sans prendre congé. Il se retrouva sur la place désertée du village au premiers rayons de l'aube, et resta là , plongé dans ses pensées, comme s'il attendait quelque chose ou quelqu'un ...

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Lun 22 Fév 2016 09:36
par elendil
Ebbon s’était levé de bonne heure, et avait décidé de faire un petit tour au jardin du prieuré, après les ablutions et les premières prières du matin. Il constata avec satisfaction que ses pousses de haricots et ses plants de tomates étaient maintenant en grand nombre, et en parfaite santé. Quand soudain des formes voletantes dans le ciel l’arrachèrent à ses pensées horticoles. Des vautours !
Etait-ce de simples vautours, ou bien des créatures envoyées sous le contrôle de l’infâme Cathartès ? Décidément, Castelpérégrin n’aurait jamais la paix tant que cette menace ne serait pas éradiquée. Ebbon sortit d’un pas preste du jardin…

[HRP : Que nous a dit le Père Milès à propos de l’inquisiteur ? Sommes-nous obligés de l’attendre ? Notre absence, à Anselme et moi, serait-elle prise comme un manquement à notre devoir ?]

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Lun 22 Fév 2016 10:04
par LLyr
Eloi, bonhomme après ces ablutions matinales s'était attablé devant un petit déjeuner, où le mot petit n'avait vraiment plus le sens commun qu'on pouvait bien lui donner usuellement. Pas un sens coin de la table n'était visible sous les plats divers et variés.

Le comble c'est que tout cela disparaitrait, non par magie, mais par boulimie.

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Lun 22 Fév 2016 15:44
par Troumad
Feydarick essaie de se souvenir :des vautours ? Est ce courant ? Ou est-ce juste ses dernières aventures qui lui font croire que c'est un mauvais présage ?

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Lun 22 Fév 2016 23:19
par Rackhir
Râjputs traînait dans une ruelle sombre du village, l'haleine avinée et la tête bourdonnante où la sensation des cheveux qui poussent à l'intérieur n'était pas sans lui rappeler que la cruche qu'il tenait dans une main était vide et que l'autre cherchait son pantalon, encore à mi genoux d'une douce nuit trop courte...

Méfie-toi de l’Ombre de ton ombre

Publié : Mar 23 Fév 2016 01:00
par snorri
Des vautours, en grand nombre, survolaient la ville en faisant de larges cercles. Sans doute pas des nuées de vautours, mais bien plus qu’il n’y en eut jamais dans le ciel de la petite cité. De grands vautours noirs, Urubu, dans la langue indigène, sinistres, patients, capables d’attendre des jours que leur proie tombe pour la lacérer de leurs serres et de leurs becs. Il n’était pas inhabituel de les voir tourner autour des petits troupeaux de chèvres, nombreux dans les collines escarpées, mais jamais aussi nombreux.

Sur le parvis de son église, seul, désolé, le père Milès observait, les bras ballants, le vol de ces ténébreux charognards. Leur ombre se dessinait sur le parvis, se mouvant lentement, avec grâce. L’ecclésiastique avait sa mine des mauvais jours. Sans doute l’idée de voir arriver dans sa paroisse un inquisiteur l’inquiétait quelque peu. Certes, Castelpérégrin avait une réputation de cité des saints, bâtie par les croisés au cœur du Chaos. Certes, il avait patiemment éduqué ses paroissiens pour qu’ils se comportent en adeptes de la Loi en toute occasion, publique comme privée. Certes, il menait lui-même une vie irréprochable à tous égards, si l’on mettait de côté sa propension à mettre trop de sel dans sa frugale nourriture. Mais un inquisiteur venu de Stylhos verrait sans doute, au premier coup d’œil, tous ces petits manquements, tous ces accommodements mineurs qui sèment le trouble dans l’exécution parfaite de la Loi. Il ne manquerait pas non plus de remarquer que la foi ferme et simple des habitants de Castelpérégrin ne s’embarrassait guère des subtilités de la dogmatique et de la théologie. Qui sait à quelle école théologique il adhérait ? Milès s’était toujours tenu à l’écart de ces débats et il estimait jusqu’ici avoir bien fait d’en protéger ses disciples et ses ouailles. C’était déjà bien assez d’expliquer que les indigènes Malkites étaient des adeptes de la Loi, mais qu’ils étaient dans l’erreur...

Ebbon pouvait lire dans les yeux du père Milès comme dans un livre. Il devinait que parmi les troubles du bon vieux prêtre, il en était un qui le tourmentait particulièrement : les corps des compagnons tombés dans la guerre souterraine contre le Chaos n’avaient pas encore été remontés. Ce n’était certes pas une tâche pour les prêtres, ni même pour les vrais croyants, qui ne pouvaient toucher un corps ensanglanté sans devoir se purifier au plus vite, mais quel indigène impur, auxquelles les tâches de ce genre incombaient souvent, accepterait de descendre tant que ces maudits tunnels n’avaient pas été purgés du mal qui les hantait ?