Les
caryatides ont l’avantage, comparé aux créatures précédentes, de rentrer dans la grande famille des statues vivantes, golems et autres gardiens intemporels. De plus, elles sont l’œuvre de
Jean Wells, fameuse pour sa première version du palais de la princesse Argenta. Leur nom comme leur origine nous amène vers la Grèce antique.
La légende colportée par Vitruve voudrait que les habitants de
Karyès, cité laconienne célèbre pour son temple d’Artémis, s’allièrent aux Perses. Leur cité fut ravagée par les autres cités grecques, qui exterminèrent les homes et réduisirent les femmes en esclavage, les condamnant à porter de lourds fardeaux - d’où le thème de la statue de femme portant un élément d‘architecture. Il ne fait pas bon d’être voisin des Spartiates, surtout quand on se trouve dans le camp des perdants.
Une autre version, plus sobre, dit que les jeunes filles de Karyes pratiquaient des danses extatiques autour de l’arbre sacré d’Artemis en portant des paniers sur la tête. Cet arbre était sans doute un noyer, qui a donné son nom à la ville. En tout cas, la cité de Karyès fut détruite une première fois par les spartiates, une seconde fois par les Wisigoths d’Alaric, avant d’être rebâtie par des émigrés slaves et de retrouver son nom voici moins d’un siècle.
Une cité grecque ravagée par les guerres, des esclaves par milliers, un temple où des jeunes filles mènent des danses extatiques, des statues qui se réveillent et marchent, voilà un bon décor pour une nouvelle contrée dans le monde du
Fiend Folio.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cariatide