Bon, je reprends ce fil pour plusieurs éléments sur la magie à AD&D.
Plusieurs magiciens & magiciennes autour de nos tables obligent en ce moment à des rénovations. Nous essayons de jouer à la fois plus proche des règles (ma magicienne haut niveau, pas jouée depuis des années avait appris tous ses sorts sans jamais tirer un seul jet de compréhension, en choisissant à chaque montée de niveau 3 à 6 sorts qui lui plaisait et qui pouvait 'le faire', souvent après discussion collégiale avec le groupe...

. Pas de limite du bouquin, jamais de save pour cet objet, pas de poids, etc.), et, en même temps en s'interrogeant sur la logique réaliste pour les persos de la pratique magique.
De fait, dans nos réflexions récentes, la question du sort de lecture de la magie ne s'est même pas posée dans tes termes Troumad ! En fait on s'est simplement dit qu'il était stupide pour un magicien de ne pas savoir lire et écrire la magie couramment. Donc ces deux sorts n'en sont plus ! Ils sont des capacités de tout magicien à sa création, point. Selon le niveau du sort à lire ou à écrire, selon la différence avec le niveau de celle ou celui qui a écrit, etc. il peut y avoir un temps d'étude et de concentration plus ou moins long mais c'est tout... Après il peut y avoir une occultation magique, auquel cas il faudra un sort de contre-occultation, mais bon, ça c'est de la création de sorts...
Je sais, on va me dire qu'un sort de lecture et d'écrire c'est mieux, plus logique, plus 'old school' etc. Oui, et bien tant mieux ou tant pis, c'est simplement mal foutu à notre sens, donc voilà.
Ensuite le livre de magie ! Pour nous, dés le départ, le magicien peut en avoir ou pas en fonction de son BG. S'il a appris la magie au Suprême Collège de Magie de la capitale de l'Empire. Il a un beau livre, en cuir coloré, le plus souvent payé par papa/maman mais parfois offert par le collège. S'il a appris dans les montagnes avec un vieux maître un peu ermite, ou chez les elfes (parce qu'il ou elle est elfe), ça peut aller de la liasse de parchemins, vulnérables et tâchés, au petit livre de poche sur papier bible relié cuivre émaillé, imputrescible, ignifugé et étanche...

(je sens que le poil de certains se hérisse

).
Porphyre, tu parlais des baguettes et parchemins pour rendre plus magicien les magiciens suite à une question sur l'intérêt de les jouer !
Et, oui ! Je suis assez d'accord avec toi. Certes, ontologiquement

, le magicien est en soi jouable. Mais s'il peut faire de la magie c'est mieux, vu que le principe du jeu est de jouer et de s'amuser, pas de faire un exercice scolastique d'existentialisme...
De fait, il est dit quelque part que le(la) magicien(ne) peut utiliser les feuilles de son livre de magie comme des parchemins et lancer ainsi des sorts (les pages se consumant). Si donc, les parchemins de protection (contre la magie, les dragons, les démons, les lézards jaunes des marais du sud-ouest, etc.) sont d'une fabrication difficile et l'apanage d'un(e) mago(tte) 7+ avec l'aide d'un(e) alchimiste, nous considérons en revanche que le(la) mago(tte), peut créer, dés le premier niveau, ses propres parchemins de sorts (comme des pages de livres). Pour mettre une petite limite, la création d'un tel parchemin coûte 100 po par niveau de sort, mais ça permet au magicien(ne)s d'avoir du répondant (surtout avec des sorts passifs dans une quantité raisonnable). Après il faut aussi trouver le bon vélin, fabriquer l'encre, être dans un assez grosse ville et/ou connaître les bonnes adresses etc. toutes choses très RP et amusantes !
Sur la protection des livres et leur possible destruction, j'ai toujours été très surprise qu'il n'y ait pas de sort de protection dédié... C'est moins pour ça que par simplification qu'on ne jouait pas (dans la vraie période old-school) les avaries des livres (et je ne les ai, personnellement, jamais vu jouer dans aucun 'club' à l'époque... Et une seule fois en tournoi dans mon souvenir, mais bon !).
Rien n'empêche toutefois de faire de la création de sort :
Trempage d'invulnérabilité bibliophile (de Troumad, mais GPL donc sans son nom)
Niv : 1
Portée : à l'immersion
Durée : spé.
Aire d'effet : un livre
Composantes : V,M
Temps d'Incantation : spé.
Jet de protection : spé.
Le(la) magicien(n)e utilise ce sort pour protéger de toute atteinte possible et imaginable son livre de sort, ou tout autre livre. Il ou elle réalise une préparation aussi lourde et visqueuse qu'une gelée fluide à la vue mais en réalité gazeuse, dans laquelle doit être trempé l'ouvrage à protéger. Il doit rester 10 heures dans ce bain, moins une heure par 2 niveau du lanceur du sort, avec un minimum d'une heure. La préparation s'effectue en 72 heures moins 3 heures par niveau du jeteur du sort. Un(e) magicien(n)e peut diviser ce temps par deux en se faisant aider d'un(e) alchimiste de niveau 3 minimum. La protection est totale durant 1 à 3 ans + 1 an par niveau du jeteur de sort. Elle se dégrade ensuite lentement en fonction de nombreux paramètres laissés au soin du MJ, sur une base d'une année entière durant laquelle le livre sauvegarde contre tout à + 12 puis à moins 3 chaque année suivante (+9, +6, +3). Au bout de 4 ans (un peu moins s'il est au fond d'un torrent, un peu plus s'il est dans un coffre chez le(la) magicien(n)e), il n'est plus protégé...
Il faut, pour ce sort, réunir un œil de basilic ou de méduse, quelques cheveux de dryade ou des poils de ki-rin ou un équivalent, du pollen d'été de fleurs de forêt tropicale, de la vapeur de menthe ou un nuage de cannelle (pour l'odeur dans le laboratoire). Mais on peut surement utiliser d'autres ingrédients... Et il est même dit qu'avec une petite fiole d'haleine d'un dragon métallique ce sort peut devenir quasiment définitif...
Bon, il faudra encore parler des cantrips !