Githzeraï

Climat/Terrain
Les Limbes
Fréquence
Très rare
Organisation
Monarchie/Dictature
Cycle actif
Tous
Régime
Omnivore
Intelligence
D'exceptionnelle à géniale (15-18)
Trésor
P (Hx2)
Alignement
Chaotique neutre

Nombre
2-8 (loin de leur repaire)
Classe d'Armure
Selon l'armure utilisée
Déplacement
12, 96 dans les Limbes
Dés de Vie
Selon la classe et le niveau
TACO
Selon la classe et le niveau
Nb d'attaques
Selon la classe et le niveau
Dégâts/Attaque
Selon l'arme employée
Attaques spéciales
Sort possibles, arme magique possible
Défenses spéciales
Aucune
Résistance magique
50%
Taille
M (1,80 m)
Moral
De moyen à stable (8-12)
Valeur en PX
Selon la classe et le niveau

Facultés psioniques
NiveauDis/Sci/DévAttaques/défensesScore de pouvoirPFP
=DV Selon le niveau Toutes/Toutes =Int 1d100+150

D’alignement chaotique neutre, les githzeraï sont les éternels ennemis des githyankis (voir plus haut). Leur histoire commune remonte à très longtemps. Les githzeraïs sont en effet les moins puissants (et les plus réprimés) des êtres dont la guerrière Gith a conduit la rébellion contre les flagelleurs mentaux, il y a de nombreux millénaires de cela.
Les githzeraïs ont une apparence très similaire à celle des githyankis, bien qu’eux aient l’air nettement plus humain. Leurs traits sont on ne peut plus banals, mais ils ont un port plus ou moins empreint de noblesse. Leur peau est bronzée. Ils s’habillent très simplement, préférant les vêtements fonctionnels et les tons neutres.

COMBAT : il en va de même de l’aptitude au combat des githzeraïs que de leurs goûts vestimentaires : l’efficacité est le maître-mot. Leur résistance à la magie compense quelque peu leurs compétences martiales généralement inférieures à celles des githyankis.

d100Classe
01-55 Guerrier
56-75 Guerrier/mage
76-95 Mage
96-00 Voleur
d100Niveau
01-10 1
11-20 2
21-30 3
31-45 4
46-60 5
61-75 6
76-90 7
91-96 8
97-00 9

L’armure que possède chaque githzeraï dépend de sa classe. Les magiciens sont CA 10, les guerriers et guerriers/mages ont des armures diverses leur conférant une CA comprise entre 5 et 0 (1d6-1), et les voleurs sont quant à eux CA 7.
Les points de vie des githzeraïs sont déterminés en fonction de leur classe, comme pour les humains de niveau équivalent. Leur TAC0 est lui aussi fonction de leur classe et de leur niveau. Guerriers et guerriers/mages peuvent éventuellement attaquer à plusieurs reprises par round. Les autres classes ne disposent, pour leur part, que d’une seule attaque par round.
Quelques rares githzeraïs sont voleurs. Apparemment, ces individus ont une grande importance religieuse pour leurs congénères. Bien qu’ils ne deviennent jamais chefs, ils constituent l’unique exception à la limitation de niveau des autres githzeraïs (qui ne peuvent dépasser le niveau 9). Eux peuvent atteindre le niveau 12. Personne ne sait exactement quel rôle ils jouent dans la société.
Dès qu’ils atteignent le niveau 5, les guerriers se voient doté d’une épée d’argent. Cette arme est une épée à deux mains +3 bénéficiant de 5% de chances de sectionner la corde d’argent de tout adversaire dans le Plan Astral (voir le passage concernant le Plan Astral, page 178 du Guide du Maîte). Les individus protégés par la faculté psionique obstacle spirituel sont immunisés contre cet effet. Ces armes ont une importance religieuse extrême pour les githzeraïs, qui ne les laisseront jamais tomber entre les mains d’autres créatures. Si cela devait se produire, ils ne reculeraient devant rien pour récupérer l’épée perdue.
Tous les githzeraïs possèdent la faculté innée de changement de plan. Ils ne l’utilisent toutefois le plus souvent que pour effectuer la navette entre les Limbes et le Plan Primaire, où ils ont érigé plusieurs forteresses.

HABITAT/SOCIÉTÉ : les githzeraïs sont les descendants d’une race d’humains réduits en esclavage par les illithids et libérés par une grande guerrière du nom de Gith. Mais ces hommes et femmes n’ont pas suivi le mode de vie de Gith après que cette dernière leur a permis de s’émanciper. Au lieu de cela, ils sont tombés sous la coupe d’un puissant sorcier qui s’est décrété roi (et, plus tard, dieu) de son peuple. Ils se sont alors séparés des githyankis, ce qui a donné naissance à une guerre raciale qui fait toujours rage, bien que de nombreux millénaires se soient écoulés depuis ce jour.
Les githzeraïs peuvent être guerriers, magiciens, guerriers/mages ou voleurs. Il est rare qu’ils progressent au-delà du niveau 7, et le niveau 9 constitue la limite absolue pour eux. Ils sont ensuite détruits par leur souverain avant de pouvoir devenir assez puissants pour constituer une menace pour lui. Le souverain en question est un magicien extrêmement vieux qui se fait vénérer comme un dieu (ce qu’il n’est pas).
Lorsqu’on les rencontre en dehors de leur repaire, les groupes de githzeraïs ont souvent la composition suivante :
Un chef suprême ; Guerrier de niveau 9 ou guerrier/mage de niveau 4/7
Un capitaine ; Guerrier de niveau 6 ou guerrier/mage de niveau 4/4
Deux sorciers de guerre ; Mage de niveau 3-5
Trois sergents ; Guerriers de niveau 3-5
Trois « zerths » ; Guerriers/mages de niveau 3/3
20-50 niveau inférieurs ; Répartis de manière équitable entre les trois classes possibles et de niveau 1-3
Lorsqu’il y a un voleur (ce qui se produit dans 10% des cas), il remplace un des githzeraïs de niveau inférieur et est de niveau 6-10.

Les githzeraïs vivent principalement dans les Limbes. Ils occupent de gigantesques citadelles dans ce plan du chaos et détiennent une position de force dans leur monde. La plupart du temps, ces places-fortes abritent dans les trois mille githzeraïs commandés par un chef suprême. Ce dernier est le maître absolu et a droit de vie ou de mort sur ses sujets.
Les githzeraïs ne possèdent que quelques rares forteresses sur le Plan Primaire, mais elles sont particulièrement impressionnantes : bâties au beau milieu de gigantesques plaines désertiques, elles prennent la forme d’une tour large et basse aux murs d’adamantine. Chacune est occupée par environ 500 githzeraïs commandés par un chef suprême.
Mais dans les Limbes, ces êtres sont particulièrement nombreux. Leurs villes accueillent le plus souvent plus de 100.000 habitants, et les githzeraïs arrivent à contrôler leur existence, ce qui n’est pas une mince affaire dans un plan tout entier voué au chaos. Shra’kt’lor est le meilleur exemple possible : la capitale des githzeraïs abrite plus de 2.000.000 d’habitants. C’est là que se décide toute le stratégie militaire de ces créatures. Les plus grands nobles et généraux viennent s’y retrouver pour planifier les assauts qu’il convient de mener contre les githyankis et les flagelleurs mentaux. Personne dans les Limbes n’est vraisemblablement capable de présenter la moindre menace tangible pour Shra’kt’lor et ses nombreux habitants.
L’une des motivations principales de ces monstres est la guerre qui les oppose aux githyankis. Les githzeraïs sont obsédés par ce conflit, qui ne prendra fin qu’avec la totale extermination de l’un des deux camps. Ils emploient fréquemment des mercenaires sur le Plan Primaire pour les aider à combattre les githyankis. Ils n’ont généralement pas de problème pour trouver des volontaires compte tenu de la nature particulièrement malfaisante de leurs ennemis jurés.

La légende de Zerthimon : un personnage est vénéré plus que tout autre par les githzeraïs : Zerthimon. Ils croient qu’il s’agit d’un grand dieu qui était autrefois un homme. Selon leurs légendes, lorsqu’ils se sont libérés de l’emprise des flagelleurs mentaux, c’est Zerthimon qui s’est opposée à Gith en affirmant qu’elle avait le coeur empli de haine et qu’elle ne pouvait donc mener leur peuple.
Une grande bataille s’ensuivit alors, chacun se retrouvant dans l’un ou l’autre des deux camps. Ceux qui choisirent de soutenir Gith devinrent les githyankis, tandis que ceux qui se rallièrent à Zerthimon donnèrent naissance aux githzeraïs.
Zerthimon mourut au cours du combat, mais son sacrifice permit à son peuple d’être libéré de l’emprise de Gith. Les githzeraïs croient fermement que Zerthimon, qui est désormais un dieu pour eux, reviendra un jour pour les emmener sur un autre plan.
Les zerths bénéficient d’un statut très particulier chez les githzeraïs, car leur simple présence garantit que jamais Zerthimon n’oubliera ses fidèles. Selon leurs légendes, lorsque le dieu reviendra, il commencera par rassembler tous les zerths autour de lui et les emmènera au paradis. On peut dire que les zerths se trouvent au coeur même des croyances des githzeraïs, ce qui ne les empêche pas de subir des persécutions religieuses.
Le roi-sorcier au nom inconnu qui gouverne ce peuple extrêmement superstitieux aimerait bien pouvoir faire disparaître un bonne fois pour toutes la légende de Zerthimon. Le roi-sorcier pense, en effet, que cette légende est un défi à son autorité, et il va vraisemblablement raison. Mais il n’a jamais réussi à la vaincre et doit aujourd’hui la tolérer.

Les rrakkma : bien que les githzeraïs ne soient pas particulièrement haineux ou violents, ils éprouvent toujours une profonde inimitié pour les flagelleurs mentaux, qui ont, voici de nombreux millénaires, réduit les premiers giths en esclavage. Les humains pourraient penser qu’il est inconcevable de continuer à en vouloir à quelqu’un après si longtemps, mais les githzeraï considèrent que les illithids sont à l’origine de la cassure irréversible qui s’est produite au sein de la race de Gith et des terribles épreuves que les githzeraïs doivent depuis subir. C’est pour cette raison qu’ils constituent de grandes rrakkma (qui signifie « bandes » dans leur langue) chargées de traquer les flagelleurs mentaux. Ces unités sont généralement constituées de 30-60 soldats commandés par un sergent. Pendant 3 mois, ils parcourent les plan intérieurs et extérieurs, en quête de groupes d’illithids qu’ils se font une joie d’exterminer jusqu’au dernier. Les rrakkma sont très populaires chez les githzeraïs, qui considèrent comme un honneur le fait d’en faire partie.
Les forteresses que les githzeraïs possèdent sur le Plan Primaire sont bien souvent gigantesques et dotées de murs infranchissables. Où qu’elles se dressent, elles détruisent les alentours sur des kilomètres à la ronde. Aucune faune, aucune flore ne peut en effet vivre à proximité de leurs remparts, et elles se retrouvent bien vite entourées d’un véritable désert. Personne ne sait si cela est dû au fait que la terre elle-même se révolte contre la nature de la forteresse, venue d’un autre plan, ou si les magiciens githzeraïs produisent sciemment cet effet pour s’assurer que les êtres vivants ne s’approchent pas de leurs murs.
Ces citadelles sont vraisemblablement là pour surveiller les agissements des githyankis sur le Plan Primaire. Les githzeraïs ne sont en effet pas particulièrement portés sur la guerre et n’ont aucune envie d’envahir le Plan Primaire, contrairement aux githyankis. Ils sont toutefois conscients du fait que, si leurs ennemis parviennent à s’implanter solidement sur le Plan Primaire, ils n’en seront que plus dangereux. C’est pour cette raison qu’ils surveillent les githyankis avec la plus grande attention et qu’ils mènent, de temps en temps, des attaques chirurgicales contre les bastions de ces derniers pour les empêcher de trop étendre leur influence sur le Plan Primaire.
Au cours de ces assauts, les githzeraïs n’attaquent jamais sciemment les habitants du Plan Primaire (humains, demi-humains, humanoïdes, etc.), mais ils ne sacrifieront jamais une attaque planifiée avec soin juste pour épargner la vie de quelques « passants innocents ». Pour eux, la fin justifie toujours les moyens.
Tout comme les githyankis, les githzeraïs se tiennent bien à l’écart de la Guerre Sanglante des fiélons. Ils se rendent rarement dans les plans inférieurs, et quand ils font, c’est chaque fois pour des affaires de la plus haute importance. Ils sont écoeurés par la nature destructrice et sanguinaire des fiélons et refusent de traiter avec eux. Ils coexistent par contre avec les slaadi et, selon certaines rumeurs, certains githzeraïs posséderaient des facultés psioniques supérieures à celles qu’on leur attribue généralement.

ÉCOLOGIE : depuis que les humains sont capables de voyager d’un plan à l’autre, ils se demandent comment les githzeraïs parviennent à le faire à volonté. Bien qu’humains et githzeraïs ne soient pas ennemis jurés, les affrontements sont fréquent entre les deux races. Ils sont en partie dus au fait que certains humains aimeraient bien prendre un githzeraï vivant pour l’étudier. Personne n’y est encore jamais parvenu.

Source(s) :
Bestiaire Monstrueux

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